19 mai 2026 |

Ecrit par le 19 mai 2026

Jeux Olympiques : quelles chances de médailles vauclusiennes ? 

Les Jeux Olympiques 2024 qui se dérouleront à Paris débuteront officiellement ce vendredi 26 juillet. Avec 63 athlètes issus de la région PACA dont 7 vauclusien (es), les provençaux seront en force pour cet évènement majeur. Gros plan sur nos champions vauclusiens et leurs chances de médailles pour ces JO. 

La flamme va s’embraser pour de bon. Ce vendredi 26 juillet, les Jeux Olympiques de Paris 2024 débuteront officiellement avec une cérémonie qui se tiendra sur la Seine à 19h30. Parmi les 7000 athlètes qui défileront, on compte 7 vauclusiens qui défendront les couleurs de la France mais aussi qui représenteront leur département dans leurs disciplines. 

Les meilleures chances de médailles en BMX 

Le Vaucluse est définitivement une terre de vélos et de BMX. Avec plusieurs clubs de haut niveau à Pernes-les-Fontaines, à Cavaillon et surtout à Sarrians (là où l’équipe de France de la discipline a installé son camp d’entrainement une semaine avant les jeux) et surtout deux coureurs reconnus en la personne de Sylvain André (licencié à Cavaillon) et de Romain Mahieu (licencié à Sarrians), le département vauclusien sera bien représenté. 

Sylvain André, natif de la ville où il s’entraine, a déjà remporté de nombreux titres européens et mondiaux avec notamment un triplé de champion du monde, d’Europe et de France en juniors avant de décrocher plusieurs médailles de bronze entre 2012 et 2016 aux championnats d’Europe. Un titre de champion du monde vient récompenser son talent et ses efforts le 9 juin 2018. Quatre fois vainqueur des championnats de France entre 2019 et 2022, le vauclusien tentera d’aller chercher une médaille dans la seule compétition qui se refuse à lui : les Jeux Olympiques. 

Il est le grand favori côté français. Et à juste titre, en 2023, Romain Mahieu est devenu champion du monde de BMX devant deux compatriotes, Arthur Pilard et Joris Daudet, marquant ainsi de son empreinte son sport. Celui qui s’entraine au BMX llub de Sarrians s’avance avec une confiance maximale et des rêves de médailles plein la tête. À 29 ans, au zénith de sa carrière, en pleine possession de ses moyens et avec une préparation intense débutée depuis plusieurs mois, l’athlète français ne visera pas moins que l’or. 

De l’haltérophilie et du football 

Un autre espoir de médaille vauclusienne se présentera sur ces jeux en la personne de Marie-Joséphe Fègue. La native de Yaoundé, naturalisée française fin 2021, visera elle aussi la plus haute distinction dans sa discipline. Pour aller chercher l’or, la sextuple championne d’Europe de 33 ans, devra se surpasser et battre de solides concurrentes comme l’américaine Olivia Lynn ou Reeves ou l’équatorienne Angie Paola Palacios. Une épreuve pas insurmontable pour celle qui vit à Avignon avec sa famille depuis 2016 et qui disputera les premiers jeux de sa carrière. 

Le sport le plus populaire en France, à savoir le football offrira la chance à deux vauclusiens d’aller chercher la plus belle des médailles. Joris Chotard, milieu du MHSC, né à Orange fait partie de l’équipe française olympique emmené par le sélectionneur Thierry Henry. Avec un onze titulaire compétitif et un banc de touche bourré de talent, la médaille d’or semble à la portée de la sélection qui devra se méfier néanmoins de l’Espagne et de l’Argentine. Une quête qui a bien commencé avec une victoire 3-0 contre les USA à l’Orange Vélodrome pour le premier match de la compétition. Chez les femmes, Maëlle Lakrar, elle aussi. Native de la ville d’Orange, la défenseur centrale du Real Madrid et des Bleues tentera de ramener une médaille en Vaucluse. Emmené par Hervé Renard, la sélection française débutera sa compétition contre la Colombie ce jeudi 25 juillet. 

Pentathlon et Break 

Originaire de Pertuis, Jean-Baptiste Mourcia disputera également ses premiers jeux comme pentathlonien français. Champion d’Europe cadets en 2017 en individuel et par équipe, champion du monde junior en juillet 2019, le vauclusien tentera de défier les meilleurs athlètes de cette discipline et d’aller chercher une médaille historique. Pour cela, il devra exceller dans les 5 épreuves qui constituent son sport : l’escrime, la natation, l’équitation, le tir au pistolet et la course à pied. Début des épreuves le 8 aout. 

On reste à Pertuis avec Carlota Dudek qui pratique la danse accrobatique dans la commune depuis de nombreuses années. Elle va donc inaugurer la nouvelle discipline acceptée aux JO pour la première fois : le breaking. Le sépreuves auront lieux le 9 et le 10 aout à Paris. 

Tessa Martinez, pilote BMX vauclusienne sera elle remplaçante lors de ces Jeux Olympiques. La licenciée de Mormoiron sera appelée en cas de blessure d’une compatriote en équipe de France. 


Jeux Olympiques : quelles chances de médailles vauclusiennes ? 

L’APCC 6570, association pour la préservation de la CC6570, locomotive des années 1970, participe au forum des associations d’Avignon et aux Journées Européennes du Patrimoine à Marseille en septembre.

1er septembre : Forum des associations d’Avignon
L’APCC 6570 souhaite faire connaître l’association aux visiteurs et, surtout présenter ses futurs voyages à bord de ses trains historiques. Ouverture au public de 10h à 19h Le Forum des associations se tiendra sur l’Ile de la Barthelasse. Parking sur place.

21 et 22 septembre : Journées Européennes du Patrimoine à Marseille
Cette année les deux BB 25500 seront exposées durant les deux jours en gare Saint Charles, sur une des voies à quai (voie 5). Pour l’occasion, l’APCC 6570 présentera l’association, et proposera des visites commentées des cabines de conduite.

En savoir plus
L’APCC 6570, association pour la préservation de la CC6570, locomotive des années 1970, créée en Janvier 2005 a pour but de présenter et préserver en état de marche et de présentation la CC6570 et d’organiser ainsi des voyages afin de perpétuer la mémoire de cette incroyable série de locomotive de vitesse qui a été radiée complètement du service SNCF en 2007. Quand à la CC6570 c’est en Décembre 2004. Par ailleurs, elle reste propriété de la SNCF. Tout savoir ici.

Les infos pratiques
Pour prendre contact avec l’APCC 65 70. apcc6570@orange.fr et 06 85 81 94 56
MMH

Copyright APCC 6570


Jeux Olympiques : quelles chances de médailles vauclusiennes ? 

La Haute Autorité de Santé (Has) a délivré la mention ‘Haute qualité des soins’ à l’Institut du Cancer sainte-Catherine. Il s’agit du plus haut niveau de résultat atteint par un établissement de santé.

Cette mention issue d’une procédure nationale certification s’étend sur 4 ans. C’est une reconnaissance de l’implication, du professionnalisme et de la dynamique dans laquelle se sont engagés les professionnels de santé dans la prise en charge des patients et dans la vie de l’institut.

Le process
Les 19, 20 et 21 mars, les experts visiteurs de la Haute Autorité de Santé sont venus à Sainte-Catherine pour investiguer de nombreuses organisations et rencontrer les patients et les personnels. 31 audits ont été réalisés sur des thématiques majeures, dont 9 parcours et patients traceurs. Au total, tous les secteurs ont été visités plusieurs fois par les 3 experts visiteurs de la Haute autorité de santé.

Satisfaction
« Ces résultats mettent à l’honneur le travail effectué au quotidien par nos soignants, 24h sur 24 et 7j sur 7, où chacun œuvre, quel que soit son métier et son service, pour les patients qui nous confient leur santé,  » a souligné Daniel Serin, Président de Sainte-Catherine. « Nous sommes très fiers de cette conclusion délivrée par la Haute Autorité de Santé, et très fiers de l’ensemble des équipes de l’établissement qui ont su faire passer auprès des experts-visiteurs ‘l’esprit Sainte-Catherine’ qui anime chacun d’entre nous. » A conclu Patrice Sapey, Directeur Général Administratif de l’établissement.

Pourquoi c’est important
La certification d’un établissement de santé est un gage de qualité et de sécurité des soins. C’est une procédure d’évaluation externe effectuée tous les 4 ans par la Haute Autorité de Santé (HAS). Les visites de Certification, réalisées par des professionnels de santé -experts-visiteurs médecins, pharmaciens, soignants, directeurs d’hôpital, cadres hospitaliers- ont pour objectif d’évaluer le fonctionnement global d’un établissement en termes de qualité et de sécurité des soins.

En savoir plus
Fondé en 1946, Sainte-Catherine est un établissement médical spécialisé dans le dépistage et le traitement des tumeurs cancéreuses. L’établissement de santé de droit privé à but non lucratif est reconnu d’utilité publique en cancérologie prodiguant soins, prévention, recherche et enseignement. La qualité de son recrutement, son plateau technique et ses activités de recherche clinique, le classe comme l’un des centres les plus performants dans cette spécialité sur le plan national. Etablissement certifié ISO 9001 depuis 2018 en essais cliniques d’investigations. L’établissement de soins est membre affilié Unicancer depuis juin 2021.

Les chiffres annuels
51 000 séances de radiothérapie ; 38 000 consultations médicales ; 24 000 séances de chimiothérapies ; 21 500 patients pris en charge ; 3 100 nouveaux patients par an et 101 lits d’hospitalisation et 59 places en ambulatoire.


Jeux Olympiques : quelles chances de médailles vauclusiennes ? 

Le mardi 17 septembre 2024, à partir de 8h30, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises 84 organise une formation intitulée « l’intervention ergonomique pour la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS) » qui se déroulera à l’hôtel Mercure Avignon gare TGV. L’animation sera assurée par Nicolas Wodniack, consultant ergonome cabinet EOSE.

La CPME 84 poursuit son objectif d’aider les structures professionnelles à résoudre toutes les problématiques qu’elles peuvent rencontrer et celles de leurs employés afin d’améliorer leur cadre de travail. Avec cette formation, la CPME 84 met la lumière sur un enjeu majeur : les troubles musculosquelettiques qui constituent un enjeu majeur de santé en France et surtout dans les entreprises du territoire national. La prévention de cette question de santé est essentielle pour le bien être des employés et la performance pour les entreprises surtout lorsqu’on sait que cette maladie était la maladie professionnelle la plus répandue dans les pays développés en 2012.

L’ergonomie propose une démarche participative de prévention des TMS permettant la co-construction des solutions issues du travail réel. Cette formation abordera les fondamentaux des TMS, l’apport de la démarche ergonomique et la nouvelle subvention prévention des risques dits « ergonomiques » proposée par la CARSAT. 

Infos pratiques : Formation « l’intervention ergonomique pour la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS) » . Hotel Mercure Avignon Gare TGV , 2 rue Mère Térésa, 84000 Avignon. Mardi 17 septembre 2024 dès 8h30 Inscription gratuite par retour de mail sur contact@cpme84.org.


Jeux Olympiques : quelles chances de médailles vauclusiennes ? 

L’association avignonnaise « Les jeunes pousses » lance le programme « Fauvess » (formations d’agriculture urbaine vers une économie sociale et solidaire) pour accompagner la transition agricole et le développement de nouveaux projets dans ce secteur. L’objectif de cette initiative est de multiplier le nombre projets liées à l’agriculture urbaine et l’alimentation responsable sur le territoire et ainsi favoriser une économie sociale et solidaire. 

L’association « les jeunes pousses » poursuit sa mission de sensibilisation aux bonnes pratiques agricoles et à l’émergence d’initiatives écologiques et responsables sur le territoire avignonnais. Après l’ouverture de la ferme urbaine « le tipi » en plein cœur du quartier de Monclar, l’association lance son nouveau programme « Fauves » (formations d’agriculture urbaine vers une économie sociale et solidaire)  qui a pour but d’initier aux métiers de la transition via l’agriculture et l’alimentation, de se perfectionner à la mise en place de tiers-lieux nourriciers en milieu urbain et enfin de se spécialiser pour devenir un(e) expert(e) dans différentes pratiques de l’agriculture urbaine. 

Une alimentation responsable et une agriculture agricole saine 

Avec « Fauvess », les jeunes pousses souhaite favoriser le développement de projets liés à la transition agricole et ainsi favoriser une alimentation responsable et une agriculture agricole saine. Ces objectifs pourraient conduire à la réalisation d’un but plus important : privilégier et emmener vers une économie sociale et solidaire.

Concrètement les formations proposées dans le programme « Fauvess » permettent un apprentissage complet des bonnes pratiques agricoles pour un projet futur et permettent en dernière phase de se spécialiser dans cinq domaines spécifiques selon les envies : l’éducation à l’environnement dans une ferme urbaine, la gestion et le financement d’un projet associatif de tiers-lieu nourricier, l’animation d’une ferme urbaine participative, la programmation d’un évènement responsable et enfin la spécialisation des cultures en milieu urbain. 

Un programme d’avenir et des soutiens d’autres associations 

Pour constituer ce programme « Fauvess » qui répond à plusieurs besoins et enjeux pour le futur agricole du territoire, « les jeunes pousses » se sont appuyés sur plusieurs constats observés : en premier lieu un désamour de la jeune génération pour le modèle d’exploitation « conventionnel ». Un taux de reconversion professionnelle qui est passé de 33 à 47% au cours des 8 dernières années (2 millions de français ont changé de métier lors des 5 dernières années), la forte demande d’apprendre des modèles alternatifs qui correspondent plus aux contraintes agricoles d’aujourd’hui et adaptés aux zones géographiques et enfin le constat que la moitié des agriculteurs (rices) vont partir à la retraite d’ici 10 ans donc la nécessité de mettre en place des programmes et actions pour former les jeunes sur les pratiques qui seront celles de demain.

Dans ce projet ambitieux, les « jeunes pousses » ont pu compter sur l’aide et le soutien de trois autres structures qui développent et portent les grandes lignes du programme. La première est l’association française d’agriculture urbaine et professionnelle (AFAUP) qui est Le réseau national des professionnels de l’agriculture urbaine dont la vocation est de faire de l’agriculture urbaine un levier incontournable pour rendre les villes durables, fertiles et solidaires. La seconde est la cité de l’agriculture qui est une association marseillaise née en 2015, elle œuvre pour une transition écologique, socialement juste, des villes et territoires à travers la transformation de leurs systèmes agricoles et alimentaires. La troisième et dernière est l’éveilleur qui organise des actions de formation et d’accompagnement pour tous types d’organisations souhaitant agir pour les transitions qui se trouve à Avignon. 

Le projet « Fauvess » s’inscrit dans le programme DEFFINOV Tiers-Lieux financé par l’Union Européenne, l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS PACA) dans le cadre du Plan d’Investissements dans les Compétences (PIC).


Jeux Olympiques : quelles chances de médailles vauclusiennes ? 

Un peu d’histoire

On connaît Napoléon Bonaparte, officier, général, premier Consul puis Empereur des français en 1804. S’il fut pour beaucoup l’artisan du redressement de la France après la Révolution, il reste associé ensuite à une France en état de guerre permanent, contre le Royaume-Uni,  la Russie, la Prusse, l’Autriche, et aux victoires d’Austerlitz, Iéna ou défaites telles Trafalgar ou Leipzig. On connaît moins le général Jean-Victor Moreau qui combattra aux côtés de Napoléon avant d’être incarcéré par celui-ci, accusé de conspiration.

Un peu de fiction

Ces deux hommes hors du commun méritaient de se rencontrer ailleurs que sur un champ de bataille. Ainsi en a décidé Soizik Moreau, universitaire et femme de lettres qui a imaginé une rencontre, plutôt une confrontation dans la prison du Temple. Nous assistons alors à une joute verbale extrêmement crédible, car nourrie de faits historiques avérés, dits par des personnalités exceptionnelles à leur manière. On s’attache au début à l’histoire des conquêtes guerrières que l’on connaît mal, aux diverses conspirations, aux faits reprochés à l’un et à l’autre. Soudain, comme une évidence, on est ailleurs : aussi près des révolutions, des guerres actuelles que de nos récentes élections législatives en France. Tout fait sens : la lutte pour garder le pouvoir, les stratégies employées, les trahisons débusquées, les personnalités qui émergent, le sens du devoir face aux valeurs de la République… ou le contraire.

Beaucoup de théâtre

Il fallait beaucoup de talents pour que cette fiction historique puisse nous tenir en haleine. Or, bien que connaissant l’issue, la confrontation est passionnante. Au-delà d’un texte extrêmement précis et rigoureux, l’interprétation de Jean-Louis Cassarino et Arnaud Arbessier est brillante, car juste de sobriété. Ils ont su à la fois s’effacer devant le texte tout en donnant de la chair à leur personnage. La mise en scène est surtout rythée par le ton de la rencontre qui varie entre le tutoiement et le vouvoiement, l’admiration ou pas réciproque, la familiarité qui surgit quelquefois. 

Un beau moment d’histoire qui présente deux visions du monde et qui devient ainsi universel.

Jusqu’au 21 juillet. 13h30. 12 à 20€. Théâtre des Corps Saints. 76 Place des Corps Saints. 04 84 51 25 75.


Jeux Olympiques : quelles chances de médailles vauclusiennes ? 

Jamais la Cour d’Honneur n’avait aussi bien porté son nom. Pendant près de 4h, elle honore une vie fictive dans une mise en scène sublime aux dispositifs scéniques grandioses servie par des acteurs d’une grande virtuosité.

Pourtant, les gradins se vident à chaque représentation, dès la première heure ou à l’entracte qui intervient au bout de deux heures. 

Mais qui a peur d’Elizabeth Costello ?

Sous ce nom se cache un personnage créé par l’écrivain sud-africain JM Coetzee, Prix Nobel de littérature 2003. Un personnage complexe, fantasque, volubile, borderline qui parcourt le monde de conférences en conférences, en « sept leçons et cinq contes moraux. » À tel point qu’il ne faudra pas moins de cinq comédiennes et un comédien pour l’incarner.

Une réalité augmentée, des fantasmes assumés

Bien plus qu’une mise en abyme, le spectacle créé par le polonais Krzysztof Warlikowski est conçu en tableaux, comme des instantanés de vie, quelquefois déroutants, mais qui prennent sens dans la continuité du spectacle qui devient dans sa deuxième partie plus intime avec une Elizabeth Costello vieillissante, plus apaisée, mais néanmoins toujours aussi outrecuidante dans sa méditation sur la mort, la vieillesse, la famille, la sexualité.  

Ne pas confondre lassitude avec ennui

Alors oui, nous arrivons en retard quelquefois pendant ce voyage qui va de l’Antarctique en Pennsylvanie, les paroles se perdent, les prises de position excessives envers la cause animale peuvent agacer, les thèmes récurrents, solitude, liberté, place de l’artiste etc… nous interpellent.

La lassitude n’est pas l’ennui, c’est juste l’envie de quitter le personnage, mais pas le spectacle. Le fil d’Ariane autour de ce personnage s’use, s’effiloche ou est carrément perdu selon le puzzle de sa vie. Qu’importe, le spectacle reste magnifique, à la fragilité vieillissante de l’héroïne répond la beauté de la scénographie de Malgorzata Szczesniak. On entre peu à peu dans la complexité de l’âme humaine, un processus effectivement qui se mérite. 

Le vent, l’heure tardive, le sujet qui se mérite, la gymnastique pour lire les sous-titres selon votre placement, la fatigue de fin de festival peuvent peut-être expliquer le manque d’unanimité pour cette création qui reste cependant exceptionnelle.

Dernier jour de la 78ᵉ édition, première fois ! Tarifs réduits avec le code : 21juilletFDA

Vous connaissez l’expérience singulière de faire le Festival d’Avignon ? Emmenez une personne qui le découvre pour la première fois et bénéficiez d’un tarif réduit pour vous et votre accompagnant ! Ajoutez le code ? 21juilletFDA à votre commande. Offre valable sur l’ensemble de nos canaux de ventes (site internet, téléphone et guichet du cloître Saint-Louis) uniquement pour les représentations du dimanche 21 juillet.

Jusqu’au 21 juillet. 22h. De 10 à 45€. Palais des Papes. Cloître Saint-Louis, 20 rue du Portail Boquier, Avignon. 04 90 27 66 50. festival-avignon.com 


Jeux Olympiques : quelles chances de médailles vauclusiennes ? 

Le Club de la Presse du Grand Avignon et du Vaucluse a organisé la 18ᵉ édition de ses Coups de Cœur du Festival Off ce jeudi 18 juillet. Sur les dix pièces présélectionnées, trois ont reçu un prix :

  • J’aurais voulu être Jeff Bezos, du Collectif P4 au 11.Avignon, a obtenu une récompense de 500 € financée par les adhérents du Club de la Presse. Une satire déjantée de la société consumériste et de son empereur Jeff Bezos. La pièce a été récompensée pour la créativité de sa mise en scène et le jeu des acteurs.
  • Le Repas des Gens, de la compagnie L’Entreprise au Théâtre des Halles, délivre un véritable hommage au théâtre. Un directeur de théâtre invite Robert et sa femme à dîner. Mais le couple, qui n’est jamais allé au théâtre, ignore que le repas va se dérouler sur la scène, devant les spectateurs…
  • Sur le cœur, de la compagnie Le Théâtre du Baldaquin au Théâtre du Train Bleu, raconte l’histoire de femmes qui, un jour, perdent subitement la parole. Que se passe-t-il ? Cette étrange maladie préoccupe le monde scientifique. Cette pièce a été appréciée pour le talent des comédiens et l’originalité de la mise en scène.

Jeux Olympiques : quelles chances de médailles vauclusiennes ? 

Commençons par un lieu commun  

En toute simplicité, pour ne pas dire banalité, la dernière création de Baptiste Amann : Lieux communs est d’une terrible limpidité et efficacité, bref, on l’aime ! Découvert lors Des Territoires en 2021, Baptiste Amann n’a pas son pareil pour nous raconter à sa manière une histoire chorale autour de faits divers fictifs, mais néanmoins crédibles. Ici point de jugements ou de points de vue, juste trouver les bons filtres et la mise en scène pour travailler sa propre incertitude et trouver comment faire monde commun. 

Continuons avec Lieux communs

Le spectacle s’articule autour de quatre situations qui gravitent autour d’un fait divers fictif : la mort en 2007 par défenestration de Martine Dussolier, fille d’une personnalité d’extrême droite. Ces quatre situations vont évoluer dans quatre lieux différents, mais néanmoins toujours visibles sur le plateau par un jeu de superposition, étagement, transparence ou opacité. La mise en scène et en espace de Florent Jacob participe pleinement à la continuité narrative tel un long plan séquence alors que les propos des huit interprètes sont ancrés dans des situations immédiatement identifiables : coulisses du théâtre avant représentation, salle d’un commissariat, loge d’une chaîne de télévision ou atelier d’un peintre. 

Rencontre avec Baptiste Amann au lendemain de la représentation

Travailler la friction entre réel et fiction

« Je connais certains comédiens depuis plus de 20 ans. J’aime travailler avec eux la friction entre réel et fiction. Par exemple, quand j’ai construit le personnage d’Indra, réalisatrice corse par son père et gitane par sa mère, je cherchais qu’est-ce qui pouvait la relier à son père. Je voulais qu’elle soit d’une base ouvrière et je cherchais quelle activité industrielle existait en Corse. La comédienne elle-même corse m’a fait découvrir l’histoire de cette mine d’amiante en Haute-Corse, ‘l’enfer blanc de Canari’. Pour la scène de l’interrogatoire musclé dans le commissariat, chaque acteur a avancé ses pions par rapport à ce qu’il connaît de cette situation. Pour le conservateur du Musée Soulages à Rodez, il ne s’agissait pas pour moi de stigmatiser le personnage, mais d’être dans une fiction caricaturale choisie, dans le registre de théâtralité du bouffon. Avec les acteurs, je m’autorise sur les limites que chacun et chacune peut mettre de soi et comment moi, je peux distiller ça dans l’écriture. J’ai besoin que la fiction soit inscrite dans le réel. »

Chaque personnage est construit

Mon temps d’écriture est énorme. Je fais une sorte de biographie de chaque personnage. Chacun a un passé, présent et futur. Ensuite mon propos n’est pas de raconter l’argument de l’un ou de l’autre, mais de raconter ce qui se manifeste — lors d’une dispute par exemple — comment parfois, on est pris dans des situations qui nous coincent dans des stéréotypes. En cherchant à échapper à la caricature, on l’augmente dans les yeux de l’autre, d’où la situation d’incommunicabilité. 

Mettre de la fraîcheur dans la pensée, avoir une forme de sincérité qui avance avec pudeur, avec humour

Ma recherche de complexité dans les pièces que j’écris est nourrie par le fait d’avoir connu, navigué dans plusieurs mondes et milieux. Je peux être ainsi en empathie avec des catégories de gens que j’ai eu la chance de rencontrer. J’ai moins de jugement moral, car quelquefois, on décrypte des choses à travers un filtre qui n’est pas forcément le bon.

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/98/   1/1