1 octobre 2026 |

Ecrit par le 1 octobre 2026

Quartiers résilients, Avignon et Nîmes font partie de la liste

Les quartiers résilients ? C’est l’amélioration des territoires où résident le plus de personnes en difficulté sociale et économique. Sur les 25 villes ciblées par l’Anru (Agence nationale de renouvellement urbain) Avignon et Nîmes ont été citées par Olivier Kein, ministre délégué à la Ville et au logement. Une deuxième vague de sites sera dévoilée avant l’été. Objectif ? Réhabiliter et construire des logements sobres en énergie, adaptés aux changements climatiques dans un quartier où il ferait bon vivre.

«L’urgence environnementale croise souvent l’urgence sociale, analyse Olivier Klein, ministre délégué à la Ville et au logement. La rénovation urbaine des quartiers populaires mobilisera 12 milliards d’euros de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), qui doivent générer 50 milliards d’euros d’investissement, pour des quartiers plus durables, plus adaptables, plus équitables avec l’ambition environnementale.»

Pour le droit de tous au bien vivre
Catherine Vautrin, présidente de l’Anru, estime «qu’aux fragilités multiples qui caractérisent nos quartiers se superposent désormais des crises et des chocs nouveaux qui les rendent plus vulnérables. Nous avons la responsabilité collective de renforcer les capacités d’adaptation et de transition de ces territoires face aux crises de notre siècle.»

Au niveau national
Le 1er programme de rénovation urbaine a consisté à rénover 600 quartiers et le nouveau programme 450. Objectif ? Donner l’envie aux habitants d’y rester. Mais, désormais, l’urgence climatique demande de revoir la copie avec, à la clef, 50 milliards d’euros d’investissement pour adapter les logements et minorer les charges ce qui, d’après Olivier Klein, permettrait aux ménages une économie d’environ 100M€.

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Expérimentation
Pour y arriver le Gouvernement a demandé aux partenaires de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) Action logement, le mouvement HLM, la Banque des territoires de la Caisse des dépôts et consignations, l’Adème (Agence de la transition écologique), le SGPI (Secrétariat général pour l’investissement), l’Anah (Agence nationale de la cohésion des territoires), l’Anct (Agence régionale de Santé Ile-de-France), les Agences de l’eau, le Céréma (expert dans l’aménagement, les transports, les infrastructures, les risques, le bâtiment, l’environnement…), et France ville durable, une réflexion transversale pour imaginer de nouvelles solutions capables de répondre aux temps présents et d’anticiper.

Les quartiers prioritaires de la ville
Les quartiers prioritaires de la ville vivent de multiples difficultés et présentent d’importantes disparités avec les quartiers environnants. L’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) évoque ainsi un taux de pauvreté 3 fois plus élevé que la moyenne métropolitaine et un taux de chômage 2,5 fois supérieur. Ces quartiers sont aussi en situation de désert médical et les maladies chroniques y sont prévalentes avec +7 point pour le diabète et +6 points pour l’asthme. Ces espaces souffrent également d’une surexposition aux nuisances environnementales. Par ailleurs, 70% des habitants de QPV indiquent être confrontés à des températures trop élevées pendant l’été contre 56% au niveau national et sont 72% à redouter l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur leur capacité à se chauffer contre 56% toujours au niveau national.

Les chocs, des défis pour innover
«Ces indicateurs dégradés témoignent d’une fragilité structurelle à la fois sociale, économique et environnementale, des quartiers et de leurs habitants, qui les rend plus exposés et plus vulnérables aux chocs et aux crises, relève Catherine Vautrin, présidente de l’Anru. L’inflation énergétique et alimentaire, les vagues de chaleur liées au changement climatique, la crise sanitaire tout comme l’évolution démographique liée au vieillissement constituent des perturbations profondes auxquelles ces territoires se trouvent confrontés de manière plus violente qu’ailleurs.»

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Au chapitre du financement
L’Anru, au titre du NPNRU (Nouveau programme national de rénovation urbaine), mobilisera 100M€. Action logement et le Mouvement HLM représenté par USH (Union sociale pour l’habitat) apporteront 10,8 milliards d’euros sur les 12 dont est doté le NPNRU. Le fonds de co-investissement de l’Anru sera également mobilisable lors de la démarche Quartiers résilients, via ses fonds crèches, centre de santé et tiers-lieu. La Banque des territoires mobilisera 10M€ dévolus aux quartiers d’accompagnement renforcé, pour le financement de l’ingénierie dédiée au verdissement des quartiers. L’Adème interviendra à hauteur de 50M€ par an, particulièrement sur l’économie circulaire, la mobilité, l’animation et la formation. Enfin, le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) mobilisera 15M€, pour le volet innovation.

Dans le détail
Que veut dire ville résiliente ?Une ville résiliente voit ses fonctions essentielles : résidentielles, économiques, culturelles, sociales, transport et communication adaptées pour mieux résister aux aléas qui l’affecte. Le ministère de la Ville et du Logement évoque, à ce propos, la sortie des énergies fossiles ; Le soutien de l’économie locale et circulaire ; La création de boucle alimentaire de la production de fruits et légumes à la récupération des bio-déchets ; L’implantation de micro-forêt au pied d’immeubles, des sols désimperméabilisés et renaturés, des systèmes hydro-économes pour les espaces publics, des toitures végétalisée pour un meilleur confort d’été ; Le développement des mobilités douces ; L’implantation de maison de santé ; La création de tiers lieu mêlant services au quotidien, espace bricolage, fablab, boutique de réemploi et soirées festives.


‘Panier des sens en Provence’, s’installe à Avignon et à l’Isle-sur-la-Sorgue

Panier des Sens en Provence, marque familiale de cosmétique d’origine naturelle made in Marseille vient de s’installer à Avignon, 7 place du change et à l’Isle-sur-la-Sorgue, 30, rue Carnot.

Son inspiration ? La douceur de vivre et le bien-être de la Provence ainsi que son engagement pour créer des soins naturels en collaboration avec des récoltants, producteurs et fabricants locaux dans le respect de l’environnement. C’est ainsi que les soins corps et visage contiennent entre 95% et 100% d’ingrédients d’origine naturelle. La nouveauté ? L’entreprise marseillaise vient de lancer une gamme de parfums d’intérieur naturelle et éco-conçue.

Avignon & l’Isle-sur-la-Sorgue
La franchise d’Avignon est dirigée par Philippe Richoux avec Virginie Belley, responsable de la boutique. Ils proposent de découvrir leur orgue à parfums, dans une ambiance conviviale assortie d’une remise de 10% des produits lors de cette soirée d’inauguration. La boutique Panier des sens à l’Isle-sur-la-Sorgue est tenue quant à elle par Sophie Lemoine.

Ce qu’on y trouve
Panier des sens propose de la cosmétique naturelle corps, visage, mains, savons et eaux de toilette ainsi que des eaux de toilette et des parfums d’intérieur. Les packagings sont recyclables et le développement des packagings recyclés représentent 13,9 tonnes de plastiques vierge économisé ainsi que 83% d’aluminium également recyclé. La marque s’est aussi lancée dans les shampoings et après-shampoings solides conditionnés dans des emballages papier ou carton issus de forêts gérées durablement. Les savons liquides et les gels douche sont vendus en vrac et disposent d’éco-recharges. Enfin, 1% du chiffre d’affaires réalisé par la collection des éco-recharges des savons liquides est reversé à deux associations de protection de l’environnement partenaires : France Nature environnement et Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les infos pratiques
L’inauguration des deux lieux aura lieu respectivement mercredi 10 mai à 18h pour Avignon et mardi 23 mai à 18h30 pour l’Isle-sur-la-Sorgue.

En savoir plus
L’enseigne dispose de 17 boutiques dont 9 en propre comme Paris, Aix-en-Provence, Nice et Lyon et 3 franchises à Nancy, Avignon et l’Isle-sur-la-Sorgue. A l’international 5 boutiques en franchises sont implantées dont 3 en Chine et 2 à Hong Kong. Quatre sites Internet existent, outre en France, en Allemagne, en Italie et United States. D’autres ouvertures de boutiques sont encore prévues en France, en Allemagne et en Chine au cours de cette année.

Des corners aussi
Pour gagner en visibilité et en notoriété, l’enseigne a multiplié les partenariats auprès de plus de 3 000 points de vente au national comme à l’international avec les Galeries Lafayettes, au Printemps, au BHV, chez Globus, Ludwig Beck, takashimaya, Diamand ; En parfumerie chez Douglas, Nocibé, Monoprix, Une heure pour soi, beauty success ; En Travel retail –commerce de détail- chez Aelia Lagardère, Lotte/Shilla, BERetail ; En parapharmacie chez Monge, Aprium et Citypharma. www.panierdessens.com


Théâtre du Chêne noir, Pauline Viardot, un destin extraordinaire interprété par Julie Depardieu

Sa vie est un roman, son destin hors du commun… Pauline Viardot est une artiste du XIXe siècle qui a influencé comme nulle autre le milieu musical et littéraire de son temps.

Julie Depardieu, comédienne, Mathilde Rogé-Brossollet, soprano, et Elena Soussi, pianiste, vous font découvrir son histoire et sa musique dans une conférence musicale unique en son genre, un récital lyrique et poétique.

Un récital lyrique et poétique autour d’une femme qui aura influencé comme nulle autre le milieu artistique de son temps.
Comme la plupart de ses contemporaines, Pauline Viardot tomba dans l’oubli du fait de sa condition féminine ; elle fut tout simplement effacée de l’histoire de la musique au profit de ses homologues masculins.

Sœur de Maria Malibran
Fille du célèbre chanteur et chef d’orchestre Manuel Garcia, sœur de Maria Malibran, fameuse cantatrice notoire, Pauline Viardot est surtout l’une des figures les plus marquantes du monde artistique et littéraire de son siècle.

Elle inspire les plus grands écrivains
A la fois compositrice, pianiste et cantatrice de talent, elle inspire les plus grands écrivains de sa génération : Georges Sand, Victor Hugo et bien sûr, Yvan Tourgueniev. Ses salons de Baden-baden et de la rue de Douai réunissent tous les musiciens d’alors : Liszt, Chopin, Fauré, Berlioz… jusqu’à Gounod, dont elle lancera la carrière.

Un récit comme un tourbillon artistique
Autour d’un texte retraçant les grandes étapes et rencontres de la vie de Pauline Viardot, Julie Depardieu et le duo MaNa (Mathilde Rogé-Brossollet et Elena Soussi) vous content en récit et en musique le tourbillon artistique de cette artiste aux multiples facettes. Entre romance et tendresse, vous serez immergés dans l’univers fascinant de cette femme hors du commun.

Ecoutez Julie Depardieu vous présenter ce spectacle musical d’un genre nouveau, puis réservez sans tarder en cliquant ici!

Les infos pratiques
Pauline Viardot, un destin extraordinaire. Vendredi 5 mai. Théâtre du Chêne noir. 20h. Durée 1h10. Salle Léo Ferré. Place numérotée. Réservation ici.


Eva Jospin, une artiste sensible et inspirée bientôt au Palais des Papes

Il faudra attendre le 30 juin 2023 pour découvrir les œuvres monumentales d’Eva Jospin exposées au Palais des papes

Eva Jospin c’est avant tout une invitée de marque
L’artiste plasticienne, ancienne pensionnaire de la Villa Médicis – académie de France à Rome- a exposé ses œuvres dans les plus grands musées, du Palais de Tokyo au Palazzo Dei Diamenti à Ferrare en passant par la Hayward Gallery à Londres. Elle a également dévoilé plusieurs installations monumentales dans le cadre de commandes spécifiques comme au centre de la cour carrée du Louvre en 2016, ou plus près de nous à l’abbaye de Montmajour en 2020. Elle créé également des œuvres pérennes dans des lieux divers comme Le Passage à Nantes ou l’installation Folie à Chaumont-sur-Loire. Plus récemment elle a inauguré Microclima, une installation imaginée comme un jardin d’hiver au sein du magasin Max Mara à Milan. Elle est connue pour ses impressionnantes sculptures architecturales et forestières faites de carton, papier, éléments naturels ou fils de soie.

Invitée à investir le Palais des Papes avec Palazzo
L’invitation faite par le Maire d’Avignon, Cécile Helle à l’ « Artiste virtuose de la matière » Eva Jospin d’investir le Palais des Papes – prenant ainsi la suite de noms prestigieux Salgado, Yan Pei-Ming, Ernest Pignon-Ernest – est le prélude des festivités du Programme Avignon Terre de Culture 2025. « Nous avons souhaité pouvoir présenter des œuvres qui entrent en résonance avec le Palais des Papes, en invitant également une artiste de renommée internationale mais pas forcément très connue du grand public » précise Cécile Helle lors de la présentation de cette grande Exposition d’été qui se tiendra du 30 juin au 7 janvier 2024. L’exposition sera incluse dans le billet d’entrée du Palais des Papes.

A cette invitation Eva Jospin propose une déambulation
«J’aime cette région, cette ville ouverte sur un territoire que je connais bien pour y être venue souvent pendant le Festival entre autres. J’ai eu tout de suite envie de m’étaler dans le Palais des Papes et de travailler sur l’idée de parcours, une déambulation au gré des salles en confrontant le végétal, la naturalité à la minéralité du Palais des Papes. D’où le titre «Palazzo».

Une démarche de création in situ
«Je suis venue deux fois pour repérer les lieux, me confronter aux différents espaces et aux échelles, pour réfléchir à cette déambulation que je veux onirique. J’ai été formidablement accompagnée pour le projet d’installation. Il n’y avait pas d’obstacles, que des solutions ! En gardant l’idée du Palais, j’ai eu envie de reprendre les grandes tentures de broderies et d’orner les murs comme étaient ornés les Palais. Vraiment jouer sur cette question de tout ce qui se retrouve dans un palais : l’ornementation, les métiers, les formes : architecture, tentures, mobilier. Révéler l’esprit de Palais, sa dimension naturelle avec la convergence de tous les corps de métier, le croisement des savoir-faire.

Trois sculptures monumentales prendront place sous la voûte de La Grande Chapelle
La sculpture «Côté cour, côté jardin», déjà exposée au Carreau du Temple à Paris mais qui prend ici tout son sens. Le côté cour avec ses colonnades et son plan incliné théâtral symbolise le Palais avec ses lois et côté jardin un lieu magique avec le bois, les grottes , le chaos, la passion.
Les visiteurs traverseront ensuite La sculpture «Nymphées» particulièrement remarquée lors du défilé de la Maison Dior au printemps 2023. Le Cénopathe déjà admiré à l’abbaye de Montmajour en 2020 dressera ses colonnes parcourues de laines ciselées comme autant de veines végétales.

D’autres espaces investis
Dans la salle du Tinel, des fragments de l’œuvre «Chambre de soie», et un haut -relief « Galleria » dans la chambre du Parement. A ce jour 6 œuvres sont connues « mais il y en aura beaucoup plus car ma rêverie à travers ce Palais palais n’est pas finie. A la fin de l’installation il y aura peut-être des surprises, d’autres créations. » nous a confié Eva Jospin. En effet d’autres sculptures seront produites spécifiquement pour «Palazzo» comme par exemple une œuvre suspendue dans le conduit de cheminée qui culmine à plus de vingt mètres au centre de la Cuisine Haute.
Palazzo. Du 30 juin 2023 au 7 janvier 2024. De 6,50 à 12€. Exposition incluse. Palais des Papes. Www.palais-des-papes.com

La forêt de Galeria DR

Double soirée au club de jazz avignonnais ce week-end

N’attendez plus pour découvrir le Grym’s jazz trombone project

Nous sommes en situation de confinement, Manu Dibango a disparu et Nicolas Grymonprez ne peut plus attendre ! Il a hâte de retrouver les copains sur scène, hâte de retrouver la musique live… En 2021, il fonde le  Grym’S Jazz Trombone Project, avec la volonté de regrouper de multiples expériences autour du Trombone.Depuis des années, dans sa tête, dans son cœur, il a des idées de projets solos, d’arrangements, de collaborations musicales inédites qu’il n’a jamais fait aboutir. Alors, tout à coup, il n’en peut plus. Et c’est ainsi que va naître « Can’t Wait! » Pour ce concert, la formation sera en quartet avec un programme tiré du dernier album et quelques nouveautés à découvrir en live.
Nicolas Grymonpez : trombone
Jacinto Carbajal : contrebasse
Sébastien Dewaele : batterie
Fédéric Volanti : piano
Jeudi 4 mai. 20h30. Billetterie gratuite par réservation en ligne. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85. www.ajmi.fr

Dès 17h30 sera projeté au cinéma Utopia le documentaire réalisé par Patrice et Pierre Soletti, musiciens que nous retrouverons ensuite à l’Ajmi avec leur projet Delta(s). Ce film est un road movie qui va nous entrainer à travers la France et l’Espagne, entremêlant la mémoire individuelle – celle du grand oncle du réalisateur- à la mémoire collective. Delta de racines et d’envol.Durée 55 minutes. Billeterie Utopia. La Manutention.

Direction le club de jazz AJMI dès 20h
Pour découvrir le projet Delta(s) « qui met en scène un rapport subjectif à ce territoire particulier qui enlace le golfe du lion des deux côtés des Pyrénées : une Occitanie élargie, affranchie des frontières, populaire, héritière des idéaux de justice et de progrès social. » Un projet interdisciplinaire ( texte, son,vidéo) bilingue français-catalan qui permet au groupe de revenir sur ses origines à travers une itinérance poétique.
Patrice Soletti : guitare, vidéo et Pierre Soletti : texte, voix, Jordi Pallarès : batterie,Sandra Artigas : voix, danse, violoncelle, Eric Ségovia : animation vidéo, Eric Bellevegue : lumières,Didier Bousquié : son.
Vendredi 5 mai. 20h30. 5 à 16€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85. www.ajmi.fr


Grand Avignon : pour son ouverture, le parking relais de Saint-Chamand sera gratuit jusqu’au 14 mai

Le Grand Avignon et la ville d’Avignon viennent d’inaugurer le nouveau parking relais situé dans le quartier de Saint-Chamand, juste après le terminus de la ligne 1 du tramway. Pour l’agglomération, il s’agit désormais d’inciter la population à laisser les véhicules aux portes de la cité des papes grâce à la réalisation d’autres parking-relais qui vont voir le jour tout autour d’Avignon afin de compléter l’offre de stationnement existante.

Situé à une centaine de mètres du terminus de la ligne 1 du tramway d’Avignon, le nouveau parking-relais de Saint-Chamand dispose d’une capacité de 360 places réparties en 6 demi-niveaux. A l’intérieur, il comprend notamment de 8 places pour les Personnes à mobilité réduite (PMR), 5 places pour les véhicules électriques et 6 places destinées au covoiturage, réparties au niveau d’accès (niveau 0). Une consigne à vélos sécurisée de 22 places est également à disposition des usagers.

Implanté sur un terrain de 5 655 m², cet équipement de 11 mètres de haut représente un investissement de 6,5M€ dont 5,8M€ pour les seuls travaux du parking. Principal contributeur, le Grand Avignon (4,566M€) a bénéficié d’aides du Conseil départemental de Vaucluse (1,27M€), de l’Etat (663 888€) dans le cadre de la DSIL (Dotation de soutien à l’investissement local). Par ailleurs, la ville a cédé le foncier pour 1€ symbolique et la Région Sud-Paca a soutenu financièrement le Grand Avignon dans son projet global de déplacement comprenant le premier tronçon du Tram, les Chron’hop et le parking de Saint-Chamand.

« L’enjeu est de vivre en harmonie dans la densité. »

Jean-Paul Cassulo, architecte.

Un geste architectural à côté de la plaine des sports
« Ce parking-relais à un rôle urbain d’ouvrage qui n’est pas que là pour parquer des bagnoles, insiste Jean-Paul Cassulo, l’architecte avignonnais qui a conçu le bâtiment, en compagnie des 13 autres entreprises intervenant dans le chantiers, dont 7 vauclusiennes. L’enjeu est de vivre en harmonie dans la densité. »
« L’objectif est de capter le trafic en périphérie et de mettre du beau dans la ville, complète Cécile Helle, maire d’Avignon. Merci donc à Jean-Paul Cassulo d’avoir mis du beau dans la ville. Merci aussi au Grand Avignon d’avoir accepté d’investir un peu plus pour mieux faire. »

« Cela prouve que quand on réunit la volonté politique et la stratégie d’aménagement on peut améliorer l’attractivité et l’accessibilité d’un quartier. »

Cécile Helle, maire d’Avignon.

« Nous sommes dans un quartier en pleine transformation, poursuit la maire de la cité des papes. Nous avons tous en tête ce qu’était Saint-Chamand il y a 5 ou 10 ans. Aujourd’hui, ce projet s’inscrit dans une optique de développement durable, notamment sur le plan environnemental, esthétique et urbanistique. Ce parc-relais s’intègre dans un environnement urbain existant, lui aussi en plein développement, avec la plaine des sports et le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) notamment. Cela prouve que quand on réunit la volonté politique et la stratégie d’aménagement on peut améliorer l’attractivité et l’accessibilité d’un quartier où il fallait 40 minutes pour rejoindre le centre-ville, contre 15 minutes aujourd’hui. »

Le nouveau parc-relais de Saint Chamand se situe dans un quartier de près de 3 000 habitants marqué par un fort enclavement, avec la présence d’infrastructures de transports (route de Marseille : RN7 au sud, Rocade à l’ouest, voie de chemin de fer au Nord) et d’équipements (commerciaux, publics…). C’est également un quartier en pleine mutation, en phase avec le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU). Dans ce cadre, la tour située au premier plan est amenée à bientôt disparaître.

A fond la forme avec la plaine des sports
Une intégration du parking-relais dans son environnement qui passe par la proximité immédiate de la plaine des sports.

Côté plaine des sports, un mur d’escalade est adossé au parking-relais.

Ainsi, afin de compléter l’offre sportive, un mur d’escalade écocertifié est implanté sur la façade Sud du Parc-Relais.  Il présente une hauteur de 10 mètres et une largeur de 15 mètres et sera équipé en permanence de prises d’escalade sur toute sa largeur jusqu’à 3 mètres de haut. Dans le cadre d’animations programmées par la Ville ou sur demandes de clubs, des prises supplémentaires pourront être installées sur la totalité du mur. Le coût du chantier pour la Ville (études et travaux) s’élève à 200 000€.

Parking-relais de Saint-Chamand : mode d’emploi
Les entrées et sorties des véhicules s’effectueront sur l’avenue Pierre de Coubertin, au nord-est du terrain. L’accès piéton principal en façade ouest ouvrira sur l’avenue Pierre de Coubertin, sur les stations du tramway et du réseau de bus desservant le centre-ville et ses commerces, sur les aménagements paysagers, sur la plaine des sports, ainsi que sur le parvis du stade nautique. Un second accès est situé sur la façade est. Une station Vélopop sera implantée face à l’accès piétons.

« Le parking sera gardienné 24h sur 24h. »

Côté sécurité, le parc relais disposera de caméras de surveillance reliées au Poste de commandement centralisé du tramway, via une connexion au Centre de maintenance et au dépôt de Courtine. Il sera gardienné 24h/24h. Sa configuration, liée à l’organisation des parcours intérieurs et extérieurs du bâtiment, offre une clarté des cheminements grâce à la lumière naturelle, et une vue dégagée des dispositifs d’accueil excluant les recoins et les zones d’attente cloisonnées.

Tarifs et gratuité pour les usagers des transports en commun
Accessible à tous, le parc-relais de Saint-Chamand est gratuit pour les usagers des transports en commun et les abonnés Orizo, et prochainement pour les résidents du quartier, la nuit uniquement. Pour les autres, le parc-relais fonctionne grâce à un ticket acheté au Distributeur automatique de titre (DAT), qui servira à la fois de titre de transport pour voyager sur le réseau Orizo pour 1 à 7 personnes, et également de titre de sortie (voir également tarif ci-dessous).
Dans le cadre de son ouverture, le Grand Avignon met en place la gratuité d’accès à l’ensemble des usagers, jusqu’au vendredi 14 mai 2023.

L’agglomération veut augmenter l’offre de stationnement
« Après la mise en service du tramway et du nouveau réseau de bus, le Grand Avignon continue de tracer la voie d’une agglomération où l’on circule mieux et plus propre, explique Joël Guin, président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon. Cette politique volontariste en matière de transports définie dans son Plan de déplacements urbains (PDU), mise notamment sur l’intermodalité, à savoir la capacité du réseau à permettre l’utilisation de différents modes de transports et permettre à un plus grand nombre d’accéder dans de meilleures conditions à ceux-ci. Ce schéma inscrit dans la durée la volonté du Grand Avignon de poursuivre ses actions en matière de mobilité durable et de développer un réseau structurant de transports collectifs dans la partie la plus dense de l’agglomération. Cette volonté induit également un changement des modalités d’accès aux centres et une évolution de la politique de stationnement avec le développement de l’offre de parkings-relais. »

« Nous sommes là pour apporter des solutions concrètes aux problématiques de mobilité sur notre territoire. »

Joël Guin, président du Grand Avignon

Création de 4 nouveaux parcs-relais supplémentaires
C’est donc dans cette logique, qu’outre le nouveau site de stationnement de Saint-Chamand, le Grand Avignon s’engage dans la création de 4 nouveaux parcs-relais localisés en périphérie. Objectif : inciter la population à laisser les véhicules aux portes d’un la cité des papes.
Ainsi, 4 autres parkings-relais vont voir le jour d’ici 2026. Celui d’Agroparc qui  disposera de 320 places de stationnement, dont 8 places pour les personnes à mobilité réduite (PMR) et un pôle d’échanges bus/cars. D’un montant de 1,8 M€, sa mise en service est prévue le 26 mai 2023.
Ensuite, les sites de stationnement des Angles et de Réalpanier, qui seront agencés en superstructures afin d’augmenter leur capacité d’accueil, proposeront respectivement 500 places (dont 400 en superstructure) et 700 places. Ces 2 parkings représentent un investissement global de 32,5M€ en incluant l’aménagement de la voie de desserte en site propre des Chron’hop (ndlr : les Bus à haut niveau de service) du parking des Angles.
Enfin, le projet de parking-relais de Châteaurenard est assuré sous la maîtrise d’ouvrage de la Communauté d’agglomération Terre de Provence. Des études sont en cours afin d’accroitre la capacité de ce parking à 500 places, dont le montant prévisionnel est de l’ordre de 2,3M€.
L’ensemble de ces parkings-relais viendra compléter ceux déjà existants : le parking des Italiens (1 600 places), celui de l’île Piot (1 100 places), d’Auchan nord (200 places) ainsi que de René Char (200 places).
« Nous sommes là pour apporter des solutions concrètes aux problématiques de mobilité sur notre territoire », insiste le président de l’agglomération.


Avignon, les 48h de l’agriculture urbaine c’est ce week-end

Les 48h de l’agriculture urbaine à Avignon auront lieu samedi 29 et dimanche 30 avril. Cet évènement national est un festival du jardinage, de l’écologie et de la nature en ville.

Pour la 5e année consécutive, l’association Les Jeunes Pousses est en charge de la coordination des 48h de l’agriculture urbaine. Au programme, une parade végétale dans Monclar, un pique-nique bingo, un concert de jeunes talents à la Barthelasse, une grande vente de plants de La Pépinière Claude, la visite de fermes et de jardins partagés de partenaires, des chantiers participatifs, des formations, des ateliers, une projection, un marché, un banquet, une vélorution, une dégustation…

Les lieux du festival à Avignon
Ile de la Barthelasse, Allée Antoine Pinay ; Le Tipi, 57, avenue Eisenhower ; La ferme aux Gus, 1074 Chemin des Vignes. En savoir plus ici et le programme complet ici.
MH

Le pique-nique Bingo

Découvrir Avignon autrement avec des visites urbaines

Découvrir les trésors et les mystères de la Cité des papes à travers des parcours urbains, c’est ce que propose Avignon Tourisme à travers trois expériences jusqu’au mois d’octobre.

Street art

Avignon tourisme a élaboré le parcours ‘Arts urbains et street art : une expérience urbaine’. Les participants découvriront la ville, ses monuments et ses ruelles à travers les œuvres d’art contemporaines qui les subliment. Une visite d’1h45 menée par un comédien de Atipicc Production.

Dimanche 7 mai à 14h30, Vendredi 19 mai à 10h30, Dimanche 28 mai à 14h30, Lundi 14 août à 09h45. Départ de l’office de tourisme. 41 Cours Jean Jaurès. Avignon.

Visite en slam

‘À la recherche de ma liberté’ est un parcours tout à fait différent des deux autres puisque la visite s’accompagne du slam, grâce à la slameuse Cigane qui fera (re)découvrir l’histoire d’Avignon aux participants en questionnant le monde d’aujourd’hui et le concept universel de liberté.

Dimanche 9 avril, Samedi 29 avril, Jeudi 15 juin, Samedi 17 juin. 14h30. Départ de l’office de tourisme. 41 Cours Jean Jaurès. Avignon.

Entre légende et réalité

Enfin, l’office de tourisme propose ‘Les trésors méconnus d’Avignon’, une visite contée par la comédienne Cécile Demaison. Pendant 1h30, adultes et enfants à partir de 6 ans navigueront entre légende et réalité historique. Le parcours sera rythmé par de nombreuses anecdotes qui conduiront les participants dans les méandres de la Cité des papes.

Dimanche 30 avril, Dimanche 7 mai, Samedi 20 mai, Dimanche 28 mai, Mardi 24 octobre, Samedi 28 octobre. 10h45. Départ de l’office de tourisme. 41 Cours Jean Jaurès. Avignon.

Les réservations se font sur le site d’Avignon Tourisme.

V.A.


Mine de rien, le MIN d’Avignon n’en finit pas de se réinventer

Première femme à diriger le MIN d’Avignon depuis sa création, Laëtitia Vinuesa recevait tout récemment dans le Hall H ses homologues venus des Marchées d’intérêt national (MIN) de Châteaurenard, Carpentras, Cavaillon, Marseille-Les Arnavaux, Nice, Grenoble, Strasbourg, Perpignan, Lyon, Haute-Corse et de Rungis, n°1 en Europe. Au cœur de leur réunion : le lancement de ‘La 1ère Semaine des circuits-courts et produits français’ qui se tiendra du 18 au 24 septembre 2023. Objectif : répondre à nos besoins alimentaires et environnementaux.

« Une façon de mettre à l’honneur l’ensemble des acteurs ‘Du champ à l’assiette’, producteurs, grossistes, expéditeurs, négociants et détaillants qui s’engagent pleinement dans la mise en avant des produits agricoles de chez nous » explique Marcel Martel, patron du MIN de Châteaurenard et vice-président de la Fédération des Marchés de Gros de France. D’ajouter « Alors que les consommateurs expriment un intérêt croissant pour les achats de proximité dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat et qu’ils cherchent à concilier maîtrise de leur budget et aspiration à une consommation durable et responsable, les prix de l’alimentation ne cessent de grimper. La mise en avant de nos produits de terroir permettra de les promouvoir avec le savoir-faire de nos agriculteurs ». Lors de cette semaine des visites d’exploitations seront organisées au cœur des MIN avec les scolaires et avec une implication des chefs cuisiniers.

Près de la moitié des Marchés de France
Sur les 26 MIN de France, une douzaine étaient représentés et leurs responsables ont pris la parole pour d’abord définir ce que sont des ‘circuits-courts’ et en quoi le rôle des MIN et de leurs plateformes agro-alimentaires est incontournable pour le sourcing des produits, leur traçabilité, leur qualité gustative et nutritionnelle et leur état sanitaire. Le directeur du MIN des Arnavaux, Marc Dufour explique par exemple que « L’endive vendue sur le carreau de Marseille vient de Lille. Certes, elle traverse toute la France du nord au sud, cela fait beaucoup de kilomètres, mais on n’en cultive nulle part ailleurs dans l’hexagone. L’ananas ne pousse pas aux Pennes-Mirabeau, il vient de Martinique, de Guadeloupe et de La Réunion, il est donc produit en France ultra-marine mais il arrive de loin. » Il conclut « Ne parlons pas du coût de la main d’œuvre, en France, un salarié, charges comprises, est payé 2 000€ quand un marocain touche 10 fois moins ». Pareil pour Doris Ternoy, présidente du MIN de Strasbourg : « Le local, pour nous c’est ce qui pousse le long des rives du Rhin, mais des deux côtés, donc nous avons beaucoup de maraîchage allemand et il vient d’à côté ».

Le MIN d’Avignon.

Répondre à nos besoins alimentaires et environnementaux
Gilles Bertrand du ‘Grand Marché de Provence’ intervient : « Nous avons des spécificités puisqu’en plus des fruits et légumes, nous avons une filière riz de Camargue et un abattoir à Tarascon pour les taureaux, donc la facture carbone est très basse. » La représentante de Rungis, Valérie Vion intervient : « Comme notre site, malgré ses 234 hectares, est plein à 97%, il est envisagé un autre lieu sur une centaine d’hectares avec des entrepôts, une agora des producteurs, des professionnels de la transformation et mise en conserve avec encore plus de débouchés vers le commerce, la restauration, les cuisines scolaires, les maisons de retraite, les crèches, les hôpitaux de la Grande Couronne parisienne. »

C’est au tour de Benoît Mathieu, président du MIN de Cavaillon d’intervenir. « En hiver, nous avons moins de fruits et légumes français, mais nous tournons quand même autour de 70% de production hegaxonale en moyenne sur l’année. Dans nos locaux mûrissent bananes de Martinique et de Guadeloupe. Nous travaillons main dans la main avec nos voisins des MIN d’Avignon, Châteaurenard, Nîmes ou Marseille, une synergie qui fait de nous le service public de la distribution alimentaire sécurisée ». Le responsable du MIN d’Agen ajoute : « Nous, nous sommes un marché de producteurs de fleurs, fruits et légumes. Le seul du Tarn et Garonne, entre Bordeaux et Toulouse et nous proposons 80% de local. Mais entre les problèmes climatiques, le manque d’eau, de main d’œuvre saisonnière, de transmission des exploitations quand les paysans partent à la retraite, les surfaces cultivées fondent comme neige au soleil. Sans parler du problème d’enclavement, d’absence d’autoroutes, du coup les transporteurs rechignent à travailler avec nous. »

L’activité du MIN d’Avignon, comme tous les autres MIN de France, débute très tôt le matin.

Enfin, les représentants de Haute -Corse venus en force de la Chambre d’Agriculture, ont rappelé en quelques mots les données socio-économiques de l’Ile de Beauté : « 340 000 habitants, 3 millions de touristes en haute saison, seulement 4 à 5% de production locale et 70 000 hectares de friches qui renforcent l’appétit d’ogre des spéculateurs et promoteurs immobiliers. Nous avons un retard indéniable. »

Un peu d’Histoire…
En attendant cette ‘Semaine des circuits-courts’ en septembre prochain, un brin d’histoire sur le « MIN d’Avignon » qui n’a pas toujours été installé à l’angle de la rocade Charles de Gaulle et de la rue Pierre Sémard. Avant 1960, il y avait un marché aux fleurs place du Change, une halle aux grains place des Carmes, un marché aux bestiaux et aux chevaux boulevard Saint-Roch, un marché des producteurs boulevard Limbert, un marché quotidien des fruits et primeurs boulevard Saint-Michel, des centaines de producteurs tout autour des remparts d’Avignon. Les Halles métalliques de la place Pie datent de 1899.

C’est en 1961, le 29 septembre précisément, qu’est publié au Journal officiel le décret ‘portant création du MIN d’Avignon’ co-signé par Michel Debré, Premier Ministre, Roger Frey, Ministre de l’Intérieur, Edgard Pisani, Ministre de l’Agriculture et François Missoffe, Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur. Sa définition juridique : « Aménager le territoire, améliorer la qualité environnementale et la sécurité alimentaire ». Il a été ensuite inauguré 1960 par Henri Duffaut, maire d’Avignon et Robert Dion, président de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse.

Son premier directeur, Richard Sébillotte (1962-1980), qui vécut plus de 100 ans, se rappelait, lors du 50e anniversaire du MIN : « On a construit à tour de bras à Saint-Chamand, le bâtiment des expéditeurs, la mûrisserie de bananes, le bâtiment des négociants, celui des denrées diverses ». Au début, les paysans apportaient leurs cageots sur des carrioles tractées par des chevaux, puis des 203 camionnettes Peugeot ou des fourgons Citroën. En 1963, le Général de Gaulle a été boycotté par les syndicats agricoles, des clous avaient même été jetés sur le parcours de la voiture présidentielle vers ce qu’on appelait encore le marché-gare.

De 11 à 25 hectares
Des centaines de camions en provenance d’une vingtaine de départements du sud de la France ralliaient le carreau des producteurs dès 3h du matin, chargés de tomates, aubergines, melons et abricots, mais aussi de dattes et d’ananas, de viande et de poissons pêchés au large de Marseille et du Grau du Roi. L’usine Produits Agricoles de Provence (PAP), 20 000m2 de chambres froides est directement reliée à la voie ferrée et exporte dans des wagons frigorifiques vers l’Italie, l’Espagne, l’Angleterre. Dans les années 70, on estime que les volumes ont été multipliés par 3 en 10 ans et que les transactions atteignent 150 000 tonnes, faisant d’Avignon la plus forte zone d’influence de France.

Entre 1960 et 1980, la superficie est passée de 11 à 25 hectares, celle des bâtiments totalise 42 000m2, des parkings et voies de circulation 87 000m2 et les installations frigorifiques 37 000m2. Face au développement de la grande distribution et des hyper-marchés qui enserrent Avignon au nord et au sud, le MIN d’Avignon s’adapte aux nécessaires mutations, il innove, se-réinvente, accueille Promocash et Métro. Avec Didier Auzet, directeur général délégué, puis Patrick Tralongo, directeur-adjoint, il se diversifie en pôle économique aux diverses facettes. Il s’agrandit, change de look. A partir de 2005, 2 000m2 de bureaux d’acier et de verre sortent de terre, 5 000m2 de hangars supplémentaires pour un investissement de 22M€.

Un CA annuel de 238,5M€
Depuis les années 60 où on ne trouvait que producteurs, maraîchers et grossistes, le MIN a évolué. Classé 4e en France, il accueille une banque, un point poste, deux crèches, des traiteurs, des restaurants, des transporteurs. « Le secteur tertiaire à lui seul occupe 5 000m2 » précise Laëtitia Vinuesa, sa directrice depuis janvier 2022.

A ce jour, 138 entreprises y sont implantées avec 1 360 emplois à la clé et un chiffre d’affaires de 238,5M€. Nul ne doute que, mine de rien, à deux pas des autoroutes, du TGV et de l’aéroport, il va continuer à s’agrandir, se métamorphoser, se doter de bornes de recharges électriques, de panneaux photovoltaïques sur les toits, de composteurs et d’unités de traitement des déchets. On en reparlera !

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/182/   1/1