3 juillet 2026 |

Ecrit par le 3 juillet 2026

Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

La bibliothèque-musée L’Inguimbertine, à Carpentras, consacre sa nouvelle exposition à l’artiste Ernest Pignon-Ernest. ‘Ombres de Naples’ est à découvrir du 23 mai au 1er novembre.

« Entre 1988 et 2015, Ernest Pignon-Ernest a arpenté les rues de Naples et les murs se sont mis à parler. Ils ne le faisaient pas avant, mais à son passage. Ils ont commencé à bruisser. Les façades ont bougé, mille murmures se sont fait entendre. Les ombres sortent et laissent échapper d’étranges lamentations ou des chuchotements d’extase ». Ainsi s’exprime l’écrivain Laurent Gaudé, Prix Goncourt 2004 pour Le soleil des Scorta, dans la postface du livre qui est dédié à l’imposante exposition qui est consacrée au plasticien niçois à partir du 23 mai à Carpentras.

Le choix du Vaucluse ne doit rien au hasard. Comme l’a précisé la 1e adjointe de la ville, Pascale Demuru, « l’artiste a vécu tout près d’ici, à Méthamis dans les années 60, il a aussi grimpé le Ventoux à vélo une dizaine de fois. Ce bâtiment, phare culturel est le parfait écrin pour accueillir les œuvres d’un créateur de renommée internationale. »

Le directeur de la bibliothèque-musée L’Inguimbertine Jean-Yves Baudouy insiste : « Depuis le XVIIIe, ce lieu fait rayonner la ville dans le monde de la culture et des arts bien au-delà du Vaucluse. D’ailleurs le monde d’Ernest Pignon-Ernest dialogue avec celui de Monseigneur d’Inguimbert qui lui aussi travaillait avec les savants et les poètes. Qu’il s’agisse d’imaginaire, de mort ou de souffrance. »

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Un artiste engagé

Mais surtout, n’allez pas dire à Ernest Pignon-Ernest qu’il est le pape du street-art. Ses 200 esquisses, dessins, croquis, photographies, sérigraphies, portraits, collages, témoignent d’une œuvre picturale, poétique, artistique et d’un engagement citoyen. « Cela signifierait que cet art urbain serait né aux États-Unis. Or Banksy, s’est y mis 40 ans après moi. » Et Ernest Pignon-Ernest a été dès 1966 investi dans la lutte contre le nucléaire. René Char, poète et résistant l’avait alerté sur les risques que faisait courir le Plateau d’Albion avec ses missiles enterrés. « J’avais 24 ans et j’avais tracé au pochoir la silhouette tirée d’une photo d’Hiroshima, seule trace d’un corps irradié, et je l’avais collée sur les murs et les rochers le long de la route au-dessus de Saint-Christol, pour stigmatiser ce lieu funeste enkysté au-dessous de la nature, de la lavande et du ciel bleu du Plateau de Sault. »

Ce créateur s’est fait connaître mondialement grâce au dessin sur papier- journal d’Arthur Rimbaud qui essaima de sa ville natale, Charleville-Mézières, à Paris avant de faire le tour du monde, à Soweto, à Santiago, à Ramallah comme à Alger.

Son travail ? Réactiver le potentiel de mémoire des lieux

« Pour Naples, j’ai lu plus de 130 livres, précise Ernest Pignon-Ernest. Je l’ai quadrillée dans tous les sens, à toutes les heures. J’ai scruté la texture de la pierre, sa couleur, ses défauts, comment la lumière la caressait selon le moment du jour ou de la nuit. Comment elle épouse mon travail, comment elle interfère, comment elle met en relief les anfractuosités, les cavités avec les joints qui scellent le mur. Je mets en valeur ce qui ne se voit pas, ce qui est enfoui. Mon travail exacerbe, perturbe le lieu, fait remonter un mystère à la surface, joue entre ombre et lumière. Ces rues de Naples, coincées entre le Vesuve et les terres en ébullition de la Solfatare sous laquelle le poète Virgile déjà situait les Enfers. Elles convoquent aussi Caravage, parle des cultes païens et chrétiens. Une cité sous un soleil de plomb qui porte aussi en elle les ténèbres de la grande peste de 1656. »

Ernest Pignon-Ernest, cet autodidacte qui a quitté l’école à 15 ans, a d’abord gagné sa vie chez un architecte à Nice. Avant de se consacrer à la peinture et de mettre un peu d’argent de côté pour acheter une 2CV et se diriger vers le Vaucluse, où les Papes ont migré, aussi bien dans le Comtat Venaissin qu’à Avignon. « C’était pour moi une espèce de Toscane rêvée, évocatrice des peintres du Quattrocento et de la poésie de Pétrarque. J’ai même eu, pas loin de Venasque, une logeuse qui ramassait du thym sauvage pour Ducros, je n’oublierai jamais cet arôme ».

Pieta et Madone, Caravage et Pasolini, familiarité de Naples avec la mort, si près aussi de Pompei et Herculanum. Ernest Pignon-Ernest, nous invite jusqu’à fin-octobre dans sa déambulation créatrice. Son métissage des arts, de l’histoire, de la culture, du patrimoine, des religions. Il sera également présent à Carpentras pour rencontrer le public et surtout parler de sa passion de son travail les samedi 13 juin et 26 septembre à 15h. Tout en étant également à l’affiche à Martigues à travers une rétrospective au Musée Felix Ziem jusqu’au 1er novembre. Quel bonheur pour ses admirateurs! Et quelle vitalité à 84 ans !

Est organisé également, un karaoké littéraire sur un texte proposé en écho avec l’exposition ‘Ombres de Naples’. Vincent Truel vous accompagnera avec des mélodies et des sons improvisés. En fonction de la météo, le karaoké littéraire se déroulera dans la cour d’honneur ou dans le hall des donatifs.
De 20h15 à 21h puis de 21h30 à 22h15.

Ainsi qu’une présentation de solos des élèves de danse du conservatoire, qui vous guideront dans le parcours au sein des collections jusqu’à l’exposition. 
RDV dans le parcours permanent.
De 21h à 21h30 puis de 22h15 à 22h45


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

« C’est sans doute l’une des œuvres qui fait le plus parler nos visiteurs, des plus petits ou plus grands », affirme la bibliothèque-musée L’Inguimbertine à Carpentras qui mettra à l’honneur l’œuvre La Poissonnerie du peintre flamand Frans Snyders (1579-1657) ce samedi 21 février.

Le temps d’une heure, les visiteurs pourront en apprendre davantage sur le peintre qui est surtout connu pour avoir peint de nombreux étals de commerçants, notamment de poissonniers. C’est le cas dans l’œuvre La Poissonnerie, conservée à Carpentras.

« Cette monumentale scène de genre, en apparence anecdotique, se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît et mêle lamentation sur le déclin du port d’Anvers et leçon de morale », explique la bibliothèque-musée.

Réservation conseillée au 04 90 63 04 92.
Samedi 21 février. 14h15. 3€ (en plus du billet d’entrée). L’Inguimbertine. Hôtel-Dieu. 180 place Aristide Briand. Carpentras


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

Un ciel blanchâtre dû aux incendies sévissant au Canada voilait le Ventoux, invisible depuis l’accueil de la Bibliothèque-Musée Inguimbertine. L’accueil de ce merveilleux édifice est normalement aux premières loges pour admirer le ‘Géant de Provence’. Qu’importe, les journalistes locaux et parisiens étaient spécialement présents pour admirer en avant-première les œuvres d’un autre géant, souvent dénommé ‘le Van Dyck de la France’ : le portraitiste JS Duplessis, né à Carpentras en 1725.

La première bibliothèque-musée de France
En donnant un destin artistique à l’Ancien Hôtel Dieu,la mairie de Carpentras avait fait un choix audacieux. Comme le précise Serge Andrieu, maire de Carpentras « nous aurions pu transférer des services administratifs, nous avons choisi malgré le coût de donner une deuxième vie à cet Hôtel Dieu en le transformant en Musée-Bibliothèque, en transférant les trésors de l’Inguimbertine. C’est ainsi que ce lieu a été inauguré en 2024, fierté de Carpentras pour les joyaux qu’il recèle sur les 1 800m2 du bâtiment. Un effort amplement récompensé puisque Xavier Salmon, directeur des arts graphiques au musée du Louvre ne s’est point fait prier pour accepter d’être le commissaire scientifique de cette exposition inédite.

Crédit : DR

300e anniversaire de la naissance du ‘Van Dyck’ français
‘L’art de peindre la vie’ est la première exposition rétrospective sur le portraitiste Joseph-Siffred Duplessis à l’occasion du 300e anniversaire de sa naissance à Carpentras. Cet événement temporaire est la première exposition rétrospective sur le portraitiste Joseph-Siffred Duplessis (1725-1802) avec 60 œuvres pour la plupart inédites. Le commissaire de l’exposition, Xavier Salmon est intarissable quand il parle de ce qui est sa spécialité, l’Art au XVIIIe siècle. On sent toute la passion et l’excitation du chercheur, de l’artiste, du commissaire scientifique à ‘traquer’ les œuvres de Duplessis à travers les collections privées et les musées nationaux et internationaux et à valider les différentes versions – à l’époque on dupliquait les tableaux. Le musée de Carpentras était propriétaire d’une vingtaine d’œuvres. De surprises en découvertes, au final, après 3 ans de recherches, c’est près de 60 tableaux qui sont exposés. L’exposition est conçue comme une déambulation selon les temps forts de la carrière de l’artiste, l’actualité du moment (la révolution française), les cercles qu’il fréquente, Paris ou la Province et bien sûr l’époque de sa consécration quand il devient le portraitiste officiel du roi Louis XVI.

Crédit : DR

Il force l’admiration de Diderot
Après sa période comtadine consacrée plutôt à des thèmes religieux ou à la mythologie antique, Duplessis part à Lyon en 1751 puis débarque à Paris en 1752. Inconnu des cercles parisiens jusqu’ alors, il force l’admiration de Diderot à la grande exposition du Salon en 1769 et devient indétrônable pendant près de 20 ans. Portraitiste du roi Louis XVI, il peint un majestueux portrait du monarque, de Marie-Antoinette -cependant difficile à contenter-, de Benjamin Franklin parmi les plus renommés. Le buste de Benjamin Franklin par Duplessis est sur les billets de cent dollars américains depuis 1928 !

« Le buste de Benjamin Franklin par Duplessis est sur les billets de cent dollars américains depuis 1928 ! »

Au cours de l’exposition on pourra également jouer au jeu des 7 erreurs avec les 3 tableaux représentant le médecin Joseph Marie François de Lassone, découvrir le couple Necker sans concession et sourire de quelques notables joufflus de province.
On peut admirer cette façon de traduire la matière, pas seulement dans le rendu des tissus ou des accessoires mais la carnation de ses sujets, la chair et ses reflets et même leursimperfections. On pourra apprécier lors de l’exposition le confort de la visite, happé par un regard narquois ou bienveillant, étonné de tant de beauté au-delà de celle du sujet, frappé par la perfection qui semble se dégager.

Le petit plus
Pour accéder à l’exposition temporaire, il faut traverser les galeries du musée, l’occasion de déambuler parmi ses trésors artistiques, les manuscrits anciens, les incunables, les œuvres d’art emblématiques. Quand on arrive à l’exposition de Duplessis, on a déjà les sens en éveil, la curiosité émoussée. Celle-ci démarre par un autoportrait comme une invitation à percer le mystère de ce talentueux portraitiste et se termine sur un autre auto-portrait où la sérénité affichée ne masque pas pour autant le poids des ans.

Exposition ‘L’Art de peindre la vie’. Du 14 juin au 28 septembre. 10h à 18h. Fermé le lundi. L’Inguimbertine. 180, Place Aristide Briand. Carpentras.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

La bibliothèque-musée L’Inguimbertine, à Carpentras, accueillera dès ce samedi 14 juin l’exposition ‘L’Art de peindre la vie’, consacrée à l’artiste Joseph-Siffred Duplessis, qui a notamment peint les portraits de Benjamin Franklin et Louis XVI. L’exposition sera visible jusqu’au 28 septembre.

Joseph-Siffred Duplessis (1725-1802) est l’un des portraitistes les plus remarquables du XVIIIe siècle. Pour célébrer le tricentenaire de sa naissance, L’Inguimbertine lui consacre l’exposition temporaire ‘L’art de peindre la vie’ qui offrira au public plongée unique dans l’univers artistique du peintre.

L’exposition réunira, parmi les 200 tableaux peints par Joseph-Siffred Duplessis, une soixantaine d’œuvres provenant de collections prestigieuses telles que le Metropolitan Museum of Art de New York, le Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas City, le Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa, le Château de Versailles et le Musée du Louvre. 

Benjamin Franklin et Louis XIV réunis à Carpentras

De 1776 à 1785, Benjamin Franklin a séjourné en France pour obtenir le soutien du gouvernement de Louis XVI dans la guerre d’Indépendance des États-Unis d’Amérique. Une visite qui a porté ses fruits puisque le 20 mars 1778, le roi Louis XVI a remis à Franklin le traité d’alliance franco-américain, scellant l’engagement de la France aux côtés des Américains.

Près de deux siècles et demi plus tard, en 2025, les deux personnalités sont de nouveau symboliquement réunies en France, à Carpentras, au travers des deux portraits peints par Joseph-Siffred Duplessis.

Exposition ‘L’Art de peindre la vie’. Du 14 juin au 28 septembre. L’Inguimbertine. 180 Place Aristide Briand. Carpentras.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

À l’occasion de la 19ᵉ édition de la Nuit européenne des musées qui aura lieu ce samedi 18 mai, l’accès à bibliothèque-musée L’Inguimbertine, située au sein de l’Hôtel-Dieu à Carpentras, sera exceptionnellement gratuit.

Plus de 800 œuvres d’art exposées sur 1800 m² sont à découvrir au cours soirée immersive qui mêle art, histoire, littérature et patrimoine.

Samedi 18 mai. Entrée libre de 19h à 23h. Hôtel-Dieu. 180 Place Aristide Briand. Carpentras.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

L’Inguimbertine, seule bibliothèque-musée de France située au sein de l’Hôtel-Dieu, deuxième plus grand Monument historique du Vaucluse, à Carpentras, a ouvert ses portes au public lors d’un week-end inaugural ces vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 avril. En tout, 17 589 ont passé ses portes, dont 9 000 le dimanche.

Durant trois jours, Carpentrassiens, Vauclusiens, et d’autres curieux venus de plus loin ont pu profiter de 21 conférences animées par des conférenciers de renom et des influenceurs culturels et historiques, d’animations en tout genre. Ils ont aussi pu découvrir l’histoire de Carpentras et les figures historiques qui l’ont marquée lors d’une visite immersive de la bibliothèque-musée. Ils ont également pu voir, ou revoir la bibliothèque multimédia, qui elle est ouverte depuis 2017.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

La réhabilitation de l’Hôtel-Dieu de Carpentras, qui a débuté il y a une dizaine d’années, continue. Après avoir ouvert une bibliothèque multimédia en 2017, qui mêlait déjà œuvres d’art et littérature, communément appelée « L’Inguimbertine », le lieu s’apprête à accueillir le public au sein de sa toute nouvelle aile, la bibliothèque-musée, qui est le prolongement de L’Inguimbertine, avec un week-end inaugural ces samedi 20 et dimanche 21 avril qui sera rythmé par de nombreuses animations.

Impossible de rater ce bâtiment imposant situé au cœur de la ville de Carpentras, que ce soit lors d’une balade ou d’un bref passage. Magnifique édifice patrimonial, l’Hôtel-Dieu a été classé Monument historique et c’est d’ailleurs le 2ᵉ plus grand de Vaucluse après le Palais des papes puisqu’il fait environ 10 000 m².

Anciennement un hôpital pour les plus démunis, commandité par Joseph-Dominique d’Inguimbert, évêque de Carpentras, en 1750, le bâtiment a été racheté en 2002 par la Ville qui a ensuite réfléchi à sa réhabilitation. En 2008, il était question de créer des salles de spectacle, mais en 2010, la Ville de Carpentras confie la maîtrise d’œuvre au cabinet d’architecture Atelier Novembre, et les travaux ont débuté en 2014. De là est né le projet « L’Inguimbertine », qui mêle écrits et images, patrimoines et nouvelles technologies, et dont le coût total des opérations s’est élevé à 36 950 022€, financés par la Ville de Carpentras, l’État, la Région Sud et la communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin.

©Vanessa Arnal

Un projet unique en France

Ce projet de réhabilitation scientifique et culturel qui mêle les livres aux œuvres est assez singulier en France. « Ça a été compliqué, car il a fallu créer une cohérence entre les deux pour que le projet soit mené à bien », expliquent ensemble Marc Iseppi et Jacques Pajot, architectes fondateurs d’Atelier Novembre. 

« Avignon est connue pour son festival, Vaison-la-Romaine est connue pour ses vestiges, Carpentras n’est pas encore connue, mais elle va le devenir avec l’Inguimbertine. »

Serge Andrieu, maire de Carpentras

Aujourd’hui, l’Inguimbertine compte 80 000 documents en libre accès, 1,5 km de périodiques du XVIIe siècle à aujourd’hui, 1 200 tableaux, 300 sculptures, 18 000 livres, ou encore 6 000 sceaux et médailles. Si la collection est quantitativement importante grâce à des dépôts de l’État, des dons et des achats, la collection d’ouvrages, elle, est reconnue d’intérêt national.

Serge Andrieu, maire de Carpentras, présente le projet de réhabilitation de l’Hôtel-Dieu à la presse locale et nationale. ©Vanessa Arnal

Une bibliothèque multimédia

Le projet L’Inguimbertine commence à prendre forme en 2017, avec l’ouverture de la bibliothèque multimédia, qui se situe sur la droite à l’entrée du bâtiment. Dans cet espace, le visiteur est, contre toute attente, accueilli par des sculptures et des instruments de musique anciens, et non des livres. Ce n’est qu’après qu’on peut les apercevoir. Les livres sont disposés sur des étagères, comme dans une bibliothèque classique, seulement, vous pouvez aussi admirer des œuvres d’art exposées entre deux livres. Il est possible de monter sur une mezzanine partielle, qui a été créée afin d’augmenter le volume de livres.

« L’objectif est de créer du lien sur le territoire dans un lieu incontournable de l’histoire de Carpentras. »

Serge Andrieu

Lycéens, personnes âgées, habitués et curieux de passage s’aventurent dans cette bibliothèque où l’on peut apercevoir le portrait de d’Inguimbert ou encore la figure de Pétrarque. En 2023, ils ont été 135 196 à franchir les portes de la bibliothèque-musée l’Inguimbertine à Carpentras. C’est 14% de plus que l’année précédente. Aujourd’hui, la bibliothèque multimédia compte 7 000 abonnés actifs, c’est-à-dire 7 000 personnes qui font un emprunt au moins une fois dans l’année. « La bibliothèque répond aux usages du XXIe siècle avec du numérique et du papier », explique Jean-Yves Baudouy, attaché de conservation du patrimoine de la Ville de Carpentras et directeur de L’Inguimbertine. La bibliothèque est d’ailleurs dotée d’un pôle jeu vidéo.

Une bibliothèque-musée

Aujourd’hui, L’Inguimbertine s’agrandit et sa renommée va prendre un tout autre tournant grâce à l’ouverture de la bibliothèque-musée. Située à l’étage, cette partie de 1 800 m² représente la partie patrimoniale et d’exposition permanente de L’Inguimbertine. Elle sera d’ailleurs inaugurée ces samedi 20 et 21 avril avec le public.

Jean-Yves Baudouy, directeur de L’Inguimbertine. ©Vanessa Arnal

Cette bibliothèque-musée n’a rien à envier aux musées les plus connus. Elle est composée de trois espaces principaux ayant trois ambiances différentes : une introduction de la collection via l’histoire de Carpentras, capitale du Comtat Venaissin, une aile plus sombre pour plus d’intimité, mais aussi pour des raisons de conservation de certains ouvrages qui ne supportent pas une forte luminosité, ainsi qu’une aile plus lumineuse davantage dans les standards d’un musée classique. De quoi immerger complètement les visiteurs.

Dans cette nouvelle partie de L’Inguimbertine, on y trouve des vestiges de Carpentras, de l’histoire en audiovisuel grâce à des écrans interactifs, une animation audiovisuelle de l’évolution de la ville, l’histoire pontifical du Comtat Venaissin, l’histoire du peuple juif à Carpentras, la bibliothèque de d’Inguimbert, la bibliothèque de Barjavel, mais aussi des œuvres de divers courants artistiques avec de nombreux artistes locaux tels que Claude Joseph Vernet, Jean-Joseph-Xavier Bidauld, Évariste de Valernes, Jules Laurens, ou encore Joseph-Siffred Duplessis.

Des expositions éphémères

En plus de sa bibliothèque-musée, L’Inguimbertine se compose désormais d’un espace de 230 m² pouvant accueillir des expositions temporaires. Cette salle permettra de proposer au public des regards divers sur l’art, le patrimoine, ou encore le savoir.

Du 1ᵉʳ juin au 31 octobre prochains, cette salle accueillera sa première exposition ‘C215 autour de L’Inguimbertine’. Le public pourra y découvrir certaines œuvres de Christian Guémy, alias C215, qui représentera une rétrospetive de sa carrière. Une seconde partie de cette exposition sera à découvrir dans tout le centre-ville de Carpentras.

Le week-end inaugural

Deux jours de fête sont prévus pour célébrer l’ouverture de la bibliothèque-musée. L’occasion idéale de se réunir, mais aussi de découvrir un univers où passé et présent se rencontrent pour créer un véritable voyage dans le temps.

Un programme aux petits oignons a été préparé pour cette grande célébration qui ravira petits et grands. Conférences sur l’Hôtel-Dieu, sur d’Inguimbert, ou encore sur l’histoire de Carpentras, bals à thème pour apprendre à danser et s’amuser, soirée DJ, fanfares, concerto… Il y en aura pour tous les goûts.

Pour découvrir le programme des deux jours en détail, cliquez ici.

Informations pratiques

La bibliothèque multimédia est ouverte du mardi au vendredi de 12h à 18h, le samedi de 14h à 18h, et le dimanche de 9h à 12h.

La bibliothèque-musée est ouverte d’avril à octobre, du mardi au dimanche de 10h à 18h, et de novembre à mars, du mardi au dimanche de 14h à 18h. Le tarif d’entrée est de 8€ (hors exposition temporaire) ou 12€ (avec exposition temporaire) — 5€ ou 8€ tarif réduit. Son accès est gratuit chaque 1ᵉʳ dimanche de mois pour les abonnés de la bibliothèque multimédia, pour les enfants de moins de 11 ans, pour les porteurs de la carte jeune, la carte ICOM ou la carte de conférencier. L’entrée de cette partie de L’Inguimbertine sera également gratuite pendant la Nuit des musées (18 mai 2024) et les Journées du patrimoine (samedi 21 et dimanche 22 septembre 2024).

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