19 mars 2026 |

Ecrit par le 19 mars 2026

Le poème « Speak white » mis en espace au Théâtre Transversal pour 4 performances

La québécoise Michèle Lalonde a écrit le poème engagé « Speak white » en plein contexte de révolte.
Tandis que le Québec se lève pour affirmer sa culture et sa langue, elle le lit pour la première fois à Montréal le 27 mars 1970. L’expression Speak white était alors une injure raciste. Elle était utilisée dans l’Ouest canadien, pour agresser ceux qui, appartenant à un groupe minoritaire, se permettaient, dans un lieu public, de parler autre chose que l’anglais.

Le musicien inclassable Lambert Angeli s’empare de ce poème.
Musicien inclassable c’est tout naturellement qu’il se tourne vers la batterie de Guigou Chenevier pour scander le discours de Malala Yousafzai et pour créer un univers de mots et de sons qui se télescopent en toute liberté. Entre poésie et politique, il investit le plateau avec la comédienne Marion Bajot pour nous faire entendre des voix qui s’élèvent pour exister.

Vendredi 18 mars.19h30 et 20h30. Samedi 19 mars à 19h30 et 20h30. Durée de la performance 30 minutes. Tarif unique 10€. Théâtre Transversal. Scène(s) pour la création contemporaine. 10-12 Rue d’Amphoux. Avignon. Renseignements et réservations au 04 90 86 17 12.


Le poème « Speak white » mis en espace au Théâtre Transversal pour 4 performances

L’Autre festival, la 3e édition du salon du livre d’Avignon revient avec 55 auteurs que l’on pourra découvrir dans 5 lieux : au Palais des papes, Espace Jeanne Laurent, au Chêne noir, au mercure Pont d’Avignon, Mercure palais des papes et le Novotel Avignon centre il y aura même des lectures… dans un TER Carpentras-Avignon, aller-retour !

On regarde les eaux calmes du Rhône filer vers Arles, on contemple le Palais des papes alors que la douceur du printemps arrive et l’on emboîte le pas d’augustes écrivains et d’autres follement contemporains. C’est tout ce que nous souhaite Catherine Panattoni, la présidente de l’Autre festival qui, avec son équipe et une armada de bénévoles, de partenaires et de sponsors nous convie à emprunter les ruelles de la vieille ville pour une balade littéraire, à nous plonger dans les livres, à rencontrer les auteurs, à assister à des conférences et même à faire… une dictée.

Dans le détail ?
Cette 3e édition proposera une visite guidée ‘Avignon vue par ses écrivains’ ; ‘La petite dictée’ ; La grande dictée, une invitation à découvrir 3 associations partenaires ; les invités et surtout et bien sûr un salon du livre avec des dédicaces et moult conférences.

Les nouveautés 2022 ?
La 1re ? C’est d’avoir sollicité la SNCF qui propose gratuitement un aller-retour en TER Avignon-Carpentras pour 60 minutes de lecture théâtralisée par Esteban Perroy vendredi 1er avril et samedi 2 avril. La matinée sera dévolue à une lecture visant un public adulte tandis que l’après-midi séduire un public jeunesse. La 2e nouveauté ? C’est d’avoir invité des assos comme : ‘C’est pour toi’ une asso qui organise des événements dont les recettes sont entièrement reversé à un enfant handicapé atteint par une maladie génétique. ‘Un soir, un auteur’, a été créé et est animé par Nathalia Lilly Brignoli qui promeut la lecture, les rencontres avec des auteurs et lecteurs et également aux artistes, mécènes et fondations.‘Habitat et humanisme’ qui œuvre pour permettre l’accès à un logement décent aux personnes en difficulté ainsi qu’à leur insertion. 

Claude Nahoum1er adjoint à la Ville d’Avignon, Catherine Panattoni présidente de l’Autre festival et Nicolas Meffre vice-président et co-organisateur

Une balade dans l’intramuros, dans les pas des grands écrivains
Avignon dans la littérature ? La ville est tantôt Italienne pour certains, Espagnole pour d’autres… Pétrarque, Victor Hugo, Prosper Mérimée, Alphonse Daudet… Les écrivains sont nombreux à décrire la cité papale ou à en faire le théâtre d’intrigues.

Pétrarque
Au XIVe siècle Francesco Pétrarque fuit Florence pour la Provence arrivant à Avignon en 1311, hélas ne trouvant pas de logement –le pape attire énormément de monde et il est difficile de se loger dans la cité- il s’installe à Carpentras avant d’arpenter le Vaucluse et de s’y livrer à la méditation.

Victor Hugo
En 1839 c’est au tour de Victor Hugo de livrer ses impressions : «Arrivé à Avignon par un beau soleil couchant d’automne, c’est une admirable chose. L’automne, le soleil couchant, Avignon, ce sont trois harmonies ». En 1854 Stendhal voit en Avignon une ville d’Italie, s’extasie de la vue depuis le Rocher des Doms et entrevoit au loin les jolis remparts de Carpentras.

Prosper Mérimée
En 1835, Prosper Mérimée, alors Inspecteur des Monuments historiques s’oppose à e que la voie ferrée qui reliera Avignon à Marseille détruise une partie des remparts.»

Alphonse Daudet
Alphonse Daudet, le nîmois, qui restera moins d’un an à Avignon, s’inspirera du moulin de Fontvielle, en 1868, pour écrire ses nouvelles dont ‘La mule du pape’ évoque la cité papale. Le poète Jean Aicard, publiera en 1874 ses textes dont un poème ‘Avignon’. Il y évoque le moyen-âge, les créneaux dentelés, ‘des jaquemarts debout dans leur clocher sonore… Avignon resplendit dans un passé de gloire…’ 

Les infos pratiques
Le but de cette balade contée est aussi de faire découvrir au public le patrimoine historique lié à l’écriture et les ateliers de reliure, bibliothèques, archives départementales. L’Office de tourisme propose cette visite guidée samedi 2 avril à 14h30. 10€ gratuit pour les enfants de – de 8 ans. Renseignements et réservation au 04 32 74 32 74 et www.avignon-tourisme.com Les tarifs : de 8 à 10€. Gratuit pour les enfants de moins de 8 ans.

Livre gourmand & Cultura
Deux librairies sont partenaires de l’événement : le Livre gourmand et Cultura. Le premier proposera des ateliers post-dictée pour les enfants vendredi 1er avril ainsi qu’un festival du livre jeunesse les samedi 2 et dimanche 3 avril au Palais des papes. Tandis que Cultura propose son prix éponyme et son festival du livre pour adultes les samedi 2 et dimanche 3 avril toujours au Palais des papes.

Le prix Cultura
Le prix Cultura a pour vocation d’éditer un auteur à ce jour non encore édité. Les manuscrits sont actuellement recueillis et lus par un jury qui n’en retiendra qu’un. L’ouvrage sera ensuite commercialisé dans 200 librairies en ligne pendant un an et édité en version papier puis distribué dans les 500 boutiques Cultura. Vous habitez en Provence-Alpes-Côte d’Azur et souhaitez postuler ? C’est possible jusqu’au 3 avril en envoyant votre manuscrit à lucas@lautre-festival.fr ou en le déposant à l’accueil du Novotel centre, boulevard Saint-Roch à Avignon.

En 2020 l’Autre Festival avait reçu 30 manuscrits
En 2020 c’est Jean-Baptiste Seigneric pour ‘Pestilentiae’, le souffle des Echelles qui avait remporté l’adhésion du jury. Le Thème ? Le 25 mai 1720, le navire Grand Saint-Antoine regagne Marseille de retour des Echelles du Levant. Quelques semaines plus tard, les germes d’une maladie redoutable répandent la mort dans la cité. Bientôt, la peste emporte plusieurs centaines de victimes chaque jour. Après l’incompréhension, vient l’horreur devant une épidémie inflexible, face à une médecine impuissante et débordée. La quarantaine est déclarée, mais déjà, la contagion déborde les portes de la ville…
L’auteur ? Jean-Baptiste Seigneuric, 55 ans, né à Lyon est chirurgien. Sa passion des mots, de l’histoire de la médecine et des aventures humaines l’ont conduit à l’écriture. Pestilentiae, lui permet de renouer avec Jean-Marie Pommard et le charlatan de Saint-Pierre, son précédent roman.

La grande dictée
La grande dictée, sous la dictée d’Astrid Veillon, devrait réunir plus de 300 adultes. Elle est gratuite et ouverte à tous. La correction et les explications seront donnés par Philippe Dessouliers. Les trois meilleurs participants seront félicités lors de la soirée d’ouverture vendredi 1er avril à l’école hôtelière.
La grande dictée aura lieu vendredi 1er avril au Palais des papes à 13h, à l’espace jeanne Laurent. Le texte est de Philippe Dessouliers. L’inscription obligatoire se fait sur www.lautrefestival.fr

La petite dictée
La petite dictée ? Ce seront 600 élèves de CM1 et CM2 des écoles d’Avignon invités, exactement 5 classes en présentiel et 30 en webinaire à écrire sous la dictée de la très bienveillante Sophie Forte, sur un texte écrit par Philippe Dessouliers (3e dico d’or 2003 à la dictée de Bernard Pivot). Des animations de lecture, écriture et dessin auront lieu après la dictée. La Petite dictée est organisée en partenariat avec le rectorat de l’Académie Aix-Marseille. A la suite de la dictée, 5 auteurs jeunesse proposeront des ateliers d’écriture dans des salles et espaces de la Mairie d’Avignon aux enfants de CM1 et CM2.
Vendredi 1er avril à 9h15.

Le Championnat d’orthographe départemental
L’événement réunira 600 élèves de 6e vendredi 1er avril toujours sous la lecture de Sophie Forte. Les inscriptions se font via les proviseurs des établissements. Le texte est signé Philippe Dessouliers. Le championnat aura lieu vendredi 1er avril.

Le palais des papes

Les invités
Les invités de l’Autre Festival ? Francis Huster, comédien, metteur en scène, réalisateur et producteur en sera le président d’honneur, le chroniquer Eric Naulleau le parrain, le journaliste Jean-François Kahn l’invité d’honneur du samedi et l’écrivain Florent Oiseau l’invité d’honneur du dimanche.

Les chiffres
55 auteurs viendront pour soutenir les lettres, les librairies et l’accès à la culture pour tous ; 60 bénévoles soutiennent la manifestation ; 30 partenaires et plusieurs dizaines de mécènes en ont fait une réalité.

Ils ont dit
Catherine Panattoni
«Avignon est la Ville de la Culture par excellence, une terre d’auteurs, d’artistes, d’histoires et d’échanges. Depuis sa création, ce Salon a pour but de réintégrer l’écriture et la lecture dans notre société actuelle, dans nos foyers et nos habitudes. 55 auteurs locaux et nationaux présenteront leurs ouvrages au Palais des Papes et les auteurs non édités pourront participer à notre Prix Littéraire Cultura pour promouvoir leurs romans. «Avignon vue par ses écrivains» le samedi 2 avril après-midi, une visite locale met en lumière les lieux qui ont inspiré les écrivains. Les rencontres littéraires seront l’occasion pour les auteurs de partager avec le public le goût pour les mots, l’imaginaire, l’écoute et l’écriture. Des moments dédicaces sont prévus au Palais des Papes le week-end. Les invités d’honneur sont attendus le dimanche autour de conférences au Palais des Papes. Enfin, Les ateliers d’écriture tels que les dictées adultes et enfants  soulignent l’importance de l’écriture, qui reste la base de toute création et transmission.»

Claude Nahoum, 1er adjoint de la Ville d’Avignon
«La Ville a décidé de mettre la lecture au cœur de son action culturelle. La Médiathèque Jean-Louis Barrault est en cours de rénovation, nous allons offrir aux Avignonnais un accès gratuit aux bibliothèques municipales, nos parcs et jardins, durant la fermeture de la Bibliothèque Jean-Louis Barrault seront équipés d’Idéabox qui permettent l’accès aux livres. Ainsi, naturellement, la Ville se place au côté de l’Autre festival pour continuer à promouvoir la lecture. Si le festival d’Avignon joue un grand rôle nous avons besoin que d’autres événements artistiques prennent le relais afin que la culture irrigue notre vie en cœur de ville et aussi dans nos centres sociaux.»

Retrouvez toutes les infos sur L’Autre Festival : Celui qui ouvre les livres | Facebook et https://www.instagram.com/lautre.festival/ https://www.lautre-festival.fr/

La fine équipe organisatrice de l’Autre Festival
Elle est composée de Catherine Panattoni présidente de l’association ; Nicolas Meffre est le vice-président et le co-organisateur, Gaëlle Lopez est coordinatrice, Romane Jarlan est Chargée de communication, Bastien Peiro est le trésorier de l’asso et Cédric Ribeiro le trésorier-adjoint. Michèle Rossi, vice-présidente de l’association Cocktail et culture et Luciano Mélis auteur et éditeur forment le Comité de sélection des auteurs.

Les lieux
Les lieux de l’Autre Festival : Le Palais des papes, le Théâtre du Chêne noir, le Mercure Pont d’Avignon, le Mercure Palais des papes et le Novotel Avignon centre.

De gauche à droite Catherine Panattoni, Romane Jarlan chargée de communication, Nicolas Meffre et Gaëlle Lopez coordinatrice

Le poème « Speak white » mis en espace au Théâtre Transversal pour 4 performances

Depuis 21 ans le Festival Andalou continue de se réinventer tout en affirmant les valeurs qui lui sont chères : paix, partage et fraternité
Diffusée tout au long de l’année par l’Association Andalouse Alhambra(AAA) la culture andalouse trouve son point d’orgue depuis 2002 grâce à la renommée et à la réputation de l’artiste flamenco Luis de la Carrasca qui dynamise la programmation artistique avec Béatrice Valéro, présidente de l’AAA et Isam Ifghallal, président du Festival.

La culture andalouse dans toute sa grandeur et sa diversité
Expositions, rencontre-débat, concerts, danses, cinémas, stages de danses, de chants et de guitare flamenco, gastronomie : rien n’est oublié pour retracer en quelques jours une partie de l’histoire de la Méditerranée et de l’Occident européen.

Le programme pour démarrer ce festival 
Exposition des peintures sur l’art flamenco et l’Andalousie de l’artiste Serge Pena qui a réalisé la peinture de l’affiche du 21ème Festival Andalou.
Du Vendredi 18 au Dimanche 27 mars. Eglise des Cordeliers. Rue des Teinturiers. Avignon. Ouvert de 14h30 à 19h. Vernissage de l’exposition jeudi 17 mars 2022 à 18h.

Concert « Ana Crismán – Arpa Jonda » quand la harpe devient flamenco.
Vendredi 18 mars. 20h. De 5 à 22€.  Théâtre du Chien qui Fume. 75, rue des Teinturiers. Avignon. 04 84 51 07 48. www.chienquifume.com

«Ser Humano» de Luis de la Carrasca, chant, musique et danse pour un hommage à la Vie, à l’Amour et à l’Humain.
Samedi 19 mars. 20h30. 3 à 12€. Centre départemental de Rasteau. 746 Route du Stade. Rasteau. 04 32 40 33 33. spectacle.vivant@vaucluse.fr

Chansons d’Amour du duo Mariposa
Dimanche 20 mars à 11h et 13h dans les Jardins du palais des Papes. Entrée libre.
Concert « De Femmes en Femmes » pour chant, harpe et percussions de Sophie
Leleu interprété par le Duo Racines.
Dimanche 20 mars. 16h. Entrée libre.  Chapelle Saint Symphorien. 9, impasse de la Chapelle. Caumont-sur-Durance. Réservation au 04 90 25 21 07.

La semaine espagnole : une innovation proposée et soutenue par la Ville d’Avignon du 19 au 25 mars.
A l’instar de la semaine italienne qui a lieu en octobre, la Ville d’Avignon a souhaité introduire une semaine espagnole dans ce festival Andalou. En effet la communauté espagnole est importante  en Avignon qui est jumelée avec Tarragona et Tortosa.

Le coup d’envoi sera donné à la Petite Cuisine des Halles le samedi 19 mars à 11h avec une démonstration et dégustation de la Zorza, recette espagnole réalisée par Eduardo et Pascual Vicente. A 15h, un défilé de chevaux et des danseuses et danseurs de Sévillane défileront du Cours Jean Jaurès à la Place de l’horloge.

A noter que le Cinéma Le Vox, nouveau partenaire (et nouveaux fauteuils très confortables !) programmera une rétrospective des films de Pedro Almodovar à raison de 2 séances par jour (matinée et fin d’après-midi).
Cinema Vox. 22 Place de l’Horloge. Avignon.  Programmation et horaires sur www.cinevox.fr

La musique ne sera pas oubliée avec les Chansons d’Amour du duo Mariposa dimanche 20 mars à 11h et 13h dans les Jardins du palais des Papes.
Association Andalouse Alhambra. 9 Rue Vincent Auriol. Avignon. Programme complet sur www.lefestivalandalou.com

Anna Crisman Copyright Esmeralda Cote

Le poème « Speak white » mis en espace au Théâtre Transversal pour 4 performances

Alors que le cinéma Le Vox accueille depuis aujourd’hui la nouvelle édition de la manifestation cinématographique Les Rencontres du Sud, retour sur ce haut lieu du 7e art vauclusien qui célèbre ses 100 ans cette année.

L’aventure de la famille Bizot débute en 1922 à Avignon. D’abord avec le grand-père, Joseph-Baptiste Bizot, garagiste à Monteux qui, à 40 ans, décide de changer de vie, vend tout et investit dans ‘L’Eldorado’, ancêtre du Vox. Il croit en l’avenir du 7e art. A sa mort, en 1967, Edouard prend le relais puis en 1975 leur succèdent Jean-Paul, l’actuel propriétaire et sa femme Léonie, incontournable silhouette de la Place de l’Horloge.

Les plus grands noms
Au fil des décennies, Joséphine Baker, Vittorio Gassman, Ariane Mnouchkine, Maria de Medeiros, Samuel Fuller, Agnès Varda, Jane Birkin viendront au Vox ou s’attabler à ‘La Sperlongaise’, brasserie-terrasse (dont le nom provient d’une petite ville d’Italie, entre Rome et Naples d’où est originaire Léonie, tout comme l’était l’acteur Raf Vallone). Mais aussi Jean Vilar et Gérard Philipe qui venaient répéter ‘Le Cid’ quand il pleuvait sur le plateau de la Cour d’honneur.
Car le Vox ce sont aussi deux salles de spectacles (de 99 et 170 places chacune) qui accueillent des représentations de théâtre, des projections de ‘Connaissances du monde’, le festival ‘off’ en juillet, des séances pour les scolaires, en moyenne 30 000 spectateurs, 7 jours sur 7. Entre 1984 et 2008, c’était l’épicentre du ‘French American Workshop’ créé par Jerome-Henry Rudes, plus connu sous le nom de « Jerry » qui avait accueilli Quentin Tarantino pour ‘Reservoir dogs’ à Avignon, bien avant ‘Pulp fiction’. Une révélation pour le monde du cinéma !

« On a toujours résisté. »

« Je ne suis pas une pièce rapportée, mais une pièce choisie » commente Léonie qui tient avec Jean-Paul et leurs deux enfants Emmanuel et Mary ce cinéma depuis plus d’un demi-siècle à bout de bras. « On a connu le découragement face au développement des immenses multiplexes d’Avignon nord et sud, on a été mis en redressement judiciaire en 1986. Mais on a toujours résisté, on est motivé et on est le seul cinéma familial indépendant d’Avignon, en plus on a un public de fidèles qui nous soutiennent. Pendant le Covid, on a dû fermer, on avait des petits mots pour nous encourager à résister. »Il est vrai que le Vox contribue au rayonnement culturel de la cité des papes, à deux doigts du palais des papes, de l’opéra et de la maison Jean Vilar.

Perpétuer la magie du Vox
Aujourd’hui c’est Emmanuel (qui a un CAP de projectionniste) qui est gérant de la société avec sa sœur Mary, sous l’œil de leurs parents toujours présents. Il a développé la restauration mais aussi installé le numérique, s’occupe de la maintenance du matin au soir. « On y met toute notre âme, dit-il. Quand j’étais petit, à 8 ans je crois, j’avais des tickets d’entrée de cinéma dans un pot de confiture vide, ma mamy jouait à la cliente et moi je lui rendais la monnaie. Quant à mon grand-père, je l’aidais à encoller les bandes avant les projections. La seule question que je me pose c’est de savoir si la magie Vox va continuer à opérer, si mon fils et mon neveu seront aussi passionnés que nous pour prendre la suite, plus tard. »

Contact : cinevox.avignon@free.frwww.cinevox.fr04 90 85 00 25


Le poème « Speak white » mis en espace au Théâtre Transversal pour 4 performances

Shindô, Jeune compagnie implantée en Arles, découverte lors des Festival Off 2018 et 2021 avec «Un jour j’ai rêvé d’être toi» Anaïs Muller et Bertrand Poncet continuent d’explorer la mort d’un monde qui se décompose de l’intérieur dans ce deuxième volet des Traités de la Perdition.

Ainsi se présente le synopsis de leur dernière création «Là où je croyais être il n’y avait personne»:
Perdu au milieu de nulle part, il y a un bal. Dans ce bal, il y a Bertrand et Anaïs. Ils sont à la recherche d’une idole et la trouvent en la personne de Marguerite Duras qui semble habiter le bal inhabité. Petit à petit, les fantômes surgissent et sur les traces de Marguerite, Anaïs se perd au point que Bertrand se demande si Anaïs n’est pas en réalité Marguerite. Ils écrivent une histoire, à la façon de leur idole.

Mercredi 16 mars. 20h. 5 à 22€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51. www.theatredeshalles.com


Le poème « Speak white » mis en espace au Théâtre Transversal pour 4 performances

La Mirande ? C’est cette belle demeure bourgeoise, ce petit château d’un ancien aïeul que l’on aurait aimé compter dans sa famille. C’est cette auguste maison pleine de vie, de pièces et d’escaliers parfois biscornus où l’on aurait rêvé jouer enfant, prendre un chocolat chaud, bien emmitouflé dans le jardin endormi au sortir de l’hiver, bref, c’est La maison des Avignonnais tenue par Martin Stein et toute son équipe.

Alors, quand on reçoit une invitation à s’y rendre… On y court. On est le plus souvent reçu par Francis Lacoste, directeur exécutif de la Mirande. Ça tombe bien parce qu’il nous délivre les secrets des lieux. Il raconte tout d’abord l’histoire du Mirage, le dernier au lieu Avignonnais –secret- où l’on déjeune avec un plaisir non feint.

Connaissez-vous le Mirage ?
«Il est né entre les deux confinements, révèle Francis Lacoste. Nous avions cette partie basse, médiévale de la bâtisse, où sont dispensés les cours de cuisine et les repas de la table haute mais avec la distanciation demandée d’un mètre entre les clients, lors de la crise sanitaire, nous ne pouvions plus rien faire. C’est alors que Martin Stein et son épouse, Julia, ont eu l’idée de réunir l’ancienne cuisine et le garage hippomobile –à calèches puis à automobiles- accessible par la rue de Taulignan- pour en faire un nouveau lieu consacré au Mirage, contraction de Mirande et de garage.»

Francis Lacoste Directeur exécutif de La Mirande

Une assiette au Guide Michelin
«Le lieu a permis aux gens de se restaurer sous les toiles en lin épais représentant des fresques –recto-verso- de décors de la nature de cet artiste américain Timothy Hennessy, un ami de Martin Stein, qui vivait et est décédé à Avignon en 2015. Ce lieu -qui accueille trois salons : ‘Le préau’, ‘la cave au puits’ et ‘la salle voûtée’- et surtout le talent culinaire de Séverine Sagnet nous a permis d’obtenir une ‘assiette’ au guide Michelin en 2020 et décernée en 2021. Ce qu’a dit l’inspecteur du Michelin ? L’assiette célèbre la créativité de la cheffe et son approche de la fusion entre plat gastronomique et familial. Depuis Séverine Sagnet est devenue cheffe à domicile et nous faisons appel à elle pour les ateliers du Marmiton et des Tables hautes privatives.»

La table haute
Depuis bien des années déjà, la table haute, qui règne dans l’ancestrale cuisine, promeut, du mardi au samedi, la convivialité d’un repas ‘pris en commun’ confectionné par le chef devant les convives dont certains viennent du monde entier, tandis que d’autres jours les convives se métamorphosent en apprentis cuisiniers pour, ensuite, déguster le repas concocté ensemble. » Quant au Mirage ? Ce resto un peu caché où l’on déjeune en mode ‘furtif’ et qui a déjà ses aficionados, Francis Lacoste le promet, il ouvrira chaque année, en juillet et août.

En savoir plus
La table haute ? C’est une table immense posée en face d’un magnifique fourneau à bois du XIXe siècle trônant dans l’ancienne cuisine de la Mirande. On y dine à partir de 20h en compagnie de 13 autres convives –la table en accueille 14 en tout-. On y partage la passion du chef, Patrice Blain et de son équipe pour le bien manger. Petite précision : tous les mardis on y déguste des mets végétariens !

Le talent de Séverine Sagnet a séduit l’inspecteur du guide Michelin qui lui a décerné ‘Une assiette’ pour le Mirage

Au chapitre des nouveautés ?
Le bien-être est dans l’assiette ! On fait de la pleine conscience avec Séverine Sagnet et Jessica Llop tandis que Patrice Blain invite à des ateliers autour du bouillon, des couteaux, de leur affûtage et des découpes. Après ? On se penche sur les fermentations avec les légumes lactofermentés, les kéfirs et kombucha, kimchi… Le sans gluten est bien sûr étudié avec des chefs spécialisés invités, ils sont ayurvédiques, végétariens, naturopathes. Nicolas Baretje nous fait faire un tour du monde de la cuisine avec un arrêt en Polynésie et jeudi 17 mars, on fête la Saint-Patrick avec Thomas Roux, patron de la brasserie avignonnaise la Comédienne. Les ateliers enfants reviennent en grande pompe avec ‘c’est moi qui cuisine’ et un parent peut même jouer le binôme avec son enfant au côté d’Alexia Buonvino, quand Patrice initie les ados aux arts de la table. Les séminaires team building pointent le bout de leur nez depuis que le masque tombe. Pour l’occasion Catherine Camara, Rémi Sabouraud et Patrice Blain proposent de faire équipe autour de la cuisine, de la créativité et de la cohésion d’équipe.

Retrouvez tout le programme ‘Cuisine’ de la Mirande ici. Les cours et dates avec les différents chefs ici.

La Mirande. 4, place de l’Amirande à Avignon. 04 90 14 20 20. Le site Ici ; Le courriel ici. Réserver une chambre, une table, des cours de cuisine, des coffrets cadeaux, la boutique en ligne ici.

Portrait
Et parce qu’il vient juste d’arriver, voici le portrait de Patrice Blain, le nouveau directeur des cours de cuisine ‘Marmiton’ et chef de la Table Haute de la Mirande.

Le cheminement de Patrice Blain pourrait paraître atypique à qui ne le connaît pas. Mais en creusant un peu c’est celui, très rationnel, d’un homme plutôt curieux de tout : du monde, de l’environnement, de la nature mais aussi de l’âme humaine étant lui-même féru de philosophie, de psychologie et particulièrement de psychanalyse. Enfin, pour la petite histoire Patrice Blain a dirigé l’agence de communication globale La Souris verte et conçu le site Web du palais des papes.

Patrice Blain prend les commandes de la Table Haute et des ateliers culinaires du Marmiton avec une escouade de chefs talenteux

Un cursus sur les chapeaux de roues
Après un cursus très scientifique : licence en économétrie (hypothèses d’économie prédictive), puis de mathématiques, puis d’histoire de l’art, puis de management culturel, puis de management responsable, formé à l’agroécologie (agriculture par les éco-systèmes) et enfin formé aux fondamentaux de la grande gastronomie française, il passe à l’orée de la quarantaine un CAP cuisine et hop, reprend sa tournée de diplômes avec la Licence pro techniques culinaires adaptées à la santé où il étudie cuisine, biochimie, santé, alimentation, design culinaire, diététique et nutrition. Vous l’aurez compris si Patrice Blain touche à tout, il le fait avec méthode et rigueur !

Cuisiner des produits ‘vivants’, non traités
«Je suis convaincu que la nourriture est l’élément de base de la santé. Il est primordial de manger sainement, de transformer le moins possible les aliments, d’utiliser moins de sel et moins de sucre. Aujourd’hui il émerge une vraie conscience écologique sur la façon de se nourrir pour se maintenir en bonne santé. C’est travailler les équilibres nutritionnels, la lacto-fermentation des légumes–connue dans le monde entier depuis des millénaires-, les jus. Je ne souhaite travailler que sur le bio, les provenances –circuits courts-, et cela se fait très facilement dans le cadre de notre environnement très privilégié en termes agricoles. Le plus important ? C’est de s’exercer, d’adopter une alimentation équilibrée, végétarienne ou carnée, peut-importe… S’il faut manger de tout il faut surtout que les produits soient de bonne qualité et VIVANTS, ce qui veut dire non-traités, les pesticides tuant tout le vivant, stérilisant le produit.»

Avec mon équipe à la Mirande
«Nous proposons tous les soirs à la table haute des menus énergétiques, savoureux, digestes et de plus en plus respectueux de notre mère Nature. Une voie déjà empruntée par Séverine Sagnet (l’ancienne cheffe de la table haute). Nous développons de plus en plus de cours à l’école culinaire de la Mirande, dont le programme des ateliers de l’année vient de sortir ici. La marque de fabrique de ces lieux ? La convivialité, le lien social dans la bonne humeur.»

Le lien social
«L’important ? C’est de resserrer les liens de notre petit écosystème : clients, amis, fournisseurs, partenaires et institutionnels. La gastronomie française est classée Patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la  science et la culture). Il n’est pourtant pas question de la gastronomie élaborée et très technique mais il s’agit –comme le dit l’Unesco- ‘d’une pratique sociale destinée à célébrer les moments les plus  importants de la vie, un repas festif dont les convives pratiquent l’art du bien manger et du bien boire. Le repas gastronomique met l’accent sur le fait d’être bien ensemble, pour le plaisir du goût, l’harmonie des êtres humains et des productions de la nature. Le repas gastronomique ressert le lien familial et amical, et plus généralement resserre les liens sociaux.»

Pour une alimentation durable
«L’alimentation durable est le 2e axe dans lequel nous nous inscrivons. Nous tendons vers des fournisseurs exclusivement bio, les plus proches de nous géographiquement. Des exemples ?  La plupart de nos produits proviennent des alentours comme, par exemple, Molégès pour les légumes, les fruits de Boulbon… Nous sommes également sensibles au commerce équitable.»


Le poème « Speak white » mis en espace au Théâtre Transversal pour 4 performances

Après une mémorable 9e édition en mars 2019 les Rencontres du Sud avaient été annulées pour cause sanitaire en 2020 et 2021. Avec cette manifestation cinématographique professionnelle ouverte partiellement au public, Avignon redevient capitale du 7e art du mardi 15 au samedi 19 mars 2022. Près de 300 professionnels sont attendus pour échanger et découvrir 17 films dont une partie  en avant-première, et cinq équipes de films. Rencontre avec René Kraus, président de l’événement et directeur général du multiplex Capitole Studios au Pontet.

Quel impact a eu la crise sanitaire sur le cinéma ?
« Avec ce que nous avons subi et dont nous souffrons encore, le cinéma a été en sérieuse difficulté. Nous avons été à l’arrêt il y a deux ans. Nous avons repris par périodes mais avec des difficultés liées au passe sanitaire, au passe vaccinal, au décalage des films, au développement des plateformes, à la suppression de la confiserie qui fait partie du rêve que nous vendons, et représente 15 à 20 % de notre chiffre d’affaire. Heureusement pour se maintenir nous avons eu des aides de l’État, aussi bien du ministère de l’Économie que du centre national du cinéma. »

Le cinéma reprend des couleurs ?
« Spider-Man sorti en décembre 2021 a incroyablement bien marché. Puis début janvier avec toutes les contraintes réglementaires  les entrées ont encore plongé de 40 à 50 %. Le 16 février la vente de la confiserie a été autorisée, depuis le 28 février il n’y a plus la contrainte des masques et à partir du 14 mars plus l’obligation de contrôler le passe vaccinal. Les gens seront plus sereins et à l’aise. Même si de nouvelles habitudes ont été prises, notamment par les seniors, j’ai bon espoir de voir le cinéma remonter rapidement la pente grâce à cette liberté retrouvée et aux films qui vont sortir. »

« Nous sommes les premiers en Europe. »

La France a une population attachée au cinéma ?
« Tout à fait ! En 2019 une année extraordinaire nous avons fait plus de 200 millions d’entrées ce qui en faisait le 3e marché au monde. Nous sommes derrière les Etats-Unis et la Chine mais les premiers en Europe. Cela est dû à notre production interne française mais aussi à ce parc de salles qui est le plus gros. Le cinéma donne du rêve et le public aime toujours vivre cette expérience dans les salles. »

Le territoire local est bien pourvu ?
« Sur Avignon nous avons une belle diversité entre le Pathé Cap Sud, le Capitole Studios, Utopia qui est plutôt un cinéma d’art et essai, le Vox cinéma du centre-ville. Vraiment il y a une belle présentation et c’est très éclectique au niveau de la programmation. Les exploitants sont bien en place pour reprendre la situation en main avec le public qui je pense et je l’espère va continuer à nous suivre. »

Comment sont nées les Rencontres du Sud ?
« Il y a 12 ans, les rencontres cinématographiques régionales existaient à Gérardmer dans les Vosges, en Bretagne, dans le Nord, mais rien dans le Sud. Nous avons été quelques-uns dans une petite équipe, à penser que c’était une bonne idée de lancer l’équivalent à Avignon. Des rencontres spécifiques à la profession, rassemblant exploitants, distributeurs, etc, autour de films présentés en avant-première avec la venue d’acteurs, d’équipes de films. Dans un moment sans autre manifestation du genre, situé idéalement entre les festivals de Cannes et celui de Berlin. »

Quel est le chemin parcouru par cette manifestation ?
« Les deux années précédentes elle a dû être annulée. En nombre d’éditions nous arrivons à la 10e. Au fil des années avec des films commerciaux et des films d’auteurs, les Rencontres ont pris de l’ampleur. Nous avons eu plus de 150 équipes de films. Nous avons aussi mis en avant des personnes qui sont moins dans la lumière mais cruciales pour le métier. La manifestation s’est ouverte aux étudiants, aux petits avec le ciné-pitchouns, au public. Notre esprit a évolué pour faire participer l’ensemble du territoire mais en même temps cela reste des rencontres professionnelles. »

« L’occasion de célébrer les 100 ans du Vox. »

Et cette année ?
« C’est une édition différente, un peu édulcorée parce qu’on reprend. Elle ne se passera pas au Capitole centre repris par Frédéric et Mélanie Biessy de la Scala à Paris. Ils vont en faire la Scala Provence à Avignon après une très grosse restauration des salles pour le théâtre mais aussi le cinéma puisqu’ils nous recevront en 2023. Les Rencontres du Sud se dérouleront essentiellement au centre-ville au Vox et Utopia. Au Capitole Studios Le Pontet aussi. Le Vox cela nous est apparu comme une évidence puisque cette année c’est les 100 ans du cinéma qui a été créé par la famille Bizot. »

Des exploitants emblématiques ?
« Tout à fait ! Jean-Paul et Léonie Bizot sont toujours présents auprès de leur fils Emmanuel et de sa compagne Sherazed. C’est Joseph Bizot le grand-père de Jean-Paul et arrière-grand-père d’Emmanuel qui s’est lancé dans le cinéma en 1922. Voilà qui nous rappelle que cet art qu’est le cinéma s’est renouvelé, a changé, évolué avec le son, la projection, le numérique, le 3D. L’évolution s’est faite et les Bizot sont toujours à la tête du Vox. là. Nous tenons particulièrement à célébrer cette famille en 2022. »

Quelles sont les particularités cette année ?
« Il n’y aura pas les Victoires, cérémonie prestigieuse de clôture où était dévoilé le palmarès du festival des montreurs d’images. Il y aura seulement un prix remis par les étudiants. Mais nous avons une programmation de qualité avec 17 films qui seront dévoilés et 5 équipes de films présentes. Même s’il y a eu peu de manifestations, les exploitants ont fait beaucoup de visios. Se retrouver là, discuter des films et voir comment on va les défendre c’est quand même notre ADN. »

La programmation est éclectique ?
« Internationale avec des films espagnol, argentin, japonais, coréen notamment du réalisateur  Ryusuke Hamaguchi qui a fait ‘Drive my car’. Il présentera son 3e film. Nous recevrons entre autres Delépine et Kerven réalisateurs de ‘En même temps’, Cédric Klapisch pour ‘En corps’, Thierry Demaizière et Alban Teurlai avec leur documentaire ‘Allons enfants’, Jean-Pierre Améris qui sera là pour ‘Folies Fermières’. Nous ferons pour les enfants le Ciné Pitchoun au Capitole Studios le samedi matin 15 mars. »

Êtes-vous soutenus ?
« Par nos partenaires institutionnels,  Région, Département, Grand Avignon, Mairies d’Avignon et du Pontet, oui bien sûr. Ils nous ont suivi pendant ces années covid et nous voulons également leur montrer que nous sommes toujours présents. Que nous aimerions dès l’année prochaine élargir à plus de public. Notre volonté c’est de devenir un festival beaucoup plus important avec plus de films et des thématiques très précises. »

Après le succès en 2020 de ‘ La belle époque’» dont vous étiez co-producteur, vous investissez-vous encore dans la production ?
« Je n’ai pas chômé ces deux dernières années. En 2022 je suis également co-producteur indépendant avec François Fontès, de ‘Mascarade’ prochain film de Nicolas Bedos, avec Pierre Niney, François Cluzet, Isabelle Adjani, Charles Berling, Emmanuelle Devos et Marine Vacth qui est l’héroïne principale. On espère le film au festival de Cannes mais il sortira peut-être plus tard. C’est une histoire qui se passe sur la Côte-d’Azur dans la jet-set. Une histoire très subtile. Je n’en dévoile pas plus, mais comme dit Bedos ‘ la vie c’est une gifle et une caresse’ »…

« Arles mérite un nouveau cinéma de 8 ou 9 salles pour des films commerciaux, d’auteurs, d’art et essai. »

Un autre projet ?
« Je me suis lancé dans un autre film, ‘Quand tu seras grand’ d’Eric Métayer et Andréa Bescond qui avaient fait le film ‘Les chatouilles’, sur le thème de la pédophilie et qui en 2019 étaient au festival d’Avignon avec une création sur le thème de l’euthanasie. Là c’est un film avec Vincent Macaigne, Marie Gélin, Eric Métayer sur la vie en maison de retraite, les relations entre les uns et les autres, les difficultés qui existent… Quand Eric m’a parlé de son projet je lui ai dit que je pouvais dire comment cela se passe car avant d’être dans le cinéma j’ai été directeur d’un Ehpad à Salon-de-Provence. Je ne sais pas quand le film va sortir, je pense plutôt en octobre. »

Avez-vous des ambitions sur Arles avec la construction d’un multiplexe ?
Nous en discutons depuis un certain temps avec Jean-Paul Capitano et Robillard les exploitants locaux. On développerait 8 ou 9 salles pour des films commerciaux, d’auteurs, d’art et essai. On discute avec la mairie pour trouver le meilleur endroit. Parce que la ville le mérite. Arles bouge. La ville a une véritable dimension culturelle. Il y a Acte Sud, le festival de la photographie, la Luma et le Parc des ateliers de Maya Hoffmann, le musée Arles antique, etc. Il y a la possibilité de développer un multiplexe classique avec une programmation bicéphale mais aussi de créer un festival. »
Retrouvez le programme complet des Rencontres du Sud 2022

Propos recueillis par Jean-Dominique Réga

Bio express
Après la faculté de droit, René Kraus n’a pas spécialement en tête de tenter la magistrature ou de devenir avocat. Son père biologiste l’oriente sur l’ouverture d’une maison de retraite. « J’ai fait une école de management, l’Institut Bocuse à lyon, et pendant 14 ans je me suis occupé d’un Ehpad de 90 lits à Salon-de-Provence. Après la vente, avec Raoul Aubert un ami de mon grand-père qui tenait un cinéma, nous avons ouvert en avril 2009 le Capitole Studios au Pontet où je suis entouré aujourd’hui de collaborateurs passionnés comme moi. »


Le poème « Speak white » mis en espace au Théâtre Transversal pour 4 performances

Ça y est, la pose de la première pierre de l’Ecole Joly Jean vient d’avoir lieu. Elle préfigure l’école de demain : écolo, proche de la nature, non genrée parce que la société doit surtout changer de paradigme, c’est en tout cas le pari qu’en fait Cécile Helle, maire d’Avignon.

C’est sur un terrain à peine terrassé, en face du n°1340 avenue de la Trillade que nous avons rendez-vous. Le Conseil Municipal des enfants est déjà là. « Cécile Helle y tient particulièrement », laisse échapper une proche collaboratrice. Ensemble, les enfants tiennent la banderolle ‘Joly Jean, mon école idéale’ qui cache le mur où sera insérée la capsule temporelle. Dedans ? Une affiche sur laquelle sera inscrite des messages de Cécile Helle, Joël Guin, le président du Grand Avignon et Bertand Gaume le préfet de Vaucluse.

Cela faisait 25 ans que ça n’était pas arrivé
Cela faisait 25 ans qu’une école n’avait pas été construite à Avignon. Elle sera érigée au cœur de 42 hectares de friches et de terres agricoles de l’éco-quartier en devenir, au Sud d’Avignon, à 4km du centre historique. La trame verte, qui inclura le Clos de la Murette, rejoindra les avenues de la Croix Rouge et de Notre Dame.

Les particularités de Joly Jean
Cécile Helle souhaite une école ouverte où parents et enfants puissent se retrouver, lier des interactions avec les habitants, la nature environnante et même les particularités de chacun, notamment avec un espace Snoezelen, multi sensoriel, dévolu à une classe d’enfants autistes. Il y aura une halle créative, un studio musical, un laboratoire ‘des petits génies’, une salle de repos avec planétarium, des espaces de motricité libre. L’info en plus ? Une salle polyvalente, ouverte sur le quartier, sera conçue dans le bâtiment pour permettre, en dehors des temps scolaires, de recevoir des associations et de permettre un café des parents.

Pose de la 1re pierre et enchâssement de la capsule temporelle dans le mur avec Cécile Helle, maire d’Avignon,
le Conseil municipal des enfants, Joël Guin, président du Grand Avignon et Bertrand Gaume, préfet de Vaucluse.

Des chiffres et des dates
Le coût total du bâtiment est estimé à 12,3M€ dont 9,3M€ financés par la Ville ; 1,6M€ par le Grand Avignon et 1,4M€ par l’Etat. Les travaux de terrassement finissent en ce mois de mars tandis que le gros-œuvre se fera d’avril à novembre et le clos-couvert de septembre 2022 à mars 2023. Les réseaux techniques plomberie et électricité auront lieu de juin 2022 à mars 2023. Le second œuvre et les équipements techniques intérieurs auront lieu de mars 2023 à février 2024. Enfin, la voierie et réseaux divers ainsi que les aménagements extérieurs auront lieu de juin 2023 à février 2024 pour une réception du chantier en mars 2024.

Ce qui caractérise l’école Joly Jean
Une architecture aux formes courbes imaginée par le Cabinet de l’architecte strasbourgeois Matthieu Husser. L’école sera 100% autonome en énergie, brise-soleil orientables, toiture végétalisée, puits de lumière, ossature bois, récupération des calories de la nappe phréatique en hiver et pour sa fraîcheur en été, s’engagera dans le tri des déchets, le compostage et la création et l’entretien d’un potager pédagogique. Le bâtiment devrait être livré en février 2024.

Dans le détail
Le groupe scolaire Joly Jean s’étendra sur 4 940m2 et comprendra 11 salles de classes dont 5 maternelles et 6 élémentaires. Il est conçu dans une démarche BDM (Bâtiment durable méditerranéen) et a d’ailleurs obtenu le Label or pour sa conception, également l’école Joly Jean s’inscrit en Bepos (bâtiment à énergie positive).

Les entreprises qui y travaillent
Les entreprises qui y travaillent sont TPK, Sud bâtiment, Les charpentiers de la Corse, Bourgogne couverture, Meunier Marnat, Indigo, Snef, Voltalia, Dumafe, Selmac, Mendes, Ouatelsse, SB Peinture, Carrelage au carré, SCPA, CFA, Serpe, Pertuis froid et SPE.

L’affiche comportant les messages des élus et du représentant de l’Etat est glissée dans la capsule temporelle. Plus de 150 personnes dont de nombreux habitants ont assisté à la pose de cette 1re pierre.

Ce qu’ils ont dit
Cécile Helle

Cécile Helle a commencé par citer Maria Montessori : « ‘Libérez le potentiel de l’enfant et vous transformerez le monde avec lui’. C’est notre motivation pour ce projet depuis 2018 qui verra le jour en 2024. Tout part de l’école avec ces premières années de vie qui nous forgent : transmission, apprentissage et règles de la vie en communauté. L’école doit aussi être un lieu d’émancipation, un creuset d’égalité des chances pour tous les enfants quelles que soient leurs origines et quartiers d’habitation. Si cette école est audacieuse par son architecture, elle est aussi inclusive permettant d’accueillir des enfants autistes –une crèche à Agroparc et une classe maternelle à Montfavet les accueille déjà-, enfants qui pourront poursuivre leurs parcours en école élémentaire ici. J’ai aussi voulu que nous nous associions à la pensée d’Edith Maruéjouls (comprendre les inégalités dans la cour d’école), géographe et sociologue (spécialiste du genre et de la mixité) afin qu’elle nous inspire et que nous cassions les stéréotypes, les représentations. Pour que les filles osent autant que les garçons. Ainsi il n’y aura pas de toilettes filles ou garçons mais par âge CP, CE1, CE2 et CM1, CM2 avec des portes qui filent jusqu’au sol afin que les enfants ne soient plus angoissés à l’idée d’aller aux toilettes. Casser les codes commence par-là.»

Joël Guin
«La construction d’une école constitue un acte essentiel dans la gestion politique de proximité, a commencé Joël Guin, président du Grand Avignon. Elle témoigne de l’attention qu’une commune porte à ses enfants et les conditions d’enseignement qu’elle entend leur apporter. Dans ce cadre également, le Conseil communautaire du Grand Avignon a décidé de créer un fonds de soutien pour faciliter la mise en œuvre de projets d’investissement communaux favorisant la transition écologique. L’école Joly Jean répond à ces enjeux avec une ambition environnementale ambitieuse. C’est la raison pour laquelle nous intervenons à hauteur de 1,6M€. Bravo pour ce projet magnifique et les enfants qui vont pourvoir s’y épanouir.»


Le poème « Speak white » mis en espace au Théâtre Transversal pour 4 performances

Après avoir été acquis en octobre dernier par le coréen Hanwha Solutions, RES SAS vient de dévoiler sa nouvelle marque. L’entreprise de développement et de construction de projets d’énergies renouvelables basée en Courtine à Avignon devient ainsi Q Energy France.

Si chez RES on est habitué au changement de nom, l’entreprise spécialisée dans le développement et la construction de projets d’énergies renouvelables reste attachée à son ancrage local à Avignon. Née en 1999 de l’association entre Eole Technologie, un bureau d’étude français actif dans le secteur éolien depuis 1995, et le britannique RES Ltd (Renewable energy systems), la société est devenue une filiale de RES Méditerranée en 2009 avant de prendre définitivement le nom de RES en 2015. Un changement de nom qui marque la diversification des activités de ce pionnier de l’éolien en France qui se tourne alors vers le photovoltaïque puis le stockage d’électricité pour devenir un opérateur multi-énergies.
Et si l’entreprise est aujourd’hui le 3e développeur sur le marché hexagonal des énergies renouvelables – et 1er indépendant devant les ‘mastodontes’ EDF et Engie – elle est toujours restée fidèle à la cité des papes où l’avait installé son fondateur, Jean-Marc Armitano. Ce dernier ayant ensuite passé le relais fin 2018 à la tête de cette société dont le siège social, modèle d’environnement durable avec ses ombrières photovoltaïques, ses terrasses végétalisées, ses nombreux dispositifs de recyclage et même son potager, est installé dans la zone d’activités de Courtine.

Nouvelle identité, nouvelles ambitions
Avec l’arrivée du coréen Hanwha Solutions, RES devient donc Q Energy France. Une entreprise de la holding européenne Q Energy Solutions, créée en 2021 par Hanwha Solutions.
« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous abordons ce nouveau chapitre de l’histoire de notre entreprise avec le soutien de notre nouvel actionnaire, explique Jean-François Petit, directeur général de Q Energy France. Cette évolution nous permet de renforcer notre présence sur le marché français dans tous nos secteurs d’activité et de travailler à notre expansion vers de nouveaux secteurs d’avenir. »
Basée à Berlin, Q Energy Solutions est une société sœur de Q Cells, fabricant de modules photovoltaïques reconnu à travers le monde. Les deux sociétés constituent la division Energie du groupe Hanwha Solutions, basé à Séoul.
« Q Energy France ambitionne d’être une entreprise leader de ‘smart energy solutions’, poursuit celui qui est en poste depuis 2018 après être entré dans le groupe en 2004. Nous produisons de l’électricité verte à partir de l’énergie générée par le soleil et par le vent, notre objectif est d’offrir la capacité de stocker cette énergie ou de la convertir en hydrogène vert au moyen de solutions durables, intelligentes et abordables pour accélérer la transition énergétique du pays. »
Déjà spécialiste du développement et de la construction de projets éoliens – terrestres et en mer – et photovoltaïques Q Energy entend poursuivre sa croissance en s’ouvrant à de nouveaux domaines tels que le solaire flottant et ‘l’agrivoltaïsme’. L’entreprise explore également de nouvelles filières innovantes comme la production d’hydrogène ou les solutions hybrides afin de proposer une offre toujours plus complète et adaptée aux besoins énergétiques nationaux.
Aujourd’hui, l’entreprise compte plus de 200 collaborateurs, essentiellement au sein de son siège avignonnais, ainsi que 6 agences réparties sur l’ensemble du territoire hexagonal.

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/204/   1/1