‘Ceux qui restent’ ou la possibilité de choisir à la Scala Provence
On le sait, en France, malgré les votes récents, la décision d’une fin de vie est très encadrée et réglementée mais ne répond toujours pas à la demande des concernés alors qu’en Suisse le suicide assisté est permis. Dès lors, la personne en plein discernement peut préparer ses proches et son voyage à Zurich pour aller se « suicider » en pleine conscience.
Ceux qui restent, ce sont ceux qui doivent accepter, respecter et mieux, accompagner la personne qui a pris la décision.
Etienne, cadet de la fratrie est dans ce cas : à la demande de sa mère — merveilleuse de justesse Anne de Peufeilhoux — il va l’accompagner à Zurich..
La pièce est certes juste et émouvante mais très classique dans sa mise en scène quelquefois laborieuse — déplacement incessant de chaises et tables. Le propos est effectivement de jouer sur la vie qui continue pour Etienne qui tombe amoureux et celle qui va s’arrêter pour Annie.
Ce chassé croisé amoureux pour deux couples occupent peut-être un peu trop de place car l’issue est prévisible comme l’est le décès d’Annie. La pièce aurait gagné à creuser les liens de la fratrie face à la demande maternelle.
Qu’importe cependant, c’est vivant, tonique et évite le pathos avec une ode à la vie et à l’amour. Et surtout, ce n’est pas triste !
Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 13 et 20 juillet. 10h10. 12 à 24€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.
‘Ceux qui restent’ ou la possibilité de choisir à la Scala Provence
Dans ‘Laïka’ (2017), David Murgia et Philippe Orivel à l’accordéon ont observé de loin les déshérités sur un parking de supermarché, dans ‘Pueblo’ (2020), ils ont imaginé leur vie. Pour clore cette trilogie, avec ‘Rumba’, ils descendent sur ce même parking pour les rencontrer et nous les présenter. Alors comme nous sommes au théâtre, le plateau bien que minimaliste devient par la force de notre imagination et la verve de David Murgia un parking de supermarché qui attend des pèlerins. Qui dit pèlerins dit chrétienté et c’est ainsi que le récit commence….
Difficile de résumer ‘Rumba’ de David Murgia et Ascanio Celestini. Il y a bien une histoire, un fil rouge mais il serait réducteur. La performance d’acteur de David Murgia éclipse dans un premier temps le propos puis après apprivoisement il nous entraîne là où il veut c’est-à-dire vite et partout. Vite car il y a urgence à découvrir les « laisser pour compte », dénoncer la précarité sociale.
Partout car la misère se trouve dans tous les pays du monde et même au-delà : « Combien d’étoiles il y a dans le ciel ? Il y en a tellement qu’on ne peut pas les compter », scande régulièrement le narrateur.
Nos deux compères revisitent l’histoire de Saint François d’Assise, sa vie, son parcours atypique mais pour très vite se demander : Où serait il aujourd’hui ? Avec quels déshérités ? Cette question permet de convoquer sur scène une flopée de personnages haut en couleurs de Job le manutentionnaire à Joseph l’africain, en passant par Giovanni….étonnamment peu de femmes !
C’est une logorrhée qui donne le tournis à l’image de la misère autour de nous, c’est aussi le souffle nécessaire pour insuffler la vie à ces êtres oubliés. Puissant et précis, le Verbe de David Murgia nous enrobe et même s’il nous perd quelquefois il sait nous rattraper par des provocations ou au contraire des envolées dans l’espace. « Combien d’étoiles il y a dans le ciel ? Il y en a tellement qu’on ne peut pas les compter », vous dis-je.
Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 8, 15 et 22 juillet. 19h45. 10 à 21€. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. 04 90 14 07 99.
‘Ceux qui restent’ ou la possibilité de choisir à la Scala Provence
La Ville d’Avignon organise la première édition des Vendredis Food Trucks de Montfavet tout le mois de juillet.
Les vendredis 10, 17, 24 et 31 juillet, la Ville d’Avignon donnent rendez-vous aux habitants et visiteurs sur la Place de l’église de Montfavet pour les Vendredis Food Trucks, un nouvel événement pour bien débuter chaque week-end du mois de juillet.
Une dizaine de food trucks seront présents chaque vendredi, permettant une vraie diversité gastronomique. Il y en aura pour tous les goûts. De plus, une animation musicale sera proposée lors de chaque rendez-vous de 19h à 23h.
Vendredis 10, 17, 24 et 31 juillet. De 18h à 23h. Place de l’Église de Montfavet. Avignon.
‘Ceux qui restent’ ou la possibilité de choisir à la Scala Provence
Le 15 juillet 2021, des inondations frappent la Belgique, touchant les vallées de la Vesdre et de l’Ourthe…
Les artistes de ce spectacle ont recueilli la parole des enfants qui ont vécu ces inondations et qui en ont été traumatisés. Ils ont effectué des ateliers de création, des entretiens et certains enfants ont intégré le spectacle, sur scène ou en vidéo. Leur vallée était devenue la vallée des larmes avec des pertes humaines et matérielles, la vallée du désespoir avec tous les tracas administratifs à venir et la reconstruction à assurer mais aussi la vallée de l’espoir pour comprendre et remonter aux sources de l’incompréhension. Il s’est agi de transformer cette matière en un théâtre à la fois documentaire et poétique. Tous les thèmes sont joliment abordés, sans pathos mais sans acceptation pour autant, à travers le regard ou plutôt le silence d’un enfant.
Un spectacle pour tous qui donne la parole aux enfants
C’est l’histoire d’une enfant Camille qui ne parle plus : tristesse d’avoir perdu son chien dans cette catastrophe, colère contre la rivière. C’est l’histoire de tous les enfants qui ont pu décrire le grondement effrayant de l’eau, le silence des objets qui flottent, les voitures renversées, les déchets qui ont envahi la cour d’école, l’effondrement des adultes. La première partie évoque la tristesse, la colère et le traumatisme au sein de la famille de Camille. C’est très documenté et réaliste. Peu à peu, à mesure que Camille cherche à comprendre et à remonter aux sources de cette catastrophe, le propos se décentre et est traité d’une manière plus onirique alors que le thème abordé est bien réel et concret : celui du dérèglement climatique. La vérité apparaît peu à peu hauteur d’enfant : le fleuve est vivant, s’ il est sorti de son lit c’est que la nature a repris ses droits, bafoués par les hommes.
C’est l’histoire émouvante d’une réconciliation malgré l’adversité, malgré les fautes et le chagrin. Un spectacle tout public joliment mené et efficace.
Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 8, 15 et 22. 10h30. 10 à 21€. Théâtre des Doms. 1 bis Rue des Escaliers Saint-Anne. 04 90 14 07 99.
‘Ceux qui restent’ ou la possibilité de choisir à la Scala Provence
Tatiana Seguin met la femme noire à l’honneur, avec éclat. Elle parle, elle danse , elle irradie . Merveilleuse interprète de l’œuvre d’Audrey Celestine « Des vies de combat » .
Seule sur la scène de la Chapelle du Verbe incarné, elle fascine. Ses mots, sa gestuelle captivent. Auteure, metteuse en scène, chorégraphe et interprète, Tatiana Seguin s’empare « des vies de combat ». Avec authenticité, du fond de son âme de fille de métissage. Avec la parole, les mouvements, la danse, Tatiana raconte les luttes des femmes courageuses, ses sœurs. Elle évoque Joséphine Baker, Angela Davis, chante Nina Simone, rappelle l’héroïsme de celles qui ont refusé l’indignité. Elle dresse les portraits d’êtres de lumière, rappelle les parcours exceptionnels comme les gestes d’humbles. Belle, fine, de corps comme d’esprit, son aura emplit l’espace.
‘Ceux qui restent’ ou la possibilité de choisir à la Scala Provence
Voici une manière bien originale de parler de la difficulté de vivre l’adolescence : l’enfant, pardon, l’adolescent en marionnette portée et manipulée, comme ne veulent pas l’être cependant les ados face à une mère attentive et aimante mais oh combien maladroite et décalée.
Tout est posé dès le début dans le désoeuvrement de deux marionnettes ado qui se plaignent du monde des adultes, de l’incompréhension… Le castelet provisoire s’efface très vite pour une mise en scène et en mouvements ingénieuse.
Juliette Lapeyre a été formée au théâtre de mouvement. Elle joue l’intensité et la fragilité de cette période de la vie dans des acrobaties et des mouvements ayant pour seul appui une table rectangulaire aux pieds solides bien qu’un défaillant, mais qu’elle arrive quelquefois à stabiliser.
Agilité, circonvolutions, douceur, fermeté : tout aura été essayé pour dompter, amadouer, connaître Axel. C’est cependant non dénué d’humour car les situations quotidiennes sont joliment évoquées.
Ajouter à cela des répliques célèbres et universelles qui n’en sont pas moins banales : « ça vous est bien égal de savoir si je suis heureuse ou malheureuse ? » ( La Boum de Claude Pinoteau) et l’énergie de Juliette Lapeyre qui est bluffante….Une belle mise en forme pour un sujet de fond !
Jusqu’au 25 juillet. Jours Impairs. 19H40. 10 et 15€. Théâtre Isle 80. 18 Place des 3 Pilats. 09 61 18 06 28.
‘Ceux qui restent’ ou la possibilité de choisir à la Scala Provence
L’aéroclub vauclusien a procédé à la remise de diplôme du BIA (Brevet d’initiation à l’aéronautique) 2026. Cette année, 49 jeunes ont participé à cette cession avec un taux de réussite de 92%. « Comme chaque année depuis1986, c’est une fierté pour l’aéroclub de donner la possibilité de former ces jeunes car nous avons la moitié qui en font leur métier dans le domaine de l’aviation : pilotes, mécanicien, agent de piste, contrôleur aérien, ingénieur etc… », se félicite Olivier Goujon, président du club vauclusien depuis 2022. La remise du BIA s’est déroulée sous le parrainage de Jean-Noël Bouillaguet, personnalité du monde l’aéronautique, qui a pu partager son expérience avec les jeunes lauréats.
Une partie des lauréats avec leur parrain et leurs professeurs. Crédit : DR
L’aéroclub mise sur l’électrique pour mieux respecter l’environnement « Créé en 1911, l’aéroclub est une formidable école ouverte à tous, poursuit le président de l’association qui compte près de 350 membres cumulant plusieurs milliers d’heures de vol. Nous avons depuis cette année, grâce à une aide de la région, mis en place un avion électrique permettant aux jeunes d’accéder à un début de formation à tarif préférentiel tout en respectant l’environnement, une tâche prioritaire de l’aéroclub. »
De Courtine à Montfavet en passant par Pujaut… Situé aujourd’hui à Montfavet sur l’aéroport d’Avignon-Provence, le club a été fondé par Achille Naquet sur l’ancien terrain d’aviation de Courtine (il fera aussi un crochet par le terrain de Pujaut à la fin des années 1920). Celui qui s’appelait alors l’aéro-club vauclusien Rhône et Durance fait partie de la vieille garde des aéroclubs français. Un de ses présidents d’honneur fut le poète félibre, Frédéric Mistral qui lui consacra un quatrain en provençal : Prenen sis alo à l’iroudello/Jouven ! a l’obri tutti daù/E la Provenço eilamoundaut/S’envolara din lis estelle – Prenons ses ailes à l’hirondelle/Souvent à l’aube tous debout/Et la Provence au bout du ciel/S’envolera dans les étoiles.
L.G.
‘Ceux qui restent’ ou la possibilité de choisir à la Scala Provence
Le Centre hospitalier d’Avignon entre dans une nouvelle ère. Avec le lancement officiel de TERRAH 2030, un programme de modernisation de 155M€ financé à près des deux tiers par l’État, l’établissement porte l’un des plus vastes projets hospitaliers actuellement engagés en France. Première concrétisation : une réanimation ultramoderne de 30 lits, inaugurée le 1er juillet, avant une décennie de chantiers qui transformera en profondeur l’offre de soins vauclusienne.
Il ne s’agit pas d’un simple chantier immobilier mais d’un véritable projet de transformation de l’hôpital public. Réunis le 1er juillet autour des élus, représentants de l’État, professionnels de santé et partenaires institutionnels, près d’une centaine d’invités ont assisté au lancement officiel de Terrah 2030 (Territoire d’Avignon -Hôpital 2030), un programme qui place désormais le Centre hospitalier d’Avignon parmi les établissements français bénéficiant des investissements les plus ambitieux du Ségur de la Santé.
Ils étaient présents Etaient présents lors de cette inauguration : Olivier Galzi, président du Conseil de surveillance du Centre Hospitalier d’Avignon et maire d’Avignon ; Renaud Muselier, président de la Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Yann Bubien, directeur général de l’Agence régionale de santé – Provence-Alpes-Côte-d’Azur (ARS Paca) ; Thierry Suquet, Préfet de Vaucluse, accompagnés de Loic Souriau, directeur de la délégation départementale de Vaucluse de l’Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte d’Azur, du docteur Vincent Pestre, président de la Commission médicale d’établissement, et de Pierre Pinzelli, directeur général du Centre Hospitalier d’Avignon.
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Une transformation à l’échelle d’un territoire Avec 155M€ d’investissements, dont 98,5M€ apportés par l’État via l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur et 2M€ par la Région Sud, le projet représente l’un des plus importants programmes de modernisation hospitalière de France, aux côtés de ceux de Bordeaux, Lille, Nantes ou Rennes.
Un enjeu de taille pour le territoire Établissement de recours pour l’ensemble du Vaucluse et une partie du Grand Avignon, le Centre hospitalier assure près de 350 000 consultations, 110 000 passages aux urgences, plus de 3 000 naissances chaque année et concentre près de deux séjours hospitaliers sur dix réalisés dans le département. Il est également le seul établissement vauclusien à disposer d’un service de réanimation adulte et d’infectiologie.
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Une réanimation pensée pour les défis de demain Première étape visible de cette métamorphose : l’extension du service de réanimation, entrée en service fin mai avant son inauguration officielle. L’opération représente 17,1M€, intégralement financés, dont 8,66 M€ de travaux, pour une surface de 2 616 m² mêlant extension neuve et réhabilitation. À terme, le service passera de 20 à 30 lits, capables de basculer entre réanimation et soins intensifs selon les besoins, sans jamais interrompre l’activité pendant le chantier.
L’évolution des soins critiques En termes de performances techniques, le nouveau bâtiment reflète de l’évolution des soins critiques avec des chambres de plus de 24 m², la lumière naturelle dans la quasi-totalité des espaces, une domotique pilotable selon différents handicaps, une pharmacie connectée, un traitement de l’air comparable aux blocs opératoires, des équipements biomédicaux de dernière génération visant à allier sécurité, efficacité et confort. Une attention particulière a également été portée à l’humanisation des soins, avec des espaces personnalisables, une ambiance lumineuse adaptée, la possibilité pour les patients d’écouter leur propre musique ou encore des aménagements favorisant le retour progressif à l’autonomie.
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Au centre, l’humain Pour Pierre Pinzelli, directeur général du Centre hospitalier d’Avignon, TERRAH constitue autant un projet architectural qu’un projet d’organisation. Depuis 2022, l’établissement a créé 100 postes afin d’accompagner le développement de son offre de soins. À terme, 418 lits seront créés ou rénovés, avec davantage de chambres individuelles et des espaces mieux adaptés aux attentes des patients comme aux conditions de travail des équipes soignantes. Autre particularité du programme ? Les soignants ont été associés dès la conception des bâtiments, tout comme des représentants des usagers et des patients partenaires, dont les retours ont directement influencé les choix architecturaux et fonctionnels. Une démarche novatrice qui pourrait judicieusement faire des émules.
Une feuille de route jusqu’en 2033 L’extension de la réanimation n’est que la première pièce d’un programme qui va remodeler progressivement une grande partie de l’hôpital. Le calendrier prévoit :2028 : un nouveau bâtiment d’hospitalisation accueillant notamment une extension du centre de dialyse, les services de néphrologie et d’infectiologie ; 2030 : la réhabilitation complète de la tour de chirurgie ; 2032 : l’agrandissement et la restructuration des urgences adultes ; 2033 : la rénovation de la tour de médecine. Le futur centre de dialyse passera notamment de 20 à 32 postes, tandis que les urgences seront dimensionnées pour accueillir environ 75 000 patients par an dans de meilleures conditions de confidentialité et de confort.
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Un investissement aussi environnemental Le projet TERRAH 2030 s’inscrit également dans une logique de transition écologique puisque les nouvelles constructions intégreront jusqu’à 30% d’énergies renouvelables, tandis que les bâtiments existants feront l’objet d’une rénovation énergétique visant une réduction de 60% des consommations d’énergie finale. La récupération de l’eau issue de la dialyse permettra d’économiser chaque année plus de 5 200 m³ d’eau, soit l’équivalent de plus de deux piscines olympiques, réutilisés notamment pour les sanitaires. La préservation des espaces verts, la création d’un cheminement piéton végétalisé, l’amélioration des mobilités douces et le confort thermique ont également été pris en compte.
Un pari financier autant que sanitaire Si l’essentiel du financement est assuré par les aides publiques, le Centre hospitalier devra encore mobiliser plus de 55M€, principalement par emprunt, pour mener à bien l’ensemble du programme. Une trajectoire qui impose à l’établissement de poursuivre ses efforts de retour à l’équilibre financier tout en maintenant un haut niveau d’investissement et d’attractivité. TERRAH 2030 propulse le Centre hospitalier d’Avignon comme établissement de référence du Vaucluse, capable d’attirer professionnels de santé et compétences médicales tout en répondant à une demande de soins en constante progression dans un territoire en pleine évolution démographique.
La Région Sud renforce son soutien aux hôpitaux vauclusiens La Région Sud accompagne la modernisation de l’offre de soins en Vaucluse en soutenant deux projets hospitaliers majeurs, meme si ca n’est pas sa vocation première. À Avignon, elle participe à hauteur de 2 M€ à l’extension du service de réanimation, première étape du programme TERRAH 2030. À Apt, elle mobilise 250 000€ pour l’installation d’un IRM et d’un mammographe de dernière génération, dans le cadre d’un vaste projet de transformation de l’hôpital. La collectivité poursuit également son action en faveur de la médecine de proximité. Depuis plusieurs années, elle a financé 139 maisons régionales de santé pour 20,7 M€, dont 27 en Vaucluse, représentant 4,2 M€ d’investissements destinés à améliorer l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire.
« Après l’inauguration du Samu zonal, le 23 juin dernier, qui renforce la coordination des secours et la gestion des situations d’urgence, la Région Sud poursuit son engagement pour le Vaucluse avec la modernisation et l’extension de la seule réanimation du département, au Centre hospitalier d’Avignon. Chaque habitant doit pouvoir accéder à des soins de qualité, près de chez lui. Je veux saluer le travail remarquable des équipes médicales et hospitalières, dont l’engagement quotidien est la première richesse de notre système de santé » indiqueRenaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président délégué de Régions de France. Mireille Hurlin
‘Ceux qui restent’ ou la possibilité de choisir à la Scala Provence
Josépha Sini, 28 ans, signe ici son premier projet théâtral et ose une seule en scène intime et hilarante à la fois.
En coulisses, elle se définit ainsi : interprète, performeuse et chanteuse, aimant rire et ayant appris très tôt à pratiquer l’humour en bouée de sauvetage…pour oublier l’alcoolisme de sa mère dite Pépée. « Je crois que j’ai toujours vu ma mère pétée…ma mère était alcoolique, elle en est morte…brillante avocate elle enchaînait les verres de vin comme les procès… » Josepha Sini ne tourne pas autour du pot et passées quelques secondes de sidération devant ces assertions on comprend que ce spectacle sera tout sauf tragique.
Pépée, ce personnage haut en couleur, Josepha Sini va nous la faire découvrir au fil d’anecdotes désopilantes ou épouvantables mais — et c’est le talent et l’énergie de Josépha Sini et de la mise en scène de Laurène Hurst — on va la comprendre, l’aimer et surtout en rire alors que toutes ces situations peuvent hélas nous ramener à notre propre histoire. Car au-delà de l’alcoolisme d’une mère qui délaisse sa fille, le spectacle interroge les relations mère-fille, l’addiction, et le poids des héritages familiaux.
Qui n’a pas craint de ressembler ou d’être comparée à sa mère ? Et pourtant nous assistons en direct à une réhabilitation, à la délivrance d’un poids mais pas d’un lien, à un chant d’amour adressé à toutes les mères mal aimées ou mal jugées.
Ce spectacle respire la sincérité des propos, la Belgique s’y glisse avec des incises malicieuses, et s’il n’a pas de chute c’est qu’il n’y a pas de morale, au mieux un état des lieux : « si je suis ici seule sur scène, si j’en suis capable, si j’en suis là, c’est bien grâce à ma mère qui m’a appris à… »
Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 8, 15 et 22. 10 à 21€. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. Avignon.