18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

La maison Cardère publie : ‘Partage des eaux, L’épopée des bergers alpins à saute-frontière’, qui revient sur le parcours de bergers alpins de langue occitane dont les vies, marquées par la misère et la montée du fascisme dans l’Italie des années 1920-1930, furent façonnées par l’émigration et le voyage.

L’ouvrage, rédigé par Guillaume Lebaudy et illustré par Manuel Witt, rassemble des histoires de vies, de travail et de transhumance. Ces écrits prennent aujourd’hui la dimension d’une épopée, révélant un monde où l’exil et le déplacement étaient des conditions imposées.

Une parole portée par le rythme de la marche
Ces bergers, à la fois ‘gens de moutons’ et transhumants, ont transmis des récits dont le rythme évoque celui de la marche, réglée sur l’allure des troupeaux. L’ouvrage restitue cette cadence dans des récits chorals, marqués par une forte dimension poétique.

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Une invitation à dire et transmettre
L’auteur souligne la vitalité de cette parole, qui invite à être dite à voix haute, et si possible en marchant, pour en ressentir le mouvement, comparable à une rivière.

Les infos pratiques
‘Partage des eaux, L’épopée des bergers alpins à saute-frontière, un livre de 184 pages au format 12,5 x 18cm. Paru aux Editions Cardère en Mars 2025, dans la collection Hors-les-drailles. isbn 978-2-37649-042-5. Prix public 15€. Acheter ici.
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Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Les éditions avignonnaises Cardère proposent l’ouvrage : ‘Beautés des vaches, Elever des Montbéliardes, entre passion et production animale’ de Catherine Mougenot. Le livre revient sur les pratiques d’élevage de la race Montbéliarde et sur l’évolution des critères esthétiques et techniques qui guident les éleveurs depuis plus d’un siècle.

Au début du XXᵉ siècle, les vétérinaires ont défini les “beautés des vaches”, une série de critères morphologiques -la mamelle, les aplombs,…- permettant d’évaluer la santé et les performances laitières. Plus d’un siècle plus tard, ces listes demeurent largement utilisées dans les élevages.

L’impact des progrès génétiques
L’ouvrage revient aussi sur un tournant majeur : l’arrivée du décryptage ADN dans les années 2010, qui a profondément modifié les méthodes de sélection animale. Une enquête menée en 2014 dans le massif jurassien, sur la conduite de la race Montbéliarde, a été menée pour comprendre la diffusion de ces nouveaux outils de sélection assistée par marqueurs. Mais, au fil des entretiens, que ce soit par des regards complémentaires ou opposés, un autre thème s’est imposé : la quête de la ‘belle vache’. À travers les notations chiffrées dont les animaux font l’objet, cette quête devient le symbole d’un rapport sensible aux animaux, au-delà des seuls critères physiques.

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Quatorze observations pour comprendre un métier
L’essai rassemble quatorze observations de terrain. Elles décrivent à la fois un métier, des histoires individuelles et collectives, des réussites technico-scientifiques, les avancées du libéralisme, et les défis mis en lumière dans les mondes de l’élevage.

Une quête impossible à réduire à un seul modèle
La quête de la ‘belle vache’ ne peut être envisagée de façon univoque. Elle s’inscrit dans une relation patiemment construite entre des générations de paysans et leurs animaux, où les savoirs transmis, les pratiques d’élevage et les choix de sélection se répondent et se transforment au fil du temps. Entre attachement sensible et intervention technique de la sélection artificielle, ces regards multiples révèlent la manière dont humains et animaux s’engagent dans une histoire commune de coévolution.

Les infos pratiques
‘Beautés des vaches, Elever des Montbéliardes, entre passion et production animale’. De Catherine Mougenot, aux éditions Cardère. 252 pages au format 14 x 21 cm. Septembre 2025. isbn 978-2-37649-048-7. Prix public 18€. Acheter ici.
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Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Quand le Thelma et Louise de Ridley Scott rencontre le Collectif Le Bleu d’Armand.

Tout en parcourant et rejouant les souvenirs et les images qu’elles ont du film Thelma et Louise de Ridley Scott et Callie Khourie, Anna Pabst et Nolwenn Le Doth du Collectif Le Bleu d’Armand tissent des liens entre les héroïnes emblématiques de ce road movie et elles-mêmes.

Des souvenirs comme inspiration

L’inspiration première est le film de Ridley Scott, ou plutôt le souvenir du film. Ces souvenirs sont une base qui donne naissance à une nouvelle œuvre. Nolwenn et Anna s’emparent de ces deux figures légendaires, presque mythologiques, et révèlent à quel point Thelma et Louise font encore écho aujourd’hui.

Une écriture collective

À partir de ces souvenirs s’est mise en place une improvisation guidée au plateau qui a constitué un premier canevas de texte. D’autres improvisations plus personnelles, liées aux thématiques soulevées par le film, s’inspirent de la vie des comédiennes, de leurs observations, de leurs rencontres. Cependant, l’improvisation n’a pas été le seul moyen d’écriture de cette pièce. Des documents plus théoriques sont aussi utilisés pour construire le récit : journaux, articles, essais, documentaires, extraits vidéos. Une part de collectage, avec des interviews de personnes touchées par les thématiques du film, a constitué également une ressource.

Le collectif Le Bleu d’Armand

Porté par la comédienne et metteuse en scène Anna Pabst, Le Bleu d’Armand se définit par sa dimension collective et militante. Dans le processus de création notamment, où la mise en scène est prise en charge par l’ensemble des acteurs et actrices, les plaçant ainsi au centre du travail. Anna Pabst réunit donc des artistes qui s’efforcent de trouver une dynamique commune et joyeuse pour défendre un théâtre politique, ludique et poétique, constamment en écho avec les questionnements et les paradoxes du monde.

Sur une idée originale de Nicolas Bonneau, Nolwenn Le Doth et Anna Pabst
Texte et mise en scène : Nicolas Bonneau, Nolwenn Le Doth et Anna Pabst
Avec Nolwenn Le Doth et Anna Pabst

Jeudi 8 janvier. Vendredi 9 janvier. 20h. 5 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Crédité de 5% des intentions de vote au premier tour des élections municipales à Avignon dans le sondage de nos confrères de La Provence dévoilé le 19 décembre dernier, le candidat divers gauche Joël Peyre vient d’annoncer qu’il se retirait de la course à la mairie d’Avignon.

L’actuel conseiller municipal délégué aux finances, qui avait lancé sa campagne en avril dernier, constate « que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement. Une telle dynamique aurait permis de poursuivre et même d’amplifier les succès des deux derniers mandats, et de répondre aux nouvelles attentes durant les 6 prochaines années dans l’intérêt des Avignonnaises et des Avignonnais. »

Largement distancé par l’adjoint au maire socialiste David Fournier (18% des intentions de vote), Joël Peyre ne souhaite donc pas multiplier les candidatures à gauche alors que le sondage de la Provence place la RN Anne-Sophie Rigault en tête (22%) juste devant le journaliste Olivier Galzi (société civile-divers droite) avec 21% et que la LFI Mathilde Louvain représente la 2e force de gauche (14%) et le divers droite Stéphan Fiori affiche 10%.

« Nous ne participerons pas à une ‘course à l’échalote’ vide de sens. »

Joël Peyre

« Dans ce contexte où les extrêmes gagnent du terrain et où les discours populistes tentent de manipuler l’opinion, la multiplication des candidatures à gauche – issues ou non de la majorité municipale sortante – risque d’aboutir à une fragmentation préjudiciable qui conduira inévitablement à un gâchis inconcevable, insiste Joël Peyre. Devant ces perspectives, et pour le bien commun de notre ville et de ses habitants, afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une ‘course à l’échalote’ vide de sens. Face à cette situation, et dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat aux élections de mars 2026. »

Après le LR (Les Républicains) Julien Aubert en novembre dernier, c’est donc le deuxième candidat de poids à renoncer à la succession de Cécile Helle, la maire sortant qui avait annoncé il y a bientôt un an son choix de ne pas se représenter après deux mandats à la tête de la Cité des papes. De quoi décanter en partie cette élection des 15 et 22 mars prochainoù près d’une dizaine de candidats ont pu être potentiellement sur la ligne de départ… Notamment à gauche avec Paul-Roger Gontard (4,5% des intentions de vote), autre élu de la majorité actuelle à être officiellement sur les rangs (voir encadré), mais aussi les ‘potentiels’ autres postulants au fauteuil de maire dont la divers gauche Zinèbe Haddaoui (3,5%) et Benoît Belvalette (2%) pour Place publique.

Paul-Roger Gontard tend la main à Joël Peyre
Autre candidat issu de la majorité actuelle, Paul-Roger Gontard prend « acte de la décision de Joël Peyre de retirer sa candidature à l’élection municipale à Avignonnaise ».
Ce dernier rappelle qu’il a « engagé, de façon constante et sincère, des échanges avec Joël Peyre, dans un esprit de dialogue et de responsabilité, avec une priorité claire : éviter la dispersion des forces progressistes et construire une alternative solide pour Avignon. Cette volonté de rassemblement a toujours guidé notre démarche. » Dans ce cadre, Paul-Roger Gontard « maintient une main tendue » et rappelle que « l’heure n’est plus aux divisions, mais à l’engagement, à la clarté et à l’action au service de notre ville ».

« Chacun prendra ses responsabilités. Je prends les miennes, pleinement, quoi qu’il en coûte. »

Joël Peyre

Un retrait que Joël Peyre ne décide cependant pas de gaieté de cœur : « Je prends cette décision sans amertume, mais non sans regrets, face à l’attitude obstinée de certains, face au silence prolongé d’autres, et face à une occasion manquée de faire primer le collectif sur les ambitions individuelles. Chacun prendra ses responsabilités. Je prends les miennes, pleinement, quoi qu’il en coûte. »

Ciblant ses ‘concurrents’ de gauche, voire la maire actuelle pour ne pas avoir pris clairement position sur son éventuel successeur, il poursuit : « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis. D’autres, par leur silence tenace, ont refusé de s’engager dans la co-construction d’un projet commun. »

Défendre une gauche progressiste, humaniste et courageuse
« Toutefois, conclut-il, je reste convaincu que l’avenir d’Avignon repose sur l’engagement de chacun et j’appelle tous les citoyens à continuer de défendre nos valeurs communes, celle d’une gauche progressiste, humaniste et courageuse, d’une ville accueillante, solidaire et innovante, qui ne cède ni aux diktats de l’air du temps ni à la pression d’intérêts extérieurs à Avignon ou d’états-majors parisiens. »

L.G.

David Fournier : « continuer à rassembler la gauche »
Fort du sondage de la Provence le plaçant en troisième position, mais première force de gauche, le socialiste David Fournier « salue le travail effectué par Joël Peyre au cours des mandats passés côte à côte dans la majorité ».
« Je mesure que ce n’est pas une situation facile pour lui. Je le remercie de son implication, poursuit celui qui a déjà réussi à fédérer Génération Ecologie, Europe Ecologie les Verts, les Animalistes, l’Après (Alliance pour une République écologique et sociale). En ce qui me concerne, je continue à œuvrer pour un rassemblement le plus large à gauche. » « A gauche, on travaille d’abord sur un programme puis après, on s’entend sur la personne qui va le porter » a d’ailleurs rappelé ce matin David Fournier sur les ondes de nos confères d’Ici Vaucluse


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

La 71e saison des Amis du Théâtre Populaire (ATP) d’Avignon se poursuit avec L’Illusion comique, une étonnante comédie de jeunesse de Corneille, dans une mise en scène inattendue qui est un remarquable hommage au 7e art.

Corneille a 29 ans quand il écrit L’Illusion comique, sans doute une des pièces les plus brillantes de sa production théâtrale – laquelle, bien loin de se limiter aux seules tragédies pour lesquelles l’auteur est essentiellement connu aujourd’hui, présente également un bel éventail de comédies. 

Un succès au dernier festival Off

Désespéré par la disparition, dix ans plus tôt, de son fils Clindor (qui, maltraité par son père, a fugué), Pridamant consulte le magicien Alcandre, dans l’espoir qu’il lui en révèle le destin. Alcandre se propose de lui montrer, sous forme de figures animées, ce que fut la vie de ce fils depuis son départ du domicile paternel. Une vie on ne peut plus mouvementée…

Des thèmes très actuels

Cette pièce est d’une modernité qui ne peut que toucher le public actuel : le conflit des générations, l’amour, l’engagement, l’affirmation de la volonté féminine… Un spectacle où les alexandrins sont scrupuleusement respectés, et même parfois chantés, et où on découvrira que Corneille avait inventé le cinéma 270 ans avant Méliès.

Mise en scène : Frédéric Cherboeuf
Avec Adib Cheikhi, Matthieu Gambier, Jérémie Guilain, Lucile Jehel, Alain Rimoux, Marc Schapira, Justine Teulié ou Julie Cecchini. Collectif L’Émeute et Jumo Production

Jeudi 8 janvier. 20h. 5 à 20€. Théâtre Benoît XII. 12, rue des Teinturiers. Avignon. Réservations et informations : 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) augmente mécaniquement de 1,18%, sans ‘coup de pouce’ gouvernemental supplémentaire, une progression conforme à la loi jugée cependant insuffisante face à la chèreté de la vie et à la précarité croissante.  

Chaque année, au 1ᵉʳ janvier, le Code du travail prévoit la hausse du Smic. Celle-ci combine l’évolution des prix à la consommation pour les 20% de ménages les plus modestes et la moitié du gain de pouvoir d’achat des salaires horaires de base.  

Les nouveaux montants applicables au 1ᵉʳ janvier 2026
Concrètement, le Smic horaire brut est de 12,02€ (au lieu de 11,88 €) ; Le Smic mensuel brut (35h) est à 1 823,03€ ; Le Smic mensuel net estimé à 1 443,11€. Ces chiffres valent pour la métropole et la plupart des collectivités d’outre-mer. Malgré l’indice classique, le gouvernement a décidé de ne pas accorder de coup de pouce au-delà de cette revalorisation mécanique.

Réactions syndicales
La CGT (Confédération générale du travail)accuse l’exécutif de “ne pas augmenter le Smic” et d’enliser les travailleurs dans la précarité, tandis que de son côté, la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) regrette l’absence de coup de pouce depuis de nombreuses années alors que le nombre de travailleurs pauvres augmente. Pour mémoire, le dernier coup de pouce significatif remontait à la présidence de François Hollande, en juillet 2012, soit plus d’une décennie sans hausse au-delà de la formule légale.  

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Un gain réel modeste face à l’inflation
Même si le Smic augmente sur le papier, son effet réel sur le pouvoir d’achat semble limité face à une inflation persistante et un coût de la vie qui grèvent déjà l’impact de cette hausse. Également, malgré cette modeste hausse, les salaires ne devraient pas connaître d’évolution significative en 2026, laissant les ménages les plus modestes sous pression.  

Contexte 
Cette revalorisation intervient dans un contexte budgétaire tendu au sommet de l’État et dans un climat social marqué par les débats sur le pouvoir d’achat et la précarité. Le débat sur le Smic est aussi lié aux réformes des réductions de cotisations ou les ajustements des prestations sociales, qui influencent indirectement la situation financière des salariés les plus modestes.  

Les salaires moyens dans le Vaucluse
Le salaire net mensuel moyen des habitants du Vaucluse est de 2 328€ nets/mois (soit environ 27 940€ nets/an) d’après l’Insee et en 2022. À Avignon, le salaire moyen est plus faible que la moyenne départementale avec 2 140€ nets/mois, tandis que le salaire moyen national tourne autour de 2 735€ nets/mois. Le revenu médian dans le Vaucluse est d’environ 21 370€ par an par unité de consommation, ce qui reflète les revenus ‘typiques’ d’un ménage. Environ 19,9% de la population du Vaucluse vit sous le seuil de pauvreté (fixé à 60 % du revenu médian). 
Source Insee.
Mireille Hurlin 


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Récompensé dès 1992 au Festival Juste pour rire de Montréal, Manuel Pratt revient sur scène avec un stand-up sans fard, fidèle à une liberté de ton devenue rare. À l’heure où l’humour se normalise, l’artiste revendique une parole affranchie, nourrie d’autodérision et d’observation sociale.

Bien avant que le stand-up ne devienne un phénomène culturel largement formaté, Manuel Pratt en explorait déjà les lignes de crête. En 1992, le Festival Juste pour rire de Montréal, référence internationale du rire et véritable laboratoire des nouvelles écritures comiques, lui décerne le prix du meilleur stand-up français. Une distinction fondatrice, obtenue à une époque où l’exercice restait marginal dans l’Hexagone.

Depuis, Pratt n’a jamais dévié de sa trajectoire. Pas de personnage lissé ni de punchlines calibrées : son humour avance à découvert, frontal, parfois dérangeant, souvent salutaire. Là où beaucoup s’arrêtent par prudence ou calcul, il poursuit, préférant l’inconfort de la vérité à la facilité du consensus.

Sur scène, la liberté est totale. Le comédien joue avec ses propres failles, retourne ses certitudes, ausculte une société qu’il décrit volontiers comme marchant « sur la tête ». Le propos est cru mais jamais gratuit, le désordre apparent toujours traversé par une forme d’humilité. Un joyeux chaos, certes, mais non dénué de respect pour le public, invité à rire autant de lui-même que du monde qui l’entoure.

À contre-courant des formats standardisés, Manuel Pratt défend un stand-up debout, vivant, ancré dans l’instant. Une performance de 1h10 où l’autodérision devient outil de lucidité et où le rire, loin d’être une échappatoire, agit comme révélateur.

Les infos pratiques
Manuel Pratt – Stand-up. Mercredi 31 décembre à 19h30. 1h10. La Factory – Salle Roseau Teinturiers, 45 rue des Teinturiers, Avignon. Plein tarif 20€ / Tarif réduit (étudiants, demandeurs d’emploi, minima sociaux) 15€. Renseignements & billetterie : la-factory.org – 09 74 74 64 90
Mireille Hurlin


Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

À Avignon, le Rouge Gorge s’apprête à offrir l’un des réveillons les plus attendus de la région pour la Saint-Sylvestre 2025-2026 : une soirée cabaret drag flamboyante suivie d’un dance-floor jusqu’au petit matin. Entre performances artistiques, gastronomie festive et DJ set énergique, l’événement propose une formule complète qui ne laisse que quelques places encore disponibles.

Quand la nuit la plus longue de l’année approche, rares sont les soirées qui marient avec autant de panache spectacle vivant, gastronomie et fête jusqu’à l’aube. Le Rouge Gorge, salle emblématique installée dans une ancienne imprimerie au cœur d’Avignon et réputée pour son atmosphère déjantée, dévoile sa programmation pour le 31 décembre à 19 h 30 : un dîner-spectacle cabaret drag suivi d’une soirée dansante gratuite sur réservation.

Drag queen
Placée sous le sceau du drag, cette nuit de la Saint-Sylvestre s’annonce haute en couleurs grâce à quatre artistes ; Francine de Panache, La Théière, La Pléiade et Confiote, qui revisitent l’univers du cabaret avec humour, élégance et audace : des costumes étincelants, des chorégraphies affûtées et un sens du spectacle surprenant.

Un repas gastronomique
La soirée débute par un repas gastronomique tout compris à 179€, où mignardises apéritives, terrine de légumes oubliés au foie gras, Saint-Jacques délicatement associées à une crème de petit pois, pavé de dinde aux cèpes et une charlotte au champagne ponctuent un menu soigneusement élaboré pour l’occasion. Deux coupes de champagne, vins et softs à discrétion, cotillons et spectacle font partie de la formule.

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Puis dance floor
Lorsque la nuit avance, l’ambiance bascule en DJ set festif assuré par DJ David AWA (et invités), qui s’empare du dance-floor dès 1 h 30 du matin. Une playlist « Spécial Réveillon », conçue autour des meilleurs tubes des années 1970 à aujourd’hui, promet de faire danser les convives jusqu’au petit matin dans un esprit convivial et euphorique — et l’entrée à cette suite de soirée est libre et gratuite sur réservation.

Drag cabaret, le genre se réinvente
Ce rendez-vous culturel et festif illustre bien l’engouement croissant pour les événements drag et cabaret en France, un genre vivant qui se réinvente et attire un public diversifié, de Paris à la Provence, tout en s’inscrivant dans une tradition de performance artistique inclusive et spectaculaire.

Le lieu couru des nuits avignonnaises
Pour ceux qui souhaitent terminer l’année en beauté, les dernières places partent vite : une réservation anticipée est donc vivement recommandée pour être au cœur de cette nuit avignonnaise où spectacle, gastronomie et danse s’entrelacent jusqu’au lever du jour.

Les infos pratiques
Nuit de la Saint Sylvestre. Mercredi 31 janvier à partir de 19h30. Le Rouge Gorge. 11, rue Peyrolerie, Place de l’Amirande, Avignon. 04 86 34 27 27. rougegorgeavignon@aol.com. Réservation ici.
Mireille Hurlin

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Bergers alpins, l’épopée de la transhumance et de l’exil

Face à un froid persistant et des capacités d’hébergement sous tension, le préfet de Vaucluse a décidé de prolonger le plan départemental ‘Grand Froid’, réaffirmant la mobilisation des services publics et associatifs pour protéger les personnes sans domicile dans le département.

Alors que l’hiver s’installe durablement dans le sud-est de la France, le préfet de Vaucluse a annoncé ce lundi 29 décembre la prolongation du plan départemental ‘Grand Froid’, déjà activé depuis le 26 décembre en raison d’un contexte climatique rigoureux et de tensions sur les dispositifs d’hébergement d’urgence.

Ouverture de nouvelles capacités d’accueil
Ce plan, calqué sur un mécanisme national mais déployé au niveau local par chaque préfet, a été conçu pour faire face aux épisodes de froid durable et intense, particulièrement dangereux pour les personnes sans abri ou fragiles tels que les seniors isolés, les malades et mes enfants. Il permet notamment d’ouvrir des capacités d’hébergement supplémentaires, de renforcer les maraudes, d’étendre les plages d’accueil de jour et de mobiliser des acteurs associatifs sur le terrain.

Un service d’accueil et d’orientation
En Vaucluse, l’État s’appuie sur le Service Intégré d’Accueil et d’Orientation 84 (SIAO) pour coordonner l’orientation des personnes en difficulté via le numéro d’urgence 115, accessible 24 h/24 et 7 j/7. Aux côtés des services de l’État, la Croix-Rouge et le Secours Populaire participent activement à l’accueil et à l’accompagnement des publics vulnérables.

Maison municipale Mérindol
Un centre d’hébergement exceptionnel a été installé à Avignon, dans la maison municipale Mérindol, au numéro 15 de la rue éponyme, mise à disposition par la mairie. Cet espace d’accueil fonctionne chaque soir à partir de 18 h jusqu’au lendemain matin, offrant une mise à l’abri indispensable quand les températures ressenties restent très basses.

Le 115
Outre l’ouverture d’espaces d’hébergement, ce type de plan s’accompagne traditionnellement d’une hausse des efforts de veille sociale, de jeunes bénévoles en maraude jusqu’aux services municipaux, pour repérer et aider les personnes les plus exposées. Le préfet a d’ailleurs lancé un appel à la vigilance et à la solidarité des maires et des habitants, soulignant que chacun peut signaler toute situation préoccupante via le 115. Le radoucissement des températures désactivera ces mesures exceptionnelles.
Mireille Hurlin

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/21/   1/1