8 juillet 2026 |

Ecrit par le 8 juillet 2026

Louise Cara, papesse de L’encre, du vide et de l’invisible

À Avignon, l’artiste peintre Louise Cara fait dialoguer deux montagnes mythiques dans une exposition immersive et contemplative présentée à l’église des Célestins. Entre encre japonaise, spiritualité et patrimoine, ‘Du Mont Ventoux au Mont Fuji – Rapprochements inédits’ esquisse un pont sensible entre Provence et Japon.

Dans le silence minéral de l’église des Célestins, à Avignon, Louise Cara convie le public à une étonnante expérience, le dialogue entre le mont Ventoux et le mont Fuji, deux géants géographiques séparés par près de 10 000 kilomètres mais réunis ici par la peinture, le souffle et la contemplation. À travers une quarantaine d’œuvres réalisées principalement à l’encre japonaise sur papier de mûrier, l’artiste avignonnaise poursuit une recherche menée depuis plus de 20 ans autour de l’épure, du sacré et du paysage comme espace de révélation.

Deux montagnes, un même vertige
D’un côté, le Ventoux, ‘géant de Provence’ cher à Pétrarque, qui le gravit le 26 avril 1336 depuis Malaucène, classé réserve de biosphère par l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) depuis 1990. De l’autre, le mont Fuji, volcan sacré japonais inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2013. Deux silhouettes immédiatement reconnaissables, deux sommets devenus mythes nationaux.

L’habit de l’ange, oeuvre de Louise Cara, copyright MMH

Le dialogue des géants
Lors du vernissage, la maire adjointe au patrimoine et à l’industrie culturelle, Violetta Lukic, a résumé ce rapprochement inattendu en évoquant ‘un dialogue des géants’ rendu possible grace au dispositif quartet +. Car chez Louise Cara, les montagnes ne sont jamais de simples motifs paysagers : elles deviennent des figures spirituelles, des lieux d’élévation intérieure et des passerelles entre Orient et Occident.

Une exposition poétique et spirituelle
Le consul général du Japon à Marseille, Hiroshi Kitagawa, a lui aussi salué une exposition « poétique et spirituelle » rappelant ce qui unit les cultures française et japonaise : « le respect de la nature, le sens du sacré et la quête d’élévation ». Une résonance d’autant plus forte que la France et le Japon célébreront en 2028 le 170e anniversaire de leurs relations diplomatiques.

L’encre, le vide et l’invisible
Ce qui frappe d’abord dans le travail de Louise Cara, c’est le dépouillement. Gris ardoise, noirs profonds, blancs laiteux : la palette est volontairement réduite pour mieux laisser affleurer le silence. Le geste, presque méditatif, emprunte autant à l’esthétique japonaise qu’à la lumière austère des paysages provençaux.

Une centaine de personnes était présente pour l’inauguration de l’exposition Copyright MMH

Une sobriété habitée
Mais derrière cette sobriété se cache une œuvre profondément habitée. Dans plusieurs toiles, des formes apparaissent presque malgré l’artiste : silhouettes humaines, anges, livres ouverts. Des présences que Louise Cara décrit comme des surgissements de l’invisible, révélés parfois seulement une fois l’œuvre achevée. Nourrie par la lecture des grands textes spirituels, Torah, Bible et Coran, la peintre développe une approche transversale du sacré, loin de toute démonstration religieuse. Ici, le livre devient symbole universel de transmission et de connaissance ; La montagne, elle, figure l’ascension intérieure.

Une exposition comme un voyage intérieur
Le choix de l’église des Célestins avec ses volumes gothiques, sa verticalité et sa lumière tamisée, agit comme une chambre d’écho à cette quête d’élévation. La scénographie emprunte d’ailleurs aux kakemonos japonais : des œuvres suspendues qui semblent flotter dans l’espace et invitent le visiteur à ralentir le regard, particulièrement sur la robe de l’ange dorée à l’or fin par Lucile Manguin.

Julie Bouriche, Farshad et Ava Soltani
L’exposition s’enrichit également de performances et de lectures. Les 15 et 16 mai, la danseuse Julie Bouriche proposera ‘Le Voyage de l’âme’, inspiré de la danse soufie, accompagnée des musiciens Farshad et Ava Soltani. Le 26 mai, l’écrivaine Karima Berger livrera une lecture imaginée autour de ce rapprochement inédit entre les deux montagnes. Plus qu’une exposition de peinture, ‘Du Mont Ventoux au Mont Fuji’ apparaît ainsi comme une invitation à la contemplation, à l’écoute du silence et à la redécouverte du paysage comme espace spirituel.

Copyright MMH

L’église des Célestins, écrin de silence et de résonances
Il suffit de franchir les portes des Célestins pour comprendre pourquoi Louise Cara a choisi ce lieu. Ancienne église conventuelle désaffectée, fondée au XIVᵉ siècle au cœur d’Avignon, près de la tombe du saint Cardinal Pierre de Luxembourg où se produisaient des miracles, l’édifice conserve cette atmosphère rare où le temps semble suspendu. Entre pierres blondes, voûtes gothiques et lumière tamisée, l’architecture impose naturellement le recueillement. Dans cet espace marqué par la spiritualité, les montagnes de Louise Cara trouvent une résonance presque évidente. Le mont Ventoux et le mont Fuji, tous deux associés à l’élévation, au silence et à la contemplation, dialoguent avec l’histoire même du lieu.

Copyright MMH

En équilibre
Cette rencontre entre patrimoine avignonnais et esthétique japonaise crée un subtile et parfait équilibre. D’un côté, la mémoire minérale des Célestins ; de l’autre, la délicatesse des papiers de mûrier et la fluidité ultra précise du geste à l’encre. Ensemble, ils composent un espace propice à la lenteur et à l’introspection, loin du rythme frénétique des grandes expositions contemporaines. Louise Cara elle-même évoque un ‘écrin de beauté’ capable de contenir symboliquement ces deux montagnes mythiques. Une formule qui prend tout son sens dans cette église où chaque pierre semble inviter le visiteur à lever les yeux, à ralentir et à habiter pleinement le silence.

Les infos pratiques
Du Mont Ventoux au Mont Fuji. Rapprochements inédits. Louise Cara. Jusqu’au 26 mai. Du mardi au dimanche de 14h à 20h. Les 15 et 16 mai, la danseuse Julie Bouriche proposera ‘Le Voyage de l’âme’, inspiré de la danse soufie, accompagnée des musiciens Farshad et Ava Soltani. Le 26 mai, l’écrivaine Karima Berger livrera une lecture imaginée autour de ce rapprochement inédit entre les deux montagnes. Église des Célestins, place des Corps-Saints, à Avignon. Entrée libre.
Mireille Hurlin

L’église des Célestins, lieu de l »exposition Copyright MMH

Louise Cara, papesse de L’encre, du vide et de l’invisible

Dans le cadre exceptionnel de l’église Saint-Agricol quatre talentueux interprètes nous proposent ‘Chiaroscuro’ un dialogue musical autour du répertoire baroque italien.

‘Chiaroscuro’, c’est le clair-obscur italien, l’Italie d’Haëndel jeune homme, de Monteverdi ou de Bononcini injustement méconnu. Le clair-obscur, c’est l’évocation d’une  forme musicale : le duo fait d’opposition,  à l’image de la Nature, blanc et noir, Lune et Soleil, feu et glace… « À une voix claire fait écho une voix sombre, au théorbe répond le violoncelle, pour fondre en un même creuset cette mystérieuse alchimie sans cesse renouvelée. Et la beauté surgira de ces contrastes, inspirés par la figure du Caravage, dont le caractère excessif et sanguin trouva sa géniale transposition dans la maîtrise du clair-obscur. »

Magali Léger : soprano
Albane Carrère : mezzo-soprano
Raphaël Jouan : violoncelle
Élodie Brzustowski : théorbe

Au programme de ‘Chiaroscuro’, duos baroques italiens

Georg Friedrich Haëndel, Duetti da camera
Antonio Vivaldi, Sonate pour violoncelle et basse continue RV40 ou RV43
Giovanni Bononcini, Chi d’amor tra le catene, opus 8
Georg Friedrich Haëndel, Giulio Cesare in Egitto
Georg Friedrich Haëndel, Il delirio amoroso HWV 99
Claudio Monteverdi, Il Settimo Libro dei Madrigali
Claudio Monteverdi, L’incoronazione di Poppea
Giovanni Battista Pergolesi, Stabat Mater

Samedi 16 mai. 20h. 22€. Eglise Saint-Agricol. Avignon. musiquebaroqueenavignon.fr


Louise Cara, papesse de L’encre, du vide et de l’invisible

A aucun moment, Olivier Galzi, le nouveau maire d’Avignon, n’a jeté un regard vers le député LFI présent aux côtés du Préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, des patrons de la police nationale, du groupement de gendarmerie de Vaucluse, des pompiers, des douanes, de la police municipale d’Avignon, comme des porte-drapeaux, des associations d’Anciens Combattants, du Souvenir Français ainsi que des représentants de la Société des Membres de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite.

Présents également beaucoup d’adolescents, d’écoliers et collégiens avec leur instituteur ou professeur qui leur ont appris l’histoire de France et qui leur ont expliqué le sens de la résistance à l’ennemi et la bravoure des soldats et des officiers pendant la Seconde Guerre Mondiale. Egalement en uniformes, des Jeunes de l’armée de l’air et de l’espace venus de la BA 115 d’Orange-Caritat. Et des membres du conseil municipal des enfants d’Avignon, ceints de leur écharpe tricolore.

Tour à tour, après la cérémonie du 81ème anniversaire de la Victoire sur l’imposant parvis de la place du palais des papes, ils ont grimpé jusqu’au monument aux morts du rocher des doms où des gerbes ont été déposées par les personnalités civiles et militaires à la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour que nous vivions libres.

Le discours de Catherine Vautrin, la ministre des armées et des anciens combattants et de la ministre déléguée Alice Rufo a été lu à l’auditoire. « Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai à Reims était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne. Après des années d’épreuves, d’horreurs et de combats, l’Europe était libérée de l’emprise totalitaire et génocidaire nazie. Libérée par tous les Alliés, ‘La seule France, celle qui se bat et ne se rend pas. Ne l’oublions pas, avant d’être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d’abord une défaite de l’esprit’  écrivait Marc Bloch, combattant en 1914, résistant en 39, fusillé en 1940 qui avait porté sur les responsables dela débâcle ce sont implacable :’ils avaient estimé très tôt naturel d’être battus ».

Le préfet de Vaucluse.

Le discours de la ministre des armées se poursuit : « Ceux qui continuèrent de croire à la France n’étaient pas des surhommes. Ce furent des femmes et des hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes convictions avec leurs peurs et leurs doutes mais unis par la même exigence, ne pas subir, ne pas céder. Alors que nous célébrons les 400 ans de la marine nationale, souvenons-nous de l’amiral Muselier (grand-père de Renaud Muselier, l’actuel président de la Région Provence-Alpes-côte d’Azur). Il avait été le 1er à rallier le Général de Gaulle à Londres en 1940 et avait fondé les forces navales françaises. C’est lui qui donna son emblème à la France libre : la Croix de Lorraine. »

Avant de conclure, Catherine Vautrin a écrit : « Aujourd’hui, il nous revient de transmettre aux jeunes le ‘patriotisme agissant’, cette force morale, la 1ère arme d’un peuple qui sut, au bord de l’abîme, se redresser » . Elle cite alors le discours prononcé par le Général de Gaulle en mai 1945 devant l’Assemblée Nationale : « Un peuple, le nôtre, que ni le malheur militaire, ni la faillitre des institutions, ni le mensonge, ni la violence n’ont pu détourner de son éternelle vocation ».

Au cours de la cérémonie, plusieurs décorations ont été décernées. Avec notamment, la promotion de « Commandeur de l’Ordre National du Mérite » au Général de Brigade Aérienne Jean-Luc Henry Daroux, pilote de chasse avec 3 500 heures de vol à son actif, commandant la BFSA (Brigade des Forces Spéciales Air) d’Orange et Délégué Militaire Départemental de Vaucluse.

Andrée Brunetti


Louise Cara, papesse de L’encre, du vide et de l’invisible

La colonne de douche Opty-O, qui permet de réaliser des économies d’eau et d’énergie, vient de se voir décerner la médaille d’or lors du concours Lépine 2026. L’invention vauclusienne a été récompensée du prix de la mairie de Paris dans la catégorie ‘Quotidien et Art de vivre’ du célèbre concours d’innovation initié en 1901 par Louis Lépine.
C’est Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O fin 2024, qui a reçu le prix en main propre (voir photo principale).

L’équivalent d’une petite piscine
Le principe de la colonne de douche Opty-O est simple : récupérer l’eau froide qui s’écoule habituellement dans les canalisations avant l’arrivée de l’eau chaude et la réinjecter dans le circuit d’eau froide.
Résultat : moins d’eau gaspillée et une douche plus responsable puisque l’économie est comprise entre 3 à 10 litres par jour. Pour une famille de 4 personnes cela équivaudrait chaque année au remplissage d’une petite piscine de 2,5m x 3,5m, soit une économie sur la facture entre 160€ et 320€.
Pouvant être facilement posée soi-même, cette solution intègre un système lumineux pédagogique qui sensibilise les utilisateurs à leur consommation en temps réel afin de les inciter à raccourcir la durée des douches de manière progressive.

Objectif : 1 000 vente d’ici la fin de l’année
Déjà récompensé en juin dernier par le prix du jury organisé par Graines de Boss et la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Vaucluse, Opty-O assure désormais l’assemblage de ses colonnes dans ses locaux dans la zone d’activité d’Agroparc à Avignon.
Ce choix d’industrialisation locale traduit la volonté de son fondateur de maîtriser sa production, de réduire son empreinte carbone et de valoriser un savoir-faire industriel français.

Crédit : Opty-O/DR

Après cette première année, la jeune entreprise poursuit le développement de son réseau de distribution auprès d’une double cible : les particuliers, mais aussi les professionnels, notamment les établissements de tourisme indépendant engagés dans une démarche de consommation plus responsable. L’objectif sera de réaliser 1 000 ventes auprès des particuliers et de contractualiser 50 partenariats avec les professionnels du tourisme d’ici la fin de l’année 2026.

« La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »

Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O

« L’objectif de la première année était simple : prouver que le produit fonctionne et qu’il trouve son marché, rappelle Simon Lillamand. Aujourd’hui, nous avons des colonnes installées, des retours utilisateurs très positifs et une production désormais intégrée à Avignon. La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »

L.G.


Louise Cara, papesse de L’encre, du vide et de l’invisible

Trois ans déjà que l’association Présences palestiniennes organise cette manifestation destinée à faire connaître la culture et la société palestinienne et à favoriser les échanges franco-palestiniens. 

Encouragée par le succès de la Dizaine palestinienne en 2023, de la Huitaine en 2024 et de la Treizaine palestinienne en 2025, l’association avignonnaise Présences palestiniennes renouvelle cette année l’expérience et organise pendant dix-huit jours, du mecredi 13 mai au lundi 1er juin, une série d’événements autour de la culture palestinienne. 

Devenue ainsi une Dix-Huitaine palestinienne, inspirée par les semaines italienne, provençale, espagnole et libanaise, qui se tiennent régulièrement à Avignon, cette manifestation prend en ce troisième printemps de la guerre menée par Israël à Gaza, avec son extension récente au Liban et l’accélération de la colonisation en Cisjordanie, une résonance forcément politique.

Faire connaître la Palestine et son peuple par la culture

« Nul ne peut ignorer le caractère génocidaire de cette guerre, désormais reconnu par les experts de l’ONU, par Amnesty international et de nombreuses ONG. Ce sont des massacres de populations civiles, la destruction d’un territoire, d’une civilisation, de richesses culturelles et de tout ce qui constitue le patrimoine national d’un peuple, du peuple palestinien en l’occurrence. En ce mois de mai, les frappes israéliennes continuent à tuer des civils malgré le cessez-le-feu et les conditions de vie dans Gaza détruite et toujours sous blocus sont épouvantables. Face à ce contexte dramatique et dans l’urgence d’agir en solidarité, l’Association Présences palestiniennes n’a pas voulu renoncer à faire connaître la Palestine et son peuple par sa culture riche mais souvent occultée. Tout ce qui peut la rendre plus proche, humaine et vivante comme elle l’est, ne peut que contribuer à vivifier la solidarité dont elle a besoin », précisent les bénévoles et organisateurs de cette Dix-Huitaine. 

Poésie, théâtre, concerts, art culinaire, cinéma, littérature pour mettre en valeur l’image positive d’une société et d’un peuple qui vit, aime, travaille, qui a le sens de la fête et de l’hospitalité, un peuple dynamique et cultivé qui réussit à vivre malgré les difficultés

Cette année encore, la manifestation s’organise autour de la traditionnelle exposition qui a lieu depuis 2016 au mois de mai. Après les artistes plasticiens de 2022, la broderie palestinienne de 2023, les photographies de Gaza en 2024, des œuvres de Mahmoud Alhaj en 2025, ce seront des photographies de Fatima Hassouna et des dessins de Raed Issa qui seront présentés au Temple Saint Martial, où  Mahmoud Alhaj  nous parlera aussi de ses travaux menés depuis son exposition l’année dernière.

Le collectif amateur dirigé par Silvia Cimino mettra en scène et en mouvement  la poésie des poétesses de Gaza au Théâtre des Carmes, le conteur Jihad Darwiche sera à la médiathèque Renaud-Barrault pour des récits et portraits de Palestine, l’Eveilleur accueillera le concert de l’ensemble Palestine sur scène. Au cinéma Utopia, projections de Collapse et d’Alice aux pays des colons, suivies des rencontres, respectivement avec la réalisatrice Anat Even et le réalisateur Yanis Mhamdi. Sabri Giroud proposera une conférence à l’épicerie-librairie Youpi ! sur l’ouvrage Palestine en 50 portraits, qu’il a dirigé. Des ateliers également : de debké par Mohammed Alaloul et, sous la conduite de Alaa Alhaj, de cuisine palestinienne, dont le public goûtera les mets avant la projection surprise en plein air d’un film d’animation.  

Trois librairies avignonnaises, la Mémoire du monde, La Comédie humaine et Youpi !, mettront en valeur la littérature de et sur la Palestine.

Contact : presences.palestiniennes@laposte.net / Maison Manon. 12 Place des Carmes. Avignon.


Louise Cara, papesse de L’encre, du vide et de l’invisible

Face à l’explosion des maladies neurologiques et aux délais croissants d’accès aux spécialistes, le Vaucluse inaugure sa première équipe de soins spécialisée en neurologie. Une réponse coordonnée et innovante pour améliorer l’accès aux soins dans un territoire confronté à une forte tension médicale.

C’est une première dans le département. En avril dernier, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Vaucluse, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur et dix neurologues libéraux ont officialisé la création de l’Équipe de soins spécialisée (ESS) du Comtat Venaissin, dédiée à la neurologie. Derrière cette structure encore méconnue du grand public se dessine pourtant une évolution majeure de l’organisation des soins. Créées en 2019, les ESS permettent à des médecins spécialistes de coordonner leur activité autour d’un projet médical territorial commun afin d’améliorer la prise en charge des patients et de fluidifier les parcours de soins. Dans le Comtat Venaissin, l’initiative répond à une situation devenue préoccupante : difficultés d’accès aux consultations, délais de rendez-vous prolongés et tension croissante sur l’offre de neurologie.

Une organisation inédite pour répondre à l’urgence neurologique
Le constat n’est pas propre au Vaucluse. En France, les besoins en neurologie augmentent fortement sous l’effet du vieillissement de la population et de la progression des maladies neurodégénératives. Selon Santé publique France, près de 1,2 million de personnes vivent aujourd’hui avec une maladie neurologique chronique, parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’épilepsie ou encore la sclérose en plaques.

Copyright CPAM de Vaucluse

Une spécialité très demandée
La neurologie fait partie des disciplines médicales confrontées à une forte pression démographique. Le nombre de patients progresse plus vite que celui des spécialistes disponibles, notamment dans les territoires semi-ruraux ou éloignés des grands centres hospitaliers universitaires. Egalement, les étudiants en médecine boudent cette spécialité qu’ils jugent trop complexe.

Une équipe de 10 professionnels
L’ESS du Comtat Venaissin a précisément été pensée pour répondre à cette fragilité territoriale. Le dispositif réunit dix neurologues libéraux installés à Carpentras, Avignon, Pertuis, Châteaurenard et Montélimar, épaulés par une coordinatrice et une infirmière en pratique avancée (IPA). Depuis le lancement du projet en 2021, l’activité a doublé en deux ans avec plus de 2 000 premières consultations réalisées en 2025, signe d’un besoin particulièrement important sur le territoire. Cette montée en charge s’inscrit dans une tendance nationale. Selon la Fédération française de neurologie, les délais d’accès à un neurologue peuvent dépasser plusieurs mois selon les territoires, notamment pour les consultations non urgentes.

Une médecine plus coordonnée et plus réactive
L’ESS repose sur trois piliers : rapidité d’accès, coordination renforcée et innovation numérique. Concrètement, des créneaux sont réservés pour les situations neurologiques à fort enjeu, permettant aux médecins traitants d’obtenir plus rapidement des avis spécialisés. L’infirmière en pratique avancée assure quant à elle le suivi des patients complexes et facilite le lien entre médecine de ville et structures hospitalières.

La téléexpertise
Le projet mise également sur la téléexpertise et les messageries sécurisées afin d’accélérer les échanges entre professionnels. L’enjeu est crucial dans une spécialité où le facteur temps peut conditionner le pronostic. Accident vasculaire cérébral, suspicion de maladie neurodégénérative, troubles cognitifs ou pathologies neuromusculaires nécessitent souvent des diagnostics rapides et une coordination étroite entre les différents acteurs du soin. L’ESS a ainsi noué plusieurs partenariats structurants avec les orthophonistes, les CPTS (Communautés professionnelles territoriales de santé), le GHT-Neuro d’Avignon (Groupement hospitalier de territoire) et le CHU (Centre hospitalier universitaire) de Marseille pour les dossiers complexes.

Copyright Freepik

Vieillissement de la population et maladies neuro-dégénératives
Si les maladies cardiovasculaires ou les cancers concentrent souvent l’attention médiatique, les pathologies neurologiques représentent pourtant un enjeu de santé publique majeur. L’Organisation mondiale de la santé estime que les affections neurologiques constituent désormais la première cause d’incapacité dans le monde. En France, le vieillissement de la population accentue cette pression. Selon l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le nombre de personnes atteintes de maladies neurodégénératives devrait fortement augmenter dans les prochaines décennies, entraînant des besoins croissants en consultations spécialisées, en suivi coordonné et en accompagnement des aidants. En Vaucluse, où certaines zones restent médicalement fragiles, la question de l’accès rapide à la neurologie devient donc stratégique.

Une nouvelle logique territoriale des soins
En cela, la création de cette ESS traduit une transformation plus profonde du système de santé français passant d’une médecine fragmentée à une organisation collective et territorialisée. L’Assurance maladie et l’ARS soutiennent financièrement cette évolution. Après une aide au démarrage de 12 000€ en 2021 puis 15 000€ consacrés à la structuration du projet, l’ESS bénéficiera d’un financement annuel de 50 000€ à partir de 2026. Pour les autorités sanitaires, ces nouvelles organisations doivent permettre de mieux répartir les ressources médicales existantes, tout en limitant les ruptures de parcours et les renoncements aux soins. Dans un Vaucluse confronté au vieillissement de la population et à la raréfaction de spécialistes, l’ESS du Comtat Venaissin pourrait devenir un modèle appelé à essaimer dans d’autres disciplines.

L’équipe de l’ESS du Comtat Venaissin
L’ESS de neurologie du Comtat Venaissin regroupe 10 neurologues libéraux, les docteurs Bruno Perrouty, Pierre-Jean Gonon, Corinne Querel-Gonon, Anne Revol et Chloé Hirtz de Carpentras ; Valérie de Borchgrave d’Avignon, Géraldine Ast de Pertuis, Nathalie Grosmaire et Hervé Fayolle de Montélimar ; Alain Just de Chateaurenard ; Laura Dubousquet coordinatrice et Marie-Thérèse Casta-Jardi, infirmière en technique avancée (IPA).
Mireille Hurlin


Louise Cara, papesse de L’encre, du vide et de l’invisible

Des coffee-shops hybrides aux savons artisanaux, des galeries troglodytes aux biscuits conçus à partir de chutes d’hosties : les Trophées du Commerce 2026 mettent en lumière un Vaucluse entreprenant, créatif et tourné vers l’avenir. À travers cinq lauréats distingués par la CCI de Vaucluse, Cyril Cheminot et Hervé Belgioino pour Cofeecina à Avignon ; Moute Derraj pour Savon stories à Avignon ; La maison Suet, opticien indépendant, Photo studio, astronomie et jumelles et galerie d’art à Apt ; La boutique de l’Abbaye Notre Dame du Bon secours pour ses biscuits à base d’hostie à Blauvac, et l’association de commerçants Les Vitrines de Pertuis, c’est tout un territoire qui revendique la vitalité de son commerce de proximité, entre innovation, ancrage local et réinvention des centres-villes.

Le Vaucluse est fier de son commerce de proximité, levier d’attractivité territoriale et le fait savoir en lui consacrant les Trophées du Commerce 2026, organisés par la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, dans le cadre du concours national porté par le réseau des CCI. Derrière les distinctions remises ces derniers jours à Avignon, Apt, Blauvac et Pertuis, se dessine un tissu commercial qui, au-delà de l’activité marchande, participe à la vie sociale, culturelle et environnementale des communes.

Regain d’initiative
Onze commerces ont candidaté cette année dans le département, tandis que trois associations de commerçants étaient en lice. Une mobilisation significative dans un territoire où le commerce indépendant demeure un marqueur fort de l’identité locale, notamment dans les centres anciens confrontés aux enjeux de vacance commerciale et de concurrence périphérique.

Coffeecina Copyright CCI de Vaucluse

Le commerce entreprenant
À Avignon, le trophée ‘Commerce entreprenant’ est revenu à Cofeecina, un lieu ouvert en 2024 par Cyril Cheminot et Hervé Belgioino. Le concept ? Mêler coffee-shop latino, espace de coworking et salle de réunion. Une hybridation devenue emblématique des nouveaux modèles commerciaux : aujourd’hui, le client ne vient plus seulement consommer un produit, mais vivre une expérience, profiter d’un cadre, parfois même d’une communauté. Dans de nombreuses villes moyennes, ces lieux multifonctions participent à réinventer les usages du centre-ville en attirant étudiants, télétravailleurs et entrepreneurs.

L’environnement, creuset du bien-vivre
Cette mutation du commerce passe aussi par les préoccupations environnementales. Récompensée dans la catégorie ‘Commerce durable’, Savon Stories, désormais installée à Avignon, porte cette montée en puissance de l’artisanat écoresponsable. Ingrédients biologiques, fabrication manuelle, contenants réutilisables : l’entreprise fondée par Moute Derraj participe à cette tendance sociétale de fond. Le consommateur privilégie de plus en plus les circuits courts, les compositions naturelles et la transparence des procédés de fabrication.

Moute Derraj pour Savon stories Copyright CCI de Vaucluse

La mise en récit du territoire
À Apt, la Maison Suet valorise le patrimoine et l’expérience culturelle. Installée depuis quatre générations dans le Pays d’Apt, l’entreprise familiale a transformé une cave du XIVe siècle en galerie d’art et espace photographique. Une manière de conjuguer activité commerciale et mise en récit du territoire au cœur d’une économie touristique en recherche de lieux atypiques.

Maison Suet Copyright CCI de Vaucluse

Les biscuits de Notre Dame de bon secours
Plus inattendu encore, le trophée de l’innovation décerné à la boutique de l’Abbaye Notre-Dame du Bon Secours, à Blauvac, rappelle que l’innovation naît parfois là où on ne l’attend pas. Confrontée à la nécessité de diversifier ses ressources économiques, la communauté religieuse a imaginé des biscuits apéritifs élaborés à partir de chutes d’hosties aromatisées. Une démarche qui conjugue réduction du gaspillage, créativité produit et adaptation économique. Les sœurs proposent également des oreillers en plume et de nombreux produits à la commercialisation.

Abbaye de Blauvac Copyright CCI de Vaucluse

Les vitrines de Pertuis
Enfin, à Pertuis, l’association Les Vitrines de Pertuis a été distinguée pour son rôle fédérateur. Avec ses 110 adhérents et une programmation dense d’événements tels que les marchés, fêtes saisonnières, et animations commerciales, elle rappelle combien les unions commerciales demeurent essentielles dans la revitalisation des cœurs de ville, en recréant du lien entre habitants, les commerçants et collectivités.

Vitrines de Pertuis Copyright CCI de Vaucluse

Des enseignes distinguées au plan national
Le Vaucluse n’en est d’ailleurs pas à son premier succès dans ce concours national. Ces dernières années, plusieurs enseignes locales avaient déjà été distinguées à l’échelle française, à l’image de la chocolaterie d’Aline Géhant en 2021 ou du concept store avignonnais CQFD en 2022. Une reconnaissance qui confirme la capacité du territoire à faire émerger des initiatives originales malgré un contexte économique souvent tendu pour le commerce indépendant.

Donner de la visibilité aux piliers du commerce
À travers ces trophées, la CCI de Vaucluse entend surtout rappeler que le commerce de proximité reste un pilier de la vie locale. Dans des villes moyennes et des communes rurales où l’attractivité est devenue cruciale, ces commerces façonnent l’identité des centres-villes, créent de l’emploi non délocalisable et participent à maintenir une vie collective. Un enjeu devenu stratégique bien au-delà des seules vitrines.
Mireille Hurlin


Louise Cara, papesse de L’encre, du vide et de l’invisible

Depuis le 1er mai, le nouveau parcours thématique ‘Les clefs du Palais’ permet de découvrir le Palais des Papes, situé à Avignon, différemment.

Avignon Tourisme dévoile un nouveau parcours numérique au cœur du Palais des Papes. Le parcours ‘Les clefs du Palais’ permet aux visiteurs, à l’aide de leur smartphone, d’accéder à des contenus historiques et architecturaux détaillés, de consulter les points d’intérêt de chaque salle et de se repérer grâce à un plan interactif du monument. La visite devient donc libre pour les touristes et les locaux qui peuvent aller d’une salle à l’autre comme ils l’entendent. L’occasion de (re)découvrir le Monument historique le plus visité de Vaucluse autrement.

L’application qui encadre ce parcours, disponible en français, anglais, allemand, italien, espagnol et mandarin, permet également aux touristes étrangers de pouvoir mettre les sous-titres pour les contenus audiovisuels. Pour y accéder, il suffit siplement de se connecter au réseau WiFi ‘_LesClefsDuPalais’ et de suivre les instructions.

D’autres parcours à venir

L’implémentation de ce nouveau parcours s’inscrit dans un projet plus vaste de renouvellement de la valorisation du monument. À termes, le Palais des Papes devrait donc pouvoir proposer non pas un mais trois parcours thématiques, dévoilant sa richesse historique, architecturale et symbolique.

De nombreux outils de médiation devraient être déployés tels que des maquettes interactives, des films documentaires, des cartels explicatifs et une nouvelle signalétique. « L’objectif est d’offrir une visite augmentée, accessible et immersive, pour mieux comprendre
à la fois la petite et la grande histoire du Palais des Papes », indique Avignon Tourisme. L’ensemble des parcours devrait être finalisé et mis en place d’ici le printemps 2027.


Louise Cara, papesse de L’encre, du vide et de l’invisible

Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape, et Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon, figurent parmi les huit lauréats des prix Créadie 2026 décernés fin avril à Marseille par l’Adie. Leurs parcours illustrent comment le microcrédit accompagné permet de transformer une passion ou une reconversion en entreprise viable, là où les circuits bancaires traditionnels ferment leurs portes.

Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape, et Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon, figurent parmi les huit lauréats des prix Créadie 2026 décernés fin avril à Marseille par l’Adie. Leurs parcours illustrent comment le microcrédit accompagné permet de transformer une passion ou une reconversion en entreprise viable, là où les circuits bancaires traditionnels ferment leurs portes. Le 29 avril dernier, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) a distingué huit entrepreneurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur lors de la 16e édition de son concours Créadie. Parmi eux, deux Vauclusiens aux trajectoires singulières : un jeune artisan qui ressuscite l’art de la forge dans un village viticole mondialement réputé, et une ancienne cadre commerciale reconvertie dans l’aménagement paysager.

Châteauneuf-du-Pape : quand le métal épouse le terroir
À seulement 23 ans, Marius Dupuy incarne cette génération d’artisans qui refuse d’attendre. Passionné de forge depuis l’enfance, il découvre l’enclume auprès d’un ami de la famille à Sorgues. Titulaire d’un CAP de ferronnier d’art et d’un diplôme de monteur en bronze, il ouvre aujourd’hui sa Coutellerie du Pape au cœur du village qui a donné son nom à l’un des crus les plus prestigieux de la vallée du Rhône.

Des pièces uniques façonnées à la main
Ses créations, entièrement réalisées à la main, séduisent autant les domaines viticoles locaux que des collectionneurs américains ou australiens. Pour ancrer ses lames dans l’identité du territoire, il récupère du bois de fûts de chêne ayant vieilli les grands crus voisins : une démarche écoresponsable qui confère à chaque couteau une histoire singulière.

Sauter le pas pour se mettre à son compte
Le chemin vers l’installation n’a pourtant rien d’évident. Les banques traditionnelles lui opposent plusieurs refus, invoquant son jeune âge et l’absence de garanties. C’est finalement l’Adie, via son agence d’Avignon, qui débloque la situation en quelques jours. Le microcrédit obtenu lui permet alors de signer son bail et d’aménager son atelier-boutique.

Avignon : des jardins comestibles contre les préjugés
Loubna Hasnaoui Amri a suivi un tout autre itinéraire. Diplômée d’un Bac+5 en gestion, elle travaille dix ans dans le commerce avant qu’une dépression ne la pousse à renouer avec la terre, en écho à ses souvenirs d’enfance à Marrakech. Elle reprend alors des études d’aménagement paysager, termine major de sa promotion, puis se heurte à un secteur où les femmes restent encore rares sur les chantiers.

Au 2e plan à droite Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon et Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape Copyright Adie 2026

Élith Paysages, des jardins à vivre… et à manger
Plutôt que de chercher un employeur, elle fonde Élith Paysages, un prénom composé à partir de ceux de ses deux enfants, Eliana et Leith. Sa signature : des « jardins qui se mangent », où le romarin remplace la pelouse et où les fruitiers dessinent les haies. De Nice à Carcassonne, ses chantiers se multiplient.

Tenir bon malgré les difficultés
En 2025, un déficit de trésorerie de 9 000€ menace pourtant de tout emporter. Une recherche nocturne sur internet la conduit vers l’Adie. Dès le lendemain, un rendez-vous à l’agence avignonnaise lui redonne espoir et le microcrédit accordé stabilise rapidement l’entreprise. Loubna ambitionne désormais de constituer une équipe entièrement féminine afin de démontrer que les femmes ont pleinement leur place dans les métiers du paysage.

Le microcrédit, levier d’insertion et de vitalité territoriale
Ces deux parcours vauclusiens s’inscrivent dans une dynamique nationale portée par l’Adie, où chaque euro investi dans le microcrédit accompagné génère près de 5€ de valeur pour la collectivité en deux ans, entre cotisations sociales, fiscalité et retombées économiques locales. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’association a déjà financé plus de 12 300 entrepreneurs depuis sa création et accompagné 2 049 personnes en 2025.

Assurer la pérennité des entreprises
Les entreprises soutenues affichent un taux de pérennité de 81% à trois ans, preuve que l’accompagnement fait souvent autant la différence que le financement lui-même. Des résultats qui rappellent l’importance d’un modèle capable de transformer des trajectoires individuelles en moteurs de développement local.

Zoom sur les autres lauréats Créadie 2026
Les prix Créadie 2026 ont distingué plusieurs entrepreneurs implantés dans les départements voisins, illustrant la diversité des initiatives soutenues par l’Adie en Provence-Alpes-Côte d’Azur : Dans les Hautes-Alpes, la lauréate Céline Martin a été distinguée pour un projet conciliant transition écologique, activité économique et impact social. Dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs entrepreneurs ont également été récompensés, parmi lesquels Yassine Benaïssa et Sophie Carle, porteurs de projets de proximité participant à recréer de l’emploi et du lien social dans les quartiers marseillais. Les Alpes-Maritimes figurent elles aussi au palmarès avec notamment les initiatives de Clara Venturi et Nicolas Ferrero, mêlant artisanat, économie circulaire et innovation locale. Cette diversité géographique et sectorielle témoigne de la capacité du microcrédit à soutenir aussi bien des artisans de village que des entrepreneurs urbains ou des porteurs de projets engagés dans la transition écologique.

Les prix ont été remis à Marseille en présence de plusieurs partenaires de l’Adie, parmi lesquels la Banque Populaire Méditerranée, le Fonds de dotation Biocoop, La France Mutualiste, BNP Paribas et l’Ordre régional des experts-comptables.
Mireille Hurlin

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/8/   1/1