(Vidéo) Les Jeunes Pousses cultivent l’École du Dehors à Avignon
À Avignon, l’association Les Jeunes Pousses poursuit son engagement pour l’École du Dehors et l’éducation à l’environnement en milieu urbain. À travers formations, outils pédagogiques et partenariats, elle œuvre pour rendre l’apprentissage en plein air accessible à tous les enfants, y compris au cœur des quartiers.
Face au recul du lien quotidien entre les enfants et la nature, l’École du Dehors s’impose progressivement comme une réponse éducative innovante. Loin de se limiter aux espaces ruraux, cette pédagogie trouve aussi toute sa place en milieu urbain. C’est précisément ce pari que relève l’association Les Jeunes Pousses, convaincue que les fermes urbaines, jardins partagés et cours d’école végétalisées peuvent devenir de véritables salles de classe à ciel ouvert.
Un projet collectif ancré dans le territoire Coordonné par Les Jeunes Pousses, le projet « Grandir en lien avec la nature » s’appuie sur une dynamique collective. Il a réuni des acteurs reconnus de l’éducation à l’environnement comme le Frene et Les Écologistes de l’Euzière, ainsi que plusieurs structures partenaires à Marseille, Montpellier et Avignon. Ensemble, ils ont conçu des outils concrets pour permettre aux enseignants et animateurs de s’approprier la pédagogie du dehors, même en contexte urbain dense.
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Des outils pour passer à l’action Au cœur du dispositif, un livret pédagogique propose des activités clés en main, expérimentées en fermes urbaines ou directement dans les écoles. Conçu avec Paysan Urbain (Marseille), l’Oasis Citadine (Montpellier) et l’école Louis Gros à Avignon, il offre des pistes concrètes pour intégrer la nature dans les apprentissages, stimuler les sens des enfants et renouveler les pratiques éducatives. En complément, une vidéo-témoignage, réalisée avec les élèves et enseignants de l’école Louis Gros, donne la parole aux premiers concernés. Elle illustre, de manière sensible, les effets de l’enseignement en plein air sur l’attention, la motivation et la relation au vivant.
Se former pour enseigner autrement Parce que l’École du Dehors ne s’improvise pas, Les Jeunes Pousses misent aussi sur la formation. Deux nouvelles sessions gratuites, destinées aux enseignants de l’élémentaire (ou en devenir), sont programmées les 14 et 28 mars 2026 à Avignon. Ces journées permettront d’expérimenter concrètement la pédagogie du dehors en ville et d’acquérir des repères méthodologiques pour la mettre en œuvre durablement. Parallèlement, l’association propose une formation spécifique pour les animateurs de fermes urbaines, centrée sur l’éducation à l’environnement en milieu urbain, dans le cadre de son programme Fauvess.
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Un engagement soutenu, au service de l’intérêt général Ce projet n’aurait pu voir le jour sans un large soutien institutionnel et philanthropique, réunissant fondations engagées pour la transition écologique, collectivités et dispositifs publics. Un appui qui témoigne de l’intérêt croissant porté à ces démarches éducatives, à la croisée des enjeux environnementaux, sociaux et pédagogiques.
L’Ecole du dehors En développant l’École du Dehors au cœur de la ville, Les Jeunes Pousses démontrent que l’éducation en plein air n’est ni un luxe ni une utopie, mais une réponse concrète aux défis éducatifs contemporains. À Avignon, l’association sème ainsi, pas à pas, les graines d’un rapport renouvelé entre enfants, nature et apprentissages, avec l’ambition de faire grandir toute une génération au contact du vivant.
Les infos pratiques Contact et infos auprès de : formations.lesjeunespousses@gmail.com. Inscription à la formation ici. Mireille Hurlin
(Vidéo) Les Jeunes Pousses cultivent l’École du Dehors à Avignon
Dans le cadre de son programme des fêtes de fin d’année, la Ville d’Avignon convie les habitants et visiteurs à son traditionnel spectacle son & lumière pyrotechnique ce mardi 23 décembre.
Cette année, il sera impossible d’admirer le feu d’artifice depuis l’île de la Barthelasse en raison des travaux en cours. Le public est donc invité à y assister depuis les berges du Rhône du côté des Allées de l’Oulle et de l’esplanade Saint-Bénézet.
Pour le bon déroulement de l’événement, les véhicules ne pourront pas circuler sur la Route touristique du Docteur Pons dans le sens Le Pontet/Avignon et sur la route entre le pont de l’Europe et le carrefour de Saint-Lazare de 17h à 21. Les Ponts Daladier et du Royaume, quant à eux, seront fermés à la circulation de 18h à 21h. Les piétons ne pourront plus traverser le Pont Daladier à partir de 18h30, et ce, jusqu’à 19h30.
Mardi 23 décembre. 19h. Avignon.
(Vidéo) Les Jeunes Pousses cultivent l’École du Dehors à Avignon
La société aubagnaise Ensol, spécialisée dans l’énergie solaire, et l’USAP, club de basketball d’Avignon-Le Pontet, viennent de signer un partenariat pour un an.
Ensol souhaite s’impliquer durablement dans la vie économique et sportive de la Région Sud, c’est pourquoi, après avoir signé avec le SMUC Marseille Basketball, il a signé un second partenariat, cette fois-ci avec le club de basket avignonnais pour une durée d’un an. « Nous sommes ravis de compter Ensol parmi nos partenaires, affirme Thierry Bernard, Délégué Secteur Professionnel de l’USAP. Acteur local engagé dans la transition énergétique, Ensol partage nos valeurs de proximité et de dynamisme. »
Dans le cadre de ce partenariat, Ensol pourra accéder au réseau de partenaires de l’USAP, et pourra présenter ses activités au sein de l’espace VIP pendant certains matchs. Une offre spéciale ‘USAP x Ensol’ sera proposée à l’ensemble des licenciés, partenaires et membres VIP du club avec des tarifs attractifs. Une remise de 250€ sera proposée à tous les clients issus du réseau USAP, et pour chaque installation réalisée dans le cadre de cette offre, 250€ seront reversés au club.
« En tant qu’entreprise aubagnaise, nous tenons à soutenir ceux qui contribuent à la vitalité de la région, conclut Théophile Gallardo, responsable Ensol pour la région PACA. Le sport, et plus particulièrement un club emblématique comme l’USAP, porte des valeurs l’engagement, de performance et de solidarité qui font écho à celles d’Ensol. »
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Ce vendredi matin à Avignon, Cours Jean Jaurès, les agriculteurs se sont mobilisés contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Une action éclair et déterminée, reflet d’un malaise profond qui traverse l’ensemble des filières agricoles françaises, confrontées à une crise économique, sociale et sanitaire sans précédent.
Dès les premières heures de la matinée, les tracteurs ont convergé vers Avignon. En toile de fond, un mot d’ordre clair : dire non à un accord jugé destructeur pour l’agriculture française. « Toutes les filières sont en crise », alerte Christian Borde, exploitant agricole à Apt, engagé en Vaucluse et dans les Alpes-de-Haute-Provence. Lavande, lavandin, céréales, vigne ou cultures fourragères : aucun secteur n’est épargné selon lui.
Pas d’accords avec le Mercosur Au cœur des inquiétudes, bien sur, l’accord Mercosur, qui ouvrirait davantage le marché européen aux productions agricoles sud-américaines. Pour les manifestants, il incarne une concurrence jugée déloyale : normes sanitaires moins strictes, traçabilité insuffisante, coûts de main-d’œuvre incomparables. « Nous produisons des aliments tracés, de qualité, respectant des règles strictes, pendant que des produits importés pourraient contenir des substances interdites chez nous », dénoncent-ils. Un paradoxe d’autant plus mal vécu que la France, jadis excédentaire, ne couvrirait plus aujourd’hui qu’environ 30% de ses besoins alimentaires.
Une crise économique et humaine Dépôts de bilan, exploitations asphyxiées par des prix de vente inférieurs aux coûts de production, pression constante de la grande distribution : le modèle agricole vacille. En filigrane, un drame silencieux : celui de la détresse psychologique. « Les suicides d’agriculteurs augmentent, mais restent tus », regrette Christian Borde, également engagé auprès de la MSA (Mutuelle sociale agricole). Une souffrance diffuse, nourrie par l’endettement et le sentiment d’abandon.
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Produits naturels contre produits de synthèse Certaines filières cristallisent particulièrement les tensions. Les producteurs de lavande et de lavandin, en crise depuis six ans, s’inquiètent de l’évolution de la réglementation européenne sur les substances naturelles. Le classement potentiel des huiles essentielles comme allergènes, voire cancérogènes, contraste avec la tolérance accordée aux produits de synthèse, pourtant largement dominants sur le marché mondial. « Une distorsion qui menace, selon eux, l’avenir d’une production emblématique du territoire, expose Christian Borde. Nous produisons environ 1 400 tonnes d’huiles essentielles en France de plantes à parfum, alors que les produits de synthèse représentent 24 000 tonnes. Ca va être la mort de la production française. »
Difficultés structurelles et crises sanitaires À ces difficultés structurelles s’ajoutent des crises sanitaires. Les éleveurs bovins redoutent la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), détectée fin juin dernier, en Savoie. L’absence de vaccination obligatoire et les abattages massifs alimentent un sentiment d’injustice, alors même que des viandes issues de pays concernés par la maladie continuent d’entrer sur le territoire européen.
Une colère maîtrisée mais résolue Les prises de parole se succèdent, portées par une colère maîtrisée mais résolue. Les responsables syndicaux insistent sur la dignité de la mobilisation et préviennent : ce rassemblement n’est qu’un signal. Derrière la contestation du Mercosur, c’est une dénonciation plus large d’un système jugé intenable : normes toujours plus contraignantes, négociations commerciales opaques, marges captées par les intermédiaires, et agriculteurs exclus des discussions sur les prix.
Christian Borde Copyright MMH
Un monde agricole en bout de souffle À Avignon, la manifestation paysanne a fait entendre une alarme claire : celle d’un monde agricole à bout de souffle, refusant d’être la variable d’ajustement des politiques commerciales internationales. Au-delà du rejet du Mercosur, les agriculteurs réclament une reconnaissance concrète de leur rôle stratégique : nourrir la population, entretenir les territoires et garantir une alimentation saine. Une mobilisation qui, à en croire les syndicats, pourrait bien se prolonger dès le début de l’année prochaine si aucune réponse structurelle n’est apportée.
Mercosur : de quoi parle-t-on exactement ? Le Mercosur est un marché commun sud-américain qui regroupe principalement le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Depuis plus de 20 ans, l’Union européenne négocie avec ces pays un accord de libre-échange visant à faciliter les échanges commerciaux, notamment industriels et agricoles. Concrètement, l’accord prévoit une baisse importante des droits de douane sur de nombreux produits, dont la viande bovine, la volaille, le sucre, l’éthanol ou encore certaines céréales.
Un très mauvais deal pour les paysans français Pour les agriculteurs européens, et français en particulier, cet accord pose un problème majeur de concurrence réglementaire. Les productions agricoles des pays du Mercosur ne sont pas soumises aux mêmes normes sanitaires, environnementales et sociales que celles imposées en Europe : usage de pesticides interdits dans l’UE (Union Européenne), traçabilité plus faible, coûts de main-d’œuvre très inférieurs.
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Les syndicats agricoles Les syndicats agricoles dénoncent ainsi une distorsion de concurrence, estimant que l’accord favoriserait surtout les grandes industries agroalimentaires et les centrales d’achat, au détriment des producteurs et, à terme, de la souveraineté alimentaire européenne.
La Dermatose nodulaire contagieuse : une menace sanitaire pour l’élevage La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie virale qui affecte les bovins. Transmise principalement par des insectes piqueurs (moustiques, mouches), elle provoque fièvre, lésions cutanées, amaigrissement et pertes de production, sans danger direct pour l’homme. Jusqu’à récemment cantonnée à certaines régions d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique du Sud, la maladie a été détectée fin juin en Savoie, suscitant une vive inquiétude chez les éleveurs français.
La stratégie sanitaire La stratégie sanitaire repose aujourd’hui sur l’abattage des animaux infectés, la mise sous surveillance et la restriction des mouvements de troupeaux. Les organisations agricoles critiquent toutefois l’absence de vaccination obligatoire préventive et redoutent des abattages massifs, vécus comme un gaspillage économique et animal. Dans le même temps, Christian Borde dénonce une incohérence : alors que leurs troupeaux sont bloqués et invendables, des viandes importées de pays où la maladie est présente, continuent d’entrer sur le marché européen, alimentant un sentiment d’injustice et d’abandon.
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Suicide chez les agriculteurs : des chiffres alarmants En France, les agriculteurs présentent un risque de suicide supérieur de 46% à celui de l’ensemble de la population active. Pour les chefs d’exploitation non-salariés, ce sur-risque atteint environ 70 à 80%, selon les périodes étudiées par la Mutualité sociale agricole (MSA). Les données consolidées de la MSA et de Santé publique France estiment qu’un agriculteur se donne la mort tous les deux jours en moyenne. Un chiffre qui, malgré les dispositifs de prévention, reste stable depuis plusieurs années. Plus de 90% des suicides concernent des hommes, principalement âgés de 40 à 65 ans, souvent à la tête d’exploitations fragilisées économiquement.
Les causes ? L’endettement chronique ; Des revenus inférieurs aux coûts de production ; La pression administrative et réglementaire ; L’isolement social ; Les crises sanitaires ou climatiques : la détresse agricole résulte d’un enchevêtrement de facteurs économiques, sociaux et psychologiques.
Vaucluse : une souffrance aux chiffres tabous Il n’existe pas de données rendues publiques et détaillées spécifiques au Vaucluse. Les acteurs de terrain (MSA, syndicats, chambres d’agriculture) évoquent toutefois une détresse bien réelle, comparable à celle observée dans d’autres territoires agricoles, avec une difficulté persistante à rendre ces chiffres visibles. Mireille Hurlin
(Vidéo) Les Jeunes Pousses cultivent l’École du Dehors à Avignon
Les vacances de Noël commencent en musique au Théâtre de l’Atelier Florentin.
Le trio composé du pianiste Loïc Fauche, du guitariste Cliff Lisette et de la chanteuse Sophie Teissier nous propose une soirée ‘Jazz Night’ l’occasion standards et compositions dans l’ambiance feutrée de ce théâtre permanent avignonnais. Si on connaît bien l’avignonnais Loïc Fauche qui anime par ailleurs des masterclass toute l’année, on pourra découvrir le guitariste de renommée européenne, Cliff Lisette capable de nous offrir un répertoire varié du jazz à la pop en revisitant les plus grands standards tout en ajoutant sa touche personnelle. Sophie Teissier a créé avec Loïc Fauche sa première formation en sextet, Kiproco en 2019.
La première partie sera assurée par le tout nouveau duo Milasy
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Dans le cadre de sa programmation ‘Le curieux Noël d’Avignon’, la Ville et Avignon Tourisme proposent Le Grand Mix, un spectacle mêlant son et lumière ces vendredi 19, samedi 20, dimanche 21 et lundi 22 décembre sur la Place du Palais des Papes.
Un vidéo mapping plein de poésie et d »humour attend les Avignonnais ces prochains soirs pour célébrer le 30e anniversaire de l’inscription du Palais des Papes à l’UNESCO. Dès ce vendredi 19 décembre et les trois prochains jours, la Ville vous donne rendez-vous à 18h devant le monument vauclusien pour découvrir Le Grand Mix.
Ce spectacle son et lumière invitera le public a entrer virtuellement dans les différents musées de la ville. 80 portraits prendront vie au rythme des tubes de Diams, Dalida, ACDC, et bien d’autres artistes. L’occasion de découvrir l’art autrement et de passer un bon moment. Le spectacle sera donné toutes les 15 minutes entre 18h et 20h30.
(Vidéo) Les Jeunes Pousses cultivent l’École du Dehors à Avignon
Le Barreau d’Avignon a vécu un moment fort de sa vie institutionnelle avec la cérémonie de transmission du bâton entre Philippe Cano, bâtonnier sortant, et Anne-Cécile Dubois, élue à l’unanimité pour lui succéder. Une soirée empreinte de solennité, d’émotion et de réflexion, où la profession s’est racontée à travers ses valeurs fondatrices : confraternité, indépendance, éthique et liberté.
Le nouveau batonnier du barreaud’Avignon, maitre Anne-Cécile Dubois Copyright MMH
Dans la tradition des barreaux français, la transmission du bâton est bien plus qu’un passage de témoin. Elle marque la continuité d’une institution ancienne, tout en ouvrant un nouveau cycle.
Un mandat comme un voyage agité Philippe Cano, bâtonnier sortant, a choisi la métaphore du voyage pour évoquer les deux années écoulées. En convoquant Ulysse, les tempêtes et les vents contraires, il a dressé le portrait d’une mandature traversée par des défis multiples : défense des valeurs de la profession, maintien de l’unité confraternelle, représentation du Barreau d’Avignon dans un contexte institutionnel parfois tendu. Une traversée qu’il décrit sans complaisance, marquée par des épreuves mais aussi par un engagement constant au service de l’intérêt collectif.
Une profession du droit saluée par les institutions et les invités Copyright MMH
Hauteur de vue et sens des responsabilités Au cœur de son propos, trois valeurs cardinales : la confraternité, l’unité et la liberté. Des principes qu’il a cherché à incarner, non dans une posture solitaire, mais dans une dynamique d’équipage. Philippe Cano a ainsi salué le soutien des anciens bâtonniers et des instances ordinales, rappelant combien la fonction impose humilité, hauteur de vue et sens de la responsabilité. Une éthique non de conviction absolue, mais de responsabilité, attentive aux conséquences des décisions prises au nom du barreau.
Une forte personnalité Ce temps de transmission fut aussi celui de l’avenir. Anne-Cécile Dubois, élue à l’unanimité, a pris la parole avec gravité et émotion. Avocate au Barreau d’Avignon depuis près de 20 ans, elle a rappelé son attachement à une institution qu’elle décrit comme «à taille humaine», fondée sur la proximité, la solidarité et la rigueur professionnelle. Son parcours, débuté à Nice avant de s’ancrer durablement à Avignon, témoigne d’une fidélité à un barreau qu’elle connaît intimement.
Maitre Anne-Cécile Dubois entourée des batonniers du Barreau d’Avignon Copyright MMH
Une profession bousculée Dans un contexte où la profession d’avocat est régulièrement mise en cause, la nouvelle bâtonnière, qui prendra ses fonctions en janvier, a insisté sur la nécessité de revenir aux fondamentaux : le serment, socle intangible de la profession. Dignité, indépendance, probité, humanité : autant de exigences qu’elle entend rappeler sans relâche, non dans une logique de sanction, mais de guidance et de dialogue. Anne-Cécile Dubois revendique une charge de bâtonnier accessible, à l’écoute, privilégiant la bienveillance sans jamais renoncer à l’exigence.
Neutralité, équilibre et défense La question de l’indépendance a occupé une place centrale dans son discours. Neutralité vis-à-vis des engagements politiques, relations équilibrées avec les institutions judiciaires et administratives, défense sans concession des droits : pour la nouvelle bâtonnière, la liberté de l’avocat n’est ni un privilège ni un slogan, mais une condition essentielle à l’existence même de la justice. Une justice qui ne peut se passer de la défense, surtout lorsque celle-ci s’exerce au bénéfice des plus vulnérables.
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Une robe comme une armure Symbole fort de la profession, la robe a été évoquée comme une armure : un rempart pour celui qui parle lorsque tous se taisent. Défendre, a-t-elle rappelé, c’est croire en la force du droit, en la puissance des mots, et en l’égale dignité de tous devant la loi. Une mission exigeante, parfois exposée, mais indispensable à l’équilibre démocratique.
Une profession exposée À travers cette transmission du bâton, le Barreau d’Avignon a donné à voir une profession consciente de ses responsabilités et résolument attachée à ses valeurs. Entre héritage et renouveau, la passation entre maîtres Philippe Cano et Anne-Cécile Dubois s’inscrit dans une continuité exigeante : celle d’un barreau uni, indépendant et profondément engagé au service de la justice et des libertés. Une boussole éthique clairement affirmée, appelée à guider la profession dans les tempêtes à venir. Mireille Hurlin
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(Vidéo) Les Jeunes Pousses cultivent l’École du Dehors à Avignon
‘La Reine des Patates’,un spectacle musical jeune public gai et intelligent.
‘La Reine des Patates’ ? C’est d’abord un livre-disque avec des chansons toutes neuves. C’est surtout un instant de partage entre adultes et enfants, un moment d’enthousiasme communicatif où les parents prennent autant (sinon plus !) de plaisir que les enfants.
Thomas Petiot aime les mots, la musique et les gens
Accompagné de deux talentueux musiciens, Yvan Descamps à la batterie et Michel Kanuty aux claviers, Thomas Petiot s’adresse aux enfants avec la même exigence qu’aux adultes, privilégiant les mots qui font voyager et les musiques qui donnent envie de danser. Toujours autant de rythmes ensoleillés, de textes qui questionnent, de spontanéité et d’échange avec le public. Ses thèmes de prédilection demeurent les relations humaines, les voyages proches ou lointains, les rencontres atypiques, avec en plus cette fois des surprises culinaires !
Vendredi 19 décembre. 19h. 8 à 12€. Théâtre des Carmes. 6 place des Carmes. 04 90 82 20 47.
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Réélu pour trois ans à la présidence de la Fédération BTP Vaucluse, Daniel Léonard se donne pour mission de consolider l’activité, préserver l’emploi et renforcer l’engagement collectif des acteurs de la construction face à une conjoncture encore fragile. Alors que le secteur traverse un ralentissement marqué notamment dans le logement neuf et la rénovation, l’enjeu majeur reste la mobilisation des entreprises, des élus et des commanditaires autour d’une relance durable.
Le paysage économique du Vaucluse est, depuis plusieurs mois, sous le signe de la prudence pour le secteur du bâtiment-travaux publics (BTP). Représentant près de 400 entreprises et quelque 6 000 salariés, la filière constitue un pilier de l’économie locale, tant pour la construction de logements que pour les infrastructures publiques ou les réseaux d’énergie.
Un secteur clé dans un contexte incertain Pour 2025, les indicateurs confirment une activité contrastée : si les travaux publics affichent une stabilité relative, le bâtiment, notamment le logement neuf et la rénovation connaît un recul significatif. Certaines estimations font état d’une baisse d’activité allant jusqu’à 40-50 % sur les segments individuels, reflétant une dynamique atone sur plusieurs fronts.
Contraction de l’activité Cette tendance s’inscrit dans un contexte national similaire, où la Fédération Française du Bâtiment (FFB) parle d’une récession structurelle, avec une contraction de l’activité tandis que la rénovation énergétique et l’entretien restent à la peine malgré leur importance stratégique.
Cap sur l’emploi et la formation Au cœur des préoccupations de la nouvelle mandature de Daniel Léonard : la préservation de l’emploi et l’attractivité des métiers de la construction. Dans un secteur où certaines qualifications : Compagnons, électriciens, plaquistes sont en tension, la Fédération multiplie les actions en faveur de l’apprentissage et des partenariats avec les centres de formation.
Daniel Léonard Copyright MMH
L’emploi, le baromètre de l’activité Ces initiatives prennent tout leur sens dans un contexte où l’emploi reste un baromètre de la santé du secteur : malgré une demande persistante de talents qualifiés, certaines entreprises peinent à stabiliser leurs effectifs face aux fluctuations d’activité.
Des freins persistants, des solutions collectives Au-delà de la conjoncture, plusieurs obstacles structurels compliquent la tâche des acteurs locaux. Le coût des matériaux, les exigences liées à la transition écologique, telles que la réglementation RE-2020, et les surcoûts associés à la gestion des déchets pèsent sur les marges.
Jouer collectif plus que jamais Daniel Léonard plaide pour un dialogue renforcé entre entreprises, maîtres d’ouvrage publics et privés, et collectivités, afin de fluidifier les procédures, simplifier les démarches administratives et favoriser l’émergence de projets structurants. Cette coordination est jugée essentielle pour stimuler les investissements et sécuriser les perspectives dans un environnement marqué par les cycles électoraux et les incertitudes budgétaires à venir.
Un nouvel outil pour mobiliser les acteurs Symbole de cette volonté collective, le nouveau siège de la Fédération BTP Vaucluse, situé 468, rue Jean Dausset, quartier Agroparc à Avignon et dont l’inauguration est prévue fin janvier prochain, doit offrir un espace moderne pour les rencontres, les échanges et le développement de projets communs. Objectif ? Renforcer l’ancrage territorial et la coopération entre les différents maillons de la filière.
Une ambition renouvelée Alors que le secteur du BTP en Vaucluse traverse une phase délicate entre stagnation et opportunités, la réélection de Daniel Léonard symbolise une ambition renouvelée pour impulser une dynamique collective. Entre efforts de formation, mobilisation institutionnelle et adaptation aux nouveaux défis environnementaux, la construction locale cherche à conjuguer résilience et innovation pour relever les défis de demain. Mireille Hurlin