Renforts de police sans précédent pour l’ensemble du Vaucluse après la fusillade de Cavaillon
Suite à sa rencontre avec le député vauclusien Jean-François Lovisolo ainsi que le maire de Cavaillon, Gérard Daudet, Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur vient d’annoncer des renforts de police sans précédent pour le département de Vaucluse après la nouvelle fusillade ayant eu lieu dans la cité cavare.
« J’ai décidé l’ouverture de 10 postes supplémentaires de policiers nationaux au sein du commissariat de Cavaillon, ainsi que l’arrivée d’un Officier de police judiciaire (OPJ), dont les arrivées sont prévues en septembre prochain », précise le ministre.
Dans le même, alors que les policiers d’Avignon viennent de rendre hommage, 2 ans après, à l’assassinat dans la cité de papes de leur collègue Eric Masson, les effectifs des commissariats de Carpentras et d’Avignon vont être respectivement renforcés de 20 et 13 agents supplémentaires.
Enfin, dans le cadre du renforcement de la lutte contre la délinquance, Gérald Darmanin a également décidé d’affecter une UFM (Unités de forces mobiles) en résidence permanente dans le Vaucluse. Cette unité regroupe un soixantaine d’hommes qui seront déployés selon les besoins du département. En tout, c’est plus d’une centaine de nouveaux policiers qui vont venir prochainement gonfler les effectifs de la police nationale de Vaucluse.
« Ces mesures sans précédent témoignent de notre fermeté absolue de lutter contre la délinquance et de notre total engagement au service de la sécurité des habitants du Vaucluse et de Cavaillon », insiste le ministre de l’Intérieur.
D’autre renforts déjà annoncés auparavant Cette déclaration fait notamment suite à celle de novembre dernier annonçant la création d’une Brigade de Sécurisation des Transports en Commun (BSTC). Pourvue de 10 à 20 fonctionnaires, elle aura en charge la sécurisation des réseaux urbains de son ressort (bus et tramway), ainsi que des réseaux ferroviaires reliant les villes d’Avignon, Carpentras, Monteux, Cavaillon et Orange et les gares de ces communes.
Par ailleurs, les gendarmes de Vaucluse devraient accueillir au moins l’une des ‘200 brigades’ du plan gouvernemental de déploiement de moyens supplémentaires de la gendarmerie nationale en milieu rural. Avec cette future brigade, une dizaine de militaires devrait être spécifiquement dédiée à la lutte contre les narcotrafics.
A ce jour, le Vaucluse compte 4 circonscriptions de police nationale regroupant 654 agents (commissaires, officiers, gradés et gardiens, contractuels, personnels administratifs techniques et scientifiques). De son côté, la gendarmerie dispose d’un effectifs de 702 personnes (officiers, sous-officiers, gendarmes, contractuels et civils) et 450 réservistes répartis dans les 4 compagnies (Avignon, Carpentras, Orange et Pertuis), l’escadron départemental de sécurité routière, la MCPF (Maison de confiance et de protection des familles) et l’ART (Antenne du renseignement territorial).
Renforts de police sans précédent pour l’ensemble du Vaucluse après la fusillade de Cavaillon
Aujourd’hui, vendredi 5 mai, la police nationale de Vaucluse a rendu hommage au commandant Eric Masson. Ce dernier avait été assassiné il y a 2 ans, jour pour jour, alors qu’il procédait à un contrôle de police. « Nous pensons à sa famille, ses proches, ses collègues, nous ne l’oublierons jamais », rappellent ses collègues qui se sont réunis avec ses proches sur le parvis du commissariat d’Avignon. « La 27e promo des officiers lui a rendu hommage en février en chantant son nom », précise également les policiers du département.
Abattu sans sommations Le mardi 5 mai 2021, le fonctionnaire de police de 37 ans, alors brigadier du Groupement départemental d’intervention (GDI), avait été envoyé sur un point de ‘deal’ dans le quartier des Teinturiers après une autre opération menée à Carpentras. Avec son collègue, ils avaient alors surpris une transaction de drogue entre une cliente et deux individus. Procédant dans un deuxième temps au contrôle de la cliente, les policiers avaient été rejoints par les dealers revenant sur leurs pas. C’est à ce moment-là qu’Eric Masson avait été abattu, sans sommation, de deux balles en plein thorax. Si l’ensemble des protagonistes s’étaient alors enfuis, la femme qui achetait de la drogue avait été arrêtée le surlendemain. Le tireur présumé et son complice avaient, eux, été interpellés le dimanche soir suivant au péage de Remoulins sur l’A9 alors qu’ils tentaient de prendre la fuite après s’être caché dans uen cave pendant 3 jours. Toujours dans le cadre de cette affaire, un quatrième individu avait ensuite été arrêté le lendemain. Alors que l’instruction semble toucher à sa fin, la tenue du procès devrait ne devrait pas se dérouler avant le premier semestre 2024.
Un émoi national Le meurtre de ce policier habitant à Bédarrides marié et père de deux enfants avait suscité un très fort émoi au niveau national. Le jour même de son meurtre, Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur, s’était rendu dans la cité des papes pour lui rendre hommage et rencontrer ses collègues. Une semaine plus tard, un hommage national était rendu devant la préfecture de Vaucluse en présence de Jean Castex. Lors de cette cérémonie, le premier ministre avait alors nommé le brigadier décédé commandant de Police et chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, à titre posthume. Le lendemain, c’est la ville d’Avignon qui avait appelé à un moment de recueillement et de communion à la mémoire d’Eric Masson. Un an plus tard, Cécile Helle, maire d’Avignon, avait renouvelé cet hommage citoyen devant l’Hôtel de ville.
L.G.
Renforts de police sans précédent pour l’ensemble du Vaucluse après la fusillade de Cavaillon
Les quartiers résilients ? C’est l’amélioration des territoires où résident le plus de personnes en difficulté sociale et économique. Sur les 25 villes ciblées par l’Anru (Agence nationale de renouvellement urbain) Avignon et Nîmes ont été citées par Olivier Kein, ministre délégué à la Ville et au logement. Une deuxième vague de sites sera dévoilée avant l’été. Objectif ? Réhabiliter et construire des logements sobres en énergie, adaptés aux changements climatiques dans un quartier où il ferait bon vivre.
«L’urgence environnementale croise souvent l’urgence sociale, analyse Olivier Klein, ministre délégué à la Ville et au logement. La rénovation urbaine des quartiers populaires mobilisera 12 milliards d’euros de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), qui doivent générer 50 milliards d’euros d’investissement, pour des quartiers plus durables, plus adaptables, plus équitables avec l’ambition environnementale.»
Pour le droit de tous au bien vivre Catherine Vautrin, présidente de l’Anru, estime «qu’aux fragilités multiples qui caractérisent nos quartiers se superposent désormais des crises et des chocs nouveaux qui les rendent plus vulnérables. Nous avons la responsabilité collective de renforcer les capacités d’adaptation et de transition de ces territoires face aux crises de notre siècle.»
Au niveau national Le 1er programme de rénovation urbaine a consisté à rénover 600 quartiers et le nouveau programme 450. Objectif ? Donner l’envie aux habitants d’y rester. Mais, désormais, l’urgence climatique demande de revoir la copie avec, à la clef, 50 milliards d’euros d’investissement pour adapter les logements et minorer les charges ce qui, d’après Olivier Klein, permettrait aux ménages une économie d’environ 100M€.
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Expérimentation Pour y arriver le Gouvernement a demandé aux partenaires de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) Action logement, le mouvement HLM, la Banque des territoires de la Caisse des dépôts et consignations, l’Adème (Agence de la transition écologique), le SGPI (Secrétariat général pour l’investissement), l’Anah (Agence nationale de la cohésion des territoires), l’Anct (Agence régionale de Santé Ile-de-France), les Agences de l’eau, le Céréma (expert dans l’aménagement, les transports, les infrastructures, les risques, le bâtiment, l’environnement…), et France ville durable, une réflexion transversale pour imaginer de nouvelles solutions capables de répondre aux temps présents et d’anticiper.
Les quartiers prioritaires de la ville Les quartiers prioritaires de la ville vivent de multiples difficultés et présentent d’importantes disparités avec les quartiers environnants. L’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) évoque ainsi un taux de pauvreté 3 fois plus élevé que la moyenne métropolitaine et un taux de chômage 2,5 fois supérieur. Ces quartiers sont aussi en situation de désert médical et les maladies chroniques y sont prévalentes avec +7 point pour le diabète et +6 points pour l’asthme. Ces espaces souffrent également d’une surexposition aux nuisances environnementales. Par ailleurs, 70% des habitants de QPV indiquent être confrontés à des températures trop élevées pendant l’été contre 56% au niveau national et sont 72% à redouter l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur leur capacité à se chauffer contre 56% toujours au niveau national.
Les chocs, des défis pour innover «Ces indicateurs dégradés témoignent d’une fragilité structurelle à la fois sociale, économique et environnementale, des quartiers et de leurs habitants, qui les rend plus exposés et plus vulnérables aux chocs et aux crises, relève Catherine Vautrin, présidente de l’Anru. L’inflation énergétique et alimentaire, les vagues de chaleur liées au changement climatique, la crise sanitaire tout comme l’évolution démographique liée au vieillissement constituent des perturbations profondes auxquelles ces territoires se trouvent confrontés de manière plus violente qu’ailleurs.»
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Au chapitre du financement L’Anru, au titre du NPNRU (Nouveau programme national de rénovation urbaine), mobilisera 100M€. Action logement et le Mouvement HLM représenté par USH (Union sociale pour l’habitat) apporteront 10,8 milliards d’euros sur les 12 dont est doté le NPNRU. Le fonds de co-investissement de l’Anru sera également mobilisable lors de la démarche Quartiers résilients, via ses fonds crèches, centre de santé et tiers-lieu. La Banque des territoires mobilisera 10M€ dévolus aux quartiers d’accompagnement renforcé, pour le financement de l’ingénierie dédiée au verdissement des quartiers. L’Adème interviendra à hauteur de 50M€ par an, particulièrement sur l’économie circulaire, la mobilité, l’animation et la formation. Enfin, le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) mobilisera 15M€, pour le volet innovation.
Dans le détail Que veut dire ville résiliente ?Une ville résiliente voit ses fonctions essentielles : résidentielles, économiques, culturelles, sociales, transport et communication adaptées pour mieux résister aux aléas qui l’affecte. Le ministère de la Ville et du Logement évoque, à ce propos, la sortie des énergies fossiles ; Le soutien de l’économie locale et circulaire ; La création de boucle alimentaire de la production de fruits et légumes à la récupération des bio-déchets ; L’implantation de micro-forêt au pied d’immeubles, des sols désimperméabilisés et renaturés, des systèmes hydro-économes pour les espaces publics, des toitures végétalisée pour un meilleur confort d’été ; Le développement des mobilités douces ; L’implantation de maison de santé ; La création de tiers lieu mêlant services au quotidien, espace bricolage, fablab, boutique de réemploi et soirées festives.
Renforts de police sans précédent pour l’ensemble du Vaucluse après la fusillade de Cavaillon
Panier des Sens en Provence, marque familiale de cosmétique d’origine naturelle made in Marseille vient de s’installer à Avignon, 7 place du change et à l’Isle-sur-la-Sorgue, 30, rue Carnot.
Son inspiration ? La douceur de vivre et le bien-être de la Provence ainsi que son engagement pour créer des soins naturels en collaboration avec des récoltants, producteurs et fabricants locaux dans le respect de l’environnement. C’est ainsi que les soins corps et visage contiennent entre 95% et 100% d’ingrédients d’origine naturelle. La nouveauté ? L’entreprise marseillaise vient de lancer une gamme de parfums d’intérieur naturelle et éco-conçue.
Avignon & l’Isle-sur-la-Sorgue La franchise d’Avignon est dirigée par Philippe Richoux avec Virginie Belley, responsable de la boutique. Ils proposent de découvrir leur orgue à parfums, dans une ambiance conviviale assortie d’une remise de 10% des produits lors de cette soirée d’inauguration. La boutique Panier des sens à l’Isle-sur-la-Sorgue est tenue quant à elle par Sophie Lemoine.
Ce qu’on y trouve Panier des sens propose de la cosmétique naturelle corps, visage, mains, savons et eaux de toilette ainsi que des eaux de toilette et des parfums d’intérieur. Les packagings sont recyclables et le développement des packagings recyclés représentent 13,9 tonnes de plastiques vierge économisé ainsi que 83% d’aluminium également recyclé. La marque s’est aussi lancée dans les shampoings et après-shampoings solides conditionnés dans des emballages papier ou carton issus de forêts gérées durablement. Les savons liquides et les gels douche sont vendus en vrac et disposent d’éco-recharges. Enfin, 1% du chiffre d’affaires réalisé par la collection des éco-recharges des savons liquides est reversé à deux associations de protection de l’environnement partenaires : France Nature environnement et Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les infos pratiques L’inauguration des deux lieux aura lieu respectivement mercredi 10 mai à 18h pour Avignon et mardi 23 mai à 18h30 pour l’Isle-sur-la-Sorgue.
En savoir plus L’enseigne dispose de 17 boutiques dont 9 en propre comme Paris, Aix-en-Provence, Nice et Lyon et 3 franchises à Nancy, Avignon et l’Isle-sur-la-Sorgue. A l’international 5 boutiques en franchises sont implantées dont 3 en Chine et 2 à Hong Kong. Quatre sites Internet existent, outre en France, en Allemagne, en Italie et United States. D’autres ouvertures de boutiques sont encore prévues en France, en Allemagne et en Chine au cours de cette année.
Des corners aussi Pour gagner en visibilité et en notoriété, l’enseigne a multiplié les partenariats auprès de plus de 3 000 points de vente au national comme à l’international avec les Galeries Lafayettes, au Printemps, au BHV, chez Globus, Ludwig Beck, takashimaya, Diamand ; En parfumerie chez Douglas, Nocibé, Monoprix, Une heure pour soi, beauty success ; En Travel retail –commerce de détail- chez Aelia Lagardère, Lotte/Shilla, BERetail ; En parapharmacie chez Monge, Aprium et Citypharma. www.panierdessens.com
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Sa vie est un roman, son destin hors du commun… Pauline Viardot est une artiste du XIXe siècle qui a influencé comme nulle autre le milieu musical et littéraire de son temps.
Julie Depardieu, comédienne, Mathilde Rogé-Brossollet, soprano, et Elena Soussi, pianiste, vous font découvrir son histoire et sa musique dans une conférence musicale unique en son genre, un récital lyrique et poétique.
Un récital lyrique et poétique autour d’une femme qui aura influencé comme nulle autre le milieu artistique de son temps. Comme la plupart de ses contemporaines, Pauline Viardot tomba dans l’oubli du fait de sa condition féminine ; elle fut tout simplement effacée de l’histoire de la musique au profit de ses homologues masculins.
Sœur de Maria Malibran Fille du célèbre chanteur et chef d’orchestre Manuel Garcia, sœur de Maria Malibran, fameuse cantatrice notoire, Pauline Viardot est surtout l’une des figures les plus marquantes du monde artistique et littéraire de son siècle.
Elle inspire les plus grands écrivains A la fois compositrice, pianiste et cantatrice de talent, elle inspire les plus grands écrivains de sa génération : Georges Sand, Victor Hugo et bien sûr, Yvan Tourgueniev. Ses salons de Baden-baden et de la rue de Douai réunissent tous les musiciens d’alors : Liszt, Chopin, Fauré, Berlioz… jusqu’à Gounod, dont elle lancera la carrière.
Un récit comme un tourbillon artistique Autour d’un texte retraçant les grandes étapes et rencontres de la vie de Pauline Viardot, Julie Depardieu et le duo MaNa (Mathilde Rogé-Brossollet et Elena Soussi) vous content en récit et en musique le tourbillon artistique de cette artiste aux multiples facettes. Entre romance et tendresse, vous serez immergés dans l’univers fascinant de cette femme hors du commun.
Les infos pratiques Pauline Viardot, un destin extraordinaire. Vendredi 5 mai. Théâtre du Chêne noir. 20h. Durée 1h10. Salle Léo Ferré. Place numérotée. Réservation ici.
Renforts de police sans précédent pour l’ensemble du Vaucluse après la fusillade de Cavaillon
Il faudra attendre le 30 juin 2023 pour découvrir les œuvres monumentales d’Eva Jospin exposées au Palais des papes
Eva Jospin c’est avant tout une invitée de marque L’artiste plasticienne, ancienne pensionnaire de la Villa Médicis – académie de France à Rome- a exposé ses œuvres dans les plus grands musées, du Palais de Tokyo au Palazzo Dei Diamenti à Ferrare en passant par la Hayward Gallery à Londres. Elle a également dévoilé plusieurs installations monumentales dans le cadre de commandes spécifiques comme au centre de la cour carrée du Louvre en 2016, ou plus près de nous à l’abbaye de Montmajour en 2020. Elle créé également des œuvres pérennes dans des lieux divers comme Le Passage à Nantes ou l’installation Folie à Chaumont-sur-Loire. Plus récemment elle a inauguré Microclima, une installation imaginée comme un jardin d’hiver au sein du magasin Max Mara à Milan. Elle est connue pour ses impressionnantes sculptures architecturales et forestières faites de carton, papier, éléments naturels ou fils de soie.
Invitée à investir le Palais des Papes avec Palazzo L’invitation faite par le Maire d’Avignon, Cécile Helle à l’ « Artiste virtuose de la matière » Eva Jospin d’investir le Palais des Papes – prenant ainsi la suite de noms prestigieux Salgado, Yan Pei-Ming, Ernest Pignon-Ernest – est le prélude des festivités du Programme Avignon Terre de Culture 2025. « Nous avons souhaité pouvoir présenter des œuvres qui entrent en résonance avec le Palais des Papes, en invitant également une artiste de renommée internationale mais pas forcément très connue du grand public » précise Cécile Helle lors de la présentation de cette grande Exposition d’été qui se tiendra du 30 juin au 7 janvier 2024. L’exposition sera incluse dans le billet d’entrée du Palais des Papes.
A cette invitation Eva Jospin propose une déambulation «J’aime cette région, cette ville ouverte sur un territoire que je connais bien pour y être venue souvent pendant le Festival entre autres. J’ai eu tout de suite envie de m’étaler dans le Palais des Papes et de travailler sur l’idée de parcours, une déambulation au gré des salles en confrontant le végétal, la naturalité à la minéralité du Palais des Papes. D’où le titre «Palazzo».
Une démarche de création in situ «Je suis venue deux fois pour repérer les lieux, me confronter aux différents espaces et aux échelles, pour réfléchir à cette déambulation que je veux onirique. J’ai été formidablement accompagnée pour le projet d’installation. Il n’y avait pas d’obstacles, que des solutions ! En gardant l’idée du Palais, j’ai eu envie de reprendre les grandes tentures de broderies et d’orner les murs comme étaient ornés les Palais. Vraiment jouer sur cette question de tout ce qui se retrouve dans un palais : l’ornementation, les métiers, les formes : architecture, tentures, mobilier. Révéler l’esprit de Palais, sa dimension naturelle avec la convergence de tous les corps de métier, le croisement des savoir-faire.
Trois sculptures monumentales prendront place sous la voûte de La Grande Chapelle La sculpture «Côté cour, côté jardin», déjà exposée au Carreau du Temple à Paris mais qui prend ici tout son sens. Le côté cour avec ses colonnades et son plan incliné théâtral symbolise le Palais avec ses lois et côté jardin un lieu magique avec le bois, les grottes , le chaos, la passion. Les visiteurs traverseront ensuite La sculpture «Nymphées» particulièrement remarquée lors du défilé de la Maison Dior au printemps 2023. Le Cénopathe déjà admiré à l’abbaye de Montmajour en 2020 dressera ses colonnes parcourues de laines ciselées comme autant de veines végétales.
D’autres espaces investis Dans la salle du Tinel, des fragments de l’œuvre «Chambre de soie», et un haut -relief « Galleria » dans la chambre du Parement. A ce jour 6 œuvres sont connues « mais il y en aura beaucoup plus car ma rêverie à travers ce Palais palais n’est pas finie. A la fin de l’installation il y aura peut-être des surprises, d’autres créations. » nous a confié Eva Jospin. En effet d’autres sculptures seront produites spécifiquement pour «Palazzo» comme par exemple une œuvre suspendue dans le conduit de cheminée qui culmine à plus de vingt mètres au centre de la Cuisine Haute. Palazzo. Du 30 juin 2023 au 7 janvier 2024. De 6,50 à 12€. Exposition incluse. Palais des Papes. Www.palais-des-papes.com
La forêt de Galeria DR
Renforts de police sans précédent pour l’ensemble du Vaucluse après la fusillade de Cavaillon
N’attendez plus pour découvrir le Grym’s jazz trombone project
Nous sommes en situation de confinement, Manu Dibango a disparu et Nicolas Grymonprez ne peut plus attendre ! Il a hâte de retrouver les copains sur scène, hâte de retrouver la musique live… En 2021, il fonde le Grym’S Jazz Trombone Project, avec la volonté de regrouper de multiples expériences autour du Trombone.Depuis des années, dans sa tête, dans son cœur, il a des idées de projets solos, d’arrangements, de collaborations musicales inédites qu’il n’a jamais fait aboutir. Alors, tout à coup, il n’en peut plus. Et c’est ainsi que va naître « Can’t Wait! » Pour ce concert, la formation sera en quartet avec un programme tiré du dernier album et quelques nouveautés à découvrir en live. Nicolas Grymonpez : trombone Jacinto Carbajal : contrebasse Sébastien Dewaele : batterie Fédéric Volanti : piano Jeudi 4 mai. 20h30. Billetterie gratuite par réservation en ligne. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85. www.ajmi.fr
Dès 17h30 sera projeté au cinéma Utopia le documentaire réalisé par Patrice et Pierre Soletti, musiciens que nous retrouverons ensuite à l’Ajmi avec leur projet Delta(s). Ce film est un road movie qui va nous entrainer à travers la France et l’Espagne, entremêlant la mémoire individuelle – celle du grand oncle du réalisateur- à la mémoire collective. Delta de racines et d’envol.Durée 55 minutes. Billeterie Utopia. La Manutention.
Direction le club de jazz AJMI dès 20h Pour découvrir le projet Delta(s) « qui met en scène un rapport subjectif à ce territoire particulier qui enlace le golfe du lion des deux côtés des Pyrénées : une Occitanie élargie, affranchie des frontières, populaire, héritière des idéaux de justice et de progrès social. » Un projet interdisciplinaire ( texte, son,vidéo) bilingue français-catalan qui permet au groupe de revenir sur ses origines à travers une itinérance poétique. Patrice Soletti : guitare, vidéo et Pierre Soletti : texte, voix, Jordi Pallarès : batterie,Sandra Artigas : voix, danse, violoncelle, Eric Ségovia : animation vidéo, Eric Bellevegue : lumières,Didier Bousquié : son. Vendredi 5 mai. 20h30. 5 à 16€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85. www.ajmi.fr
Renforts de police sans précédent pour l’ensemble du Vaucluse après la fusillade de Cavaillon
Le Grand Avignon et la ville d’Avignon viennent d’inaugurer le nouveau parking relais situé dans le quartier de Saint-Chamand, juste après le terminus de la ligne 1 du tramway. Pour l’agglomération, il s’agit désormais d’inciter la population à laisser les véhicules aux portes de la cité des papes grâce à la réalisation d’autres parking-relais qui vont voir le jour tout autour d’Avignon afin de compléter l’offre de stationnement existante.
Situé à une centaine de mètres du terminus de la ligne 1 du tramway d’Avignon, le nouveau parking-relais de Saint-Chamand dispose d’une capacité de 360 places réparties en 6 demi-niveaux. A l’intérieur, il comprend notamment de 8 places pour les Personnes à mobilité réduite (PMR), 5 places pour les véhicules électriques et 6 places destinées au covoiturage, réparties au niveau d’accès (niveau 0). Une consigne à vélos sécurisée de 22 places est également à disposition des usagers.
Implanté sur un terrain de 5 655 m², cet équipement de 11 mètres de haut représente un investissement de 6,5M€ dont 5,8M€ pour les seuls travaux du parking. Principal contributeur, le Grand Avignon (4,566M€) a bénéficié d’aides du Conseil départemental de Vaucluse (1,27M€), de l’Etat (663 888€) dans le cadre de la DSIL (Dotation de soutien à l’investissement local). Par ailleurs, la ville a cédé le foncier pour 1€ symbolique et la Région Sud-Paca a soutenu financièrement le Grand Avignon dans son projet global de déplacement comprenant le premier tronçon du Tram, les Chron’hop et le parking de Saint-Chamand.
« L’enjeu est de vivre en harmonie dans la densité. »
Un geste architectural à côté de la plaine des sports « Ce parking-relais à un rôle urbain d’ouvrage qui n’est pas que là pour parquer des bagnoles, insiste Jean-Paul Cassulo, l’architecte avignonnais qui a conçu le bâtiment, en compagnie des 13 autres entreprises intervenant dans le chantiers, dont 7 vauclusiennes. L’enjeu est de vivre en harmonie dans la densité. » « L’objectif est de capter le trafic en périphérie et de mettre du beau dans la ville, complète Cécile Helle, maire d’Avignon. Merci donc à Jean-Paul Cassulo d’avoir mis du beau dans la ville. Merci aussi au Grand Avignon d’avoir accepté d’investir un peu plus pour mieux faire. »
« Cela prouve que quand on réunit la volonté politique et la stratégie d’aménagement on peut améliorer l’attractivité et l’accessibilité d’un quartier. »
Cécile Helle, maire d’Avignon.
« Nous sommes dans un quartier en pleine transformation, poursuit la maire de la cité des papes. Nous avons tous en tête ce qu’était Saint-Chamand il y a 5 ou 10 ans. Aujourd’hui, ce projet s’inscrit dans une optique de développement durable, notamment sur le plan environnemental, esthétique et urbanistique. Ce parc-relais s’intègre dans un environnement urbain existant, lui aussi en plein développement, avec la plaine des sports et le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) notamment. Cela prouve que quand on réunit la volonté politique et la stratégie d’aménagement on peut améliorer l’attractivité et l’accessibilité d’un quartier où il fallait 40 minutes pour rejoindre le centre-ville, contre 15 minutes aujourd’hui. »
Le nouveau parc-relais de Saint Chamand se situe dans un quartier de près de 3 000 habitants marqué par un fort enclavement, avec la présence d’infrastructures de transports (route de Marseille : RN7 au sud, Rocade à l’ouest, voie de chemin de fer au Nord) et d’équipements (commerciaux, publics…). C’est également un quartier en pleine mutation, en phase avec le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU). Dans ce cadre, la tour située au premier plan est amenée à bientôt disparaître.
A fond la forme avec la plaine des sports Une intégration du parking-relais dans son environnement qui passe par la proximité immédiate de la plaine des sports.
Côté plaine des sports, un mur d’escalade est adossé au parking-relais.
Ainsi, afin de compléter l’offre sportive, un mur d’escalade écocertifié est implanté sur la façade Sud du Parc-Relais. Il présente une hauteur de 10 mètres et une largeur de 15 mètres et sera équipé en permanence de prises d’escalade sur toute sa largeur jusqu’à 3 mètres de haut. Dans le cadre d’animations programmées par la Ville ou sur demandes de clubs, des prises supplémentaires pourront être installées sur la totalité du mur. Le coût du chantier pour la Ville (études et travaux) s’élève à 200 000€.
Parking-relais de Saint-Chamand : mode d’emploi Les entrées et sorties des véhicules s’effectueront sur l’avenue Pierre de Coubertin, au nord-est du terrain. L’accès piéton principal en façade ouest ouvrira sur l’avenue Pierre de Coubertin, sur les stations du tramway et du réseau de bus desservant le centre-ville et ses commerces, sur les aménagements paysagers, sur la plaine des sports, ainsi que sur le parvis du stade nautique. Un second accès est situé sur la façade est. Une station Vélopop sera implantée face à l’accès piétons.
« Le parking sera gardienné 24h sur 24h. »
Côté sécurité, le parc relais disposera de caméras de surveillance reliées au Poste de commandement centralisé du tramway, via une connexion au Centre de maintenance et au dépôt de Courtine. Il sera gardienné 24h/24h. Sa configuration, liée à l’organisation des parcours intérieurs et extérieurs du bâtiment, offre une clarté des cheminements grâce à la lumière naturelle, et une vue dégagée des dispositifs d’accueil excluant les recoins et les zones d’attente cloisonnées.
Tarifs et gratuité pour les usagers des transports en commun Accessible à tous, le parc-relais de Saint-Chamand est gratuit pour les usagers des transports en commun et les abonnés Orizo, et prochainement pour les résidents du quartier, la nuit uniquement. Pour les autres, le parc-relais fonctionne grâce à un ticket acheté au Distributeur automatique de titre (DAT), qui servira à la fois de titre de transport pour voyager sur le réseau Orizo pour 1 à 7 personnes, et également de titre de sortie (voir également tarif ci-dessous). Dans le cadre de son ouverture, le Grand Avignon met en place la gratuité d’accès à l’ensemble des usagers, jusqu’au vendredi 14 mai 2023.
L’agglomération veut augmenter l’offre de stationnement « Après la mise en service du tramway et du nouveau réseau de bus, le Grand Avignon continue de tracer la voie d’une agglomération où l’on circule mieux et plus propre, explique Joël Guin, président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon. Cette politique volontariste en matière de transports définie dans son Plan de déplacements urbains (PDU), mise notamment sur l’intermodalité, à savoir la capacité du réseau à permettre l’utilisation de différents modes de transports et permettre à un plus grand nombre d’accéder dans de meilleures conditions à ceux-ci. Ce schéma inscrit dans la durée la volonté du Grand Avignon de poursuivre ses actions en matière de mobilité durable et de développer un réseau structurant de transports collectifs dans la partie la plus dense de l’agglomération. Cette volonté induit également un changement des modalités d’accès aux centres et une évolution de la politique de stationnement avec le développement de l’offre de parkings-relais. »
« Nous sommes là pour apporter des solutions concrètes aux problématiques de mobilité sur notre territoire. »
Joël Guin, président du Grand Avignon
Création de 4 nouveaux parcs-relais supplémentaires C’est donc dans cette logique, qu’outre le nouveau site de stationnement de Saint-Chamand, le Grand Avignon s’engage dans la création de 4 nouveaux parcs-relais localisés en périphérie. Objectif : inciter la population à laisser les véhicules aux portes d’un la cité des papes. Ainsi, 4 autres parkings-relais vont voir le jour d’ici 2026. Celui d’Agroparc qui disposera de 320 places de stationnement, dont 8 places pour les personnes à mobilité réduite (PMR) et un pôle d’échanges bus/cars. D’un montant de 1,8 M€, sa mise en service est prévue le 26 mai 2023. Ensuite, les sites de stationnement des Angles et de Réalpanier, qui seront agencés en superstructures afin d’augmenter leur capacité d’accueil, proposeront respectivement 500 places (dont 400 en superstructure) et 700 places. Ces 2 parkings représentent un investissement global de 32,5M€ en incluant l’aménagement de la voie de desserte en site propre des Chron’hop (ndlr : les Bus à haut niveau de service) du parking des Angles. Enfin, le projet de parking-relais de Châteaurenard est assuré sous la maîtrise d’ouvrage de la Communauté d’agglomération Terre de Provence. Des études sont en cours afin d’accroitre la capacité de ce parking à 500 places, dont le montant prévisionnel est de l’ordre de 2,3M€. L’ensemble de ces parkings-relais viendra compléter ceux déjà existants : le parking des Italiens (1 600 places), celui de l’île Piot (1 100 places), d’Auchan nord (200 places) ainsi que de René Char (200 places). « Nous sommes là pour apporter des solutions concrètes aux problématiques de mobilité sur notre territoire », insiste le président de l’agglomération.
Renforts de police sans précédent pour l’ensemble du Vaucluse après la fusillade de Cavaillon
Les48h de l’agriculture urbaine à Avignon auront lieu samedi 29 et dimanche 30 avril. Cet évènement national est un festival du jardinage, de l’écologie et de la nature en ville.
Pour la 5e année consécutive, l’association Les Jeunes Pousses est en charge de la coordination des 48h de l’agriculture urbaine. Au programme, une parade végétale dans Monclar, un pique-nique bingo, un concert de jeunes talents à la Barthelasse, une grande vente de plants de La Pépinière Claude, la visite de fermes et de jardins partagés de partenaires, des chantiers participatifs, des formations, des ateliers, une projection, un marché, un banquet, une vélorution, une dégustation…
Les lieux du festival à Avignon Ile de la Barthelasse, Allée Antoine Pinay ; Le Tipi, 57, avenue Eisenhower ; La ferme aux Gus, 1074 Chemin des Vignes. En savoir plus ici et le programme complet ici. MH