Quand les sapins peints dansent dans les rues d’Avignon
«C’est justement lorsque les temps sont moroses qu’il faut mettre de la couleur dans nos vies et dynamiser la ville,» déclare, en souriant la maitresse de la très belle Maison de Fogasses majestueusement campée rue des Fourbisseurs à Avignon. Il faut dire que Corinne Guyon mêle son âme aux pierres ancestrales d’une ville marquée par l’art cosmopolite, qui fait d’ailleurs écho à son propre destin.
Sa dernière lubie joyeuse et entrepreneuse ? 120 sapins d’artistes d’1,56m pour rythmer les rues commerçantes de la ville : aux rues piétonnes s’ajouteront celles aux noms illustres : Joseph Vernet, Saint-Agricol, ainsi que le secteur des Carmes et, bien sûr, O cœur d’Avignon, l’association de commerçants dont elle est la présidente. Le prototype a été pensé, dessiné et conçu par Richard Desserre, artisan décorateur avignonnais. Réalisé en plaque de contreplaqué marine et ajustable comme un puzzle sur un solide socle, il se pare de rouge, d’orange, de blanc et de doré qui sont la couleur de la Provence.
Des artistes de renom Les sapins seront également personnalisés par des artistes de renom venus libérer leur créativité dans l’écrin verdoyant de la Maison Fogasses. Ils se nomment Sock, Entretrois, Polo 51-67, Primal Graphic, Vasily Grino, Mate Lesli, Véronique Dominici, L’Artefact, Susana del Bano, Asya Griga, Matracke, Grumo auxquels s’adjoignent 12 étudiants de l’Ecole supérieure d’art d’Avignon. Les sapins seront également munis d’un QR code et d’une guirlande à leds lumineuse solaire, disposés dans les rues du 28 novembre au 31 décembre, où ils pourront, les années suivantes, être réinterprétés.
De la couleur et de la joie dans la rue L’opération, menée rondement, en moins d’un mois, se monte à 21 000€ grâce à des prix très aidés par les marchands de matériaux locaux : contreplaqué marine et peintures acryliques de qualité. La Ville d’Avignon a également partagé l’enthousiasme de Corinne Guyon et des artistes en prenant à son compte 60% du budget des Sapins peints tandis que les artistes recevront un dédommagement budgété à hauteur de 50€.
Toujours relever les challenges La très tonique Corinne Guyon, aura relevé le challenge avec fantaisie, comme à son habitude, en proposant aux 95 membres de son association de commerçants ‘O cœur d’Avignon’, ainsi qu’aux associations voisines comme ‘Véroncelli’ et ‘Autour des Carmes’ un nouveau Noël enchanteur et fantaisiste vecteur de joie à l’idée de déambuler dans la ville aux vieilles pierres, loin de la toile tentaculaire et de ses miroirs aux alouettes. Mireille Hurlin
La façade de la Maison de la Maison de FogassesCopyright MMH
Quand les sapins peints dansent dans les rues d’Avignon
« Cette âme commune » qui nous lie
Cyril Cotinaut le précise, cette âme commune, c’est de l’âme humaine dont il s’agit. « C’est elle que j’espère montrer sur scène. Et je suis convaincu qu’au moment où elle apparaîtra, chacun la reconnaîtra. S’il était possible, par le moyen du théâtre qui réunit de parfaits inconnus, par l’identification aux personnages et aux situations mises en jeu, de sentir avec force, conviction et joie un lien indéfectible entre toutes les personnes assises ici ensemble… »
Assembler des vies éparses en direct sur le plateau
Sur le plateau, un dispositif où des fragments d’histoires intimes et collectives se croisent, parfois s’emboîtent et parfois non. Nous y partageons, d’où qu’on soit, mille petites et grandes questions à propos de peurs, d’amours, de bonheurs, de sens… Les personnages se cherchent, se trouvent, se perdent et recommencent. À comprendre et puis plus, à aimer et puis moins, à être heureux ou pas, à avoir peur parfois et puis ça passe…
Ecriture collective dirigée et mise en scène : Cyril Cotinaut Avec Pierre Blain, Kristof Lorion, Thomas Rousselot, Annette Roux, Cyrielle Voguet et la participation de Julien Storini.
Mardi 25 novembre. 20h. 5 à 20€. Théâtre des Carmes. 6 place des Carmes. 04 90 82 20 47.
Quand les sapins peints dansent dans les rues d’Avignon
En raison des prévisions des températures ressenties en Vaucluse ces prochains jours et des tensions sur les dispositifs d’hébergement d’urgence, la préfecture a décidé d’activer les mesures d’accueil d’urgence à compter de ce vendredi 21 novembre.
Les températures hivernales se sont installées en Vaucluse depuis quelques jours. La préfecture a donc décidé d’activer le plan départemental ‘Grand Froid’ visant à renforcer les capacités d’hébergement d’urgence ainsi que les dispositifs de veille sociale.
Ainsi, exceptionnellement, la Ville d’Avignon met à disposition la maison municipale Mérindol, située 15 rue Paul Mérindol pour les personnes en situation de vulnérabilité grâce à la mobilisation des services de la ville d’Avignon, du Service Intégré d’Accueil et d’Orientation (SIAO), de la Croix-rouge et du Secours Populaire aux côtés des services de l’État.
Les personnes sans abri peuvent se tourner vers le SIAO, via un appel au 115, pour une demande d’hébergement d’urgence. Dès ce vendredi 21 novembre à 15h, la maison municipale Mérindol peut accueillir jusqu’à 43 personnes chaque jour de 15 à 9h le lendemain, jusqu’au radoucissement des températures.
Quand les sapins peints dansent dans les rues d’Avignon
Avignon et Carpentras figurent dans les 105 villes françaises Action cœur de ville (ACV) engagées dans la réhabilitation de leur quartier de gare dans le cadre d’une convention signée en 2023 avec la SNCF. C’est ce que viennent de rappeler Henry Prévost, directeur général de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), Antoine de Rocquigny, directeur de SNCF Immobilier et Alain Resplandy-Bernard, directeur général de SNCF Gares & Connexions, à l’occasion du salon des maires de France qui s’achève actuellement à Paris. Ce programme vise notamment à développer la création de pôles d’échanges multimodaux, l’installation de nouvelles activités dans les gares, la renaturation des abords de gare… Outre les deux communes vauclusiennes les villes voisines d’Alès, Arles et Bagnols-sur-Cèze sont aussi concernées.
Créée en 2015, SNCF Immobilier gère 70% du patrimoine immobilier de la SNCF, hors gares et infrastructures ferroviaires, pour le compte des différentes SA du Groupe. Bâtiments industriels, ferroviaires, tertiaires ou sociaux… Ce parc représente près de 8 millions de mètres carrés répartis sur l’ensemble du territoire.
Quand les sapins peints dansent dans les rues d’Avignon
Après avoir fait le point récemment sur les dernières réformes de l’apprentissage, le Groupe Belmont vient de célébrer la réussite des 105 diplômés 2025 de son campus d’Avignon lors d’une cérémonie qui vient de se tenir au cinéma Pathé Cap Sud.
A cette occasion, près de 200 participants étaient réunis pour partager cet instant, dont 80 diplômés présents accompagnés de leurs familles, des équipes pédagogiques et de la direction. L’événement a ainsi permis de mettre à l’honneur les étudiants des formations de secrétaire médicale (école Vidal), d’auxiliaire vétérinaire (SupVeto) ainsi que les bachelors et mastères en Communication, Marketing, Ressources Humaines et Développement Commercial.
« Demain, c’est à vous d’écrire la suite. »
Isabelle Brocourt, directrice pédagogique
« Vous êtes des professionnels compétents, responsables, prêts à affronter le monde avec assurance. Nous savons ce que représente ce diplôme : des heures de travail, de la détermination, du courage et le soutien de vos familles. Demain, c’est à vous d’écrire la suite », a insisté Isabelle Brocourt, directrice pédagogique, afin de saluer l’investissement des étudiants.
« Au Groupe Belmont, une formation ne se conçoit qu’avec un objectif : vous donner accès à un métier qui vous passionne. »
Hervé Belmontet, directeur général
« Notre mission est double : la réussite aux diplômes et votre insertion professionnelle, a expliqué pour sa part Hervé Belmontet, directeur général. Au Groupe Belmont, une formation ne se conçoit qu’avec un objectif : vous donner accès à un métier qui vous passionne. » Il a également encouragé les diplômés à rester curieux et à poursuivre leur évolution professionnelle, rappelant l’importance des liens créés au sein du campus : « Vous avez développé des liens durables qui seront des alliés précieux pour votre avenir. Nous avons tous une responsabilité dans la transmission. »
Crédit : DR/Groupe Belmont
Durant cette soirée, le Bureau des Étudiants a également tenu à rappeler son rôle dans la vie du campus et la place du bureau des anciens, tandis que les référents de filière ont salué la progression et la réussite de leurs promotions. Les majors de promotion ont à leur tour exprimé leur gratitude envers leurs professeurs, leurs camarades et leurs proches. « Chaleureuse, conviviale et profondément humaine, cette soirée reflète l’ADN du Groupe Belmont : un accompagnement constant, un esprit familial et une attention portée à chaque étudiant », explique le Groupe créé il y a près de 30 ans et qui propose plus de 45 formations, du CAP au Bac +5, sur son campus d’Avignon dans la zone d’Agroparc ainsi que sur ses sites d’Aix-en-Provence et du technopôle de Sophia-Antipolis.
Quand les sapins peints dansent dans les rues d’Avignon
Le Midi à l’Opéra, un temps pour soi
Il s’agit donc de venir à l’Opéra, une fois par mois, dans la salle des Préludes pour découvrir, à l’heure du déjeuner, des concerts et événements gratuits. Autrefois sans réservation en entrée libre, il est maintenant obligé de réserver en ligne ou à l’accueil de l’Opéra. Le jour même, les réservations sont maintenues jusqu’à 12h20. Passé cet horaire, les places non occupées seront attribuées aux personnes présentes dans la file d’attente. Une petite restauration est prévue avant ou après le spectacle. C’est un moment intime de qualité, un temps pour soi !
Cathy et Jack, coyote et bel canto
Cathy, chanteuse lyrique imprévisible et Jack, guitariste country autodidacte, amènent l’opéra au Far West. De leur rencontre naît un monde où Puccini se retrouve à Nashville et où l’art lyrique n’a plus aucune frontière. Un duo improbable et délicieusement drôle !
Chanteuse, clown et plasticienne : Sandrine Le Brun Musicien, compositeur et comédien : Jean-Pierre Caporossi Metteur en scène : Jean-Luc Bosc Compagnie : Une Autre Carmen
Vendredi 21 novembre. 12h30. Entrée libre. Sur réservation. Petite restauration. Salles des Préludes. Opéra d’Avignon.
Quand les sapins peints dansent dans les rues d’Avignon
Nos confrères du groupe Ouest-France viennent de dévoiler la 3e édition de leur baromètre annuel sur la visibilité médiatique des maires et villes de France. Etabli à partir du classement des 50 premières villes de France en fonction du nombre d’habitants et de la liste des maires de ces communes, ce classement réalisé en partenariat avec la plateforme Tagaday de la société française Aday est élaboré à partir d’un ratio contenus/population. Pour cela, le baromètre Ouest-France/Tagaday s’appuie sur la base de l’analyse de plus de 5 500 programmes d’information (diffusés par 410 chaînes et stations TV/radio pour une moyenne de 2 400 heures quotidiennes) et d’une sélection de 3 000 publications de presse écrite (titres de la presse imprimée et sites web éditoriaux) entre le 1er novembre 2024 et le 31 octobre 2025. Dans ce cadre, les comparaisons sont réalisées par rapport à la 2e édition de ce baromètre, portant sur la même période sur une année glissante, soit du 1er novembre 2023 au 31 octobre 2024. Les articles paraissant dans plusieurs éditions de publications print régionales ne sont comptabilisés qu’une fois.
Avignon 17e, Cécile Helle 23e Côté villes, c’est Lille qui domine ce classement devant Nancy et Besançon. Le top 10 est ensuite constitué de Rouen, Orléans, Brest, Nice, Rennes, Bordeaux et Lyon. Pour les villes du Sud, Toulon est 14e, Montpellier 26e, Marseille, 33e, Nîmes 35e et Aix-en-Provence 37e. Avignon (-2 places) figure en 17e position dans ce top 50, entre Reims mais juste devant Paris. Côté élus, on retrouve respectivement dans le trio de tête : Edouard Philippe, le maire du Havre, Anne Hidalgo, la maire de Paris et Christian Estrosi, le maire de Nice. Ils devancent Benoît Payan, maire de Marseille, Nicolas Mayer-Rossignol (Rouen), Grégory Doucet (Lyon), Johanna Rolland (Nantes), Louis Aliot (Perpignan), Jeanne Barseghian (Strasbourg) et Eric Piolle (Grenoble). Pour le Sud, on retrouve ensuite Michael Delafosse, maire de Montpellier (11e) Josée Massi, maire de Toulon (22e, +9 places), Cécile Helle, maire d’Avignon (23e, -2 places), Jean-Paul-Fournier, maire de Nîmes (25e, +4 places), Sophie Joissains, maire d’Aix (34e, -6 places).
Crédit : Ouest-France/Tagaday
Quand les sapins peints dansent dans les rues d’Avignon
Le Musée Angladon-Collection Jacques Doucet consacre son accrochage d’hiver 2025-2026 à Maria Bárbola, figure discrète mais essentielle des Ménines de Velázquez. Une copie du XIXᵉ siècle, rarement montrée, éclaire le rôle singulier de cette naine de cour, confidente des puissants et témoin privilégiée d’une Espagne en déclin. L’occasion d’un voyage dans l’art baroque, prolongé tout au long de la saison par rencontres, ateliers et découvertes pour tous les publics.
On l’aperçoit, presque immobile, dans la pénombre vibrante du chef-d’œuvre de Velázquez : Maria Bárbola, regard franc, stature menue, silhouette troublante de dignité. Longtemps considérée comme une figure secondaire, elle s’impose aujourd’hui comme un contrepoint essentiel à l’apparat monarchique. En la choisissant pour son accrochage de saison, le Musée Angladon fait le pari d’un éclairage sur Les Ménines. Car c’est bien dans ces marges du pouvoir, là où se tiennent les nains, les pages, les demoiselles d’honneur, que Velázquez a glissé les clés de son grand théâtre pictural. La toile présentée, vaste copie du XIXᵉ siècle issue de l’ancienne collection Angladon–Dubrujeaud, rend justice à cette figure laissée dans l’ombre.
Velázquez au cœur du crépuscule espagnol Lorsque Velázquez peint Les Ménines en 1656, l’Espagne chancelle. La grandeur impériale s’étiole, la cour s’alourdit de mélancolie. Et pourtant : l’œuvre irradie. Comme si le peintre, à 57 ans, trouvait dans l’effritement du monde l’espace nécessaire pour inventer une image où la douceur, la clairvoyance et l’ambiguïté règnent en maîtres. Maria Bárbola y apparaît non comme une curiosité mais comme une présence nette, presque moderne, dont le regard – un des rares dirigés vers le spectateur – interroge la scène et son sens. En cela, l’accrochage du Musée Angladon n’a rien d’anecdotique : il rapproche le public de ce que Velázquez dissimule derrière sa virtuosité, cette petite rupture dans la mise en scène du pouvoir qui en révèle la fragilité.
Copyright Fabrice Lepeltier
Une saison qui prolonge la réflexion Autour de cette présentation, le musée déploie un programme riche pour approfondir le regard, comme jeudi 18 décembre, avec une découverte commentée de la copie exposée et le chef-d’œuvre de 1656. Décembre sera également l’occasion d’arpenter autrement les salles de l’ancien hôtel particulier : conte de Noël, Cluedo grandeur nature, ateliers créatifs et rendez-vous pour le jeune public. Loin de toute logique de divertissement pur, ces propositions cherchent à faire vivre l’expérience muséale comme un terrain d’enquête sensible, où l’on observe, questionne, assemble, invente.
Enfants, danse, saisons : 2026 en mouvement L’année 2026 prolongera cette dynamique tournée vers la transmission. Les mercredis de ‘L’École des expositions’ permettront aux plus jeunes d’explorer l’art au rythme des saisons : lumières hivernales, autoportraits de janvier, costumes de février, palettes de mars, artisanat d’avril, jardins de mai. Au printemps et en hiver, des stages inviteront les enfants à capter la danse, la lumière, le vent – bref, ce que les artistes savent saisir de l’invisible depuis Degas jusqu’à Sisley. En choisissant Maria Bárbola comme fil conducteur de sa saison froide, le Musée Angladon rappelle que l’histoire de l’art se tisse souvent depuis les bords : dans un regard en oblique, un détail, une présence discrète. Derrière les ors des palais, Velázquez avait laissé entrouverte une porte. L’exposition la franchit avec finesse. Les prochaines animations Conte de Noël. Alexandra, médiatrice du Musée, vous emmène à la découverte des collections au fil d’un conte évoquant la magie de Noël. Un moment précieux pour s’émerveiller en famille. Le 23 décembre à 15h. Tarif unique : 5€
Cluedo grandeur nature Ce jeu à succès, à faire en famille, transforme le Musée tout entier en espace ludique. De salle en salle, à l’invitation de la médiatrice, on cherche à résoudre l’énigme cachée quelque part dans les collections, tout en parcourant l’univers raffiné de cet ancien hôtel particulier : mobilier, rideaux, boiseries, tapis… Le 30 décembre à 15h.Tarif unique : 3€
Copyright Ateliers Musée Angladon
L’atelier Jeudi Art : collages et nature morte Un atelier destiné aux adultes sur le thème invite à inventer ses propres compositions avec des éléments de saison évoquant Noël : journaux, papiers de couleur, paillettes…Animé par la médiatrice, l’Atelier du Musée s’adresse à tous et toutes. Il vise à nourrir le regard et invite à la pratique artistique. Le 11 décembre de 14h30 à 17h. Tarif : 12 €. Sur réservation par mail : a.siffredi@angladon.com
L’école des expositions Tous les mercredis hors vacances scolaires, l’Atelier propose aux 6-10 ans d’entrer en dialogue avec les œuvres du Musée, puis d’expérimenter une technique artistique, dessin, peinture, collage, modelage ou photo sur un thème donné. Animé par Alexandra, l’Atelier est dédié à l’éveil et au développement des sens artistiques, dans un cadre aérien, coloré, égayé par les travaux des participants. Le mercredi de 14h à 16h. Inscription à l’année : a.siffredi@angladon.com
Le infos pratiques Musée Angladon. Présentation des ateliers enfants,adolescents et adultes. D’autres façons de découvrir le musée ici. 5, rue Laboureur. Avignon. accueil@angladon.com. Tous les renseignements auprès du 04 90 82 29 03. Ouvert du mardi au samedi de 13h à 18h. dernière visite à 17h15. Fermé le 25 décembre et tout le mois de janvier. Entrée à partir de 8€.
Quand les sapins peints dansent dans les rues d’Avignon
L’Orfeo de Monteverdi, premier opéra de l’Histoire
Créé en 1607, L’Orfeo est considéré comme le premier chef-d’œuvre de l’histoire de l’opéra. Il a un récit mythologique puissant – le mythe d’Orphée – servi par une harmonie exceptionnelle entre la musique et le texte. Aujourd’hui reconnu comme l’un des fondateurs de la musique baroque et comme un artiste visionnaire, Monteverdi démontre par cette œuvre sa capacité à faire vibrer l’âme humaine à travers les sons.
Le mythe d’Orphée
Que l’on connaisse Orphée comme le chanteur, le poète ou le musicien jouant merveilleusement de la lyre capable de dompter la nature autant que les hommes, le mythe est tenace et notre imaginaire retient surtout sa descente aux Enfers par amour pour sa femme Eurydice. En cinq actes, de l’Eden aux Enfers, L’Orfeo nous montre le chemin de l’émotion et évoque la fragile beauté de l’instant.
Une mise en scène harmonieuse de Pauline Bayle
La metteuse en scène Pauline Bayle a d’abord abordé L’Orfeo sous un angle théâtral. « L’Orfeo, c’est un acte de foi dans le théâtre : afin de révéler toute la puissance de la musique, il ne suffit plus de bien chanter, il faut à présent jouer ce qu’on chante. Avec les interprètes de la production, j’ai donc travaillé à une forme d’incarnation juste, simple, authentique, sans dimension illustrative ni commentaire. J’ai confiance dans l’alchimie qui se joue entre ce texte et cette musique, dans la force de cette parole : il s’agit de ressentir et de croire plutôt que de jouer. » La mise en scène de Pauline Bayle façonne la nature – un grand champ de fleurs sur le plateau – autant que les émotions.
Le Chœur de l’Opéra Grand Avignon et le Concert des Nations
Le Concert des Nations est un orchestre créé par Jordi Savall et Montserrat Figueras en 1989 durant la préparation du projet Canticum Beatae Virgine de Marc Antoine Charpentier, afin de disposer d’une formation interprétant sur instruments d’époque un répertoire qui irait de l’époque baroque jusqu’au Romantisme (1600-1850). Le nom de l’orchestre provient de l’œuvre de François Couperin Les Nations, un concept représentant la réunion des « goûts musicaux » et la prémonition que l’Art en Europe imprimerait à jamais une marque propre, celle du siècle des Lumières. Dirigé par Jordi Savall, Le Concert des Nations est le premier orchestre réunissant une majorité de musiciens provenant de pays latins (Espagne, France, Italie, Portugal, Amérique Latine, etc), tous étant de remarquables spécialistes de niveau international dans l’interprétation de la musique ancienne sur des instruments originaux correspondant à l’époque et aux critères historiques.
Le Chœur de l’Opéra Grand Avignon est composé de 20 artistes permanents, et travaille régulièrement en formation élargie selon les exigences des productions lyriques et des concerts.
Immersion dans les coulisses de l’Opéra
Une heure avant la représentation, plongez-vous dans l’univers des coulisses. Immersions réservées aux détenteurs d’un billet du spectacle du jour. 10 participants max par immersion. Informations et réservation : aurore.marchand@grandavignon.fr
Prologue
45 minutes avant chaque représentation, l’Opéra Grand Avignon propose un éclairage sur le spectacle. Entrée libre sur présentation du billet du jour.
Vendredi 21 novembre. 20h. Dimanche 23 novembre. 15h. 10 à 79€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.