9 juillet 2026 |

Ecrit par le 9 juillet 2026

Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Il faudra compter avec eux : La France Insoumise ( LFI), le parti communiste français ( PCF), Génération.s et des citoyens de la société civile à l’origine d’Avignon Collectif actent une liste commune en vue des prochaines élections municipales dans la cité des papes.

Avignon Collectif a levé les dernières interrogations lors d’une conférence de presse commune avec LFI. Depuis septembre, ce collectif rassemblant le PCF, Génération.s et des citoyens et citoyennes d’Avignon s’était donné le temps de « rassembler, observer, recueillir et construire » comme le souligne Thomas Petiot un des fondateurs avec Vincent Delaye de cette initiative pour « faire d’Avignon une ville gouvernée avec ses habitants, une ville laboratoire de démocratie populaire, une ville où la justice sociale, l’écologie et la culture avancent ensemble. »

« Fabriquer du commun. »

Un programme pour se rassembler
Deux jours après la conférence de presse de la France Insoumise qui laissait présager quelques annonces, cette conférence de presse commune a acté un rassemblement autour de la candidate insoumise Mathilde Louvain mais surtout autour d’un programme, et d’une méthode comme aiment à le préciser Eric Deshayes de Generation.s, Julien Benito du PCF et Zinèbe Haddaoui d’Avignon Collectif « la manière de travailler sur le terrain de LFI correspond exactement à ce que nous avons mené depuis septembre avec des ateliers citoyens pour « fabriquer du commun », autour de thème comme Bien grandir à Avignon, la santé, la démocratie… Nous allons mettre tout ça dans le pot commun ».
Pour Julien de Benito ( PCF) c’est aussi la manière de travailler sur le terrain avec des personnes de la société civile qui a permis à la section d’Avignon de défendre sa position de rejoindre LFI auprès des instances nationales et non pas de rejoindre leur partenaire historique PS : « la campagne menée par le candidat socialiste David Fournier étant trop traditionnelle et sa méthode trop fermée »

« Un programme radical, de rupture assumé. »

Mathilde Louvain

Parlons programme
« C’est un programme radical, de rupture assumé » précise Mathilde Louvain forte des 14% d’intention de vote du sondage de nos confrères de la Provence dévoilé le mois dernier. « Ce sont sur les 4 principaux axes déclinés par LFI, que nous avons pu clairement rejoindre LFI pour ne pas faire une liste de plus ajoute Eric Desayes de Génération.s : la démocratie vivante, le vivre dignement, la bifurcation écologique et le vivre ensemble. »
Tous actent des avancées positives au cours des 2 mandats de Cécile Helle « mais nous voulons aller plus loin précise Mathilde Louvain : votation citoyenne, régie publique de l’eau, gratuité des transports , bâti scolaire, encadrement des loyers… »
Celui-ci va continuer à se décliner avec les citoyens au cours de réunions publiques et d’ateliers participatifs. « Notre campagne sera à l’image de la manière dont nous voulons gérer cette ville : participation, transparence, responsabilité »

Dans tous les cas, prendre ses responsabilités
Ce temps long de décisions*, Avignon Collectif l’assume pleinement « car il ne s’agissait pas de négocier des places sur les listes existantes mais bien de rassembler autour d’un programme, de ne pas créer une liste de plus et d’obtenir l’aval en interne et auprès des instances nationales ».
« Les responsabilités ont été prises et nous prendrons pleinement les nôtres au soir du premier tour », insiste Mathilde Louvain en rappelant que le principal ennemi est le Rassemblement National et que tout sera fait pour qu’il n’y ait qu’une liste de gauche au second tour.

M.P.

Prochain Meeting de campagne qui était prévu avant la fusion avec LFI
Samedi 24 janvier. Château de Saint-Chamand. 18h. Avec Mathilde Louvain tête de liste LFI, Mathilde Panot, députée Val de Marne LFI et Raphaël Arnaud, député de Vaucluse.

*Avec le désistement de Joël Peyre (PRG) et le ralliement de Place Publique à la liste PS de David Fournier, il y a ce jour deux listes de gauche au premier tour. Le maintien de la candidature de Paul-Roger Gontard (Convergence) étant encore incertaine.(N.D.L.R)


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

La danseuse étoile de l’Opéra de Paris, Marie-Agnès Gillot, et la pianiste Eloïse Bella Kohn forment un duo chorégraphique et musical, donnant à voir et à entendre une poésie des corps et des sons.

C’est une rencontre inédite car même si la musique et la danse sont souvent indissociables, il est rare que musiciens et danseurs évoluent ensemble, en se rencontrant pleinement. ‘(Else)Where’ naît de cette envie de croiser ces langages, de créer une œuvre où la musique et le mouvement se répondent intimement, où le geste prolonge la note et où la note amplifie l’élan du corps.

Bach et Ligeti

Dans cette création, la danseuse étoile de l’Opéra de Paris, Marie-Agnès Gillot, et la pianiste Eloïse Bella Kohn se rejoignent sous le regard du chorégraphe et directeur artistique du Ballet National Chilien, Mathieu Guilhaumon. Ensemble, ils tissent une partition vivante, portée par les œuvres de Bach et Ligeti, dans un dialogue où la clarté et l’équilibre du premier contrastent avec les dissonances et les tensions du second. 

Un concert dansé inspiré de Mademoiselle Else d’Arthur Schnitzler

Librement inspiré du monologue intérieur de Mademoiselle Else d’Arthur Schnitzler, le concert dansé ‘(Else)Where’ explore la solitude d’une jeune femme confrontée au désir, à l’enfermement social et aux contradictions de son propre esprit. À travers une introspection tourmentée, les pensées s’entrechoquent, se répètent, se fragmentent, donnant naissance à un langage chorégraphique qui mêle la grâce du classique à l’intensité brute du contemporain. Chaque mouvement trahit l’ambivalence des émotions, chaque note prolonge cette lutte silencieuse entre retenue et abandon. La musique devient alors le reflet des tiraillements intérieurs d’un être en quête d’échappatoire, oscillant entre ordre et chaos, entre lumière et vertige.

La musique et la danse se font écho

‘(Else)Where’ est un espace suspendu, une traversée où la musique et la danse se font écho pour incarner l’intime. Un duo sensible, une poésie du corps et du son qui donne vie à l’invisible, à ce frisson intérieur qui fait vaciller les âmes en quête d’ailleurs.

Programme musical

Johann Sebastian Bach
L’Art de la Fugue BWV 1080 (extraits)
György Ligeti
Musica Ricercata per pianoforte

Distribution

Mathieu Guilhaumon : chorégraphe
Marie-Agnès Gillot : danse
Eloïse Bella Kohn : piano

Vendredi 23 janvier. 20h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

La Mission Locale Jeunes Grand Avignon organise aux côtés d’entreprises, de CFA, d’organismes de formation et autres acteurs de l’alternance, la 8e édition du forum ‘Objectif Alternance’ le mardi 20 janvier à Avignon.

Un forum autour de l’alternance sera organisé le 20 janvier au sein de la salle polyvalente de Montfavet pour les personnes souhaitant en apprendre plus sur l’alternance, découvrir les métiers et filières qui recrutent, mais aussi avoir des retour d’expérience de jeunes apprentis.

Une trentaine de centres de formations seront présents pour l’occasion, ainsi que des apprentis, des chefs d’entreprises, des professionnels de la formation et de l’emploi. De nombreux secteurs d’activité seront représentés. Certains métiers feront l’objet démonstrations comme l’esthétique, la coiffure, la construction, la plasturgie, la logistique, la restauration et bien d’autres.

Un pôle ‘information’ sera également mis en place pour donner des renseignements sur des sujets tels que la mobilité, les financements et les aides pour les alternants.

Mardi 20 janvier. De 9h30 à 13h. Salle polyvalente de Montfavet. 246 Rue Félicien Florent. Avignon.


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

L’ultime chef d’œuvre de Verdi

Falstaff créé en 1893, est l’ultime chef d’œuvre de Verdi qui décède en 1901. Opéra d’une modernité saisissante, inspiré de Shakespeare, c’est parmi les autres opéras de Guiseppe Verdi – Aïda, La Traviatta, Rigoletto, pour ne citer que les plus célèbres – l’un des plus joyeux tout en étant d’une beauté musicale saisissante. 

Falstaff, les joyeux joujoux de Windsor, une adaptation originale et pétillante d’Andrea Piazza

On est loin de l’opéra bouffe originel tiré de Shakespeare qui mettait en scène un Sir John Falstaff, flambeur notoire ventru, coincé par des dettes et décidé à séduire deux riches bourgeoises pour s’en sortir. Ici, avec malice, le metteur en scène Andréa Piazza a replacé l’action dans le monde des jouets, souhaitant une plus grande identification et proximité, afin d’imaginer un monde nouveau et meilleur. Avec cette adaptation ludique et participative, les spectateurs sont invités à rejoindre l’aventure, à chanter et à se prêter au jeu, à célébrer le théâtre et la musique pour se retrouver… et de faire du monde une farce.

Falstaff, un vieux robot cabossé

Falstaff, vieux robot cabossé, jadis jouet préféré de la maison Windsor, est relégué dans un coin, alors que les jouets s’animent dès que les enfants ont le dos tourné. Bien décidé à reconquérir sa place dans le cœur des enfants, il élabore un plan audacieux : séduire Alice et Meg, les deux nouvelles poupées stars du placard. S’ensuit un joyeux chassé-croisé de manigances, de déguisements et de quiproquos.

D’après Falstaff de Giuseppe Verdi (1893)
Arrangement dramaturgique : Andrea Piazza
Arrangement musical : Massimo Fiocchi Malaspina
Traduction française : Renaud Boutin
Coproduction : Opéra Grand Avignon et Teatro Sociale di Como

Le concept de l’opéra participatif

L’idée est de faire découvrir les codes de l’opéra grâce à une participation active du public ,  en lui donnant l’ occasion de chanter en direct depuis la salle , lors de la représentation. Six chants participatifs et un chant signe sont au programme. Pour s’y préparer  des ateliers pour apprendre les chants à  interpréter pendant le spectacle sont prévus. Partitions et airs disponibles sur operagrandavignon.fr
Gratuit sur inscription : actionsculturelles.opera@grandavignon.fr
Rendez-vous juste avant le spectacle : Samedi 17 janvier. 14h30 à 15h30. Dimanche 18 janvier. 14h30 à 15h30

Samedi 17 janvier. 16h. Dimanche 18 janvier. 16h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40 / www.operagrandavignon.fr


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

À l’occasion de son Bicentenaire, l’Opéra Grand Avignon poursuit la célébration de ses 200 ans avec le lancement, le 12 janvier dernier, du second et dernier livret du Mystère de l’Opéra. Un jeu inédit mêlant patrimoine, création et participation du public, au cœur d’une année anniversaire particulièrement foisonnante.

Inauguré en 1825, l’Opéra Grand Avignon traverse deux siècles d’histoire marqués par les incendies, les guerres, les reconstructions et les mutations artistiques. Toujours en activité, il demeure aujourd’hui un lieu central du spectacle vivant, profondément ancré dans la vie culturelle du territoire.

Anniversaire
Pour célébrer cet anniversaire exceptionnel, l’institution a choisi de s’adresser directement au public à travers un jeu patrimonial original, Le Mystère de l’Opéra. Lancé en octobre 2025, ce dispositif ludique propose une immersion dans l’histoire et les coulisses de l’Opéra avec, à la clé, une récompense hors norme.

Un trésor unique à la clé
Le gagnant du jeu remportera une place nominative donnant accès à l’ensemble des opéras et spectacles de ballet programmés par l’Opéra Grand Avignon pendant… 200 ans ! Cette distinction symbolique sera matérialisée par une clé et un coffret réalisés par l’atelier des accessoiristes de l’Opéra.

Quatre nouvelles énigmes pour clore l’enquête
Après un premier livret largement diffusé, toujours disponible à la billetterie et en ligne, un second et dernier livret est proposé depuis le 12 janvier 2026. Il comprend quatre nouvelles énigmes inspirées de l’univers lyrique, de l’architecture et du spectacle vivant. Ouverts à tous les âges et à tous les niveaux, ces défis invitent les participants à recomposer une phrase mystère finale. Les réponses devront être déposées avant la fin du jeu pour tenter de remporter le prix du Bicentenaire.

Une année 2026 rythmée par de grands rendez-vous
Le lancement de ce second livret s’inscrit dans une programmation anniversaire étendue sur toute l’année 2026. De janvier à mai, des visites de l’Opéra seront proposées, ponctuées d’interventions artistiques du chœur ou du ballet, intégrées au parcours de découverte du bâtiment. Cinq dates sont d’ores et déjà prévues, alternant présence du chœur et du ballet entre janvier et mai. Ces moments permettront au public de rencontrer les artistes permanents et de découvrir l’Opéra sous un angle intime, loin du cadre traditionnel de la scène.

Recherche, transmission et création au cœur du Bicentenaire
En février 2026 paraîtront aux éditions universitaires d’Avignon les actes des colloques du Bicentenaire, issus de rencontres organisées en 2023 et 2024 en partenariat avec l’Université d’Avignon. Ces travaux offrent une analyse pluridisciplinaire du rôle artistique, historique et sociétal de l’Opéra sur deux siècles. Le 11 avril prochain, l’Opéra fera revivre le Marathon de la danse, inspiré des concours d’endurance des années 1920. Dans une version festive, des duos costumés danseront pendant 200 minutes quasi ininterrompues, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un couple, sous les encouragements du public. Le 11 juin, la Maîtrise Populaire de l’Opéra Grand Avignon proposera un concert de restitution. Issu d’un projet éducatif mené avec des écoles des quartiers prioritaires, ce chœur d’enfants présentera un programme aux influences françaises, espagnoles et algériennes, aboutissement de huit mois de travail artistique.

Une mémoire partagée avec la ville
À la rentrée 2026, l’Opéra investira l’espace public avec une déambulation lyrique dans le centre-ville d’Avignon. Chanteurs, danseurs, musiciens et chorales feront revivre un opéra en extraits chronologiques, invitant le public à chanter avec les artistes grâce à des partitions mises à disposition. En septembre paraitra également l’ouvrage L’Opéra Grand Avignon, patrimoine vivant depuis 1825 de Julie Deramond, spécialiste de l’histoire de l’Opéra, retraçant deux siècles de vie lyrique à partir de recherches approfondies et de témoignages.

Une grande exposition
Enfin, une grande exposition de fin d’année viendra clore les célébrations. Déployée sur plusieurs sites, dont la Villa Créative, l’Opéra et les mairies du Grand Avignon, elle mettra en valeur archives, costumes, photographies, œuvres et témoignages. Un appel à contribution des habitants permettra d’enrichir ce patrimoine partagé.
Calista Contat-Dathey


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Ce samedi 17 janvier, les pompiers d’Avignon vont se lancer un défi caritatif : monter 295 fois les 10 étages de leur tour d’entraînement pour cumuler les 8848m correspondant au sommet du Toit du monde, l’Everest.

Ce samedi, les pompiers de la caserne d’Avignon vont récolter des fonds pour deux causes qui les touchent : l’œuvre des pupilles des pompiers, qui a pour but d’assurer la protection morale et matérielle des orphelins et des familles des sapeurs-pompiers civils et militaires décédés en service commandé ou non, ainsi que l’association ‘Sourire à la Vie’ qui accompagne les enfants malades du cancer.

Pour récolter ces fonds, neuf pompiers professionnels, volontaires, hommes et femmes, vont tenter de relever un défi vertigineux : grimper l’Everest, ou du moins son équivalent. Pour ce faire, dès 8h du matin, ils monteront 295 fois les 10 étages de leur tour d’entraînement afin de cumuler les 8 848m correspondant au plus haut sommet du monde. Ils graviront donc 47 200 marches au total, soit une moyenne de 5245 marches par participants. « À titre indicatif, entre le parvis et le sommet de la Tour Eiffel, il y a 1665 marches », ajoutent les pompiers.

La marraine de ce défi est Kelly, jeune femme pour qui l’adjudant-chef Guillaume Chastel, a créé la première édition, suite aux lourds problèmes de santé qu’elle avait connus 2023. Le public est invité à venir encourager les pompiers. Une tombola sera organisée et une buvette et une petite restauration seront mises en place pour l’occasion.

Pour les personnes ne pouvant pas aller encourager les pompiers ce samedi mais souhaitant tout de même les soutenir eux et les associations qu’ils représentent, une cagnotte en ligne a été créée. Pour y accéder, cliquez ici.

©SDIS 84

Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Mardi 13 janvier, Thierry Suquet a présenté ses vœux devant un parterre d’élus, de représentants des corps constitués, des autorités civiles et militaires, des entrepreneurs, des associations, de tout ceux qui font vivre le Vaucluse.

« Malgré la sobriété budgétaire, je vous reçois avec plaisir grâce aux producteurs du département qui participent à cette soirée et à son buffet. Merci aux vignerons, artisans, commerçants. » Et de citer la Cave Clauvallis de Saint-Didier, la Brasserie artisanale du Ventoux, La Cuisine provençale de Monteux, les établissements Filière de Fontcouverte, la Ferme Montilienne, France Pistache et la pisciculture Les Truites de l’Isle-sur-la-Sorgue qui font honneur aux produits locaux de qualité.

Le Préfet a jeté un regard rétrospectif sur 2025 qui a mis en valeur la culture, « aux Chorégies, aux festivals, avec Avignon qui fait rayonner cette Terre de cultures. Mais aussi au passage du Tour de France au Mont Ventoux. J’en ai encore des frissons, a-t-il dit. Sans oublier les journées portes ouvertes, fin juin, à la Base Aérienne 115 d’Orange-Caritat, qui a fait découvrir tous les métiers de l’aéronautique militaire et surtout l’avion de chasse Rafale, le fleuron de l’Armée de l’Air et de l’Espace. »

Les perspectives pour 2026

Thierry Suquet a ensuite abordé 2026 et ses priorités. « Même si l’avenir est un peu bouché, nous avons des perspectives. En particulier, ce défi permanent qu’est la lutte contre les narco-trafiquants, c’est un problème de sécurité, de société. Il faut redonner toute sa place à la République, elle doit servir de rempart. Nous devons restaurer la sécurité au quotidien, quadriller sans cesse le territoire e Vaucluse. J’ai fait fermer nombre d’établissements qui cumulaient trafic et blanchiment et je compte continuer. »

Le Préfet a ensuite parlé de l’agriculture, pôle majeur d’activité du département avec un chiffre d’affaires supérieur à 1Md€ par an. « C’est un ensemble social et économique et la transition doit s’adapter aux réalités locales. Les paysans nous nourrissent, ils subissent les aléas climatiques, les règlementations. Sans eau, il n’y a pas de fruits et de légumes, grâce au projet HPA, à terme les exploitations seront irriguées. » Il aussi insisté : « Nous devons préserver les terres, le photovoltaïque ne doit pas s’installer sur les espaces naturels et agricoles. »

Côté logements, il a insisté sans toutefois citer la décriée Loi Zan (Zéro artificilisation nette). »Nous avons besoin de construire pour les familles, les salariés, les étudiants, tout en préservant les lieux. La sobriété foncière s’impose à nous ». La réindustrialisation aussi est une nécessité, il a évoqué le travail inlassable de VPA (Vaucluse Provence Attractivité et de sa directrice Cathy Fermanian) qui fait tout pour attirer des entreprises en Vaucluse et développer celles qui y sont déjà implantées.

Renforcer le rôle de l’État dans le département

Le Préfet a évidemment rappelé le rôle de l’État qu’il représente en Vaucluse. « Nous devons renforcer son rôle au service de la cohésion territoriale. France Service en est un exemple. Elle  déjà 27 agences dans le département, bientôt 28 avec Courthézon. Elles sont à moins de 20 minutes de n’importe quel Vauclusien pour l’accompagner dans ses démarches. »

La santé est aussi une donnée incontournable pour éviter les déserts médicaux. Déjà le département, sous l’impulsion de sa Présidente Dominique Santoni, salarie depuis 2022 des médecins à Avignon, Cadenet, Apt et Sorgues, bientôt à Pernes. « Nous devons élargir notre offre de soins en tissant un réseau plus dense pour que les patients aient un rendez-vous avec un généraliste sous 48h, que la télé-médecine se développe. Nous allons moderniser l’Hôpital d’Apt avec à la clé 10M€ pour le service des urgences. Pareil pour celui d’Avignon, avec une extension des urgences adultes et du centre de dialyse. »

« Il faut que l’État cesse d’être ambigu. Ce n’est pas lui tout seul qui porte l’intérêt général. »

Thierry Suquet

Il a aussi été question de décentralisation, et Thierry Suquet a été ferme : « Il faut que l’État cesse d’être ambigu. Ce n’est pas lui tout seul qui porte l’intérêt général. Certes il doit être sobre et économe mais travailler main dans la main avec les collectivités locales et la Sécurité Sociale. » Il a rappelé les différentes étapes des Lois de Décentralisation instaurées par Gaston Defferre, sous l’ère Mitterrand en 1982. Puis avec Jean-Pierre Raffarin, 1er Ministre de Jacques Chirac, place à l’Acte 2 en 2003 qui affirme de nouvelles formes de démocratie participative. Ensuite, en 2012 ont été lancés les « Schémas Départementaux de Coopération Intercommunale » auxquels ont succédé les EPCI (Établissement public de coopération intercommunale). Sans oublier le dispositif de péréquation des DMTO (Droits de Mutation à Titre Onéreux) perçus par les départements. Enfin, Acte 4 en 2022, la Loi 3DS (Décentralisation,  Déconcentration, Simplification) pour permettre plus de souplesse et d’efficacité dans l’action publique locale.

Avant de conclure son discours, le Préfet a évoqué les échéances des 15 et 22 mars, les Municipales, qui concernent les 151 communes de Vaucluse. « L’Etat est là pour donner une boîte à outils, pour informer, guider, aider les élus. La Préfecture est votre maison et nous travaillons en permanence avec l’Association des Maires de Vaucluse. Je souhaite que la campagne soit calme et sereine. Certes, la politique est un combat mais on doit respecter l’adversaire. Ni agressions verbales, ni agressions physiques, ni mépris. »


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Marc Birling, co-fondateur de la société avignonnaise CBA Informatique libérale, vient de décéder à l’âge de 69 ans. Il avait créé cette entreprise en 1986 avec son épouse Cécile.

Leader national dans le domaine du logiciel pour infirmières libérales, CBA, qui développe des solutions et logiciels pour accompagner au quotidien les professionnels de santé libéraux, est dirigé par leur fille Caroline Moga-Birling devenue présidente directrice générale depuis 2016. Cette dernière a notamment reçu le grand prix de la femme dirigeante de PME ou d’ETI lors des grands prix des talents féminins 2024 de France Invest. Elle a su conserver les valeurs humaines sur lesquelles Marc Berling s’était appuyé pour bâtir CBA.

« Il nous a quittés, laissant derrière lui un héritage précieux : une entreprise bâtie sur des valeurs fortes, explique CBA sur son compte Linkedin afin de rendre hommage à son fondateur. Marc a toujours eu un temps d’avance autant sur les projets d’entreprise qu’en matière sociale. Il était un homme vrai, pour qui rien n’était impossible. »
CBA est ainsi particulièrement impliquée dans des actions sociales, caritatives ou de bien être de ses salariés.

Implantée dans la zone d’Agroparc depuis 2017 au sein des bâtiments Hamadryade, CBA compte aujourd’hui plus de 260 collaborateurs pour un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 40M€.

Marc Birling. Crédit : DR/Linkedin

Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Un deux en un bouleversant

Le spectacle est construit autour de deux œuvres majeures, quoique courtes de Marguerite Duras. Les mains négatives, court roman écrit en 1974 et devenu court métrage en 1979 et L’homme atlantique, paru en  1982 mais écrit en 1981 pour le film Agatha ou les lectures illimitées. Cette rencontre avec Duras, ce bouleversement engendré, le comédien Didier Luttenbacher a voulu nous les transmettre en demandant à Laurent Montel de l’accompagner dans une mise en scène qui privilégie les mots, le souffle, l’autrice, sans pour autant épargner un énorme travail de renoncement du comédien seul en scène. Que l’on choisisse de se perdre dans ses yeux clairs ou se laisser happer par ses mains immenses, le texte fait régulièrement surface en un roulis tantôt implorant, tantôt fracassant. 

Ces « mains négatives » — qui est la définition en art pictural de la technique du pochoir qui applique un pigment autour de la main — préfigurent ce qui est, inexorablement : l’instant présent qui se lit dans la douleur du futur à vivre, le passé qui se révèle en creux par le silence. Ici le comédien Didier Luttenbacher tourne le dos à cette douleur mais ne la renie pas par l’aplat régulier de ses immenses paumes qui se cognent à la falaise, au mur « atlantique. » Un intermède chorégraphique permet de lier ces deux textes en un glanage de souvenirs éparpillés sur le plateau. 

Le texte, rien que le texte… et John Cage

Il fait noir, car la peine et le deuil d’un amour finissant l’exigent. La mise en scène est sobre car l’histoire est aussi d’une triste banalité où seuls les mots de Duras peuvent donner cette force singulière. Le texte est une énigme, on se perd dans les ressacs de l’âme en peine, dans l’écume au bord des lèvres, dans cette circonvolution à la fois hésitante puis finalement réaliste.

On retrouve les thèmes chers à Duras comme la solitude, l’amour, le deuil, la perte. On les retrouve sans les chercher, sans fil narratif.  Seule la musique de John Cage vient à point scander les souvenirs nous permettant une respiration qui fait effraction dans le réel. 

Un parti pris cinématographique

On assiste aussi à une formidable leçon de cinéma, un puissant traité sur la puissance d’évocation, sur le point de vue ou le parti pris c’est selon, un plan séquence où le chagrin survient enfin, où l homme atlantique se révèle, perdu à jamais à l’infini. Nous sommes nous-mêmes interpellés dans une mise à distance qui nous happe cependant car les mots de Duras sont toujours aussi hypnotiques. Sans connaître l’œuvre, on est frappé par le rythme imposé et en feuilletant les textes on s’aperçoit que tout était dit déjà dans la mise en page ou la calligraphie. Le travail d’adaptation théâtrale de ces 2 textes qui n’étaient pas écrits pour du théâtre, au contraire tirés d’un court métrage (ce qui est rare) a dû être passionnant : travailler les espaces en silence, les retraits en souffle, la prose en litanie incantatoire ou désespérée.

Vendredi 16 janvier. 20h. Théâtre du Balcon. Cie Serge Barbuscia. Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org 

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/26/   1/1