A Avignon, un photographe immortalise les donneurs de sang
La Maison du don à Avignon accueille des donneurs… et des artistes photographes. Les 15 et 21 février, deux professionnels réalisent bénévolement les portraits numériques des donneurs.
Les photos seront exposées à la Maison du don, de quoi mettre à l’honneur ce geste citoyen. Une démarche artistique d’autant plus importante que pour la première fois de son histoire, l’Établissement Français du Sang a publié il y a quelques jours un « bulletin d’urgence vitale » et appelle tous les citoyens à donner leur sang dès que possible. « Le stock de produits sanguins est en dessous du seuil de sécurité et cela depuis plusieurs jours » indique-t-il.
30 000 : c’est le nombre de poches de sang qu’il manque pour répondre aux besoins des malades. Une situation qui « pourrait s’avérer dangereuse à court terme pour soigner les patients », alerte l’EFS. Parmi les transfusés, certains en ont un besoin vital : malades de cancer, victimes d’hémorragies lors d’accidents de la route, ou d’accouchements difficiles. Vous pouvez prendre rendez-vous sur le site de l’EFS ou l’appli « Don de Sang ». L’EFS précise que les donneurs peuvent également se présenter spontanément.
Pour donner son sang à la Maison du don à Avignon, sur rendez-vous uniquement : 04 90 81 14 27, 285 rue Raoul Follereau, 84000 Avignon. Don de sang : https://mon-rdv-dondesang.efs.sante.fr/
Frédéric Sicard, photographe professionnel. Photo : Maison du don Avignon
A Avignon, un photographe immortalise les donneurs de sang
L’Umih84 (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Vaucluse) propose deux formations diplômantes de serveur à Avignon et l’Isle-sur-la-Sorgue. Elles débutent fin février.
«En France, avant la pandémie, la restauration recherchait 100 000 personnels, aujourd’hui ils 200 000, constate Patrice Mounier, président de l’Umih84. En Vaucluse ? Impossible d’avancer d’un chiffre précis cependant la demande est très forte. Du coup, la période estivale s’avère très préoccupante.»
Pandémie, ça continue «Actuellement on ressent tous les effets de la pandémie avec beaucoup de personnes touchées par le Omicron et on ne trouve pas de remplaçants. En réponse à ces difficultés un GEIQ Avenir CHR (Groupement d’employeur pour l’insertion et la qualification du café de l’hôtellerie et la restauration) a été créé dans les Alpes-Maritimes, le Var et existe en Vaucluse qui va particulièrement travailler sur la branche restauration.»
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L’année dernière déjà «L’année dernière, déjà, nous avions créé un stage de mise à niveau de serveurs. 12 demandeurs d’emploi l’avaient suivi et avaient obtenu un emploi au terme de la formation. Cette année, j’ai demandé aux adhérents leurs besoins, ils ont tous sollicité des emplois de serveurs.»
La formation comme levier de recrutement «Vous connaissez nos difficultés de recrutement, résume Patrice Mounier, c’est pourquoi avec nos partenaires : Pôle emploi, L’Umih le centre de formation, l’Akto (organisateur de formation) notre Opco (Opérateur de compétence) le financeur, l’Umih 84 a décidé d’organiser ces deux formations de serveur en restauration qui commenceront à la fin du mois de février pour permettre à ce que 24 demandeurs d’emploi soient embauchés courant mai.» Les contrats ? «Ce sera selon ce que proposera l’entreprise : des contrats à durée déterminée, indéterminée ou saisonniers.»
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Qui fait quoi ? «Chaque partenaire a un rôle précis à jouer : Pôle Emploi doit sourcer 24 demandeurs d’emploi ; L’Umih Formation monte un programme de formation de 400h (280h en centre et 120h en stage en entreprise) qui donnera un titre à finalité professionnelle de serveur. L’Akto en prévoit le financement tandis que l’Umih 84 s’est engagée à trouver les lieux de formations et les entreprises qui accueilleront les stagiaires.»
Dans le détail «Ces deux stages sont une formation de préparation opérationnelle avant emploi. Les Pré-requis ? Être majeur et désireux de se former, des connaissances en anglais sont appréciées. Le stage s’étend sur 7 semaines avec des examens blancs et officiels étalés sur 35h et clôturé par un bilan. La pédagogie prévoit une alternance d’ateliers, du coaching, des jeux de rôles, des mises en situation et des sorties en extérieur.»
Evolution Les opportunités d’évolution du métier de serveur ? Responsable de salle dans un restaurant, chef de rang puis maître d’hôtel dans un restaurant traditionnel. Les professionnels ont la possibilité de travailler à l’étranger, d’acquérir et de maîtriser une nouvelle langue.
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Contenu du stage Le stage commence par le nettoyage et la désinfection des espaces et plans de travail ; Les bonnes pratiques de l’hygiène alimentaire, Les protocoles Covid; Assurer la sécurité des personnes et des lieux ; Réaliser les préparations culinaires de base froides : amuses bouche, entrée, dessert, transformation des produits ; Gérer l’encaissement, l’enseignement est dispensé avec des supports vidéo. Il y aura de la théorie et des jeux de rôle avec un client fictif ; on évoquera les langues étrangères ; Comment accueillir un client et mener un échange simple ; La satisfaction client ; Les accords met-vins ; Les phrases usuelles de travail en anglais ; Il y aura des mise en situation pour effectuer un service en salle traditionnel, la prise de commande et sa restitution ; La gestion du stress et des émotions ; La gestion des stocks de marchandise, leur réception, vérification et contrôle ; La communication via le Web et les réseaux sociaux ; l’utilisation de Word, Office et de pack office. Le travail du curriculum vitae ; la Construction d’un mail et la Responsabilité environnementale en restauration. Infos pratiques : contact@umih84.fr N’hésitez pas à candidater auprès de Patrice Mounier, président de l’Umih84 06 12 26 06 22.
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Interview Où en sommes-nous ? «Lorsqu’on se balade en ville, il n’est pas rare de ne voir que des moitiés de salles remplies. Ça n’est pas volontaire, c’est que le restaurateur n’a pas assez de serveurs pour exploiter la salle entière. Une pénurie qui se décèle aussi dans les horaires affichés 12h-15h, 19h-21h30, également par manque de personnel. Cet été, on ne pourra pas travailler avec une amplitude horaire aussi courte.»
Pendant le confinement «Pendant le confinement, les gens se sont interrogés sur leur vie, prenant conscience de ce qu’ils faisaient et de ce qu’ils vivaient. Certains se sont vus vivre en famille. La moitié d’entre eux a peut-être choisi de changer de métier et débuté des formations puisqu’ils étaient en chômage partiel. Nous avons aussi besoin de mettre en valeur nos métiers. Par ailleurs nous avons travaillé et mis en place deux jours de repos par semaine, des congés même en saison, la mutuelle, des horaires, des jours fériés et remonté la grille de salaire.»
Coup de gueule «J’aimerais que l’on mette à un coup d’arrêt à l’émission télévisuelle ‘Cauchemar en cuisine’. C’est insupportable parce que cette émission ne cible pas d’autres métiers ! On montre des gens qui ne connaissent pas le métier et qui font n’importe quoi. Tout ça pourquoi ? Parce qu’un chef s’est mis sur le créneau et fait son beurre là-dessus ! Les gens qui regardent l’émission pensent que tous les restos sont comme-çà. Cela nuit à l’image de la profession.»
Comment se porte la restauration ? «Février est l’époque où beaucoup de commerces de bouche ferment. Les gens partent en congés scolaires. Pour le moment le tribunal de commerce nous dit qu’il n’y a pas énormément de demandes de règlements judiciaires, de liquidations. Les mouvements se feront en mars et avril, lors des premiers remboursements de PGE (Prêts garantis par l’Etat).»
Le Prêt garanti par l’Etat (PGE) «Nous étions beaucoup à penser –y compris dans notre branche- que nous aurions un report de PGE- report qui ne se fera pas puisque la réglementation européenne nous l’interdit. Et puis si cela avait été possible, les entreprises ne l’auraient pas fait sous peine de souffrir d’une décote de leur notation auprès de leur banque et d’être ainsi ligotés dans leurs projets. Mais oui, certains ne seront pas en mesure de rembourser le PGE. Eh oui, le Tribunal de commerce et la DGFIP (Direction générale des Finances publiques) avec lesquels nous sommes très en contact disent que ‘ça va tomber’.»
La belle saison s’annonce «A partir du 15 juin 2021 et jusqu’en octobre, nous avons fait une très belle saison. L’hiver s’annonçait très bien avec les repas d’entreprises ainsi que les vœux à venir mais le 14 décembre, -Entrée en vigueur de nouvelles mesures sanitaires confinement et couvre-feu- tout a été arrêté net. Aujourd’hui, les restaurateurs prévoient des aménagements avant les réouvertures et pour cela ont besoin d’une trésorerie qui leur fait défaut.»
Une branche traiteur au sein de l’Umih 84 «L’Umih 84 a créé une branche traiteur dès 2009 sous l’égide du président Franck Gomez et Christian Brunet. Leur intention ? Les traiteurs font partie des métiers de bouche et avaient eux aussi besoin d’être représentés, ainsi de CHRD -café, hôtellerie, restaurant et discothèque- nous avons ajouté le T comme traiteur.»
Une nouvelle représentation nationale, initiative de l’Umih84 «Depuis, chaque année, nous avons demandé à l’interprofession, au niveau national, de créer cette branche, ce qui a été fait l’été dernier et dont le vice-président est Christian Brunet. C’est lorsqu’en décembre dernier, tous les repas d’entreprise et de vœux ont été annulés que nous avons réalisé à quel point il était important que les traiteurs-événementiels soient représentés. Cette branche a été d’ailleurs très oubliée lors de la pandémie et a été ‘raccrochée’ aux aides il y a peu.»
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Ce mardi c’était l’identité et nos rôles assignés qui étaient interrogés A 18h au Théâtre des Halles, Les Guérilleres de Marta Izquierdo Minoz n’ont pas convaincu tout le monde, j’ai entendu un ‘dispensable’ poli pour qualifier ce spectacle dont la forme n’a pas épousé le lyrisme ou romantisme auxquels on aurait pu s’attendre sur un sujet aussi puissant que les groupes de femmes engagées dans le monde.
S’il ne devait qu’en rester 7 ça serait eux ! Eux ? Les 7 danseurs de Débandade, 8 en incluant l’homme orchestre au son, lumière et vidéo sur le plateau de La Garance. 7 jeunes issus de toutes les nationalités et cultures pour sauver le monde : fragiles et puissants, extravagants et pudiques, drôles et émouvants. Loin de juxtaposer des témoignages ou de feuilleter un catalogue de lieux communs, cette mise à nu de 1h30 allège le poids de plusieurs millions d’années de rôles assignés aux hommes et aux femmes. Cette pièce chorale d’Olivia Grandville fédère toutes les questions identitaires ou communautaires que peuvent se poser de jeunes garçons des années 90 en un joyeux déballage de points de vue, de peurs et angoisses, de récits familiaux et de tradition. Le public s’est levé «comme un seul homme» pour applaudir cette re-naissance.
Il reste encore de belles soirées pour ces derniers jours des Hivernales
Rain. De et par Meytal Blanaru. Jeudi 10 février.18h.Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne, à Aviognon. 04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu
La Nuit + Sur le fil de Nacera Belaza Jeudi 10 février. 20h30. Théâtre Benoit XII. Rue des Teinturiers, à Avignon.
Alchimie Vendredi 11 février. 18h. CDCN. 18 Rue Guillaume Puy, à Avignon.
Somnole de et par Boris Charmatz Un solo très attendu en partenariat avec le Festival d’Avignon. Vendredi 11 février. 20H30. La FabricA. 11, Rue Paul Achard à Avignon.
s et gestes Collection particulière
A Avignon, un photographe immortalise les donneurs de sang
Romain Joly, dit Romano, est un illustrateur et dessinateur d’humour originaire d’Avignon.
Auteur de la BD du journal étudiant L’actudiant diffusé à Avignon, dessinateur de presse pour le quotidien La Provence, participant au festival « À Morières de Rire » depuis 5 ans, il réalise depuis des prestations pour plusieurs médias numériques (Les Répliques, Le Journal de l’Afrique, etc.) En 2019 et 2021, il remporte le Prix du meilleur dessin de presse au concours Kaléïdo’scoop, concours national de la presse jeune, pour ses dessins parus dans l’Actudiant. Romanodessinateur évolue désormais du dessin de presse vers le dessin expérimental.
Ses dessins sont bourrés d’autodérision, de blagues, de joie et d’émotions. La finesse et l’élégance se nichent aussi bien sur les traits affinés de ses petits bonhommes que sur ceux des personnages ordinaires qui se donnent la réplique dans ses pastilles. Romain s’inspire de tout : lectures, films, objets du quotidien, animaux, discussions… S’il regarde une prise électrique, un éléphant surgit, avec Romain, les torticolis des girafes vous entraînent dans un labyrinthe aux accents cinétiques tant la création prend vie et s’anime. Les QR codes remplacent les rayures des vaches, l’origine du monde jailli d’une mousse coincée sur la façade d’un mur en pierre. Multiples pieds de nez à la morosité, ses dessins sont parfois mélangés à des photographies.
Inauguration à 19h Vendredi 11 février 2022.Exposition du 11 au 28 février. Bar à cocktail La Machine à Ecrire. 2 bis, Place des Carmes. Avignon
A Avignon, un photographe immortalise les donneurs de sang
Les Hivernales proposent des rendez-vous avec les guérilleres de Marta Izquierdo Munoz et la ‘Débandade’ d’Olivia Grandville pour la poursuite des Hivernales.
Une soirée tout en contraste samedi soir. A 18h, seule sur le plateau du CDCN, la chorégraphe Anna Massoni nous a enchantés. A 20h30,14 danseurs sur la scène de l’Opéra nous en ont mis plein les mirettes mais …..
Les thèmes étaient pratiquement similaires : le groupe et l’individu, le solo et le collectif. Comme entendu dans la foule présente -L’Opéra affichait complet- « Il en faut pour tous les goûts» et effectivement le Lovetrain2020 d’Emmanuel Gat n’a pas déçu ceux qui s’attendaient à ce que c’est : une comédie musicale populaire, dans l’univers pop-rock des Tears for Fears avec beaucoup de sons, de couleurs, de costumes….et d’agitation. Des vibrations certes mais peu d’émotions.
Le solo d’Anna Massoni, lui, nous a emmenés dans une multitude de territoires, de rencontres d’anecdotes, d’histoires, de personnages. Avec ‘Rideau’ la danseuse/chorégraphe interroge avec sincérité la place de l’individu dans l’espace, dans son rapport à l’Autre qui est absent mais oh combien suggéré ! Cette quête faite de silence et de crépitements, de musique et d’applaudissements, de bascules, suspensions et renversements, de noir et de lumière, d’apparition et de disparition derrière le grand rideau noir du CNDC en a ravi plus d’un. Assurément Anna Massoni a quelque chose à dire et sait nous le dire. Bravo l’artiste !
Vers une danse engagée Cette création constitue le second volet d’un diptyque sur des groupes féminins dont IMAGO-GO (2018) constitue le premier volet. Avec ‘Guérilleres’ Marta Izquierdo s’intéresse aux femmes engagées dans la guérilla. Comment se crée une communauté à l’image des Amazones ou des groupes féministes ? Comment se préparent-elles aux combats, aux luttes ? Mardi 8 février. 18h. 9 à 17€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51. www.theatredeshalles.com
La suggestive ‘Débandade’ d’Olivia Grandville s’interroge sur les masculinités Comment allez-vous les hommes ? Telle est la question qu’elle a pu ou aurait pu poser à ses sept danseurs venus de tous les horizons pour essayer de cerner la question trouble de l’identité. La conception du spectacle alliant danse, musique, texte, prises de paroles, images forme une multiplicité de points de vue qui tente à défaut d’une réponse une compréhension de la nouvelle génération. Mardi 8 février. 20h30. 7 à 23€. Scène Nationale La Garance. Rue du Languedoc. Cavaillon. 04 90 78 64 64. www.lagarance.com
A Avignon, un photographe immortalise les donneurs de sang
La plénière du Pacte du pouvoir de vivre aura lieu ce jeudi 10 février à Avignon en présence de Marie-Aleth Grard, présidente ATD Quart Monde, association qui, depuis 1957, lutte pour mettre fin à l’extrême pauvreté et construire une société plus juste, qui respecte les droits fondamentaux et l’égale dignité de tous.
Ils seront là Seront présents à ses côtés Laurent Berger, secrétaire-général de la CFDT, président de la confédération européenne des syndicats et Christophe Robert, délégué général de la Fondation de l’Abbé Pierre. L’association, créée en 1987 agit pour permettre à toute personne défavorisée d’accéder à un logement décent et à une vie digne.
Le pacte du pouvoir de vivre Initié le 5 mars 2019, le Pacte du Pouvoir de Vivre comprend plus de 60 membres organisations de la société civile portant 90 propositions et visant à répondre à l’urgence sociale, écologique et démocratique de la France. Pendant les campagnes présidentielle et législatives, le Pacte du pouvoir de vivre va agir au niveau national et aussi spécifiquement en Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour que ses propositions soient au cœur des débats. Objectif : Créer un nouveau modèle de société plus juste et plus respectueux de la planète. Le débat portera sur ‘Le pacte du pouvoir de vivre : une alliance inédite’ et ‘9 millions de personnes en situation de pauvreté : un choix politique ?’
Les infos pratiques Pacte du pouvoir de vivre. jeudi 10 février. A partir de 13h30. Une après-midi de débat. Novotel Avignon Centre. 20, boulevard saint-Roch.Inscriptions ici. pactedupouvoirdevivre@cfdt-paca.pactedupouvoirdevivre.fr MH
A Avignon, un photographe immortalise les donneurs de sang
Après deux années d’absence pour cause de crise sanitaire, les attractions de Luna park reviennent à Avignon sur les allées de l’Oulle.
Luna park regroupe 80 des meilleures attractions pour divertir tous les publics, petits et grands. Jusqu’au 13 mars, le parc est ouvert tous les jours de 14 heures à 19 heures. Quatre nouveautés cette année. Le ‘Surf party’, une sauterelle à 8 bras, mesurant 16 mètres de diamètres et « consommant 80A de moins que ces grandes sœurs à 12 bras », selon l’association Luna park. Mais aussi une balançoire en forme de bateau pirate, une rotation à 360°, et un manège Avengers. Le président de l’association du Luna park et premier vice-président du syndicat national des professionnels de la fête, Michel Rabat, espère que les confinements sont bel et bien derrière nous.
Cette vidéo du Xfactor est la copie exacte de l’Aengers selon l’équipe de Luna park.
A Avignon, un photographe immortalise les donneurs de sang
Succès franc. La 2ème édition du concours des bières d’Avignon s’est déroulée le samedi 5 févier dans l’enceinte de la brasserie de l’IUT à Agroparc et a réuni les foules. 47 brasseries étaient représentées et 196 échantillons ont été goûtés. Les dégustateurs, répartis sur 13 jurys, ont finalement décerné 113 médailles : 40 or, 43 argent et 30 bronze. La liste complète des médaillés est à retrouver sur le en cliquant ici.
C’est plus que la première édition qui s’était déroulée en mai 2021 dans les locaux de la Maison de l’agriculture de Vaucluse. Le jury, qui devait départager 121 échantillons provenant de 27 brasseries de France et de Belgique, avait finalement attribué 56 médailles. Derrière ce nouveau concours des bières artisanales, il y a le concours des vins d’Avignon et tous les membres du comité d’organisation réunis autour du président José Gonzalvez. Pour l’occasion, un partenariat a vu le jour avec l’association Pumba prod, organisatrice du salon ‘Un Amour de brasseur » à Carpentras et du Festival de la bière de goût de Pernes-les-Fontaines.
« Chez votre caviste ou en magasin, vous avez certainement déjà vu apposés sur certaines bouteilles de bière des écussons avec la mention ‘Médaille d’or Paris’ ou « World beer award » par exemple. Notre ambition n’est pas de rivaliser avec ces concours déjà bien établis mais d’apporter une approche différente dans le monde des bières artisanales », indique l’équipe organisatrice du concours. Reconnu par les autorités européennes en 1992, le concours des vins rassemble en moyenne chaque année quelque 1000 échantillons de vins qui proviennent de trois régions viticoles : Vallée du Rhône, Provence et Languedoc.
A Avignon, un photographe immortalise les donneurs de sang
Après avoir investi les quatre continents et fondé plusieurs entreprises au service de l’humain, Dominique Brogi poursuit le chemin de ses convictions. Les mêmes qui la conduisent aux législatives de 2022.
« Disruptive », le terme résonne dans la salle un bon nombre de fois. Open space spacieux, cartons de marchandises soigneusement rangés, Dominique Brogi nous reçoit dans son fief à Agroparc. La ‘globe-trotter’ déborde d’une énergie contagieuse, gratifie d’un tutoiement naturel, vous plonge dans les méandres de sa vie. Entrepreneure dans l’âme, toutes ses aventures ont un point commun : l’entraide.
C’est officiel, la conseillère régionale de Paca est candidate LR dans la 1ère circonscription de Vaucluse, au côté d’Elisabeth Amoros, Gilles Veve, Julien Aubert, Roger Rossin, Jean-Claude Bouchet ayant souhaité « passer le relais ». « C’est la première fois que je fais une campagne, je suis arrivée là-dedans par un enchainement de choses. Je ne me suis pas réveillée un matin avec un déclic, c’est une suite logique », nous confie Dominique Brogi. L’entrepreneure entend mettre à profit son parcours de chef d’entreprise, sons sens de l’analyse pour trouver des solutions aux problématiques de sa circonscription. « A 56 ans, je rentre dans un environnement où je n’ai aucune zone de confort », souligne-t-elle.
« J’entends et je comprends que les gens en ont marre de la politique. On retrouve très souvent les mêmes personnes, aux mêmes endroits, avec des mandats différents », déplore la candidate. L’expérience de vie, la maturité, un logiciel déconstruit et une vision neuve, les planètes semblent être alignées. La comète Julien Aubert ne tardera pas à lui tendre la main pour les législatives de juin. Le président LR de Vaucluse lui confiera alors : « je pense que tu peux être celle par qui la différence peut arriver ».
Dominique Brogi est conseillère régionale de Paca, déléguée à l’égalité femmes-hommes.
Aux quatre coins de la planète
Un globe terrestre. Enfant, elle le tourne des heures durant dans sa chambre, positionne les pays, apprend par cœur leur nom. Cette sphère anodine lui donnera le goût de l’aventure et ouvrira ses horizons. A quoi ressemble la vie ailleurs ? Celle qui naît à Madagascar arrive en France à l’âge de 3 mois. Elle grandit dans un quartier populaire, élevée par sa maman avec des moyens très modestes. « Je n’ai manqué de rien, mais la viande par exemple, c’était une seule fois par semaine », se remémore-t-elle. Très vite, Dominique Brogi se découvre une passion : les langues. Son accent naturel et la richesse de son vocabulaire la conduisent tout droit vers un bac littéraire avec 3 langues vivantes, puis un BTS Commerce international à Grenoble.
Au sortir des études, elle jette son dévolu sur l’Angleterre avant d’aller à Montréal. L’oiseau s’envole, dort par terre dans un 30m², faute de moyens pour s’acheter un matelas tout de suite. « J’étais très fière d’être indépendante », conte Dominique Brogi qui fait très vite ses preuves. Elle devient directrice générale des ventes à l’international à seulement 21 ans. Suivront des voyages d’affaires dans tout le globe. « L’avion, c’était ma maison et le fil conducteur d’une telle vie est la solitude liée à la délocalisation et les temps de voyage », explique-t-elle.
Explorant des environnements et des cultures différentes, Dominique Brogi écoute les aspirations et les besoins de chacun. La trajectoire est celle d’une entrepreneure animée par cette volonté de changer les choses. « C’est un tempérament qui s’est imposé à moi, c’est l’histoire de ma vie, aider depuis que je suis petite, quel que soit le milieu », indique l’élue. En France, l’extravertie à l’américaine, l’enthousiaste naturelle détonera dans un environnement plus mesuré. « Ceci dit, une fois que tu casses cette première barrière, une relation quasiment fusionnelle se crée », relativise-t-elle.
Dominique Brogi porte le programme de Valérie Pécresse, candidate LR aux prochaines présidentielles. Photo: DR
L’aventure ‘Monshérif‘
Après dix années passées à Tahiti, direction Paris. Dominique Brogi se voit confier un mandat dans une société éditrice de solutions digitales. En 2013, elle crée un réseau nommé Fabtown (la ville fabuleuse) qui met en relation, par des notifications et une carte dynamique interactive, les personnes selon leurs centres d’intérêts. Des fonctionnalités révolutionnaires à l’époque. L’application permet également l’entraide autour de sujets graves ou le partage de services. Suivra le même principe au service des collectivités avec l’application en marque blanche FabVille, précurseur des applications citoyennes disponibles partout aujourd’hui.
En mai 2016, la chef dentreprise donne naissance à ‘Monsherif’. Le dispositif qui prend la forme d’un bouton connecté sera démocratisé en 2018. ‘Monsherif’ permet à partir de simples clics discrets et géolocalisés de communiquer, d’alerter et de récolter des preuves, sans avoir à se saisir de son téléphone, car l’urgence ne le permet pas. « Les personnes victimes de violences, les joggeuses agressées, les situations de handicap, l’accident, la chute, l’AVC, ou encore la détresse respiratoire liée à la Covid19 : si on a un bouton sur soi, on peut appuyer dessus sans avoir à parler pour alerter son entourage, on peut agir rapidement », explique-t-elle.
Pourquoi être venue s’installer en Vaucluse ? Tout est question de logistique. Se faire livrer les boutons connectés en plein centre de Paris, le défi relève de la gageure. « Étant tombée sous le charme du Vaucluse, rejoindre le Technopôle d’Agroparc était une évidence », précise-t-elle. Dès les prémices, l’écosystème économique vauclusien croit fermement à cette solution. En septembre 2021, la bonne nouvelle tombe et vient couronner le labeur : ‘Monsherif’ est récompensé par le prix ‘Tech for women’ remis à l’Unesco.
Le 30 septembre dernier Monsherif a été récompensé du prix ‘Tech for women’. Photos DR
Aujourd’hui, une quinzaine de personnes s’emploient à développer la solution dans l’hexagone. « Quand des personnes m’expliquent leur calvaire jusqu’au moment où elles ont ce bouton entre les mains, je me sens tellement petite, je visualise encore tout ce qu’il reste à accomplir. J’irai jusqu’au bout, pour toutes les personnes vulnérables qui ont besoin de ça », conclue-t-elle en brandissant la version ‘Monsherif’ en bijou scintillant connecté.
Quand la Région se manifeste
Entre temps, Dominique Brogi est élue ‘Femme numérique du Vaucluse’. « J’ai continué à faire mon bonhomme de chemin dans la discrétion, je ne connaissais pas du tout l’écosystème vauclusien. Je poursuivais mon travail pour permettre aux gens de gagner en sérénité et en liberté au quotidien », raconte l’élue. Une convention avec le Tribunal judiciaire d’Avignon voit le jour, avec l’association d’aide aux victimes l’Amav 84. La Maison de protection tenue par la gendarmerie de Carpentras suivra.
En juin 2021, en pleine campagne, Renaud Muselier entend des échos. Une femme a créé une solution inédite au service de la sécurité des citoyens, elle innove, prend des risques et gagne des prix. Sur proposition du président de la Région Paca, la voilà quelques temps après plongée au Conseil régional, « je me suis dit que cela pouvait être une suite logique dans mon engagement. » Dominique Brogi devient conseillère régionale déléguée à l’égalité femmes-hommes, elle siège notamment à la commission ‘sécurité, défense’, et ‘transports et ports’. Pour éviter tout conflit d’intérêt, elle structure la gouvernance de Monshérif, « je resterai toujours l’ambassadrice, c’est mon bébé ».
De gauche à droite : Dominique Santoni, présidente du Département, Bertrand Gaume, préfet de Vaucluse, Thierry Lagneau, maire de Sorgues et Dominique Brogi, lors de la campagne de vaccination en Vaucluse.
Avignon, le « miroir » de la France
De fil en aiguille, la volonté se fait plus prégnante : elle sera candidate aux législatives. De l’aveu de Dominique Brogi, « Avignon est le miroir de la France », avec tout ce qu’elle a de plus beau à offrir : un patrimoine « d’une richesse incroyable », une géographie et des paysages « à couper le souffle ». « A côté de ça, tous les problèmes se concentrent de manière très dense : la pauvreté, la dépendance aux aides sociales, l’insécurité… On a tendance à oublier le bon sens : le bien-être des habitants au quotidien. Est-ce que l’on a bien réfléchi ? En matière de transports, de piétonnisation, de logements sociaux. Comment rendre Avignon vraiment agréable, pouvoir se loger facilement, bouger, s’y sentir en sécurité ? », autant de questions que l’élue met sur la table.
L’approche se veut différente : « je pose un problème, je n’arrive pas en conquérante. Je ne me présente pas à l’élection pour être maire d’Avignon. Je prends une circonscription qui sert de zone d’analyse, avec de la remontée d’informations, pour faire enfin des textes de loi dans le sens de ce qui est attendu par la population », explique-t-elle. En matière de vision, Dominique Brogi épouse celle de la cheffe de l’exécutif, dont la carrière a débuté en agence de publicité. « Dominique Santoni est une femme de terrain, elle se fiche de connaître le parti politique en face d’elle quand on lui soumet une proposition », juge l’élue.
« Je ne me présente pas à l’élection pour être maire d’Avignon. »
« Je ne m’estime absolument pas légitime pour avoir des vues sur la fonction de maire d’Avignon, même si je vis ici depuis six ans. En revanche, mon expérience de vie fait ma force pour agir », précise celle qui porte le programme de Valérie Pécresse. « Je le dis à tout le monde : je ne veux pas faire une carrière politique, mais une action politique, ce n’est pas pareil », abonde-t-elle.
La circonscription représente pour Dominique Brogi un territoire animé de défis qui appellent à l’action, une cartographie pour « faire bouger les choses au niveau national et renverser la vapeur ». Et d’ajouter : « Mon enjeu, c’est d’être à l’écoute de chaque personne de cette circonscription. » Avec Valérie Pécresse, Dominique Brogi partage le ‘Faire’, ou la réflexion, la prise de décision, suivie de l’action. « Elle préside la plus grosse région d’Europe. Son parcours est remarquable. Elle est discrète, efficace, pragmatique », énumère Dominique Brogi.
Des bassesses, des mesquineries ? « J’en ai eu toute ma vie. En entreprise, on ne te fait pas de cadeau, encore plus quand tu es une femme. Mais je continuerai toujours à m’engager et à tout donner », conclue la candidate.
Présentation au prix Tech for Women « Agir pour l’égalité » de Marie Claire remporté par Monshérif