19 février 2026 |

Ecrit par le 19 février 2026

Avignon : le ponton de la Société Nautique remplacé 

Le mardi 27 août 2024, la Ville d’Avignon a lancé un chantier de rénovation au niveau du ponton de la Société Nautique de la commune qui se trouve de l’autre côté du Rhône, au niveau de l’île de la Barthelasse. La structure très fragilisée par les envasements récurrents mais qui accueille à l’année près de 250 licenciés et 3.000 scolaires qui viennent pratiquer l’aviron va subir un important coup de neuf afin de rétablir des conditions sécuritaires optimales. 

Ce ponton constitué de passerelles et de bracons a vu ces deux éléments enlevés. Deux nouvelles passerelles et deux nouveaux bracons ont été installés trois mètres plus loin, dans un espace plus adapté où l’eau est plus profonde. Ce remplacement va permettre une réduction de la fréquence des drapages qui ont été privilégiés jusque-là mais qui n’ont pas empêché la détérioration. Cette alternative s’avère plus viable à long terme et économiquement plus stable pour les finances de la Ville. Le coût des travaux s’élève à 24.989 € avec un financement à 50% par la Ville d’Avignon, 30% par la Compagnie Nationale du Rhône et 20% par la Préfecture de région. Ils devraient s’achever ce vendredi 6 septembre 2024. 


Avignon : le ponton de la Société Nautique remplacé 

La Fédé BTP 84 ne l’avait peut-être pas anticipé lorsque fut vendu son siège fin 2022, mais la construction de sa nouvelle maison à Agroparc fait déjà l’effet d’un phare dans la nuit. Et c’est tout un symbole pour la profession et son environnement.

Copyright Cabinet d’architectes Cavaillonnais Avant-propos.
Le siège se situe à Agroparc à l’angle de la Route de l’aérodrome et de la rue Jean Dausset à Avignon.

Alors que la conjoncture continue d’être plus que morose pour le bâtiment et peut-être un peu moins pour les Travaux publics, la Fédération du Bâtiment de Vaucluse vient de poser la première pierre de son nouveau siège à Agroparc, au croisement de la rue Jean Dausset et de la route de l’aérodrome, à Avignon. Objectif ? La réalisation d’un bâtiment vitrine en bois, acier, verre et béton déployant 800m2 en R+1 sur 2 000m2 de terrain.

Auparavant, la Fédération du BTP 84
s’était établie lors de sa création en 1902 dans ce bel hôtel particulier des Isnards, 3 rue de la petite Fusterie à Avignon. Problème, difficile voir impossible pour les adhérents de rallier le centre-ville en fin d’après midi pour assister aux réunions et tout aussi impensable de se garer aux alentours.

C’est donc Christian Pons, président de la Fédération BTP 84
(de septembre 2019 à septembre 2022) qui mena le projet de vente de l’emblématique lieu, avec l’assentiment du Conseil d’administration, en 2022 et mena les discussions d’un nouveau siège, tandis que l’actuel président, Daniel Léonard entérinait et signait les deux projets. C’est ainsi qu’en février 2023, la Fédé s’installait Chemin de Fontanille, dans les anciens locaux de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), à Agroparc, en attendant d’intégrer son futur siège.

L’ancien Hôtel particulier des Isnards où la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics s’était installée lors de sa création en 1902,
3 rue Petite Fusterie dans l’intramuros d’Avignon Copyright MMH

Quant au nouveau siège ?
Les travaux débutent en ce mois de septembre pour s’étendre sur un an. L’opération verra naître un bâtiment ‘sobre et élégant’ mêlant béton, bois et verre’ comme aime à le préciser Thomas Wallon, architecte du cabinet Avant-propos en charge du projet. Les visuels du cabinet cavaillonnais évoquent un bâtiment horizontal en R+1 –deux fois 400m2- flanqué de larges baies vitrées –avec parties fixes et des ouvrants- enchâssées dans l’alu et rythmées par des panneaux de bois et d’acier galvanisé, les deux niveaux étant coiffés d’une casquette en béton. L’ensemble promeut un édifice moderne, de facture classique, en réponse à la demande de la Fédération BTP 84 qui souhaitait une vitrine renouvelée du savoir-faire des artisans et des entreprises du cru friandes de sobriété et de nouvelles solutions constructives et isolantes.

A l’intérieur ?
Au rez-de-de-chaussée un hall spacieux, tel un forum, accueillera les visiteurs et se muera, ponctuellement, en un espace de réception lors des événements de la profession, des salles de formation et de réunion ponctueront ce premier espace. Un escalier tout en courbe y prend naissance pour gagner, à l’étage, les bureaux des collaborateurs et du président, distribués à partir d’une coursive, favorisant les échanges entre collègues, tandis qu’une passerelle en béton, telle une poutre, reliera les deux principales façades.

L’aménagement paysager
jouera un rôle très attendu dans l’intégration de l’édifice avec son environnement puisque les nombreuses baies proposent un esprit dedans-dehors très en demande depuis le confinement. Un parvis et un environnement végétal soignés offriront une nouvelle respiration à la maison de la profession.

Daniel Léonard Président de la Fédé BTP84 Copyright MMH

Ils ont dit

Daniel Léonard, président de la Fédération BTP84
«Les travaux débutent dès maintenant, fruit du travail des deux années passées. La maison du BTP de Vaucluse devait être plus accessible, plus sobre en énergie, plus représentative de nos métiers, un lieu incontournable pour parler de notre secteur. Cette nouvelle maison représente un investissement de 3M€, pour une surface totale de 800m2 en R+1. Le bâtiment est à l’image de nos métiers, parfois brut de décoffrage, mais fort de nos savoirs faire et de technicités. En prenant la casquette de maître d’ouvrage, notre fédération veut faire la preuve par l’exemple.»

«Nous démontrons qu’avec de la volonté,
de l’audace et de la combativité, les projets sont possibles. A ceux qui pensent que ça n’est pas le moment, en raison d’une conjoncture difficile et incertaine, nous répondons par l’action, le regard fixé sur l’avenir. Ce projet a pu voir le jour grâce au patrimoine acquis par nos prédécesseurs et dont la vente a permis de financer la nouvelle maison du BTP, et à la transmission des savoirs grâce à l’excellence des centres de formation. La Fédération Française du Bâtiment et la Fédération des Travaux Publics y auront toujours un point d’ancrage départemental.»

«Je remercie tous les élus
et particulièrement les maires bâtisseurs pour leur investissement au quotidien, la dynamique et l’attractivité qu’ils confèrent au Vaucluse, indispensables aux habitants et aux entreprises du territoire. Merci à nos 400 adhérents pourvoyeurs de 5 000 emplois pour leur confiance et la fidélité qu’ils témoignent à la Fédération et aux entreprises bâtisseuses en charge d’ériger la Maison de la Fédération du Bâtiment, pour leur implication, leur savoir- faire et l’effort financier qu’elles consentent pour porter leur pierre à l’édifice. C’est une Maison faite par les adhérents pour les adhérents.»

Deux parchemins ont été signés
«L’un sera scellé dans une pierre et incorporé dans la construction et le second viendra habiller les murs et l’histoire de notre maison,» Daniel Léonard, président de la Fédé BTP84.

Daniel Léonard et René Braja Copyright MMH

René Braja Président de la Fédération Française Régionale des Travaux Publics Paca et représentant la FNTP Paca
«Cher Daniel Léonard, nous partageons les mêmes valeurs : l’accompagnement des adhérents, les actions de promotion de nos métiers, la volonté, l’audace, la combativité, la passion, l’esprit d’équipe et l’intelligence collective. Mesdames et messieurs les élus ayez la volonté d’œuvrer avec nous, en tant que partenaires économiques du secteur de la construction. L’investissement dans les infrastructures est un levier au service du redressement de notre pays. La transformation écologique que nous vivons s’apparente à un changement de modèle économique telle une révolution industrielle qui implique un besoin de formation, d’innovation, et d’investissement afin de décarbonner nos infrastructures et conditionne la compétitivité de nos entreprises.»

«L’investissement sur nos territoires
est acté par une politique du territoire qui permet de recentrer certains déséquilibres entre les petites communes, les départements et les grands pôles urbains. Financer l’entretien de nos infrastructures ne peut être que vertueux. Pour exemple 10% des 280 000 ponts que la France possède sont en défaut important d’entretien et nécessitent une intervention immédiate. Notre patrimoine routier français représente plus de 2 000 milliards d’euros d’argent public, il serait judicieux de le pérenniser. Sincères félicitations à Daniel Léonard, grand initiateur de ce projet.»

Daniel Léonard et Olivier Salleron Copyright MMH

Olivier Salleron, président de la Fédération Nationale du Bâtiment
«Cette première pierre est un élément très concret pour se projeter vers l’avenir. L’organisation territoriale de la FFB, avec les élus, est fondamentale, pour mailler des relais et des capteurs dans tous les territoires, pour tenir des discours à la fois libres et réalistes, sur l’état d’un pays, de son économie où, encore, l’état des départements. 92 communes de France accueillent au moins un artisan. Et nous sommes 101 fédérations sur tout le territoire à être implantées y compris en Outre-Mer.»

«Alors qu’il est beaucoup question de sobriété foncière,
nous plaidons pour que les élus locaux disposent d’une plus grande souplesse en matière de politique du logement. Le principe du Zéro Artificialisation Nette (Zan) des sols ne doit pas déposséder les territoires et les élus de leur propre stratégie d’aménagement et dynamisme. J’observe que désormais nous peinons tous à nous loger. Alors que le logement concentre 30% du pouvoir d’achat de chaque français. Il est urgent de relancer la construction dans ce pays –Moins 60% de maisons individuelles en 2024- et de fortement accompagner la rénovation.»

«Le déni des Pouvoirs publics à ce propos est inadmissible.
Près de 30 000 emplois équivalents temps pleins dans le bâtiment ont d’ores et déjà été détruits depuis le début de l’année et à fin juin. A quoi cela est-il dû ? A la fin du prêt à taux zéro (PTZ) sur tout le territoire et alors que les jeunes butaient sur l’obtention d’un prêt auprès des banques. La fin programmée du Pinel, pour l’investissement locatif et sans alternative poussera les investisseurs dans les bras d’Airnb avec les dégâts connus que cela produit (Ndlr : non consommation auprès des commerçants locaux).»

«Également, les maires bâtisseurs
n’ont plus accès aux aides. Tout cela pourrait attiser une nouvelle crise sociale et sociétale au moment où notre pays connaît déjà suffisamment de fractures. Nous sommes aux premières loges de ces difficultés. Nous appelons le prochain gouvernement à prioriser la question du logement abandonné depuis deux ans. Les pouvoirs publics doivent faire davantage confiance aux professionnels de la construction et aux élus locaux pour imaginer les solutions les plus adaptées.»  

Cécile Helle Copyright MMH

Cécile Helle, maire d’Avignon
«La caractéristique d’une ville comme la nôtre, est d’être ancrée à la fois dans son histoire, avec sa dimension patrimoniale –Avignon est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco- et de n’avoir pas peur de son avenir, en portant des projets futuristes, qui l’ancrent résolument dans la modernité et dans l’innovation, avec la reconversion de bâtiments plus respectueux des enjeux environnementaux et climatiques.» 

«Les quartiers d’Agroparc, comme Avignon Confluence,
développent notre attractivité économique, touristique, et résidentielle, y compris autour des enjeux de la construction de logements. Le Grand Avignon va construire un bâtiment signal à l’une des entrées de la zone.  Le département de Vaucluse est en train de porter un magnifique projet, avec Mémento, le nouveau siège et cœur battant des archives départementales. L’État accompagne l’université dans le cadre du contrat de plan État-Région en vue de la modernisation du campus universitaire d’Agroparc. Et vous-même, en tant qu’acteur partenarial, vous faites aussi le choix de cette zone en venant y poser ce nouveau bâtiment exemplaire.» 

«L’école Méli et Paul Puaux dans l’éco-quartier Joly Jean
s’est ouverte à sa première rentrée. La bibliothèque Renaud-Barrault, bâtiment des années 1970, passoire énergétique a été totalement rénovée. Le parvis de la gare Centre d’Avignon avec l’aide de la Région et la SNCF, a également été complètement réinterprété. Ces projets emblématiques de renouveau représentent des dizaines de millions d’investissement et non pas du déficit public mais de l’activité pour nos entreprises. Ces réalisations  maintiennent l’attractivité de nos territoires parce que les élus locaux font le pari de leur territoire. Ce sont aussi des entreprises, des hommes et des femmes du BTP, des architectes qui ramènent le beau dans la ville, ce qui est une dimension importante.» 

Thierry Lagneau Copyright MMH

Thierry Lagneau, premier vice-président du Département de Vaucluse, représentant la présidente du Département
«Je vous félicite donc très sincèrement pour ce beau projet qui entre là dans une phase décisive vous permettant de travailler dans d’excellentes conditions. Nous comprenons vos préoccupations et vos inquiétudes. 150 000 emplois sont menacés d’ici 2025 dans votre secteur, avec un impact très fort sur l’ensemble des métiers liés au bâtiment et aux travaux publics.» 

«C’est pourquoi, le rythme d’investissement du Département, en 2024,
est resté particulièrement soutenu. Nous restons le premier donneur d’ordres en matière de commandes publiques en Vaucluse. Nous avons voté un budget en augmentation de 1,8%, qui traduit concrètement notre volonté de rester un acteur économique de tout premier plan. Dans ce budget, 122 millions d’euros sont mobilisés à l’investissement. Ce rythme, nous le maintiendrons jusqu’à la fin de notre mandat en 2028.» 

«Pour vous, entreprise du BTP,
il est important d’avoir de la visibilité sur le moyen et le long terme. Avec nous, vous l’avez. Sur les routes dont j’assume la délégation au Département, vous savez que nous avons un rythme et un nombre de travaux très importants partout en Vaucluse de Bonpas jusqu’à la déviation d’Orange. C’est autant de commandes publiques auprès de vos entreprises qui vont soutenir l’activité économique et l’emploi.» 

Thierry Suquet

Thierry Suquet, Préfet
«Vous êtes un secteur particulièrement important et j’entends les difficultés que vous traversez. Je voudrais souligner l’effort que nous faisons ensemble du travail autour de la lutte contre le travail illégal. On sait combien cela pénalise les entreprises qui jouent le jeu, toutes celles qui acceptent de faire ces efforts de formation, d’inclusion et travaillent sur le développement durable.»

«Nous nous sommes engagés discrètement,
mais solidement, ensemble, pour que l’activité de ceux qui ne veulent pas respecter les règles du jeu ne soit pas une anti-concurrence pour tous les autres.  Et là aussi, c’est une vraie question de solidarité.  Nous avons des entrepreneurs et des entreprises dynamiques, qui jouent le jeu et savent s’engager pour porter les projets que les collectivités soutenues par l’État engagent. Ces travailleurs engagés, ne doivent pas être pénalisés par ceux qui ont des comportements de cavaliers solitaires et tentent de contourner la Loi.» 

«Chaque entreprise a le droit à l’erreur,
à la reconnaissance de la bonne foi et à un dialogue serein et fort avec l’État. Parallèlement, ceux qui se situent en dehors des règles, ceux qui trichent délibérément pour contourner, ceux qui emploient des travailleurs sans les déclarer, ceux qui ne payent pas des cotisations sociales, ceux qui mettent la clé sous la porte après quelques mois de pseudo activité, ceux-là, nous devons les sanctionner, nous avons a du mal à le faire, mais c’est ensemble et parce que nous sommes tous concernés par ces problèmes de société, que nous y reviendrons.» 

De gauche à droite Daniel Léonard, René Braja, Bernard Vergier et Olivier Salleron Copyright MMH

Thomas Wallon Copyright MMH

Thomas Wallon, directeur de l’agence Avant Propos Architectes à Cavaillon
« A la base nous sommes de Lille dans une agence qui regroupe 60 architectes. Nous avons créé une agence à Cavaillon, il y a six ans où nous sommes 14 à oeuvrer au sein de l’entreprise pour développer l’activité sur la Région Paca et en Occitanie. Le bâtiment aura pour particularité d’être conçu avec des matériaux bruts : béton, bois et acier, avec très peu de parachèvement, exprimant son muscle, sa structure, où toute sa construction reste visible, même à l’intérieur. Il fallait y trouver beaucoup de technique, d’esthétique et de vérité. Rien n’y sera superflu. Le bâtiment possède très peu de points porteurs ce qui permettra de le réaménager à l’envi. C’est un bâtiment tramé, organisé, calpiné. Nous avons déjà travaillé à Agroparc, avec une réhabilitation à L’inra (Institut national de recherche agronomique), un centre de loisirs, un gymnase et un Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) à Cavaillon. »

Les entreprises bâtisseuses du nouveau siège
Toutes adhérentes à la Fédé BTP84

Equipe maitrise d’œuvre
Architecte: AVANT PROPOS, Cavaillon
Opc: Cabinet MORERE, Avignon
Bet fluide: APPY, Avignon
Bet vrd: C2A, Monteux et ELLIPSE, Cavaillon
Bet structure: INGENIERIE 84, Cavaillon
Conception paysagère: AGENCE PAYSAGE, Avignon
Bureau de contrôle/Sps: ALPES CONTROLE, Avignon

Gros oeuvre
POGGIA, Cavaillon
Etanchéité: SAB ETANCHEITE, Avignon
Façade ossature bois: INDIGO BATIMENT, Morières
Menuiseries extérieures: SMAB, Cavaillon
Serrurerie: MASFER, le Thor
Menuiseries intérieures:
EGM VINCENT (Carpentras) /SILVANO (Avignon) /FAUCHERON (Apt)
Cloisons / faux plafonds: ISOLBAT, Entraigues sur la Sorgue
Chape: TECHNISOL, Althen-des-Paluds
Carrelage: SPVC, Carpentras
Peinture: ENTREPRISE FERNANDEZ, Apt
Génie climatique: SELMAC, Avignon
Électricité: ENTREPRISE DEVAUX, Monteux
VRD: EUROVIA, Avignon

Copyright Cabinet d’architectes Cavailonnais Avant Propos


Avignon : le ponton de la Société Nautique remplacé 

Une petite trentaine de communes de Vaucluse et du bassin de vie d’Avignon (Gard avignonnais et Terre de Provence) sont sanctionnées financièrement pour non respect de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU).

La loi SRU, votée il y a 24 ans, impose aux communes de plus 3 500 habitants pour les agglomérations faisant plus de 50 000 habitants (1 500 habitants en région parisienne) un minimum de 20% de logements sociaux. Dans son palmarès de la loi SRU des communes ‘Hors la loi’, la Fondation l’Abbé Pierre a classé dans les 12 communes ‘multirécidivistes’, qui ont été systématiquement carencées lors des six premières périodes triennales pour leur inaction, 2 communes de notre territoires.



Les arrêtés préfectoraux pour les communes vauclusiennes citées

Les arrêtés préfectoraux pour les communes gardoises citées

Les arrêtés préfectoraux pour les communes des Bouches-du-Rhône citées

DP


Avignon : le ponton de la Société Nautique remplacé 

L’association Soroptimist International Avignon organise une soirée ‘Femmes d’action, femmes d’exception’, qui se déroulera, sur réservation Jeudi 19 septembre 2024 à 18h au Novotel Avignon centreCaroline Clausse ingénieure navigante d’essais, fait partie des invitées de la soirée aux côtés du capitaine Lise Trincaretto, du Service départemental d’incendie et de secours de Vaucluse, de Céline Lacaux, mathématicienne et chercheure à l’Université d’Avignon, de Géraldine Parodi, scaphandrière et Présidente de Spero Mare qui exerce dans le BTP sous-marin et de Christine Gord, directrice départementale Vaucluse de la Banque de France. Réservation ici. L’Echo du mardi vous propose, en avant-première, d’aller à la rencontre de ces femmes d’exception.

Qu’est-ce qui vous a destiné à faire ce métier ?
«Mes deux parents étaient déjà dans l’aéronautique, papa pilote dans l’armée de l’air et maman technicienne en aéronautique, au sein de la Direction générale de l’armement des essais en vol (DGAEV). J’ai, ainsi, hérité de leur passion commune : les aéronefs qui est un terme générique regroupant tout appareil capable de se déplacer dans les airs comme les avions, les hélicoptères, les aérostats… C’est ainsi que j’ai assisté, depuis ma tendre enfance, à de nombreux meetings aériens et événements qui se déroulaient sur les bases où la famille était affectée. Nous avions même, parfois, la possibilité de nous glisser dans les cockpits. Le summum ? Alors que papa finissait sa carrière à Salon-de-Provence, j’ai pu assister aux entraînements de la Patrouille de France, le mercredi, lorsque je rentrais pour déjeuner à la maison. C’était magnifique. J’ai finalement toujours été baignée dans cette passion familiale.»

Comment avez-vous acquis toutes les connaissances requises pour exercer ?
«Par des moyens détournés car il n’y a pas de voie royale pour devenir ingénieur navigant d’essais (INE), de multiples voies peuvent y mener dès la trentaine, voire à la quarantaine. En fait, petite, je voulais devenir pilote de chasse, un métier qui exige une vue parfaite alors que la mienne était déjà corrigée, donc je savais que je ne pourrais pas prétendre à ce métier. Or, maman, dans son univers professionnel, côtoyait des ingénieurs naviguant d’essai –INE-. Elle évoqué cette possible voie pour assouvir ma passion. Pour cela, il fallait passer un bac S (scientifique), intégrer une école d’ingénieur et, ensuite, organiser mon propre parcours jusqu’à intégrer l’une des écoles qui forment à ce métier.»

Quelles ont été les étapes et les événements fondateurs de votre carrière ?
«Je dirais, en premier, être née dans une famille où tout d’abord la profession de mes parents puis mon enfance ont été rythmés par les meetings aériens et plus tard, les vols d’entraînement et de présentation de la patrouille de France. Après mon bac, j’ai entamé deux années de classe préparatoire au lycée militaire d’Aix-en-Provence où j’ai adoré faire mes études. Pourquoi ? Parce que c’est un lieu d’exception qui vous demande de vous surpasser en permanence, avec des professeurs et des élèves extrêmement motivés qui ont, tous, la volonté de donner le meilleur d’eux-mêmes. Nous étions là de notre propre volonté avec cette envie d’étudier, d’être très concentrés et assidus. Lorsque l’un d’entre nous éprouvait des difficultés, nous étions plusieurs à l’aider. Le sport y était obligatoire et c’était vraiment ce qu’il nous fallait pour évacuer les tensions et nous défouler. Ça a été deux ans de travail acharné et aussi un merveilleux souvenir.»

Caroline Clausse DR

«Puis j’ai intégré, durant trois ans,
l’école d’ingénieur ISAE ANSMA (Ecole nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique) située à Poitiers. J’ai ainsi pu effectuer mes stages chez Dassault, ainsi qu’à la DGAEV à Istres et chez Airbus Hélicoptère, en soufflerie. C’est ainsi que j’ai obtenu le diplôme d’ingénieur de l’Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et d’Aérotechnique (ISAE en SEMA). Lors de ces trois années, j’ai également commencé ma licence de pilote privé à l’aéroclub de Châtellerault.»

Quels sont les mentors, les personnalités qui ont forgé votre vocation ?
«Je citerai trois femmes dont les impressionnants parcours m’ont passionnée : le commandant Caroline Aigle, la première femme pilote de chasse de l’armée de l’air (Ndlr après Elisabeth Boselli en 1946) ; Virginie Guyot qui a intégré la prestigieuse Patrouille de France et en fut le Leader en 2010, et, enfin, le lieutenant-colonel Claire Mérouze qui a été la première femme à piloter un rafale en 2010. Toutes avaient en commun une volonté et une détermination hors du commun.»

Comment avez-vous abordé votre carrière et surmonté les épreuves ?
«Avec détermination. Même si les diplômes et l’envie d’entrer à la DGA étaient là, j’ai d’abord fait mes armes dans le privé en travaillant chez Airbus puis à la Snecma devenue Safran Aircraft Engines. A cette période de ma vie, j’ai beaucoup voyagé aux Etats-Unis, mais je n’ai pas oublié d’envoyer une candidature libre à la DGA EV (Direction générale des armées en vol), à la suite de quoi la structure m’a contactée puis embauchée.»

Quelles compétences et qualités sont-elles essentielles dans votre domaine d’activité ?
«Je crois qu’il faut beaucoup de détermination, de remises en question, notamment lorsque ça ne va pas assez vite, que l’on n’a pas effectivement ce que l’on veut. Il faut alors être réaliste et faire ses preuves. Parce qu’en réalité, au plus profond de soi, nous savons ce que nous voulons. Alors il faut nourrir cette confiance en soi, afin que la hiérarchie vous sente capable, notamment, de faire de nouvelles formations comme celle de l’EPNER Ecole du personnel navigant d’essai et de réception à Istres, qui forme les ingénieurs navigants d’essai (INE) ainsi que des pilotes d’essai. C’est le Sésame pour réaliser nos essais en vol. Quatre grandes écoles proposent cette formation dans le monde : une à Istres, une en Angleterre et deux aux Etats-Unis. La formation s’étend sur une année durant laquelle l’on travaille de façon très assidue sans quasiment s’arrêter. C’est un peu l’équivalent d’une année de prépa en termes de charge de travail et de concentration. A tel point que c’est une année formatrice où l’on apprend à connaître ses limites et où l’on n’atteint pas la perfection.»

Caroline Clausse aux côtés d’un pilote, DR

Qu’est-ce qui fait tenir dans l’adversité ?
«Le sport, la course à pied, principalement le cardio, le Pilates, ce qui permet de se défouler, d’éliminer les tensions. Je pratique tout ce qui est en rapport avec la respiration profonde.» 

Quels regards hommes et femmes portent ils sur votre façon d’exercer votre métier ?
«De l’intérieur, je percevais les hommes que je côtoyais comme des super héros parce que quoi qu’il se passait, ils ne laissaient rien transparaitre. Tout semblait glisser. J’étais impressionnée. Mais il suffit qu’une personne évoque une maladie, pour que les langues se délient elles aussi, juste un instant. Conclusion ? Chacun de nous a des propres failles sur lesquelles il travaille. Aujourd’hui, dans notre milieu, nous pratiquons beaucoup le sport et la méditation.»

Le même regard, de l’extérieur ?
«C’est un métier où l’on travaille avec les forces armées et également les industriels à l’étape la plus proche qui suit la conception des systèmes, puis on commence les tests sur banc d’essais, puis au sol, pour ensuite intégrer ces systèmes sur aéronefs et les livrer aux forces armées. Donc le regard que portent les personnes de l’extérieur sur nous est notre capacité à conduire un projet très concrètement et dans les temps impartis. C’est un regard sur notre faculté à écouter, entendre, comprendre et à réaliser des projets.»

«En règle général nous possédons un très bon relationnel
pour, notamment, pouvoir accéder à une collecte plus large d’informations. Cette facilitation des échanges permet à tous de travailler dans le même sens et la même direction. Le projet avance alors, de façon idéale, et arrive ainsi plus vite à maturité. Après, il est question de budget, partie qui nous échappe complètement et qui, pourtant, présidera à l’atteinte ou non des objectifs.»

Quelles compétences et qualités sont-elles essentielles à votre métier ?
«Il y en a plusieurs comme bien se connaître, savoir se dépasser, nourrir une importante motivation, aimer travailler sur des systèmes de pointe et de développement ce qui exclut tout droit à l’erreur, savoir se maîtriser et connaître la résilience (capacité à surmonter les chocs traumatiques).»

«Je pourrais ajouter
être humble et se remettre en question au bon moment. Et lorsqu’il y a un doute, oser poser la question. Cette façon de faire a déjà sauvé des équipages : alors que le pilote était concentré sur ses manœuvres, le copilote remarquait quelque chose d’anormal et le signalait, ce qui permettait de tout de suite rectifier une anomalie. Il est donc essentiel d’être réactif et de savoir communiquer en équipe.»

Quels sont les obstacles franchis et ceux qui ne s’effacent pas ?
«Il est difficile pour moi de répondre à cela parce que je fais le métier de mes rêves. Egalement les chemins sont nombreux et différents pour arriver à ce métier, ce qui fait que l’on y accède principalement autour de la trentaine, voire de la quarantaine, avec de multiples et différents parcours de vie. Parfois en ayant, auparavant, exercé dans le privé tandis que d’autres sont arrivés à cette formation sans avoir quitté l’armée. »

Les obstacles qui ne s’effacent pas ?
« Je n’ai pas réussi, tout de suite, à intégrer l’école parce qu’il a fallu que je repasse un oral. Pour moi ça a été un très gros échec qui m’a permis de retravailler ce manque de confiance. J’en suis sortie plus forte parce que j’ai gagné en assurance. J’ai d’ailleurs abordé différemment mon année de formation, de façon plus sereine et plus en conscience.»

Ce qui m’a fait tenir dans l’adversité ?
«J’avais, durant la formation, la chance d’être proche géographiquement de ma famille, alors, lorsque j’avais un coup de mou, je pouvais facilement la rejoindre le week-end. J’ai ainsi toujours pu compter sur ma famille et mes proches.»

Quels regards portent les hommes et les femmes sur votre métier ?
«En fait, tout le monde connaît le métier de pilote et peu le métier d’ingénieur navigant d’essais. Je suis donc obligée d’expliquer ce que je fais aux personnes qui sont extérieures au monde de l’aéronautique. Mais lorsque j’échange avec eux, ils se révèlent très intéressés et nos discussions sont toujours très enrichissantes.»

Quels sont les avantages et les inconvénients à être une femme dans un milieu d’hommes ?
«Au chapitre des inconvénients, les propos masculins, dits souvent sur le ton de la plaisanterie et sans aucune arrière-pensée, peuvent sembler anodins. Pourtant leur impact peut être vécu de façon plus importante. Alors que, paradoxalement, d’autres hommes sont comme statufiés, n’osant plus rien dire, semblant presque mal à l’aise, comme entravés. Il y a cet effet de balancier qui, dans un sens comme de l’autre, est outrancier, complexifiant les relations hommes-femmes et qui empêche d’atteindre une certaine neutralité bienveillante –lorsque le balancier s’immobilise en un juste milieu- pour donner accès à une relation simplifiée, sereine et apaisée dans la relation hommes femmes.»

L’autre inconvénient ?
«Nos combinaisons ne sont pas pratiques. Les hommes ont des combinaisons qui leur permettent d’aller se soulager rapidement parce qu’ils ont une fermeture éclair placée au bon endroit alors que nous devons nous déshabiller entièrement ce qui prend trop de temps. Egalement, pour nous mettre en tenue, nous nous mettons dans nos bureaux respectifs, chacun notre tour. Et parce qu’il faut gagner du temps, nous ne pouvons pas prétendre à rejoindre des vestiaires trop éloignés. Donc il faudra encore un peu plus de temps à l’administration française pour palier ces usages et intégrer la mixité.»  

Caroline Clausse, DR

Les avantages ?
«J’étais déjà dans cette équipe lorsque j’étais ingénieure au sol. Je connais la Marine et l’Armée de l’air. J’y ai déjà fait mon trou dans le passé. A l’issue de ma formation, j’ai pu réintégrer l’équipe pour réaliser le métier de mes rêves. Je les remercie de me faire confiance et je vais continuer à faire mes preuves. Quel que soit son métier, on ne peut se réaliser et avancer que si l’on acquiert la confiance de ses pairs. Ça fait partie de l’intégration. De même je me rappellerai toujours avoir été soutenue dans mon choix de poste par un expert avion.»

Quel conseil donneriez vous à une femme qui voudrait faire carrière dans votre milieu ? 
«Aujourd’hui tous les métiers sont ouverts aux femmes. Il ne faut plus ériger de barrières par rapport à cela. Si l’on a la détermination et les compétences, alors il faut foncer et tenter. J’ai pu vérifier le ‘Qui ne tente rien n’a rien.’ Et avec le temps je me rends compte que j’ose. Mon métier est de tout tester, toute la journée. C’est comme ça que j’ai envoyé une candidature libre. Il faut croire en nos rêves et se battre pour ce qui nous anime.»

Le mot de la fin, une devise ?
«Tous les métiers sont désormais ouverts aux femmes. La force et la détermination sont indispensables pour réaliser ses rêves. Il faut vraiment oser et apprendre à rebondir. Ma force intérieure est nourrie par ma passion.» 

Les partenaires de cette deuxième édition de la soirée Femmes d’action, Femmes d’exception.
Le Novotel Avignon centre, la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, Agence la Chamade à Avignon, Les Femmes chefs d’entreprises Vaucluse (FCE) et les Femmes Vignes Rhône et l’Echo du mardi.

Le programme de la soirée
18h – 18h30 : Accueil ; 18h30 – 19h : Mot de la présidente – présentation de la bourse Envie d’entreprendre Avignon ; 19h – 21h30 : Interventions des invitées puis échanges avec la salle. 21h30 – 22h30 : Moment convivial et d’échanges autour de planches de charcuterie, fromage et dessert.

Les infos pratiques
Jeudi 19 septembre à partir de 18h. Soirée Femmes d’action, Femmes d’exception 2e édition. Soroptimist International Avignon. Novotel Avignon centre. Inscription obligatoire 25€ ici.


Avignon : le ponton de la Société Nautique remplacé 

Après plusieurs mois de travaux, la Maison Doux joaillier nous fait découvrir sa nouvelle boutique historique du 31 rue Saint-Agricol à Avignon.

C’est l’avignonnais Benoit Redard, qui après avoir réalisé le design la boutique Doux de Courchevel et avant celle de Deauville et Megève, a repensé le design de la boutique de la cité des papes. Ce site est également le siège de la Maison Doux. La boutique a gagné en espace car le premier étage, dédié auparavant aux ateliers et à l’administratif, est désormais desservi par un grand escalier et sera dorénavant un espace de vente. Pour la réalisation des ‘parures’ en bois, Benoit Redard s’est appuyé sur AD agenceur, une société de Villeneuve-lès-Avignon créée et dirigée par Antoine Duverger. En somme, de l’orfèvrerie 100% avignonnaise.

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©Benoit Redard / Maison Doux

La future boutique Doux à Deauville ©Benoit Redard/Maison Doux
La future boutique Doux à Mégève ©Benoit Redard/Maison Doux

DP


Avignon : le ponton de la Société Nautique remplacé 

Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 ont été lancés hier, le mercredi 28 août. Les premières épreuves ont déjà obtenu un franc succès auprès du public. À 17h30, rendez-vous devant votre télévision pour regarder le premier match de goalball de la compétition, auquel vont participer deux Vauclusiens.

Nabil Baich et Elias Ouni, tous deux nés à Avignon, mais évoluant respectivement au sein des clubs de goalball marseillais et lyonnais, disputeront leur premier match de goalball à 17h30. L’équipe de France sera face au Brésil lors de ces phases de poule. C’est pour tous les deux leur première participation aux Jeux Paralympiques.

Ce sport collectif, réservé aux joueurs ayant une déficience visuelle, est spécifique à l’univers paralympique. C’est un mélange de bowling et de handball. Les équipes sont composées de trois joueurs de champ et de trois remplaçants, tous ceux sur le terrain doivent porter un masque opaque afin de neutraliser les inégalités de vision et de protéger les yeux. L’objectif du goalball est de lancer la balle dans le but adverse et de marquer le plus de points lors d’un match comportant deux mi-temps de 12 minutes.

Les joueurs français, dont les deux Avignonnais, joueront également ce vendredi 30 août à 13h15 contre l’Iran, ainsi que ce samedi 31 août, également à 13h15, contre les États-Unis. Ces matchs feront également partie de la phase de poule. Les résultats détermineront la suite de la compétition. Les quarts de finale auront lieu le lundi 2 septembre de 13h15 à 19h pour les équipes masculines, les demi-finales le mercredi 4 septembre, et les matchs finaux pour les médailles le jeudi 5 septembre.

Pour voir le programme du goalball en détails, cliquez ici.


Avignon : le ponton de la Société Nautique remplacé 

L’association Soroptimist International Avignon organise une soirée ‘Femmes d’action, femmes d’exception’, qui se déroulera, sur réservation Jeudi 19 septembre 2024 à 18h au Novotel Avignon centreChristine Gord directrice départementale de Vaucluse de la Banque de France fait partie des invitées de la soirée aux côtés du capitaine Lise Trincaretto, du Service départemental d’incendie et de secours de Vaucluse, de Caroline Clausse ingénieure navigante d’essais ; de Céline Lacaux, mathématicienne et chercheure à l’Université d’Avignon et de Géraldine Parodi, scaphandrière et Présidente de Spero Mare qui exerce dans le BTP sous-marin. Réservation ici. L’Echo du mardi vous propose, en avant-première, d’aller à la rencontre de ces femmes d’exception.

Qu’est-ce qui vous a destiné à faire ce métier, une connaissance, un reportage, un lieu, une envie ?
«C’était lors d’un stage étudiant à Lyon, une professeure avait recommandé la Banque de France (BdF)pour ses valeurs de service public, son expertise en matière financière, son vaste réseau d’implantation dans les territoires et ses missions de banque centrale. J’ai été séduite à la fois par les parcours qui étaient possibles de réaliser au sein de l’institution, le niveau de  technicité et l’expertise en matière financière puisque mes études supérieures étaient axées sur la gestion de l’analyse financière. Enfin, j’étais sensible à la diversité des missions sur tout le territoire.»

Comment avez-vous acquis toutes les connaissances requises pour exercer ce métier ?
«Tout d’abord durant mes études avec l’obtention d’un diplôme d’études comptables et financières (DECF). J’ai ensuite passé le concours d’entrée à la Banque de France, évoluant, ensuite, au sein de neuf succursales, dans toute la France, et bénéficié d’un parcours de formation interne technique et managérial.»

Quels ont été les étapes, les événements fondateurs de votre carrière ?
«Le passage à l’Euro fiduciaire –dans les années 2 000- avec un poste totalement différent de mes précédentes fonctions d’analyste financier et de responsable d’études économiques. J’ai ensuite poursuivi mes acquisitions techniques et pris de plus en plus de responsabilités dans le management d’équipe. J’ai également commencé à transmettre les connaissances et l’esprit Banque de France, en tant que vacataire dans l’enseignement supérieur, notamment dans les IEP Lyon (Institut d’études politiques), IUT Reims (Institut universitaire de technologie) et l’Ecole des Mines de Saint-Etienne.»

Quels sont les mentors, les personnalités qui ont forgé votre vocation -que vous les ayez connus ou non-?
«Là, je pense à une collègue actuellement en détachement à New York qui a été actrice de ma réussite à l’accès aux postes de direction. En effet, la Banque de France propose des détachements dans des ambassades ou organismes importants dans différents pays de la Banque centrale européenne. Elle est de celles qui m’ont dit que nous devions être nous-mêmes les actrices du changement, notamment à des postes de direction. Je me suis préparée à conquérir ces postes, notamment lors des épreuves de sélection, avec un coach en développement personnel, proposé par la BdF. Il s’agissait de mettre en avant mes points forts comme l’acquisition de connaissances techniques, le management et le pilotage d’objectifs, la conduite de projet, l’appétence relationnelle.»

Comment avez-vous abordé votre carrière et surmonté les épreuves ?
«Je n’avais pas de plan de carrière précis. Je profitais de toutes les opportunités offertes quelle que soit la localisation des fonctions à exercer. Mon intuition, mon audace me disaient que tout se passerait bien. Ma plus grande chance ? Concilier ma vie personnelle, familiale et professionnelle, ce qui incluait de fréquents déménagements tous les trois ou cinq ans et ce qui n’a pu être possible que grâce à mon époux –qui travaille dans le privé- et à mes enfants.»

Christine Gord, Directrice départementale Vaucluse de la Banque de France

Quelles compétences et qualités sont-elles essentielles dans votre domaine d’activité ?
«Pour moi, ce sont quand même plus l’ouverture d’esprit, les qualités d’écoute et la capacité d’adaptation. Et puis il y a aussi l’engagement, la détermination, quand il faut, par exemple, négocier avec un banquier parce que se présente le cas d’un chef d’entreprise qui pourrait subir une rupture de financement. Là, il est vrai qu’il faut être déterminé, engagé pour défendre des situations difficiles. Il est là question de lire la situation avec discernement, de  déterminer la nature des problèmes et les solutions possibles à y apporter avec le moins de casse possible pour le chef d’entreprise, pour les employés, pour la pérennité de l’entreprise… Il n’est pas non plus question de tomber dans le piège de personnes manipulatrices qui auraient sciemment perverti le système, en cela nous sommes garants de l’équité.»

Quels ont été les obstacles franchis et quels sont ceux qui ne s’effacent pas ?
«Il faut faire une force des difficultés rencontrées, s’adapter et ne rien regretter. Avant, sans doute fallait-il plus s’affirmer, montrer davantage et régulièrement ses compétences. Désormais c’est plus facile mais la vigilance reste de mise. Cette vigilance que les hommes n’ont peut-être pas l’obligation de tenir, mais les femmes oui, cependant il n’y a pas d’obstacles infranchissables.»

Ce qui vous fait tenir dans l’adversité ?
«La confiance en soi, la détermination pour maintenir le cap, et rester optimiste.»

Quels regards les hommes et les femmes portent-ils sur votre métier et la façon dont vous l’exercez ?
«Alors moi, je trouve que j’ai une grande chance parce que la BdF est une institution reconnue et indépendante. C’est encore plus intéressant de nos jours par rapport au pouvoir politique. Donc, on peut se permettre de parler en toute objectivité. Et de ce fait, nos fonctions, notre institution sont respectées. Et puis nous nous sommes ouverts à des publics différents comme le grand public, notamment avec la gestion du surendettement, et les entreprises.»

Quels sont les avantages et les inconvénients à être une femme dans un milieu d’hommes ?
«Les avantages ? Peut-être une anticipation plus grande et une capacité à avancer sur différents sujets en même temps puisque nous menons tambour battant vie de famille et vie professionnelle. Nous avons l’habitude de faire plusieurs choses en même temps. Peut-être également faisons-nous montre d’une humilité souvent plus importante qui permet de mettre de côté son ego et d’avancer ‘l’air de rien’.»

Les inconvénients ?
«Certains comportements toujours un peu machistes nécessitent de garder une vigilance quasi-permanente. Il est nécessaire de veiller à ce que les jeunes générations gardent à l’esprit que l’égalité hommes-femmes a nécessité des combats importants dans les sociétés occidentales et que cette cause est encore un sujet dans le monde dans lequel nous vivons.»

La Banque de France à Agroparc, à Avignon

Auriez-vous une anecdote à nous faire partager ?
«La fierté ressentie par plusieurs femmes d’un certain âge de ma famille, notamment lors de mon premier poste de directrice, alors qu’elles avaient dû se battre pour continuer à travailler à la naissance de leurs enfants ou pour obtenir un compte bancaire joint. Toutes ces femmes  qui ont eu du mal à supporter leur dépendance financière et sociale. Pour rappel ça n’est qu’en juillet 1965 que le Parlement votera une loi autorisant les femmes à ouvrir un compte bancaire à leur nom et à travailler sans le consentement de leur mari.»

Le mot de la fin ?
«La Banque de France permet une évolution de carrière très importante, nous permet d’être au service de l’économie via les banques, les dirigeants, les usagers, les enseignants, les transporteurs de fonds… L’ouverture, l’engagement et le sens des responsabilités dont notre institution fait preuve nous autorisent à nous consacrer pleinement à nos missions en pouvant concilier vie privée et professionnelle.»

Christine Gord
Directrice départementale de Vaucluse depuis la rentrée 2023. Elle fût directrice BdF de la Loire, Directrice régionale adjointe de la région Centre-Val de Loire… En 2022 elle réorganise les missions de la succursale de Saint-Etienne où elle était directrice depuis 2020. En 2002 elle participe au passage à l’euro fiduciaire, en 2 000 elle débute l’enseignement à l’IEP de Lyon (Institut d’études politiques, Sciences Po).

Les partenaires de cette deuxième édition de la soirée Femmes d’action, Femmes d’exception
Le Novotel Avignon centre, la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, l’Agence Chamade d’Avignon, Les Femmes chefs d’entreprises Vaucluse (FCE) et les Femmes Vignes Rhône et l’Echo du mardi.

Le programme de la soirée
18h – 18h30 : Accueil ; 18h30 – 19h : Mot de la présidente – présentation de la bourse Envie d’entreprendre Avignon ; 19h – 21h30 : Interventions des invitées puis échanges avec la salle. 21h30 – 22h30 : Moment convivial et d’échanges autour de planches de charcuterie, fromage et dessert.

Les infos pratiques
Jeudi 19 septembre à partir de 18h. Soirée Femmes d’action, Femmes d’exception 2e édition. Soroptimist International Avignon. Novotel Avignon centre. Inscription obligatoire 25€ ici.

La Banque de France, Agroparc, Avignon


Avignon : le ponton de la Société Nautique remplacé 

L’association Soroptimist International Avignon organise une soirée ‘Femmes d’action, femmes d’exception’, qui se déroulera, sur réservation Jeudi 19 septembre 2024 à 18h au Novotel Avignon centreLe capitaine Lise Trincaretto, du Service départemental d’incendie et de secours de Vaucluse fait partie des invitées de la soirée aux côtés de Caroline Clausse ingénieure navigante d’essais ; Christine Gord directrice de la Banque de France de Vaucluse, Céline Lacaux, mathématicienne et chercheure à l’Université d’Avignon et Géraldine Parodi, scaphandrière et Présidente de Spero Mare qui exerce dans le BTP sous-marin. Réservation ici. L’Echo du mardi vous propose, en avant-première, d’aller à la rencontre de ces femmes d’exception.

Lise Trincaretto est capitaine de sapeur-pompier professionnel, responsable du service prévision opérations au Centre de Secours Principal d’Avignon. Si, au début de sa carrière elle s’est épanouie au sein des collectivités territoriales, plus précisément dans le développement territorial et touristique de Maubeuge (59) et de l’intercommunalité de Maubeuge, c’est en tant que capitaine des pompiers professionnels qu’elle a enfin pu donner libre cours à sa vocation. 

«Mes parents étaient tous deux médecins,
maman anesthésiste-réanimateur et papa chirurgien en traumatologie à l’hôpital public… Après les cours j’allais à l’hôpital et attendais mes parents dans le sas -Service d’accès aux soins- des urgences. De là, j’observais le ballet des pompiers. J’étais fascinée par la relation qu’ils entretenaient avec les victimes, le soin qu’ils apportaient à les stabiliser au mieux avant que ceux-ci ne soient pris en charge par une équipe –dont ma mère- qui était le plus souvent affectée aux urgences

«Alors que j’avais grandi avec des médecins
mon père, ma mère et leurs amis, ce sont les pompiers qui m’impressionnaient le plus. Ils étaient en première ligne sur les feux et les accidents. Ce sont eux qui me racontaient, petit à petit, ce qu’ils faisaient. Et, sans que je ne m’en rende vraiment compte, cela m’a forgée et façonnée. Puis j’ai obtenu un bac scientifique et dit à mes parents que je voulais devenir pompier.»

«Là ça a été un refus catégorique.
Ils m’ont demandé de passer un bac +5, comme tout le monde dans la famille. Je suis partie un an à Berlin, c’était 4 ans après la chute du mur. J’avais, au préalable, rencontré dans le Nord où nous vivions, des berlinois lors d’un festival de musique, de théâtre, de rue… que j’avais trouvé très sympas. J’ai adoré cette ville cosmopolite où j’ai été professeure defrançais, où j’ai travaillé sur des chantiers… Lorsque je suis rentrée, j’étais parfaitement bilingue allemand et anglais.»

«Du coup j’ai fait une maîtrise de langues appliquées allemand et anglais
ce qui m’a passionné ? Les matières appliquées européennes comme l’économie, les maths, les statistiques, la compta, la gestion, le marketing, la communication, le Droit civil, public, européen, le droit de douanes. C’était au moment du traité de Maastricht. Alors que mes parents m’avaient opposé le fait de ne pas apprendre un métier, je devenais polyvalente dans tous les secteurs et, finalement, très rapidement employable. Venant d’un bac scientifique, je poursuivais mes études avec facilité et je remarquais que les majors de promo étaient, eux aussi, issus d’un cursus mathématique. Je me disais que les maths ouvraient décidément toutes les portes.»

«Je suis entrée dans une entreprise d’import-export de carrelages à Maubeuge,
tout d’abord comme assistante commerciale puis aux statistiques et j’ai adoré mon métier. C’est là que le maire de Maubeuge est venu me chercher pour me proposer le développement touristique de la Ville via l’Office de tourisme. Il a dit au directeur en place : ‘Il me faut quelqu’un qui ait un peu de trempe, un peu intelligent. Prends là elle, parce qu’elle n’a pas peur de mettre les mains dans le cambouis. C’est là qu’a commencé ma carrière de fonctionnaire et croisé à nouveau les pompiers, très présents sur le Festival de Maubeuge. J’y suis restée 11 ans. Ensuite ? J’ai travaillé dans la formation, notamment en recrutement, puis j’ai postulé à l’Office de tourisme de Vaison-la-Romaine-Ventoux où j’ai travaillé au développement du tourisme du territoire. Là encore ça a été passionnant.»

Lise Trincaretto DR

Puis arrive le Bataclan
«13 novembre 2015, c’est la date des attentats de Daech et du Bataclan. Je suis très patriote et j’adore mon pays. En toute modestie, c’est le plus beau pays du monde. Rien n’égale son système social, sa culture, la diversité de ses paysages, sa gastronomie et ses vins. On y fait de belles et bonnes choses. Alors, l’attaque du Bataclan… Je l’ai très mal vécu et je continue à être ulcérée par la lâcheté des attentats qui tuent des innocents. J’ai été comme stupéfaite, bloquée… mais mes enfants étaient encore trop petits pour que je devienne pompier volontaire. Je me suis rapprochée de l’armée de l’air à Orange qui m’a acceptée dans la réserve citoyenne. Et puis, un jour, mes amis pompiers m’ont dit, ça y est, tes enfants sont grands, fais pompier volontaire. Ce que j’ai fait à Vaison-la-Romaine.»

 «Comment passe-t-on d’un Office du tourisme et du développement économique à) capitaine des pompiers ?
«Je crois que ça a toujours été mon profil car je suis plutôt très dynamique et sportive. Si ma première carrière dans la Fonction publique me correspondait très bien, être pompier était un rêve d’enfant. Je deviens donc pompier volontaire à Vaison-la-Romaine et d’un seul coup je me sens légère. Comme si l’on m’avait ôté un immense poids, peut-être celui de la frustration ? Je pouvais enfin faire ce que je désirais depuis le tout début de ma vie.»

Comment avez-vous acquis toutes les connaissances requises pour exercer ce métier ?
«Mon meilleur ami était adjudant-chef chez les pompiers à Carpentras. Pour des raisons règlementaires dues à une réforme, il devait passer le concours de lieutenant. Moi j’étais pompier volontaire depuis un an. Il me dit : puisque je passe le concours de lieutenant tu passes le concours de capitaine. Il a eu son concours de lieutenant et moi j’ai raté mon concours de capitaine que j’ai réussi la seconde fois. Ma faille ? Si je possédais la culture générale et territoriale, je n’avais pas encore assez acquis la culture pompier. Egalement, je n’aurais jamais réussi ce concours si je n’étais pas passée par le volontariat. Et je dois beaucoup aux officiers du Sdis 84 (Service départemental d’incendie et de secours du Vaucluse) qui m’ont aidée à acquérir les attendus du concours.»

«J’ai été recrutée au bout de deux ans au Sdis 84, à Avignon,qui est la meilleure école qui soit, parce que c’est le centre principal de secours qui régule une importante activité opérationnelle. Je m’y occupe de la prévision des opérations : c’est toute la préparation en amont de l’intervention. Des exemples ? C’est vérifier que l’eau arrive bien aux poteaux, leur implantation et leur accessibilité depuis nos engins. C’est aussi la vérification des bâtiments avec les accès de secours, les normes évacuation, les terrasses en ville, le déroulement de manifestations de toutes sortes en milieu urbain ou rural…»

«Il y a les opérations
qui préparent à l’intervention humaine, l’utilisation des matériels, les manœuvres d’entrainement qui permettent de prendre connaissance des moyens dont nous disposons sur place, et comment agir pour, par exemple, pour éviter la propagation d’un feu, découvrir et comprendre la conformations de sites, la prévention des risques. L’un des bâtiments exemplaires, en matière de sécurité, est par exemple l’Ikéa de Sorgues. Egalement, cet été, nous nous sommes entrainés sur le site du Palais des papes. Je m’occupe de tout ce qui est statistiques, de la gestion du matériel technique dans son utilisation. Ce que j’apprécie le plus ? Que l’on soit très en lien les uns avec les autres, tous s’entraidant. Le Sdis 84 procède au recrutement pour de grands dispositifs, via la création d’équipes en fonction des disponibilités, pour envoyer des renforts en Corse et, en ce moment, en Grèce.»

Lise Trincaretto entourée de ses collègues lors d’un exercice, cet été, au Palais des papes

Bientôt
«J’ai passé, cette année, tous les diplômes de chef d’agrès (engins : ambulance et CFM camion de feu de forêt, feu urbains et secours routiers) avant de bientôt intégrer l’Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs pompiers –L’ENSOSP– . Ces formations m’ont vraiment permis d’entrer dans l’opérationnel. Ainsi j’exercerai, au terme de ma formation d’un an, en tant que chef de groupe, sur les interventions dimensionnantes, ce sont des opérations comportant plusieurs agrès déjà disposés à entrer en action. Mon métier sera de m’assurer d’une mise en œuvre cohérente et de prendre en charge la radio et les contacts avec les élus. Là ? Je m’apprête, dès novembre, à intégrer la formation de lieutenant.»

«Comment j’ai surmonté les épreuves ?J’ai du caractère et je suis pugnace, en cela, si l’on ne m’ouvre pas la porte, je suis capable de passer par la fenêtre ou le toit s’il le faut. J’ai tendance à être très ‘rentre-dedans’. Il a fallu que j’apprenne à être plus modérée et patiente, ce qui ne sont pas mes premières vertus. Je suis passée du temps long, administratif lorsque je travaillais pour les Collectivités territoriales avec une échelle hiérarchique et une attente de la décision au Sdis 84 où la réactivité est extrêmement forte avec une résolution des problèmes, obstacles presque instantanée. Résultat ? Je suis heureuse. A la caserne on m’apostrophe en disant : ‘Tiens, la plus heureuse !»

Les compétences et les qualités requises pour exercer mon métier ?
«J’ai envie de dire écouter et entendre car écouter c’est bien mais entendre c’est mieux. Voilà pour la base. Après ? Pratiquer les trois essentiels comme posséder un bon esprit d’analyse et de synthèse et savoir être disponible tant pour le service qu’entre collègues parce que je suis dans l’opérationnel et que lorsque les gars partent, il leur faut donc des réponses rapides.»

Mentor, épreuves, quel a été mon cheminement ?
«Je remercie vraiment mon chef de salle qui est une personne extraordinaire et qui sera, sans doute, un de mes mentors pour toute ma carrière. Il m’avait prévenue : C’est simple, tu arrives, t’es pas pompier, t’es une femme et tu n’es plus toute jeune (48 ans), donc tu vas te faire tester et c’est normal. Ce que je veux que tu travailles ? Ton intégration parce que si tu n’es pas intégrée tu vas vivre un enfer. Il faut que tu t’intègres.»

«Un an après je suis intégrée.
Quand il m’arrive de faire des bourdes, mes collègues m’aident, me donnent les ficelles du métier. Ils le font avec beaucoup de diplomatie et de bienveillance. Il ne me disent pas : ‘Lise t’es en train de faire de la ‘mouise’. Ils me disent : ‘tu vois, par expérience, tu y arriveras mieux en faisant comme ça…’ Puis ils continuent : ‘Tu sais il y a des gens tu leur dis et ils n’en n’ont rien à fiche mais toi tu nous écoutes et tu tiens compte de ce qu’on te dit’. Alors je leur réponds qu’ils sont là depuis le début et qu’ils me soutiennent, alors c’est normal. Moi je viens du monde du management et eux du commandement. Ici on obéit à ton N+1 et point barre.»

Lise Trincaretto Copyright Service communication SDIS 84

Les obstacles qui ne s’effacent pas ?
«Je suis assez perfectionniste sinon, devant l’adversité ? C’est simple, je serre les dents et je regarde toujours devant. Est-ce que le regard des autres est important ? Pas du tout. C’est la sagesse de l’âge. Et, justement, je suis à cet âge où je donne le meilleur de moi-même dans ce que je fais au quotidien. Je fais tout à 2000% ou je ne fais pas. Après, on ne peut pas plaire à tout le monde.»

«Quels sont les avantages et les inconvénients à être une femme dans un milieu d’hommes ?
Chez les pompiers il n’y a ni hommes ni femmes mais… des pompiers. C’est vraiment ce que je ressens. Il y a bien des hommes chevaleresques et bienveillants qui vont saisir à ma place ce qui est lourd. Mais si je suis pompier c’est que je suis aussi capable de soulever ce qui est lourd.»

Le mot de la fin ?
«Aucun regret et encore de belles aventures à venir, je pense, au sein des sapeurs-pompiers. Chaque jour qui passe, je me dis que j’ai bien fait et même si j’ai adoré ma carrière d’avant, je continue à regarder devant, à apprendre et c’est super. Si je devais donner un conseil à une personne souhaitant entrer dans le métier ? Travaille et ne lâche rien.»

Les partenaires de cette deuxième édition de la soirée Femmes d’action, femmes d’exception
Le Novotel Avignon centre, la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, l’Agence Chamade d’Avignon, Les Femmes chefs d’entreprises Vaucluse (FCE) et les Femmes Vignes Rhône et l’Echo du mardi.

Le programme de la soirée
18h – 18h30 : Accueil ; 18h30 – 19h : Mot de la présidente – présentation de la bourse Envie d’entreprendre Avignon ; 19h – 21h30 : Interventions des invitées puis échanges avec la salle. 21h30 – 22h30 : Moment convivial et d’échanges autour de planches de charcuterie, fromage et dessert.

Les infos pratiques
Jeudi 19 septembre à partir de 18h. Soirée Femmes d’action, Femmes d’exception 2e édition. Soroptimist International Avignon. Novotel Avignon centre. Inscription obligatoire 25€ ici.


Avignon : le ponton de la Société Nautique remplacé 

La 29ᵉ édition du Ban des Vendanges aura lieu ce samedi 31 août à Avignon, capitale des Côtes du Rhône. Au programme : de la gastronomie, une messe provençale, un défilé des confréries, ainsi qu’une soirée tout en musique.

« L’an dernier, on était 10 000, martèle David Bérard, le président des Compagnons des Côtes du Rhône. Samedi, les 72 membres de notre association, vont mettre le paquet pour cette fête populaire avec notamment un marché gourmand XXL et une quinzaine de stands charcuterie, huîtres, seiches, brouillade de truffes, pâtisseries, glaces, burgers, tartes aux légumes. »

Dino Tornati, au nom du Syndicat des Bouchers de Vaucluse, était déjà là en 1992. « À l’époque, c’est la regrettée Marie-Josée Roig qui avait initié cette fête et on avait fait griller 453 kg de viande. Là, samedi prochain, nous aurons sur la broche quatre cuisses de bœuf de race limousine et elles seront servies avec de la ratatouille. »

Dino Tornati, ancien boucher de la Place Saint-Didier, qui tiendra le stand de bœuf à la broche.

En amont, dès 17h, le défilé des confréries bachiques partira de l’Église Saint-Agricol, montera jusqu’à la Place de l’Horloge et ralliera la Métropole des Doms où sera célébrée une messe vigneronne en provençal. Le Ban des Vendanges sera proclamé à 19h pour lancer la récolte 2024. Le bar à vins proposera les trois couleurs (blanc, rouge, rosé) de l’AOC Sablet, invitée d’honneur cette année. « Le raisin est à maturité, avec la pluie de ces derniers jours, les grains ont grossi, la vendange devrait être bonne, explique Loïc Alazard du Domaine Les Sibu. Mais tant que toutes les grappes ne sont pas rentrées dans la cave, on est toujours un peu stressé, c’est le travail de toute une année (bourgeonnage, attachage, effeuillage, travail au sol) qui peut être réduit à néant à cause de la météo. On est fier et heureux de venir à Avignon, la capitale des Côtes du Rhône. Tout le monde ne connaît pas notre petit village, entre Gigondas et Vaison. Pourtant, il est renommé. On a 50% de production en bio, ce sera l’occasion de mettre en valeur le travail de tous les vignerons de notre appellation. »

Loïc Alazard du Domaine Les Sibu

Justement, pour cette soirée, environ 5 500 bouteilles seront proposées au public. Une cuvée 2024 servie dans un écrin de verre, la bouteille ‘Avenio’, créée par l’entreprise de Sorgues Rossi Emballages. « Avec la Vigne du Clos des Papes, les remparts, le Pont d’Avignon et le Palais des Papes sérigraphiés sur le verre » ajoute Serge Thierry Rossi, le patron de cette entreprise lancée en 1957 et installée au Village ERO à Sorgues. « Pour diminuer notre impact environnemental, nous avons supprimé les cartons de bouteille, les palettes en bois et les capsules au profit des palox en plastique pour mieux rémunérer les vignerons », ajoute David Bérard. 

De 17h30 à minuit, ambiance bon enfant et musique avec le concert du groupe Les Invendables d’Henri Deluy, saxophones, trompettes et trombone et sa compil’ Rythm & Blues des années 70.

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/82/   1/1