‘Vermeer et son faussaire’ présenté par les Amis du Théâtre Populaire au Théâtre Benoit XII
Grand succès au Off, se spectacle est conçu sous forme de « vraie fausse conférence » sur l’art de faire (difficile) et de démasquer (tout aussi difficile !) les « faux. »
Le directeur d’un grand musée londonien est dépité : il vient d’apprendre que le tableau qu’il a prêté au Musée du Louvre est un faux. C’est l’œuvre du plus grand faussaire du XXe siècle : Han van Meegeren ! Comme par magie, le faussaire apparaît. S’engage alors entre les deux hommes une discussion à bâtons rompus au fil de laquelle sont évoqués la jeunesse de Han, ses débuts prometteurs dans la peinture, ses désillusions… et sa fabuleuse histoire.
Une histoire vraie
Han van Meegeren a existé, il a été un des plus grands faussaires du XXième siècle et particulièrement spécialisé dans les œuvres du peintre Vermeer. Frustré de n’être pas reconnu à sa juste valeur, Han décide de créer de « nouveaux Vermeer », des tableaux si parfaits qu’ils mystifient les plus grands experts… Mais un grain de sable va enrayer la machine et conduire le génial faussaire à un procès dont le bruit se répandra sur toute la planète…
Une confrontation captivante
Au-delà de cette histoire incroyable, comment cette supercherie a pu exister ? Le spectacle y répond en nous faisant témoin de ce duel entre deux hommes, respectivement experts en leur domaine . En sortant vous saurez tout sur les techniques de restauration, l’utilisation des pigments, le vieillissement des matériaux utilisés. L’auteur et metteur en scène François Barluet s’est fort bien documenté et nous fait partager ses interrogations et sa fascination aussi pour ces personnages hors du commun.
Texte et mise en scène : François Barluet Avec François Barluet et Benoît Gourley Gosset Productions
Mercredi 4 février. 20h. 10 à 20€. Théâtre Benoît XII. 12, rue des Teinturiers. Avignon. Réservations et informations : 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com– www.atp-avignon.fr
‘Vermeer et son faussaire’ présenté par les Amis du Théâtre Populaire au Théâtre Benoit XII
Retour à Avignon pour Julie Fuchs, une diva populaire
Elle qui a fait ses débuts au Conservatoire d’Avignon aime revenir régulièrement sur la scène de l’Opéra Grand Avignon. Le public l’aime aussi car elle est authentique et drôle, exigeante dans ses rôles et passionnée pour les défendre. Cette artiste lyrique, lauréate de trois Victoires de la Musique, Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres,a un répertoire qui s’étend du baroque à la musique contemporaine, avec un accent sur les héroïnes de Mozart et du Bel Canto. Elle aime les nouveautés, les défis : chanter l’Avé Maria aux obsèques de Johnny Hallyday, défendre la cause des artistes lyriques évincées car enceintes, se frotter à des rôles comiques où elle excelle ou plus récemment jouer Edwige dans le Robinson Crusoë d’Offenbach.
Un concert dédié aux œuvres de Satie (1866-1925)
Lors de ce concert dédié aux œuvres de Satie (1866 – 1925), Debussy, Bruant, Weill… Julie Fuchs présentera son nouvel album, le quatrième, Je te veux, qu’elle dédicacera à l’issue de la représentation. Pour ce concert, la soprano renoue avec l’esprit des cabarets des Années folles, entourée par de talentueux musiciens.
Vendredi 6 février. 20h. 6 à 42€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.
‘Vermeer et son faussaire’ présenté par les Amis du Théâtre Populaire au Théâtre Benoit XII
Œuvre fondatrice du cinéma indien moderne, La Complainte du sentier sera projetée jeudi 12 février au Ciné Vox Avignon dans le cadre du cycle ‘Regards sur le cinéma indien’, initié par l’association Adaikalam. Ce film mythique de Satyajit Ray, premier volet de la trilogie d’Apu, marque l’histoire du septième art et demeure, près de soixante-dix ans après sa sortie, d’une saisissante modernité.
Présenté et récompensé dans les plus grands festivals internationaux dès le milieu des années 1950, La Complainte du sentier (Pather Panchali) a ouvert au public occidental les portes d’un cinéma indien jusqu’alors largement méconnu. À rebours des productions spectaculaires de l’époque, Satyajit Ray y déploie une mise en scène d’une grande sobriété, attentive aux gestes du quotidien, aux silences et aux paysages ruraux du Bengale.
Un film qui a changé le regard sur l’Inde À travers le regard d’un enfant, Apu, le cinéaste compose une fresque intime et universelle sur la pauvreté, la dignité et l’éveil au monde. Ce réalisme poétique, salué par la critique internationale, influencera durablement le cinéma d’auteur mondial et vaudra à Ray d’être comparé à des figures comme De Sica ou Kurosawa. Le film figure aujourd’hui dans de nombreuses listes des ‘40 films à voir absolument dans une vie’.
Copyright Satyajit ray
Une trilogie devenue légendaire Premier chapitre de la trilogie Le Monde d’Apu, La Complainte du sentier pose les fondations d’un récit initiatique poursuivi avec L’Invaincu et Le Monde d’Apu. Ensemble, ces films forment l’un des ensembles les plus respectés de l’histoire du cinéma, régulièrement étudié dans les écoles et universités du monde entier.
Cinéma et solidarité Cette soirée s’inscrit dans une démarche solidaire portée par Adaïkalam, association engagée auprès de La Maison d’Agathe, un orphelinat pour jeunes filles à Pondichéry. Une partie du prix du billet sera reversée à l’association, prolongeant ainsi l’expérience cinématographique par un geste concret de soutien. À l’issue de la séance, le public est invité à partager un moment convivial autour d’un thé indien, fidèle à l’esprit de transmission et d’échange du cycle. Un rendez-vous rare pour découvrir un monument du cinéma mondial et poser, le temps d’une soirée, un regard différent sur l’Inde et sur le pouvoir universel du cinéma.
Infos pratiques Regards sur le cinéma indien. Projection de La Complainte du sentier. ‘Pather Panchali’ de Satyajit Ray. Jeudi 12 février 2026 à 18h. Durée 1h50. Ciné Vox.13 €, dont 4€ reversés à Adaïkalam. Présentation du film par les membres de l’association et thé chaï offert après la projection. Mireille Hurlin
‘Vermeer et son faussaire’ présenté par les Amis du Théâtre Populaire au Théâtre Benoit XII
Les Hiverômomes ouvriront le bal le mardi 10 février pour laisser la place jusqu’au samedi 21 février aux Hivernales, une édition « qui pulse, ose et nous relie. »
Carte blanche pour un fil rouge
Quand on demande à Isabelle Martin-Bridot, directrice du Centre de Développement Chorégraphique National (CDCN) ce qui a guidé sa programmation pour cette 48e édition, elle n’a qu’un temps d’hésitation pour citer Massimo Fusco et sa Compagnie Les Corps Magnétiques. « Plus qu’un fil rouge, je pense que ce qui m’a guidée c’est la collaboration avec Massimo Fusco, notre artiste associé depuis 4 ans. Comme la première année, on lui a confié une carte blanche. J’ai l’impression que c’est un peu cette carte blanche notre fil rouge pour cette 48e édition. La question du lien vivant, du lien aux autres, la question d’une danse, on va dire un peu plus populaire peut-être, qui se tisse à travers des gestes issus de la culture populaire, de bals, de danses folkloriques. Et du coup, la question de se toucher, de se tenir par la main, en tout cas de s’attraper, de se prendre, de se saisir d’amener l’autre à soi par la danse, c’est peut-être ce qui traverse cette édition. Il y a beaucoup d’artistes qui travaillent sur la question des danse populaires, dont Massimo, évidemment, avec son ‘Bal Magnétique’. »
Massimo Fusco, artiste associé
« Être artiste associé, c’est un label attribué par le Ministère de la Culture en tant que Scène Nationale. On a ainsi une enveloppe qui nous permet d’accompagner un artiste dans sa production d’œuvre, mais c’ est aussi un échange, c’est-à-dire qu’on se nourrit l’un l’autre. Dans le cahier des charges, l’artiste a pour mission de travailler sur le territoire avec nous, avec des populations, avec des publics pour des projets particuliers. C’est vraiment cette présence au long cours qui permet d’irriguer le territoire. Il présente cette année en clôture la forme aboutie du ‘Bal Magnétique’ – présenté l’année dernière en sortie de résidence – C’est un projet en deux temps : Une première partie qu’il a chorégraphié pour trois interprètes féminines, sur la question des danses de salon, des danses de couples. Dans la deuxième partie, il amène le public à lui avec ses interprètes pour nous faire danser dans un bal participatif. La Scierie est un lieu approprié pour une disposition non frontale du public. C’est sa dernière année avec nous, mais on aura toujours un regard sur son travail et il n’est pas dit qu’il ne revienne pas aux Hivernales ! »
Le lien au-delà, par-delà le plateau
De même la chorégraphe Madeleine Fournier avec ‘Branle’ – pièce pour 6 interprètes – s’inspire des danses de la Renaissance qui est aussi la question d’une danse issue des danses traditionnelles et des danses folkloriques, mais qu’elle ré-imagine complètement moderne , dans un bal, un peu atypique et un peu particulier, qui travaille la connivence entre les individus, entre les êtres, entre les interprètes, mais aussi avec le spectateur. Et Isabelle Martin-Bridot d’ajouter : « c’est vraiment cette question du lien, du lien entre les interprètes, mais du lien aussi au-delà, par-delà, le plateau, j’ai envie de dire, le lien vers le public. Et je crois que c’est un peu ça, le fil de cette édition. »
Des créations, des surprises, des prises de risque
Comment choisir quand il s’agit de créations ? « Une des missions du CDCN est d’accompagner les artistes dans leur création et dans la production de leurs œuvres. D’accompagner aussi les artistes émergents quitte à prendre des risques en présentant des formes singulières. L’accompagnement va jusqu’à la co-production. On est heureux de permettre la création du concert-performance de Flora Détraz ‘Gorgo’ au Grenier à Sel ou le travail des corps et de la lumière de Vania Vaneau dans Heliosfera. Pour Chloé Zamboni (‘Quelques Choses’) ou Léa Vinette (‘Eclats’), ce sont des jeunes artistes que j’ai pu découvrir dans leur premier projet. Je me suis dit qu’elles méritaient d’être accompagnées car c’est souvent toujours un peu plus difficile, quand on en est au balbutiement pour une équipe de trouver des lieux qui veulent bien mettre de l’argent sur ton projet. Pour nous, ça fait partie de nos missions, de se dire, on met de l’argent, on les accompagne pour que le projet puisse voir le jour et on va jusqu’au bout, on les fait venir à Avignon ! »
D’une résidence au Théâtre des Doms en 2025 à la salle Benoit XII en 2026
‘Le Margherite’ d’Erika Zueneli est un bel exemple d’accompagnement du CDCN et d’un partenariat suivi avec le Théâtre des Doms. La compagnie belge avait présenté une première étape de ce spectacle en sortie de résidence en 2025 aux Doms. Ce qui a poussé la directrice du CDCN a soutenir ce spectacle ? « J’avais trouvé la pièce extrêmement intéressante, extrêmement drôle. Le public avait super bien réagi, les gens sont sortis de là en disant mais on veut voir cette pièce, on veut voir cette pièce ! Je me suis dit : mais effectivement, le public a raison. Cette pièce, elle a tous les atouts pour être à Avignon l’hiver prochain.»
Des spectacles grand public qui font du bien
Isabelle Martin-Bridot nous invite aussi à voir des spectacles plus grand public. « La force de ce festival est l’éclectisme, la diversité des propositions que la danse déploie. Je ne fais qu’être le passeur les artistes et le public, je montre ce que les artistes nous donnent à voir. Je fais un choix, mais le choix, je le fais aussi pour le public d’Avignon. La scène de l’Opéra Grand Avignon permet de proposer un grand ensemble et je sais que ‘Carcaça’ de Marco da Silva Ferreira est une pièce qui coche un peu toutes les cases, parce qu’elle est à la fois extrêmement populaire, elle va chercher dans le vocabulaire des danses traditionnelles du Portugal mais aussi dans la gestuelle de la danse urbaine. Les artistes sont extrêmement virtuoses sur une musique très présente. Elle porte aussi un message politique « ne nous endormons pas, soyons vigilant. » Je pense qu’il n’y a pas d’interdiction à aller voir une pièce grand publique esthétique qui fait plaisir et qui fait du bien, et aller voir une pièce un peu plus conceptuelle ou un peu plus radicale, prendre le risque de sortir de sa zone de confort, de se dire « tiens, j’ai peut-être pas compris ça » mais ça me questionne. On a besoin de se faire du bien de se faire plaisir, c’est important. » Le chorégraphe Nacim Battou nous servira aussi ‘Une dernière nuit’ mémorable sur le grand plateau de l’Autre Scène à Vedène : quand tout s’écroule, l’humanité peut encore résister.
Sortir de sa zone de confort, envie d’être bousculé
Avec ‘Kill me’ de Marina Otero, la radicalité sera présente avec ce spectacle qui est le troisième volet après ‘Fuck me’ et ‘Love me’ de la performeuse argentine Marina Otero. Sur le plateau de La Garance de Cavaillon, c’est le tableau vivant de la folie amoureuse qui nous est proposé. Attention ! les propos, les nudités et les effets spéciaux peuvent rebuter et pourtant c’est un spectacle nécessaire et bouleversant. Présenté en 2024 à la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon dans le cadre des Nuits de juin, il avait su convaincre un public enthousiaste.
De même le solo du jeune performeur Julien Andujar promet un spectacle bouleversant sur l’absence de Tatiana (en 1995 sa sœur disparaît en gare de Perpignan) où se mêlent cabaret, fiction, autobiographie, chants et danse.
‘Euphoria’, une transition entre les Hiverômomes et les Hivernales
‘Euphoria’ de Caroline Breton assure la transition entre Hoverômomes et les Hivernales. Il est proposé aussi bien en séances scolaires qu’en tout public pour ouvrir le festival Les Hivernales. Une transition toute en couleur où le duo de Caroline Breton et Olivier Muller bénéficie pour les Hivernales d’un plateau habillé de lumière pour une fantaisie énergique et flashy.
Les Hiverômomes… en attendant les vacances
C’est également un rendez-vous incontournable, celui d’offrir de la danse pour le Jeune Public, en scolaire ou en famille à des horaires adaptés. La scène départementale du Thor recevra, ‘L’amoureux de Madame Muscle’, une création de Michel Lelemenis qui explore avec poésie et pédagogie le corps humain. Pour les très jeunes – à partir de 1 an ! – La Maison pour Tous Monclar le Totem, propose ‘Little cailloux’, une chorégraphie sonore et colorée. Dans les locaux des Hivernales nous retrouverons une version chahutée du ‘Petit Chaperon Rouge’ pour conjurer nos peurs enfantines. Hiverômes du 3 au 10 février.
Jusqu’au samedi 21 février. De 5 à 27€. Les Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 82 33 12. Billetterie : 04 90 11 46 45. Points de vente : 3-5 rue Portail Matheron, Avignon.
‘Vermeer et son faussaire’ présenté par les Amis du Théâtre Populaire au Théâtre Benoit XII
Réunis à la Collection Lambert à Avignon pour leurs vœux 2026, les membres du Réseau Entreprendre Rhône-Durance autour de BrigitteBorel, la directrice de l’association, ont officialisé un changement de présidence et réaffirmé leur rôle dans l’accompagnement des entrepreneurs du territoire. Une soirée symbolique, à la croisée de la culture et de l’économie, qui intervient dans un contexte où la création et la transmission d’entreprises restent des enjeux majeurs pour l’emploi.
L’équipe du Réseau Entreprendre Rhône Durance entourant Brigitte Borel, à sa gauche Amandine Chafer et à sa droite Julie Shearn ainsi que les deux co-présidents : Véronique Constantin et Olivier Coupaye Copyright Réseau Entreprendre
C’est dans les salles de la Collection Lambert, musée emblématique de l’art contemporain à Avignon, que le Réseau Entreprendre Rhône-Durance (RERD) a choisi de lancer l’année 2026. À l’occasion de ses vœux, l’association a réuni 92 de ses membres et partenaires autour d’une visite privée des expositions Limbo de Gabriel Abrantes et La valse des fleurs de Constantin Nitsche, avant de présenter ses temps forts à venir : l‘exposition à venir de l’artiste franco-polonaise Agata Ingarden . François Quintin a également évoqué la Micro-école ‘Inspire’ au cœur de la collection Lambert destinée aux enfants de CM1 et CM2 en décrochage scolaire et l’atelier d’artiste installé à la Maison paisible Chemin du Lavarin à Avignon.
Un cadre culturel pour ouvrir l’année Au-delà du symbole, ce choix de lieu illustre une volonté assumée de croiser les regards. Comme l’a souligné le directeur de la Collection Lambert, François Quintin artistes et entrepreneurs partagent une même dynamique : faire émerger une idée, lui donner corps, puis la confronter au réel. Une analogie qui résonne particulièrement dans un réseau fondé sur la prise de risque et l’accompagnement de projets naissants.
Une visite orchestrée par François Quintin Copyright MMH
Un passage de relais à la présidence La soirée a également marqué une étape importante dans la gouvernance de l’association. Après trois années à la présidence, Emmanuel Sertain a quitté ses fonctions. Son mandat aura contribué à structurer l’action du Réseau Entreprendre Rhône-Durance et à renforcer son ancrage local, dans un contexte économique rendu plus complexe par les crises successives. Il demeure impliqué en tant que membre actif.
Un binôme à la présidence La présidence est désormais assurée par un binôme : Véronique Constantin et Olivier Coupaye. Une co-présidence pensée comme un équilibre entre continuité et renouvellement, avec l’objectif affiché de consolider l’accompagnement de proximité proposé aux porteurs de projets.
Les deux co-présidents Copyright MMH
Transmission et expérience au cœur de la nouvelle équipe Issue du monde de la formation professionnelle, Véronique Constantin connaît bien les rouages du Réseau Entreprendre Rhône-Durance, qu’elle accompagne depuis près de huit ans. Fondatrice et dirigeante pendant 38 ans de CIT Formation, implantée entre Avignon et Marseille, elle a fait de la transmission un fil conducteur, tant dans son parcours entrepreneurial que dans la préparation de la cession de son entreprise. Elle intervient aujourd’hui en conseil et en audit, notamment sur les démarches qualité et la certification Qualiopi.
Véronique Constantin et Olivier Coupaye À ses côtés, Olivier Coupaye apporte un profil marqué par la direction générale et la conduite de projets de croissance. Ancien dirigeant de T.I.A. à Bollène, mais aussi ex-directeur général de structures comme Biocoop ou Pro Natura, il a piloté des réorganisations stratégiques, des opérations de financement et des phases d’expansion soutenue. Depuis la cession de son entreprise en 2024, il consacre une partie de son temps à l’accompagnement de PME et à plusieurs engagements associatifs, dont le Réseau Entreprendre, qu’il connaît depuis son propre parcours de lauréat en 2006.
Près de 90 personnes étaient présentes Copyright MMH
Un impact économique mesurable Au-delà des discours, le Réseau Entreprendre Rhône-Durance revendique des résultats concrets. En 2025, l’association a mobilisé 539 500€ de prêts d’honneur pour neuf projets, accompagné douze nouveaux lauréats et suivi 39 entrepreneurs en cours de développement. À trois ans, ces accompagnements ont permis la création ou la sauvegarde de 158 emplois.
77 membres et 45 accompagnateurs Avec 77 membres et 45 accompagnateurs, le réseau s’inscrit dans une logique de mentorat entrepreneurial qui reste un levier reconnu pour sécuriser les premières années d’activité, souvent décisives pour la pérennité des entreprises.
Quelques partenaires du Réseau Entreprendre Rhône Durance Copyright MMH
Une année 2026 sous le signe du collectif Parmi les temps forts annoncés figure la Fête de l’entrepreneur, qui avait rassemblé l’an dernier près de 300 participants et 25 partenaires. En toile de fond, le Réseau Entreprendre célébrera également ses 40 ans au niveau national, lors d’un rassemblement prévu à Lille début juillet 2026.
La vitalité économique du territoire À l’échelle Rhône-Durance, la nouvelle co-présidence entend poursuivre une ligne claire : accompagner les entrepreneurs dans la durée, favoriser les transmissions et contribuer, à son niveau, à la vitalité économique du territoire. Une ambition structurante, à l’image d’un réseau qui mise d’abord sur l’humain et le temps long. Mireille Hurlin
‘Vermeer et son faussaire’ présenté par les Amis du Théâtre Populaire au Théâtre Benoit XII
Né de la nécessité d’écrire aussi le texte, la metteuse en scène Marie Provence présente ‘La stupéfaction’ créé à Marseille en 2025.
Peter, Fred et Mathilde, chacun marqué par un drame, échouent dans un lieu hors du temps et tentent de se reconstruire, transformant leurs blessures en récit. Ils ne se connaissent pas mais le drame traumatique respectif qu’ils ont subi les réunit dans un lieu non identifié où le temps s’arrête. On peut tout imaginer et c’est ce qui fait la force de ce spectacle où la mise en mots de leur douleur, les sons, la lumière et la musique accompagnent leur renaissance. Nous suivons leur sortie des ténèbres au prix de fragiles tâtonnements qui offrent une belle leçon d’humanité.
Poésie, résilience et humour Cette fable explore avec humour et délicatesse notre capacité à retrouver de l’élan et du désir. La fragilité devient force et l’imaginaire, un refuge.
Ecriture et mise en scène : Marie Provence ; Dramaturgie : Pierre Chevallier et Thomas Pondevie ; Jeu : Johanna Bonnet, Leslie Granger, Franck Manzoni. Pièce de théâtre : La stupéfaction. Samedi 31 janvier. 17h. Dimanche 1er janvier. 16h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80. contact@theatredubalcon.org
DR
‘Vermeer et son faussaire’ présenté par les Amis du Théâtre Populaire au Théâtre Benoit XII
À l’occasion de ses vœux 2026, Grand Delta Habitat, par la voix de son président, Michel Gontard, et à travers lui, le Conseil d’administration, le directeur général Xavier Sordelet, le Comité de pilotage, et les équipes, a célébré un double jalon : l’entrée dans une nouvelle année et les 60 ans de la coopérative HLM. Un anniversaire symbolique pour un acteur majeur du logement social dans le Sud-Est, qui revendique un modèle fondé sur la proximité, la solidarité et l’innovation, dans un contexte durablement tendu pour le secteur.Pour l’occasion, près de 500 personnes, dont de nombreuses personnalités du monde politique et économique et de l’acte de bâtir s’étaient rendues au parc des expositions d’Avignon.
Créée en 1966 sous le nom de Vaucluse Logement, Grand Delta Habitat s’est construite au fil des décennies comme un acteur structurant du logement social, en lien étroit avec les collectivités locales. De la réponse à l’urgence de l’après-guerre à la rénovation urbaine, de la professionnalisation des métiers à l’élargissement territorial, la coopérative a progressivement changé d’échelle sans renier son ADN : loger, accompagner et inscrire l’action dans le temps long.
Soixante ans d’histoire, une continuité assumée Entrer dans sa septième décennie ne marque pas une rupture, mais l’ouverture d’un nouveau cycle. ‘Transformer plutôt que subir’ résume une ligne stratégique revendiquée, dans un secteur confronté à la hausse des coûts, à la raréfaction du foncier et à l’évolution rapide des besoins sociaux, a rappelé Michel Gontard.
Un modèle coopératif éprouvé face aux tensions du logement L’année 2025 a cependant constitué un révélateur. Dans un contexte national de crise du logement, Grand Delta Habitat a maintenu un niveau d’activité soutenu : 530 logements livrés, 1 561 logements rachetés et plus de 415M€ investis. Le parc atteint désormais 42 430 logements répartis sur trois régions et sept départements, logeant plus de 103 000 personnes.
Au-delà de la production de logements La coopérative revendique une approche qui dépasse la seule production de logements. À Cavaillon, le vaste projet de renouvellement urbain : 341 logements réhabilités et 276 démolis, illustre une volonté de recomposer durablement les quartiers. À Avignon et Orange, les réhabilitations ont conjugué sécurisation, amélioration énergétique et accompagnement social, en lien étroit avec les services de l’État.
Proximité et qualité de service comme piliers Avec 650 collaborateurs, 15 agences commerciales et une organisation volontairement décentralisée, Grand Delta Habitat fait de la proximité un levier central de son action. Les 122 chargés de clientèle et 118 agents de proximité assurent une présence quotidienne sur le terrain, renforcée par la modernisation des outils numériques.
La culture du résultat En 2025, la satisfaction des locataires progresse : 73,2% de satisfaction globale et 86,5% chez les nouveaux entrants. Ces résultats ont conduit à un plan d’actions de 3M€ supplémentaires, visant à améliorer concrètement le cadre de vie et la qualité du service rendu.
Solidarité, innovation et adaptation aux usages Fidèle à son modèle coopératif, Grand Delta Habitat articule logement et solidarité. En 2025, la Fondation Grand Delta Habitat a soutenu 28 projets pour 150 000€, tandis que des initiatives locales ont illustré une solidarité de terrain : redistribution de mobilier à Orange avec Delta Collect, déjà initié à Avignon, projets de forêt urbaine à Nîmes, résidences dédiées au bien vieillir ou dispositifs d’aide aux personnes fragilisées.
Seul sur Mars L’innovation constitue l’autre marqueur fort. À L’Isle-sur-la-Sorgue, le programme Seul sur Mars® -six villas autonomes en énergie- incarne une logique d’expérimentation assumée. Ailleurs, résidences intergénérationnelles, habitats adaptés au vieillissement ou reconversions de friches témoignent d’une capacité à anticiper les évolutions sociétales et climatiques.
Un partenaire de long terme pour les élus Avec 208 communes partenaires, dont huit nouvelles en 2025, Grand Delta Habitat s’affirme comme un acteur de long terme des politiques locales de l’habitat. Dans les territoires sous forte pression immobilière, notamment dans le Var et les Alpes-Maritimes, plus de 110 logements ont été livrés, tandis que des opérations sur mesure ont vu le jour à Nice, Aubagne, Vitrolles ou Pernes-les-Fontaines. Cette relation de confiance s’appuie sur une méthode : construire, réhabiliter ou transformer aux côtés des élus, en intégrant logement, services publics et attractivité territoriale.
Une force collective tournée vers l’avenir Le renouvellement, en novembre 2025, de la labellisation Grand Delta Habitat auprès de 45 entreprises partenaires illustre cette culture du collectif, dans un secteur du BTP sous tension. Transparence financière, reconnaissance des savoir-faire et sécurisation des relations économiques sont présentées comme des conditions de la performance durable. A ce propos, l’agence de notation Standard and poors a confirmé la notation de Grand Delta Habitat à A+ stable à long terme et A1 à court terme. ‘Notre notation de GDH repose sur la capacité de l’entreprise à maintenir une solide performance financière’, a conclu l’agence.
Le temps de la maturité À 60 ans, Grand Delta Habitat revendique ainsi une maturité : celle d’une coopérative solidement ancrée, capable de se projeter sans renier ses fondamentaux. « Notre histoire nous inspire, l’avenir nous guide » : plus qu’un slogan anniversaire, une ligne de conduite pour les décennies à venir, a conclu Michel Gontard.
Le Conseil d’administration Michel GONTARD Président ; Marie-Pierre BANDE BUISSON ; Magali BERNARD ; Jean-Luc BONNAL ; Laurent BOUCHER ; Georges BOUTINOT ; Aurélie DENIZE ; Christian DARPY ; Nora DJEZZAR ; Annick DUBOIS ; Jean-François LOVISOLO ; Jean-Claude MOLINA ; Michel MUS ; Henri-Jacques PERRIN; Patrice PERROT ; Sandrine RIGAUD ; Dominique SANTONI ; et Corinne TESTUD-ROBERT.
Le comité de pilotage Xavier SORDELET, directeur général ; Stéphane LEROY, Directeur des relations institutionnelles et directeur d’Axédia ; Jérome VIEUDRIN Directeur des moyens et des systèmes d’information ; Delphine MIQUEL, Directrice juridique et Ressources humaines ; Hugo LAUTERBACH, Directeur commercial et innovation ; Rémi MARTI, Directeur de la proximité ; Nicolas ROCUET, Directeur du développement et patrimoine ; Jacques DENIS, directeur administratif et financier. Mireille Hurlin
‘Vermeer et son faussaire’ présenté par les Amis du Théâtre Populaire au Théâtre Benoit XII
Que faut-il, que veut-on garder de la famille ? Que veut-on rejeter ?Ces interrogations sont traitées dans ‘Les Meutes’ sous forme de métaphore écologique et sensorielle. Nous allons nous perdre dans la forêt avec Lou et ce conte va devenir un véritable thriller qui nous tiendra en haleine. ‘Les Meutes’, est une histoire d’amour et de liens, d’appartenance et d’exclusion, d’engagement et de fuite. Une tentative de remonter nos héritages comme on piste les pas d’un animal.
La Compagnie Microscopique La Compagnie Microscopique – d’où son nom – s’attache aux détails, aux choses minuscules, qui parfois font basculer une existence ou le cours de l’histoire. Autour du duo formé par l’autrice et metteuse en scène Eloïse Mercier et le musicien vidéaste Vincent Berenger, elle excelle à nous immerger dans des univers poétiques et sensoriels où le paysage participe pleinement à l’histoire.
Vendredi 30 janvier. 20h. 5 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. Avignon. 04 32 76 24 51. www.theatredeshalles.com
‘Vermeer et son faussaire’ présenté par les Amis du Théâtre Populaire au Théâtre Benoit XII
À l’occasion de la cérémonie des vœux de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics du Vaucluse, organisée également à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP 84, rue Jean Dausset à Agroparc Avignon, son président Daniel Léonard, a livré un discours à la fois rassembleur et exemplaire, faisant de ce bâtiment inauguré le symbole optimiste d’une certaine vision du syndicalisme professionnel et de l’avenir du secteur.Plus de 400 personnes, dont de nombreux élus, étaient présentes.
La Maison de la Fédé BTP 84. Copyright Fédé BTP 84
Au-delà du moment convivial, le message central est clair : ce qui unit la profession est plus fort que ce qui la divise. Une conviction qui fonde, selon lui, l’ADN de la Fédération du bâtiment et des travaux publics : recherche du dialogue, respect des différences, culture du collectif et construction de ponts entre les acteurs économiques, institutionnels et territoriaux.
Une nouvelle maison pour les pros La nouvelle Maison du BTP incarne concrètement cette philosophie. Fruit d’une décision pragmatique et responsable, le projet a nécessité l’abandon du siège historique, devenu inadapté, au profit d’un site plus accessible, fonctionnel et sobre, à proximité de l’aéroport et du parc des expositions. Un choix assumé, guidé par la rationalité économique dans un contexte de conjoncture tendue pour le BTP.
Un modèle de réalisation et de gestion Le président a insisté sur la méthode de réalisation, qu’il présente comme un modèle reproductible : gouvernance collective validée à l’unanimité, recours prioritaire aux compétences locales -maîtrise d’œuvre et entreprises vauclusiennes-, respect des délais et des budgets, paiements sans retard et refus d’une guerre des prix préjudiciable aux entreprises. Le ‘juste prix’ a servi de boussole tout au long du chantier.
De gauche à droite : Olivier Salleron, Thierry Suquet, Dominique Santoni et Daniel Léonard Copyright MMH
Une vitrine des savoir-faire Conçue comme une vitrine des savoir-faire du BTP, la Maison associe bois, acier, verre et béton, tout en répondant aux exigences environnementales de la RE2020 (Réglementation environnementale). Modulaire, elle est pensée comme un lieu d’échanges, de formation, d’innovation, et également de prévention et de sécurité, enjeux majeurs pour la profession.
Avancer, toujours avancer Sans éluder les difficultés du secteur : complexité normative, manque de visibilité sur les politiques publiques, ralentissement de la construction neuve, Daniel Léonard a volontairement choisi de privilégier l’exemple à la critique. Montrer que le dialogue, la confiance, la proximité et le pragmatisme peuvent produire des résultats concrets.
Le respect de touspour tous Au terme de son allocution, le président de la Fédé du BTP Vaucluse a formulé pour 2026 le vœu de davantage de respect mutuel, moins de dogmatisme et plus de pragmatisme, convaincu que ces ingrédients constituent, pour la profession comme pour le territoire, une voie crédible vers l’efficacité et une certaine idée du bonheur collectif.
Olivier Salleron Copyright MMH
Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment Présent à l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP du Vaucluse, Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment (FFB), a souligné la solidarité entre l’échelon national et les fédérations départementales, rappelant que les cotisations des adhérents doivent d’abord bénéficier aux territoires. Pour lui, la dynamique du BTP se joue avant tout au niveau local, dans les relais de proximité, véritables moteurs de l’action syndicale.
Dans un contexte de forte instabilité économique et politique, cette inauguration constitue, selon le président national, un repère concret et rassurant pour la profession. Le bâtiment livré dans les délais et avec un budget maîtrisé incarne une gestion responsable et une projection vers l’avenir, au service direct des entreprises adhérentes.
Des signaux positifs Malgré une année 2025 marquée par de profondes incertitudes, Olivier Salleron a voulu ouvrir 2026 sur une note d’espoir, portée par des signaux positifs en matière de logement. Il a salué la confirmation du statut du bailleur privé, attendu de longue date par la profession, qu’il qualifie d’avancée majeure susceptible de relancer la production de 50 000 logements neufs et de 20 à 30 000 logements rénovés. Une mesure présentée comme bénéfique à la fois pour les ménages, les entreprises du BTP et les finances publiques, la construction générant d’importantes recettes fiscales pour l’État et les collectivités.
Logement social et privé, tous deux complémentaires et essentiels Le président de la FFB a également insisté sur le caractère complémentaire et indissociable du logement privé et du logement social, se félicitant de la baisse de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), qui doit permettre un effet de levier d’environ un milliard d’euros en faveur de la production et de la rénovation énergétique du parc social. Le maintien d’outils structurants comme le prêt à taux zéro s’inscrit, selon lui, dans cette même logique de relance. Autre sujet majeur : l’aménagement du territoire. Olivier Salleron a plaidé pour une application plus pragmatique de la loi Zéro artificialisation nette (ZAN), redonnant des marges de manœuvre aux élus locaux afin de répondre aux besoins de logements, d’emploi et de développement économique.
La rénovation énergétique Sur la rénovation énergétique, il a rappelé l’importance de la stabilité des dispositifs, en particulier de MaPrimeRénov’, dont le budget est sanctuarisé mais dont les évolutions incessantes fragilisent la lisibilité pour les entreprises. La rénovation du parc de logements et des bâtiments publics est, selon lui, un levier incontournable pour atteindre les objectifs de décarbonation à l’horizon 2050, tout en soutenant l’activité et l’emploi local, dans un secteur qui a perdu 60 000 salariés en deux ans.
Quels maires seront bâtisseurs ? Le président national a enfin appelé à l’émergence de ‘maires bâtisseurs’ à l’approche des élections municipales, estimant que le logement est devenu un enjeu central du quotidien des Français. Il a également alerté sur le respect impératif des délais de paiement par les collectivités, condition essentielle à la survie des entreprises du BTP.
Former les pros de demain Enfin, Olivier Salleron a insisté sur l’enjeu du renouvellement des compétences, à travers l’apprentissage et l’alternance, pour attirer jeunes et moins jeunes vers des métiers porteurs de sens, de perspectives et de fierté. La nouvelle Maison du BTP apparaît ainsi comme un symbole fort de confiance, de proximité et d’avenir pour la profession.
Dominique Santoni Copyright MMH
Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse Lors de cette même soirée, la présidente du Département, Dominique Santoni, a réaffirmé son attachement au partenariat durable entre le Département et les entreprises du BTP, qu’elle qualifie de relation fondée sur la confiance et l’efficacité plutôt que sur les discours.
Saluant un équipement ‘concret, solide et à l’image de la profession’, elle a souligné que ce nouveau siège symbolise la capacité du BTP vauclusien à s’inscrire dans la durée. Pour la présidente, les entreprises du secteur sont au cœur de l’action publique : routes, collèges, transports, aménagements communaux… derrière chaque projet départemental, ce sont les savoir-faire locaux qui sont mobilisés.
De solides finances Dans un contexte économique tendu, Dominique Santoni a insisté sur la solidité financière du Département, rappelant le vote du budget 2026 et la poursuite d’une politique d’investissement ambitieuse. En 2026, 132 millions d’euros seront consacrés à l’investissement, confirmant le Département comme premier donneur d’ordre du Vaucluse. Un choix assumé, présenté comme un levier essentiel d’activité, d’emploi et de visibilité pour les entreprises.
Des projets à venir ? La présidente a défendu une ligne claire : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Autrement dit, une gestion rigoureuse des finances publiques conjuguée à une ambition forte pour l’avenir du territoire. Plusieurs projets structurants ont été cités, à commencer par la livraison du nouveau collège, réalisée sans retard ni surcoût, et la déviation d’Orange, attendue de longue date et désormais engagée. Elle a également mis en avant le contrat Vaucluse Ambition et la création de Vaucluse Ingénierie, outils destinés à accompagner les communes dans la concrétisation de leurs projets.
Un Département fier des pros de BTP Puis, Dominique Santoni a réaffirmé un message politique sans ambiguïté : le Département est pro-BTP. Un partenariat présenté comme ‘gagnant-gagnant’, dans lequel les entreprises font avancer le territoire, tandis que le Département leur apporte visibilité, projets et continuité. « Le BTP construit le Vaucluse, et le Vaucluse avancera avec son BTP », a-t-elle résumé, appelant à poursuivre ce travail commun avec exigence, respect et pragmatisme.
Thierry Suquet Copyright MMH
Thierry Suquet, préfet de Vaucluse Le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a conclu la soirée des vœux du BTP 84, rappelant le poids économique majeur du secteur du bâtiment dans le département : près de 20 000 travailleurs, 10% de l’emploi salarié et environ 6 000 entreprises, majoritairement des TPE/PME (Très petites et moyennes entreprises), profondément ancrées dans le tissu local. Un secteur stratégique, dont la vitalité repose à la fois sur la proximité, l’excellence des savoir-faire et le respect des responsabilités des maîtres d’ouvrage, en particulier sur un point jugé crucial : les délais de paiement, déterminants pour la santé des trésoreries.
Les difficultés du territoire Le préfet n’a pas éludé les difficultés traversées en 2025 : baisse des mises en chantier, tensions sur les trésoreries, recours accru à l’activité partielle et inquiétudes sur le maintien des compétences, dans un contexte d’instabilité politique. Pour autant, il a voulu ouvrir une perspective plus positive, soulignant l’importance de l’adoption prochaine du budget de l’État, présenté comme un facteur de respiration pour le secteur. Ce budget vise, selon lui, la stabilité réglementaire et fiscale, en évitant l’empilement de nouvelles normes, tout en préservant les principaux dispositifs en faveur de la compétitivité des entreprises, de la recherche et de l’apprentissage.
Enfin un plan logement du gouvernement ? Thierry Suquet a également salué le plan logement annoncé par le gouvernement, destiné à relancer la construction de logements neufs et à soutenir la réhabilitation. Il a insisté sur un message central : ne pas opposer logement privé et logement social, tous deux indispensables pour loger les jeunes, les familles, les salariés et les étudiants, et pour maintenir l’attractivité du territoire. Cette politique doit toutefois s’inscrire dans un équilibre entre sobriété foncière, protection des terres agricoles, préservation du patrimoine et transition environnementale.
Un concret soutien de l’Etat Affirmant le soutien de l’État local, le préfet a pris plusieurs engagements concrets comme la simplification administrative, avec un recours accru aux possibilités de dérogation préfectorale, la lutte renforcée contre les pratiques frauduleuses, et sécurisation des chantiers, notamment face aux vols de matériel, via une convention départementale dédiée. Pour finir, Thierry Suquet a réaffirmé que le BTP constitue un pilier essentiel de l’économie vauclusienne, au cœur des enjeux de décarbonation, de réindustrialisation et de cohésion territoriale. Un secteur pour lequel l’État se dit pleinement mobilisé, aux côtés des professionnels, pour surmonter la crise et préparer l’avenir. Mireille Hurlin