Avignon parmi les villes comptant le moins de seniors en France
A l’occasion de la journée de solidarité avec les personnes âgées qui vient de se tenir le 9 juin dernier, le site de réservation de location de vacances Holidu vient de dresser le top 100* des villes françaises accueillant le plus grand nombre de seniors. Sans surprise, la région Sud arrive en tête de classement en plaçant 4 villes parmi les 5 premières.
Les seniors préfèrent la plage Saint-Raphaël (1er avec 41,34% de résidents de 65 et plus) devance très largement Six-Fours-les-Plages (2e avec 33,53%), Cannes (4e avec 30,87%) et Hyères (5e avec 30,35%). Seule la ville de Sète (3e avec 31,67%) empêche ce grand chelem de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Avec respectivement Saint-Malo, Fréjus, Anglet et Narbonne, 9 des 10 premières villes de ce classement sont des villes côtières (voir classement en fin d’article). « Cela souligne l’attrait du littoral pour les retraités en quête de tranquillité et de douceur de vivre », explique Holidu.
Neuf des dix premières villes du top 100 des communes comptant le plus de seniors sont au bord de la mer. Crédit : DR/Holidu
La cité des papes en 99e position A l’inverse, avec 18,99% de seniors, la ville d’Avignon apparaît en 99e position de ce top 100, confirmant la ‘jeunesse’ de son territoire. Aux alentours, du chef-lieu vauclusien, Alès se classe (25e avec 25,55%) devant Arles (34e avec 24,01%), Valence (75e avec 21,10%), Nîmes (78e avec 20,78%), Salon-de-Provence (86e avec 19,90%), la très universitaire Aix-en-Provence (88e avec 19,67%) et Marseille (92e avec 19,56%).
Cliquer sur l’image pour l’agrandir. Crédit : DR/Holidu
*Méthodologie : Pour cette étude, Holidu a pris en compte toutes les villes françaises ayant une population d’au moins 30 000 habitants. L’objectif était d’identifier les villes avec la plus forte proportion de résidents âgés de 65 ans ou plus. Les données de population utilisées pour cette analyse proviennent de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et datent de 2020.
Avignon parmi les villes comptant le moins de seniors en France
Dans le cadre de ses animations « concerts au jardin », le musée Vouland invite à quelques jours du solstice d’été, l’Ensemble 44 avec le programme ‘Danses’.
Dans le cadre magnifique et apaisant du jardin du Musée Vouland, l’Ensemble 44 propose le concert ‘Danses’, un programme qui précède de quelques jours le solstice d’été et la fête de la musique. Une l’invitation à la fête et à la danse… avant les stridulations des cigales ?
L’Ensemble 44, un ensemble vocal et instrumental avignonnais qui se produit dans la France entière
Bien connu des avignonnais, fondé en 2019 en Avignon par la compositrice Elisabeth Angot, l’Ensemble 44 a l’ambition de partager la création contemporaine avec un public aussi large que possible avec un vaste territoire musical : musique dite savante, musique ancienne, création contemporaine, mais aussi musiques traditionnelles, improvisées, jazz. Chaque spectacle est une découverte et une approche de la musique accessible.
L’occasion d’écouter un instrument peu connu, la clarinette basse
De l’antiquité à nos jours, dans toutes les régions du monde, musique et danse sont intimement liées. Au gré des cultures, selon des codes variés, gestes et sons se conjuguent comme sources d’inspiration réciproques. L’Ensemble 44, avec Olivia Leblanc (clarinette) et Rafael Cumont-Vioque (violoncelle), souligne avec rythme, énergie et lyrisme, les mouvements dansés de la musique classique, des musiques traditionnelles tango et klezmer, ou ceux, plus contemporains, du disco.
Olivia Leblanc : clarinettes Rafael Cumont-Vioque : violoncelle
Une approche conviviale et accessible à tous
Le programme s’adresse à tous les publics, y compris aux plus jeunes. Il est conçu comme un parcours autour des musiques de danses à travers les styles de différentes époques. Les œuvres et les compositeurs sont présentés durant le concert par les artistes, dans une atmosphère conviviale de partage avec le public.
Au programme
• Répertoire classique et contemporain : Georg Friedrich Haendel, Johann Sebastian Bach, Piotr Ilitch Tchaïkovsky, Gabriel Fauré, Guillaume Connesson, Mathieu Bonilla, Elisabeth Angot (création)
• Musique d’inspiration traditionnelle : Béla Kovàcs, Gaspar Cassado, Astor Piazzolla, Belà Bartok, trad. Klezmer
Avignon parmi les villes comptant le moins de seniors en France
La Geneva Camerata sera de retour en Avignon ce mercredi 11 juin.
La Geneva Camerata est reconnue à travers le monde comme un orchestre qui défie l’imagination et qui métamorphose les codes et les traditions du classique. En 2022, on avait pu acclamer leur spectacle ‘La Danse du soleil’ et leur interprétation unique des chefs d’œuvres de Lully et Mozart, mêlant danse, théâtre et musique.
‘Revolta’, un concert et une performance dansée incroyable autour de la 5e Symphonie de Chostakovitch
Une occasion d’entendre et voir comme jamais la 5ème Symphonie de Chostakovitch dansée par les musiciens de l’orchestre eux-mêmes avec quatre danseurs de Hip et de Krump : adieu chaises, pupitres et partitions !
Krump et classique pour dépoussièrer la musique symphonique
Pour ‘Revolta’, le Geneva Camerata a fait appel au metteur en scène et chorégraphe Kader Attou, et au chorégraphe Grichka. En se basant sur l’intensité rythmique de la « Cinquième » de Chostakovitch et sur la virtuosité de quatre danseurs, le spectacle utilise le mouvement corporel du krump comme une expression de tolérance et de dialogue, symbolisant la révolte et le combat contre la brutalité.
Mercredi 11 juin. 20h. 6 à 40€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.
Avignon parmi les villes comptant le moins de seniors en France
Le jardin éphémère du Petit palais vient d’être inauguré en ce début juin. Placé en amont du Palais des papes, il a été pensé pour favoriser la continuité d’un cheminement touristique ‘au frais’ menant du palais des papes au Petit palais. Il répond également à la recherche d’ilots de fraîcheur, alors que le Rocher des Doms, pépite verte de la cité papale, se réinvente.Avignonnais, visiteurs et touristes pourront en profiter jusqu’au 31 mars 2026.
Le Jardin éphémère comprend un jardin des curiosités, une grande pergola végétalisée jalonnée de 32 reproductions d’œuvres d’art issues du musée du Petit Palais – Louvre en Avignon, du musée Calvet, du muséum Requien et du Palais des Papes.
L’homme dans la nature Oasis au milieu des vielles pierres, il a pour thématique’ ‘l’homme dans la nature, façonnée en paysage’. Botticelli, Bruegel le jeune, Corot et autres fresques des chambres papales sont données à voir sur des portiques de 3 mètres sur 2, installés sur des assises ornées de plantes vivaces. Ce jardin des curiosités, propice à la détente et à la flânerie, est coiffé d’une ombrière agrémentée de plantes grimpantes et fleuries. Il est bordé de vingt bacs plantés d’arbres d’avenir, sélectionnés en prévention des changements climatiques à venir, et de neuf arbres sculpturaux choisis pour leur port particulier.
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Comme une petite forêt comestible L’entrée du Jardin éphémère est marquée un verger composé de 16 arbres fruitiers en pots. Au cœur de celui-ci, un bassin de 23 mètres sur 6, où s’épanouissent nénuphars, lotus et roseaux. Un clin d’œil au célèbre vivier représenté dans la chambre du cerf du Palais des Papes. Le parvis du Musée du Petit Palais – Louvre en Avignon est embelli par un bosquet d’arbres d’avenir encadrant sa façade remarquable.
Pensé par eux Le Jardin éphémère a été conçu par Michel Pena, paysagiste concepteur de renom, en collaboration avec Margarita Ilicheva, paysagiste et les services de la Ville. Il restera sur la place du Petit Palais jusqu’au 31 mars 2026, à l’issue de la première phase des travaux du Jardin du Rocher des Doms, actuellement fermé pour cause de travaux.
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Arbres fruitiers Le jardin donne à voir arbousier, feijoa, caroubier, figuier, laurier-sauce, olivier, myrte, grenadier, jujubier, pamplemoussier, citronnier, azarolier, amandier, kumquat, amélanchier, néflier, cognassier…
Plantes grimpantes et lianes suspendues On respira les délicats parfums du jasmin étoilé, solanum, renouée, ipomée, passiflore, bignone, vigne vierge, chèvrefeuille, jasmin blanc, liane de feu, jasmin du Chili, trompette d’or, arbre à gentiane…
Plantes vivaces Elles sont les stars des jardins méditerranéens : Agapanthe, aigremoine, euphorbe, hysope, romarin, sauge, plumbago, ciste, lavande, acanthe, armoise, ruellie, verveine, sedum, épiaire, herbe aux écouvillons…
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Arbres d’avenir Ils complètent nos chers platanes : Orme, micocoulier de Provence, érables de Montpellier et champêtre, pin d’Alep, olivier, cyprès de Provence, chênes chevelu, vert et à feuille de châtaignier, frênes, mûrier, arbousier, lentisque, faux poivrier, poivrier à fleurs, néflier du Japon, févier d’Amérique, laurier sauce, filaire…
Avignon parmi les villes comptant le moins de seniors en France
Réagissant à la dernière publication de Wingz, notre dessinateur humoristique, sur le dossier de la LEO (Liaison Est-Ouest), Joël Guin, président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon a tenu à rappeler sa détermination à voir se poursuivre ce projet. Remis sur le devant de la scène après la sortie de Corinne Chabaud, présidente de Terre de Provence agglomération, maire de Mollégès et conseillère départementale déléguée aux marchés publics des Bouches-du-Rhône, le débat sur les atermoiements de la réalisation de tranche 2 de la LEO avait déjà fait réagir le président du Grand Avignon et Cécile Helle, maire d’Avignon. Dans un droit de réponse adressé à notre attention, les deux élus Vauclusiens avaient expliqué leur attachement à voir ce dossier aboutir, mais pas dans les conditions actuelles, qu’ils jugent obsolètes.
« Nous voulons faire vivre la LEO. »
Joël Guin, président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon
« Contrairement à ce qui a été dit, nous voulons faire vivre la LEO, mais dans l’intérêt de tous les citoyens, qu’ils soient des Bouches-du-Rhône ou du Vaucluse », explique Joël Guin. « Il faut éviter le tracé dans la ceinture verte », poursuit-il avant de souligner la nouvelle position de l’Etat : « Proposer désormais un projet ramenant la tranche de 2×2 voies à 2×1 voie pour le brancher sur le rond-point des Amandiers ce n’est plus réaliste. Envoyer près 40 000 véhicules dont 3 000 camions vers un feu rouge cela ne va pas fonctionner et cela va engendrer des bouchons. »
Il faut dire que ce tracé de la tranche 2 a été imaginé il y a 30 ans, lorsqu’il fallait remplir la zone d’activités d’Agroparc en la connectant à la future LEO. Alors que cette zone a été urbanisée depuis, les besoins ne sont plus les mêmes. « Aujourd’hui, je mets aussi en cause les élus d’une certaine époque qui, pour des problèmes d’égo ou des raisons d’ambitions personnelles, ont travaillé pour retarder la LEO, dénonce le président du Grand Avignon. Il faut voir les quartiers des Amandiers et de la Cristole il y a 30 ans et aujourd’hui pour se rendre compte que le contexte a complètement changé. C’est une réalité et il y a autre chose à faire maintenant en imaginant un nouveau tracé qui pourrait coûter moins cher. »
Une route en encorbellement pour éviter « d’embêter » les anguilles Joël Guin propose ainsi de longer le Sud de la Durance « avec une route en encorbellement, comme on peut le voir en Sicile par exemple où la nature est restée intacte dessous et les agriculteurs peuvent continuer à travailler. On peut faire tout cela sans ‘embêter’ les anguilles qui se baladent dans la Durance. Cela permettrait aussi de supprimer les camions sur Châteaurenard et d’arriver par l’arrière de la zone des Iscles et du MIN (Marché d’intérêt national). » Avec un éventuel franchissement de la Durance pour rejoindre le rond-point du parc des expositions et « se connecter à Bonpas où le Département de Vaucluse a débuté les travaux de réaménagement afin de fluidifier la zone. »
La LEO est au centre de plusieurs enjeu environnementaux. Crédit : Préfecture de Paca
« Des moyens, il y en a. »
Il souhaite aussi que l’on raccorde le plus rapidement possible la tranche 1 au rond-point de Rognonas. « Le plus important, c’est de pouvoir faire bouger les choses que l’on puisse, tous ensemble, sortir de l’ornière. » Pour cela, le président de l’agglo reconnaît « qu’il faudra passer par une nouvelle DUP (Déclaration d’utilité publique) » alors que celle de la tranche 2 ne sera plus valable à partir de 2027.
Joël Guin. Crédit : Grand AvignonLe président du Grand Avignon souhaite que l’on raccorde le plus rapidement possible la tranche 1, reliant Courtine et sa gare TGV, au rond-point de Rognonas distant de moins d’un kilomètre. Crédit : Echo du mardi-Laurent Garcia
Pour ce dernier, tout cela est avant tout une question de volonté et de mobilisation. « Des moyens, il y en a, insiste-t-il. Seulement, nous avons aussi à faire à des ‘autruches’ qui mettent la tête sous le sable et qui disent ‘non, cela n’a pas été prévu comme cela’. Qui se plaignent maintenant, mais que l’on n’a pas entendu depuis 15 ans. Pourtant ce chantier est nécessaire, ne serait-ce que pour nos entreprises à qui cela ferait beaucoup de bien. »
Et la tranche 3 ? « On pourrait d’ores et déjà travailler aussi à la tranche 3, préconise le président du Grand Avignon. Celle avec le pont sur le Rhône qui relie la route d’Aramon dans le Gard avant de rejoindre le giratoire du plateau des Angles. » Une perspective qui pose cependant la question de la participation financière du Conseil départemental du Gard ainsi que de la région Occitanie à la réalisation de cet aménagement si vital pour une agglomération ‘concurrente’ ne se trouvant administrativement pas dans leur territoire.
Les Gardois : « Ils ne bronchent pas et se laissent faire. »
« Les Gardois qui sont dans le Grand d’Avignon, je peux vous dire que l’Occitanie n’en a rien à faire et a du mal à les reconnaître. Ils sont considérés ‘out’ », assène Joël Guin. Et quand on évoque les contributions fiscales régionale et départementale de l’ensemble du canton de Villeneuve-lès-Avignon (l’un des plus riches d’Occitanie) sans réelle ‘retour sur investissement’ le président du Grand Avignon enfonce le clou : « Ils ne bronchent pas et se laissent faire. » « Il faut se baser sur l’histoire et ne pas se cacher derrière son petit doigt. On s’en rappelle très bien, les nouvelles régions ont été dessinées sur un coin de table. Administrativement parlant, ils font partie de l’Occitanie, mais les gens d’Occitanie ne les connaissent pas parce qu’ils font partie d’une EPCI vauclusienne. » De quoi mettre le sujet du rattachement du canton de Villeneuve à la Région Sud sur la table ? « Oui, il y aurait une certaine logique à raisonner en bassin de vie. Ce qui est également d’ailleurs valable pour le Gard rhodanien. »
Quelles autres solutions d’aménagement pour la mobilité Evoquant plus largement les problématiques de son bassin de vie, Joël Guin évoque également les autres solutions de mobilités qui pourraient soulager en partie le trafic sur Avignon et ses alentours comme l’interconnexion A7-A9 au niveau d’Orange. En effet à ce jour, les véhicules venant de l’A7 par le du Sud doivent sortir de l’autoroute pour y rentrer à nouveau afin de rejoindre l’A9 en direction de l’Espagne. La réalisation de cette brettelle d’accès, dont le coût serait estimé à 60M€ environ, pourrait permettre de capter 4 000 véhicules par jour afin de désengorger la cité des papes. « Nous avons vu la société Vinci pour lui demander quand est-ce qu’elle pourrait réaliser ce barreau. Vinci nous a répondu qu’ils étaient prêts mais qu’il fallait que l’Etat finance. » Autre idée un temps évoquée en 2020 : la gratuité de l’autoroute entre Avignon-Nord et Avignon-Sud à l’instar de ce que l’on peut trouver à Aix-en-Provence, à Montpellier et bientôt à Nîmes. « J’ai été le premier à faire cette demande : Je le revendique, martèle Joël Guin. C’était dans les années 2009-2010. Malheureusement, nous ne l’aurons jamais. Cela restera un serpent de mer car l’opération est trop complexe. Il faudrait passer par une DSP (Délégation de service public) et transférer les péages sur l’autoroute. » Le tout sans que Vinci se montre très coopératif sur l’initiative et qu’une solution via une lecture de plaque avec des portiques permettant la libre circulation des habitants de l’agglomération ne soit actuellement réellement au point techniquement.
Un bassin de vie si particulier Il s’agit aussi de lutter contre les ‘anomalies’ de ce bassin de vie tiraillé entre 2 régions et 3 départements. « Dernièrement en revenant de Roquemaure, je me suis trouvé derrière un bus Orizo de notre réseau du Grand Avignon et un autocar Lio de la région Occitanie. Ils faisaient le même trajet en se suivant alors que vu le nombre de personnes à l’intérieur un seul véhicule aurait largement suffi », constate Joël Guin qui n’entend cependant se laisser décourager par la situation parfois ubuesque de ce bassin de vie si particulier.
Avignon parmi les villes comptant le moins de seniors en France
‘La dérision du Christ’ de Cimabue, trésor national du 13e siècle, est actuellement visible au Petit Palais jusqu’au 19 octobre. C’est, sans doute, l’un des plus anciens tableaux acquis par le Louvre et exceptionnellement prêté à la Ville d’Avignon dans le cadre d’un partenariat renouvelé, initié en 1976.
Mais avant tout, l’histoire exceptionnelle de ce tableau retient notre attention. Tout a commencé par la découverte incroyable d’une peinture sur bois accrochée au mur de la cuisine d’une habitante âgée de l’Oise. Le tableau, plutôt sombre, recouvert de plusieurs siècles de poussière, semblait y avoir toujours séjourné. Puis voici que sa propriétaire est contrainte de partir en Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).
La Dérision du Christ de Cimabue DR Le Louvre
Un petit tableau crasseux et oublié en peuplier de 25,8 sur 20,3cm On ne sait comment, mais cette sorte ‘d’icône’, comme le pense ses détenteurs, se retrouve entre les mains d’un commissaire-priseur dont l’instinct et l’expérience, s’éveillent immédiatement au contact de l’objet. L’homme partage cette découverte avec des experts qui subodorent tenir entre leurs mains un tableau à la valeur inestimable. Et cette découverte va révolutionner l’histoire de l’art.
Une révolution dans le monde de l’art Voici justement, que le monde de l’art bruisse de toute part. «Le nom de Cimabue, commence à sortir, précise Sébastien Allard, directeur du département des peintures du Musée du Louvre qui a eu connaissance de l’émergence de cette œuvre via un ‘certificat d’autorisation de sortie du territoire’’. Il se penche avec ses équipes sur ‘la Dérision du Christ’ et pense au travail du peintre Florentin. Le tableau est classé Trésor national ce qui interdit sa sortie du territoire durant un peu plus de deux ans et permet, au terme des 30 mois d’acquérir le tableau. »
Copyright MMH
Les experts mènent l’enquête «Mais entre-temps, le tableau a été vendu lors d’une vente publique. Le Louvre va activer tous ses réseaux et entamer toutes les procédures administratives nécessaires pour l’acquisition de ce trésor national, à hauteur de 19M€, en 2023. Ce qui est incroyable ? Nous avions rapproché ce tableau de deux autres petites œuvres, de même format dont l’une se trouve à Londres et l’autre à New-York. Chacun faisant de son côté, des études de laboratoire.»
La preuve par les trous d’insectes «Nous remarquons que la pièce du musée de Londres comporte des trous de vers à bois qui correspondent aux mêmes trous de vers que ceux de notre tableau. Là, nous avons eu la certitude qu’il s’agissait, à l’origine, d’un seul et même panneau en peuplier comportant 4 scènes dont la Dérision du Christ et la flagellation -qui se trouve à New-York- . Une œuvre donc, possiblement découpée en quatre morceaux. Nous disposons donc de trois scènes sur 4. Peut-être que cette dernière aura disparu définitivement ou bien qu’un jour, elle resurgira. Il s’agit d’une œuvre de Cimabue, exécutée autour de 1280, sans doute commandée par des Frères Franciscains. Le petit tableau a ensuite été restauré durant une année et a mis en évidence le bandeau qui recouvre les yeux du Christ –scène relatée dans la bible- alors qu’un restaurateur, ne comprenant sans doute pas la scène, avait peint des yeux sur celui-ci.»
Pourquoi l’œuvre est majeure «Parce qu’elle manifeste le tournant, le passage du monde symbolique très influencé par l’art Byzantin à une représentation naturaliste ou réaliste : une vraie scène avec une vraie violence, le tout avec un début de perspective. C’était une acquisition tout à fait capitale. Les spécialistes soulignent son importance dans l’histoire de l’art et sa qualité esthétique, relate un expert du Louvre. Il s’agit d’un épisode de la passion du Christ. Celui-ci est présenté à la foule avec les yeux bandés tandis que celle-ci lui demande de ‘faire le prophète’ ‘et dis-nous qui t’a frappé’. Pour la 1ere fois, Cimabue peint des muscles en tension, pour suggérer la violence de l’épisode.»
Cécile Helle et Laurence des Cars, devant la Dérision du Christ de Cimabue Copyright MMH
Un prêt exceptionnel du Louvre à Avignon Voici que cette œuvre – tout de même estimée aujourd’hui à 24M€- est prêtée par le Louvre à la Ville d’Avignon pour faire rayonner le Petit Palais parce que justement, l’ancienne livrée cardinalice détient d’autres merveilleux trésors comme la collection de peintures italiennes rassemblées par le marquis Campana dans la première moitié du XIXe siècle et constituant un dépôt exceptionnel du musée du Louvre ainsi qu’un ensemble de peintures et sculptures provençales du Moyen Âge déposées par le Fondation Calvet – Etablissement public communal. Pourquoi ce partenariat ? Mais parce que le Louvre est en réalité le grand partenaire depuis 1976 du Petit Palais, qui, bien que face au Palais des papes, ne bénéficie pas de la même aura et donc de la même fréquentation. D’ailleurs la muséographie du Palais des papes va être complètement revue pour justement mieux inclure, dans l’ensemble Palais des papes et Pont Saint-Bénézet, le Petit Palais, un peu trop oublié des touristes, remarque Cécile Helle, maire d’Avignon, qui pointe également du doigt que la grande esplanade, partant du palais des papes au Petit palais pousse, beaucoup d’Avignonnais et de visiteurs à renoncer à affronter cet espace nu sous un soleil de plomb. C’est la raison pour laquelle, la première magistrate de la Ville a choisi d’y faire ériger un jardin éphémère, avec bassin et et pergolas dotées d’asperseurs pour rafraîchir les promeneurs, initier un nouveau cheminement, et les inciter à entrer découvrir ses trésors dont l’exception ‘Dérision du Christ’ de Cimabue.
Les infos pratiques Le petit Palais. Musée ouvert et gratuit. Mars, Avril, Mai, Juin 10h-13h / 14h-18h. Juillet, Août, Septembre 10h-13h / 14h-19h. Place des archevêques, place du Palais à Avignon. 04 90 86 44 58 et musee.petitpalais@mairie-avignon.com
Elles ont dit Cécile Helle, maire d’Avignon et Laurence des Cars, présidente-directrice du musée du Louvre « Dans l’élan de la nouvelle convention de partenariat renforcé entre le Louvre et la Ville d’Avignon, le musée du Petit Palais – Louvre en Avignon et le musée du Louvre sont heureux d’annoncer le prêt exceptionnel de La Dérision du Christ de Cimabue (vers 1240-1302). Ce tableau rarissime du grand peintre florentin, classé Trésor national, a été acquis en 2023 et présenté pour la première fois au public dans l’exposition Revoir Cimabue qui vient de fermer ses portes au Louvre. Ce petit-panneau de bois de 25,8 cm sur 20,3 cm, inconnu jusqu’à sa redécouverte chez des particuliers en 2019, témoigne d’un moment charnière dans l’Histoire de l’art et d’une invention qui contribuera à renouveler la peinture, aux prémices de la Renaissance. »
« Ce prêt exceptionnel au musée du Petit Palais – Louvre en Avignon ouvre la voie à un projet architectural et muséographique ambitieux pour le musée, qui se concrétisera à l’horizon 2029. Il souligne aussi l’engagement conjoint du musée du Louvre et de la Ville d’Avignon pour remettre en valeur le dépôt exceptionnel et sans équivalent en France, opéré dès 1976 par le département des Peintures du Louvre au Petit Palais. 320 oeuvres entre le XIIIe et le XVIe siècle forment un ensemble unique au monde, l’une des plus importantes collections de primitifs italiens. À cette occasion, la Ville d’Avignon et le musée du Louvre dévoilent aussi la nouvelle signature graphique du musée créée par le studio M/M (Paris), qui a puisé son inspiration dans les tableaux eux-mêmes, nourris par les représentations de livres et les inscriptions qui émaillent toute la collection.
Cour intérieure du Petit palais Copyright MMH
Avignon parmi les villes comptant le moins de seniors en France
Le Vaucluse, terre de cinéma, la preuve ! Après le dernier Lelouch, Finalement en 2024, voici Avignon, réalisé par Johann Dionnet en plein festivals (le In et le Off) qui sortira le 18 juin et qui était présenté en avant-première chez René Kraus, au cinéma Capitole MyCinewest au Pontet. Toute l’équipe était présente ou presque : Elisa Erka, Rudy Milstein, Lyes Salem et Baptiste Lecaplain. Une guest-star inattendue était présente : le Pac à l’eau.
On le sait tous, les comédiens galèrent à Avignon pour se faire connaître, pour trouver une salle qui les programme en juillet quand il y a plus de 1 500 offres de spectacles dans le Off. Par une chaleur torride, ils doivent monter et démonter le décor en un temps record pour laisser la place aux suivants, certains hypothèquent même leur maison pour financer leur séjour ou leur prooduction. Chacun connaît aussi les préjugés entre ceux qui sont dans le privé et ceux qui sont subventionnés, ceux qui innovent et créent et ceux qui jouent des classiques du répertoire, ceux qui préfèrent les grands textes tragiques et regardent avec un brin de mépris le théâtre de boulevard et les comédies.
Johann Dionnet, lui-même comédien, venu souvent à Avignon a voulu dans ce long métrage « rendre hommage au spectacle vivant, à cette énergie, ce rythme frénétique des comédiens, éparpillés au milieu d’une foule compacte de touristes qui monte et descend la Rue de la Ré avec une lenteur extrême. Cette pugnacité des artistes qui tractent toute la journée pour attirer le public. » Il y a ajouté une dimension romantique avec une romance entre un comédien un peu has been, Stéphane, qui croise une tête d’affiche, Fanny, à qui il ment et le quiproquo est prétexte à rebondissements.
« C’est une ode au théâtre, au festival de Vilar comme aux artistes, techniciens et metteurs en scène, dit Baptiste Lecaplain qui tient le rôle principal dans Avignon. C’est à la fois une fierté et une responsabilité pour moi car je ne suis pas le mec le plus ‘bankable’ du cinéma. Ce film est rafraîchissant, sincère, universel. Le tournage a été joyeux. Un vrai cadeau. »
Il faut aussi savoir que Baptiste Lecaplain est absolument addict au Pac à l’eau de la Distillerie A. Blachère. Depuis qu’il a découvert ce sirop de citron artisanal et familial, il s’en fait livrer des cartons entiers. Les propriétaires de la distillerie de Châteauneuf-du-Pape, Sandrine et Raphaël Vannelle étaient présents avec leurs enfants mardi au cinéma, lors de la projection du film en avant-première. La Présidente de l’exécutif, Dominique Santoni était là aussi. En Vaucluse, les industries culturelles et créatives font partie de l’ADN du territoire, du théâtre au grand écran en passant par les studios d’animation. D’ailleurs le Conseil Départemental a versé 20 000€ de subventions pour Avignon.
Une fois de plus, le Vaucluse prouve qu’il a du talent. Il attire les tournages de films et il rayonne grâce à des pépites comme A. Blachère.
Avignon parmi les villes comptant le moins de seniors en France
L’association Adaïkalam propose ‘Les nuits de l’Inde’ un concert, dès 19h, suivi d’un dîner aux chandelles, à 20h, dans les jardins du Musée Louis Vouland à Avignon, samedi 14 juin. Cette soirée caritative est donnée en soutien à l’orphelinat de Pondichéry ‘La maison d’Agathe’ dont les initiateurs vivent et résident à Avignon.
Depuis 2021, l’association Adaïkalam –Le refuge en tamoul- est accueillie dans le jardin du Musée Vouland pour sa soirée indienne organisée au profit de ‘La maison d’Agathe’, un orphelinat pour fillettes et jeunes filles créé en 2015 à Pondichéry par Ranganadane Ariapouttry, professeur de yoga et Isabelle Sala son épouse médecin, et leur fille Anaïs résidant à Avignon. Une initiative familiale et solidaire en mémoire de leur fille ainée, Agathe, trop tôt disparue.
Copyright Adaïkalam Communication
L’association Adaikalam gère directement La Maison d’Agathe, grâce aux bénévoles, aux dons et cotisations des adhérents. Pour soutenir son action et son fonctionnement, la famille franco-indienne à l’initiative de cette démarche solidaire proposeune soirée festive avec concert et diner végétarien indien à la lueur des chandelles. Le dîner végétarien indien sera, comme de coutume, conçu et exécuté par Ranganathan Ariapouttry Ranganadane, le président de l’association.
Les infos pratiques Dîner d’Adaikalam pour soutenir les actions et la gestion de l’orphelinat, La maison d’Agathe. Samedi 14 Juin 2025, à partir de 18h30. 40€. Concert de musique carnatique de l’Inde du Sud donné par J.A. Jayant, jeune flûtiste de renommée internationale, accompagné de trois musiciens dont une femme violoniste. «De passage pour une série de concerts en France, il nous fait l’amitié de faire un détour par Avignon,» indique le président d’Adaïkalam. Vers 20h30, dîner végétarien aux chandelles préparé par le Président Ranga et les bénévoles de l’association. Jardin du Musée louis Vouland. 14, rue d’Annanelle. Avignon. Réservation et payement auprès du 06 88 16 59 24 ou via HelloAsso ici.
Avignon parmi les villes comptant le moins de seniors en France
Pour la 6e édition de son opération ‘Le cinéma anime le débat’, l’AIST 84 propose une projection gratuite du film ‘Caméra Café, 20 ans déjà’.
Ce rendez-vous est organisé par l’Association interentreprises pour la santé au travail du Vaucluse (AIST 84). Il vise à proposer « avec légèreté mais sans détour, un regard éclairant sur l’évolution du monde du travail, la transformation des relations professionnelles, la question du harcèlement et les mutations des dynamiques sociales en entreprise ».
Prévention sur grand écran Pour cela, la structure de santé au travail accompagnant plus de 9 000 entreprises soit 100 000 salariés sur le bassin de vie d’Avignon, va projeter le jeudi 12 juin à 18h30 au cinéma Pathé Cap-Sud le film ‘Caméra Café, 20 ans déjà’ sorti en 2024. Une comédie grinçante, avec notamment Bruno Solo dans le rôle d’Hervé Dumont et Yvan Le Bolloch dans celui de Jean-Claude Convenant, qui jette un regard aussi drôle que lucide sur l’évolution du monde du travail, les relations humaines au bureau et les trajectoires professionnelles à travers les années.
Cette séance gratuite sera ensuite suivie d’un débat animé par le Dr Ceccarda Fornaciari, médecin du travail à l’AIST 84 et Jean-Philippe Matz, psychologue du travail à l’AIST 84.