La question se pose pour Christelle qui ne sait pas dire non à sa mère qui nourrit des ambitions pour elle. Elle ne sait pas dire plus oui à ses rêves les plus fous : devenir artiste.
Dès les premières minutes la confrontation entre le personnage de la mère possessive et toute puissante et la « reine des folles » comme Christelle se nomme pose un des premiers thèmes de la pièce : la charge que font peser ceux qui nous aiment mais qui ont des ambitions pour nous : tu seras médecin ma fille ! Ou avocate ? La difficulté de dire non dans sa vie professionnelle, aux amis…
Christelle Korichi, à défaut d’avoir été médecin a réellement été infirmière et elle nous le prouve dans cette autofiction seule en scène: par des anecdotes désopilantes mais aussi des séquences poignantes : les invitations douteuse du chef de service, les gardes de nuit , les changements de planning. Qu’importe, puisque son rêve existe toujours : devenir artiste.
La force de ce spectacle c’est l’énergie déployée sur scène qui n’a d’égale que le « parcours de la combattante » pour en arriver là mais aussi l’humour, la tendresse envers les personnages qu’elle interprète magnifiquement même si elle a eu à les combattre.
Le bégaiement de l’enfance, le désarroi de l’adolescente font place petit à petit à une libération salvatrice où la femme comme l’actrice prend et rentre dans la lumière. Ses propos deviennent un plaidoyer , une incantation à oser faire ce qu’elle a fait et la preuve vivante est sur scène : regardez moi , je voulais être artiste je le suis, je viens de vous raconter ma vie, si j’ai pu le faire, vous aussi !
Fort à parier que beaucoup de vocations ou rêves trouveront leur chemin pour dire oui à « un autre monde » aux infinis possibles.
Du 8 au 22 juillet.Uniquement les mercredis à 13h20. Théâtre des Brunes.32 Rue Thiers. 04 84 36 00 37
‘Un autre monde’ au Théâtre des Brunes
Comme chaque année, L’Echo du Mardi recense pour vous les spectacles du Festival d’Avignon, qui a lieu du 4 au 25 juillet 2026, dans une carte interactive mise à jour quotidiennement.
Bon spectacle !
‘Un autre monde’ au Théâtre des Brunes
Un huis clos savoureux mais glaçant qui traite du sujet universel de la délation. Universel car rien n’est daté. Il y a bien un juke box , des tenues vestimentaires mais tout est fait au début pour nous perdre. Qui sont ces 2 hommes dans ce bar ? Que fait cette étrange serveuse à la fois désoeuvrée et sur le qui-vive qui traverse de temps en temps le plateau ? Elle veille ? Elle surveille ?
Par ce texte écrit en 2002, alors que Jean Marie Le Pen accédait au deuxième tour de l’élection présidentielle, l’écrivain et acteur français Jean-Claude Carrière voulait tirer une sonnette d’alarme sur la montée de l’extrême droite et alerter sur la démocratie en danger. Dans cette confrontation entre un commissaire et un indic, les dialogues se densifient, le ton monte, les rôles se renversent car en effet, le délateur est bien un citoyen ordinaire qui a fait son job : dénoncer. Que peut on lui reprocher ? Les situations deviennent absurdes, l’étau se resserre, la naissance ou plutôt la genèse du totalitarisme se dessine sans discours grandiloquent. Il fallait pour porter ce texte étonnamment limpide et ciselé des acteurs remarquables que sont Stéphane Bierry et Yan Collette. A la fausse bonhomie et aisance de l’un répondent la rigidité et les faux fuyants de l’autre. Leur jeu est juste et approprié. Ils incarnent complètement le processus de la manipulation, ils ne font qu’un dans un engrenage machiavélique.
Du 3 au 25 juillet. 13h35. 18 et 26€. Relâche les mercredis. Théâtre du Girasole. 24 bis, rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 82 74 42.
‘Un autre monde’ au Théâtre des Brunes
Quand un avocat brillant ne comprend pas son procès, quand la situation lui échappe, quand il est à court d’arguments, quand il doit plaider pour lui-même ? On est forcément au théâtre… quoique que. C’est ce qui arrive à Henri Dutertre, verbe haut et carrure sûre quand il débarque pour une convocation croyant défendre un client . Peu à peu, on comprend que ce rendez vous est celui du Jugement Dernier et que l’interrogatoire va tourner à une confrontation spirituelle pour solde de tous comptes. Face à un Dieu incarné par un Yves Sauton soufflant le chaud et le froid et à la Mort flamboyante (Hélène Péquin) dont il tombe malgré lui amoureux, il croit tout maîtriser mais tombe en plein cauchemar. Heureusement le texte co-écrit par Thierry Desouche et Gregoire Aubert (‘La Parenthèse du Mimosa’, Off 2024) est plein d’humour, les situations pleines de rebondissements et finalement il (on) s’en sort plutôt bien puisque l’humain triomphe. Un texte servi sur un plateau par d’excellents interprètes.
Du 4 au 25 juillet. 14h55. Relâche le jeudi. 10 à 21€. Optimist Théâtre. 50 rue Guillaume Puy. 04 65 87 92 15
‘Un autre monde’ au Théâtre des Brunes
Vous aimez l’Italie, ses romances et sa gouaille, le music hall ? ‘Felicità’ réunit tout cela mais bien plus encore. Imaginer un trio de musiciens, un couple Fabio et Lola et leur ami tampon Steeve. Ca galère, mais vaille que vaille, e la nave va, les contrats d’animation de (mauvais) mariage s’enchaînent. Ils ont du talent à tous les trois, et leur répertoire de reprise des plus belles chansons italiennes plaît et nous plaît aussi à nous spectateurs. Ah Adriano Celentano, ah Ti Amo, Tu vuò fà l’americano… On ne s’en lasse pas mais nous ne sommes pas à un concert tranquille! Lola, est approchée par un impresario qui lui propose une carrière solo. Dilemme ! Que pèsent l’amitié, l’amour, la fidélité face à cette proposition alléchante ?
La mise en scène est alerte et même si on entrevoit aisément l’issue, on chante, on souffre, on rit avec ces 3 artistes formidables qui à travers ce spectacle interrogent aussi avec sincérité le « pourquoi » de leur métier et les sacrifices consentis.
Du 4 au 25 juillet. Relâche les 6, 13 et 20 juillet. 11 à 22€. Théâtre Episcène. 5 rue Ninon Vallin. 04 90 01 90 54.
‘Un autre monde’ au Théâtre des Brunes
Ce samedi 4 juillet, l’enseigne Les Petits Bilingues, qui apprend l’anglais aux petits et aux grands, a ouvert un nouveau centre d’apprentissage dans le centre-ville d’Avignon.
Porté par Cécile Ghienne, professionnelle expérimentée de l’éducation et de la formation et docteure en sciences du langage-linguistique, le centre Les Petits Bilingues d’Avignon vient d’ouvrir ses portes Rue Carreterie. Situé à proximité de l’université et du parking des Italiens, ce centre se veut facile d’accès aux familles pour que tous, du plus jeune au plus âgé, puissent apprendre l’anglais. « Ce qui compte pour moi, c’est de proposer un cadre dans lequel chacun se sent à l’aise pour apprendre. L’anglais peut parfois impressionner, voire bloquer, donc l’enjeu est vraiment de lever ces freins, notamment à l’oral », explique Cécile Ghienne.
« Avec ce centre, j’ai envie de créer un lieu où l’on apprend autrement, de manière plus naturelle, plus vivante. »
Cécile Ghienne
Ainsi, les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes pour des cours qui débuteront en septembre. Des stages seront proposés durant les vacances scolaires et ils commencent dès ce mois d’août avec un premier stage intitulé « Time Travellers » du 24 au 28 août, durant lequel seront proposés des ateliers demi-journée pour les enfants de 3 à 10 ans et les adolescents de 11 à 14 ans. Le stage proposera une approche ludique tournée vers l’oralité et les échanges.
Une formatrice passionnée
C’est sans nul doute que les élèves ressortiront des séances avec davantage de compréhension de la langue anglaise grâce à la pédagogie et la transmission de Cécile, qui, avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, a débuté dans l’enseignement, tout en s’impliquant dans la direction de centres de loisirs et de séjours linguistiques, où elle développe une première approche de l’apprentissage des langues en immersion.
Elle s’est ensuite tournée vers la recherche et la formation au travers d’un doctorat en sciences du langage, puis une spécialisation en ingénierie pédagogique. Pendant plusieurs années, elle a accompagné la formation d’enseignants et de chefs d’établissement dans la région, avant d’occuper des fonctions de direction pédagogique dans l’enseignement supérieur. Elle a notamment été directrice des études à 3iS Avignon, école de cinéma et d’audiovisuel.
« J’ai toujours été animée par la transmission. Tout au long de mon parcours, que ce soit dans l’enseignement, la formation ou la direction pédagogique, j’ai cherché à proposer des cadres d’apprentissage qui donnent confiance et qui permettent à chacun de trouver sa place », conclut-elle.
Pour accéder à plus de détails et aux tarifs, cliquer ici. Les Petits Bilingues. 142 rue Carreterie. Avignon. 07 59 65 02 95 / avignon@lespetitsbilingues.com
‘Un autre monde’ au Théâtre des Brunes
Certes il y a du Brecht, du Pessoa et du Pagnol mais aussi des créations contemporaines jusqu’au 25 juillet chez Danielle et Gérard Vantaggioli au Théâtre du Chien qui fume.
‘Marius’ mis en scène par l’un des fidèles du couple, Jean-Philippe Daguerre joué la troupe du Babouchka Théâtre du Ranelagh à 9h50. À 12h05 ‘Le cercle de craie caucasien’ où hui comédiens interprètent une cinquantaine de personnages.
À 14h10, Tom Novembre et Guilhem Fabre dans ‘L’accord des dissonances’ de Jean Marsan avec des lumières somptueuses de Jacques Rouveyrollis. Il a travaillé pour Barbara, Léo Ferré, Michel Sardou, Jean-Michel Jarre et Johnny Halliday et vient au Chien par pure amitié ! À 16h10 ‘Vagabond’, création de Gérard Vantaggioli. La vie ou plutôt la survie d’un couple de SDF qui luttent dans la rue contre la faim, le froid, la soif et s’en sortent grâce à la poésie et l’humanisme.
Suivra à 18h05 une habituée des lieux, Clémentine Célarié, autrice et actrice de ‘Mon cow-boy’, « ou comment l’imaginaire nous sauve du pire, le mental nous éloigne du toxique. » Où le mot « cancer » n’est jamais prononcé. À 20h05, ‘La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob’, 2e proposition de Jean-Philippe Daguerre, d’après une histoire vraie. Celle de Danielle Cravenne, épouse de Georges Cravenne, le producteur de cinéma qui a notamment créé les César. En plein conflit israélo-palestinien en 1973, elle trouve que c’est une très mauvaise idée de sortir ce film de Gérard Oury avec Louis de Funès. Et elle tente de détourner le vol Paris-Nice pour obtenir l’annulation de sa sortie. Elle sera abattue par la police. Enfin à 22h, ‘Jesus & Jesus’, une comédie avec l’inoxydable Jean-Paul Farré, un prédicateur épuisé par 30 ans de prêche qui se retrouve face à un concurrent, un nouvel évangéliste branché et charismatique qui fait vibrer les foules.
Le Théâtre Le Petit Chien
Voilà pour la programmation côté Chien qui fume, 75 Rue des Teinturiers. Dans l’autre salle, celle du Petit Chien, 76 Rue Guillaume Puy, 1er spectacle à 10h, celui de l’humoriste Jean-Jacques Vanier qui a son rond de serviette chez les Vantaggioli. ‘À la recherche’, Prix Humour 2025 de la SACD (Société des auteurs compositeurs dramatiques), part à la … recherche de Marcel Proust.
A 11h40 ‘Chienne de vie’ du regretté Claude Duneton, amoureux des mots, chroniqueur au Figaro littéraire, il a aussi signé nombre de chroniques dans L’Humanité, Le comédien Aladin Reibel a adapté et joue ce texte. En pleine guerre de 14, entre père farfelu et mère acariâtre, un gamin survit grâce à sa petite chienne Rita, qui fait office de « petite soeur. » À 13h05, ‘L’intranquillité’ du Portugais Fernando Pessoa dont certains disent qu’il n’est pas un auteur mais une bibliothèque à lui tout seul. Dans ce texte, il observe le monde entre poésie, humour et vertige intérieur.
À l’affiche à 14h50 une création de la Cie Clin d’Oeil, ‘Aux marges du Palais’, d’après Marcus Malte. Tour à tour farce, pamphlet, satire politique sur le pouvoir et le contre-pouvoir, adapté et mis en scène par Aurélie Audas. À 16h50, ‘L’oiseau vert’ d’après Carlo Gozzi avec hui comédiens sur scène pour une pièce facétieuse et jubilatoire. Suivra à 18h50 ‘Elia, généalogie d’un faussaire’ de Jean-Loup Horowitz. Sur les traces d’un faussaire qui a compris que c’est plus lucratif que vendre ses propres oeuvres. Enfin, à 20h45 ‘L’Homme et le Pêcheur’ par le Teatro Picaro et le duo irrésistible formé par Ciro Cesarano et Paolo Crocco. »Entre la Coupe du monde de foot et la canicule on a une sérieuse concurrence. Alors, faites-nous confiance, venez nous voir ! »
‘Un autre monde’ au Théâtre des Brunes
Les visites nocturnes des Noctambules d’Avignon, proposées par Vincent Pasquinelli, guide conférencier avignonnais, proposent une autre lecture de la cité des papes. Quatre parcours thématiques, des groupes volontairement restreints, une immersion au cœur du patrimoine et, dès 2026, de nouveaux circuits dans le Grand Avignon : une manière de redécouvrir un territoire pourtant parmi les plus visités de France.
Chaque année, Avignon accueille plusieurs millions de visiteurs -4,8 millions en 2024 et 1,5 milliards de consommation touristique- attirés par le Palais des Papes, le Pont Saint-Bénézet, son centre historique inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture) ou encore le Festival d’Avignon. Mais si les grands monuments demeurent incontournables, les attentes évoluent. Le voyageur contemporain ne cherche plus seulement à collectionner les sites emblématiques, il souhaite comprendre un territoire, son histoire, ses habitants et les récits qui l’ont façonné.
Copyright Mireille Hurlin
Des visites aux petits oignons C’est précisément sur cette évolution que s’appuie le concept des Noctambules d’Avignon, créé par Vincent Pasquinelli. Loin des visites guidées classiques, ces promenades privilégient une découverte lente, sensible et immersive de la cité, lorsque l’effervescence de la journée laisse place au calme des ruelles.
Quand la nuit révèle un autre patrimoine À la tombée du jour, Avignon change de visage. Les façades médiévales prennent une nouvelle profondeur sous les éclairages, les places retrouvent leur quiétude et les rues se prêtent davantage à l’écoute qu’à la simple contemplation. Dans cette atmosphère plus confidentielle, les visiteurs découvrent des détails architecturaux souvent invisibles de jour, prennent le temps d’observer les perspectives et s’imprègnent d’une ville foisonnante d’arts pluriels. La fraîcheur des soirées parfois heureusement baignées de Mistral offre alors des conditions particulièrement agréables pour parcourir les rues, au gré d’un récit en mouvement.
Le Palais des papes Copyright Vincent Pasquinelli
Quatre promenades pour raconter plusieurs siècles d’histoire Les Noctambules proposent aujourd’hui quatre parcours distincts, chacun abordant Avignon sous un angle différent. La Noctambule du Pape plonge les visiteurs dans le XIVᵉ siècle, lorsque la papauté transforme profondément la ville et lui confère une influence politique, religieuse et culturelle exceptionnelle à l’échelle européenne. La Noctambule entre Chrétiens et Bourgeois s’intéresse quant à elle aux équilibres sociaux qui ont façonné la cité à travers ses hôtels particuliers, ses confréries religieuses et ses quartiers historiques.
Entre les voiles du passé et du présent Avec La Noctambule entre passé et présent, le parcours met en lumière les différentes strates de l’histoire avignonnaise, depuis les vestiges antiques jusqu’aux aménagements contemporains, en passant notamment par la pittoresque rue des Teinturiers avec ses roues à aubes. Enfin, une quatrième visite invite à franchir le Rhône pour découvrir Villeneuve-lez-Avignon, dont les monuments gothiques et les anciens ensembles monastiques offrent un contrepoint historique à la cité papale.
Le choix de la proximité L’originalité de ces promenades réside dans leur format. Les groupes restent volontairement limités afin de favoriser les échanges entre le guide et les participants. Sans casque audio ni amplification, chacun peut poser des questions, interrompre le récit ou approfondir certains épisodes historiques. Cette proximité donne lie, plutôt qu’à un discours figé, à une narration vivante, qui s’adapte au rythme du groupe. L’histoire se déroule comme un conte passionnant.
Un guide amoureux de son territoire Originaire d’Avignon, Vincent Pasquinelli connaît intimement les rues qu’il parcourt avec les visiteurs. Pourtant, sa trajectoire l’a conduit bien au-delà des remparts. Diplômé en tourisme durable, il exerce pendant une dizaine d’années à Barcelone avant de cofonder, en 2017, une agence de voyages dans l’État indien du Maharashtra. Ces expériences internationales nourrissent sa manière d’aborder le récit d’une géographie faite de la vie des hommes, en privilégiant l’échange et l’adaptation à tous les publics.
Le Pont saint Bénezet Copyright Vincent Pasquinelli
Entre Avignon et l’Inde De retour à Avignon en 2018, il imagine ces visites nocturnes à la suite d’une promenade qui lui fait redécouvrir sa propre ville sous la lumière des candélabres. L’obtention du diplôme national de guide-conférencier, en 2023, l’ouvre à la narration des principaux monuments patrimoniaux de la région.
Une offre qui s’étend au Grand Avignon En partenariat avec l’Office de tourisme du Grand Avignon, de nouveaux circuits sont progressivement développés à Roquemaure, Vedène, Rochefort-du-Gard et Caumont-sur-Durance, permettant d’élargir la découverte du territoire au-delà des remparts. Parallèlement, les visiteurs peuvent bénéficier de visites guidées à l’intérieur du Palais des Papes ainsi que d’interventions à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lez-Avignon, où Vincent Pasquinelli est également guide officiel.
A Avignon et au-delà Malgré cette diversification, le principe fondateur demeure inchangé : proposer des visites à taille humaine où l’expérience repose autant sur la qualité de la transmission que sur la richesse du patrimoine. Vincent Pasquinelli participe à ce tourisme plus attentif aux rencontres, aux récits et à la rencontre qu’à la simple accumulation de monuments visités. https://www.facebook.com/lesnoctambulesdavignon & Instagram : https://www.instagram.com/lesnoctambulesdavignon/ & info@lesnoctambulesdavignon.com Mireille Hurlin
‘Un autre monde’ au Théâtre des Brunes
L’ancien Secrétaire Général de la Préfecture est de retour en Vaucluse. Aujourd’hui PDG de la SNCF, Jean Castex était ce jeudi 2 juillet aux côtés de la Procureure de la République Stéphanie Aouine, du Directeur Interdépartemental de la Sécurité Publique Emmanuel Desjars de Keranrouë et de Thibault de Cacqueray, Directeur de Cabinet du Préfet de Vaucluse.
Alors que se profile le 1er week-end intense de départs en vacances d’été avec 15 000 trains par jour, Jean Castex a rappelé à quel point la sécurité était une préoccupation majeure. « Nous devons, ensemble avec la justice, la police et la gendarmerie lutter pour une meilleure prise en compte des plaintes des victimes, faciliter la restitution des objets volés, répondre aux agressions, insultes, incivilités et outrages dont sont victimes les contrôleurs, les usagers comme les agents de la sécurité ferroviaire. »
« Avec la SUGE (Sécurité générale), a jouté la Procureure de la République d’Avignon Stéphanie Aouine, le Parquet a un objectif commun, apporter une réponse judiciaire, donc pénale rapide grâce à une procédure bien ficelée par les forces de l’ordre. Les 3 200 agents de cette brigade sont formée, assermentée et armée, au service des voyageurs de la SNCF. »
« Nous devons tout faire pour sécuriser la vie des usagers, simplifier les procédures pour rendre le train plus attractif. »
Jean Castex
Le PDG de la SNCF, ancien Premier Ministre de la République (2020-2022) qui, en sortant de l’ENA, avait entamé sa carrière en 1996 à Toulon comme DDASS (Directeur Départemental des Affaires Sanitaires et Sociales) est revenu en Provence (1999-2000), à la Préfecture de Vaucluse. « À l’époque, je me suis notamment occupé de l’arrivée du TGV-Med à Avignon qui bénéficie de deux gares, une en Centre-ville et l’autre en Courtine. Il a fallu créer la fameuse virgule entre les deux. Maintenant, par an, 4 300 000 voyageurs passent par la Cité des Papes, c’est un record. Nous devons tout faire pour sécuriser la vie des usagers, simplifier les procédures pour rendre le train plus attractif. L’an dernier, grâce à cette coopération avec la justice et la police, en France la SUGE a procédé à 6 800 interpellations et a dressé 112 000 PV. Un vrai ‘continuum sécuritaire’ est en place. Les bagages abandonnés sont un véritable poison pour la sécurité, comme les voyageurs agressifs et les auteurs de violences sexistes et sexuelles. »
Alors que le train Paris-Nice avait dû être stoppé dans la nuit de mercredi à jeudi à Avignon à cause d’un incendie à Rognac et les voyageurs transférés à bon port, Jean Castex a évoqué les épisodes de canicules et de feux de forêts qui concident avec un intense trafic ferroviaire dans le Sud de la France. « On fait le maximum pour que les voyageurs qui nous font confiance arrivent sans encombres sur leur lieu de vacances, c’est cela le service public dû aux usagers, tous les usagers. »
Il est ensuite reparti avec son équipe pour Aix-en-Provence pour participer aux Rencontres Économiques, un forum qui, depuis 2001, accueille début juillet des centaines d’experts internationaux au coeur du Parc Jourdan.