La parade des Anooki lance les festivités de Noël à Avignon
Ce samedi 29 novembre, les Anooki, des esquimaux géants, s’installeront à Avignon et feront leur parade pour marquer le début des festivités de fin d’année.
Dans le cadre de la programmation ‘Terre de Culture 2025’, autour de la thématique ‘Curiosité(s)’, la Ville organise cette année un Curieux Noël du samedi 29 novembre au dimanche 4 janvier. Sapin de Noël géant, marchés, forêt enchantés, patinoire et bien d’autres animations seront au programme.
La parade des Anooki
Les festivités commenceront ce samedi 29 novembre avec une grande parade lumineuse. Cinq couples géants de joyeux esquimaux, appelés les Anooki, se sont déjà installés dans des lieux phares de la cité des papes. Ce samedi, ils invitent les Avignonnais et visiteurs à leur grande parade qui partira à 18h du parvis de la gare centre. Les Anooki joyeux, complices, sages, chéris et bavards se succéderont dans les rues du centre-ville jusqu’au terminus à l’hôtel de ville.
Certaines animations auront lieu tous les jours (ou presque). À commencer par un vidéomapping qui sera projeté sur la façade de l’église des Célestins tous les soirs de 17h à 20h jusqu’au 28 décembre. Au sein de cette même église, un marché des santonniers et artisans, et une crèche provençale vous attendent tous les jours de 10h à 19h du 28 novembre au 28 décembre, ainsi qu’une mini ferme. Des ateliers créatifs y seront aussi proposés certains jours de la semaine.
D’autres marchés auront lieu comme le marché de Noël créatif et gourmand au Cloître des Carmes les week-ends du 6 et 7 et du 13 et 14 décembre de 16h à 22h les samedis et de 10h à 18h les dimanches. Le marché de Noël d’Avignon se tiendra sur la Place Saint-Jean-le-Vieux du 28 novembre au 28 décembre de 11h à 19h30 (jusqu’à 21h les vendredis et samedis). Enfin, la boutique éphémère Artyshop ouvrira ses portes sur la Place des Corps-Saints du 8 au 31 décembre de 11h à 19h30.
La forêt enchantée avec le chalet du Père Noël prendront place à partir du 6 décembre de 10h à 19h sur la Place de l’Horloge. Le monde des lutins, quant à lui, sera aux mêmes horaires sur la Place Saint-Didier. Une parade lumineuse sera de nouveau proposée les samedi 6 et 13 décembre au départ du Cours Jean Jaurès à 17h30.
Du vendredi 19 au lundi 22 décembre, un spectacle Grand Mix son et lumière sera proposée toutes les 15 minutes de 18h à 20h30 sur la Place du Palais des Papes.
Une patinoire synthétique et des pistes de curling seront installées à Montfavet sur la Place de l’église à partir du vendredi 19 décembre de 12h à 18h.
Le feu d’artifice
Le mardi 23 décembre, place au grand show pyrotechnique sur les berges du Rhône, près du Pont Saint-Bénézet à 19h. En cas d’intempéries, il sera reporté au samedi 27 décembre à 19h.
Pour le bon déroulé du spectacle, la route touristique du Dr Pons (du Pontet vers Avignon) sera fermée à la circulation de 17h à 21h, tout comme la route comprise entre le Pont de l’Europe et le carrefour Saint-Lazare. De 18h à 21h, ce seront les Ponts Daladier et du Royaume qui seront fermés. Le Pont Daladier sera aussi fermé aux piétons de 18h30 à 19h30.
Sapins et petit train
Le marchand de sapins s’installera à l’angle du cours Jean Jaurès et du cours Kennedy ce mercredi 26 novembre de 14h à 19h30 et du 27 novembre au 23 décembre les lundis, mardis, mercredis et jeudis de 13h à 19h30 et les vendredis, samedis et dimanches de 10h à 19h30. Il sera aussi sur la Place Pie les samedis 6, 13 et 20 décembre de 9h à 13h.
Le petit train sera gratuit à certains moments les mercredis 10 et 17, les vendredis 12 et 19, et les samedis 13 et 20 décembre.
Pour découvrir le programme en détail, cliquez ici.
La parade des Anooki lance les festivités de Noël à Avignon
Décidément, les patrons vauclusiens ont la côte à la télé. Après Richard Fournier du Comptoir de Mathilde passé dans ‘Patron incognito’ mercredi 19 novembre, c’est à Vincent Chabbert de Tut Tut de trouver écho dans Capital de M6 ce dimanche 30 novembre à 21h10 dans ‘Folie fiscale : quand le travail ne paie plus, le solutions pour s’en sortir’.
Face à un pouvoir d’achat sous pression, de nombreux Français s’appuient sur des solutions simples et ingénieuses pour arrondir leurs fins de mois. À Nîmes, Line utilise l’application Tut Tut pour rentabiliser ses trajets quotidiens et gagner 200€ par mois. Derrière cette plateforme en plein essor, le parcours singulier de son fondateur, Vincent Chabbert, illustre une nouvelle manière d’innover au service du quotidien.
Line la nîmoise, utilisatrice de l’appli Tut Tut Copyright Capital de M6 novembre 2025
Line la nîmoise Line, une nîmoise de 46 ans, travaille dans une usine automobile et élève seule deux enfants. Pour alléger un budget mis à mal par l’essence et les dépenses essentielles, elle a trouvé une parade simple : livrer un ou deux petits colis chaque jour sur son chemin du retour grâce à Tut Tut. Résultat : un gain d’environ 200€ mensuels, qui couvrent entièrement son carburant et permettent quelques petits extras familiaux. Une micro-activité souple, intégrée à sa routine, qui améliore très concrètement son quotidien.
Tut Tut, la livraison collaborative Lancée en 2021, Tut Tut société avignonnaise, s’est imposée comme une plateforme de livraison courte distance entre particuliers. Le principe est simple : chacun peut transporter un colis sur son trajet, contre une petite rétribution du site. Le modèle séduit, notamment dans les villes moyennes où chaque euro compte. Aujourd’hui, l’application, qui offre une solution au casse-tete du dernier kilomètre, revendique plus d’un million de livraisons annuelles et une croissance soutenue, confirmant l’appétence des Français pour des solutions locales, rapides et accessibles.
Vincent Chabbert, l’entrepreneur autodidacte qui transforme l’ordinaire À l’origine de Tut Tut, on trouve Vincent Chabbert, 34 ans, un autodidacte passé de plongeur à directeur des opérations dans l’hôtellerie avant de tout quitter pour lancer sa propre entreprise. Une idée simple : utiliser les trajets quotidiens pour livrer des colis, s’est muée en une société dynamique d’une cinquantaine de salariés, aujourd’hui prête à s’étendre à l’international. Un parcours atypique qui montre que l’innovation peut émerger d’un besoin du quotidien, observé au bon moment.
De l’audace et des histoires croisées L’histoire croisée de Line et de Vincent Chabbert, le patron fondateur de Tut Tut illustre une tendance profonde : les Français ne renoncent pas face aux difficultés, ils inventent, ajustent, bricolent intelligemment. Ces initiatives ne remplacent pas un salaire, mais elles apportent souplesse, respiration et autonomie. Une preuve que la débrouille, loin d’être un pis-aller, peut devenir une force collective et une source d’opportunités, pour ceux qui, chaque jour, cherchent simplement à mieux vivre.
Les infos pratiques Dimanche 30 novembre. 21h10. Emission M6. ’Folie fiscale : quand le travail ne paie plus, les solutions pour s’en sortir’. Mireille Hurlin
La parade des Anooki lance les festivités de Noël à Avignon
À l’occasion de la sortie d’album du quatuor à cordes Elmire, le groupe donnera un concert en avant-première à la Scala Provence avant la Scala Paris.
Avec Beyond the Limits, le Quatuor Elmire signe son premier enregistrement pour Scala Music, consacré à l’un des cycles les plus visionnaires du répertoire : les trois Quatuors à cordes opus 59 dits ‘Razumovsky’. Conçu comme un manifeste artistique et humain, ce double album célèbre la puissance créatrice de Beethoven au moment où la surdité bouleverse sa vie et sa relation au monde. Le label Scala Music accueille pour la première fois un quatuor à cordes parmi ses artistes.
Une nouvelle génération d’interprètes
Formé par David Petrlik et Yoan Brakha (violons), Hortense Fourrier (alto) et Rémi Carlon (violoncelle), le Quatuor Elmire incarne une nouvelle génération d’interprètes pour qui la virtuosité n’est jamais un but mais un moyen d’expression. Lauréat du Prix de la Révélation musicale de l’année décerné par le Syndicat professionnel de la critique théâtre, musique et danse, le quatuor s’affirme aujourd’hui comme l’un des ensembles les plus prometteurs de sa génération. Leur nom, inspiré du personnage d’Elmire dans Tartuffe, évoque la clarté, la sincérité et la liberté d’esprit — valeurs qui traversent leur jeu, entre fougue et transparence, rigueur et audace, intériorité et partage.
Beyond the Limits : un projet de dépassement et de transmission
Le message de Beethoven — celui du courage et du dépassement de soi — résonne aujourd’hui dans les actions du Quatuor Elmire auprès des jeunes publics et des personnes en situation de handicap. Pour les musiciens, Beyond the Limits dépasse la seule sphère du disque : c’est un projet de partage et de sens, un engagement à faire vivre la musique comme vecteur de lien et d’espérance.
Au Programme
Beethoven, Quatuor à cordes en fa majeur, opus 59 n°1 : véritable renaissance pour Beethoven qui, quelques mois avant, écrit une bouleversante lettre à ses deux frères, le ‘Testament d’Heilligenstatdt’, dans laquelle il avoue avoir souhaité mettre fin à ses jours.
Vendredi 28 novembre. 19h30. 10 à 25€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.
La parade des Anooki lance les festivités de Noël à Avignon
Le festival qui n’en est pas un mais qui permet de découvrir le meilleur de la création belge francophone.
La Panade de Léopold Schoemans
Quelque part dans l’Est, loin, coupés du monde, Pyo et Uyobak coexistent dans leur château doré. Des années que leurs parents ont quitté les lieux. Et le temps passe pour eux comme pour rien. Nourris à la cuillère d’argent, ce sont des individus blafards et croupis que la vie semble indifférer… jusqu’au sursaut. Peut-on, nous, privilégiés, nous plaindre d’un monde qui nous offre tout ? Jeudi 27 novembre. 20h.
Je voudrais mourir par curiosité de Christine Delmotte-Weber
Myriam a vécu une impressionnante Expérience de Mort Imminente (EMI) lors d’un accident de voiture avec sa compagne Baba. Pour la retrouver, elle s’intéresse à la conscience délocalisable. Lila, neuroscientifique, collabore à une étude universitaire sur les EMI. Elle fait passer à Myriam une série de tests pour élucider son expérience. Vendredi 28 novembre. 20h.
En attendant septembre de Erell Paineau
Un été dans la capitale, un immeuble du XVIIIe siècle, une cour intérieure, quatre appartements aux atmosphères distinctes. Comme une maison de poupée grandeur nature, la scénographie découpe l’espace en quatre mondes parallèles reliés par les regards. Ici, chacun vit avec vue sur la vie des autres… Samedi 29 novembre. 20h
Jusqu’au 29 novembre. De 5 à 15€. Théâtre Episcène. 5 rue Ninon Vallin. Avignon.
La parade des Anooki lance les festivités de Noël à Avignon
L’Association Nationale des Copropriétés avec Services (ANCS) tenait son séminaire annuel à l’Avignon Grand Hôtel, rassemblant près de vingt participants venus de toute la France. Au cœur des discussions : l’étude innovante d’Ellyx, le lancement d’un guide national pour les résidences services seniors, et la mise en place d’un plan d’action ambitieux avec une future certification.
Pendant trois jours, l’effervescence a gagné l’Avignon Grand Hôtel, où l’ANCS (Association Nationale des Copropriétés avec Services) réunissait ses adhérents venus de villes aussi diverses que Strasbourg, Nantes, Montpellier, Hyères ou Annecy. Loin d’être un simple séminaire, cet événement annuel se veut un espace de réflexion et d’action sur l’habitat senior non commercial, alliant convivialité et ambition collective.
La créativité des temps off Dès l’ouverture, la présidente de l’ANCS, Astrid Casada, a insisté sur l’importance du off, ces moments informels d’échanges qui favorisent l’émulation d’idées nouvelles parmi les adhérents. Cet esprit collaboratif s’est retrouvé dans les ateliers, les visites et les débats qui ont rythmé ces journées.
L’innovation sociale Le point d’orgue des travaux a été l’intervention de Sébastien Palluault, consultant associé chez Ellyx et docteur en géographie, spécialiste de l’innovation sociale et des processus de concertation. Il a exposé les résultats d’une étude qualitative conduite auprès des directions de résidences, fondée sur des entretiens. Cette recherche a permis de cartographier avec finesse les enjeux, les pratiques et les perspectives d’évolution des copropriétés avec services, offrant ainsi une base analytique à l’assemblée.
La professionnalisation des acteurs de l’habitat senior Fort de ce diagnostic, les adhérents de l’ANCS ont débattu et adopté, en session plénière, un plan d’action 2026-2027. Ce document, véritable feuille de route, vise à renforcer la professionnalisation et l’influence de l’ANCS, tant auprès des pouvoirs publics que des acteurs du secteur de l’habitat seniors.
Un module de certification Par ailleurs, le séminaire a marqué une étape importante avec la présentation d’un module de certification inédit, destiné à garantir la qualité des copropriétés adhérentes. Après un test grandeur nature, son déploiement est prévu dès 2026, signe de la volonté de l’ANCS de structurer et d’officialiser son modèle.
Un guide national des meilleures résidences services seniors Autre avancée majeure : la finalisation du Guide national des meilleures résidences services seniors, fruit d’une réflexion collective. Son lancement officiel est prévu pour début décembre, avec un format régionalisé visant à promouvoir le modèle des copropriétés avec services auprès du grand public. Ce guide, complémentaire à la charte de qualité de l’ANCS, a pour ambition de clarifier les atouts de ce cadre non lucratif, notamment en matière de gouvernance, de mutualisation des services et d’autonomie des résidents.
Pour un modèle alternatif d’habitat senior Le rôle de l’ANCS ne se limite pas à un réseau : il incarne un modèle alternatif d’habitat senior. Depuis sa création, l’association rassemble des copropriétés avec services non commerciales – souvent sous forme de syndicats de copropriétaires sans but lucratif. Leur fonctionnement repose sur des appels de charge mutualisés, sans visée commerciale. Les résidences adhérentes signent par ailleurs une charte de qualité garantissant des engagements forts : sécurité, respect des libertés individuelles, services mutualisés, transparence.
Un exemple concret de ce modèle ? Le réseau SérényS, qui regroupe plus de 30 résidences seniors non commerciales, toutes adhérentes à l’ANCS. Les résidents y bénéficient d’un panel complet de services : restauration, accueil 24h/24, salle de gymnastique, conciergerie, sécurité, assistance paramédicale, et bien plus encore.
La représentation auprès des institutions Sur le plan réglementaire, l’ANCS exerce également un rôle de représentation auprès des institutions. Elle défend un modèle d’habitat où les prestations ne sont pas imposées par des opérateurs privés : dans certaines copropriétés, le personnel d’entretien et de cuisine est employé directement par le syndicat des copropriétaires, ce qui préserve la liberté de choix et l’autonomie des résidents. Ce positionnement s’inscrit dans une logique plus large rapportée par le ministère de la Transition écologique : des résidences-services en copropriété doivent garantir à la fois qualité, transparence et respect du libre choix des prestataires. Enfin, l’ANCS joue un rôle informatif précieux : elle publie documents, guides et ressources pour ses membres, tout en défendant les résidences auprès des pouvoirs publics et au sein de cercles professionnels.
Le séminaire d’Avignon L’ANCS incarne un modèle d’habitat senior fondé sur la solidarité, la qualité de service et la démocratie de copropriétaires. En adoptant un plan d’action structurant et en misant sur une certification, l’association accompagne ses adhérents vers un avenir plus professionnel, plus responsable et plus humain. Face aux enjeux croissants du vieillissement de la population, elle propose une réponse durable et inclusive, portée par un idéal non lucratif. Mireille Hurlin
La parade des Anooki lance les festivités de Noël à Avignon
Ébranlé par les crises du spectacle vivant, le Festival Off d’Avignon affiche pourtant en 2025 des chiffres historiques : plus de 1 700 spectacles, 80 000 cartes vendues, et une billetterie en plein essor. Mais alors que la mairie, l’État et les compagnies misent sur ces ressources, interrogations et risques planent, notamment autour des loyers des logements pour les artistes techniciens et professionnels de la diffusion, des créations et de l’avenir du modèle économique du Off.
Le Festival Off d’Avignon, ce mastodonte du spectacle vivant, semble se porter paradoxalement bien : en pleine crise d’une filière frappée par la baisse des subventions et l’incertitude économique, il enregistre en 2025, pour sa 59e édition, une augmentation notable de sa fréquentation et de ses recettes. Harold David, directeur délégué d’AF&C (Avignon Festival & Compagnies), en esquisse les enjeux dans une interview révélatrice, entre fierté, responsabilité et inquiétudes.
Une croissance fulgurante… et fragile Selon Harold David, « plus c’est la crise dans le monde du spectacle vivant … plus le Off se porte bien aujourd’hui ». Cette surprenante corrélation traduit un paradoxe : alors que les compagnies peinent à faire tourner leurs spectacles hors festival, elles affluent à Avignon, considérant le Off comme une ultime planche de salut et, surtout, un lieu de visibilité nationale et internationale. Résultat : une demande de participation record.
Harold Ddavid Copyright Violaine Plagne
Les chiffres Les chiffres récents confirment cette dynamique. En 2025, le Off propose 1 724 spectacles dans 139 lieux et 241 salles. La billetterie est à l’image de cette explosion : plus de 80 000 cartes vendues, un bond notable par rapport aux éditions précédentes, d’après Harold David, puisque l’augmentation est de 27 % en un an. Ces résultats illustrent un regain de vitalité : en 15 ans, jamais le nombre de cartes n’avait dépassé les 60-65 000. Mais cette croissance porte un visage double. En 2023, une étude interne menée par AF&C révèlait que 80% des compagnies obtenaient moins de 5 dates de tournée après le festival, ce qui suggère que malgré l’engouement du public, la diffusion restait largement concentrée. D’après Harold David, seules 20% des compagnies et structures de production réussissaient à tirer leur épingle du jeu en termes de redéploiement des spectacles après leur participation au festival.
Capitaliser pour redistribuer Face à ce constat, AF&C entend jouer un rôle de régulateur et de soutien : « cette situation paradoxale … nous amène effectivement à être pourvus de ressources et de moyens nouveaux dont ne disposait pas AF&C précédemment », explique Harold David. Ces moyens ont vocation à être redistribués vers les compagnies, notamment via des dispositifs de soutiens, ceux-ci permettant de modifier structurellement le modèle économique du Off.
Des loyers estivaux qui explosent À l’heure actuelle, les loyers estivaux explosent, particulièrement pour les compagnies qui cherchent à se loger en intramuros -le graal- ou au plus proche des remparts historiques de la ville : « on a atteint des niveaux délirants de loyers, proches de ceux de la Côte d’Azur en pleine saison», déplore le directeur. Sans régulation municipale, la pression immobilière et touristique menace l’équilibre économique de nombreux artistes.
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Un modèle économique audacieux Pour stabiliser ses finances et renforcer son indépendance, AF&C mise sur Ticket’Off, sa propre plateforme de billetterie. En 2025, Ticket’Off a connu une croissance spectaculaire : de moins de 100 000 billets vendus en 2022, on passe à presque 300 000 cette année, via la plateforme. Ce développement permet non seulement de réduire la dépendance vis-à-vis des plateformes privées, mais aussi d’alimenter un fonds de soutien aux compagnies : 250 000€ ont ainsi été redistribués cette saison. Harold David évoque un horizon stratégique inédit : si cette trajectoire se poursuit, AF&C pourrait entamer différemment ses relations auprès des pouvoirs publics. « Quand le Festival Off s’autonomise, ce n’est pas la même chose que quand vous arrivez devant d’éventuels partenaires financiers publics ou professionnels en disant : “on a besoin de votre aide” », affirme-t-il.
Vers plus de reconnaissance politique et internationale Cette montée en puissance s’accompagne d’une ambition politique. Pour Harold David, le Off ne doit plus rester un ‘impensé politique’ selon la formule de Pierre Beyffette (Président du festival off de novembre 2016 à décembre 2020) : il faut en faire un projet volontaire, incarné dans une vision retenue, et non subie proposée par le Conseil d’administration d’AF&C et validé par les adhérents de l’association. Il souhaite plus de diversité dans la programmation des compagnies, notamment internationales : la prochaine édition mettra l’accent sur la Méditerranée avec, notamment, des artistes algériens, marocains, tunisiens, égyptiens, libanais… L’objectif est clair : inscrire Avignon comme une place de marché théâtrale globalement reconnue au niveau international.
Des théâtres labellisés Par ailleurs, AF&C a créé un label professionnel, le Label’Off, qui rassemble aujourd’hui 70 salles certifiées. Ce standard vise à garantir des conditions d’accueil équitables pour les compagnies et le public, et à renforcer la légitimité professionnelle des théâtres hors sélection artistique. Harold David espère que les théâtres vont s’emparer massivement de ce nouveau dispositif.
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Le spectre de l’effondrement Pourtant, cette belle mécanique comporte des fragilités sévères. Plusieurs dramatiques menaces planent : la fin de la convention de l’intermittence, prévue pour fin 2026, coïncidera avec des élections présidentielles. Harold David redoute qu’un changement de gouvernement ne bouleverse l’équilibre actuel : « ça pourrait complètement remettre en cause les équilibres du Off ».
La montée en puissance de Ticket’Off Par ailleurs, si Ticket’Off marche, sa montée en puissance pourrait susciter des résistances, notamment de la part de structures qui craignent de perdre leur autonomie en la matière ou leur modèle de billetterie. Sans parler du risque d’’effondrement de la bulle’ : rien ne garantit que cet afflux de public perdurera si les conditions politiques, économiques ou climatiques changent.
Une histoire à préserver & 60 ans à fêter Enfin, le directeur délégué d’AF&C rappelle que le Off ne peut avancer sans se souvenir de ses racines. Il évoque les trois grandes périodes historiques du festival — de 1966 à 1982, puis jusqu’en 2006, puis de 2006 à 2020, qu’il estime trop peu documentées. Pour lui, valoriser cette mémoire est essentiel : «on sait où l’on va quand on sait d’où l’on vient ». Il évoque, pour l’édition 2026 et la 60e édition du Festival Off une parade à la dimension plus créative, des concerts sortant de l’ordinaire, des événements symboliques autour des lieux patrimoniaux, l’invitation de figures emblématiques du festival qu’elles soient encore vivantes ou honorées par la mémoire, afin d’ancrer une vision à la fois historique et prospective.
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Le colosse aux pieds d’argile Le Festival Off d’Avignon, tel un colosse aux pieds d’argile, déploie aujourd’hui des forces inédites : une fréquentation record, un élan économique, une structuration plus stratégique, mais il reste fragile : dépendant des politiques publiques, exposé à la flambée des loyers et vulnérable aux chocs institutionnels. Harold David, comme le souhaite le Conseil d’administration d’AF&C, tente de transformer cette puissance en levier systémique : soutenir financièrement les compagnies et les structures de production, stabiliser les salles, diversifier l’offre aussi bien géographiquement qu’artistiquement. Le pari est audacieux : faire du Off non seulement un marché, mais aussi et surtout un événement porteur d’une vision politique du théâtre, un projet durable tout autant qu’un espace de transmission. Une chose est sûre, l’avenir du festival Off Avignon reste intimement lié à sa capacité à préserver son âme. Mireille Hurlin
La parade des Anooki lance les festivités de Noël à Avignon
L’AJMI nous propose une étonnante rencontre entre flûtes et la musique électronique, mais pas n’importe quelle flûte ! La flûte kaval bulgare appelée flûte oblique jouée en Europe orientale et en Anatolie.
La musicienne Isabelle Courroy jouait à l’origine de la flûte traversière. A 33 ans, elle découvre le son d’instruments traditionnels : le caval romain puis le kaval bulgare. C’est un choc et à partir de là elle réoriente tout son parcours musical. Elle entame un projet autour des flûtes obliques en 2014 nommé Confluences #1.2.3. Aujourd’hui, c’est le troisième volet de cette création qu’elle présente sur scène. « Un éloge de l’oblique », est l’interprétation des pièces commandées à trois compositeurs contemporains, que sont Zad Moultaka, Michel Moglia et François Wong, des pièces qui laissent la part belle à l’improvisation.
Une personnalité impressionnante
Isabelle Courroy n’a pas hésité à relever tous les défis : celui de jouer du kaval – le kaval est un instrument traditionnellement masculin –, de voyager inlassablement pour se former, de jouer avec des flûtes imaginées, voire fabriquées par elle-même et construites dans des matériaux tels que le cuivre, le plexiglass, le pvc ou le cristal. Après la collecte d’un répertoire traditionnel, elle a ensuite privilégié le son ,la composition afin de déjouer les esthétiques.
Isabelle Courroy, François Wong, un duo improbable
Les deux musiciens explorent le lien organique qui se créé entre les flûtes kaval d’Isabelle Courroy et les matières sonores des outils électroniques affûtés par François Wrong.
Une conversation aux aspérités inédites s’instaure entre les esthétiques hétérogènes de leurs univers respectifs : les traditions millénaires des flûtes pastorales des Balkans et d’Anatolie et le monde des musiques liées à l’électronique.
Isabelle Courroy (flûtes obliques kaval et de nouvelles factures) François Wong (électronique et mise en espace sonore)
Mercredi 26 novembre. 20h30. 5 à 18€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. Avignon. 04 13 39 07 85.
La parade des Anooki lance les festivités de Noël à Avignon
Le marché immobilier du Vaucluse connaît un véritable sursaut en 2025, porté par une baisse des taux d’emprunt et une dynamique nationale favorable. Selon Jonathan Le Corronc Clady, président de la FNAIM Vaucluse, les volumes de transactions devraient progresser de +6,7 % dans le département, dans un contexte où les prix augmentent modérément, à peu près au rythme de l’inflation. Retour sur les chiffres clés, les enjeux locaux et les perspectives à venir.
Selon les données de la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier), révélées par son président vauclusien Jonathan Le Corronc Clady lors de son assemblée générale, le marché français de l’immobilier ancien affiche une hausse d’environ 10% des ventes d’un an à l’autre, avec quelque 916 000 actes signés à fin 2025. «Ce regain d’activité marque une transition claire « de la crise à la reprise », après plusieurs périodes de ralentissement.»
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En Vaucluse En Vaucluse, cette tendance se confirme : le volume des transactions devrait croître de 6,7 % selon la FNAIM locale, signe que le département profite pleinement de la reprise nationale. Parallèlement, le taux de rotation des logements atteint 2,8%, une donnée qui témoigne d’une bonne fluidité du marché.
Un rebond des transactions immobilières Un des moteurs principaux de cette dynamique : la baisse des taux de crédit immobilier, passés de 4,21% en décembre 2023 à 3,12% en septembre 2025, ce qui relance l’envie d’acheter pour de nombreux particuliers. Le contexte macroéconomique aide aussi : malgré des risques élevés sur la dette souveraine française (abaissement de la note par S&P, etc.), la BCE (Banque centrale européenne) n’a pas augmenté son taux directeur, préservant des conditions de financement favorables.
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Des prix à l’image de l’inflation Sur le plan national, les prix immobiliers repartent modestement à la hausse : d’après le président de la FNAIM Vaucluse, ils pourraient augmenter de l’ordre de 1% sur un an, soit un rythme comparable à l’inflation. Cela traduit une normalisation plus qu’une flambée spéculative.Les disparités entre les communes du Vaucluse sont fortes, tant en type de biens qu’en dynamique de prix. Ainsi, le prix moyen du m2 en Vaucluse, au 1er novembre 2025, est de 2 714€, soit une hausse de 1,6% en 1 an, 11,9% en 5 ans et 23% en 10 ans. La ville-phare du département, Avignon, affiche un prix moyen au m² d’environ 2 386€/m² (novembre 2025) pour tous types de biens. Le contexte énergétique reste préoccupant : selon la FNAIM, 30,4 % des logements à Avignon sont classés DPE E, F ou G, ce qui pose de vrais défis pour l’avenir, notamment avec certaines échéances de décence locative. Ces logements peuvent, notamment, séduire les primo-accédants « à condition qu’ils aient les moyens de réaliser les travaux », précise Jonathan le Corronc Clady.
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Les enjeux énergétiques et sociaux : un marché sous pression Au-delà des prix, l’immobilier vauclusien est traversé par des enjeux énergétiques majeurs. Le DPE (diagnostic de performance énergétique) joue un rôle de plus en plus central : selon la FNAIM 30,4%, du patrimoine vauclusien est classé E, F ou G, notamment à Avignon, ce qui pourrait limiter l’accès au logement locatif à terme pour certains biens, en raison des échéances réglementaires.
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La réforme du DPE Par ailleurs, la réforme du calcul du DPE, depuis 2021, a déjà entraîné des remises en marché de logements, 850 000 selon le président de la Fnaim Vaucluse, il s’agit, la plupart du temps, de petites surfaces qui étaient auparavant peu valorisées. Cela a aussi des implications sociales : Jonathan Le Corronc Clady évoque notamment le fait que ces logements peuvent accueillir des ménages modestes et des étudiants, qui, par manque de moyens ou à cause de l’éloignement familial sont de 16 à 20% à renoncer à faire des études et donc à leur avenir.
Perspectives De fait, le Vaucluse entre bien dans une phase de reprise mesurée mais réelle. Les volumes de transactions repartent à la hausse, 6,7%, stimulés par des taux d’emprunt redevenus attractifs et des banques plus souples dans l’étude des dossiers de prêt. Les prix, eux, grimpent modérément, au rythme de l’inflation, sans bulles excessives. Cependant, les disparités entre villes restent marquées : certaines communes voient des hausses de prix importantes, comme Pernes-les-Fontaines et l’Isle sur la Sorgue, quand d’autres stagnent ou même reculent comme Le Pontet, Valréas, Sorgues, Apt… Le défi de la rénovation énergétique pèse lourd, surtout dans les zones anciennes où le parc DPE défavorable est significatif.
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Le message de Jonathan Le Corronc Clady ? L’immobilier est un marché à long terme. À l’heure où le paysage politique reste incertain, ne pas investir aujourd’hui pour des raisons conjoncturelles pourrait être une erreur de perspective : le vrai horizon reste celui des années, pas des mois.
Quelques chiffres La région Provence-Alpes-Côte d’azur compte 3 188 758 logements. Le Vaucluse en accueille 315 092. C’est un département de maisons individuelles anciennes. 7 422 ventes ont eu lieu jusqu’en août 2025. C’est plus 6,7% en un an. Le taux de rotation est de 2,4% (2,8% en région Sud). 1 653 ventes ont eu lieu à Avignon dont 1 263 appartements et 390 maisons au prix moyen de 2 386€/m2. Avignon détient 4,6% de logements vacants depuis plus de 2 ans et 30,4% de son patrimoine immobilier est classé en DPE (Diagnostic immobilier) E, F et G.
Plus de 150 personnes étaient présentes à l’AG de la Fnaim 84 Copyright MMH
La parade des Anooki lance les festivités de Noël à Avignon
«C’est justement lorsque les temps sont moroses qu’il faut mettre de la couleur dans nos vies et dynamiser la ville,» déclare, en souriant la maitresse de la très belle Maison de Fogasses majestueusement campée rue des Fourbisseurs à Avignon. Il faut dire que Corinne Guyon mêle son âme aux pierres ancestrales d’une ville marquée par l’art cosmopolite, qui fait d’ailleurs écho à son propre destin.
Sa dernière lubie joyeuse et entrepreneuse ? 120 sapins d’artistes d’1,56m pour rythmer les rues commerçantes de la ville : aux rues piétonnes s’ajouteront celles aux noms illustres : Joseph Vernet, Saint-Agricol, ainsi que le secteur des Carmes et, bien sûr, O cœur d’Avignon, l’association de commerçants dont elle est la présidente. Le prototype a été pensé, dessiné et conçu par Richard Desserre, artisan décorateur avignonnais. Réalisé en plaque de contreplaqué marine et ajustable comme un puzzle sur un solide socle, il se pare de rouge, d’orange, de blanc et de doré qui sont la couleur de la Provence.
Des artistes de renom Les sapins seront également personnalisés par des artistes de renom venus libérer leur créativité dans l’écrin verdoyant de la Maison Fogasses. Ils se nomment Sock, Entretrois, Polo 51-67, Primal Graphic, Vasily Grino, Mate Lesli, Véronique Dominici, L’Artefact, Susana del Bano, Asya Griga, Matracke, Grumo auxquels s’adjoignent 12 étudiants de l’Ecole supérieure d’art d’Avignon. Les sapins seront également munis d’un QR code et d’une guirlande à leds lumineuse solaire, disposés dans les rues du 28 novembre au 31 décembre, où ils pourront, les années suivantes, être réinterprétés.
De la couleur et de la joie dans la rue L’opération, menée rondement, en moins d’un mois, se monte à 21 000€ grâce à des prix très aidés par les marchands de matériaux locaux : contreplaqué marine et peintures acryliques de qualité. La Ville d’Avignon a également partagé l’enthousiasme de Corinne Guyon et des artistes en prenant à son compte 60% du budget des Sapins peints tandis que les artistes recevront un dédommagement budgété à hauteur de 50€.
Toujours relever les challenges La très tonique Corinne Guyon, aura relevé le challenge avec fantaisie, comme à son habitude, en proposant aux 95 membres de son association de commerçants ‘O cœur d’Avignon’, ainsi qu’aux associations voisines comme ‘Véroncelli’ et ‘Autour des Carmes’ un nouveau Noël enchanteur et fantaisiste vecteur de joie à l’idée de déambuler dans la ville aux vieilles pierres, loin de la toile tentaculaire et de ses miroirs aux alouettes. Mireille Hurlin
La façade de la Maison de la Maison de FogassesCopyright MMH