8 juillet 2026 |

Ecrit par le 8 juillet 2026

Un jardin pour grandir à l’hôpital

Le Centre hospitalier d’Avignon a inauguré le Jardin d’Alicia, un patio sécurisé dédié aux grands enfants hospitalisés en pédiatrie. Réalisé grâce au Fonds Av’ence et au soutien de mécènes locaux, cet espace de respiration à ciel ouvert représente environ 40 000€ de travaux et illustre le rôle croissant du mécénat dans l’amélioration du parcours de soin.

À l’hôpital, certains lieux comptent autant par ce qu’ils offrent que par ce qu’ils apaisent. C’est le cas du Jardin d’Alicia, récemment inauguré au Centre hospitalier d’Avignon, en lieu et place d’un patio désormais rénové, réaménagé et sécurisé dévolu aux grands enfants hospitalisés en pédiatrie. Ils pourront s’y reposer, discuter, jouer, lire, pratiquer une activité physique légère ou simplement retrouver, quelques instants, le souffle d’un espace extérieur. Une partie du jardin est à ciel ouvert, offrant aux jeunes patients un contact précieux avec la lumière et le rythme du vivant. Le lieu porte le prénom d’Alicia, jeune patiente dont la famille a souhaité participer à l’aménagement.

Le mécénat, accélérateur de projets hospitaliers
Ce projet a vu le jour grâce au Fonds Av’ence, fonds de dotation du Centre hospitalier d’Avignon, dont la mission est de soutenir, par le mécénat, des projets imaginés par les équipes hospitalières afin d’améliorer l’accueil, le séjour et la prise en charge des patients, ainsi que les conditions de travail des soignants. Autour de ce jardin, plusieurs mécènes du territoire se sont mobilisé : Roland Paul, PDG de GSE, Jean-Michel Sciutto pour GSE Foundation, Maître Philippe Cano, ancien bâtonnier, Maître Skander Darragi pour le Barreau d’Avignon, des donateurs particuliers, ainsi qu’Aroma-Zone. Le Fonds Av’ence rappelle que les dons permettent de financer des actions que l’institution publique, garante de la gratuité des soins, ne prend pas en charge.

Copyright Av’ence

Une œuvre collective
Lors de l’inauguration, Emmanuelle Parison de Lowendal, déléguée générale du Fonds Av’ence, et le docteur Guillaume Granier, son président, ont salué « l’aboutissement d’un travail collectif » porté par la ténacité des équipes et des mécènes. Soignants, éducatrice, enseignante, services techniques, familles, associations sportives et culturelles ont assisté au dévoilement de la plaque, avant un moment convivial préparé par les cuisines de l’hôpital.

Les jardins d’Alicia
Jardin d’Alicia, patio des grands enfants hospitalisés en pédiatrie. Centre hospitalier d’Avignon. Coût des travaux : environ 40 000€. Pour donner : Contacter Emmanuelle Parison, déléguée générale du Fonds Av’ence au 04 32 75 90 53. Le Fonds AV’ENCE est habilité à délivrer des reçus fiscaux.
Mireille Hurlin

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Un jardin pour grandir à l’hôpital

Réseau associatif fort de 64 radios, 3 000 bénévoles et près de 600 000 auditeurs quotidiens, RCF lance un appel à l’engagement en Vaucluse. Journalisme, production, réseaux sociaux : la radio de proximité ouvre ses micros à toutes les bonnes volontés, avec, pour ambition, de faire entendre une parole utile, positive et ancrée dans le territoire.

Dans un paysage médiatique saturé, RCF s’est construit comme un média indépendant, associatif et de proximité. Né en 1982 à l’initiative de responsables religieux lyonnais, le réseau s’est progressivement imposé comme une voix alternative, attentive aux réalités locales comme aux grandes questions contemporaines.

Une radio pas comme les autres
Aujourd’hui, avec ses 64 radios en France et en Belgique, ses 270 fréquences et ses milliers de podcasts mensuels, RCF conjugue ancrage territorial et diffusion élargie. Mais derrière ces chiffres, une réalité plus discrète structure son fonctionnement : l’engagement humain. Car la radio repose en grande partie sur un collectif de 3 000 bénévoles qui participent, chaque jour, à faire vivre l’antenne.  

Au cœur du Vaucluse, une radio vivante
À l’échelle locale, RCF Vaucluse est diffusée en FM et en DAB+, elle couvre un large bassin de vie et propose chaque jour plusieurs heures de programmes de proximité : information locale, culture, initiatives associatives, débats de société. Sa ligne éditoriale, généraliste, repose sur un équilibre subtil entre exigence journalistique et regard constructif sur le monde. Ici, pas de polémique gratuite ni de sensationnalisme : la parole se veut éclairante, ouverte, et tournée vers les solutions.

Copyright RCF Vaucluse

Bénévoles : les artisans de l’antenne
C’est précisément cette exigence qui nourrit aujourd’hui l’appel à bénévoles. RCF Vaucluse ne cherche pas seulement des compétences, mais des sensibilités, des envies et des regards. Rédiger, interviewer, monter un reportage, produire une émission, animer des réseaux sociaux… les missions sont multiples et adaptables à tous les profils. L’objectif : permettre à chacun de trouver sa place dans un cadre structuré mais souple, où la transmission et l’accompagnement priment. Au-delà des tâches, c’est une expérience humaine qui se dessine. Celle de rencontres souvent inattendues, d’échanges nourrissants et d’une immersion dans les coulisses d’un média exigeant.

S’engager pour une parole utile
Dans une époque marquée par la défiance et la fragmentation du débat public, RCF défend une vision apaisée de l’information. Donner la parole à ceux que l’on entend peu, valoriser les initiatives positives, décrypter sans simplifier : autant de partis pris qui donnent sens à l’engagement bénévole. Rejoindre RCF Vaucluse, c’est ainsi participer à une forme de médiation sociale et culturelle. Une manière concrète de contribuer à la vitalité démocratique locale, tout en développant ses propres compétences.

Une radio en mutation, ouverte aux talents
Consciente et curieuse des mutations numériques, RCF développe également podcasts, formats digitaux et interactions avec ses auditeurs. Une évolution qui ouvre de nouvelles perspectives pour les bénévoles, notamment dans les domaines du digital, de la vidéo ou des réseaux sociaux. Plus qu’un simple média, la radio se conçoit désormais comme un lieu de rencontre et d’expression, à la croisée de l’information, de la culture et de l’engagement citoyen.

Comment rejoindre RCF Vaucluse ?
Les profils recherchés ? Tous les niveaux et toutes expériences. Domaines : journalisme, technique, production, communication digitale. Aucune expertise préalable n’est exigée : seule compte l’envie de s’impliquer et de partager une parole qui fait sens. Vous etes intéressé ? Faites le savoir auprès du 06 50 19 39 83 et contact.avignon@rcf.fr
Mireille Hurlin


Un jardin pour grandir à l’hôpital

Débuté ce mardi 5 mai dans trois bars partenaires : l’Explo, Beerdistrict et Beer Garden, la 3e édition de la Fête de la Bière artisanale se posera à la Scierie d’Avignon ce samedi 9 mai.

Fort du succès dès la première édition en 2024, le tiers lieu La Scierie et la Brasserie La Comédienne réitèrent leur partenariat pour nous proposer une Fête de la Bière qui est désormais le rendez-vous attendu des amateurs de bière artisanale mais aussi de ceux qui veulent partager une certaine idée de la fête et de la convivialité. 

Les brasseurs invités à l’initiative de La Brasserie La Comédienne

Thomas Leroux à la tête de la Brasserie La Comédienne à Avignon depuis 2017 a à cœur de nous faire découvrir la bière artisanale dans toute sa diversité loin des goûts standardisés de la bière industrielle. En invitant pas moins de 13 brasseurs et brasseuses – de Paca, Occitanie, Rhône-Alpes-Auvergne – qui constituent une vraie communauté de passionnés, il permet de valoriser un secteur toujours fragile car exigeant : circuit court, recherche de la qualité et d’un moindre impact environnemental. Le concours de brassage amateur est reconduit et les résultats seront proclamés samedi dans la journée. 

Les brasseries invitées

La Brasserie Chimanta
La Brasserie la Chouette
SAPRISTI
Les brasseurs de la Jonte
La Brasserie la Baroude
La Barbaude
Soiffe
Zoumai
Fabrikabul
Zoobrew
Bière de la Rade
Fauve Craft Bière

Le Tiers Lieu La Scierie, un lieu évident

L’équipe de Mathilde Gautry qui propose une programmation artistique toute l’année, a organisé la journée du  samedi 9 mai de 16h à 1h du matin avec des stands, des jeux, des moments de rencontres et de fêtes. Bref ! Une après-midi qui se veut conviviale et familiale. 

Ateliers accord bières/fromages avec les fromages de la Laiterie Gilbert, séance de yoga beer, un barber shop par Guillaume Affranchi Barber, un stand maquillage paillettes par Trixie Mua, stands de bière.

En soirée, concert de Mana Sound, un duo multi-instrumentaliste qui présente un projet loopé en direct. Il sera suivi d’un DJ set d’El Calife qui propose un son aux influences méditerranéennes, liant musique traditionnelle et électronique, pour des performances en direct hypnotiques.

Restauration sur place avec la guinguette de La Scierie, ses moules frites, ses plateaux de fromages et plats végétariens & le foodtruck Harmonie BBQ qui propose de la viande fumée.

Fête de la bière artisanale. La Scierie. 15 Boulevard Saint-Lazare. Avignon. 04 84 51 09 11 / equipe@lascierie.coop


Un jardin pour grandir à l’hôpital

24 communes de Vaucluse et de la zone d’emploi d’Avignon (Gard avignonnais et Terre de Provence) sont sanctionnées financièrement pour non respect de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU).

Cette année 6 villes sortent de ce classement (Barbentane, Cheval Blanc, Graveson, Monteux, Le Pontet et Rognonas ) et une seule y fait son entrée (Lauris).

L’amende la plus forte est comme en 2025 versé par Pertuis. En effet, la commune vauclusienne de la Métropole Marseillaise versera cette année 515 582,48€ avec tout de même une baisse de 146 071,29€ par rapport à 2025.

La ville la plus carencée reste Pujaut. Depuis 2026, la commune gardoise du Grand Avignon, dirigée actuellement par Sandrine Soulier, n’a réalisé que 22 logements dit ‘sociaux’ (chiffres 2024) au lieu des 464 qu’exige la loi, soit seulement 4,75% des objectifs demandés.

Les 4 villes du canton de Villeneuve-lès-Avignon assujetties à la loi SRU et appartenant au Grand Avignon (Villeneuve-lès-Avignon, Les Angles, Rochefort-du-Gard et Pujaut) représentent à elle seule 68,5%* du montant global de la pénalité des 10 communes carencées de l’agglomération avignonnaise.

Une situation dont a pleinement conscience Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon mais aussi présidente du SCoT du bassin de vie d’Avignon qui, à ce titre, préconisait avec lucidité dès 2011: « Afin de mieux rééquilibrer l’offre en logements locatifs sociaux sur l’ensemble du territoire, aujourd’hui trop centrée sur Avignon, chaque commune devra respecter un objectif de production de ce type de logements. Ce principe devra permettre d’amorcer un rattrapage notamment pour les communes soumises à l’article 55 de la loi SRU et n’atteignant pas le seuil des 20% de logements sociaux. » (voir ici page 39)
Récemment désignée vice-présidente du Grand Avignon en charge de l’aménagement du territoire et de l’habitat puis nommée dans la foulée par ses pairs de l’agglomération comme administratrice au sein du bailleur social Grand delta Habitat, cette dernière sera désormais au ‘cœur de la machine’ pour répondre au défi du logement social local.

La loi SRU, votée il y a 26 ans, impose aux communes de plus 3 500 habitants pour les agglomérations faisant plus de 50 000 habitants (1 500 habitants en région parisienne) un minimum de 20% de logements sociaux. Dans son palmarès de la loi SRU des communes ‘Hors la loi’ (voir ici page 9), la Fondation pour le logement a classé dans les 12 communes ‘multirécidivistes’, qui ont été systématiquement carencées lors des six premières périodes triennales pour leur inaction, 3 communes de notre territoire.



Les arrêtés préfectoraux pour les communes vauclusiennes citées
Les arrêtés préfectoral du 23 avril pour les communes gardoises citées
Les arrêtés préfectoral du 24 avril pour les communes gardoises citées
Les arrêtés préfectoraux pour les communes des Bouches-du-Rhône citées


Un jardin pour grandir à l’hôpital

CDR Group vient de faire l’acquisition de l’avignonnais JSP Automobiles. Basée dans la zone d’activités de Courtine depuis 1994, JSP Automobiles est une des Carrosseries Rouquette, une entreprise familiale fondée en 1968 par Jean-Louis Rouquette dans la cité des papes.

Pionner régional de la peinture à l’eau
Reconnue localement pour son savoir-faire depuis plus de 30 ans, JSP Automobiles a été l’une des premières carrosserie de la région à introduire la peinture à l’eau, une innovation majeure à l’époque qui lui a permis de collaborer avec des marques automobiles premium telles que BMW et Mercedes-Benz.

12e site du groupe héraultais
Avec cette acquisition, CDR Group poursuit son développement et portera à 12 le nombre de ses carrosseries dans le Vaucluse dès le 1er juin 2026.
Après Sorgues en 2024 (anciennement connu sous le nom d’Autoflash) et l’ouverture d’un nouveau sites aux Angles en 2025, le groupe créé en 1993 par Romuald Rozet consolide ainsi sa présence sur le territoire du Grand Avignon. Ce nouvel établissement s’inscrit dans le même format que les autres carrosseries du groupe, proposant une activité complète de carrosserie, peinture et mécanique. Aujourd’hui, CDR Group rassemble 188 collaborateurs répartis sur l’ensemble de ses 11 sites dans l’Hérault, les Pyrénées Orientales, le Gard et le Vaucluse et poursuit son développement dans le sud de la France.

L.G.

Carrosseries Rouquette : l’historique
Reçu premier apprenti carrossier du Vaucluse, Jean-Louis Rouquette, décide de racheter la carrosserie de son apprentissage et ouvre son premier garage dans le quartier Saint-Jean en 1968. En 1992, Stéphane, le fils de Jean-Louis, rejoint l’entreprise avant d’ouvrir ensemble, 2 ans plus tard une nouvelle carrosserie en Courtine à Avignon : JSP Automobiles. Cette dernière permet de développer l’activité et de toucher une nouvelle clientèle hors centre-ville. En 2003, afin de répondre aux nouvelles normes, ils ouvrent une deuxième carrosserie JLR Automobiles à Montfavet, dans la zone de la Castelette.

Le père et le fils : Jean-Louis et Stéphane, deux générations de Roquette à la tête des Carrosseries Rouquette. Crédit : Facebook-JLR Automobiles

Un jardin pour grandir à l’hôpital

N’en déplaise à certains, le jazz n’est pas élitiste et la soirée de ce jeudi 7 mai avec le quartet de la saxophoniste Géraldine Laurent promet un swing revigorant.

Le nom du groupe « Hookup », que l’on peut traduire par « connexion », annonce sans hésitation la cohésion de ce quartet formé de musiciens virtuoses, amis de longue date comme la saxophoniste Géraldine Laurent avec les Frères Moutin mais rejoints plus récemment par le talentueux jeune pianiste Noé Huchard. 

Transmission dans un univers réinventé

En revisitant les standards des années 20, en nous transportant un siècle plus tard, les quatre compères ne se contentent pas d’un hommage. Ils incarnent avec leur audace et leur improvisation respective, l’histoire même du jazz né dans un contexte de rébellion. Avec ou sans référence cette soirée réconciliera tous les amoureux d’une musique éprise de liberté.

Géraldine Laurent : saxophone alto 
François Moutin : contrebasse
Noé Huchard : piano
Louis Moutin : batterie

Jeudi 7 mai. 20h30. 5 à 18€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.


Un jardin pour grandir à l’hôpital

En 2026, on retiendra une édition stabilisée et structurée quant au nombre de spectacles et au projet associatif d’Avignon Festival et Compagnie (AF&C). L’inquiétude demeure cependant face à la crise du secteur culturel qui fragilise les compagnies et les structures de productions

60 ans, ça se fête et ça se commémore. L’occasion, comme l’a rappelé un des coprésident du Off, Raymond Yana, de relater quelques moments clés : l’acte fondateur du Off posé par le regretté André Benedetto en 1966, un programme et une carte Off initiés dès 1982 par le directeur Alain Léonard, arrive 2003 avec « la grève, l’annulation du festival, le Off qui se débat comme il peut, avec pour la première fois des commerçants qui considèrent que c’est peut-être bien de soutenir le Off aussi. » Puis une crise entre 2004 et 2006 où deux associations coexistent au grand désarroi des compagnies et du public : il y avait en effet deux programmes, deux cartes Off. 

En 2006, sortie de crise avec la création de l ‘association Avignon Festival et Compagnies (AF&C) avec  André Benedetto à la présidence fédératrice, épaulé par le vice-président Greg Germain qui prendra la présidence à la mort soudaine d’André Benedetto le 14 juillet 2009. Depuis 60 ans les statuts de l’association ont évolué, avec un collège des compagnies et un collège des théâtres, « les deux étant indissociables », le projet associatif se renforce et le soutien à la création artistique se structure. Depuis, ce festival n’en finit pas de grossir. De la quarantaine de spectacles dans les années 70, on atteint en 2026  près de 1 780 spectacles portés par 1 432 compagnies dans 141 théâtres de la ville. 

©Michèle Périn / L’Echo du Mardi

Une édition sans surprise mais qui se veut cependant OFFensive

Une édition sans surprise car pour la deuxième année, les dates s’alignent sur le Festival d’Avignon (In),  c’est toujours le premier festival de spectacles vivants en France et le « plus grand théâtre du monde. » Les chiffres donnent le tournis et appellent toujours aux mêmes commentaires quand ce n’est pas à un appel à un contrôle quantitatif et qualitatif mais là aussi, l’édition 2026 se stabilise et le festival atteint un point d’équilibre aux dires des administrateurs et de leur nouveau directeur délégué Harold David. Le festival reste majoritairement francophone tout en renforçant son ouverture à l’international, la diversité géographique des Compagnies est stable, le théâtre occupe toujours avec près de 58% une place prépondérante et la diversité des disciplines ( musique, cirque, danse..) demeure.

Le Village du Off avec près de 400 rencontres prévues s’affirme toujours comme le lieu incontournable de débats et de rencontres. Le Son du Off entame sa 4e édition de musiques actuelles en accueillant pas moins d’une soixantaine d’artistes de 23h30 à 1h du matin pour le bonheur des jeunes pour qui ce sera peut-être le premier pas d’entrée vers le Off.

Le traditionnel invité d’honneur sera cette année La Méditerranée autour du projet « Lumière. » L’affichage restera maîtrisé car encadré, les dispositifs – lutte contre toutes les formes de violences à la prévention des risques, Off les Murs, Off sur de bon rails, Label Off, gestion des déchets – perdurent et se renforcent.

L’affiche créée par l’artiste avignonnais Jérôme Cosh fait sens – on est loin de l’incompréhension des tongs de 2023 ou du poisson de 2024 – avec la volonté de symboliser l’élan , l’audace et la persévérance des artistes et l’optimisme coloré, dans la même dynamique que 2025. La journée du 14 juillet sera exclusivement consacrée à célébrer les 60 ans du festival, celui-ci étant mis à l’honneur pendant trois semaines avec le concours de la Maison Jean Vilar et de la Bibliothèque Nationale de France (BNF).

L’affiche de l’édition 2026.

Côté artiste, volonté de renforcer le soutien à la création et diffusion

Laurent Domingos lance l’alerte quant au désengagement de l’Etat avec la suppression en janvier 2026, sans concertation, du Fonpeps, un dispositif national qui favorisait l’embauche des artistes en aidant les employeurs à payer les charges des artistes. « Ce dispositif a permis au fil des années à beaucoup de compagnies d’émerger et de proposer des spectacles plus solides,plus pérennes et surtout à payer au juste prix les artistes. Cette soudaine suppression met en péril la liberté de création artistique. »

En solidarité, AF&C, à l’occasion des 60 ans du Festival Off a choisi d’augmenter de 60 000€ son propre fonds ‘Émergence & Création’ afin de pouvoir redistribuer en 2026,  310 000€ soit 10% du budget du Off pour la rémunération des artistes aux spectacles éligibles à ce fonds de soutien.

Un nouveau temps fort : les Assises de la diffusion du spectacle vivant les 7, 9 et 10 juillet

Partant du constat, suite à une rapide enquête que 80% des compagnies ont vendu moins de 5 dates de tournées après leur venue au Off, il s’agit de trouver des solutions, de débloquer cette situation qui n’est pas viable. L’aide à la création et à la production existe mais le bât blesse pour la diffusion.

Pendant trois jours, le Village du Off réunira les acteurs de la filière concernée autour de différents formats : ateliers participatifs débat public et forum participatif afin de réfléchir aux réalités économiques et aux métiers de la diffusion et avec quelles politiques publiques. 

Une commission de médiation renforcée

Face à l’urgence de certaines situations dramatiques vécues par des compagnies ou des théâtres, une commission de médiation  composée de professionnels et de bénévoles se met en place en 2026 afin de rechercher une solution sans attendre les réponses judiciaires. 

La plateforme Ticket’Off

Le co-président Laurent Domingos a rappelé l’importance de commander les places de spectacles sur Ticket’Off car en dehors du côté pratique – acheter dans le même panier la carte de réduction et les billets quels que soient les théâtres – il s’agit de financer indirectement le fonds de soutien ‘Émergence & Création’ grâce aux frais de gestion collectés en ligne.

Ces frais ont d’ailleurs été revus afin d’être proportionnels au prix du panier afin de ne pas pénaliser par exemple les spectacles enfants à 6€ qui étaient impactés de la même commission qu’un billet à 24€. Une nouveauté cette année avec la possibilité de laisser des commentaires et pour les programmateurs  de découvrir les fiches pratiques des compagnies. 

Tadamm , le village des enfants et des familles

Projet cher au co-président Raymond Yana, le Village Tadamm, créé en 2025 et fort de son succès, ouvrira ses portes dès 10h en 2026, toujours rue des Écoles (ancien lieu du Village du Off) avec présentation d’extraits de spectacles, bibliothèque, aire de jeux et de repos, buvette et petite restauration. Les enfants ont aussi une carte Off Tadamm au prix de 6€. Cette carte permet à deux adultes accompagnants de bénéficier d’1€ de réduction . 

En pratique

Festival Off d’Avignon. Du 4 au 25 juillet 2026.

Village du Off. 6 Rue Pourquery de Boisserin – Avignon. Du 4 au 25 juillet, de 9h30 à 2h du matin. Fermeture à 19h30 les mercredis 8, 15, 22 et le 25 juillet.

Village TADAMM ! 1 Rue des Écoles – Avignon. Du 6 au 25 juillet, de 10h à 18h. Fermeture les jeudis 9, 16 et 23 juillet. 

La carte d’abonnement et les supports du festival (dont le programme) seront disponibles dans les points d’accueil et de vente du festival à partir du mois de juillet.


Un jardin pour grandir à l’hôpital

Une pièce centrée sur Irène Kalder, dite Majola, veuve d’Amon Göth, le commandant du camp de concentration de Plaszow d’où ont été sauvés les prisonniers de « la liste de Schindler. »

Au début des années 80, dans l’intention d’élaborer un documentaire sur Oskar Schindler, considéré comme l’un des héros de la Seconde Guerre Mondiale, un journaliste américain, ancien combattant, et son jeune cameraman d’origine juive la rencontrent dans un palace de Munich.

Après un an de vie commune avec le « Boucher d’Hitler » et près de quarante années d’anonymat, Majola, avec des accents de sincérité qui ont bien du mal à cacher le déni, va leur livrer sa vérité et les forcer à dévoiler la leur. 

Un chassé-croisé d’affrontements riches d’ambiguïtés et de rebondissements autour d’un fait historique véridique

Est-elle une héroïne ? Une criminelle ? Une victime ? Un monstre ? Comment une femme partagea-t-elle la vie d’un criminel de cette ampleur ? Peut-on l’excuser ou la comprendre ?

Texte et mise en scène : Catherine Darnay
Avec Catherine Darnay, Marc Francesco Duret et Duncan Talhouët.
Compagnie L’Impertinente.

Mardi 5 mai. 20h. 5 à 20€. Durée 1h15. Théâtre Benoît XII . 12, rue des Teinturiers. Avignon. Réservations  et informations : 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com / www.atp-avignon.fr


Un jardin pour grandir à l’hôpital

Avec des loyers qui franchissent pour la première fois le seuil des 200M€, un autofinancement en bond de 85% et plus de 415M€ investis en 2025, Grand Delta Habitat confirme sa montée en puissance. Dans un secteur du logement social encore fragilisé, la première coopérative HLM de France revendique un modèle robuste, fondé sur une discipline financière serrée, une stratégie d’acquisitions opportuniste et une relation bancaire érigée en levier de croissance.  

En 2025, la coopérative a porté son chiffre d’affaires à 271,5M€, en progression de 12% sur un an, pour 217,6M€ de loyers hors charges. Un seuil symbolique, presque psychologique, pour un bailleur social qui a longtemps avancé par paliers et franchit désormais un cap : La barre des 200M€ de loyers est tombée ; Celle des 100M€ de marge brute aussi. 

Maisons individuelles GDH en location Copyright MMH

Une coopérative devenue poids lourd
Cette dynamique n’a rien d’anecdotique. Elle consacre la mue d’un acteur régional devenu, en 60 ans, un groupe structurant du logement social dans le quart sud-est. Créée en 1966, la coopérative -première Coop’HLM de France- gère aujourd’hui 42 430 logements, répartis sur trois régions, sept départements et 208 communes. Elle loge plus de 103 000 personnes, avec 15 agences de proximité et un ancrage particulièrement dense en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où elle est le premier bailleur social du Vaucluse et le deuxième de la région.  

L’année du basculement
Le millésime 2025 marque un changement d’échelle. Grand Delta Habitat a dégagé 43,6M€ d’autofinancement net HLM, contre 23,6M€ un an plus tôt. Une hausse de 85%, spectaculaire dans un secteur où la moindre marge de manœuvre se conquiert à l’euro près. Rapporté aux produits, cet autofinancement atteint 18,4%, loin au-dessus du seuil d’alerte réglementaire fixé à 3%. 

Une combinaison de paramètres
La progression repose sur plusieurs ressorts conjoints : hausse des loyers portée par l’IRL (Indice de référence des loyers), recul de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), ralentissement des coûts de construction, baisse du taux du Livret A et montée en régime des opérations d’accession. À cela s’ajoute un pilotage rigoureux des charges, avec un signal particulièrement scruté par les partenaires financiers : malgré 3 055 logements supplémentaires en deux ans, la masse salariale recule par rapport à 2023. Le mot d’ordre ? Produire davantage mais sans gonfler la structure. 

Batiment GDH réhabilité Copyright MMH

Casser les plafonds
Grand Delta Habitat résume cette séquence en une formule athlétique : casser les plafonds. L’image n’est pas fortuite. En interne, 2025 est présentée comme l’année où la coopérative a ‘franchi le mur’ des 100M€ de marges brutes et ‘cassé le plafond’ des 200M€ de loyers. Une rhétorique de la performance, assumée, qui dit aussi combien la question financière est devenue centrale dans le pilotage du logement social.

Le pari des volumes
La croissance de Grand Delta Habitat ne repose pas uniquement sur la construction neuve. Elle tient, de plus en plus, à une stratégie de diversification des modes de production. En 2025, la coopérative a mis en chantier 871 logements, obtenu 986 agréments, engagé 869 réhabilitations et, surtout, acquis 1 561 logements. Sur deux ans, plus de 3 000 logements ont ainsi été rachetés à d’autres bailleurs sociaux, qui eux souhaitaient surtout refaire leur trésorerie. 

Le temps de la croissance externe
Ce choix est loin d’être marginal. Il reflète une lecture lucide du marché : Dans un environnement où le neuf reste contraint, où les coûts de sortie pèsent encore lourdement sur les bilans et où certains opérateurs arbitrent leur patrimoine, le rachat devient un outil de croissance à part entière. Grand Delta Habitat s’en sert pour maintenir ses volumes, sécuriser ses objectifs et accélérer son changement d’échelle.

Habitat intergénérationnel GDH Copyright MMH

Construction et réhabilitation
Au total, 278M€ ont été engagés dans la construction et la réhabilitation, auxquels s’ajoutent 137M€ consacrés aux acquisitions patrimoniales. Soit plus de 415M€ injectés en 2025 dans l’économie des territoires. À l’échelle d’un bailleur social, l’effort est considérable. À l’échelle locale, il fait de la coopérative un investisseur de premier rang. 

La banque comme infrastructure invisible
C’est tout l’objet du ‘Delt’Apéro Transparence bancaire’, rendez-vous désormais bien installé dans la gouvernance de Grand Delta Habitat, pour faire de la pédagogie financière un outil de crédibilité. Le principe ? Exposer aux banques, sans fard, les résultats, les fragilités, les hypothèses et les arbitrages. Un acte de transparence qui n’est pas un exercice de communication mais un mécanisme de sécurisation ; «Aborder la transparence bancaire, c’est confirmer que la confiance n’est pas un mot mais une action », souligne Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, reprenant : « La confiance réciproque constitue l’élément majeur sans lequel aucun de nos projets ne pourraient aboutir. » 
Dans le logement social, où le temps long impose des montages complexes et des horizons d’amortissement étendus, la relation bancaire est, finalement, une infrastructure invisible qui conditionne la dette, donc la capacité à bâtir, réhabiliter, acquérir et arbitrer. Grand Delta Habitat en a fait un actif stratégique.

Une signature financière solide
Cet équilibre est conforté par un signal rare dans le monde du logement social : La confirmation, en janvier 2026, de la notation S&P Global Ratings à A+ pour le long terme, avec perspective stable, et A1 pour le court terme. Pour un bailleur, cette notation vaut davantage qu’un label. Elle conditionne la qualité de la signature, rassure les financeurs, fluidifie l’accès au crédit et crédibilise les ambitions d’investissement. En clair ? Elle abaisse le coût du capital et élargit les marges de manœuvre.« À quoi s’ajoute la notation de solidité annuelle délivrée par Standard & Poor’s, renouvelée à A+ long terme et A1 court terme, renforcée par une perspective stable», souligne Michel Gontard, qui y voit moins un satisfecit qu’un outil de continuité. 

Quelques-uns des futurs projets GDH

Croître, sans se disperser
Grand Delta Habitat avance avec pour ambition de se développer, oui, mais sans se diluer. La coopérative promeut un développement de proximité, adossé à des outils de diversification ciblés : Bail Réel Solidaire (BRS), PSLA (Prêt social location-accession), accession sociale via sa filiale Axédia, foncière coopérative, redynamisation de centres-villes avec Sud Attractivité. Une galaxie d’outils pensée non pour diversifier l’image, mais pour sécuriser les modèles.  

Le logement locatif en zone tendue
Plus de 3 300 logements locatifs sont déjà en développement, principalement dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, là où la pression résidentielle reste la plus forte. Objectif ? Poursuivre la croissance, maintenir le volume, absorber les chocs, sans renoncer à la vocation sociale. En creux ? L’ADN de Grand Delta Habitat : faire d’un bailleur social un opérateur capable d’industrialiser sa croissance sans perdre sa légitimité territoriale. En 2025, la coopérative a démontré qu’elle savait changer d’échelle ; Reste désormais à conserver le rythme.
Mireille Hurlin

Quelques-uns des futurs projets GDH

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