18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Avignon serre la vis aux meublés touristiques

Face à la prolifération des locations de courte durée, la Ville d’Avignon annonce un encadrement renforcé. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les propriétaires doivent se conformer à des règles plus strictes, destinées à préserver l’équilibre résidentiel du centre ancien, la qualité de vie des habitants et l’accès au logement.


Depuis le début de l’année, Avignon entend reprendre la main sur un phénomène devenu structurel. La municipalité a prévu d’abaisser le plafond annuel de location des résidences principales à 90 nuitées, contre 120 jours autorisés au niveau national, et de limiter à deux le nombre de logements pouvant être loués en courte durée par un même propriétaire. Une déclaration préalable de propriété est, désormais rendue obligatoire. Ces mesures, s’inscrivent dans les possibilités offertes par la loi aux communes dites ‘tendues’, confrontées à une pénurie de logements.

Une pression immobilière concentrée dans l’hyper-centre
La photographie dressée par la Ville est sans appel : plus de 2 200 meublés touristiques sont aujourd’hui recensés à Avignon, dont la majorité se concentre dans l’intramuros. À l’échelle départementale, on en compterait plus de 15 000. Selon la Ville, le centre ancien a enregistré en un an 4% de résidences principales, tandis que les résidences secondaires progressaient de + 3%. Un glissement qui alimente la raréfaction du logement permanent, au profit d’un usage touristique devenu, selon les élus, une activité économique à part entière.

Du complément de revenu à l’industrialisation
«À l’origine, la location de courte durée permettait à des ménages de compléter leurs revenus. Elle n’avait pas vocation à restructurer le marché immobilier», rappelle Paul-Roger Gontard, adjoint au maire chargé du développement territorial. Or, l’essor de plateformes comme Airbnb a profondément modifié la donne : les annonces ont doublé en huit ans à Avignon, contribuant à la fragmentation des logements, à la multiplication de petites surfaces et à l’éviction progressive des familles du centre ancien.

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Cadre de vie, lien social et propreté en question
Au-delà du logement, les élus pointent des effets concrets sur la vie quotidienne : rotation permanente des occupants, affaiblissement du lien de voisinage, méconnaissance des règles locales. La question de la propreté urbaine cristallise également les tensions. Les services municipaux constatent régulièrement des dépôts sauvages de déchets à proximité des fameuses boîtes à clés, devenues le symbole visible de cette économie touristique. Leur installation sur le domaine public est illégale, ainsi la Ville a engagé une opération de marquage et de retrait systématique des dispositifs non autorisés.

Un enjeu économique régional majeur
Le débat dépasse largement Avignon. En 2022, près de 23 millions de nuitées ont été réservées via des plateformes en Provence-Alpes-Côte d’Azur, un record national selon l’Insee. La région se situe à un niveau comparable à l’hôtellerie traditionnelle. Dans le Grand Avignon, 47% des touristes optent pour une location via la plateforme, d’après une enquête de Vaucluse Provence Attractivité. Un succès qui génère des retombées économiques : taxes de séjour, consommation locale, mais accentue les tensions sur le parc résidentiel.

Trouver l’équilibre entre tourisme et logement
Les professionnels de l’hôtellerie, réunis au sein de l’Umih84 -Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Vaucluse- appellent de longue date à une mise à niveau des règles : normes, fiscalité, sécurité. De son côté, Airbnb affirme soutenir des réglementations ‘proportionnées’ et dit collaborer avec la Ville pour faire respecter l’obligation d’enregistrement et l’interdiction des boîtes à clés sur l’espace public. Pour la municipalité, l’objectif est clair : réorienter une partie des biens vers la location longue durée, sans nier l’importance du tourisme, pilier de l’économie locale.

Quelques chiffres
Le Vaucluse accueille 216 hôtels et près de 7 000 chambres. 2 200 meublés sont actuellement recensés à Avignon dont 1 500 dans l’intramuros. La Vaucluse compterait 15 000 logements proposés en location saisonnière. Le Vaucluse bénéficie de 300 jours de soleil, est fréquenté par 5 millions de touristes par an. Avignon est placée en 55e position des villes où il fait bon vivre. Les retombées économiques touristiques en Vaucluse sont de 1,5 milliards d’euros.
Sources : Insee ; Vaucluse Provence Attractivité ; Délibération de la ville d’Avignon.
Mireille Hurlin


Avignon serre la vis aux meublés touristiques

Avec ses 25 hectares, 130 entreprises et plus de 1 300 emplois, le MIN devenu ECOMIN, rime avec économie et écologie. Et ce mardi 20 janvier, Cécile Helle, Maire d’Avignon, par ailleurs présidente de la SMINA, a poursuivi sa salve de vœux 2026 sur le carreau du marché de gros de la Cité des Papes à l’attention des salariés, commerçants, artisans et entrepreneurs du marché-gare.

« Cette cérémonie revêt une émotion particulière puisque c’est la dernière fois que je m’adresse à vous comme maire d’Avignon », a précisé celle qui avait prévenu qu’elle ne se présenterait pas pour un 3e mandat et qui a tenu parole…

Aux côtés de Sabine Roussely, la Secrétaire Générale de la Préfecture, et de Laetitia Vinuesa, la directrice du site, elle a évoqué l’évolution de ce « ventre » d’Avignon, symbole d’attractivité et de rayonnement de la ville. « Puisque nous sommes en période électorale, il m’importe de rappeler quelques évidences, les actes parlent pour nous. Moi je suis favorable à la politique de la preuve. Pendant 12 ans, j’ai mis en application une forme de synergie entre les agriculteurs et le MIN. » Ici, la transition est une réalité depuis longtemps. La végétalisation a été renforcée, le remplacement des ampoules par des LED accélérée, la pose de bornes électriques intensifiée, les déchets triés et valorisés.

Cécile Helle a profité de ce moment pour tirer un bilan de ses 2 mandats de maire. « Nous avons réhabilité, rénové, requalifié et donné du travail au BTP. Avignon s’est transformé avec 40 à 45M€ d’investissements par an réinjectés dans l’économie locale, ce qui fait en tout 1/2 milliard d’euros. À titre d’exemple, je ne citerai que le Stade Nautique, l’Ecole Melly et Paul Puaux (14M€) et le parvis de la Gare-Centre (16M€). Nous avons d’ailleurs reçu le Trophée national de l’Innovation de la part de la Fédération du Bâtiment pour La Plaine des Sports. Pour être ‘maire-bâtisseur’,  il faut une vision pour sa ville et ce n’est pas fini puisque 200M€ seront dévolus au Plan Réseau de Chaleur et Fraîcheur. » De la Rocade à la Grange d’Orel, des bords du Rhône à Bonpas, du Pont-des-Deux-Eaux à La Croix des Oiseaux, avec les différentes aides de rénovation urbaine et de l’Etat, la vie des habitants de tous ces quartiers sera améliorée.

Elle a aussi évoqué son rôle de « facilitateur » dans l’émergence de projets. « La porte de mon bureau à la mairie est toujours ouverte pour anticiper, créer, innover. On critique les rideaux tirés et les commerces fermés au coeur d’ Avignon. Mais notre ville est historique et nous devons nous conformer à une législation drastique sur les bâtiments et monuments historiques qui par exemple interdisent les climatiseurs sur les façades des rues de l’hyper-centre et bannisent certaines enseignes lumineuses. Il a fallu des mois, voire des années pour aboutir à l’installation du ‘Carrefour-City’ pas loin de la Rue Carnot ou du ‘Monsieur Bricolage’ en face du Conservatoire de musique. ».

Depuis sa création en 1961, le MIN, « avec sa dream team n’est pas resté inerte, pépère. Il a évolué et il s’est positionné pour défendre un véritable enjeu de souveraineté alimentaire. La nature, l’environnement,  le pôle agro-alimentaire, les écoles d’ingénieurs agronomes, l’INRAE à Montfavet, les entreprises de transformation des produits de la terre et de logistique, tout concourt à une valorisation de la naturalité et à la qualité de ce que nous mangeons, y compris dans les écoles de la ville », a poursuivi la maire d’Avignon.

Cécile Helle a également rappelé que « la ville est propriétaire du site d’ECOMIN et qu’une nouvelle DSP (Délégation de Service Public) va être lancée le 1er mars prochain pour investir d’ici 2050 encore 40M€ dans la rénovation de ses 25 hectares et dans la construction de nouveaux bâtiments, dont une nouvelle cuisine centrale de la ville » pour améliorer la qualité des repas servis à la cantine, aux petits Avignonnais.

« En attendant l’horizon 2050, j’ai confiance. Je vais bientôt donner les clés de la mairie à d’autres. Je crois en l’intelligence collective, un nouvel avenir se dessine, belle année à vous, belle aventure à tous », a conclu, émue, Cécile Helle avant d’être applaudie à tout rompre par l’auditoire.

©Ville d’Avignon

Avignon serre la vis aux meublés touristiques

Histoire d’une femme poisson

Et si un jour, tout ce que vous pensiez vrai s’effondrait ? Si la réalité se fissurait, révélant qu’elle n’était qu’un mirage ? Plongez sous la surface, là où le monde scintille autrement, et faites la rencontre de Magdalena. Ici, sous l’eau, tout est jeu, éclat et musique. Ça swingue, ça chante, ça brille. Magdalena vit dans une bulle joyeuse, entourée de ses trois sœurs et de sa Grand-Ma. Un univers tendre, doux, magique, à l’abri des turbulences du monde. Bientôt, elle aussi deviendra grande. Une sirène. Elle quittera les profondeurs pour découvrir enfin tout là-haut. Mais que se passe-t-il quand la bulle vacille ? 

La compagnie Youka en résidence à la Factory-Théâtre de l’Oulle d’Avignon

Youka est une compagnie de spectacles vivants créé en 2023, et basée à Lapalud dans le Vaucluse. À la croisée du théâtre, de la marionnette et du chant, Youka développe une démarche artistique sensible et poétique. Elle nous propose sa sortie de résidence effectuée à la Factory d’Avignon en avant- première. 

Un délicat seul en scène 

Magdalena est une fable sensorielle et poétique mêlant théâtre, chant, marionnette et création sonore. Avec humour et délicatesse, Magdalena explore les vertiges de la désillusion, la transmission, l’identité, et le passage délicat de l’enfance à l’âge adulte. Un spectacle pour tout public mêlant théâtre, chant, marionnette et création sonore.

De et avec Alice-Maïa Lefebvre
Collaboration artistique : Mélaine Catuogno et Alice-Maïa Lefebvre
Accompagnement dans l’écriture : Pierre Berlioux
Fabrication marionnette : Marion Pirault

Vendredi 23 janvier. Entrée libre. Salle Tomasi. 4 rue Bertrand. Avignon. 09 74 74 64 90 / la-factory.org 


Avignon serre la vis aux meublés touristiques

Implantée à Avignon depuis 2021, mais aussi à Paris, Angoulême et Strasbourg, La Station Animation est une société de production spécialisée dans la création et la fabrication de films et de séries d’animation 2D et 3D. Pour débuter l’année 2026, Christian Ronget, producteur et gérant, et Florence Biansotti, directrice des productions, font le point sur les projets à venir.

Fondée en 2002 à Paris, La Station Animation s’est implantée en Vaucluse, à Avignon, en 2021. Une volonté du fondateur Michel Cortey, qui vivait à Saint-Rémy-de-Provence et enseignait à MoPA, école du film d’animation 3D à Arles.

« Malheureusement, Michel est décédé l’année dernière, annonce tristement Christian Ronget, gérant de l’entreprise. Ça a été un choc, on est tous très tristes, donc on a décidé de continuer à développer ce qu’il a construit. » C’est ainsi que la Station Animation poursuit son développement et continue de s’affirmer au sein du paysage du cinéma d’animation français. Une belle façon de rendre hommage à son créateur.

Un studio à la double casquette

La Station Animation, c’est en réalité deux entreprises : une société de production qui développe les projets, cherche à les financer et à les monter, et une société qui exécute la fabrication desdits projets. « Il existe des studios qui font de la prestation, explique Christian Ronget. Nous on fait à 90% la fabrication des projets qu’on développe nous-mêmes, mais il nous arrive aussi de faire de la fabrication pour d’autres sociétés de production. »

« On a la chance de travailler avec beaucoup de talents de la région. »

Florence Biansotti

Ainsi, grâce au succès remporté par les derniers projets, que La Station Animation a réussi à la fois à développer et à faire naître, l’entreprise peut faire accroître ses antennes provinciales, notamment celle d’Avignon, qui comptabilise aujourd’hui 33 postes de travail. « On compte aussi des storyboarders, des réalisateurs ou encore des scénaristes dans la région PACA qui travaillent depuis chez eux et qui n’ont pas forcément besoin de venir dans les locaux », ajoute Florence Biansotti, directrice des productions.

Un studio qui prend de l’ampleur…

Si La Station Animation se développe aussi bien depuis quelques années, c’est non seulement grâce au travail de ses équipes, mais aussi grâce à son emplacement. « On a la chance à Avignon d’avoir une école de renom, l’École des Nouvelles Images, qui se hisse parmi les meilleures écoles françaises et qui forment les talents de demain », développe le gérant du studio d’animation. La Cité des Papes accueille aussi Grand Avignon animation, un hôtel d’entreprises dédié aux industries créatives au sein de la Villa Créative.

« Il y a une vraie envie d’agrandir cet écosystème à Avignon et ses alentours. »

Christian Ronget

C’est un véritable écosystème qui s’est créé en Vaucluse, et plus particulièrement au sein de la Cité des Papes, autour de l’animation. « On prêche aussi la bonne parole pour inciter d’autres personnes, des collègues de studio par exemple, à venir s’installer ici où il y a suffisamment de société dans le secteur pour leur permettre de trouver du travail, explique Christian Ronget. Nous on offre des postes à chaque fois qu’on a des projets, mais il y a des périodes où on en a moins. En ce moment, ils sont nombreux, on est obligés de pousser les murs. »

…malgré un secteur en crise

Ainsi, La Station Animation semble avoir une bonne allure de croisière, notamment grâce au soutien des institutions publiques et des acteurs privés. Mais ce n’est pas pour autant que le secteur de l’animation est au meilleur de sa forme. « Il y a une belle synergie et on est dans une bonne période, même si le contexte général en ce moment est à la sinistrose parce que le marché de l’animation connaît une crise depuis trois ans », affirment Christian Ronget et Florence Biansotti. Et ce, malgré le fait que la France soit le leader européen du cinéma d’animation

« Il y a un fort chômage dans le milieu de l’animation en France actuellement. »

Christian Ronget

Cette crise concerne surtout les studios qui avaient dans leur chiffre d’affaires une forte proportion de projets destinés aux plateformes américaines telles que Paramount, Netflix, Disney+, etc. Ces plateformes avaient beaucoup investi dans des projets européens il y a quelques années pour pallier l’ascension de Netflix, mais après avoir fait un état des lieux de leurs comptes, elles ont dû faire marche arrière. « Beaucoup d’entreprises en souffrent aujourd’hui, mais peu à peu, ça va reprendre des couleurs », dit le producteur avec espoir.

L’IA, une menace pour l’animation ?

S’ajoute à cette crise le sujet de l’intelligence artificielle. « Il y a un véritable problème juridique et moral en ce qui concerne l’IA, affirme Christian Ronget. Premièrement, on n’a pas envie que ça tue nos métiers parce qu’on aime nos métiers. Deuxièmement , se dire qu’on va faire tout un projet en utilisant l’IA qui a volé tout son savoir-faire aux artistes, ce n’est pas normal. »

« J’ai la naïveté de penser que pour l’instant, l’IA n’est pas au niveau pour nous surprendre et pour nous raconter des histoires qui ne soient pas en fait des condensées ou des copies d’histoires déjà existantes », ajoute-t-il.

Savoir se démarquer

Le marché américain étant moins accessible pour le moment pour les studios d’animation de l’Hexagone, le marché français, par conséquence est saturé. La concurrence se fait rude. Il faut donc tirer son épingle du jeu pour vendre ses projets.

« Il faut développer les projets au maximum, jusqu’à ce qu’on n’y trouve plus rien à améliorer parce que les partenaires potentiels reçoivent plus de 100 projets d’animation par an, et c’est sans parler des chaînes de télévision qui elles, en reçoivent beaucoup plus, développe Christian Ronget. Il faut connaître les lignes éditoriales des chaînes, pour leur proposer des choses cohérentes, donc ce n’est pas facile pour les studios d’animation, qui sont plus de 100 en France, de voir leurs projets naître et de s’en sortir. »

De son côté, La Station Animation peut jouir d’une réputation bien ficelée grâce à des projets qualitatifs qui ont su trouver leur public tels que les longs métrages Sahara, sorti en 2017, ou encore Chien et Chat, en 2024. De plus, le studio propose différents types d’animation : 2D, 3D, stop-motion…

De nombreux projets à venir

En ce moment, le studio implanté à Avignon travaille sur six productions qui sortiront au cours des prochains mois ou des prochaines années, un projet pouvant prendre jusqu’à environ cinq ans entre le moment où le concept émerge et sa sortie.

Ainsi, La Station Animation a plusieurs projets en cours de production :

  • la saison 3 des Plus belles comptines d’Okoo, une collection de comptines animées interprétées par les plus grands artistes français, diffusée sur Okoo, l’offre jeunesse de France Télévisions ;
  • la saison 2 de Partie de campagne, diffusée sur France 2 et qui suit une bande d’enfants qui vivent dans un petit village de campagne, et qui débordent d’imagination et remplissent leur quotidien d’aventures trépidantes ;
  • la série Griott & Mungo, adaptée de la BD éponyme, qui raconte l’histoire d’une petite fille qui va trouver un œuf duquel sort un dinosaure, tous deux vont devenir inséparables ;
  • le long-métrage Inspecteur Croquettes, avec les voix de Philippe Katerine, Esteban et Camille Lellouche, suit un chien qui enquête sur le trafic d’un chat sournois qui grossi et disparait sans cesse ;
  • la série Louca (pour laquelle La Station Animation fait de la prestation de fabrication), destinée à être diffusée sur TF1 à l’occasion de la Coupe du Monde de football 2026 et adaptée de la BD à succès, suit les aventures de Louca, un garçon qui cumule mauvaises notes, gaffes et impopularité auprès des filles, et son ami Nathan, un beau et talentueux footballeur qui est en réalité un fantôme et qui va aider Louca en devenant son coach sur les terrains de football comme dans la vie ;
  • le long-métrage Les Extra-Terriens, prévu pour Canal+, raconte l’histoire d’une famille qui, malgré son apparence banale, cache des secrets bien étranges.

En plus de ces projets qui vont bientôt voir le jour officiellement, d’autres sont encore en cours de développement, étape qui englobe la partie financement, les premiers design, le scénario, etc. Ainsi, la Station Animation n’est pas prête de quitter nos écrans de sitôt.


Avignon serre la vis aux meublés touristiques

Il faudra compter avec eux : La France Insoumise ( LFI), le parti communiste français ( PCF), Génération.s et des citoyens de la société civile à l’origine d’Avignon Collectif actent une liste commune en vue des prochaines élections municipales dans la cité des papes.

Avignon Collectif a levé les dernières interrogations lors d’une conférence de presse commune avec LFI. Depuis septembre, ce collectif rassemblant le PCF, Génération.s et des citoyens et citoyennes d’Avignon s’était donné le temps de « rassembler, observer, recueillir et construire » comme le souligne Thomas Petiot un des fondateurs avec Vincent Delaye de cette initiative pour « faire d’Avignon une ville gouvernée avec ses habitants, une ville laboratoire de démocratie populaire, une ville où la justice sociale, l’écologie et la culture avancent ensemble. »

« Fabriquer du commun. »

Un programme pour se rassembler
Deux jours après la conférence de presse de la France Insoumise qui laissait présager quelques annonces, cette conférence de presse commune a acté un rassemblement autour de la candidate insoumise Mathilde Louvain mais surtout autour d’un programme, et d’une méthode comme aiment à le préciser Eric Deshayes de Generation.s, Julien Benito du PCF et Zinèbe Haddaoui d’Avignon Collectif « la manière de travailler sur le terrain de LFI correspond exactement à ce que nous avons mené depuis septembre avec des ateliers citoyens pour « fabriquer du commun », autour de thème comme Bien grandir à Avignon, la santé, la démocratie… Nous allons mettre tout ça dans le pot commun ».
Pour Julien de Benito ( PCF) c’est aussi la manière de travailler sur le terrain avec des personnes de la société civile qui a permis à la section d’Avignon de défendre sa position de rejoindre LFI auprès des instances nationales et non pas de rejoindre leur partenaire historique PS : « la campagne menée par le candidat socialiste David Fournier étant trop traditionnelle et sa méthode trop fermée »

« Un programme radical, de rupture assumé. »

Mathilde Louvain

Parlons programme
« C’est un programme radical, de rupture assumé » précise Mathilde Louvain forte des 14% d’intention de vote du sondage de nos confrères de la Provence dévoilé le mois dernier. « Ce sont sur les 4 principaux axes déclinés par LFI, que nous avons pu clairement rejoindre LFI pour ne pas faire une liste de plus ajoute Eric Desayes de Génération.s : la démocratie vivante, le vivre dignement, la bifurcation écologique et le vivre ensemble. »
Tous actent des avancées positives au cours des 2 mandats de Cécile Helle « mais nous voulons aller plus loin précise Mathilde Louvain : votation citoyenne, régie publique de l’eau, gratuité des transports , bâti scolaire, encadrement des loyers… »
Celui-ci va continuer à se décliner avec les citoyens au cours de réunions publiques et d’ateliers participatifs. « Notre campagne sera à l’image de la manière dont nous voulons gérer cette ville : participation, transparence, responsabilité »

Dans tous les cas, prendre ses responsabilités
Ce temps long de décisions*, Avignon Collectif l’assume pleinement « car il ne s’agissait pas de négocier des places sur les listes existantes mais bien de rassembler autour d’un programme, de ne pas créer une liste de plus et d’obtenir l’aval en interne et auprès des instances nationales ».
« Les responsabilités ont été prises et nous prendrons pleinement les nôtres au soir du premier tour », insiste Mathilde Louvain en rappelant que le principal ennemi est le Rassemblement National et que tout sera fait pour qu’il n’y ait qu’une liste de gauche au second tour.

M.P.

Prochain Meeting de campagne qui était prévu avant la fusion avec LFI
Samedi 24 janvier. Château de Saint-Chamand. 18h. Avec Mathilde Louvain tête de liste LFI, Mathilde Panot, députée Val de Marne LFI et Raphaël Arnaud, député de Vaucluse.

*Avec le désistement de Joël Peyre (PRG) et le ralliement de Place Publique à la liste PS de David Fournier, il y a ce jour deux listes de gauche au premier tour. Le maintien de la candidature de Paul-Roger Gontard (Convergence) étant encore incertaine.(N.D.L.R)


Avignon serre la vis aux meublés touristiques

La danseuse étoile de l’Opéra de Paris, Marie-Agnès Gillot, et la pianiste Eloïse Bella Kohn forment un duo chorégraphique et musical, donnant à voir et à entendre une poésie des corps et des sons.

C’est une rencontre inédite car même si la musique et la danse sont souvent indissociables, il est rare que musiciens et danseurs évoluent ensemble, en se rencontrant pleinement. ‘(Else)Where’ naît de cette envie de croiser ces langages, de créer une œuvre où la musique et le mouvement se répondent intimement, où le geste prolonge la note et où la note amplifie l’élan du corps.

Bach et Ligeti

Dans cette création, la danseuse étoile de l’Opéra de Paris, Marie-Agnès Gillot, et la pianiste Eloïse Bella Kohn se rejoignent sous le regard du chorégraphe et directeur artistique du Ballet National Chilien, Mathieu Guilhaumon. Ensemble, ils tissent une partition vivante, portée par les œuvres de Bach et Ligeti, dans un dialogue où la clarté et l’équilibre du premier contrastent avec les dissonances et les tensions du second. 

Un concert dansé inspiré de Mademoiselle Else d’Arthur Schnitzler

Librement inspiré du monologue intérieur de Mademoiselle Else d’Arthur Schnitzler, le concert dansé ‘(Else)Where’ explore la solitude d’une jeune femme confrontée au désir, à l’enfermement social et aux contradictions de son propre esprit. À travers une introspection tourmentée, les pensées s’entrechoquent, se répètent, se fragmentent, donnant naissance à un langage chorégraphique qui mêle la grâce du classique à l’intensité brute du contemporain. Chaque mouvement trahit l’ambivalence des émotions, chaque note prolonge cette lutte silencieuse entre retenue et abandon. La musique devient alors le reflet des tiraillements intérieurs d’un être en quête d’échappatoire, oscillant entre ordre et chaos, entre lumière et vertige.

La musique et la danse se font écho

‘(Else)Where’ est un espace suspendu, une traversée où la musique et la danse se font écho pour incarner l’intime. Un duo sensible, une poésie du corps et du son qui donne vie à l’invisible, à ce frisson intérieur qui fait vaciller les âmes en quête d’ailleurs.

Programme musical

Johann Sebastian Bach
L’Art de la Fugue BWV 1080 (extraits)
György Ligeti
Musica Ricercata per pianoforte

Distribution

Mathieu Guilhaumon : chorégraphe
Marie-Agnès Gillot : danse
Eloïse Bella Kohn : piano

Vendredi 23 janvier. 20h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Avignon serre la vis aux meublés touristiques

La Mission Locale Jeunes Grand Avignon organise aux côtés d’entreprises, de CFA, d’organismes de formation et autres acteurs de l’alternance, la 8e édition du forum ‘Objectif Alternance’ le mardi 20 janvier à Avignon.

Un forum autour de l’alternance sera organisé le 20 janvier au sein de la salle polyvalente de Montfavet pour les personnes souhaitant en apprendre plus sur l’alternance, découvrir les métiers et filières qui recrutent, mais aussi avoir des retour d’expérience de jeunes apprentis.

Une trentaine de centres de formations seront présents pour l’occasion, ainsi que des apprentis, des chefs d’entreprises, des professionnels de la formation et de l’emploi. De nombreux secteurs d’activité seront représentés. Certains métiers feront l’objet démonstrations comme l’esthétique, la coiffure, la construction, la plasturgie, la logistique, la restauration et bien d’autres.

Un pôle ‘information’ sera également mis en place pour donner des renseignements sur des sujets tels que la mobilité, les financements et les aides pour les alternants.

Mardi 20 janvier. De 9h30 à 13h. Salle polyvalente de Montfavet. 246 Rue Félicien Florent. Avignon.


Avignon serre la vis aux meublés touristiques

L’ultime chef d’œuvre de Verdi

Falstaff créé en 1893, est l’ultime chef d’œuvre de Verdi qui décède en 1901. Opéra d’une modernité saisissante, inspiré de Shakespeare, c’est parmi les autres opéras de Guiseppe Verdi – Aïda, La Traviatta, Rigoletto, pour ne citer que les plus célèbres – l’un des plus joyeux tout en étant d’une beauté musicale saisissante. 

Falstaff, les joyeux joujoux de Windsor, une adaptation originale et pétillante d’Andrea Piazza

On est loin de l’opéra bouffe originel tiré de Shakespeare qui mettait en scène un Sir John Falstaff, flambeur notoire ventru, coincé par des dettes et décidé à séduire deux riches bourgeoises pour s’en sortir. Ici, avec malice, le metteur en scène Andréa Piazza a replacé l’action dans le monde des jouets, souhaitant une plus grande identification et proximité, afin d’imaginer un monde nouveau et meilleur. Avec cette adaptation ludique et participative, les spectateurs sont invités à rejoindre l’aventure, à chanter et à se prêter au jeu, à célébrer le théâtre et la musique pour se retrouver… et de faire du monde une farce.

Falstaff, un vieux robot cabossé

Falstaff, vieux robot cabossé, jadis jouet préféré de la maison Windsor, est relégué dans un coin, alors que les jouets s’animent dès que les enfants ont le dos tourné. Bien décidé à reconquérir sa place dans le cœur des enfants, il élabore un plan audacieux : séduire Alice et Meg, les deux nouvelles poupées stars du placard. S’ensuit un joyeux chassé-croisé de manigances, de déguisements et de quiproquos.

D’après Falstaff de Giuseppe Verdi (1893)
Arrangement dramaturgique : Andrea Piazza
Arrangement musical : Massimo Fiocchi Malaspina
Traduction française : Renaud Boutin
Coproduction : Opéra Grand Avignon et Teatro Sociale di Como

Le concept de l’opéra participatif

L’idée est de faire découvrir les codes de l’opéra grâce à une participation active du public ,  en lui donnant l’ occasion de chanter en direct depuis la salle , lors de la représentation. Six chants participatifs et un chant signe sont au programme. Pour s’y préparer  des ateliers pour apprendre les chants à  interpréter pendant le spectacle sont prévus. Partitions et airs disponibles sur operagrandavignon.fr
Gratuit sur inscription : actionsculturelles.opera@grandavignon.fr
Rendez-vous juste avant le spectacle : Samedi 17 janvier. 14h30 à 15h30. Dimanche 18 janvier. 14h30 à 15h30

Samedi 17 janvier. 16h. Dimanche 18 janvier. 16h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40 / www.operagrandavignon.fr


Avignon serre la vis aux meublés touristiques

À l’occasion de son Bicentenaire, l’Opéra Grand Avignon poursuit la célébration de ses 200 ans avec le lancement, le 12 janvier dernier, du second et dernier livret du Mystère de l’Opéra. Un jeu inédit mêlant patrimoine, création et participation du public, au cœur d’une année anniversaire particulièrement foisonnante.

Inauguré en 1825, l’Opéra Grand Avignon traverse deux siècles d’histoire marqués par les incendies, les guerres, les reconstructions et les mutations artistiques. Toujours en activité, il demeure aujourd’hui un lieu central du spectacle vivant, profondément ancré dans la vie culturelle du territoire.

Anniversaire
Pour célébrer cet anniversaire exceptionnel, l’institution a choisi de s’adresser directement au public à travers un jeu patrimonial original, Le Mystère de l’Opéra. Lancé en octobre 2025, ce dispositif ludique propose une immersion dans l’histoire et les coulisses de l’Opéra avec, à la clé, une récompense hors norme.

Un trésor unique à la clé
Le gagnant du jeu remportera une place nominative donnant accès à l’ensemble des opéras et spectacles de ballet programmés par l’Opéra Grand Avignon pendant… 200 ans ! Cette distinction symbolique sera matérialisée par une clé et un coffret réalisés par l’atelier des accessoiristes de l’Opéra.

Quatre nouvelles énigmes pour clore l’enquête
Après un premier livret largement diffusé, toujours disponible à la billetterie et en ligne, un second et dernier livret est proposé depuis le 12 janvier 2026. Il comprend quatre nouvelles énigmes inspirées de l’univers lyrique, de l’architecture et du spectacle vivant. Ouverts à tous les âges et à tous les niveaux, ces défis invitent les participants à recomposer une phrase mystère finale. Les réponses devront être déposées avant la fin du jeu pour tenter de remporter le prix du Bicentenaire.

Une année 2026 rythmée par de grands rendez-vous
Le lancement de ce second livret s’inscrit dans une programmation anniversaire étendue sur toute l’année 2026. De janvier à mai, des visites de l’Opéra seront proposées, ponctuées d’interventions artistiques du chœur ou du ballet, intégrées au parcours de découverte du bâtiment. Cinq dates sont d’ores et déjà prévues, alternant présence du chœur et du ballet entre janvier et mai. Ces moments permettront au public de rencontrer les artistes permanents et de découvrir l’Opéra sous un angle intime, loin du cadre traditionnel de la scène.

Recherche, transmission et création au cœur du Bicentenaire
En février 2026 paraîtront aux éditions universitaires d’Avignon les actes des colloques du Bicentenaire, issus de rencontres organisées en 2023 et 2024 en partenariat avec l’Université d’Avignon. Ces travaux offrent une analyse pluridisciplinaire du rôle artistique, historique et sociétal de l’Opéra sur deux siècles. Le 11 avril prochain, l’Opéra fera revivre le Marathon de la danse, inspiré des concours d’endurance des années 1920. Dans une version festive, des duos costumés danseront pendant 200 minutes quasi ininterrompues, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un couple, sous les encouragements du public. Le 11 juin, la Maîtrise Populaire de l’Opéra Grand Avignon proposera un concert de restitution. Issu d’un projet éducatif mené avec des écoles des quartiers prioritaires, ce chœur d’enfants présentera un programme aux influences françaises, espagnoles et algériennes, aboutissement de huit mois de travail artistique.

Une mémoire partagée avec la ville
À la rentrée 2026, l’Opéra investira l’espace public avec une déambulation lyrique dans le centre-ville d’Avignon. Chanteurs, danseurs, musiciens et chorales feront revivre un opéra en extraits chronologiques, invitant le public à chanter avec les artistes grâce à des partitions mises à disposition. En septembre paraitra également l’ouvrage L’Opéra Grand Avignon, patrimoine vivant depuis 1825 de Julie Deramond, spécialiste de l’histoire de l’Opéra, retraçant deux siècles de vie lyrique à partir de recherches approfondies et de témoignages.

Une grande exposition
Enfin, une grande exposition de fin d’année viendra clore les célébrations. Déployée sur plusieurs sites, dont la Villa Créative, l’Opéra et les mairies du Grand Avignon, elle mettra en valeur archives, costumes, photographies, œuvres et témoignages. Un appel à contribution des habitants permettra d’enrichir ce patrimoine partagé.
Calista Contat-Dathey

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