15 février 2026 |

Ecrit par le 15 février 2026

‘Quand j’ai vu la Mer’, la force vitale sur le plateau de la FabricA 

Les projecteurs nous aveuglent pendant de longues minutes. L’attente s’éternise. La décence nous oblige à supporter cet inconfort de spectateurs occidentaux que nous sommes. L’éblouissement fait place à l’accoutumance et les ombres se dessinent. Au plateau surélevé,  un musicien et une chanteuse. Au sol, Tenei, Zena et Rania qui jouent leur propre rôle : trois femmes éthiopiennes et libanaises, travailleuses migrantes au Liban, qui ont échappé au système Kafala. 

L’esclavagisme moderne du Kafala

Le système kafala régit les conditions de vie des travailleurs migrants, surtout des femmes venues au Liban comme travailleuses domestiques pour tenter d’avoir une vie meilleure. Le kafala règle leurs conditions de vie : interdiction d’utiliser le téléphone portable, d’avoir une vie sexuelle. Leur passeport est confisqué, elles sont piégées et soumises à des situations de violence pouvant aller jusqu’au viol et meurtre.

C’est l’histoire de Tenei, Zena, Rania et de bien d’autres

Le chorégraphe Ali Chahrour est allé à leur rencontre et a choisi de mettre en scène trois femmes qui ont réussi à fuir ce système et qui sur scène pour la première fois de leur vie vont porter la parole et les gestes de toutes les autres. 

Un témoignage bouleversant de chair et de sons

Si le spectacle commence par le témoignage de Zena qui se veut narratif  et personnel, on bascule petit à petit — et c’est la force de ce spectacle — dans des tableaux sensoriels où le corps parle autant que la parole, porté  par les chants arabes qui surgissent de la terre et de la mer. Les éléments se déchaînent peu à peu pour brandir sans réquisitoire l’étendard de la justice. Dignement et sans pathos, leur fardeau d’exilées est déposé sous nos yeux. Théâtre, danse, musique tout est permis car tout est vrai. 

La révolte et la colère qui ont germé en nous s’apaisent devant tant de dignité et le « Que peut-on faire » fait place à « elles l’ont fait » pour tous et toutes les autres.  


‘Quand j’ai vu la Mer’, la force vitale sur le plateau de la FabricA 

C’est devenu une habitude depuis 18 ans. La Maison des Vins accueille le tout Avignon, chaque soir au coeur de la Cour de l’Hôtel de Rochegude, classé Monument historique depuis 1932. En tout, 23 soirées festives sont proposées par les vignerons, négociants et sommeliers qui ont sélectionné entre 15 et 20 cuvées à déguster.

Déjà l’AOC Tavel a été mise à l’honneur dimanche 6 juillet, suivront Lirac le 13 et Vinsobres le 20. Les Jeunes Agricutlteurs aussi vous proposent une rencontre et échanger avec vous sur leur métier, leur passion, leurs difficultés le 10 juillet. Vacqueyras aura carte blanche le 18 et le 25, du nouveau avec une soirée ‘Cocktails’.

Lors de la soirée inaugurale, le président d’Inter Rhône, Philippe Pellaton était présent, comme le préfet de Vaucluse Thierry Suquet ainsi que Christian Paly, le vigneron de Tavel, par ailleurs président de l’INAO, Institut National de l’Origine et de la Qualité, le fameux sésame d’accès aux AOC. Et justement, l’appellation Laudun est le 18ème cru des Côtes-du-Rhône à avoir bénéficié de l’AOC en 2024. Son président Luc Pélaquié participait à la soirée. « Nous sommes fiers d’entrer dans ce club très fermé. Il y en a 18 pour toute la Vallée du Rhône. C’est la reconnaissance de la persévérance et du travail des 90 vignerons de l’appellation pendant 70 ans. Nous avons désormais 1 150 hectares classés. En ce qui concerne mon vignoble, il fait 90 hectares et nous commercialisons 400 000 bouteilles par an dans les 3 couleurs (blanc, rougee, rosé). 35% partent à l’export. » D’ailleurs, en ce moment, un container entier vogue par bateau vers les Etats-Unis avec 25 000 cols dont on ignore quelles taxes douanières leur seront imposées par l’administration Trump. Et aujourd’hui, ce sont les fils de Luc Pélaquié, Frédéric et Raphaël qui tiennent les rênes du domaine éponyme.

Jusqu’au 26 juillet inclus, le Bar à Vins est ouvert, rue des Trois Faucons, avec en plus des dégustations de Côtes du Rhône, des planchas de fromage, charcuterie, tapenade, brandade et glaces proposées. Chaque été, ce sont près de 8 000 festivaliers qui font une escale fraîcheur à la Maison des Vins.


‘Quand j’ai vu la Mer’, la force vitale sur le plateau de la FabricA 

La Game Academy, école installée à Avignon et spécialisée dans le développement de jeux vidéo, a organisé son événement annuel de fin d’année, la GA LINE 2025, au cinéma Pathé Cap Sud à la fin du mois de juin. L’occasion de dévoiler les projets réalisés par les étudiants.

En 2020, le monde du jeu vidéo a généré plus de 120 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Ce secteur est de plus en plus prisé et depuis 2017, il est possible de l’intégrer via la Game Academy à Avignon. Cette école, qui ouvrira ses portes au public le samedi 9 août prochain, propose deux formations sur 5 ans, Game Developper et Game Artist, deux formations sur 1 an, Développeur Unity et Développeur Unreal Engine 5, ainsi que deux formations sur 5 jours, Chara Design et Gamecamp.

Chaque année, l’établissement réunit tous ses étudiants et formateurs, des acteurs du milieu ainsi que des personnalités institutionnelles vauclusiennes, lors d’une soirée GA LINE. Cette année, les projets de fin d’année des étudiants de la 1re à la 4e année ont été mis en lumière durant la soirée. Ainsi, quatre projets ont été présentés avec chacun un univers différent. « Des jeux qui ne sont pas seulement des exercices techniques, mais des reflets de parcours, d’équipes, de visions en construction », a expliqué la Game Academy.

Les quatre jeux présentés lors de la GA LINE 2025. ©Charlotte Collin / Game Academy

Parmi les bandes-annonces des quatre jeux projetés au Pathé Cap Sud, le public a pu voter pour son coup de cœur, qui a finalement été attribué au jeu Monstro Maestro, développé par les étudiants de 2e année. Celui qui y joue incarne un chef d’orchestre prêt à tout pour reformer son groupe au sein d’un manoir hanté. Le joueur doit retrouver ses musiciens possédés et éparpillés aux quatre coins du domaine en relevant de nombreux défis.


‘Quand j’ai vu la Mer’, la force vitale sur le plateau de la FabricA 

Le Grand Avignon a acquis une ancienne exploitation arboricole pour en faire un espace-test permanent : Le mas Baudoin, 5,2 hectares dévolus à la culture bio. Mission ? Accompagner l’installation de nouveaux exploitants.

Copyright Grand Avignon/Anthony Beignard

Cet incubateur agricole, situé 700, allée de la Chartreuse à Avignon, propose un accompagnement personnalisé et des moyens mutualisés pour tester la viabilité des projets des jeunes agriculteurs avant leur installation. Le lieu est aussi une alternative aux parcours traditionnels, notamment en direction de candidats hors cadre familial ou éloignés du monde agricole. Le mas Baudoin contribue, ainsi, au renforcement des filières agricoles locales, au développement des circuits courts et également émergentes comme les teintures végétales ou médicinales.

Tout sur l’installation
Les porteurs de projet bénéficient d’un équipement professionnel complet : 456 m² de bâtiments rénovés comprenant une chambre froide, un hangar, une zone de lavage, des espaces de stockage et des vestiaires. Chaque testeur dispose de deux serres-tunnel de 600 m², ainsi que de parcelles de plein champ irriguées pouvant atteindre 9 400 m² , un tracteur complète le dispositif. Enfin, trois logements sur place permettent d’accueillir des porteurs de projets venus de toute la France.

Concrètement
Aujourd’hui, trois exploitants – Carole Degueurce, Yones Madadi et Sibylle de Geyer – ont démarré leur activité sur le site et pourront expérimenter leur culture, dans ce lieu, durant trois ans. Carole Degeurce, arrivée en Octobre 2024, s’est lancée dans le maraîchage diversifié et les circuits courts. Yones Madadi cultive principalement des fraises, des melons et des pastèques et vient d’acquérir une parcelle attenante au Mas Baudoin pour y créer une ferme pédagogique. Sibylle de Geyer, spécialisée dans l’horticulture s’est, elle, concentrée sur la garance, plante tinctoriale et la production de plantes aromatiques et médicinales qui réclament de vastes espaces. Elle se destine au B to B –Business to business- pour traiter avec les grossistes et transformateurs.

Copyright Grand Avignon/Anthony Beignard

Au chapitre de l’investissement 
L’achat du Mas (proratisé pour l’espace-test) a été de 210 000 € ; Rénovation des bâtiments et serres : 650 000€ ; Matériel agricole : 70 000 €. Accompagnement des agriculteurs (2024–2026) : 174 250 € maximum. La Région Sud-Paca est intervenue à hauteur 260 000€, dans le cadre de ‘Nos territoires d’abord’ et la Compagnie Nationale du Rhône –CNR- pour un montant de 100 821€ via les Plans Rhône pour l’achat du matériel agricole et le marché d’accompagnement des agriculteurs.

Un outil du Programme alimentaire territorial
Le Mas Baudoin entre dans le Programme alimentaire territorial –PAT-, dispositif du Grand Avignon, initié en 2019, pour promouvoir une alimentation de qualité, de proximité, respectueuse de l’environnement. Il fait partie de la création de Zones Agricoles Protégées –ZAP- et au soutien aux initiatives de commercialisation directe comme le magasin de producteurs le MASSS à Avignon.Le mas Baudouin est membre du Réseau national des espaces-Test Agricoles.

Les partenaires techniques des porteurs de projet
La Chambre d’agriculture de Vaucluse a en charge le suivi et l’accompagnement de proximité de l’agriculteur ; L’Adear 84 l’accompagnement technique cultural et global du projet ; Agribio 84 l’accompagnement technique cultural, par l’association qui promeut et structure la filière bio locale et rassemble près de 200 producteurs ; Mosagri : l’accompagnement administratif, juridique et comptable de l’activité, ainsi que la gestion quotidienne du foncier, du bâti et du matériel, mis à disposition pour l’exercice de l’activité test.

Copyright Grand Avignon/Anthony Beignard

Joël Guin, président du Grand Avignon, lors de l’inauguration du Mas Baudoin
« Les terres agricoles et viticoles représentent encore aujourd’hui 38 % de la surface totale du Grand Avignon. L’agriculture reste néanmoins très fragilisée. En 10 ans, le nombre d’exploitations agricoles a malheureusement diminué de 16 % sur ce territoire. Ce chiffre est inquiétant puisque l’agriculture constitue le premier maillon, indispensable, de toute la chaîne agroalimentaire. Cet espace test agricole constitue l’une des réponses aux difficultés d’installation dans cette profession qui demande de gros investissements. »


‘Quand j’ai vu la Mer’, la force vitale sur le plateau de la FabricA 

Le mystère Ophélia’ ou la véritable histoire de Lizzie Siddal

Quand elle découvre le célèbre tableau de Millais ‘Ophélia’, Céline Devalan a le coup de foudre.  Elle se présente ainsi sur le plateau : « je vais vous raconter une histoire, l’histoire tragique et fascinante de la jeune modiste Lizzie Siddal qui servit de modèle au tableau. » Par le pouvoir des mots, en utilisant habilement la poésie, la peinture, la vidéo et les couleurs, elle nous projette dans l’univers d’un atelier d’artiste dans le Londres envoûtant du XIXe siècle.

Londres, 1850

Lizzie Siddal, muse d’un groupe d’artistes romantiques — les Préraphaélites — a une relation tumultueuse avec le peintre Dante Rossetti qui, obsédé par sa beauté, la représente éternellement en Béatrice, figure de l’Amour courtois. Elle rêve et accepte cependant — malgré l’opposition de Dante — d’être le modèle du peintre John Everett Millais pour son tableau ‘Ophélia’ représentant la mort d’Ophélie dans Hamlet de Shakespeare.

Bouleversante Céline Devalan, auteure, metteuse en scène et interprète

Mais aussi Béatrice, Lizzie, Ophélie… femmes évoquées et délicatement interprétées par Céline Devalan. Il y a un vertige à suivre la destinée de Lizzie qui rejoint la fin tragique d’Ophélia tout en vivant sa passion tumultueuse avec Dante. L’ambiguïté de ce destin est efficacement suggérée par des projections de tableaux, des extraits filmés d’Hamlet, des espaces scéniques traversés par un rideau de tulle. Dans la noirceur de ce  mystère, dans cette destinée lugubre jaillissent couleurs chatoyante et poésie, chevelure rousse flamboyante de Lizzie. Céline Devalan retranscrit le trouble qu’elle a eu face au tableau en une mise en scène sensible participant à une ambiguïté temporelle qui nous plonge entre rêve et réalité. 

Mystère et poésie

La pièce a le charme d’une tragédie historique tout en ayant la poésie du mystère. 

Tous les ingrédients sont là : coup de foudre, passion, orgueil, jalousie, costumes d’époque, mystère. Le duo que forment  Dante et Lizzie est magnifiquement interprété et crédible avec un Romain Arnaud-kneisky charmeur, boudeur et égoîste et Céline Devalan fragile et néanmoins obstinée, amoureuse patiente et passionnée. Céline Devalan nous a donné envie d’en savoir plus sur cette époque victorienne et sur le mystère de ce tableau qui n’est pas résolu car il hante toujours l’Art anglais. Elle réhabilite aussi le destin de ces femmes artistes au fil des siècles qui se sont effacées volontairement ou pas face à leurs amants ou maris.  Un beau moment de théâtre savant et sensible. 

Jusqu’au 26 juillet. Relâche les mardis. 10h05. 14 et 20€. Théâtre des Corps Saints. 76, Place des Corps Saints. Avignon. 04 84 51 25 75.


‘Quand j’ai vu la Mer’, la force vitale sur le plateau de la FabricA 

Philippe Le Roy, commissaire priseur de Res Mobilis propose une vente aux enchères ce mercredi 9 juillet d’un fonds exceptionnel d’environ 1000 affiches de théâtre des années 1950 aux années 2000.

Copyright Res Mobilis

L’événement se déroulera à 10h30 et 14h15, pendant le festival. Une exposition préalable à la vente est ouverte à l’Hôtel des Ventes Raspail, 32 bd Raspail, à Avignon, en intra muros. L’exposition des affiches aura lieu jusqu’à mardi 9 juillet de  9 h à 19h.

Le choix est varié, les théâtres parisiens ou provinciaux, les acteurs tels que Bourvil, BB, Depardieu, Trintignant, Louis Velle, Denise Grey, Yves Montan,.. et des illustrateurs tels que Jacno, Siné, Moisan, Arroyo, Calder…

Des formats de 60 x 40 cm à 160 x 100 c , et mises à prix de 10€ à 70€ permettront à un public averti et à un public ouvert à l’art de la communication de trouver affiche à son pied.

Comme de coutume, la vente aux enchères publiques est organisée simultanément en salle et en live sur www.drouot.com. Le catalogue de la vente sera accessible sur le site de drouot.com ou sur celui de www.resmobilis.info dès maintenant. 
Pour plus d’informations, Philippe le Roy 06 28 45 68 00 et resmobilispdg@gmail.com

Copyright Res Mobilis

‘Quand j’ai vu la Mer’, la force vitale sur le plateau de la FabricA 

Autour de Victor, une violence ordinaire

En quelques minutes le ton est donné, le thème est posé : celui d’un ado désespéré, incompris, qui se gratte de partout, prêt à tout sur les toits comme refuge. Prêt à tout ? Ces quelques minutes éclatent aussitôt dans un flash back qui va égrener la journée de Victor, puis la semaine.

Victor n’est pas seul : il y a ceux qui l’aiment comme sa sœur Lola, ses amis Lucky, Amina, et sa prof de français et les autres un père carré, une mère débordée, un prof de math aigri. Cependant sur scène ils ne sont que deux : l’auteure et comédienne Sabrina Chézeau — l’Audace du Papillon, Off 2024 — qui va endosser tous les rôles et Guilhem Verger inventif multi-instrumentiste.  

Une mise en scène nerveuse pour un sujet difficile

Sabrina Chézeau est étonnante : faculté de changer en quelques secondes de débit, de timbre, de posture, de mimique. Une simple table à roulette nous projette dans un autre espace, le temps d’une respiration musicale. Les mots, les sons et les récits se bousculent et nous happent. 

Histoire d’une solidarité

Ce n’est pas une nième histoire de harcèlement ou de mal être adolescent bien que le sujet soit remarquablement traité grâce au slam, au rap et d’une manière générale à l’univers sonore qui soutient et Victor, et la comédienne. 

L’originalité de ce texte écrit par Sabrina Chézeau (avec le regard extérieur de plusieurs adolescents avec qui elle a travaillé en ateliers) est l’issue proposée. Une issue qui est une étonnante solidarité avec Gäia , notre terre nourricière, avec la nature qui peut nous sauver, grâce à ses ressources dont il ne faut pas hésiter paradoxalement à puiser, des ancêtres et des malédictions qu’il ne faut pas hésiter à écarter. Le spectacle bascule alors dans un univers de conte onirique où tout est possible et où la victime devient héros jusqu’à la résilience.

Que faites vous de la beauté qui est en vous ?

Le leitmotiv qui revient : « Que faites vous de la beauté qui est en vous » est sans appel : tout individu a une chance, à saisir et à transformer quels que soient les drames personnels de l’enfance. 

Au détour d’une réplique on peut noter une réflexion sur  les tyrans : Hitler, Poutine ont eu une enfance violente. A méditer ? ‘Une peau plus loin’  n’est pas une peau que l’on abandonne ou que l’on renie. Même si ça s’apparente à une mue salvatrice, c’est une peau qui se transforme pour affronter ce monde impitoyable, qui se régénère en puisant dans les ressources  terrestres mais pas à n’importe quel prix, pas en se servant des armes humiliantes de l’adversaire.

Faire triompher le vivant

Un pur moment d’émotion à partager en famille à partir de 11 ans : rien n’est manichéen. On peut se reconnaître dans les pires attitudes, dans les mots qui tuent que l’on a peut-être prononcé en tant que parent, dans les attitudes dont on a eu honte en tant qu’enfant. Puisse ce spectacle entamer alors un dialogue salvateur pour faire triompher le vivant dans tous ses états !

Jusqu’au 26 juillet. Relâche les 6, 13, 20. 10h30. 10 à 21€. Artéphile. 7 rue Bourg Neuf.  Avignon. 04 32 70 14 02 / contact@artephile.fr


‘Quand j’ai vu la Mer’, la force vitale sur le plateau de la FabricA 

C’est l’histoire d’un combat, d’une petite fille jolie et insouciante, qui aime beaucoup sa famille, son grand frère. C’est l’histoire d’une petite fille qu’on n’écoute pas, d’une jeune fille qu’on ne croit pas. C’est l’histoire de Nolwenn Le Doth qui choisit d’écrire et de monter sur scène  pour libérer sa parole et par là-même, celle de toutes les femmes. 

Généralement les petites filles rêvent d’être princesse mais Elle, veut être chevaleresse.

Ce n’est pas un rêve, c’est une nécessité, une urgence, une obligation pour survivre, surmonter le traumatisme de l’inceste. Pour ce combat de longue haleine, elle est accompagnée sur le plateau d’un choeur de femmes (huit du groupe Arteteca) , discret derrière un tulle noir mais toujours présent pour la soutenir,  la protéger, la nourrir d’ondes vibrantes. 

Briser les tabous

L’autofiction est un exercice difficile. Il faut tout dire, le dire autrement, dépasser son cas individuel, dénoncer, transcender et offrir tout de même aux spectateurs un objet artistique. 

Le spectacle de Nolwenn Le Doth est une réussite car elle réussit à nous embarquer dans une intimité insoutenable. Chaque évocation de l’enfance peut faire écho à notre propre vécu. C’est une époque datée avec les jeux télévisés de notre enfance, les rituels familiaux. On a des repères, on se sent en sécurité et tout bascule. Mais on continue malgré tout à la suivre car son combat est aussi le nôtre.

Que la force soit avec toi

Dans la nuit de l’inceste, dans l’obscurité du non-dit, elle allume au fil du spectacle des petites loupiotes où la sororité advient, où la légèreté de l’enfance résiste, où la justice pointe, où l’humour et même le rire éclatent, où son l’obstination force le respect. « Que la force soit avec toi » était une injonction qui devient au fil du spectacle, performative. 

Une sœur, une femme, une comédienne, une autrice

Plus que jamais, ‘Chevaleresses’ est un spectacle vivant : il remue les entrailles, étouffe un cri, présage d’ un devenir meilleur pour les milliers de victimes de violences sexistes et sexuelles. C’est un spectacle vivant car la bête immonde sera terrassée à chaque représentation. On assiste visuellement à la renaissance d’une femme, d’une sœur, d’une comédienne qui est enfin prête à rejoindre la horde des vivants. 

Jusqu’au 26 juillet. Relâche les 8, 15, 22. 10 à 22€. Théâtre des Carmes. 6 place des Carmes. 04 90 82 20 47.


‘Quand j’ai vu la Mer’, la force vitale sur le plateau de la FabricA 

Il y a 20 ans, Jean-Pierre Clavel, notaire à Orange et président de la Chambre des notaires de Vaucluse créait, avec Pierre Gautier, notaire à Sorgues et une journaliste, Les Scènes ouvertes de la Cour des notaires. Objectif ? Créer une bande-annonce des pièces jouées lors du Festival Off d’Avignon pour booster le bouche à oreille et remplir, plus vite, les salles de théâtre. Dans cette même veine auront lieu 7 soirées ouvertes à tous, gratuites pour les compagnies comme pour les spectateurs, les lundi 7, mercredi 9, jeudi 10, mardi 15, jeudi 17, lundi 21 et mardi 22 juillet à 19h30, pour une durée de deux heures, à la Cour des notaires, 23 bis rue Thiers à Avignon.

Copyright Chambre des notaires de Vaucluse

«Avignon est, en juillet, la capitale mondiale du théâtre avec ses deux festivals, le In et le Off, relate Jean-Baptiste Borel, notaire à Orange et Président de la chambre des notaires de Vaucluse. Lors du Off, cette année, plus de 1700 spectacles seront joués dans 130 lieux. Nous contribuons, ainsi, à son rayonnement grâce à un concept unique dont nous fêtons la vingtième édition des Extraits de spectacles de la Cour des notaires».

Sept soirées
Sept soirées lors desquelles la Chambre des notaires accueille, gratuitement, des compagnies du Festival Off d’Avignon, et aussi les spectateurs, dans sa cour végétalisée, afin de présenter un extrait de 10 minutes de leur spectacle, telle une bande annonce, pour promouvoir les spectacles et booster, au plus vite, la fréquentation des salles. Face à la scène, une centaine de spectateurs venus découvrir les compagnies et choisir les spectacles auxquels ils assisteront.

En 2024
En 2024, La cour des notaires avait accueilli 40 compagnies et plus de 500 spectateurs. L’idée de ce concept unique a été porté, en premier lieu, en 2005, par Jean-Pierre Clavel et Pierre Gautier, notaires férus de culture et artisans de l’ouverte de la Chambre des notaires aux troupes théâtrales et au public lors de soirées conviviales et gratuites.  

Copyright Chambre des notaires Vaucluse

En 20 ans
En 20 ans, les Eclats de scène de la Cour des notaires auront permis la présentation de plus de 800 extraits de spectacles, devant plus de 10 000 spectateurs. De grands noms sont passés sur les planches de la cour ombragée comme Eric Antoine, Sapho, Jenfi Janssens, Frédéric Fromet…

Une organisation bien rôdée
La Chambre des notaires de Vaucluse offre aux compagnies une régie, une scène de 6m x 3m, un parterre de chaises et une équipe technique. Chaque soirée, un programme différent est fourni aux spectateurs pour leur permettre de retrouver les lieux et heures de passage des comédiens ou musiciens dans le lieu où ils sont programmés.
«L’éclectisme, la diversité, la qualité des extraits, le respect des temps de passage, sont les ingrédients de ces soirées particulièrement intéressantes pour les comédiens, grâce au retour des spectateurs. Cela implique une sélection harmonieuse et une organisation minutieuse,» expliquent Marie Morier et Anne Marie Constantin organisatrices de la manifestation et de la programmation.

Parade du 4 07 25 Copyright MMH

Les infos pratiques
Les soirées auront lieu les lundi 7, mercredi 9, jeudi 10, mardi 15, jeudi 17, lundi 21 et mardi 22 juillet à 19h30, pour une durée de deux heures à la Cour des notaires, 23 bis rue Thiers à Avignon.

Pour se produire, les compagnies sont invitées à contacter : Marie Morier : mariemorier.mm@gmail.com 06 60 06 06 63 et Anne-Marie Constantin : am.constantin45@gmail.com 06 88 36 20 80. Côté public, les soirées sont ouvertes à tous, sur réservation (uniquement par email) la Cour ne pouvantaccueillir qu’un nombre limité d’invités à courdesnotaires84@gmail.com

La Chambre des notaires de Vaucluse
La Chambre des notaires de Vaucluse présente ‘Chiffres de l’immobilier’, participe au Téléthon, au Salon de l’Etudiant, travaille à la promotion de la profession auprès des collèges, lycées et universités, lors des rencontres notariales, intervient dans le Vaucluse en chiffre, lors de conférences, d’emissions radio… www.chambre-vaucluse.notaires.fr

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https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/33/   1/1