14 février 2026 |

Ecrit par le 14 février 2026

Musée Angladon, Maria Bárbola, l’ombre lumineuse des Ménines

Le Musée Angladon-Collection Jacques Doucet consacre son accrochage d’hiver 2025-2026 à Maria Bárbola, figure discrète mais essentielle des Ménines de Velázquez. Une copie du XIXᵉ siècle, rarement montrée, éclaire le rôle singulier de cette naine de cour, confidente des puissants et témoin privilégiée d’une Espagne en déclin. L’occasion d’un voyage dans l’art baroque, prolongé tout au long de la saison par rencontres, ateliers et découvertes pour tous les publics.

On l’aperçoit, presque immobile, dans la pénombre vibrante du chef-d’œuvre de Velázquez : Maria Bárbola, regard franc, stature menue, silhouette troublante de dignité. Longtemps considérée comme une figure secondaire, elle s’impose aujourd’hui comme un contrepoint essentiel à l’apparat monarchique. En la choisissant pour son accrochage de saison, le Musée Angladon fait le pari d’un éclairage sur Les Ménines. Car c’est bien dans ces marges du pouvoir, là où se tiennent les nains, les pages, les demoiselles d’honneur, que Velázquez a glissé les clés de son grand théâtre pictural. La toile présentée, vaste copie du XIXᵉ siècle issue de l’ancienne collection Angladon–Dubrujeaud, rend justice à cette figure laissée dans l’ombre.

Velázquez au cœur du crépuscule espagnol
Lorsque Velázquez peint Les Ménines en 1656, l’Espagne chancelle. La grandeur impériale s’étiole, la cour s’alourdit de mélancolie. Et pourtant : l’œuvre irradie. Comme si le peintre, à 57 ans, trouvait dans l’effritement du monde l’espace nécessaire pour inventer une image où la douceur, la clairvoyance et l’ambiguïté règnent en maîtres. Maria Bárbola y apparaît non comme une curiosité mais comme une présence nette, presque moderne, dont le regard – un des rares dirigés vers le spectateur – interroge la scène et son sens. En cela, l’accrochage du Musée Angladon n’a rien d’anecdotique : il rapproche le public de ce que Velázquez dissimule derrière sa virtuosité, cette petite rupture dans la mise en scène du pouvoir qui en révèle la fragilité.

Copyright Fabrice Lepeltier

Une saison qui prolonge la réflexion
Autour de cette présentation, le musée déploie un programme riche pour approfondir le regard, comme jeudi 18 décembre, avec une découverte commentée de la copie exposée et le chef-d’œuvre de 1656. Décembre sera également l’occasion d’arpenter autrement les salles de l’ancien hôtel particulier : conte de Noël, Cluedo grandeur nature, ateliers créatifs et rendez-vous pour le jeune public. Loin de toute logique de divertissement pur, ces propositions cherchent à faire vivre l’expérience muséale comme un terrain d’enquête sensible, où l’on observe, questionne, assemble, invente.

Enfants, danse, saisons : 2026 en mouvement
L’année 2026 prolongera cette dynamique tournée vers la transmission. Les mercredis de ‘L’École des expositions’ permettront aux plus jeunes d’explorer l’art au rythme des saisons : lumières hivernales, autoportraits de janvier, costumes de février, palettes de mars, artisanat d’avril, jardins de mai. Au printemps et en hiver, des stages inviteront les enfants à capter la danse, la lumière, le vent – bref, ce que les artistes savent saisir de l’invisible depuis Degas jusqu’à Sisley. En choisissant Maria Bárbola comme fil conducteur de sa saison froide, le Musée Angladon rappelle que l’histoire de l’art se tisse souvent depuis les bords : dans un regard en oblique, un détail, une présence discrète. Derrière les ors des palais, Velázquez avait laissé entrouverte une porte. L’exposition la franchit avec finesse.

Les prochaines animations

Conte de Noël. Alexandra, médiatrice du Musée, vous emmène à la découverte des collections au fil d’un conte évoquant la magie de Noël. Un moment précieux pour s’émerveiller en famille. Le 23 décembre à 15h. Tarif unique : 5€

Cluedo grandeur nature
Ce jeu à succès, à faire en famille, transforme le Musée tout entier en espace ludique. De salle en salle, à l’invitation de la médiatrice, on cherche à résoudre l’énigme cachée quelque part dans les collections, tout en parcourant l’univers raffiné de cet ancien hôtel particulier : mobilier, rideaux, boiseries, tapis… Le 30 décembre à 15h.Tarif unique : 3€

Copyright Ateliers Musée Angladon

L’atelier
Jeudi Art : collages et nature morte
Un atelier destiné aux adultes sur le thème invite à inventer ses propres compositions avec des éléments de saison évoquant Noël : journaux, papiers de couleur, paillettes…Animé par la médiatrice, l’Atelier du Musée s’adresse à tous et toutes. Il vise à nourrir le regard et invite à la pratique artistique. Le 11 décembre de 14h30 à 17h. Tarif : 12 €. Sur réservation par mail : a.siffredi@angladon.com

L’école des expositions
Tous les mercredis hors vacances scolaires, l’Atelier propose aux 6-10 ans d’entrer en dialogue avec les œuvres du Musée, puis d’expérimenter une technique artistique, dessin, peinture, collage, modelage ou photo sur un thème donné. Animé par Alexandra, l’Atelier est dédié à l’éveil et au développement des sens artistiques, dans un cadre aérien, coloré, égayé par les travaux des participants.
Le mercredi de 14h à 16h. Inscription à l’année : a.siffredi@angladon.com

Le infos pratiques
Musée Angladon. Présentation des ateliers enfants, adolescents et adultes. D’autres façons de découvrir le musée ici. 5, rue Laboureur. Avignon. accueil@angladon.com. Tous les renseignements auprès du 04 90 82 29 03. Ouvert du mardi au samedi de 13h à 18h. dernière visite à 17h15. Fermé le 25 décembre et tout le mois de janvier. Entrée à partir de 8€.


Musée Angladon, Maria Bárbola, l’ombre lumineuse des Ménines

L’Orfeo de Monteverdi, premier opéra de l’Histoire

Créé en 1607, L’Orfeo est considéré comme le premier chef-d’œuvre de l’histoire de l’opéra. Il a un récit mythologique puissant – le mythe d’Orphée – servi par une harmonie exceptionnelle entre la musique et le texte. Aujourd’hui reconnu comme l’un des fondateurs de la musique baroque et comme un artiste visionnaire, Monteverdi démontre par cette œuvre sa capacité à faire vibrer l’âme humaine à travers les sons.

Le mythe d’Orphée

Que l’on connaisse Orphée comme le chanteur, le poète ou le musicien jouant merveilleusement de la lyre capable de dompter la nature autant que les hommes, le mythe est tenace et notre imaginaire retient surtout sa descente aux Enfers par amour pour sa femme Eurydice. En cinq actes, de l’Eden aux Enfers, L’Orfeo nous montre le chemin de l’émotion et évoque la fragile beauté de l’instant.

Une mise en scène harmonieuse de Pauline Bayle

La metteuse en scène Pauline Bayle a d’abord abordé L’Orfeo sous un angle théâtral. « L’Orfeo, c’est un acte de foi dans le théâtre : afin de révéler toute la puissance de la musique, il ne suffit plus de bien chanter, il faut à présent jouer ce qu’on chante. Avec les interprètes de la production, j’ai donc travaillé à une forme d’incarnation juste, simple, authentique, sans dimension illustrative ni commentaire. J’ai confiance dans l’alchimie qui se joue entre ce texte et cette musique, dans la force de cette parole : il s’agit de ressentir et de croire plutôt que de jouer. » La mise en scène de Pauline Bayle façonne la nature – un grand champ de fleurs sur le plateau – autant que les émotions. 

Le Chœur de l’Opéra Grand Avignon et le Concert des Nations

Le Concert des Nations est un orchestre créé par Jordi Savall et Montserrat Figueras en 1989 durant la préparation du projet Canticum Beatae Virgine de Marc Antoine Charpentier, afin de disposer d’une formation interprétant sur instruments d’époque un répertoire qui irait de l’époque baroque jusqu’au Romantisme (1600-1850). Le nom de l’orchestre provient de l’œuvre de François Couperin Les Nations, un concept représentant la réunion des « goûts musicaux » et la prémonition que l’Art en Europe imprimerait à jamais une marque propre, celle du siècle des Lumières. Dirigé par Jordi Savall, Le Concert des Nations est le premier orchestre réunissant une majorité de musiciens provenant de pays latins (Espagne, France, Italie, Portugal, Amérique Latine, etc), tous étant de remarquables spécialistes de niveau international dans l’interprétation de la musique ancienne sur des instruments originaux correspondant à l’époque et aux critères historiques.

Le Chœur de l’Opéra Grand Avignon est composé de 20 artistes permanents, et travaille régulièrement en formation élargie selon les exigences des productions lyriques et des concerts.

Immersion dans les coulisses de l’Opéra

Une heure avant la représentation, plongez-vous dans l’univers des coulisses. Immersions réservées aux détenteurs d’un billet du spectacle du jour. 10 participants max par immersion. Informations et réservation : aurore.marchand@grandavignon.fr

Prologue

45 minutes avant chaque représentation, l’Opéra Grand Avignon propose un éclairage sur le spectacle. Entrée libre sur présentation du billet du jour. 

Vendredi 21 novembre. 20h. Dimanche 23 novembre. 15h. 10 à 79€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Musée Angladon, Maria Bárbola, l’ombre lumineuse des Ménines

À l’occasion du sommet Choose France qui vient de se tenir à Paris, le président de la République a dévoilé les projets d’investissement français sur l’ensemble du territoire national en 2025. Parmi eux, 8 projets annoncés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour un investissement de près de 2 milliards d’euros, dont celui du Vauclusien GSE.

‘Choose France – édition France’, la première édition de cet événement vient de se tenir à la maison de la chimie à Paris. A cette occasion, le président de la République, le Premier ministre et le Gouvernement ont réunis 200 start-ups, PME, ETI, grandes entreprises et financeurs privés qui ont choisi d’investir en France en 2025. Parmi eux, 8 projets annoncés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour un investissement de près de 2 milliards d’euros.

GSE, le spécialiste de l’immobilier d’entreprise basé à Avignon, fait partie de ces entreprises de la région à avoir été mis à l’honneur. Tout particulièrement pour son acquisition en octobre 2025 de Critical Building, société de 45 employés experte du développement de projets de data center.

« Cette opération permet à GSE de devenir un acteur européen de référence pour la conception et la construction de data centers, qui répond aux enjeux d’innovation, de performance et de sécurisation des données qui caractérisent le marché », se félicite Bernard Kleynhoff, conseiller régional Paca et président de Rising Sud, l’agence de développement économique de la Région Sud. Cette première édition française de Choose France témoigne du dynamisme et de l’audace des entreprises françaises, dans un contexte difficile. Aux côtés de l’État, des collectivités et des entrepreneurs, nous faisons le pari d’une France qui crée, qui innove, qui embauche et qui rayonne. En région Sud, nous croyons fermement que l’investissement de nos entreprises est la condition de notre souveraineté industrielle, technologique, sanitaire… et un signal fort pour notre attractivité. »

« Choose France : cette rencontre du monde politique et du monde économique est une très belle initiative, explique Roland Paul, le président de GSE dont l’entreprise célébrera son cinquantenaire l’année prochaine. Il est indispensable de se rencontrer et d’échanger pour valoriser l’attractivité et l’investissement en France. Je suis fier d’avoir représenté GSE pour cette première édition, parmi 200 entrepreneurs et investisseurs français, à l’initiative du président de la République, du Premier ministre et du Gouvernement. »

« Ces investissements en région Sud sont une très bonne nouvelle pour notre économie locale et pour l’emploi. »

Renaud Muselier, président de la Région Sud

« Ces investissements en région Sud sont une très bonne nouvelle pour notre économie locale et pour l’emploi, complète Renaud Muselier, président de la Région Sud. Ici en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le développement durable crée de l’emploi, l’industrie se décarbone et l’innovation se développe. Grâce à la mobilisation de Rising Sud et de nos partenaires, nous faisons de la région un moteur de la réindustrialisation française. »

La France séduit les investisseurs étrangers
A l’heure où la France est le pays européen le plus attractif pour les investissements étrangers pour la 6e année consécutive, « Choose France est l’occasion d’échanger et de valoriser les annonces récentes et nouvelles d’investissement dans notre pays : installations ou extensions majeures de nouveaux sites industriels, investissements dans une entreprise française ou contractualisations d’ampleur avec un fournisseur ou un partenaire français, explique la Direction générale des entreprises pour le compte du Gouvernement. Ce sont les succès de ces entreprises, de leurs dirigeants et de tous les salariés qui sont mis en avant. »
En effet, si les sommets Choose France destinés aux entreprises étrangères sont organisés depuis 2018, l’édition France entend aussi désormais célébrer les entreprises françaises qui sont le moteur de l’attractivité hexagonale.

L.G

Les collaborateurs de GSE se sont mobilisés pour octobre rose
A l’occasion de l’opération octobre rose les collaborateurs de GSE ont organisé une vente caritative de gâteaux faits maison et un jeu concours. Durant cette journée, 1 191€ ont été collectés pour être intégralement reversés à la Ligue contre le cancer du Vaucluse.
« Cette initiative solidaire, reconduite pour la troisième année consécutive, illustre l’engagement de GSE et de ses équipes en faveur de la lutte contre le cancer du sein et du soutien aux femmes touchées par la maladie », explique GSE.


Musée Angladon, Maria Bárbola, l’ombre lumineuse des Ménines

A l’angle de la rue Alexandre Blanc à Avignon, une vingtaine de personnes étaient réunies ce samedi 15 novembre, au lendemain des cérémonies officielles du 11 novembre.

Depuis une quinzaine d’année, à l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), de la Libre Pensée et de l’association républicaine des anciens combattants (ARAC), des rassemblements dans la France entière demande la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple. » A Avignon, ce rassemblement a lieu à l’angle de la rue Alexandre Blanc, instituteur et député du Vaucluse (1874- 1924) qui dénonça courageusement la guerre « la guerre n’a jamais tué la guerre… Peuples qu’on ruine et qu’on tue, debout contre la guerre ! »

L’association républicaine des anciens combattants (ARAC) fondée en 1917 a rappelé les faits

Le 11 novembre 1918, la guerre de 1914-1918, appelée aussi La Grande Guerre, cessait. Ce conflit fit 9 millions de morts en Europe dont 1 350 000 français, 740 000 invalides, 3millions de blessés et 20 millions de morts dans les 70 pays qui y participèrent. Tout au long de ces combats, les soldats des deux camps ont montré leur colère, leurs refus de cette guerre. Le gouvernement de l’époque a convoqué des conseils de guerre qui condamnèrent 2500 soldats français à être fusillés pour l’exemple, 639 furent fusillés, les autres déportés.

639 soldats fusillés pour l’exemple toujours non réhabilités

Malgré les réhabilitations de l’après-guerre, 639 poilus n’ont pas pu voir leur procès révisé faute de témoins ou d’éléments nouveaux. Une loi a pourtant été adoptée en première lecture le 13 janvier 2022 à l’Assemblée Nationale mais a été rejetée en 2023 par le Sénat. La question de la réhabilitation est toujours d’une actualité brûlante. Ainsi Jacques Fassié de la Libre Pensée a rappelé que de nos jours, des milliers de Russes, Ukrainiens, Israéliens refusent également de porter des armes et certains ont déserté. André Mathieu de La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) s’interroge aussi sur la position d’un militaire qui refuserait des ordres injustes et absurdes ? L’ARAC veut léguer aux générations futures un monde de paix et de justice.

Refus absolu des guerres

« Au delà de cette juste réhabilitation, il s’agit également de faire  toute la lumière sur certains points insuffisamment connus de la Première Guerre Mondiale : les victimes de la  mutinerie de 1917, les recrutements forcés, la mort de dizaine de milliers d’indigènes coloniaux » précise André Mathieu  de la Ligue des Droits de l’Homme  84. Pour l’ARAC, en commémorant le 11 novembre mais surtout en demandant la reconnaissance des fusillés pour l’exemple, « c’est d’abord agir pour la paix, pour que cessent les conflits et les guerres. » Jacques Fassié de la Libre Pensée précise que partout dans le monde, la guerre aggrave la misère, tue l’éducation, détruit les infrastructures d’un pays.


Musée Angladon, Maria Bárbola, l’ombre lumineuse des Ménines

‘Au pas de course’, la dernière création de Serge Barbuscia du mercredi 19 au dimanche 23 novembre.

Projet né dans le cadre de la politique de la Ville et du dispositif Rouvrons le monde de la DRAC PACA, ce spectacle après sa création en janvier 2024 a circulé hors les murs et dans plusieurs établissements scolaires. Le thème abordé a permis depuis un an de riches débats et bords de scène. Il s’installe pour 5 dates en novembre au Théâtre du Balcon. L’occasion de redécouvrir la performance de l’actrice Camille Caraz qui endosse le portrait de sept jeunes femmes en quête de reconnaissance et de liberté.

Au pas de course ou l’urgence de la réflexion et de l’action

Nadia (Camille Caraz) va à la rencontre des femmes, de toutes les femmes et leur donne la parole au fur et à mesure qu’elles trouvent « chaussures à leur pied. » Il s’agit alors de raconter mais aussi de dénoncer. Le propos est limpide, servi par une mise en scène fluide.

Ce ne sont pas des fictions, ce sont des combats

De l’athlète éthiopienne Farida Abaroge à Camille Carraz en passant par Djamila, Sophie, Garance, Emilie, Franscesca  nous découvrons 7 instantanées de femmes abordant 7 grandes thématiques révélatrices de notre époque : les réseaux sociaux, la vision humanitaire des Jeux Olympiques, la pulsion de violence et le terrorisme dans la société civilisée, l’obligation d’excellence dans nos sociétés modernes et volonté de puissance, la violence conjugale, le harcèlement, la place de l’humain dans le cosmos.

Texte et mise en scène : Serge Barbuscia
Avec : Camille Carraz
Création musicale : Sébastien Benedetto
Effets sonores : Éric Craviatto
Technique : Sébastien Lebert
Artistes complices : Aïni Iften, Gilbert Scotti, Jean-Baptiste Barbuscia et Fabrice LebertProduction Théâtre du BalconAvec la participation, sous forme d’enregistrement sonore, d’élèves de la classe de 3ème option théâtre du collège La Salle : Lyna, Elora, Juliette, Emmy, Elena, Charlotte, Aziliz, Elsa, Mélissa, Baptiste, Suzanne, Julie, Cloé, Loris, Waël, Louise, Léa, Amine et Noanne.

Mercredi 19 novembre. Vendredi 21. Samedi 22. 20h. Dimanche 23 novembre. 16h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. Cie Serge Barbuscia. Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


Musée Angladon, Maria Bárbola, l’ombre lumineuse des Ménines

À l’occasion du mois de sensibilisation aux cancers masculins, une grande conférence sur la prostate, se tiendra le 26 novembre à Avignon. Organisée par Sainte-Catherine et MProvence, cette soirée, ouverte à tous, propose de mieux informer les hommes et leurs proches sur le cancer de la prostate : son dépistage, sa prévention et les avancées thérapeutiques, un enjeu majeur de santé.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes en France, avec près de 59 885 nouveaux cas estimés en 2018. Bien qu’il soit souvent de bon pronostic, il demeure la troisième cause de décès par cancer chez l’homme. L’âge joue un rôle clé : il est rare avant 50 ans, et, en moyenne découvert à partir d’entre 64 à 68 ans.

Essentiel diagnostic
Selon les recommandations françaises, les pratiques de dépistage évoluent. En effet, la baisse récente du nombre de dosages de PSA (prostate-specific antigen) et de biopsies peut influer sur les taux d’incidence observés. Par ailleurs, 80% des cancers sont diagnostiqués alors qu’ils sont encore localisés dans la prostate, un facteur de bon pronostic essentiel. La survie nette à 5 ans pour les hommes diagnostiqués entre 2010 et 2015 est d’environ 93%.

Focus sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Vaucluse
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la proportion des cancers prostatiques chez les hommes est particulièrement marquée : selon l’ARS Paca (Agence régionale de santé), le cancer de la prostate représente 24,4% des cas masculins dans la région. Paradoxalement, malgré cette forte part, la mortalité régionale liée au cancer (toutes localisations confondues) est légèrement plus faible que la moyenne nationale. Cela pourrait s’expliquer par un diagnostic plus précoce et une prise en charge efficace, selon les chercheurs.

Aider le budget de la santé
Concernant les dépenses de santé, l’Observatoire régional de santé Paca estime qu’en 2016, pour les hommes de 75 ans et plus vivant avec un cancer (y compris celui de la prostate), le coût moyen de soins s’élevait à 11 681 €/an. Ces chiffres soulignent l’enjeu économique local lié à la prise en charge du cancer chez les hommes âgés. À l’échelle régionale, la Région Sud-Paca a réagi : dans le cadre de son Plan Cancer II (2022–2025), plus de 5M€ ont déjà été mobilisés en 2024 pour la prévention, le dépistage et la recherche.

Pourquoi cette conférence Sainte-Catherine / MProvence est importante
La soirée ‘Cancer de la prostate : comprendre, prévenir, agir’ qui se tiendra le 26 novembre à Avignon, à l’amphithéâtre de Sainte-Catherine, représente l’opportunité de briser le silence : le cancer de la prostate reste entouré de tabous, particulièrement sur le dépistage et la vie intime. Il est nécessaire d’informer de façon accessible : des experts : oncologues, radiothérapeutes échangeront sur le dépistage, les traitements, la qualité de vie. Il sera également question de mettre au jour les avancées sur le territoire : les prises en charge ont beaucoup évolué ces dernières années. Enfin, ce sera le moment d’encourager l’action : parce que le dépistage précoce fait toute la différence.

Dépistage versus sur-diagnostic
Le PSA est utile, mais il peut conduire à des sur-diagnostics. Le débat sur son usage reste complexe. Les recommandations françaises mettent en avant une approche individualisée.

L’Équité territoriale de l’offre de soins : comme le montrait déjà un rapport de l’Assemblée nationale, les stratégies de traitement varient fortement selon les départements ; par exemple, le taux de prostatectomies radicales était plus bas dans le Vaucluse qu’ailleurs, lié à la répartition des équipements publics et privés.

Vie intime et qualité de vie
Un diagnostic, un traitement (chirurgie, radiothérapie…) peuvent affecter la sexualité, la continence … il est essentiel d’en parler ouvertement.

Tout est dans la prévention
Certains facteurs de risque sont bien identifiés : âge, antécédents familiaux, mais d’autres restent à approfondir, comme le rôle de l’environnement.

Dans le détail
Cette conférence à Avignon sonne comme une invitation à la mobilisation collective autour d’un cancer très fréquent, mais qui peut souvent être pris tôt et bien traité. En sensibilisant, en dédramatisant, en donnant accès à des experts, Sainte-Catherine et MProvence ouvrent une voie vers une meilleure prévention en Provence, pour que chaque homme puisse agir en connaissance de cause. Parce que, comme le dit leur slogan, ne rien faire peut coûter cher… alors que l’information peut tout changer.

Les infos pratiques
Mercredi 26 novembre 2025. 18h. Amphithéâtre de Sainte-Catherine, rue Baigne-pieds à Avignon. Entrée libre et gratuite. Inscription obligatoire ici. Avec la participation des experts de Sainte-Catherine les docteurs Nathalie Rouard, Oncologue radiothérapeute et Lysian Cartier, Oncologue radiothérapeute Et d’autres spécialistes des établissements de santé du territoire : Clinique Rhône Durance, Clinique Synergia, Centre Hospitalier d’Avignon et de nombreux autres organismes et partenaires. Dès 17h30 : Stands d’information & prévention. À 18h : Conférences et échanges ; Prévention, dépistage, traitements, vie intime, qualité de vie…
Mireille  Hurlin


Musée Angladon, Maria Bárbola, l’ombre lumineuse des Ménines

Deux rencontres exceptionnelles avec l’astrophysicien Roland Lehoucq cette semaine organisées en partenariat avec le Café des Sciences à la librairie Youpi et à l’Université d’Avignon.

Astrophysicien au CEA, enseignant à Sciences Po Paris et à l’université Paris Cité, Président de la Société astronomique de France depuis mai, Président du festival les Utopiales, Roland Lehoucq est également l’auteur de très nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, analysant avec précision et humour des films comme Star Wars, Avatar ou Interstellar. Il a très récemment encore été l’invité principal de l’émission de France Inter La terre au Carré.

« Penser le monde avec les écofictions » au Café-librairie Youpi

La science-fiction est souvent une littérature de la démesure. Mais, en cherchant à dépasser les contraintes du réel elle les explicite et imagine les conséquences de leur oubli. Ses récits forment un répertoire des possibles qui aide à réfléchir sur les manières collectives de prendre en charge les défis environnementaux.

Mercredi 19 novembre. 19h30. Entrée libre et gratuite. Café-librairie Youpi ! 26 avenue Saint-Ruf. Avignon.

« Peut-on vraiment rester seul sur Mars ? » à l’Université d’Avignon

La NASA annonçant un vol habité pour Mars dans les prochaines décennies, il est intéressant de se poser la question de la survie d’un groupe d’explorateurs humains dans les conditions hostiles qui prévalent à la surface de la planète rouge. Comment produire de l’eau sur Mars ? Peut-on y cultiver des pommes de terre ? À quoi ressemble vraiment la surface de Mars ? Ensemble, tentons de répondre à la question « Peut-on rester seul sur Mars » ?

Jeudi 20 novembre 2025. 20h à 21h30. Entrée libre sur inscription (contact@cafesciences-avignon.fr). Avignon Université, campus Hannah Arendt, site centre-ville, bâtiment sud, AT06.


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Le 6 décembre, l’APCC 6570 organise un ‘train des Lumières’, au départ d’Avignon-Centre vers Lyon, pour vivre la célèbre Fête des Lumières au cœur de la Presqu’île. Le retour s’effectuera en pleine nuit, tracté par la mythique locomotive CC 6570, restaurée par l’association ferroviaire.

Samedi 6 décembre, l’APCC 6570 (Association pour la Préservation de la CC 6570) propose un voyage unique : un aller-retour en train historique, au départ d’Avignon vers Lyon, pour assister à la Fête des Lumières. Plus qu’un simple déplacement, c’est une véritable expérience patrimoniale, où la magie des rails rencontre celle des illuminations lyonnaises.

Une locomotive légendaire au service de la féérie
À la tête de ce convoi, trône la locomotive CC 6570, restaurée et préservée par l’association. Construite en 1975 par Alsthom, cette machine électrique, d’une puissance de 5 900 kW, fut un joyau des réseaux SNCF. Radiée en 2004, elle a été remise en état de marche grâce à la passion des membres de l’APCC 6570. L’association, basée à Avignon, œuvre depuis 2005 à maintenir ce patrimoine roulant non seulement en vie, mais aussi en circulation sur le réseau national.

Un voyage pensé pour profiter au maximum
Le train part d’Avignon-Centre vers 11h25, offrant aux voyageurs un moment de calme à bord avec des voitures Corail confortables et un service de café, selon le programme officiel de l’APCC. L’arrivée à Lyon se fait en gare Perrache vers 14h15, en plein cœur de la ville, ce qui permet d’accéder directement aux rues illuminées sans les tracas du stationnement. Une vraie solution pour éviter le stress des embouteillages ou celui de chercher une place dans un Lyon bondé en décembre.

Lyon, la fête des lumières
Une fois à Lyon, les passagers sont libres : ils peuvent flâner dans le Vieux-Lyon, découvrir les traboules, faire quelques emplettes sur la Presqu’île, ou bien s’attabler dans un bouchon lyonnais, avant que les animations lumineuses ne débutent autour de 19h. Le programme complet des festivités ici.

Copyright APCC3570

Le retour, hors du commun
Quand la nuit tombe et que la fête touche à sa fin, le voyage se poursuit : le train repart de Lyon-Perrache vers 23h45, pour arriver de nouveau à Avignon à 2h17 du matin. Ce timing malin est conçu pour que les voyageurs profitent des illuminations jusqu’au bout, puis se laissent bercer par le mouvement du train pour rentrer, sans fatigue ni stress au volant.

Un engagement patrimonial fort
L’APCC 6570 n’est pas seulement une association de passionnés : elle joue un rôle essentiel dans la conservation du patrimoine ferroviaire. En préservant la CC 6570 (mais aussi d’autres locomotives comme les BB 25639 et BB 25660), elle permet de faire revivre l’histoire des grands trains, comme le Mistral ou le Train Bleu.

Une association de passionnés
Cette action s’inscrit dans un cadre légal : l’association fonctionne sans but lucratif, et travaille en convention avec la SNCF pour entretenir et présenter ces machines historiques. Au-delà des circulations, ses membres assurent des animations pédagogiques, participent aux Journées européennes du patrimoine, et organisent des événements ferroviaires pour sensibiliser le public à cette mémoire mécanique.

Le ‘Train des Lumières’ de l’APCC 6570
En embarquant à bord de la CC 6570, les voyageurs s’offrent un voyage hors du temps, alliant confort, patrimoine et féérie urbaine. Pour les amateurs de trains, les passionnés de lumière ou les curieux tout simplement, c’est une occasion rare de vivre Lyon autrement, en faisant le plein d’émotions.

Les infos pratiques
Le train des lumières. Aller   : Avignon : 11h25 – > Lyon : 14h15 Retour : Lyon : 23h45 -Avignon : 02h17 Compter 47€ pour un adulte, 28€ pour un enfant (3-12 ans), et gratuit pour les moins de 3 ans. Tarif groupe à partir de 10 personnes. Renseignements et réservation obligatoire ici. Réservation par téléphone : 06 85 81 94 56 ou 06 72 15 37 20. Réservation par mail : voyages@cc6570.fr Tout sur la fête des lumières à Lyon ici.


Musée Angladon, Maria Bárbola, l’ombre lumineuse des Ménines

Nommé directeur délégué d’Avignon Festival & Compagnies (AF&C) le 3 novembre 2025, Harold David arrive aux commandes d’un Off d’Avignon plus foisonnant que jamais : 1 785 spectacles, 27 000 lever de rideaux, plus de 1,6 million de billets vendus. Ancien artiste, producteur, directeur de salles et fin connaisseur du festival, il hérite d’une machine aux chiffres vertigineux et d’un chantier majeur : préparer le 60ᵉ anniversaire du Off, tout en repensant son modèle avec un regard appuyé sur l’international. Sophie-Anne Lecesne et Laurent Rochut deviennent coprésidents par intérim de l’association Avignon Festival & Compagnies.

Lorsque Harold David a été officiellement nommé directeur délégué d’Avignon Festival & Compagnies (AF&C) lors du Conseil d’administration du 7 octobre 2025, peu de voix se sont étonnées de ce choix. À 49 ans, celui qui a pratiqué le Off sous toutes ses coutures depuis 1999 -artiste, directeur de compagnie, producteur, diffuseur, exploitant de salles- incarne l’une des mémoires vivantes du festival. Un profil rare, presque organiquement lié à Avignon.

Son arrivée se produit à un moment charnière
Le Off 2025 vient d’établir de nouveaux records : 1 785 spectacles, 1 405 compagnies, 139 théâtres, plus de 27 000 levers de rideaux et une billetterie qui frôle les 22M€ de recettes, pour 1,6 million de billets vendus. Derrière l’effervescence artistique, le festival affiche aussi des tensions structurelles : explosion des coûts, difficultés économiques des compagnies, concurrence accrue entre les salles et la nécessité d’un soutien renforcé aux artistes.

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C’est précisément sur ce terrain qu’Harold David est attendu
Car l’homme n’est pas un technocrate parachuté : c’est un praticien du spectacle vivant, qui a monté ses spectacles, défendu ses créations, négocié des locations. Ce vécu brut, souvent rude, nourrit sa vision du festival. « Le Off, c’est un écosystème fragile, aussi créatif que vulnérable », confiait-il lorsqu’il était encore coprésident d’AF&C entre 2022 et 2025.

L’homme d’un écosystème
Son CV raconte d’ailleurs une ligne directrice : accompagner, structurer, soutenir. Avant Avignon, il a dirigé l’association Prix du Jeune Écrivain à Muret, puis le Théâtre de Die – Scène conventionnée Art en Territoire, ainsi que le Festival Est-Ouest. Autant d’expériences qui ont façonné un professionnel rompu aux dynamiques de territoire, aux politiques culturelles et aux relations avec les collectivités.

Une nomination à l’unanimité
Mais sa nomination ne s’est pas faite sans transformations personnelles. Pour garantir une neutralité totale, Harold David a quitté son mandat de gérant de la société Atypik Production-Diffusion, qui exploitait trois salles à Avignon. Un geste symbolique fort dans un milieu où les conflits d’intérêts sont régulièrement pointés du doigt.

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Sa mission, désormais ?
Mettre en œuvre le projet associatif triennal d’AF&C, consolider la structuration de l’organisme et préparer l’horizon 2026, année du 60ᵉ anniversaire du Off. Un défi d’autant plus exigeant que le festival, devenu un mastodonte culturel, réclame une vision d’ensemble à la fois opérationnelle, politique et de plus en plus tournée vers l’international.

Un Off en pleine mutation
Les chiffres de l’édition 2025 montrent en effet un Off en pleine mutation : montée en puissance de la billetterie solidaire (290 000 billets vendus via Ticket’Off, +43 %), forte hausse du nombre de Cartes Off (+26 %), et diversification notable avec 490 créations et 181 spectacles jeune public. Ce dynamisme s’accompagne d’une volonté affirmée de renforcer l’écoresponsabilité et l’internationalisation : en 2025, le Brésil était invité d’honneur, avec 11 compagnies accueillies.

Un homme orchestre pour un festival en perpétuelle mutation
Dans ce paysage bouillonnant, Harold David apparaît comme un choix stratégique : un homme capable de parler aux artistes, aux directeurs de salles, aux collectivités, comme aux administrateurs des grandes institutions. Sa nomination pourrait bien marquer une nouvelle étape dans la maturation du Off.
Mireille Hurlin

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