19 mai 2026 |

Ecrit par le 19 mai 2026

Avignon : Héloïse Barthélémy, le nez du café

« Brume de café », c’est le nom évocateur choisi par Héloïse Barthélémy, une jeune ingénieur agronome passionnée de café, pour lancer son activité d’artisan torréfacteur. Installée sur Avignon (zone d’AGROPARC), cette jeune entreprise propose une gamme d’une dizaine de café dits « spécialisés ». Cette offre haut de gamme répond à une vraie demande qu’il s’agisse de professionnels ou de particuliers exigeants.

Dans bien des aspects « faire du café » s’apparente à la confection du vin. L’importance des terroirs, des conditions climatiques, des variétés ou des cépages, de la sélection rigoureuse des grains, de la maturation… Peu surprenant en définitive puisqu’il s’agit dans les deux cas de produits issus de la terre et du travail de l’homme.

© Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

« Je n’étais pas une amatrice de café, je trouvais cela trop amer ou trop brûlé au goût »

Cette passion d’Héloïse pour le café est d’abord passée par le thé. En effet, c’est en participant à un atelier sur les arômes du thé qu’elle a rencontré, Claude Lagarde un torréfacteur de Guebwiller qui lui a fait découvrir son métier. « Je n’étais pas une amatrice de café, je trouvais cela trop amer ou trop brûlé au goût » dit-elle. « Mais quand j’ai découvert son atelier j’ai tout de suite été séduite par l’odeur de la torréfaction, un vrai coup de cœur » ajoute-elle. Elle a d’abord appris à ses côtés et ensuite elle a suivie plusieurs formations, avant de se lancer dans l’aventure fin 2024. « Ma formation scientifique m’aide beaucoup dans mon métier, pour analyser les caractéristiques techniques du café mais aussi pour anticiper ce qui va se passer dans les différentes étapes de la torréfaction  » précise-t-elle. Il faut savoir qu’Héloïse a travaillé pendant une dizaine d’années dans la recherche scientifique et en particulier dans le domaine des phéromones.

« Il faut savoir s’arrêter au bon moment »

Outre la sélection rigoureuse des cafés qu’elle effectue avec l’importateur Belco, installé à Mérignac (Gironde), le secret d’un bon café, c’est sa torréfaction. « Il faut savoir s’arrêter au bon moment » dit-elle. Seul un nez entrainé (comme pour le vin) peut savoir si la torréfaction est arrivée à son terme. Avant c’est trop amer après c’est trop brulé. « Le taux d’humidité des grains, leur densité, leur variété, l’altitude où ils ont poussé, tous ces éléments sont déterminants pour la « cuisson ». « C’est l’odeur qui nous indique le bon moment » précise Héloïse.

© Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

Aujourd’hui, les cafés de spécialité c’est 5 % de la production totale

Le café de spécialité par opposition au café « industriel » est issu de petites parcelles, avec des variétés spécifiques sur des terroirs clairement identifiés, bénéficiant de modes d’exploitation agricoles durables comme l’agroforesterie. Aujourd’hui, les cafés de spécialité c’est 5 % de la production totale. Une niche. Pour bénéficier de l’appellation café de spécialité il faut satisfaire à toute une série de critères et être soumis à l’appréciation d’experts qualifiés. La Specialty Coffee Association (SCA) établit des directives spécifiques et une échelle de points de 1 à 100. Pour obtenir l’appellation de café de spécialité il faut obtenir au moins un score de 80.

Le marché des bars et des restaurants est plus difficile

Savoir sélectionner et torréfier un bon café n’est pas suffisant il faut aussi savoir le vendre. Pour cela Héloïse Barthélémy cherche à se développer à la fois sur le marché des particuliers comme sur celui des professionnels. Elle a ouvert un site permettant l’achat en ligne www.brumedecafe.fr, elle participe également à plusieurs marchés de producteurs comme celui de Coustellet. Les entreprises soucieuses de proposer à leurs collaborateurs et clients un café de grande qualité font également appel aux sélections d’Héloïse. Le marché des bars et des restaurants est plus difficile, ces établissements sont généralement sous contrats avec leurs fournisseurs. Cela n’a pas empêché le Bistrot du Paradou (Zone de l’aéroport d’Avignon) de proposer à ses clients les cafés d’Héloïse.

© Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

Du café acheminé par bateaux à voile

L’importateur Belco vient de se lancer dans l’acheminement de ses cafés par bateau à voile. Cette démarche qui répond à des impératifs climatiques est loin d’être anecdotique. Chaque bateau peut transport 1 000 tonnes de marchandises et le voyage depuis la Colombie se fait en 20 jours, là où un cargo met 40 jours, à cause du cabotage. Cette approche c’est d’abord une conviction pour Héloïse Barthélémy mais c’est aussi une réponse apportée à celles de clients soucieux d’une démarche associant éthique et durabilité. Et cela à un moment où le nombre d’amateurs de café progresse ne manière exponentielle, en particulier sur le marché asiatique.

©DR

Avignon : Héloïse Barthélémy, le nez du café

Avignon Université a organisé la 5ᵉ édition de l’événement ’24h pour entreprendre’ les mercredi 5 et jeudi 6 février. Une opération à laquelle ont participé 115 étudiants.

C’est un record. 115 étudiants de diverses filières d’Avignon Université ont participé à la 5e édition de ’24h pour entreprendre’. Répartis dans des équipes de 3 ou 4 personnes, ils ont disposé de 24h du 5 au 6 février, à la bibliothèque universitaire du campus Hannah Arendt, pour élaborer un projet de création d’entreprise fictif ou réel. Ces projets devaient être en lien avec les deux thématiques prioritaires de l’université, à savoir Agrosciences, Environnement & Santé, et Culture, Patrimoine, Sociétés Numériques.

Encadrés par une quarantaine de coachs et parrainés par Thomas Fattore, co-fondateur de la startup vauclusienne Lium, les participants ont bénéficié d’ateliers couvrant divers sujets allant de l’étude de marché à la stratégie commerciale, avec le soutien d’enseignants et de professionnels du secteur.  À l’issue des 24h, les groupes ont présenté leur projet devant un jury.

Les lauréats

Catégorie Agrosciences, Environnement & Santé :

  • 1er prix : le projet ‘Dermacica‘, un pansement en coton éco-responsable, par Margaux Lopes, Dora Saidi, Lucie Serret et Sarah Mokeddem. Ils ont remporté 1000€ (500€ du Rotary + 500 € en bons cadeaux Avignon Université), des enceintes Bluetooth offertes par la Banque Populaire Méditerranée ainsi qu’accompagnement et une mise en réseau conviviale autour d’un repas.
  • 2e prix : le projet ‘Maison Nonni‘, production de pâtisseries sans gluten et sans lactose, par Bastien Girardet, Samuel Journou, Hugo Massabo et Anne-Laure Titone. Ils ont remporté 800€ en bons cadeaux Avignon Université, un accompagnement et une mise en réseau proposés par la CCI Vaucluse, des places de cinéma Pathé Cap Sud ainsi que des coffrets Comtes de Provence.
  • 3e prix : le projet ‘Plastimix‘, valorisation des déchets plastiques, poudre construction pour remplacer des matériaux polluants, par Enola Bouvenot, Lenny de Benedetti, Léo Petrequin et Léo Terrasi. Ils ont remporté 600€ en bons cadeaux Avignon Université, un accompagnement et une mise en réseau proposés par la CCI Vaucluse ainsi que des menus chez Burger King.

Catégorie Culture, Patrimoine, Sociétés Numériques :

  • 1er prix : le projet ‘ART’hémis‘, une application de découverte des lieux touristiques avec podcast et map sous forme de jeux, par Kilian Cantel, Clément Dupuis et Kilian Meyer. Ils ont remporté 1000€ (500€ du Rotary + 500€ en bons cadeaux Avignon Université), des enceintes Bluetooth offertes par la Banque Populaire Méditerranée ainsi qu’un accompagnement de la French Tech Grande Provence (intégration d’une session de pré-incubation d’une valeur de 2 000€).
  • 2e prix : le projet ‘Finly‘, une aide à la création de dossier de financement via une application web (gain de temps aux experts comptables, courtiers et chambres consulaires), par Cyprien Augy, Clara Cozic, Magot Dias et Eliott Hanras. Ils ont remporté 800€ en bons cadeaux Avignon Université, un accompagnement et une mise en réseau proposés par la CCI Vaucluse, des places de cinéma Pathé Cap Sud ainsi que des coffrets Comtes de Provence.
  • 3e prix : le projet ‘Le BARLEMENT‘, café/bar/tapas social/culture (vulgarisation politique), par Nathan Mahaud, Jules Ravoire, Lilian Roux et Mael Reynaud. Ils ont remporté 600€ en bons cadeaux Avignon Université, un accompagnement et une mise en réseau proposés par la CCI Vaucluse, ainsi que des menus Burger King.
  • Prix coup de coeur : le projet ‘BLUE CARBONE‘, une prestation de service, compensation crédit carbone, par Joseph Guihéneuf, Simon Caloustian et Mohamed Aissani. Ils ont remporté 200€ en bons cadeaux Avignon Université, une dotation de 100€ en chèques cadeaux de la CCI Vaucluse, des places pour l’Open 13 ainsi que des menus Burger King.

Avignon : Héloïse Barthélémy, le nez du café

Paul-Roger Gontard, adjoint au maire d’Avignon, en charge du développement territorial urbain et aux grands projets, entouré de conseillers municipaux, a déclaré la guerre à la propagation des locations saisonnières de courte durée. A partir du 1er janvier 2026, chaque propriétaire devra faire une déclaration de propriété et sera assujetti à un seuil maximum de 90 nuitées par an –contre 120 jours au niveau national- et ne pourra détenir plus de deux propriétés de location de courte durée. Cette disposition devrait être votée lors du prochain conseil municipal. Avignon compte plus de 2 200 locations saisonnières de courte durée, dont le plus grand nombre se situe dans l’hyper centre historique de la Cité papale. Il y en aurait plus de 15 000 en Vaucluse.

Rendez-vous était donné, en milieu de cette semaine, devant le 7 rue d’Annanelle dans l’intramuros d’Avignon, au pied du trottoir du mobilier urbain, une barrière et sur celle-ci deux boîtes à code contenant des clefs de location de courte durée. Voilà, le loup est entré dans la bergerie, ou pire, la lèpre qui désertifie la ville. Autour de Paul-Roger Gontard, Jean-Marc Bluy, ajoint au centre-ville, Joanne Textoris conseillère municipale à la ville-jardin, jardins partagés et parcs naturels urbains ; Fabrice Tocabens délégué à la ville apaisée et respirable ; Laurence Lefevre ajointe à la propreté et à la qualité de vie.

Boite à clefs, Copyright MMH

Un inquiétant constat
«Depuis 2004, une nouvelle loi, désormais, gouverne ce sujet dans notre pays, a commencé Paul-Roger Gontard, adjoint au maire d’Avignon, en charge du développement territorial urbain et aux grands projets. Elle donne la possibilité aux communes de se saisir du sujet et de créer une réglementation spécifique pour chaque ville afin d’encadrer les logements locatifs de courte durée. Si nous sommes une ville touristique, nous sommes aussi une ville avec des habitants qui ont des besoins de logements. Aujourd’hui, ces deux besoins entrent en concurrence or, un chiffre tout simple nous a interpelés : les Airbnb ont doublé en 8 ans dans notre ville.»

A l’origine, un coup de pouce
«Finalement à l’origine et l’essentiel d’Airbnb, était la mise à disposition de son logement, pour pouvoir faire un peu de beurre dans les épinards, resitue Paul-Roger Gontard, mais certainement pas d’en faire une activité économique à part entière, et encore moins d’en faire un dispositif qui fait basculer l’immobilier.»

La location de courte durée, une nouvelle lèpre pour la ville ?
«La principale concentration de ces locations de courte durée figure dans le centre ancien d’Avignon. Ainsi, Avignon a subi, l’an dernier, une baisse de 4% de résidences principales en son centre-ville et une augmentation de 3% de résidences secondaires. Il y a donc bien un glissement de l’un vers l’autre. La location de courte durée devient une activité économique déguisée. Ce glissement conduit à multiplier les logements vacants puisque ces locations de courte durée, empêchent l’installation de résidents occupants qui nourriraient un échange avec la ville tout au long de l’année.»

De gauche à droite Jean-Marc Bluy, Patrice Tocabens, Joanne Textoris et Paul-Roger Gontard

Quand la location saisonnière déconstruit le logement
«Lors de l’achat d’immeuble, l’investisseur va chercher à optimiser l’espace pour le rentabiliser et, donc, ‘fabriquer’ le plus possible de petits logements. Les personnes de passage demandent peu de confort au regard des quelques jours qu’elles y passent, contrairement à celles qui s’y installent à l’année. Donc ce curseur-là est aussi déterminant pour la préservation et la conservation du patrimoine immobilier de la ville. Ces divisions intérieures de logements empêcheront, demain, de faire venir des familles dans le centre ancien.»

Recensement, diagnostic et enjeu
«Nous disposons d’un zonage aujourd’hui, il nous faut avoir une photographie encore plus précise à la rue, à l’immeuble, parce que nous sentons bien qu’il y a une pression, sur une partie de la ville –l’hyper-centre ancien-, à ce sujet, et que cela porte atteinte à l’équilibre de celle-ci, sans parler des dommages causés à l’activité hôtelière ou à la location de résidences de longue durée. Nous avons également calculé que le seuil de rentabilité, pour une location saisonnière, se faisaitt à un peu plus de 90 jours. En abaissant le chiffre de 120 jours –au terme de la Loi nationale- à 90 jours à Avignon, l’objectif serait d’inciter les propriétaires à prendre un locataire à l’année.»

Joanne Textoris Copyright MMH

Témoignages
«Je réside au centre-ville depuis 30 ans, abonde Joanne Textoris, conseillère municipale. Face à ma maison, il y a un petit immeuble qui a été divisé en petits appartements où résident des personnes venues pour 15 jours, un ou deux mois, mais pas davantage. Ce qui veut dire que l’on se prive de bonnes relations de voisinage. On ne se connaît plus. Tisser du lien social avec les voisins devient de plus en plus éphémère. D’abord, parce que les gens du centre-ville vieillissent et disparaissent, et qu’ensuite, il n’y a plus que des gens de passage qui, non plus, ne prennent pas soin de la rue, des lois, qui laissent les poubelles n’importe où se garent n’importe où. Donc c’est un problème qui affecte la vie sociale de tous les jours en centre-ville.»

Laurence Lefevre Copyright MMH

Une question de propreté
«Je suis adjointe à la propriété urbaine, glisse Laurence Lefevre. Donc, je suis souvent interpellée et fais intervenir la brigade de l’environnement pour contrôler les sacs qui sont laissés, gisants, sur le bord du trottoir, de la route… Très souvent, ils gisent à côté d’une boîte à clés. C’est-à-dire qu’il s’agit souvent d’usagers de locations saisonnières de courte durée peu ou pas renseignés sur les horaires de collecte et les points d’apport volontaires. Alors, c’est vrai que ça peut paraître accessoire, mais c’est très important pour le cadre de vie des Avignonnais. Cela participe à l’accueil qu’ils ont également d’Airbnb, qui s’est considérablement développé. Je milite pour que ces dispositifs dispensent les informations pratiques, afin que les visiteurs s’adaptent à notre ville, et non pas la ville à Airbnb. C’est très important, parce que les riverains, eux, demeurent ici toute l’année et sont acteurs qui participent au dynamisme de la ville. C’est la raison pour laquelle  les loueurs seront sensibilisés à dispenser les informations nécessaires à leurs locataires.» 

L’arme du crime
«Nous avons d’importants signalements de citoyens et d’élus qui marchent dans la ville et voient de trop nombreuses boîtes à clefs, reprend Paul-Roger Gontard. Ici, ces deux boîtes sont accrochées, sans autorisation, sur le domaine public. D’autres sont apposées sur des façades alors qu’il faut une autorisation de la copropriété. Il faut que cela cesse, conclut Pierre-Roger Gontard, qui appose sur chaque boite une étiquette datée. Si dans 15 jours les boites ne sont pas retirées du mobilier urbain, elles seront coupées et remises aux objets perdus.

Les chiffres de la location saisonnière
En 2022, près de 23 millions de nuitées ont été passées en Provence-Alpes-Côte d’Azur via des plateformes en ligne. C’est le chiffre le plus élevé de France. La France est d’ailleurs le pays de l’Union Européenne qui totalise le plus grand nombre de nuitées de ce type d’hébergement : Airbnb, Booking, Expedia Group et Tripadvisor. La moitié de ces réservations se fait en période estivale. Ce volume de fréquentation est du même ordre de grandeur que la totalité des nuitées passées dans les hôtels classiques, Paca ne se classant que 3e derrière l’Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Airbnb totalisait plus de 660 000 annonces de locations de courte durée en France en 2023 (source : INSEE).

Taxe de séjour, ce que touche le Vaucluse
En 2021, Airbnb avait reversé 400 000€ de taxes de séjour à Avignon et 570 000€ en 2022 ;150 000€ pour l’Isle-sur-la-Sorgue, 100 000€ pour Gordes ; 50 000€ pour Apt et 50 000€ pour Cavaillon. Au total, Airbnb a versé plus de 148M€ de taxes de séjours aux communes françaises. Un volume en croissance de 60% en 2022 par rapport à 2021.


Avignon : Héloïse Barthélémy, le nez du café

À l’occasion de la Saint-Valentin, la Compagnie des Grands Bateaux de Provence organise trois croisières les vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 février au départ des Allées de l’Oulle à Avignon. Si deux des trois événements sont déjà complets, il reste encore quelques places pour la soirée cabaret en croisière ce samedi 15 février.

Ce week-end, les amoureux de l’amour pourront profiter de soirées thématiques sur le Rhône. La Compagnie des Grands Bateaux de Provence organise l’incontournable croisière avec dîner des amoureux au fil de l’eau ce vendredi 14 février. L’événement, qui affiche déjà complet, permettra une ambiance intime et élégante, les participants pourront redécouvrir le charme des monuments d’Avignon et de Villeneuve-lès-Avignon.

Le samedi 15 février, place au cabaret avec la Revue Scandal qui a tourné dans les plus grands cabarets parisiens et européens. Sophia, en maîtresse de cérémonie, embarquera le public dans d’impromptues scènes théâtrales et musicales, dans un spectacle festif et pétillant. L’embarquement se fera à 19h30 aux Allées de l’Oulle pour un départ à 20h. Pour 85€ (hors boissons), les participants pourront profiter du spectacle ainsi que d’un dîner comprenant l’entrée, le plat et le dessert, ainsi qu’un cocktail spécial Saint-Valentin offert. Il reste encore quelques places à bord du bateau le Mireio (réservations en ligne ou au 04 90 85 62 25).

©Compagnie des Grands Bateaux de Provence

Le dimanche 16 février, ce sera une une croisière pour plonger dans l’histoire de Saint-Valentin qui sera proposer aux participants. Embarquement direction Roquemaure, qui deviendra la « cité aux légendes d’Amour » le temps du déjeuner. Cet événement affiche également complet.


Avignon : Héloïse Barthélémy, le nez du café

Manuel Pratt, notre humoriste local aborde un thème difficile à traiter ce vendredi 14 février au Théâtre de l’Oulle.

‘Les volets clos’ aborde le thème de la prostitution. Peu de spectacles abordent ce thème, qui plus est par un homme, seul en scène. Choisir la date de la Saint-Valentin n’est pas la moindre de ses provocations ! Hormis ses spectacles « estampillés » humour qui font la joie des festivaliers du Off, Manuel Pratt excelle également dans le théâtre documentaire tels ‘Evadé d’Auschwitz’, ‘Couloir de la mort’, ‘Les Tranchées’, ‘Algérie, Contingent 56’. Ici, il ouvre les volets des bordels et nous convie avec justesse à entrer dans ces maisons dites de tolérance.

Manuel Pratt devient notre guide

À la fois client ou patronne de bordel, à la fois fille de joie ou politicien véreux, le public suit Manuel Pratt dans une maison de tolérance. Anecdotes réelles d’un quotidien que personne ne connaît derrière ces rideaux épais. On passe du rire à l’étonnement, une visite guidée qui ne tombe jamais dans l’indécence et la vulgarité. Point de voyeurisme mais le désir de connaître l’envers d’une réalité quelquefois fantasmée ou tronquée.  

Vendredi 14 février. 19h30.15 et 20€. La Factory/Théâtre de l’Oulle. Rue de la Plaisance. 09 74 74 64 90.


Avignon : Héloïse Barthélémy, le nez du café

Après la pause tea-jazz des dimanches de janvier, place à la reprise des concerts du jeudi soir au club de jazz avignonnais et l’arrivée du nouveau directeur de l’AJMI , Antoine de la Roncière.

Le nouveau directeur de l’AJMI, Antoine de la Roncière, se propose de consolider mais aussi d’explorer de nouveaux territoires tout en mettant en lumière les artistes de notre région.Comme un signe de bienvenue,  le premier concert de cette deuxième partie de saison, avec le trio de l’Avignonnaise Fiona Aït-Bounou, nous emmènera bien au-delà de notre région. 

Fiona Aït-Bounou, un visage et une voix bien connus du paysage avignonnais

Les habitués de l’AJMI connaissent bien Fiona Aït-Bounou : son engagement dans la vie de l’association de l’AJMI,  ses ateliers collectifs de pratique vocale, ses interventions dans les établissements scolaires d’Avignon tout au long de l’année. On l’aura compris, la pédagogie prend une grande place dans sa vie mais n’empêche pas cependant la chanteuse de mener pleinement sa carrière de musicienne. 

MOAB, le nouveau projet très personnel de Fiona Aït-Bounou

Elle le dit d’emblée : « c’est la première fois que je vais présenter sur scène des compositions qui sont uniquement de moi. » Jusqu’à présent dans ses diverses formations elle faisait des reprises de swing, blues, des standards de jazz avec la harpiste Mathilde Giraud. Dans ce projet  elle chante, a écrit des textes et elle va aussi jouer un peu de clavier.

Trouver sa voie(x)

Fiona Aït-Bounou ne vient ni du classique, ni du jazz. Les premières musiques qu’elle a chantées et entendues c’était plutôt de la pop et de la chanson française. «  Quand j’ai commencé à improviser on m’a tout de suite dit “ah tiens ça s’entend que t’as des origines marocaines”. Et là je me suis dit “ah tiens, pour la première fois on me dit un truc qui est vrai, j’ai des origines marocaines”. Sauf que je les avais jamais assumées ni dans la vie ni dans ma musique. »

Assumer ses origines marocaines

Suite à cette révélation, elle est  allée au Maroc pour la première fois de sa vie et « ça a généré beaucoup d’émotions. Moab, en fait parce que mon histoire part de là. Etant d’origine marocaine du côté de mon père. “Moab” c’est la contraction du prénom et du nom de mon père. » 

Un projet à la fois très personnel et ouvert

Quelques textes en français ont été écrits par Émilie Mouret, Cédrick Bec ajoute la dimension jazz orientale avec les percussions et les rythmes d’Afrique du Nord, Franck Lamiot au clavier sait apporter sa touche personnelle. La résidence à l’AJMI a peaufiné le tout avec lNicolas Baillard au son. « Dans Moab, ce qui m’intéresse au niveau sonore, au niveau musical, c’est de rester multiple. » 

On ne peut pas plaire à tout le monde mais on peut aussi plaire à beaucoup de gens

« On ne peut pas plaire à tout le monde mais on peut aussi plaire à beaucoup de gens. Si les gens sortent en ayant l’impression d’avoir fait un voyage à la fois sur des terres inconnues et en même temps sur des terres qui leurs sont chères, j’aurais gagné mon pari. »

Fiona Aït-Bounou : voix et composition
Franck Lamiot : claviers et arrangements
Cédrick Bec : batterie et pad
Nicolas Baillard : son
Émilie Mouret : textes

Jeudi 13 février. 20h30. 5 à 16€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.


Avignon : Héloïse Barthélémy, le nez du café

Malgré les annonces de restrictions budgétaires à venir pour le spectacle vivant, malgré les incertitudes pour soi ou les autres compagnies, le sourire, les émotions et les regards reconnaissants étaient intacts lors des représentations de ce début d’Hivernales.

On retiendra de ce début de programmation beaucoup de mots , de couleurs, de sons, avec des musiciens au plateau, des effets lumineux, des proximités narratives. Dès la première soirée, avec « The way Things Go », le chorégraphe autrichien Christian Ubl a su modéliser sur scène ce lien tenu qui nous unit le temps d’un spectacle , la façon dont les choses se passent, ce fluide qui circule ou rebondit à travers les sons — incroyable Romain Constant en magicien des sons en live — les corps, les voix et les lumières.  

Quand le corps et la voix tracent le récit 

L’univers des récits intimes a rejoint la grande Histoire : celle de l’exil et des origines avec la très attendue belgo-malgache Soa Ratsifandrihana, qui a su nous émouvoir avec un propos énergique et engagé, celle des Femmes avec la performeuse italienne Ambra Senatore, qui excelle dans une danse expressive, celle de la réappropriation culturelle du Fado avec « Bate Fado » si l’on accepte la proposition d’un spectacle hybride, entre danse et concert, qui se veut populaire à la limite du cabaret kitch mais qui fut un grand moment de partage à l’Opéra Grand Avignon.

Durant tout le festival, deux propositions de Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot de la Compagnie Ex Nihilo :

‘Apparemment ce qui ne se voit pas’ (Triptyque vidéo) : programme de courts solos tournés dans 11 villes d’Europe, d’Asie, d’Afrique du nord et du Moyen Orient. Jusqu’au 15 février, 14h à 18h. Le Grenier à Sel. 
‘Arpentages # 11_Vitry-sur-Seine’ : photographies issues d’un projet mené à Vitry en 2019 et 2020. A la recherche de portraits d’habitants sur un territoire, dans l’espace public avec la danse comme prétexte.
Jusqu’au 28 février. Le Grenier à Sel. Rue des Remparts Saint-Lazare. Avignon.  

Que le(s) spectacle(s) continue(nt) !

‘Prendre l’Air’ de Bruno Benne
Mardi 11 février. 20h. 8 à 23€. L’autre Scène. Avenue Pierre de Coubertin. Vedène. 04 90 14 26 40. www.operagrandavignon.fr  

‘Étrangler le temps’ de Boris Charmatz et Emmanuelle Huynh
Mercredi 12 février. 20h. 8 à 23€. La FabricA. 11 Rue Paul Achard. Avignon. 

‘Jimmy+ Kernel-matière’
Jeudi 13 février 20h. 8 à 23€. La Chartreuse. 58 rue de la République. Villeneuve-les-Avignon.

‘Bâtisseurs de rêves ATHOMiques’ d’Antoine Le Menestrel (projection, signature et rencontre)
Vendredi 14 février. 18h. Entrée libre. Réservation indispensable.Maison Jean Vilar. 

‘La Margherite’, sortie de résidence, d’Erika Zueneli
Vendredi 14 février. 20h. Entrée libre. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne.  04 90 14 07 99.

‘La Cuenta [Medellín-Marseille]’ de Marina Gomes
Samedi 15 février.16h. 8 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.

‘Sous le volcan’ de Leslie Mannès
Samedi 15 février. 18h. 8 à 23€. Les Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. 0490 82 33 12.

‘Bal Magnétique’, sortie de résidence, de Massimo Fusco
Samedi 15 février. 20h. Entrée libre. La Scierie. 15 boulevard du quai Saint Lazare. Avignon. 04 84 51 09 11. 

Jusqu’au samedi 15 février. 47ième édition des Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 11 46 45. Billeterie : 3-5 rue Portail Matheron. Avignon.


Avignon : Héloïse Barthélémy, le nez du café

Retour des cabaret-scènes ouvertes 

Marionnettistes, danseur.se.s, musicien.ne.s, chanteur.se.s timide.s ou qui répète(nt) sous la douche, conteur.euse.s, etc… La formule reste la même : vous avez 3 minutes sur une scène de 3m x 3m pour faire tressaillir le public !! Inscriptions artistes et public : contact@compagniederaidenz.com !

En pratique 

Pour les Avignonnais, la compagnie propose la Navette Deraïdenz. Elle vient vous chercher Porte de l’Oulle et vous ramène. Réservation obligatoire par téléphone au 06 18 78 39 98 ou par mail à contact@compagniederaidenz.com. Sinon, fléchage dans l’Ile : PMT.

Ateliers de fabrication de marionnettes

En 2025, rendez-vous les samedis après-midi, à la Maison Jean Vilar pour des ateliers de fabrication participatifs de marionnettes et de décors, gratuits. ! Les premiers ateliers seront les samedis 8, 15 et 22 février 2025 et les samedis 15 et 22 mars 2025 ! 

Samedi 8 février. 20h. Sur adhésion à partir de 5€. Possibilité de boire et manger sur place. Compagnie Deraïdenz. Pôle Théâtre et Marionnette. 2155 chemin de la Barthelasse. Avignon.


Avignon : Héloïse Barthélémy, le nez du café

La gastronomie italienne s’installe à Avignon avec la franchise Italian Queen qui va ouvrir un restaurant en lieu et place de l’ancienne brasserie Le Cintra sur le Cours Jean Jaurès. Pizza, pasta, bruschetta, tiramisu, panna cotta et bien d’autres spécialités vous feront voyager tout droit vers l’Italie.

La grande brasserie Le Cintra a fermé ses portes définitivement à l’été 2023. L’établissement était depuis en travaux, mais ce qui allait remplacer cette institution avignonnaise restait alors un mystère… jusqu’à il y a quelques semaines. Aujourd’hui, les travaux continuent, mais le mystère lui, n’est plus. L’annonce de l’ouverture d’Italian Queen a été placardée sur chacune des vitres de l’ancienne brasserie.

Lancé par Jonathan Jablonski en 2022 avec l’ouverture d’un premier restaurant au sein du centre commercial Val d’Europe à Serris en région parisienne, le concept Italian Queen, au vu de sa forte croissance en quelques années, a décidé de se franchiser. Ainsi, deux nouveaux restaurants devraient naître en 2025, dont celui d’Avignon en avril prochain.

Des spécialités italiennes

Inspiré des États-Unis, le concept Italian Queen met en lumière la culture italienne tout en ayant un côté américain, avec notamment la personnalisation des pizzas, et un restaurant qui mêle le design italien contemporain et un look rétro industriel New Yorkais.

Plus qu’un simple restaurant, Italian Queen se veut « un lieu de vie du matin au soir, accueillant et original. » Les clients pourront se délecter de spécialités italiennes du matin au soir, du cappuccino au tiramisu, en passant par la pizza napolitaine, les pâtes, la focaccia, ou encore le spritz ou le limoncello. Les prix vont jusqu’à 20€ pour un plat (pour découvrir le menu, cliquez ici).

Ouverture prévue en avril prochain au 44 Cours Jean Jaurès, Avignon.

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/70/   1/1