19 mai 2026 |

Ecrit par le 19 mai 2026

Un peu d’Avignon aux JO Paris 2024 grâce à la scénographe Emmanuelle Favre

Entre les 24,4 millions de téléspectateurs pour la cérémonie d’ouverture sur la Seine le vendredi 26 juillet et les 17,1 millions ce dimanche 11 août pour la clôture au Stade de France, l’ordonnancement de cet évènement mondial concocté par le metteur en scène Thomas Jolly est aussi le fruit de l’imagination et du travail d’une l’ancienne élève du Lycée Mistral à Avignon, Emmanuelle Favre.

Bon sang ne saurait mentir. Avec un arrière-grand-père clown, un papa violoniste qui a notamment joué dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes en 1958 aux côtés de l’iconique Gérard Philipe, Emmanuelle Favre a continué à creuser le sillon de l’art et de la créativité.

Après l’École supérieure des Arts et Techniques, en architecture d’intérieur puis en scénographie, cette passionnée d’opéra travaille notamment aux côtés du timide et talentueux Dominique Lebourges, patron d’Artefact à Courthézon. Cet atelier en pleine campagne, spécialisé dans la conception de décors, s’est fait un nom dans le monde du théâtre, des concerts de stars planétaires, de la danse et de l’opéra. Il a collaboré maintes fois aux Chorégies d’Orange, à la Scala de Milan, au Théâtre des Champs-Élysées, au Ballet de Maurice Béjart et aux tournées de Mylène Farmer ou de Johnny Hallyday. Et Emmanuelle Favre était là aussi pour Matt Pokora, Booba, Calogero, Gad Elmaleh, Julien Clerc ou Dutronc, père et fils.

Quand Thomas Jolly est venu à Avignon en 2018 grâce à Olivier Py, alors directeur du Festival In, c’était pour mettre en scène la tragédie du philosophe stoïcien Sénèque Thyeste. Un moment, une rencontre qui, pour Emmanuelle, débouchera sur une collaboration avec lui pour la comédie musicale Starmania pour laquelle l’avignonnaise a décroché le Molière de la création visuelle et sonore en 2023. Mais elle a aussi souvent participé aux mises en scènes opératiques à Saint-Pétersbourg, à Tokyo, à Séoul, à Marseille avec Charles Roubaud et Katya Duflot et surtout à Orange, à l’époque de Raymond Duffaut, où on l’a vue en coulisses à maintes reprises pour Tosca, Aïda, La Bohème, Carmen, Madame Butterfly ou Rigoletto.

Et dimanche 11 août, pour la fin de cette mémorable Olympiade 2024 de liesse, de folie, d’engouement, de réjouissance, de partage, d’inclusion, de fraternité et de solidarité avec tous les sportifs, tous les bénévoles et tous les spectateurs, Emmanuelle Favre, aux côtés de Thomas Jolly et de toute son équipe, a apporté son talent, son supplément d’âme, son sens de la scénographie dans l’immense Stade de France avec danseurs, acrobates et… Tom Cruise. « Mon travail, c’est de traduire en volume, en 3D, les idées du metteur en scène », dit-elle modestement. Bravo l’artiste !


Un peu d’Avignon aux JO Paris 2024 grâce à la scénographe Emmanuelle Favre

Sans doute dopée par le passage de la Flamme Olympique et le concert de Bob Sinclar le 19 juin, la Cité des Papes reste une valeur sûre pour les amateurs de culture, d’histoire et de patrimoine.

En juillet 2024, 155 622 billets payants ont été enregistrés par Avignon Tourisme, contre 147 148 l’an dernier. Pour le Pont, la fréquentation a légèrement baissé, passant de 71 478 à 69 000. L’expo de street-art Miss Tic, mi-poésie urbaine, mi-activisme artistique, inaugurée le 27 juin et qui se poursuit jusqu’en janvier, a déjà séduit 121 396 visiteurs.

En 2023, Eva Jospin avait fait carton-plein avec son expo ‘Palazzo‘ et son défilé permanent de 457 000 esthètes devant ses imposantes créations. Nul doute que ce mois d’août fera également le plein avec une météo au beau fixe. Au parking du Palais des Papes, sur 776 places disponibles, il n’est pas rare de faire la queue et d’attendre que sorte un véhicule pour se garer. Ce qui devrait ravir commerçants, artisans, bistrotiers, glaciers et restaurateurs d’Avignon, mais aussi responsables de musées et de cinémas.

©OTresson – Avignon Tourisme

Un peu d’Avignon aux JO Paris 2024 grâce à la scénographe Emmanuelle Favre

Cécile Helle, maire d’Avignon a rendu un hommage appuyé à Marie-Josée Roig, ancienne première dame de la Ville, ministre, députée, Conseillère régionale décédée hier 7 août, à l’âge de 86 ans, au Centre hospitalier d’Avignon. Elle a salué sa carrière politique ‘à une époque où, en tant que femme, cela n’allait pas de soi et d’avoir recueilli par trois fois la confiance des Avignonnais’. Un livre de condoléances en l’honneur de Marie-Josée Roig sera mis à disposition à partir de lundi 12 août jusqu’au 3 septembre prochain dans le péristyle de l’Hôtel de Ville. Les obsèques de Marie-Josée Roig auront lieu mercredi 14 août. A cette occasion les drapeaux du fronton de l’Hôtel de Ville seront en berne.

Le maire d’Avignon a relevé les travaux menés par l’ancienne maire 
Le regroupement du pôle universitaire dans l’ancien hôpital Sainte-Marthe totalement rénové ;  Le statut de Capitale Européenne de la Culture en l’an 2000 ; La réalisation de la promenade du chemin de halage sur l’ile de la Barthelasse, face au Palais des papes ; l’avancée de divers travaux avec ses vice-présidents au sein de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon, parmi lesquels le lancement du Tramway.

«Je viens d’apprendre avec tristesse la disparition de Marie-Josée Roig
qui a été pendant trois mandats, de 1995 à 2014, le Maire d’Avignon, se remémore Cécile Helle, premier magistrat de la Ville. Je pense en ce moment à sa famille, à ses enfants et à ses proches auxquels je présente mes sincères condoléances. Je pense également à toutes celles et ceux qui ont partagé son chemin pendant ses longues années d’engagement politique au sein de notre territoire.

Au-delà de nos divergences politiques
qui se sont toujours exprimées dans un respect mutuel, je tiens à saluer aujourd’hui, une femme engagée qui a su porter ses convictions tout le long de sa vie politique au bénéfice des Avignonnais en tant que Maire, mais aussi en tant que Conseillère Régionale et Députée.

En ce sens, il s’agit d’un parcours politique exemplaire
qui force le respect pour ce qu’il représente d’abnégation et de courage. Jacques Chirac, Président de la République, connaissant parfaitement les qualités nécessaires pour mener ainsi une carrière politique locale, n’hésitera pas à la nommer Ministre au portefeuille de la Famille et de l’Enfance puis ministre déléguée à l’Intérieur. Marie-Josée Roig en tirera légitimement une grande fierté, notamment pour sa ville de cœur.

Née à Perpignan, Avignonnaise d’adoption
donc de passion, Marie-Josée Roig s’est investie pleinement pour notre ville dès 1983, élue conseillère municipale en charge de la culture. A une époque pourtant pas si lointaine, où être une femme en politique n’allait pas toujours de soi, elle a su se hisser avec son tempérament et ses convictions à la magistrature suprême de notre Ville, gagnant à trois reprises la confiance des Avignonnais lui reconnaissant ainsi de réelles qualités humaines.

C’est à son initiative qu’Avignon
a obtenu en l’an 2000 le statut de Capitale européenne de la Culture. C’est elle qui a offert aux Avignonnaises et Avignonnais cette belle promenade aménagée du chemin de halage aux bords du Rhône face au Palais des Papes. En tant qu’enseignante-chercheuse à l’Université d’Avignon, je n’oublie pas non plus sa ténacité et son volontarisme pour concrétiser le regroupement en un site unique à l’époque, du pôle universitaire en centre-ville dans les locaux rénovés de l’ancien hôpital Sainte-Marthe, élément notable d’attractivité pour notre cité. Elle incarna enfin pendant près de deux décennies la communauté d’agglomération du Grand Avignon et bâtit avec ses principaux Vice-présidents les grands dossiers de notre intercommunalité, lançant notamment le projet de tramway.

Ainsi, c’est avec respect et recueillement
que j’invite dans les tous prochains jours, les Avignonnaises et les Avignonnais qui le souhaitent, à venir signer le livre de condoléances et d’hommages en l’honneur de Marie-Josée Roig installé dans le hall de l’Hôtel de Ville.»


Un peu d’Avignon aux JO Paris 2024 grâce à la scénographe Emmanuelle Favre

Marie-Josée Roig, ancienne maire RPR puis UMP d’Avignon durant trois mandats et presque 20 ans est décédée à l’âge de 86 ans au Centre hospitalier d’Avignon. L’ancienne professeure de lettres fût également Ministre de la famille et de l’Enfance, Ministre déléguée à l’Intérieur sous la présidence de Jacques Chirac et trois fois députée.

Elle fût le maire RPR puis UMP d’Avignon de juin 1995 à avril 2014 ; Présidente du Grand Avignon de janvier 2001 à avril 2014 ; Ministre de la Famille et de l’Enfance de mars à novembre 2004, Ministre déléguée à l’Intérieur de novembre 2004 à mai 2005 toujours sous la présidence de Jacques Chirac. Elle fût également trois fois députée de juin 2007 à juin 2012 et avant cela de juin 2002 à avril 2004 et d’avril 1993 à avril 1997.

Marie-Josée Roig, née Méliorat, était la fille d’une institutrice et d’un père typographe au quotidien régional L’Indépendant à Perpignan où elle est née le 12 mai 1938. Elle fût professeur de lettres au lycée Alphonse Daudet de Nîmes. Elle est décédée aujourd’hui le 7 août 2024 au centre hospitalier d’Avignon.


Un peu d’Avignon aux JO Paris 2024 grâce à la scénographe Emmanuelle Favre

Le Musée Angladon propose l’exposition ‘Curiosité, Voyage dans nos réserves’, rythmée par plus de 80 objets, sculptures, dessins, estampes et céramiques. Le musée propose une déambulation à travers les 18e, 19e et 20e siècles, emportant le visiteur au gré des grandes transformations sociales, urbaines et artistiques. A voir jusqu’au 3 novembre 2024.

Le Musée Angladon abrite des œuvres exceptionnelles achetées par Jacques Doucet comme ‘Les deux danseuses’ de Jacques Degas, ‘Wagons de chemin de fer à Arles’ de Van Gogh, ‘Le couple’ de Picasso, ‘Nature morte au pot de grès’ de Cézanne, ‘Portrait de femme’ dit ‘La blouse rose’ de Modigliani, ‘Paysage de neige à Louveciennes’ de Sisley.

Enfant accroupi. Chine. 18e siècle. Copyright Fabrice Lepeltier


L’exposition est organisée en quatre parties

ou voyages regroupés par thème. La première d’entre-elle fait la part belle au 18e siècle avec dessins et pastels. On  découvre ainsi les délicates et fragiles sanguines de François Boucher, un portrait de femme attribué à Jean-Michel Liotar, une étude pour l’Accordée du village de Jean-Baptiste Greuze ou encore un portrait de fillette attribué à Louis Roland Trinquesse.

Arts décoratifs et arts de la table
Nous sommes là projetés dans le life style du 18e siècle, cette fois dans les arts décoratifs et un luxueux art de vivre où élégantes faïences, porcelaine blanche à décors or et polychrome d’époque Louis XV en provenance de la manufacture de la reine enchantent les intérieurs nobles et bourgeois. Le voyage est là qui s’immisce au gré de ces chenets en bronze doré ornés d’un personnage chinois tenant une longue vue et un globe terrestre. L’époque nous indique là être captivée par les mystères du Cosmos.

Le goût pour les chinoiseries
Evoque la curiosité pour une Orient fantasmée au gré de cette statuette représentant un enfant accroupi en céramique vernissée turquoise, un impressionnant masque de Nô du Japon, des estampes dont une grande vague d’Hokusaï.

Jean-Baptiste Greuze. Etude pour l’accordée du village. Copyright Alexandra de Laminne

19e et 20e siècle, les progrès de la modernité
Cette entrée dans la modernité débute par un manteau de soirée créé en 1900 par Jacques Doucet pour ensuite admirer les sculptures de nus féminins de Charles Despiau. L’époque est à la fascination pour les courbes féminines, à la vénération et au désir comme avec ‘l’Incantation’, une illustration de Félicien Rops et aussi ‘Son altesse la femme’ d’Octave Uzanne. Puis apparaissent la métamorphose des villes comme Londres et Paris dont s’imprègnent des graveurs nommés Auguste Lepère ou Edgar Chahine.

Enfin,
l’exposition s’achève sur le modèle féminin, les classes de danse, des portraits préfigurant peut-être le début de l’émancipation féminine symbolisée par le portrait d’une femme papillon prête à prendre son envol, œuvre réalisée par le graveur Mario Fortuny.

Coupe à compartiments. Chine. 18e siècle. Copyright Fabrice Lepeltier

En savoir plus

Jacques Doucet
Est une personnalité de la vie artistique et littéraire parisienne des années 1880-1920. Il fonde à Paris l’une des premières Maisons de Haute couture. Il fait fortune en habillant une riche clientèle d’actrices et de femmes du monde dont Réjane, Sarah Bernhardt, Liane de Pougy, la belle Otéro. Il forme Paul Poiret et a pour assistante Madeleine Vionnet.  Amateur d’art passionné, il constitue tout d’abord une importante collection d’objets d’art consacrée au XVIIIème siècle : tableaux, dessins, sculptures, œuvres d’ébénisterie et de marqueterie, estampes et livres. En 1912, il vend une grande partie de cette première collection à la suite de la mort tragique de la femme qu’il aimait en secret. Conseillé par Henri-Pierre Roché ou André Breton, il se lance alors dans une nouvelle collection, dédiée cette fois-ci aux artistes de la modernité : Sisley, Manet, Brancusi, Cézanne, Degas, Van Gogh, Matisse, Picasso… En 1924, il est le premier acquéreur des Demoiselles d’Avignon de Picasso. Il devient également mécène pour les écrivains et poètes de son temps, comme Suarès, Aragon, ou Breton.

Léon Dubrujeaud (1845-1920) et Marie Doucet (1854-1937)
Léon Dubrujeaud  est le mari de la sœur de Jacques Doucet, Marie. Diplômé de l’Ecole des beaux-arts de Paris, entrepreneur de travaux publics, président de la Chambre de Commerce de Paris, il partage avec son épouse et son beau-frère un intérêt pour les arts du papier et les objets attestant d’un certain luxe de vie. Il acquiert volontiers de l’estampe de son temps, par Fantin-Latour, Forain ou Steinlen, souvent directement auprès des artistes eux-mêmes. C’est aussi un remarquable bibliophile qui soutient financièrement certaines éditions d’art particulièrement coûteuses.

Les deux fils de Léon et Marie,
André et Jean, grandissent dans cet univers raffiné. Poète à ses heures, André Dubrujeaud (1877-1915) es attaché de conservation au Musée des arts décoratifs. Il décède, jeune soldat, d’une pleurésie. Plusieurs lettres montrent que le chagrin familial est immense. Jean Dubrujeaud (1880-1969) est diplômé de la Haute École de commerce de Paris et, sur le papier, industriel. Il endosse plus volontiers le rôle de gestionnaire de fortune, conseillant la veuve de Jacques Doucet, jouant les intermédiaires dans certaines ventes de tableaux, et héritant lui-même en 1937 d’une fortune colossale. Il a un fils naturel, Jean, d’une lingère, Marie-Félicie Angladon, installée dès 1927 à Avignon.

Jean Angladon (1906-1979) et Paulette Martin (1905-1988)
Jean Angladon-Dubrujeaud (Jean Angladon de son nom d’artiste), est le petit-neveu de Jacques Doucet. Il rencontre Paulette Martin aux cours des Beaux-Arts d’Avignon. Ils se marient en 1932. Tous deux artistes et amateurs d’art, ils développent chacun un travail de peinture, de gravure et d’illustration. Ils collaborent notamment avec l’éditeur Pierre Seghers pour les premiers numéros de la revue Poètes casqués. Ils exposent régulièrement et s’inscrivent dans la mouvance de l’école d’Avignon, du groupe des Trente et du nouveau groupe des Treize, aux côtés de Chabaud, Chartier, Lesbros. Ce sont aussi de grands voyageurs, des lecteurs insatiables, curieux de tout, rassemblant nombre de souvenirs de voyages, photos, cartes postales, et constituant une riche bibliothèque. Ils enrichissent les collections grâce à de nombreuses acquisitions de peintures, sculptures et meubles, avec une attention particulière pour les 15e, 16e et 17e siècles. Reconnu par son père quelques années plus tôt, l’héritage que Jean Angladon en reçoit en 1969 modifie totalement sa vie.

La Fondation Angladon-Dubrujeaud
Sans descendance, Jean Angladon et Paulette Martin sont habités par la volonté de partager avec le grand public les merveilles que la famille conserve depuis deux générations. Ils décident de créer un musée d’art, et choisissent ensemble, en 1978, l’édifice de la rue Laboureur, qui devient leur demeure. Après la mort de Jean Angladon, il revient à son épouse seule de déployer une énergie considérable pour parvenir à mettre en œuvre ce projet. Elle désigne la Fondation de France comme exécutrice testamentaire, lui demandant de créer et faire connaître la Fondation Angladon-Dubrujeaud qu’elle désigne comme son héritière universelle. Le Musée Angladon ouvre ses portes au public le 15 novembre 1996. Il doit son nom à ses fondateurs.

L’exposition Curiosité. Voyage dans nos réserves bénéficie du soutien de partenaires et mécènes :La Banque populaire Méditerranée, Emile Garcin propriétés et le spécialiste des transports de voyageurs haut de gamme depuis 1875 Lieutaud.


Les infos pratiques
Musée Angladon– Collection Jacques Doucet- 5 rue Laboureur 84000 Avignon – Horaires : jusqu’au 31 octobre du mardi au dimanche de 13h à 18h. Le musée est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. accueil@angladon.com. +33 (0)4 90 82 29 03.


Un peu d’Avignon aux JO Paris 2024 grâce à la scénographe Emmanuelle Favre

Le collectif cessez-le-feu 84 organise une manifestation le 9 aout 2024 pour apporter son soutien à toutes les victimes de la ville de Gaza et appeler à un cessez-le-feu dans la capitale palestinienne qui subit de violentes attaques depuis le début du conflit entre la Palestine et l’État d’Israël. 

Cette manifestation débutera ce vendredi dès 19h place de l’horloge à Avignon, devant la mairie et entamera une longue marche pour demander la reconnaissance de l’État palestinien par la France. 

Infos pratiques : Manifestation pour un cessez-le-feu à Gaza. Vendredi 9 août 2024, 19h. Place de l’Horloge, 84000 Avignon. 


Un peu d’Avignon aux JO Paris 2024 grâce à la scénographe Emmanuelle Favre

Le Comité Vaucluse de la Fédération française de canoë kayak et sports de pagaie comme le stand up paddle proposent des Rand’eau découverte pour découvrir la navigation sur le Rhône au départ de l’Allée Antoine Pinay à Avignon.

Tout d’abord avec la descente du Rhône sur 8 km pour 1h30 de navigation, permettant d’explorer la richesse naturelle et historique d’Avignon. Les personnes qui le souhaitent sont équipées puis amenées au point de départ. Les descentes ont lieu à 14h, 15h,16h et 17h, sur réservation, en canoë deux ou trois places ou en stand up paddle monoplace ou géant pour 6 à 9 places. Tarif 23€ pour l’adulte et 16€ pour l’enfant.

Descente nocturne
Munis d’une lampe frontale et accompagnés par un éducateur sportif, partez à la tombée de la nuit et profitez de la tranquillité de la navigation et de la vie sauvage nocturne du Rhône. Finissez par découvrir la Cité des Papes illuminée : le Pont, les Remparts et le Palais des papes d’Avignon.

Les infos pratiques
Ça se passe tous les lundis et mercredis soir, sur rendez-vous à 19h30. Navigation nocturne encadrée par un éducateur sportif. 1 boisson soft offerte incluse. En canoë 2 à 3 places et/ou stand-up paddle monoplace et sur un espace surveillé. Toutes les activités auront lieu jusqu’au 30 août 2024. Tarif : 29€ pour un adulte. 22€ pour un enfant. Gratuit pour les moins de 7 ans avec un responsable légal. Téléchargement Smart Phone Rand’eau découverte.

La base
La base nautique est installée tous les après-midi de 14h à 18h30 au bout de l’Allée Antoine Pinay, Ile de la Barthelasse à Avignon. FFCK Canoë Kayak Vaucluse. www.canoevaucluse.fr

Parcours découverte patrimoine et environnement
Balade d’environ 2h. Tous les mardis et jeudis matin. RdV à 9h à la Mairie de Roquemaure pour retrouver le guide touristique -sauf les 13 et 15 août, RdV à 9h30 aux arènes de Roquemaure. Loisir encadré par un éducateur sportif diplômé d’Etat, en canoë 2 à 3 places.
Tarifs : 26€ Adultes, 21€ enfants. Gratuit pour les moins de 7 ans accompagnés sur le bateau d’un responsable légal. Parcours découverte nocturne, environ 2h. Tous les lundis soirs. RdV à 19h30 aux arènes de Roquemaure. Encadré par un éducateur sportif diplômé d’Etat. En canoë 2 à 3 places. Tarifs : 29€ Adultes / 22€ Enfants. Les moins de 7 ans sont gratuits sur le bateau du responsable légal. Réservation ici.
MMH


Un peu d’Avignon aux JO Paris 2024 grâce à la scénographe Emmanuelle Favre

L’avignonnais Grégory Pons, spécialiste de l’aviation américaine durant la seconde guerre mondiale, nous dévoilent une nouvelle série de photos inédites issues notamment des archives de l’US air force (Usaf). Des clichés qui datent des bombardements du 2 et 6 août 1944 sur Avignon, Tarascon et Beaucaire.

Quatre jours plus tôt, le Mercredi 2 août 1944, une première alerte retentit vers 11h00, mais les appareils filent plus au Nord ver Orange. A 13h00 les sirènes retentissent à nouveau. La population se précipite vers les abris. La Flak allemande entre en action. Des bombardiers lourds B-24 du 461st Bomb Group sous le commandement du Lt-Col. Knapp frappent de plein fouet avec une remarquable précision le pont ferroviaire de Rognonas qui franchit la Durance avec près de 73% de ses projectiles sur l’objectif. Le pont est coupé net en deux endroits. D’autres objectifs étaient cependant visés lors de cette journée par d’autres formations d’appareils : les viaducs sur le Rhône et les dépôts d’essence du Pontet. Environ 25 soldats allemands furent tués au cours de ce raid. Du côté des civils, les pertes se ‘limitèrent’ à une vingtaine de victimes. Bien loin des 525 morts du raid du 27 mai dans la cité des papes.

2 août 1944 : les Liberator du 461st Bomb Group détruisent le pont ferroviaire sur la Durance entre Rognonas et Avignon. (Coll. de l’auteur)

Quatre jours plus tard, le 6 août 1944, tandis que les appareils du 461st Bomb Group opèrent de nouveau sur le Sud de la France et attaquent les installations ferroviaires de Miramas, plusieurs vagues de bombardiers américains de la 15th Air Force en provenance d’Italie vont se succéder sur Avignon et ses abords à partir de 8h30.
Les B-24 Liberator arrivent par le Sud et débutent leur attaque sur le pont métallique qui enjambe le Rhône. Ils frappent également la campagne avignonnaise entre la Durance et les bords du Rhône, ainsi que l’île Piot et la Barthelasse. Les objectifs étaient à nouveau les ponts et les dépôts de carburant du Pontet. Les B-24 du 464th Bomb Group en provenance de Pantanella en Italie ont pour objectif le dépôt d’essence du Pontet.

6 août 1944 : un Liberator du 464th Bomb Group survole Avignon. On distingue en arrière-plan les panaches de fumée au niveau des bords du Rhône au Pontet, tandis que la gare de Petite Vitesse est également noyée sous les bombes. (USAF)

Les appareils ont décollé d’Italie à 07h05 et se présentent sur l’objectif à 11h50. Selon le témoignage d’un des membres d’équipages, ce raid fut un des plus faciles et apparemment les cuves de stockage devaient avoir été vidées suite au raid du 2 août car les bombes n’ont pas provoqué de grands incendies. Après l’attaque du 2 août sur ce même objectif, le but de ce raid était de s’assurer qu’elles étaient bien mises hors d’usage. A 13h45, les sirènes annoncent la fin de l’alerte. Les Liberator d’une autre unité, le 465th BG, avaient pour leur part pour objectif le viaduc ferroviaire sur le Rhône, mais l’ouvrage a résisté et se trouve intact une fois la fumée dissipée (voir photo ci-dessus). Un Liberator est abattu sans plus de précisions quant à son unité et le sort de son équipage de 10 hommes.

6 août 1944 dans la matinée : les Marauder du 17th BG frappent le pont ferroviaire entre Tarascon et Beaucaire. (Coll. de l’auteur) 

Plus au sud d’Avignon, Tarascon et Beaucaire sont également bombardées. Les deux ponts qui relient ces deux villes forment une cible de choix et doivent être impérativement coupés. Ce sont des bombardiers moyens de type B-26 Marauder attachés à la 12th Air Force qui sont en charge de cette mission. Les appareils ont décollé de Sardaigne (voir photo principale) et vont effectuer deux frappes. La première attaque a lieu le matin sur le pont ferroviaire. Même si l’objectif est noyé sous les bombes, elles s’éparpillent largement vers le Sud (photo ci-dessus).

6 août 1944 : en fin d’après-midi vers 18h30, une seconde vague de Marauder du 17th BG frappent à nouveau, et cette fois-ci les explosions semblent plus concentrées autour des piles du pont ferroviaire qui sera finalement détruit. Le pont routier quant à lui est encore intact, mais ses jours sont comptés. (Coll. de l’auteur)

La deuxième vague d’attaque qui se présente à 18h30 est beaucoup plus précise et touche l’objectif (photo ci-dessus). Le pont routier est épargné, mais il ne faudra pas beaucoup de temps pour qu’il soit mis hors d’usage (photo ci-dessous). En préparation des opérations de débarquement en Provence, toutes les voies de communication et de repli doivent être coupées afin d’empêcher l’armée allemande de se disperser lors de son repli.

Grégory Pons

Nouvelle frappe sur les ponts de Tarascon et Beaucaire. La date de ce cliché n’est pas précisée mais ce raid a lieu entre les 6 et 16 août 1944. Les impacts de précédents raids sont bien visibles et le pont ferroviaire est bien coupé en deux endroits, tandis que le pont routier noyé sous les explosions dont on devine la précision, doit vraisemblablement être coupé. (USAF)

Sources : « AVIGNON 39/44 » de Robert Bailly – Archives du 461st Bomb Group – Archives du 464th Bomb Group – Archives du 17th Bomb Group.


Un peu d’Avignon aux JO Paris 2024 grâce à la scénographe Emmanuelle Favre

L’annonce de la vente des Hôtels des Monnaies et de Niel –bâtiment adjacent- par le groupe hôtelier indépendant lyonnais è-Hotêls-Collection avait été faite par la Ville d’Avignon, en mai 2022. Juillet 2025, c’est cette fois à sa vente effective que nous avons assisté. En tout ? 40 chambres et suites, des salons, un bar et du snacking, mais pas de terrasse pour cet ensemble hôtel-bureau (sans restaurant) idéalement placé en face du palais des papes et des congrès. Les travaux se monteront, achat compris -à hauteur de 2,3M€- à 15M€. Début des travaux en septembre prochain.

En Mai 2022 l’Echo du mardi avait annoncé la signature de la promesse de vente de l’Hôtel des Monnaies –dont la façade est inscrite aux Monuments Historiques-et Niel ainsi que la cession de la Chapelle saint-Michel située au 33 de la place des Corps Saints, tous situés dans le centre historique d’Avignon pour la création de 62 chambres et 41 emplois grâce à un investissement d’è-Hôtels-Collection à hauteur de 15M€ après la cession des bâtiments par la Ville d’Avignon.

Deux ans plus tard,
effectivement les hôtels particuliers des Monnaies (17e siècle) et Niel (18e siècle) auront trouvé preneurs avec le même partenaire à hauteur de 2,3M€ -15M€ en tout achat des édifices et travaux réalisés- mais sans la Chapelle Saint-Michel dont la réhabilitation -pour un projet d’une vingtaine de chambres – réclamera plus de temps et d’attentions. ‘Le temps que la 1re réalisation se fasse’ lâche Jean-Luc Mathias, cofondateur du groupement hôtelier spécialisé dans le changement de destination et la réhabilitation d’édifices patrimoniaux.

Jean-Luc Mathias et Marianne Borthayre, cofondateurs d’è-Hôtels-Collection et Cécile Helle, maire d’Avignon Copyright MMH

Pourquoi deux ans d’attente pour la résurrection de cet ensemble patrimonial ?
Tout d’abord la délivrance d’un certificat Cerfa, pour la vente des hôtels particuliers de la Monnaie et Niel, resté en attente 7 mois avant d’être reçu par les futurs acquéreurs, sans compter l’inflation et le coût de l’argent qui, entre 2022 et 2024  auront pris quelques points supplémentaires, ‘mettant possiblement en danger la bonne réalisation de l’opération’, murmurait Jean-Luc Mathias, co-fondateur d’è-Hôtels-Collection.

Marianne Borthayre, co-fondatrice d’è-Hôtels-Collection Copyright MMH

Et puis il y a eu des recours de voisinage
‘Il s’agissait plus de recours pour nous rencontrer afin que nous expliquions le projet’, modère Marianne Borthayre, co-fondatrice et présidente de è-Hôtels-Collection, tandis qu’à la question ‘Y aura-t-il une terrasse ?’ –détail très recherché dans le sud et particulièrement sur la place du Palais des papes à Avignon- Jean-Luc Mathias, se recule tout au fond de sa chaise pour répondre à voix très basse ‘Absolument Forbidden’ l’espace d’un sourire vite effacé. ‘Il faut dire que les voisins n’ont pas vu de mouvements dans cet espace depuis plus de 30 ans’ relativise Cécile Helle, maire d’Avignon.

La vente
La Ville d’Avignon vend l’ensemble immobilier de deux hôtels particuliers communicants : l’Hôtel des Monnaies du 17e siècle et l’Hôtel Niel du 18e siècle à la SCI des Monniels, société civile immobilière dédiée créée pour l’acquisition et les travaux de rénovation. Le montant de la vente s’élève à 2,3M€ car les deux bâtiments sont très dégradés, ‘dont notamment l’hôtel des monnaies outragé, dans les années 70, par une réhabilitation sans égard pour ses pierres, son architecture et où le béton avec son escalier est omniprésent’ déplorera Cécile Helle, maire d’Avignon – tandis que le coût global de l’opération atteint un coût global de 15M€ pour l’acquisition et la rénovation des deux édifices hors investissement du futur exploitant.  

Le couloir de nage sera installé en roof top à l’Hôtel des Monnaies, côté cour Copyright Wokréa

Dans le détail
L’ensemble se situe 5, place du Palais des papes et comprend 5 niveaux pour un peu moins de 2 000m2 livrés aux normes Etablissement recevant du public (ERP) 4 étoiles et prêt à meubler à l’état de neuf. L’ouverture prévisionnelle est prévue au 2e trimestre 2026. L’établissement comptera 40 chambres et suites, un espace petit-déjeuner, un bar et snack, un couloir de nage en roof top orienté côté cour, des cours intérieures, un accès personne à mobilité réduite, deux ascenseurs, chauffage et climatisation. Le bar et le snacking seront ouverts aux habitants.

Hôtel Niel et Hôtel des Monnaies, place du palais des papes Copyright MMH

Qui est à la tête d’è-hôtels-Collection ?
L’équipe fondatrice co-actionnaire est composée de Marianne Borthayre, présidente et fondatrice d’è-hôtels-Collection, et spécialiste de la conception et du développement des hôtels : Collège Hôtel, l’Ermitage Hôtel Cuisine-à-manger, Fourvière Hôtel, Les Lanternes, L’Eautel et l’Académie Hôtel. Cette business woman formée à la stratégie a fait ses armes au sein des parfums Givenchy et du Groupe LVMH en tant que Chef zone export Amérique latine et à la Direction générale en Espagne. Elle est issue de l’Ecole supérieure de Commerce de Paris (ESCP Business School administration et management) et titulaire d’un MBA (Master of business administration), International finance de l’Indian institute of management of Ahmedabad (Ecole de commerce indienne). Les établissements se situent à Lyon, à Toulon et bientôt à Avignon.

Jean-Luc Mathias Copyright MMH

Jean-Luc Mathias
est co-fondateur d’è-hôtels-Collection, concepteur hôtelier, spécialiste de l’hôtellerie hors normes conçue dans des lieux patrimoniaux d’exception, le plus souvent laissés en désuétude par leurs propriétaires et ou Institutions, par manque de moyens. Cet habitué de la réhabilitation et du développement des opérations compte à son actif la Cour des Loges, le Collège Hôtel, l’Hermitage Hôtel Cuisine-à-manger, Fourvière Hôtel, Les lanternes, l’Eautel et l’Académie Hôtel. Il a travaillé à L’Union financière de France durant 15 ans et est issu de l’Ecole de management de Lyon (EML). Il est le Jean-Baptiste Colbert du Binôme et le metteur en relation avec les investisseurs. Résultat ? 8M€ soulevés plus 7 autres mis sur la table par des partenaires banquiers associés pour le projet Avignon intramuros.

Leur doctrine ?
Faire rimer préservation du patrimoine et dynamique économique, même si le nombre de chambres proposé est vraiment ‘juste, juste’ confie Marianne Borthayre. Leur cible ? Des hôtels thématiques dans ‘des édifices au patrimoine fort, idéalement situés, réhabilités tout en respectant l’histoire et la structure des lieux et en offrant des services de qualité. Nous aimons être original sans être excentrique’, plaisante Jean-Luc Mathias.

La maitrise d’ouvrage
Sera conduite par le Cabinet d’architecture RL&A –composé de Didier Reppelin architecte des Monuments historiques, Maïe Kitamura et Charlène Aze, architectes du patrimoine-, spécialisé dans la réhabilitation du patrimoine tandis que l’architecture d’intérieur et le design graphique seront confiés au Studio Wokréa où oeuvrent Julie Mathias et Wolfgang Kaeppener. Les entreprises du cru seront-elles invitées à y travailler ? ‘C’est à RL&A d’en décider. L’entreprise d’architectes a déjà travaillé ici et tissé des liens avec des entreprises lors de chantiers antérieurs, des entreprises qui ont sûrement acquis leur confiance’, apprécie Marianne Borthayre.

Un peu d’histoire
L’hôtel des Monnaies a été construit en 1619 à la demande du cardinal Scipion Borghese et sera la propriété de l’église jusqu’en 1770 où le lieu sera transformé en caserne des Chevau- légers de la garde pontificale. Le bâtiment abrite ensuite la maréchaussée en 1768, lors de l’occupation française. L’hôtel devient une caserne de gendarmerie de 1790 à 1840 à la suite de la Révolution française lors de laquelle la Ville d’Avignon est rattachée à la France. Les services de la mairie occupent l’édifice de 1846 à 1852, pendant la construction de l’Hôtel de ville. Enfin, le Conservatoire de musique s’y installe de 1860 à 2007, côtoyant un espace réservé transformé en caserne et dévolu aux sapeurs-pompiers de la ville. Puis l’Hôtel particulier ‘Imprimerie Niel’ sera rattaché en 1979 à l’hôtel des Monnaies pour les besoins d’extension du Conservatoire. En 2010 le Conservatoire de musique rejoint les locaux inoccupés du palais de Justice de la ville. Plusieurs projets ont été imaginés pour l’Hôtel des Monnaies ici.  

Cécile Helle, maire d’Avignon Copyright MMH

Pour Cécile Helle, maire d’Avignon
‘A l’image des requalifications urbaines, menées depuis 2014, de la nouvelle vie de la Cour des Doms –dont le quartier des femmes est actuellement en travaux et abritera notamment la friche artistique-, demain celle des Bains Pommer, des grands chantiers de rénovation d’équipements publics, comme le stade nautique ou actuellement la bibliothèque Renault-Barrault, la Ville s’engage sur des préservations et la mise en valeur du patrimoine, tout en participant à l’attractivité de la ville et à la qualité de vie de ses habitants. Le Groupe è-Hôtels acquiert l’Hôtel des Monnaies et l’Hôtel Niel pour la somme de 2,3M€ pour une surface plancher totale de 1 770m2.’

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/97/   1/1