19 février 2026 |

Ecrit par le 19 février 2026

Au secours, l’abeille disparaît et avec elle la pollinisation et la bio-diversité

« Le taux de mortalité des abeilles domestiques est estimé entre + 20 et + 30% par an, deux fois supérieur aux abeilles sauvages, » c’est ce qui ressort d’une rencontre qui vient de se dérouler à l’Unité « Abeille & Environnement » de Montfavet. Ce laboratoire de 528m2, inauguré en novembre 2022 au Domaine Saint-Paul de l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), sur le site d’Agroparc, abrite des chercheurs en apidologie (branche de l’entomologie spécialisée dans l’étude scientifique des abeilles).

Les “harpes électriques“ domaine Saint Paul INRAE ©DR

Ils consacrent leur vie à la santé des abeilles et constatent un affaiblissement des colonies d’abeilles pour nombre de raisons. L’intensification de l’agriculture, le recul de l’habitat naturel, les prairies et les haies, la diffusion de pathogènes, de prédateurs, de parasites, d’espèces invasives (comme le varroa et le frelon asiatique), de pesticides, de polluants, de métaux lourds, de plastiques sans oublier le réchauffement climatique. Tous ces facteurs altèrent le sens de l’orientation des abeilles qui ont du mal à retourner dans leurs ruches. « Depuis 1990, le cheptel est frappé par une mortalité importante et des efforts de recherche inédits ont été déployés pour comprendre ce phénomène d’effrondrement, le ralentir voire l’enrayer » explique-t-on du côté de l’INRAE.

ll faut savoir qu’Avignon est au coeur de ces recherches puisque la 1ère station d’apiculture expérimentale remonte à 1956 à Montfavet. Et depuis, les scientifiques ont sélectionné des abeiles plus résistantes aux parasites. Ils préconisent aussi un paysage plus varié avec davantage de fleurs et d’habitats naturels, et moins de pesticides.

Les “harpes électriques“ domaine Saint Paul INRAE ©DR

Le frelon à pattes jaunes a été détecté pour la 1ère fois en France il y a 20 ans. Selon une étude, la mortalité du cheptel apicole est estimée à 29,2% en France, engendrant des pertes économiques pouvant atteindre 30,8M€ par an pour la filière du miel. Parmi les solutions trouvées par l’INRAE et leurs confrères de l’Université d’Exeter en Grand-Bretagne, la « radiotélémétrie » qui consiste à capturer un frelon devant une ruche, de l’équiper d’une balise radioémettrice, de le géolocaliser, de le suivre juqu’au nid pour détruire tous ses occupants. Autre scénario mis au point par les chercheurs : tester une « harpe électrique » dont les fils sont suffisamment espacés pour laisser passer les abeilles mais pas les frelons. Ils subissent une décharge électrique façon « taser » et tombent dans un bac d’eau posé au-dessous. Ce dispositif testé l’an dernier à proximité de 8 ruches a permis de capturer 18 000 frelons en seulement 4 semaines dans un rucher expérimental du bordelais.

« Il faut absolument interdire l’importation de faux miel, notamment de Chine »

Pierre de Giraud d’Agay

Dans le Vaucluse, il y a un des miels labellisés IGP Provence, celui de la Maison « Augier & Fils », implantée depuis 1929 à Vaison-la-Romaine, qui travaille avec une quarantaine d’apiculteurs et sélectionne les meilleurs miels, garantis 100% purs et nature. Cette marque, « Les Ruchers du Mont-Ventoux » se distingue par un un liseré tricolore bleu-blanc-rouge sur chaque pot de 110, 250 et 400gr. Miel aux fleurs de lavande, acacia, garrigue, montagne, châtaignier, tilleul, bruyère, comme confiseries – pastilles, nougats, pains d’épice bénéficient comme le « Miel de Provence » de cette fameuse IGP Label Rouge.

Pierre de Giraud d’Agay et Marc Fesneau, Ministre de l’Agriculture, sur le pavillon SYMPAS au SIA 2023 ©DR

Pierre de Giraud d’Agay est à la tête de cet établissement et il s’inquiète: « Les abeilles disparaissent à cause de la fragilisation de l’environnement, la disparition de l’habitat naturel, l’augmentation de la pollution et des pesticides. Avant il y avait une plus grande richesse de cultures. Maintenant il y a surtout d’immenses champs de colza, de tournesol, de maïs. » On dénombre 63 000 apiculteurs en France, 1 755 377 ruches et chacune produit environ 23kg de miel par an. On consomme 45 000 tonnes pour 41 387 tonnes produites principalement dans 3 régions : 21,7% en Auvergne-Rhône-Alpes, 12,4% dans le Grand-Est et 10,8% en Nouvelle Aquitaine, plus près de nous, en Provence et dans les Cévennes.

« Il faut absolument faire quelque chose, construire des solutions puisque plus de 70% des espèces cultivées pour notre alimentation dépendent des insectes pollinisateurs, donc des abeilles qu’il est plus que nécessaire de préserver. Sinon, dans 50 ans, dans certaines régions du monde, il n’y aura plus ni abeilles, ni miel de qualité. Les apiculteurs ont de plus en plus de difficulté à survivre avec l’importation de miels médiocres, sans goût, trafiqués, à prix cassés. Ici, dans le Vaucluse, j’ai vu une dizaine d’entre eux arrêter leurs activités, faute de rentabilité ».

L’abeille est au coeur des transitions. En février dernier, l’Union Européenne a décidé d’apporter une aide d’urgence intégrée à la PAC pour épauler les apiculteurs. 5M€ pour les soutenir face aux pertes de production liées aux aléas climatiques. Un nouvel accord fixant les règles d’étiquetage et la traçabilité du réel pays d’origine a également été conclu. « Il faut absolument interdire l’importation de faux miel, notamment de Chine » insiste Pierre d’Agay.


Au secours, l’abeille disparaît et avec elle la pollinisation et la bio-diversité

Tiago Rodrigues et Pierre Gendronneau étaient on ne peut plus radieux pour faire un pré-bilan public de ce festival de tous les dangers annoncés – crainte d’une baisse de fréquentation due aux dates, aux Jeux olympiques et aux élections – ce lundi dans la cour du Cloître Saint Louis à une semaine de la fin de cette 78ᵉ édition. 

Avant d’en venir aux chiffres, le directeur Tiago Rodrigues a tenu à conforter son choix d’organiser la Nuit d’Avignon, non pas pour se justifier face aux critiques reçues, mais pour réaffirmer que le Festival d’Avignon a toujours été depuis Jean Vilar un festival de résistance, que la Cour d’honneur a toujours été le meilleur plateau pour s’exprimer. Il s’est félicité que dès le 8 juillet, après le résultat des élections législatives, « ce festival de résistance soit devenu un festival de célébration. » 

Les chiffres parlent d’eux-même

Pendant  23 jours : 
• 35 spectacles et 2 exposition
• 218 représentations payantes, 5 en entrée libre et deux expositions
• 121 508 entrées à la vente (hors entrées libres)
• 60 débats et rencontres, rendez-vous tout public dans le cadre du Café des idées
• Plus de 300 rendez-vous en cumulant spectacles, rencontres, lectures, débats, projections
• 34 lieux dont 20 extramuros
• 29 créations en 2024  qui représentent 83% de la programmation (+5% que 2023)
• Deux tiers de la programmation sont des premières mondiales (21 créations au Festival d’Avignon 2024, soit 60% de la programmation)
• 25 projets produits ou co-produits par le Festival (70%)
• Parité absolue avec 19 femmes (50%) et 19 hommes (50%)
• L’artiste complice Boris Charmatz : volets de spectacles, un atelier chorégraphique, des rencontres au café des idées (Café complice, Foi et Culture), Territoires cinématographiques
• Transmission Impossible : 50 participants français et internationaux venus de Taiwan, de Corée du Sud, du Portugal et de Lituanie
• Langue invitée : 30 % de la programmation en relation avec la langue invitée espagnole, 55% de porteurs de projets étrangers soit 11 nationalités représentées, une communication trilingue
• Première fois : 54 % des artistes sont invités pour la Première fois au Festival d’Avignon et plus de 7000 personnes touchées

Retour vers un futur prometteur

Une certitude : le Festival 2025 aura lieu en juillet, pendant trois semaines au moins et avec la perspective d’avoir des dates communes avec le festival Off. L’artiste complice sera la chorégraphe Marlène Montero Freitas qui fera l’ouverture de la Cour d’honneur. Poursuite de l’idée d’une langue invitée — et non pas d’un pays, trop réducteur — qui sera l’arabe, en partenariat avec l’Institut du Monde Arabe.  Le projet ‘Démonter les remparts pour finir le pont’ de Gwenaël Morin est reconduit, l’auteur et metteur en scène Milo Rau créera « Pièce commune – Volksstück » en tournée à Avignon et aux alentours, en partenariat avec le Wiener Festwochen (Autriche).


Au secours, l’abeille disparaît et avec elle la pollinisation et la bio-diversité

Artiste avignonnais, Pablito Zago a contribué à embellir la ville et à y apporter des couleurs par de nombreuses œuvres. En juin 2023, il a créé une fresque pour la caisse primaire d’assurance maladie afin de célébrer ses valeurs humaines. Il a également décoré des jeux pour enfants, collaboré avec Subway pour la réalisation de gourdes, et réalisé de nombreuses fresques dans la ville, notamment sur le bâtiment de la CAF, à Avignon Confluences, vers la gare TGV.

Entre juillet et septembre, sa série « The Walking Trees » est exposée à la Maison de Fogasses dans le centre historique d’Avignon. Cette exposition, plus conceptuelle et philosophique que ses autres œuvres, aborde la thématique de la disparition de l’eau, où les végétaux se placent au-dessus de l’homme et se déplacent pour trouver cette source vitale plutôt que de rester fixes. La série véhicule un message d’espoir. Habituellement focalisé sur la représentation humaine, les visages et les ponts entre l’Homme et l’Animal à travers les masques, l’artiste explore ici une nouvelle direction.

Création de la série
La série The walking trees a été créée sur une durée d’environ 6 mois et Pablito Zago prévoit de la continuer dans le temps. L’artiste tire son inspiration d’un voyage au Sénégal puis d’un séjour à la Réunion, où il a été fasciné par le banian, surnommé “l’arbre qui marche” et très touché par la poésie qui s’en dégageait. C’est à cet instant précis qu’il a décidé d’en faire une œuvre. Le nom de cette série se trouve dans la version anglophone du terme “ the walking trees”. “Et du coup, en traduisant arbre qui marche, j’ai pensé à walking tree. Et en opposition, ça m’a fait penser à The walking dead, mort-vivant. » « Selon moi, l’arbre est plus intelligent que l’homme, alors que l’homme, en ce moment, a plutôt tendance à marcher à reculons et à subir une rétrogradation.” analyse l’artiste.

La représentation de cette série :
No (more) Water / The Walking Trees explore une toute autre perspective : une représentation du monde où l’Homme a disparu, laissant place uniquement aux végétaux. Cette œuvre reflète un constat poignant des bouleversements climatiques.

Le rapport aux couleurs :
Comme l’intégralité des œuvres de Pablito Zago, les œuvres sont très colorées. « Les choix de couleurs, c’est quelque chose d’inexplicable pour moi. J’adore les turquoises et le rose, ça a toujours fait partie de mon travail. Depuis 3-4 ans, le jaune est un peu plus rentré dans mon travail.” Cette digigraphie est différente des autres œuvres de la série par la présence d’un homme perdu au milieu de ces banians. “Alors, quand je fais des affiches, j’aime bien trouver un truc pour que ça ne soit jamais la même chose que ce que je conçois sur une toile. J’ai ainsi fait entrer un personnage, que j’ai nommé ‘le touriste’, et dont j’imagine qu’il s’est trompé de vol, arrivant dans une destination inconnue. Alors il se retrouve perdu, dans ce nouveau monde, loin de sa valise à roulettes. Il s’agit de replacer l’homme dans un contexte, sans pour autant le mettre en valeur, » relate Pablito Zago.

Technique des coulures :
L’esthétique du tableau offre une impression de lianes tombant d’une certaine hauteur, rappelant les coulures du graffiti. “On dirait vraiment des coulures. C’est un élément qui a résonné dans ma tête au moment où j’exécutais mon tableau. Comme lorsque l’on superpose plein de couleurs, et qu’au-dessus de la toile, il y a cette cette peinture qui coule et se fait lianes. ”

Sarah Ripert


Au secours, l’abeille disparaît et avec elle la pollinisation et la bio-diversité

Un nouvel espace labellisé France Services a été inauguré ce lundi 15 juillet au sein des locaux Avenir 84 à Avignon. C’est le 25e espace de ce type que compte le département de Vaucluse.

Près de 3 000 France Services devraient être déployés, sur l’ensemble du territoire français, d’ici 2027. Le Vaucluse, lui, en compte 25, dont le dernier, situé à Avignon, qui vient d’être inauguré. Ces espaces France Services permettent de rapprocher le service public des usagers.

Ce service gratuit garantit l’accueil et l’accompagnement des usagers dans leurs démarches administratives concernant divers sujets tels que : la santé, la famille, la retraite, le droit, le logement, les impôts, la recherche d’emploi, ou encore l’accompagnement au numérique. France Services estime que 4 démarches sur 5 sont entièrement résolues dès le premier passage dans un espace France services.

Le nouvel espace avignonnais, situé dans les locaux d’Avenir 84, vient compléter les services assurés par le Bus France Services d’Avignon, qui est très sollicité. Ainsi, cet espace accueille le public du lundi au vendredi de 9h30 à 12h et de 14h à 17h au 27 bis Avenue de la Trillade (immeuble Le Ventoux).

Pour trouver un espace France Services autour de chez vous, cliquez ici.


Au secours, l’abeille disparaît et avec elle la pollinisation et la bio-diversité

Du 18 au 21 juillet 2024, le festival Résonance sera de retour pour sa 16ème édition avec une programmation qui mêlera artistes confirmés et jeunes talents du territoire. Cet évènement qui se déroulera dans plusieurs lieux emblématiques de la ville d’Avignon permettra de profiter de la proposition musicale tout en admirant le patrimoine architectural de la cité papale pour un spectacle total.  

L’été musicale se poursuit dans la ville d’Avignon. Après la tenue du festival ID-Ile et du concert de Bob Sinclar durant le mois de juin, c’est au tour du festival « Résonance » de régaler les tympans des vauclusiens dès le jeudi 18 juillet et ce jusqu’au dimanche 21 juillet inclus. Cet évènement mis en place depuis 2009 revient pour une 16ème édition qui s’annonce une nouvelle fois « explosive ».

Conçu avec l’objectif de mettre en musique et en images les sites patrimoniaux « emblématiques » de la ville d’Avignon, le festival proposera cette année encore, une programmation très hétéroclite dans laquelle on retrouvera des artistes confirmés et des jeunes talents du territoire vauclusien qui proposeront des sonorités contemporaines, inspirée par les musiques électroniques.

Le programme de la 16ème édition

Les festivités démarreront dès le jeudi 18 juillet, au Jardin du Petit PalaisJennifer Cardini et Sabb enflammeront les platines de 20h à 1h du matin avec des sets techno-house et des influences afro-diasporiques et dark disco. Le vendredi 19 juillet, c’est à la Collection Lambert que l’équipe de Résonance posera ses valises pour proposer de 21h à 00h30 un show musical saisissant de deep techno et techno transversale par le biais de l’artiste Jacques, qui présentera son live performance « Vidéochose 360 degrés ». L’alsacien sera suivi par Fred Berthet qui viendra apporter une touche plus « groovy » avec des sonorités downtempo sexy et deep techno synthétique.  

Le samedi 20 juillet, rendez-vous à la ferme urbaine le Tipi qui abrite de nombreux évènements musicaux tout au long de l’année pour une nouvelle soirée « enflammée ». Dès 18h et jusqu’à 21h, vous pourrez retrouver le dj Emmanuel Jal, spécialiste de l’électro world qui ouvrira le bal avant que l’artiste avignonnais Kanny White ne vienne prendre le relais pour un set d’électro-techno house qui ravira tous les participants. Le festival se conclura en beauté le dimanche 21 juillet sur le Rocher des Doms pour un « closing » en feu d’artifice et gratuit. De 17h à 22h, le dj Guts offrira un divertissement tout en ondulations et chaleurs avec des sonorités issus de la musique afro-latine avant que Sabor a Mi ne vienne conclure cette 16ème édition avec un show tout en rythmes afro-latins électroniques.

Crédit Photo : Jean-Christian Bonnici

Le « résonance » toujours plus éco-responsable    

Soucieux d’offrir le meilleur des divertissements tout en préservant la nature de ces lieux patrimoniaux saisissants, l’équipe du festival applique pour cet évènement une politique et une démarche respectueuse de l’environnement et de la mise en valeur du patrimoine. Le festival propose des scénographies originales et une programmation artistique pointue, défricheuse de nouveaux talents, inspirée par les musiques électroniques et les arts numériques. Il s’agit également d’un festival humainement attentif à l’inclusion sous toutes ses formes.

Déjà mis en place lors des deux dernières éditions, l’équipe de Résonance réitère l’expérience « ressentir la musique pour ponctuer le festival » cette année sur toutes les soirées. En sa qualité d’adhérent au COFEES (Collectif des Festivals Eco-Responsables et Solidaires en Région Sud), le festival proposera sur chaque événement des gilets à destination des personnes sourdes, malentendantes, à mobilité réduite ou en situation de handicap mental. Ce dispositif, proposé par Timmpi, permet de ressentir la musique via des vibrations et donne ainsi une dimension physique au son.

Infos pratiques : Festival « Résonance » du 18 au 21 juillet 2024. Programmation complète disponible en cliquant ici. La billetterie est accessible en cliquant sur ce lien.


Au secours, l’abeille disparaît et avec elle la pollinisation et la bio-diversité

45 femmes chefs d’entreprises (FCE Vaucluse) se sont retrouvées lors du spectacle du Festival Off d’Erick Baert pour the Voice’s performer avant de passer une soirée à échanger. Au programme ? Se rencontrer pour la première fois ou se revoir tout en se constituant ainsi un solide réseau pour le plaisir comme pour le travail. Objectif ? Faire avancer les femmes dans l’entreprenariat.

«L’association des FCE France est née il y a plus de 75 ans, sous l’impulsion de femmes majoritairement industrielles, ayant repris le pilotage de l’entreprise en temps de guerre,» relate Stéphanie Marchal, présidente des FCE Vaucluse.

FCE 84

FCE France est une association interprofessionnelle,
non-gouvernementale et apolitique, qui rassemble des femmes chefs d’entreprises qui dirigent et sont financièrement responsables de leur société. L’objectif principal est de promouvoir la mixité dans les entreprises et les instances institutionnelles comme source de croissance économique. C’est aussi la seule association féminisme à occuper des mandats dans les instance consulaires, notamment en tant que juges au tribunal de commerce, Conseil de prudhommes, et dans diverses représentations institutionnelles.  

FCE de France 
Ce sont 100 000 salariés représentés ; 2 000 membres ; Plus de 500 mandats détenus par les membres sur les territoires ou au national et 63 délégations. FCE Monde regroupe 1 million de femmes chefs d’Entreprise.

FCE Vaucluse
L’effectif de Femme chefs d’entreprises est, en 2024, de 52 adhérentes et 1 adhérente d’honneur présentes dans les services et profession libérales : 34 adhérentes ; L’industrie : 5 adhérentes (emballages, thermo-laquage, machines à calibrer, chimie, convoyeurs) ; le commerce : 2 adhérentes (vêtements, optique ) ; l’agriculture : 1 adhérente (viticulture) ; l’artisanat : 1 adhérente (tapisserie décoration et maroquinerie surcyclée) ; le bâtiment : 1 ; Et autres : 8 adhérentes honoraires ou sympathisantes ou d’honneur.

Les mandats
FCE Vaucluse détient 20 mandats auprès de Caire  84 (santé du dirigeant) ; FACE Vaucluse : Club d’entreprises, engagé dans l’égalité professionnelle hommes/femmes, l’inclusion et la diversité : forums de l’emploi, interventions en collège pour préparation d’oraux du Brevet ; L’ APESA association d’Accompagnement psychologique du chef d’entreprise en difficulté ; 100 000 entrepreneurs, pour accompagner les jeunes en venant témoigner dans les collèges lycées du parcours de chefs d’entreprise et promouvoir l’entreprenariat féminin.

Stéphanie Marchal

Portrait de Stéphanie Marchal,
Stéphanie Marchal, 55 ans, maman de deux grands enfants, est Avocat inscrite au barreau d’Avignon depuis 30 ans. Elle est médiatrice inscrite auprès de la Cour d’Appel de Nîmes. Elle est devenue cheffe d’entreprise à 24 ans en 1994.

«Aujourd’hui je suis associée et dirigeante du cabinet d’Avocats CSM2. Le cabinet fait partie du groupement d’avocats dénommé Ergaomnes rassemblant 7 cabinets d’Avocats implantés, outre Avignon, dans les villes d’Alès, Nîmes et Montpellier. Je suis, depuis 6 ans, présidente de l’Association Médiation 84.   J’ai également été élu au Conseil de l’Ordre des Avocats d’Avignon pour un mandat de trois ans.»

Ma participation chez les FCE Vaucluse
«J’ai rejoint les FCE Vaucluse en 2019. J’y ai rencontré des femmes volontaires et énergiques, défendant la place des femmes dans l’économie, et animées de valeurs essentielles pour moi : la bienveillance, le partage, la transmission, l’entraide et l’amitié. C’est ainsi que j’ai intégré le bureau en 2022. J’ai pu mesurer la force du réseau FCE et son rayonnement international en participant à l’échange sur 3 jours organisé par les FCE de Cannes en mai 2023 avec les Femmes Chefs d’Entreprises allemandes et lors du congrès des FCEM –Femmes cheffes d’entreprises mondiales- à Paris en novembre 2023 qui a regroupé 750 femmes chefs d’entreprises dont 500 venant de pays étrangers. J’ai ainsi vu que l’engagement est un facteur fondamental pour permettre aux Femmes Chefs d’Entreprise d’être plus nombreuses, plus fortes et plus respectées. Ce qui a motivé ma candidature à la présidence des FCE Vaucluse ? Les valeurs de l’association dans lesquelles je me retrouve, la bienveillance qui l’accompagne et sa définition du mot Entreprenariat au Féminin.» 

«Mon programme 
Je souhaite mettre mon expérience, mes compétences et mon enthousiasme au service des FCE, en m’appuyant sur les valeurs de notre association qui sont fondamentales pour moi. Je suis convaincue que le partage, l’écoute de l’autre, l’échange d’expériences et la formation constituent le terreau du développement, de la croissance et du sens de nos entreprises. Je souhaite prolonger le travail accompli par nos précédentes présidentes : Accompagnement de la montée en compétences des adhérentes ; Aide au développement de nos entreprises ; Entraide et amitié entre adhérentes ; Elargissement des métiers représentés au sein de notre délégation ; Participation aux évènements économiques du territoire ; Prise de mandats par les FCE ; Échanges avec les instances locales.

«J’ai l’ambition de mettre au cœur de nos actions
Le renforcement de la visibilité et de la légitimité des FCE, comme un réseau de compétences, de dynamisme, de réflexion et de solidarité ; Renforcer les échanges et les événements commun avec les délégations FCE voisines de PACA et Occitanie ; le partage d’expérience entre adhérentes et la formation des adhérentes ; La participation des FCE aux mutations du monde économique et du marché de l’emploi pour mieux préparer l’évolution de nos entreprises et anticiper les évolutions à venir.»

«Mon fil d’Ariane sera de mobiliser,
fédérer, soutenir les forces vives des FCE, donner de l’écho à nos actions et porter le rayonnement de notre délégation.» Lors de cette soirée de juillet,
45 FCE s’étaient retrouvées dont Lise Janin présidente des FCE du Gard ; Catherine Chopin présidente des FCE de Mulhouse ; deux FCE de la délégation de Montpellier et 3 FCE de la délégation d’Aix-en-Provence. »

Les FCE lors de la soirée au Paris venue voir The voice’s performer avec Erick Baert au théâtre Le Paris

On se dit tout ?
Selon vous les femmes doivent-elles encore se battre pour obtenir leur place dans la société et pourquoi ?
« Oui les femmes sont toujours obligées de se battre pour conquérir leur place dans la société, parce que nous sommes toujours confrontées au plafond de verre où certains postes ne sont pas attribués aux femmes en fonction de leurs compétences. »

Est-ce que cela veut dire que les hommes jouent plus la carte de la solidarité que les femmes ?
« Je pense que les hommes jouent plus la carte de la solidarité, entre eux, que les femmes, et surtout que celles-ci souffrent du syndrome de l’imposteur en pensant ne pas être à leur place alors qu’elles en ont la compétence. C’est souvent ainsi qu’elles se laissent ravir la place. »

Est-ce que cela perdurera avec nos filles ?
« J’ose espérer que non, mais je n’en suis pas sûre. Ailleurs notamment dans les pays nordiques, la situation ne se pose plus. Alors pourquoi en France ? Parce que le système éducatif n’a pas changé, parce qu’on est encore à attribuer aux filles d’autres études pour d’autres carrières, notamment en les éloignant des matières scientifiques. Les filles subissent encore le poids de l’éducation, de la culture, des religions… De la femme qui doit forcément être mère et renoncer à son métier. »

Des femmes pour les femmes… enfin
« Je suis surprise de voir qu’inconsciemment elles n’éduquent pas les petites filles de la même façon que les petits garçons. Elles ont tendance à pousser les garçons vers les matières scientifiques et n’ont pas du tout cette vision pour leur fille. A niveau égal le garçon fera médecine mais pas la fille. C’est étonnant. Les mères doivent encore se battre avec elles-mêmes pour donner une place à leur fille. Finalement c’est la société qui veut que la femme renonce à sa carrière pour mettre au monde et élever ses enfants. »

FCE, Du partage pour sortir des difficultés
« On tisse des liens, on partage beaucoup en entrant chez les FCE et on s’aperçoit qu’on a toutes les mêmes difficultés. On se parle autant de ‘Comment tu diriges ta boîte’ que de la vie à côté : famille, enfants pour continuer à exercer notre activité… Et là nous nous apercevons que nous éprouvons les mêmes difficultés. »

Et puis il faut peut-être cesser d’être naïves, pour ne pas laisser la situation perdurer ?
« Oui, parce qu’on nous ramène toujours à ce rôle de mère. A cette femme qui se consacre à ses enfants, à son foyer, une question de priorité pour la société, alors que non ! Lorsque je vois que le droit à l’avortement est remis en cause dans certains pays, je me dis que rien n’est jamais acquis et qu’il ne faut surtout rien lâcher. Il nous faut rester vigilantes car insidieusement, des petites choses peuvent nous placer dans des voies sans issue avant même que nous nous en rendions compte. Il nous faut nous montrer plus exigeantes. »

Vivons-nous encore dans un monde d’hommes fait pour les hommes ?
« Oui, tout à fait. Je viens de lire une étude sur la santé qui évoque la mauvaise santé des femmes car elles ne présenteraient pas les mêmes symptômes que les hommes, notamment pour la crise cardiaque et de ce fait seraient ainsi moins détectées par le personnel soignant. Donc, globalement elles sont en plus mauvaise santé que les hommes. »

Faire partie des FCE changerait donc la donne ?
« Faire partie des FCE c’est travailler à la marge, faire en sorte que les petites filles aient un autre regard sur la femme et le travail. C’est aussi promouvoir une autre éducation afin que les femmes éduquent différemment les petites filles, en prenant l’exemple de la réussite de l’entrepreneuriat au féminin, que la femme prenne sa place, en faisant aussi porter sa voix lors de Conseils d’administration, auprès des institutions. »

La soirée s’est conclue au Bibendum


Au secours, l’abeille disparaît et avec elle la pollinisation et la bio-diversité

Le mercredi 10 juillet 2024, la Région Sud a organisé une cérémonie pour récompenser les 4.965 bacheliers de la région qui ont obtenu la mention « très bien » au baccalauréat 2024. 502 vauclusiens été concernés par ce cas de figure et ont pu participer à cette fête. 410 élèves du département sont issus d’un baccalauréat général, 28 d’un baccalauréat technologique et 64 d’un baccalauréat professionnel. Une bourse de mérite d’une valeur de 400 euros est attribuée à chaque élève ayant obtenu ce résultat significatif.

« Je salue la réussite des 4 965 bacheliers qui ont obtenu cette année la mention « Très bien ». Ces résultats montrent avant tout votre talent, vos efforts quotidiens pour mener à bien votre parcours et tout simplement votre envie de réussir. La Région Sud vous accompagne du lycée à votre entrée dans la vie professionnelle, elle vous transporte en train, en bus durant toute la durée de vos études, vous offre des aides en matière de culture, de santé, veille à votre équilibre alimentaire en vous proposant des produits locaux dans vos cantines. Et pour le bac, nous encourageons l’excellence en attribuant une Bourse au Mérite de 400 € à tous les bacheliers qui ont obtenu la mention « Très bien ». » a déclaré Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur lors de la cérémonie.

La Région agit pour l’éducation de ses jeunes  

Soucieuse de proposer les meilleurs outils possibles et les meilleures conditions d’accès au savoir et à la connaissance, la Région a mis en place son plan « Education d’avenir » en faveur des 195.000 lycéens du territoire. Ce dispositif, évalué à 1,2 milliards d’euros prévoit plusieurs actions sur une période de cinq ans et ce jusqu’en 2028, pour répondre à trois objectifs : -100% des lycées éco-responsables et tournés vers l’avenir climatique

-100% des lycées sécurisés physiquement et technologiquement face à toutes attaques

-100% des lycées rénovés et préparés aux exigences des décennies à venir

La bourse au mérite remise aux bacheliers ayant obtenu la mention « très bien » est une nouvelle preuve de l’accent mis par la Région sur l’éducation et sur l’encouragement à l’excellence. L’aide financière apportée à ces étudiants est adaptée à la situation personnelle et familiale de chaque bénéficiaire selon son statut de boursier ou non. Pour les boursiers, l’aide de 400 euros sera versée pendant 3 ans et pour les non-boursiers, la gratification de 400 euros est attribuée l’année d’obtention du baccalauréat.

Les dispositifs déjà mis en place par la Région

Depuis plusieurs années, la Région Sud s’est engagée sur plusieurs problématiques et sujets liées à l’éducation et aux établissements scolaires. L’inclusion et la lutte contre le harcèlement scolaire font également partie des priorités de l’institution dirigé par Renaud Muselier.

De nombreux dispositifs sont d’ores et déjà en vigueur pour offrir aux jeunes issus de tous les milieux, une égalité des chances et les meilleurs outils pour réussir. Parmi eux, on peut compter notamment : -la gratuité des manuels scolaires et livres numériques

le Pass ZOU ! : un abonnement de transport unique à 90 euros par an permettant aux jeunes de 3 à 25 ans de circuler à volonté sur les bus et trains du réseau régional ZOU !

le Pass santé jeunes : un accès gratuit, pour les jeunes de 15 à 26 ans qui donne accès à un ensemble de prestations dont un « coupon vaccination » pour se faire vacciner contre le papillomavirus.

le e-Pass jeunes : un ticket culture de 80 euros pour l’achat de livres, de places de cinéma, de spectacles ou des licences sportives.   


Au secours, l’abeille disparaît et avec elle la pollinisation et la bio-diversité

Il faut d’abord créer du lien, faire communauté

Après une arrivée intrigante où vases en argile et personnages statufiés nous font presque une haie d’honneur dans le long couloir du lycée Saint Joseph, nous nous trouvons face à une masse inerte et sombre sur le plateau… Très vite, le rire vient avec les recommandations d’usage d’avant spectacle faites par Camille Decourtye, un peu empruntée. Puis la situation vire au burlesque avec un pot cassé, un essai de remplacement en direct sur un tour de potier, une blague douteuse. Les comédiens s’installent, un chant a capella s’élève et Patatras ! Nous luttons avec le groupe pour tenir en équilibre sur l’argile glissante qui se répand sur le plateau.  Il ne s’agit plus simplement de faire corps, mais de tenir son corps. On rit bien sûr malgré la virtuosité de cette chorégraphie de glissades et de culbutes, cette solidarité en action. L’euphorie va ensuite laisser place pendant tout le spectacle à la fascination de la mise en corps et en espace de la question Qui Som ?

« Qui sommes-nous ? » de la Compagnie franco-Catalane Baro d’evel fondée par Camille Decourtye et Blaï Mateu Trias 

C’est un spectacle qui nous engloutit et/ou nous libère. La masse grise, formée de lambeaux, dressée sur le plateau nous fascine et en même temps nous fait frémir. Elle est vivante, mue par le vent ? Par des corps ? Elle avance, nous avale, nous rejette, nous inquiète même si elle peut servir de refuge, de cachette — sauf pour le chien plus perspicace que nous — ou de paroi à franchir. 

Un spectacle fascinant où le propos prend littéralement forme 

Un spectacle féerique, ou plutôt fascinant, devant tant d’intelligence, d’inventions. Preuve que l’on peut sensibiliser aux enjeux écologiques, croire à la solidarité, retrouver la joie du groupe, magnifier le corps et le vivant, prendre soin de l’autre, chien ou humain, s’affranchir des frontières, braver l’inconnu, explorer les mystères, s’essayer à faire, à croire et recommencer sans cesse.

La liste est longue de tous les possibles que nous ouvre ce spectacle qui n’en finit d’ailleurs jamais puisque «  le monde n’est pas fini » La metteuse en scène et comédienne Camille Decourtye nous invite avec son haut-parleur à la suivre dans la cour du lycée Saint Joseph et à ne rien lâcher, à ne pas laisser tomber, à croire encore et toujours qu’un autre monde est possible. La jubilation devient fête, on a envie d’embrasser son voisin, de rester encore et encore, d’apprendre à façonner un vase en argile, grimper sur des lianes imaginaires, adopter un chien, se laisser tomber dans les bras d’un inconnu…..

Mais qui suis-je pour parler ainsi ?

Une spectatrice qui n’a pas envie de raconter l’histoire, de dévoiler l’indicible. Qui som ? C’est une somme d’émotions, d’inventivité, de création en direct même si ce sont des mois et des mois de travail de la part de ces 13 artistes touche-à- tout venus de la danse, du cirque, du théâtre de rue, de la musique. C’est un appel tous les soirs de représentation à agir pour un monde meilleur, dans la joie, avec les aléas du vent, du corps, de la fatigue, du groupe. 

Il fallait y être, il faudra y revenir. Le spectacle ayant été filmé, possibilité de le voir en replay sur Arte.TV.

Qui Som ? Festival D’Avignon. Date des tournées en France et étranger sur festival-avignon.com


Au secours, l’abeille disparaît et avec elle la pollinisation et la bio-diversité

Pas besoin de passeport pour se rendre dans ces territoires de la République qu’on dit souvent « perdus. » En fait, il s’agit d’un « seul en scène » de Xavier Berlioz, né en 1969 à Villeurbane et consacré à la 1ʳᵉ cité dynamitée en France en 1982, la « Barre Olivier de Serres. » Comme l’a été en 2001 à Avignon, La Tour Apollinaire avec ses 430 appartements, sur la Rocade.

À l’époque, Xavier Berlioz a 13 ans quand il assiste à l’effondrement de cette tour, dans un nuage de poussières de béton, de verre et de ferraille, dans un fracas qui brise son cœur et fait voler en éclats son enfance. C’est pour lui l’occasion d’évoquer sa jeunesse, son quartier, son copain dans l’immeuble d’en face, les petites gens, les Pieds-Noirs, les Harkis, le racisme, voire d’ostracisme.

Tour à tour, il évoque les stars de l’époque, Mireille Darc et Mireille Mathieu, Carlos, Marie Myriam, les émissions de Guy Lux, le feuilleton de la seule chaîne en noir et blanc de l’ORTF, Thierry La Fronde. Les déménagements de bric et de broc avec des sacs tricolores empilés et mal ficelés sur le toit des Ami 8 Citroën et des 405 Peugeot, le marchand de glaces qui klaxonnait au pied de la tour, l’été, et qu’on attendait avec impatience. Les vautours qui venaient chercher leur loyer en cash. Le berger rebelle du djebel aux mains tachées par le henné et les doigts jaunis par le tabac. « Tous les habitants vivaient là, dans ce melting pot, Monsieur Zaouche, l’épicier ouvert tous les jours et tard le soir et Monsieur Durant qui n’aimait pas beaucoup les étrangers ». Les riverains qui constataient « On n’est plus chez nous » après la Guerre d’Algérie, les Accords d’Evian et les bâteaux en provenance d’Alger qui larguaient sur la Joliette, à Marseille, leur cargaison humaine et exilée à jamais, de 800 000 Pieds-Noirs et 41 000 Harkis avec sur les murs des tags tracés au bitume : « La valise ou le cercueil » en guise de messages d’accueil…

Au bout de décennies de cohabitation chaotique, de ghettoïsation, de trafics en tous genres, de pauvreté, la mairie de Villeurbane a promis de « raser gratis » tous ces immeubles pour un lendemain meilleur. « La vermine » comme l’appelaient certains, était assiégée. Les fenêtres murées, les locataires chassés, parfois relogés loin, très loin. Le terrain, entre bitume et béton, était « de plus en plus vague » explique Xavier Berlioz, la vie a disparu à petit feu, la mémoire non. Cet « holocauste urbanistique » a été effacé, rayé de la carte pour faire place nette. De lieu de vie pour des centaines de familles, il est devenu no man’s land. 

En une heure, nous passons du rire aux larmes, de l’insouciance de l’enfance au drame. « La cité j’y retourne quand je veux », conclut l’auteur-interprète de ce « Voyage en territoires perdus ». Une « Symphonie Fantastique » de mots, d’émotions, de tendresse, de nostalgie signée Berlioz. Pas Hector, mais Xavier Berlioz, en collaboration avec Sabrina Delarue. À voir absolument jusqu’à dimanche 21 juillet à 10h50.

Xavier Berlioz, auteur, comédien et metteur en chène de ‘Voyage en territoires perdus’.

Contact : Théâtre des Béliers – 53 Rue du Portail Magnanen – Avignon

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/87/   1/1