3 septembre 2026 |

Ecrit par le 3 septembre 2026

L’Opéra du Grand Avignon rouvrira bientôt ses portes place de l’Horloge

Après deux ans et demi de travaux, l’opéra du Grand Avignon va retrouver prochainement la place de l’Horloge, dans le cœur de la cité des papes.

Cette rentrée 2020-2021, pour l’opéra du Grand Avignon c’est comme le ‘Triple concerto’ de Beethoven… Un triple évènement : un nouveau directeur (Frédéric Roels), une nouvelle directrice de l’orchestre régional Avignon-Provence (Debora Waldman), la seule à ce poste en France, ancienne assistante de Kurt Masur, et un nouvel opéra rénové (17,4 M€ de travaux).

De nouvelles têtes
Frédéric Roels, né en Belgique, a successivement été nommé à l’Opéra Royal de Liège, à l’opéra de Rouen puis à Mascate (Sultanat d’Oman) avant d’arriver à Avignon. Debora Waldman, elle, a vu le jour à Sao Paulo, au Brésil et a reçu le titre 2008 de ‘Talent chef d’orchestre’ de l’Adami (ndlr : la société civile en charge de ‘l’Administration des droits des artistes et musiciens interprètes’). Quant à l’opéra-théâtre d’Avignon, construit en 1847, il a fermé ses portes en juin 2017 pour un long chantier de métamorphose. Chasse à l’amiante, au plomb, réhabilitation de la toiture, des façades, remplacement des fenêtres par un double vitrage, mise aux normes du système électrique, de la régie technique, installation d’un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite, d’une pompe à chaleur, d’un système de rafraichissement, isolation. Avec ses nouvelles menuiseries, ce patrimoine culturel d’Avignon gardera son caractère historique, mais, comme au fil des décennies la taille de spectateurs a changé, les fauteuils seront plus larges donc moins nombreux (950 au lieu de 1 100 places pour la jauge précédente).

Ciment de la société et lien social
Au cours de la conférence de presse de présentation, à l’Hôtel d’Europe, Frédéric Roels a insisté : « La culture a un rôle essentiel, ce n’est pas la queue d’une comète budgétaire, elle cimente la société, elle tisse le lien social. L’opéra est ouvert à tous les publics, à toutes les couches de la société, à tous les âges. Il propose de la musique, de la danse, du théâtre, des rencontres, le 29 janvier, inter-générationnelles. » Puis il a égrené le programme, en rendant hommage à ses prédécesseurs, Raymond Duffaut (directeur pendant 43 ans) et Pierre Guiral qui a imaginé l’édition qui se profile, près de 95 propositions en tout, dont ‘Le chevalier à la rose’ de Richard Strauss pour la réouverture officielle, place de l’Horloge, le 29 janvier 2021, ‘Samson et Dalila’ en mars, ‘Don Giovanni’ en avril, ‘La chauve-souris’ de Johann Strauss en juin, mais aussi, en attendant la fin des travaux retardés par la crise des gilets jaunes et le confinement, ‘Bastien et Bastienne’ de Mozart le 19 décembre à Vedène, ‘La veuve joyeuse’ de Franz Lehar à l’Opéra-Confluence en décembre. Côté danse, ‘L’art d’aimer’ de Jean-Claude Gallotta. Autres têtes d’affiche : la soprano avignonnaise Julie Fuchs, mais aussi le pianiste Adam Laloum ou encore Benjamin Biolay en avril. De quoi drainer un maximum d’amateurs… Avant son déménagement et son installation éphémère en Courtine, juste en face de la gare TGV, l’Opéra attirait jusqu’à 70 000 spectateurs par saison. Pour l’Opéra-Confluence, ils étaient 43 000.

Réservations : 04 90 14 26 40 – billetterie.opera@grandavignon.fr 

Frédéric Poels, nouveau directeur de l’opéra du Grand Avignon.

L’Opéra du Grand Avignon rouvrira bientôt ses portes place de l’Horloge

Après deux semaines de résidence au Théâtre de l’Oulle, le collectif  ‘Les Immergés’ présente une étape de création de son nouveau projet ‘Tout était là pour toujours’ : pour les citoyens d’une ville au bord de l’eau, tout bascule lorsque le barrage qui retient la rivière menace de céder sous la pression de pluies diluviennes. Il met alors en péril la centrale nucléaire située plus bas, dans la vallée. Cet événement survient deux ans après le décès de Raphaël, dont le corps sans vie avait été retrouvé plus haut dans les montagnes. Comment réagir lorsqu’un monde s’effondre, et lorsque son monde s’effondre ? Le public, divisé en trois groupes de 10 personnes, participe à l’élaboration d’une fiction cubiste se déployant dans un parcours en déambulation.

Vendredi 18 septembre. 19h. Entrée libre. Réservation obligatoire. 30 personnes maximum. La Factory. Théâtre de l’Oulle. Rue de la Plaisance / Place Crillon. Avignon. 09 74 74 64 90. contact@theatredeloulle.com


L’Opéra du Grand Avignon rouvrira bientôt ses portes place de l’Horloge

La Médiation intergénérationnelle et culturelle (MIC) propose une nouvelle visite dans l’intra-muros Avignonnais. Direction la rue des Teinturiers pour y découvrir ses secrets, ses énigmes et les légendes qui entourent son histoire.

C’est une invitation à un voyage dans le temps à laquelle nous convie la MIC. Partir à la découverte de la rue des Teinturiers, nichée dans le cœur de la cité des papes, afin d’y découvrir son histoire et ses secrets au cours d’une visite commentée. Au programme : la Sorgue et les roues à aube, la question de l’eau, les enjeux géopolitique et économique dans le temps, mais aussi l’industrie en Provence, la vie familiale et l’artisanat local avec les fameux indienneurs, tanneurs et teinturiers. Celle que l’on surnomme la rue des roues abrite également la mémoire de l’entomologiste Jean-Henri-Fabre, de l’industriel Jean-François Pernod, du peintre Jean-Baptiste Brunel et celles des artistes qui l’ont célébrée tels Charles Chartiers, Louis Agricol Montagné ou encore Paul Manivet.

Premières visites pour le public les samedi 19 et dimanche 20 septembre à 10h. Départ devant le Théâtre du Chien qui fume. 75, rue des Teinturiers. Avignon. Gratuit dans le cadre des Journées européennes du patrimoine.


L’Opéra du Grand Avignon rouvrira bientôt ses portes place de l’Horloge

Le Comité départemental d’éducation pour la santé de Vaucluse (Codes 84) organise une formation du 21 au 23 septembre pour les professionnels des secteurs de la santé, du social, de l’éducation et de l’animation, destinée à optimiser la gestion des contraintes, du stress et des relations, par l’exploration et le développement de l’intelligence émotionnelle et des ressources personnelles.

Au cours de cette formation de trois jours, Emmanuelle Decker, docteur en psychologie et sophrologue, donnera aux professionnels toutes les clés pour augmenter leur régulation émotionnelle (bien-être personnel, capacité à mieux vivre avec ses émotions et celles des autres), développer l’intelligence collective et les relations de coopérations créatives par l’exploration des relations assertives bienveillantes et des compétences de facilitation des échanges dans les conflits et les dynamiques de groupe, repérer les signes de fatigue avant l’épuisement et le burn-out, s’entraîner à revenir vers soi et développer sérénité et solidité face aux évènements.

Lundi 21, mardi 22 et mercredi 23 septembre. 57, avenue Pierre Semard. Avignon. Tarif : 400 € par personne pour les 3 jours de formation. Informations et inscriptions ici.  04 90 81 02 41.


L’Opéra du Grand Avignon rouvrira bientôt ses portes place de l’Horloge

Dans le cadre de la saison Degas, le musée Angladon propose ‘Degas, l’impossible interview’. Une conférence spectacle de et par Anne Pingeot, conservateur général honoraire du Musée d’Orsay avec la collaboration de Guillaume Peigné, historien d’art.

Jeudi 17 septembre. 19h. plein tarif 15€, réduit 10€. Réservation conseillée. accueil@angladon.com 04 90 82 29 03 Musée Angladon-Collection Jacques Doucet. 5, rue du Laboureur à Avignon.

La saison Degas
Le Musée Angladon – Collection Jacques Doucet a décidé de donner une couleur particulière à chacune de ses saisons. L’idée est d’approfondir la connaissance d’une œuvre ou d’une série d’œuvres présentes dans les collections, de les donner à voir de façon un peu différente, grâce à des conférences, accrochages, projections, lectures, représentations et autres événements. D’établir des correspondances entre des univers sensibles, couleurs, saveurs, musiques, mouvements, de nourrir le dialogue des arts en invitant des créateurs, historiens, comédiens, auteurs, à éclairer l’œuvre et l’artiste de façon personnelle. C’est également une façon de renouveler l’intérêt des Avignonnais pour le Musée, de les inviter à cultiver leur regard dans la fréquentation intime des œuvres.

Pablo Picasso
La saison 2018/2019 fut consacrée à Pablo Picasso. La nouvelle saison 2019/2020 s’ouvre sur l’univers d’Edgar Degas. Elle déclinera une diversité de propositions pour mieux regarder les trois œuvres de Degas conservées au Musée.

Au programme en octobre et novembre prochains

Degas à l’Opéra
Projection du documentaire de Blandine Armand et Vincent Trisolini (2019, 52 min, production Les Bons clients, Arte France, Musées d’Orsay et de l’Orangerie et Opéra National de Paris) et rencontre de la réalisatrice. Dans le cadre de la Journée internationale de la danse. En entrée libre. Le 14 octobre à 19h.

Attitudes habillées. Les soli 
Création de Balkis Moutashar, chorégraphe et danseuse.
À l’occasion de la Nuit des Musées, deux performances de danses programmées en alternance Le 14 novembre 2020. À partir de 19h 19h30, 20h, 20h30, 21h et 21h30, en partenariat avec Les Hivernales, CDCN d’Avignon.


L’Opéra du Grand Avignon rouvrira bientôt ses portes place de l’Horloge

Le théâtre Transversal reçoit pour la deuxième année consécutive la Sabam (Société d’auteurs belges). Celle-ci met en place des outils innovants pour promouvoir l’écriture contemporaine. Le principe ? En partenariat avec l’Agence de fabrication perpétuelle, 6 auteurs, 6 lectures mises en espace, en voix, en scène, en musique et présentées par une équipe de 6 comédiens, metteurs en scène, musiciens.

Jeudi 17 septembre. 20h.  Lecture de Migrants de Benoit Coppé.

Vendredi 18 septembre. 15h. Lecture de Poucet de Didier Balsaux. 20h. Lecture de Ainsi court le chemin de Nathalie Boutiau.

Samedi 19 septembre. 12h.  Lecture de «Les amis ennemis» de Serge Wangneur. 20h. Lecture de ‘À l’infini nous rassembler’ de Jean-François Spricigo.

Dimanche 20 septembre. 15h. Lecture de ‘Bonjour Monsieur’ de Jean Claude Raskin.

Chaque lecture se fait en présence de l’auteur, avec une discussion à l’issue de la représentation et un rendez-vous plus informel autour d’un verre, de quelque chose à grignoter, voire d’un buffet ou apéritif dînatoire.

Du jeudi 17 au dimanche 20 septembre 2020. Entrée libre. Réservation fortement conseillée. Théâtre Transversal. 10, rue d’Amphoux. Avignon. 04 90 86 17 12. 


L’Opéra du Grand Avignon rouvrira bientôt ses portes place de l’Horloge

Jeudi 10 septembre, la librairie La Comédie Humaine déménage du 17 au 18 Rue du Vieux Sextier ! Deux ans et demi après son ouverture dans l’intra-muros, quelques mois après un confinement qui a mis à rude épreuve les commerces du centre-ville, le pari est gagné et l’agrandissement s’avère nécessaire au 18, c’est-à-dire en face de la librairie actuelle, il y aura rez-de-chaussée et étage ! L’esprit de la librairie avec son mobilier et sa déco chaleureuse sera préservé ; l’espace permettra plus de livres, plus de coups de cœur, plus de choix, plus d’évènements et d’animations. Bref, de quoi façonner un bel endroit en perspective convivial… et climatisé !

 Pour fêter ce déménagement et cet agrandissement 

Le 10 septembre. 15h. Ouverture du nouveau lieu.
Le 24 septembre. 18h30. Rencontre avec Jean-Marie Blas de Roblès autour de son dernier roman «Ce qu’ici-bas nous sommes» un voyage, entre Chili et Libye, dans les méandres de l’esprit.
Le 26 septembre. 18h. Grande fête d’inauguration.

Librairie La Comédie humaine. 18 rue du Vieux Sextier. Avignon. 04 65 81 25 36.

Présentation de la librairie en vidéo ici

 


L’Opéra du Grand Avignon rouvrira bientôt ses portes place de l’Horloge

Alexandre Davoust est le patron du café brasserie Le Conservatoire, place Pie à Avignon. L’établissement offre une terrasse de 130 places et 77 en intérieur. Huit personnes y travaillent à l’année, 25 lors du festival, mais Covid-19 oblige, seulement 12 cette année. Le commerce, dont le chiffre d’affaires s’élevait en 2019 à 930 000€ HT, a perdu depuis le confinement près de 348 000€ mais pas en août où, miracle, le tourisme a enfin redonné un peu de couleurs à la ville.

«Ma femme qui regardait la télé m’appelle et me dit : Tu es en vacances !» «Je lui réponds ‘Comment cela ?’ L’annonce venait d’être faite, le matin du mardi 17 mars, du confinement, avec une fermeture décrétée du jour au lendemain. On ne savait rien de ce qui allait se passer, combien de temps cela allait durer. On espérait pouvoir rouvrir tous les 15 jours. Le 1er mois a été dur pour assimiler tout cela. Depuis que nous avions repris le Conservatoire, il y a 8 ans, nous étions très actifs à l’année, prenant très peu de congés. Aujourd’hui ? Oui, j’appréhende l’actualité de cette pandémie. Nous vivons la rentrée avec beaucoup d’incertitude. Nous nous sommes tout de suite adaptés aux normes sanitaires d’accueil du public mais nous ne pouvons pas nous projeter sur la fréquentation de notre établissement. Pourrons-nous faire plus de limonade ? Plus de repas et plutôt le midi ou le soir ? Les soirées étudiantes –qui ont lieu de mars à fin octobre- n’ont pas été maintenues… »

«Nous vivons dans l’incertitude…»

« J’envisage donc l’avenir avec beaucoup de prudence. L’effectif restera restreint. La clientèle ? Les habitués du petit matin continuent à prendre leur café. La clientèle du déjeuner, c’est-à-dire les personnes qui travaillent autour d’ici sont absentes à plus de 90%. Je ne sais pas si cela est dû au télétravail ou si elles apportent leur panier repas ou se fournissent en repas à apporter. La clientèle du soir qui est à la fois touristique et locale a chuté de plus de 30%. Avant la Covid-19 nous étions sur une proportion 60/40, 60% de repas pour 40% de limonade, aujourd’hui, la tendance s’est inversée. Comment la clientèle vit-elle de revenir en terrasse ? Nous l’avons ‘étirée’ en disposant moins de tables et en respectant la distanciation sociale, ainsi les clients sont plutôt rassurés. Là où nous avons perçu des réticences c’est à la demande du port du masque lorsque les clients devaient déambuler sur la terrasse pour se rendre à l’intérieur. Nous avons dû insister pour qu’ils mettent le masque mais depuis les annonces gouvernementales tout est rentré dans l’ordre. L’avenir ? La rentrée de septembre donnera le ‘La’ pour les mois à venir. C’est un mois test, sachant, par ailleurs, qu’économiquement, les mois d’automne sont économiquement difficiles. Cela pose aussi la question de la conjoncture sanitaire hivernale car nous aurons besoin d’aides conséquentes.»


L’Opéra du Grand Avignon rouvrira bientôt ses portes place de l’Horloge

Une vingtaine de projets pour autant d’établissements de l’enseignement supérieur de l’Hexagone engagés dans ce concours et ce sont les ‘Croc’s-Magnon’ concoctés par des élèves de l’Ecole nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation Nantes Atlantique qui ont décroché le 1er prix, un chèque de 5000 €. Un plat cuisiné, complet dont l’ingrédient principal est le gland, accommodé en boulette farcie à base de lieu noir avec une sauce au persil, riche en fibres, sans gluten et source de protéines.

Les aspirations des consommateurs d’aujourd’hui

Un produit qui répond depuis l’an 2000 aux exigences des organisateurs de ‘Trophélia’ devenu ‘Ecotrophélia’ en 2008, selon son créateur,  Dominique Ladevèze : « L’innovation dans les industries alimentaires concrétise les aspirations des consommateurs d’aujourd’hui pour la qualité nutritionnelle, le goût et les productions locales. Elle porte également des valeurs fortes en termes de santé, d’environnement et de responsabilité sociétale. » Alors que la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse, partenaire historique, a quitté la manifestation, les organisateurs ont dû faire face à la crise du coronavirus : « L’obstination a payé, nous avons décalé la compétition de juin à septembre. Les écoles étaient fermées, plus de laboratoires, plus de halles technologies pour tester et mettre au point les produits. Mais les jeunes se sont débrouillés, démenés pour proposer des aliments innovants » poursuit Dominique Ladevèze.

Catherine Chapalain, directrice générale de l’Ania (Association nationale des industries alimentaires) le souligne : « Malgré la covid-19, la chaîne alimentaire a tenu, les professionnels ont rempli leur mission, nourrir les Français, ils ont assuré. Et, dans ce contexte, Ecotrophélia reflète la passion des jeunes ingénieurs agronomes à travailler dans un secteur proche des agriculteurs, des circuits courts. Ils sont soucieux d’environnement, de bien-être animal, de chasse au gaspi. »

Du champ à l’assiette

Philippe Maugin, président de l’Inrae (Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) présidait le jury national pour la seconde fois, salle Jeanne-Laurent. « Ce qui me plaît c’est la créativité de ces jeunes qui imaginent l’innovation du champ à l’assiette, mettent en avant une alimentation saine, des qualités nutritionnelles, un sens de l’éthique, du développement durable. En 2052, il faudra nourrir 10 milliards d’humains, sans déforester à outrance. On assiste à de profondes évolutions avec le changement climatique, on voit des continents sous-alimentés et d’autres où règne l’obésité. L’alimentation de demain se doit de rééquilibrer le rôle du végétal et de l’animal, cela ne va pas se faire en un jour. La tendance est aux légumineuses, les lentilles, les haricots, les pois chiches, les fèves. Mais il faut encore en planter sur des milliers d’hectares, les cultiver, les transformer, les distribuer, bref, faire évoluer la chaîne de production. »

Des filières en mutation

Trois filières sont en pleine mutation, la pêche, la viande et les fruits et légumes. Côté mer, avec plus de 3 000 km de côtes, la France propose un large choix de poissons, coquillages, crustacés souvent méconnus, voire délaissés. Or, les consommateurs avalent du surgelé carré, de l’élevage alors qu’existent des produits sains, tracés, goûteux, à prix abordables et qui, en plus, respectent l’écosystème tout en préservant les ressources halieutiques.

La filière viande souffre depuis 30 ans de crises à répétition : vache folle, fièvre aphteuse, grippe aviaire, abattoirs barbares. Elle subit les remous de la vague végane. Près de 70% des recrutements en boucherie restent lettre morte. Les professionnels vont devoir faire preuve d’imagination pour redonner confiance aux consommateurs.

Quant à la filière fruits et légumes, elle a vu depuis l’an 2000 sa part dans les produits français chuter de 15 points. « Il faut mettre un terme à cette dégradation, tout en assurant la sécurité alimentaire et en travaillant sur la compétitivité, la productivité et la diversité, donc le goût et le croquant » conclut Laurent Grandin, président d’Interfel.

L’équipe vainqueur d’Ecotrophélia 2020 avec ses ‘Croc’s-Magnon’, un plat cuisiné dont l’ingrédient principal est le gland.
Philippe Maugin, président de l’Inrae (Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) et président du jury national d’Ecotrophelia

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/285/   1/1