32 000 spectateurs ont été émerveillés par le spectacle son et lumières de Fontaine-de-Vaucluse
Le spectacle son et lumières ‘Fontaine-de-Vaucluse, source de légendes’, diffusé tous les soirs du 1er au 23 août à Fontaine-de-Vaucluse, a rencontré un vif succès avec plus de 32 000 spectateurs accueillis.
Initialement proposé par le Département de Vaucluse du 1er au 16 août, le spectacle ‘Fontaine-de-Vaucluse, source de légendes’ a rencontré un tel succès qu’il a été finalement prolongé avec l’appui de la commune et de l’association Fontaine Entreprendre.
Ainsi, ce sont plus de 1 000 personnes qui se sont précipités au bord de la Sorgue chaque soir pour ce spectacle qui a invité chacun à se plonger dans les secrets du gouffre de Fontaine-de-Vaucluse et dans les légendes qui entourent la source.
Conçu par la conceptrice-vidéo avignonnaise Marie Jumelin et la société Artcom diffusion, basée à Pernes-les-Fontaines, ce spectacle avait de multiples objectifs tels que mettre en valeur le patrimoine naturel et historique local avec une projection qui a donné vie à la végétation de Fontaine-de-Vaucluse, contribuer à la dynamique économique locale et maintenir l’attractivité de la commune qui a été impactée par la fermeture de l’accès au gouffre en mai 2025.
32 000 spectateurs ont été émerveillés par le spectacle son et lumières de Fontaine-de-Vaucluse
Le festival d’Avignon durera t-il encore 80 ans ? Une certitude, son 81e anniversaire fêté en 2027 sera assurément grandiose !
Pourquoi avoir attendu près d’un mois avant de faire cet article ? Parce que clôturer ce festival inoubliable ne peut se contenter d’être formel et se résoudre à faire un quelconque bilan chiffré à la date du 25 juillet ou plutôt du 26 puisqu’il s’est terminé à « l’aube des questions. »
Il fallait le savourer, le digérer, ressentir les manques à venir, les émotions oubliées, se remémorer les déceptions parfois, les moments de grâce qui persistent. Dans tous les cas pouvoir dire sereinement qu’on attend déjà la 81e édition qui aura bien lieu, comme l’a annoncée malicieusement son directeur Tiago Rodrigues…à Avignon et en juillet ! En effet, on a pu entendre ici et là beaucoup d’hypothèses farfelues suite aux problèmes liés à la canicule.
Un pré-bilan de cette édition
Un bilan ? On peut tout de même faire un pré-bilan en chiffres comme l’ont fait dès le 21 juillet dans la Cour du Cloître St-Louis Tiago Rodrigues assisté de Clémentine Aubry, directrice déléguée.
• 22 jours de Festival du 4 au 25 juillet 2026 • 47 spectacles et 2 expositions • 1 spectacle gratuit en avant-première le 3 juillet pour les partenaires du territoire • Fréquentation : 119 000 billets au 21 juillet • 273 représentations payantes et 15 en entrée libre • Et 200 rendez-vous (lectures, projections et 60 débats et rencontres tout public au Café des idées) pour près de 20 000 spectatrices et spectateurs • 40 lieux de spectacles dont 21 extramuros • 10 000 Première fois (billets vendus) dont 32% bénéficiant aux groupes du champ éducatif et 24% pour le champ social. La moitié de la programmation est fléchée ‘Première fois’ • 54 jeunes artistes français et internationaux, en résidence in situ pendant 12 jours sous la direction artistique de Lia Rodrigues
Le festival durera t-il encore 80 ans ?
On ne peut que reprendre la réponse de son directeur : « ça dépend de vous, de nous tous, de notre capacité à nous mobiliser pour défendre le spectacle vivant.Le Festival d’Avignon, membre du Syndeac ( syndicat des entreprises artistiques et culturelles), est pleinement mobilisé pour demander un moratoire sur les baisses annoncées pour l’année 2026, et défendre la place de la culture à hauteur de 1% du budget de l’état en 2027. Organiser un festival comme Avignon constitue un immense défi : les paramètres à prendre en compte sont si nombreux que perdre l’esprit d’aventure serait la dernière chose à faire. » Et de rajouter que l’enjeu n’est pas budgétaire mais politique et « de demander un pacte républicain qui mette la culture et la création au cœur de la démocratie, de la citoyenneté. Notre projet de l’exception culturelle est un phare, un modèle pour de nombreux pays, alors qu’il se doit d’évoluer, oui ! mais pas d’être remis en cause. »
Dès la première semaine, les lieux emblématiques et incontournables du festival – Cour d’Honneur, Carrière de Boulbon,la FabricA et l’Autre Scène – nous ont déjà donné à voir la tonalité de ce festival que l’on ne demandera qu’à suivre jusqu’au bout
Avignon – on ne dit même plus le Festival d’Avignon –, c’est comme aime à le répéter Tiago Rodrigues débattre sans se battre. C’est sortir de cinq heures de Maldoror dans la Cour d’Honneur de Julien Gosselin déconcerté, voire dérangé par ce spectacle magistral et fascinant au point de regarder sa rediffusion quelques jours après sur Arte. C’est découvrir au hasard d’un Vive le sujet dans les Jardins de la Vierge, la poétesse et écrivaine catalane Laura Vasquez, envie là aussi d’aller plus loin en découvrant ses ouvrages, être encore séduite quand elle transforme l’essai de nouveau à « l’aube des questions. »
C’est se dire avec ‘L’Hors présence’ de Tiphaine Raffier, que le Festival peut finir là, dès la première semaine avec cette satisfaction d’avoir vu LE spectacle indispensable qui touche l’intime et l’actualité, qui fusionne la mort et la vie et nous bouleverse dans sa force et sa justesse… Mais s’enchaîne ‘Silence’ avec l’étonnante musicienne Lucie Antunes qui mène et malmène les sept danseurs et danseuses de la chorégraphe Mathilde Monnier dans un Boulbon électrisé. Avec ‘Salma mon amour’ d’Ahmed El Attar nous retrouvons les intérieurs d ‘un riche salon égyptien – sur le beau plateau de l’Autre scène de Vedène – la décomposition d’une famille et surtout la prise de conscience courageuse de Salma suite à la déflagration du 7 octobre 2023.
Vous avez dit consensus, dissensus ?
Valérie Dreville seule en scène dans ‘Thésée sa vie nouvelle’ de Guy Cassiers adapté du récit de Camille de Tolédo a été un grand moment de théâtre et de mise en scène. Du théâtre comme on l’aime, écologique, engagé, participatif, incarné par de formidables comédiens et comédiennes a suivi avec ‘Un Procès’ de Christiane Jatahy.
Langue invitée après l’arabe en 2025, le coréen a permis de cerner essentiellement un pays ,la Corée du Sud et ses traumatismes. La programmation variée, la présence des artistes coréens tout au long du festival, les films projetés au Cinéma Utopia nous ont mieux fait appréhender ce pays dont on connaît plutôt en France sa culture populaire à travers les K-pop ou K-dramas. Où ailleurs qu’au Festival d’Avignon aurions nous pu faire l’expérience du pansori et découvrir la prodigieuse Lee Jaram dans ‘Neige,neige, neige’ ?
L’expérience de rester 10h d’affilée avec la performeuse brésilienne Carolina Bianchi et son collectif Y Cara de Cavalo n’était pas gagnée et pourtant ce discours radical, sans concession nous suit encore et réussit même à nous faire sourire – ah l’interview de la seconde partie ! – malgré des scènes insoutenables. Ce choix de spectacle illustre complètement « la liberté de création à grande échelle qui est donnée à certains artistes pour élargir le champ des possibles pour tous » comme aime à le rappeler le directeur du festival. Il y a eu aussi des respirations circassiennes bienvenues avec le retour de l’inquiétant Johann Le Guilherm et le ‘Pas du monde’ mémorable du Collectif XY, des moments de profonde humanité avec les frères Gremaud, du Molière déjanté avec le collectif flamand tgStan, une belle leçon de géo-politique, enquête méticuleuse et efficace menée nonchalamment par Salim Djaferi dans ‘Bâtir’.
Il y aura eu aussi des doutes et des déconvenues
« Faire le festival » c’est aussi accepter non sans douleur de ne pas vibrer à la lecture d’Oiseau (sur 2 soirées, la deuxième était apparemment plus réussie), d’être un brin colère face à une lecture désincarnée d’Isabelle Huppert malgré la force évocatrice du texte ‘Impossibles adieux’ de Han Kang et de son apparition solaire.
C’est être très dérangé, étouffé par ‘Bunker’ de Marion Siéfert et Matthieu Bareyre, trop long, non distancié. Alors que Benjamin Clementine nous fascinait par ses mélodies tristes et mélancoliques, nous charmait par sa voix singulière , un malaise cependant à l’arrivée sur la scène de la Cour d’Honneur de 8 musiciennes de l’ONAP (Orchestre National Avignon-Provence) toutes de blanc vêtues, qui se sont agenouillées à ses pieds en cercle, telles des nymphettes. Pourquoi ce renfort ? A lui seul il avait pourtant réussi à imposer un silence et une écoute rarement atteinte dans la Cour et à nous faire fredonner à l’unisson que tout irait mieux.
Un scoop sous les platanes de Noël
Pour conclure, Tiago Rodrigues a donc annoncé qu’il y aura bien un festival en juillet 2027 et que la programmation sera dévoilée en avril… comme d’habitude. Une manière de montrer qu’il ne laisse pas dicter le calendrier par des échéances politiques ou budgétaires. La promesse a été faite solennellement, avec humour, qu’il y aurait des cadeaux comme à la Noël, sous les platanes du Cloître St Louis. « Le festival sera énorme, ce sera une grande fête démocratique, preuve de vie du service public de la culture et du spectacle vivant public. » Il veut croire à la beauté du doute, de l’incertitude et c’est bien face à l’incertitude qu’il croit à la nécessité – et il en a la conviction – de se retrouver en juillet 2027.
32 000 spectateurs ont été émerveillés par le spectacle son et lumières de Fontaine-de-Vaucluse
Avec 142 316 visiteurs recensés en décembre, l’édition 2025 de Noëls Insolites à Carpentras enregistre une progression de 7,3% par rapport à 2024. Au-delà du volume, les données révèlent une mutation plus fine : des temps de présence allongés, une fréquentation mieux répartie sur la journée et un rayonnement qui dépasse davantage les frontières régionales. Ce rendez-vous hivernal carpentrassien s’installe désormais durablement comme un levier d’attractivité.
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Après 114 000 visiteurs en 2021, 130 300 en 2022, un pic à 159 800 en 2023, puis un léger repli en 2024 (132 600), le cru 2025 marque un retour à la hausse. Mais l’intérêt du millésime ne tient pas uniquement à la courbe ascendante : il se lit dans la manière dont la ville est investie.
Une fréquentation plus qualitative Les spectacles ‘au chaud’, proposés au théâtre de la Charité, ont rassemblé 1 474 spectateurs. Un chiffre modeste au regard de l’affluence globale, mais révélateur d’une appétence pour une programmation culturelle structurée, notamment à destination du jeune public.La patinoire, devenue emblématique des festivités carpentrassiennes, a accueilli 6 283 personnes. Si la fréquentation est légèrement inférieure à celle de 2024 (avec 6 824 entrées), l’engouement demeure soutenu, confirmant l’importance de ces animations hivernales dans l’économie événementielle des centres anciens.
Un centre-ville occupé autrement L’analyse des flux -réalisée à partir des données de la plateforme spécialisée MyTraffic- met en lumière une évolution des comportements. Habituellement, le centre-ville de Carpentras connaît des pics le matin et à l’heure du déjeuner. Durant Noëls Insolites, la fréquentation a augmenté sensiblement l’après-midi.En 2025, l’écart entre matinée et après-midi s’est réduit nettement par rapport aux éditions précédentes. Cette répartition plus homogène suggère un allongement de la durée moyenne des visites : le public ne se contente plus d’un passage rapide, mais demeure, circule et participe.
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Des polarités urbaines renforcées La cartographie des déplacements fait ressortir un axe structurant reliant la Porte d’Orange, la place de l’Horloge et la place Aristide-Briand. Le square de Champeville s’impose comme le point le plus fréquenté, avec 13 900 visiteurs quotidiens en moyenne.La rue de la République (avec ses 8 770 visiteurs par jour), la place Sainte-Marthe (avec 8 775 passants), la place de la Mairie (avec 8 770 personnes) et la place de l’Horloge (avec près de 5 000 flâneurs) ont confirmé le rôle moteur de ces espaces dans la dynamique commerciale et sociale du centre ancien. Le festival agit ici comme un révélateur de centralités et un amplificateur d’usages.
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Des habitants plus présents, un rayonnement élargi L’un des marqueurs forts de 2025 réside dans la réappropriation locale. La part des visiteurs résidant à Carpentras progresse de 10% par rapport à 2024. Les Carpentrassiens génèrent en moyenne 10 445 visites quotidiennes durant l’événement, contre 9 499 l’année précédente. Cette fidélité accrue contribue directement à l’allongement du temps passé en centre-ville. Si l’attractivité départementale hors agglomération recule légèrement, le rayonnement extra-régional progresse : les visites en provenance d’autres régions françaises passent de 2 096 à 2 510 en moyenne journalière. Une évolution qui témoigne d’une notoriété en expansion, au-delà du seul périmètre vauclusien.
Conformément aux règles de protection des données (RGPD), seules les communes ayant généré plus de 1 000 visiteurs apparaissent sur la carte de zone de chalandise.
Les noëls insolites, un outil structurant pour la Ville Au regard de ces indicateurs, Noëls Insolites ne se limite plus à un temps fort festif. Il s’affirme comme un outil structurant pour la vitalité hivernale du centre-ville, conjuguant attractivité culturelle, dynamisme économique et cohésion locale. Source Ville de carpentras Mireille Hurlin
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La présentation du bilan du Festival Ventoux Saveurs 2025 s’est tenue mardi soir au Château Pesquié à Mormoiron. Cette 18e édition est un millésime positif, avec 88 animations proposées par 71 organisateurs dans 30 communes du Parc Naturel Régional du Ventoux (PNR). Des pistes de développement pour l’édition 2026 ont aussi été abordées.
Une soixantaine de personnes sont venues assister à cette réunion-bilan qui a permis de montrer le succès toujours grandissant du festival. « Cet événement qui se tient en arrière-saison est unique en France. Il propose toute une palette d’animations et d’activités sur six semaines en septembre et octobre », explique Jacqueline Bouyac, présidente du PNR du Mont-Ventoux.
Les personnes présentes : – Bénédicte Martin, conseillère régionale de la Région Sud – Jacqueline Bouyac, présidente du PNR du Mont-Ventoux et conseillère régionale de la Région Sud – Max Raspail, conseiller départemental – Florence Mutte, administratrice du Crédit Agricole Alpes-Provence. – Organisateurs des nombreuses animations de ce 18e Festival – Partenaires institutionnels (Chambre des métiers et de l’artisanat, Chambre d’agriculture)
Deux chiffres : – Budget total du Festival : 46 000 € – 30 communes ont participé au festival sur les 37 du PNR du Ventoux
Projet alimentaire territorial
Le Festival Ventoux Saveurs a également pour mission de mettre en lumière les actions du Parc du Ventoux, comme son Projet Alimentaire Territorial dont l’objectif est de mettre en place les circuits courts et l’autonomie alimentaire. Il met également en valeur les nombreux produits du terroir portant la marque ‘Valeurs Parc’. Cela a ainsi permis à 3 000 personnes ayant participé aux diverses manifestations, sans oublier les nombreux participants aux 7 Fêtes du terroir de la période, de rencontrer les producteurs et découvrir les produits du territoire du piémont du Ventoux. À titre d’exemple, Julie Christol, qui a fait visiter sa chèvrerie à Pernes-les-Fontaines avant de faire déguster ses fromages, a souligné les belles rencontres avec des familles attentives et captivées par ses explications.
Les nouveaux intervenants sur le Festival en 2025 : – Auberge de Brantes – Biocoop Carpentras – Epicerie Jouvaud à Flassan – Village de St Marcellin-lès-Vaison – Les Plantes qu’Ondine à Bédoin – L’Escargot du Ventoux à Bédoin – Groupement des Oléiculteurs de Vaucluse – Domaine Les Hautes Briguières à Mormoiron – Domaine de Champlong à Entrechaux
Plusieurs pistes de développement ont été évoquées pour l’édition 2026, qui débutera dès le 30 août prochain et qui s’étalera jusqu’au 25 octobre, comme des animations avec la Chambre des métiers et de l’artisanat, la participation au salon Med’Agri, des partenariats avec les écoles entre autres. Le thème portera autour des Saveurs savantes, s’inspirant de la Fête de la science édition 2026.
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Dans son ultime message de vœux en tant que maire, Cécile Helle dresse le bilan d’une année 2025 intensément culturelle et esquisse les grands enjeux de 2026. À l’aube d’élections municipales décisives, la maire sortante revendique une action ancrée dans la proximité, la solidarité et la transition écologique, tout en saluant une aventure humaine et collective qui a façonné l’identité contemporaine d’Avignon.
2025 restera comme un millésime singulier dans l’histoire récente d’Avignon. Du spectacle Curieuse Odyssée, redonnant vie aux arches du pont Saint-Bénézet lors d’une soirée de décembre illuminée par un spectaculaire feu d’artifice, jusqu’à l’exposition monumentale de Jean-Michel Othoniel déployée dans tout le centre-ville, la culture s’est invitée partout, tout au long de l’année. Moments festifs, propositions artistiques audacieuses et événements populaires se sont succédé, à l’image du banquet du 14 septembre réunissant plus de 7 000 convives autour d’un esprit de partage rare. Une programmation foisonnante, pensée comme un antidote au repli et au pessimisme ambiant, qui a permis à la ville de rayonner bien au-delà de ses remparts.
La commune comme refuge et point d’ancrage Alors que le contexte national est marqué par l’instabilité politique et les incertitudes sociales, la maire rappelle le rôle central de la commune comme espace de protection, de proximité et de réconfort. À Avignon, cette ambition s’est traduite par le renforcement des services publics de terrain : maisons communes, écoles, bibliothèques, piscines, police municipale ou centres sociaux. Autant de lieux, de femmes et d’hommes, agents municipaux, bénévoles associatifs, qui donnant corps à une ville à taille humaine, attentive aux plus jeunes comme aux aînés, et soucieuse de ne laisser personne au bord du chemin.
Transition écologique : des actes plutôt que des discours Face au réchauffement climatique, Cécile Helle plaide pour une action locale sans demi-mesure. Avignon revendique son rôle de laboratoire d’expérimentations : végétalisation des espaces publics, développement d’une ville ‘nature et d’eaux’, rééquilibrage des mobilités en faveur des modes doux, et déploiement à venir d’un réseau de chaleur et de fraîcheur. Des politiques de long terme, pensées pour préserver l’attractivité de la cité tout en améliorant durablement la qualité de vie, dans une logique d’accessibilité et de justice environnementale.
2026, l’heure d’un passage de relais L’année qui s’ouvre sera particulière : les élections municipales de mars 2026 marqueront la fin d’un cycle politique entamé en 2014. Sans entrer dans le débat électoral, la maire sortante assume un bilan qu’elle souhaite voir prolongé : celui d’une ville qui a mis l’émancipation, la fraternité et l’audace au cœur de son projet. Dans un ton personnel, elle remercie les Avignonnais pour la confiance accordée durant deux mandats, saluant une expérience ‘inspirante et revigorante’, nourrie par douze années de rencontres dans tous les quartiers.
Un récit collectif au service de tous À travers ces vœux, plus qu’un simple message de fin d’année, se dessine une vision : celle d’Avignon comme récit collectif en perpétuelle écriture. Une ville qui, en pariant sur la culture, la proximité et l’engagement local, affirme sa singularité et sa capacité à faire front, ensemble, face aux défis contemporains. Mireille Hurlin
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La 20e édition du Speed Networking de Force Cadres, association de cadres en transition qui œuvre sur le bassin de vie d’Avignon, s’est tenue ce mardi 2 décembre à l’Hôtel de Ville d’Avignon.
Durant un après-midi, 15 recruteurs ont pu rencontré une cinquantaine de cadres. Ces derniers avaient chacun 7 minutes pour se présenter et échanger avec les représentant d’entreprises, cabinets de recrutement ou DRH.
Les équipes de France Travail, tout comme l’APEC (Association pour l’emploi des cadres), ont contribué à cet événement dans l’objectif d’attirer un maximum de profils apportant différentes expertises.
En tout, ce sont près de 200 entretiens qui ont été réalisé lors de ce rendez-vous qui reviendra pour une 21e édition en décembre 2026.
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À l’occasion de son premier afterwork avec les professionnels du tourisme du territoire, l’office de tourisme (OT) Destination Luberon a présenté le bilan de la saison.
L’office de tourisme Destination Luberon a organisé un afterwork de fin de saison le jeudi 27 novembre dans la salle O’Next, attenante au restaurant O’Bercail et qui est dédiée à l’événementiel, où les professionnels du tourisme étaient conviés.
L’occasion pour Franck Delahaye, directeur de l’OT, de présenter le bilan touristique du 1er janvier à la fin de l’été (les données après la période estivale n’ayant pas encore été dévoilées) au niveaux national, régional et territorial.
Si la France affiche une fréquentation en hausse, avec +9,4% de recettes (46,3Mrds€ au total) de janvier à juillet, +6,3% de nuitées de mai à juillet, et +2,5% d’arrivées aériennes internationales, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, quant à elle, présente davantage de stabilité, voire une légère baisse de fréquentation, tout comme le Vaucluse.
En PACA, le tourisme est resté stable de janvier à août, mais observe un léger recul en été (-4%). Si les Allemands, Italiens, Néerlandais, et les Belges se précipitent moins sur le territoire, les Suisses et les Chinois, eux, sont de plus en plus nombreux.
« L’inflation et le pouvoir d’achat ont fortement impacté les dépenses sur place. »
Franck Delahaye
En Vaucluse, on observe au contraire une légère baisse de fréquentation sur l’année (-3%) mais une petite relance durant l’été (+1%). Cependant, on ne peut pas en dire autant du Luberon qui, lui, a observé une baisse de -6% de fréquentation entre janvier et août, avec un printemps moins dynamique que l’année dernière mais un été stable (ndlr : ce chiffre comprend les territoires du Pays d’Apt, des Monts de Vaucluse, du Sud Luberon, de Pertuis, mais aussi de L’Isle-sur-la-Sorgue). « Il va falloir attendre les chiffres de l’arrière saison avant de s’inquiéter, rassure Frank Delahaye. On a eu de très bons mois de septembre et octobre qui vont compenser la légère baisse. »
La clientèle à la recherche d’information
Entre le 1er avril et le 15 octobre, ce sont plus de 45 000 personnes qui ont poussé les portes d’un des bureaux d’informations de l’OT, avec une hausse exponentielle pour celui de Gordes (+27%), qui s’explique par sa fermeture pendant plusieurs semaines pour travaux en 2024, une légère baisse pour celui de Lourmarin (-5%) et une stabilité pour le bureau de Cavaillon.
Parmi les visiteurs, on distingue les habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes (18%), de PACA (16%), et d’Île-de-France (12%) pour les Français, et les Allemands (14%), les Belges (13%) et les Américains (12%) pour les étrangers.
« 2025 a été une année de stabilité et résilience, de renforcement digital et de cohésion collective », affirme le directeur de l’OT. Destination Luberon a été classé en catégorie 1 des offices de tourisme, certifiant la qualité de ses services. Cette année, il a effectué 38 accueils presse et a accueilli 2 225 clients lors de ses événements œnotouristiques, de ses visites et autres activités.
Aussi, l’OT a enregistré une forte hausse du trafic sur son site (+ 170 000 visites, soit +58%), une réussite après un changement d’identité suite au procès concernant la dénomination ‘Provence’ qui était dans l’ancien nom de l’OT. Le chiffre d’affaire service réceptif, c’est-à-dire de l’agence de voyage intégrée à l’OT, a quant à lui augmenté de +45%.
Les projets pour 2026
En 2026, Destination Luberon compte continuer de travailler sur la stratégie de l’allongement de la saison. « C’est compliqué parce que d’un côté on a les tour operateurs qui sont très intéressés par la période de Noël en Luberon, mais de l’autre, on a beaucoup de professionnels qui ferment durant cette période, notamment les hôteliers », explique Franck Delahaye.
Ainsi, l’OT entend poursuivre les actions pour un Luberon durable, accueillant et inspirant. Cela passe notamment par la restructuration du front office du siège social à Cavaillon à destination des touristes, mais aussi des habitants du territoire. « On met le paquet sur le marché français, le marché de proximité, en mettant les activités de pleine nature, l’artisanat, etc, en avant plutôt que de mettre le côté luxueux du Luberon en avant », ajoute le directeur. Ainsi, malgré une légère baisse de fréquentation de janvier à la fin de l’été, l’OT ne se décourage pas et compte bien continuer d’évoluer et de mettre en lumière le Luberon et ses trésors.
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C’est l’une des plus vieilles foires de France. La Foire Saint-Siffrein s’est terminée ce dimanche 30 novembre avec succès. Plus de 40 000 visiteurs sont venus sur les quatre journées. De nombreuses manifestations traditionnelles ont été proposées au public.
La Mairie de Carpentras avait mis les petits plats en grand pour cette fête populaire qu’est la Foire Saint-Siffrein, dont le jour officiel est le 27 novembre. Il faut dire que l’anniversaire valait le coup d’être fêté en grandes pompes. On n’a en effet pas tous les jours 500 ans. La fête a commencé avec la traditionnelle inauguration jeudi matin par le Maire et les officiels, avec un cortège qui a commencé à la cathédrale jusqu’aux parkings des Platanes. La foule était au rendez-vous pour l’occasion. Toutes les écoles et lycées étaient par ailleurs fermés ce jour d’ouverture.
80 exposants
80 exposants étaient présents sur le parking des Platanes. Les métiers d’autrefois été aussi présents avec des démonstrations proposées, ainsi que des animaux pour le plus grand plaisir des enfants. Comme chaque année depuis 500 ans, les camelots étaient également de sortie avec de très bonnes affaires à faire pour les visiteurs. Le sommet de la première journée a été la retraite aux flambeaux en début de soirée avec un cortège composé notamment des sonneurs des cors des Alpes représentées par la ville suisse jumelée avec Carpentras, Vevey.
De nombreux métiers traditionnels étaient représentés dans la ville avec des démonstrations au publicLes musiciens de cors des Alpes ont déambulé dans la ville
La Ville de Carpentras a commandé une cloche de 330 kg à la fonderie Cornille Havard en Normandie. Elle va venir compléter les cinq cloches du clocher de la cathédrale Saint-Siffrein. Cette dernière a été exposée de jeudi à samedi sur le parking des Platanes avant d’être emmenée dans la cathédrale Saint-Siffrein pour être bénie dimanche, à l’occasion d’une messe célébrée par l’évêque de Vaucluse, Monseigneur Fontlupt.
La tradition du corso
Le samedi a été l’occasion pour les spectateurs d’assister au corso costumé. Ce dernier était composé de chars représentatifs de la ville comme le club de Moto Ball de Serres, l’association Lou Tricadou ou encore l’Association des commerçants de Carpentras.
Un espace gourmand
Comme chaque année, l’espace gourmand est l’occasion pour tous les carpentrassiennes et les carpentrassiens de se retrouver autour d’un plat. Il y en avait pour tous les goûts vous avec l’aligot, des spécialités italiennes et des fruits de mer notamment.
Le clou du spectacle : un monument historique en carton
Ce fut le temps fort de la Foire. Cette œuvre menée par l’artiste Olivier Grossetête est d’une grande originalité et porte des valeurs de vivre ensemble fortes. Le principe est de construire un monument historique, la Porte Notre-Dame pour cette occasion, ancienne entrée des remparts de la ville détruite en 1842. Les cinq jours précédents le début de la foire, des ateliers de construction ont été installés au Stade nautique de la ville. Chacun, jeunes et moins jeunes, a pu découper et assembler ce monument éphémère de 13 mètres comportant 1 300 cartons. L’ensemble a été acheminé sur la place de l’Office de tourisme pour commencer à être érigé jeudi matin. Un second grand chantier collectif a alors débuté avec la participation du monde présent pour monter cette porte. Cet ensemble a été fini jeudi soir, pour le plus grand plaisir visuel de tous les visiteurs. Cette œuvre est restée jusqu’à samedi en fin de journée avec une déconstruction joyeuse, symbolisé par une tour qui s’est effondrée et redevenue cartons recyclés, grâce à la participation de chacun pour ce finale en apothéose.
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L’équipe de l’office de tourisme intercommunale (OTI) Pays d’Apt Luberon a donné rendez-vous aux professionnels du tourisme du territoire ce mardi 18 novembre à la Fondation Blachère à Bonnieux pour la traditionnelle clôture de saison. L’occasion de faire un bilan de l’année.
C’est après une visite de la nouvelle exposition ‘Sinon j’oublie’ de la Fondation Blachère, lieu qui représente « l’un des symboles les plus marquants du territoire », comme la décrit Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse et vice-présidente de la communauté de commune Pays d’Apt Luberon (CCPAL) déléguée au Tourisme, OGS, Grands projets et Communication, que les professionnels du tourisme ont dressé le bilan des derniers mois.
Chaque année, que ce soit pour le lancement ou la clôture de la saison touristique, qui est maintenant étalée sur toute l’année et plus seulement sur la période estivale, l’office de tourisme Pays d’Apt Luberon choisit un lieu emblématique du territoire pour réunir hébergeurs, restaurateurs, commerçants et autres acteurs du tourisme.
« Ça a été une saison riche, intense et agitée comme à son habitude », affirme Dominique Santoni. Pour autant, l’office de tourisme a recensé une légère baisse au niveau des nuitées (-4%), qui s’élèvent à 2,5M du 1er janvier au 31 octobre 2025, avec une baisse assez marquée au début de l’automne (-12%), notamment à cause des variations du calendrier avec des jours fériés et des ponts moins bien répartis que l’année dernière, mais avec une baisse de seulement -1% en cœur de saison.
Cependant, si une légère baisse a été remarqué, l’équipe de l’office de tourisme n’est pas pour autant en alerte. « Les ailes de saison ont diminué, explique Bettina Matias, directrice de l’office de tourisme. On observe une baisse mais ce n’est pas catastrophique pour autant. » Du côté des excursionnistes, c’est-à-dire ceux qui viennent faire des activités au sein du territoire mais qui n’y dorment pas, on en compte 3,6M cette année, ce qui est équivalent aux chiffres de 2024.
Une clientèle française et étrangère
Les sept bureaux d’information de l’office de tourisme ont accueilli plus de 37 000 visiteurs entre janvier et novembre 2025, notamment ceux d’Apt, Roussillon et Bonnieux, où les touristes ont afflué en nombre. Les anglophones et germanophones étant les plus présents sur le territoire, les brochures sont traduites en anglais et en allemand.
« Ça a été une belle saison grâce à un travail collectif. Il faut continuer à travailler ainsi ensemble. »
Dominique Santoni
Depuis le début de l’année, à l’instar de l’année 2024, le Pays d’Apt a compté 48% de nuitées étrangères avec notamment des Allemands, des Anglais, des Belges, des Américains, et des Suisses, et 52% de nuitées françaises, avec principalement une clientèle francilienne et une clientèle de proximité (venant de la région).
Comme chaque année, l’office de tourisme Pays d’Apt Luberon accorde une attention particulière aux retours des touristes dans le but de s’adapter à leur demande et de créer une stratégie compétitive et rendre le territoire davantage attractif.
La mobilité reste un des points principaux à améliorer avec pas assez de panneaux signalant le plan d’eau de la Riaille et de bornes de recharges, ou encore la fermeture de l’accueil de la gare routière d’Apt. C’est pourquoi un chargé de mission mobilité a été embauché. « Au niveau mobilité, le Vaucluse n’est pas en retard, c’est une bonne nouvelle, explique Alain Gevaudan, de Vaucluse Provence Attractivité (VPA). Plus de 50% de l’offre touristique peut être rejointe par autre chose que la voiture, et une quarantaine de randonnées sont accessibles via des arrêts de bus. On ne part pas de rien, ce n’est pas une phlébite dans le département. »
En parallèle, il y a aussi une forte demande d’une ligne téléphonique pour le Sentier des ocres, de documentations en italien sur Roussillon, ou encore de la révision des horaires de la piscine du plan d’eau.
Les points positifs
Si les touristes font part de quelques détails à revoir auprès des acteurs du tourisme, l’OTI relève tout de même des points positifs appréciés comme les brochures qui sont complètes et traduites, et les chevalets avec les QR codes pour obtenir les informations du territoire sur smartphone.
« On a eu cette année une équipe saisonnière polyvalente et impliquée, qu’on aimerait fidéliser. »
Bettina Matias
L’OTI met également en lumière le bon démarrage de la commercialisation en ligne avec des produits expérientiels originaux, qui plaisent à la clientèle et donnent de la visibilité à ses partenaires. « On souligne aussi qu’on a eu une fréquentation estivale quasi stable malgré un pouvoir d’achat en baisse », s’enthousiasme Bettina Matias.
Une stratégie commerciale en finalisation
Il y a près de deux ans, l’office de tourisme a lancé une nouvelle stratégie qui a pour priorités le tourisme durable, la formation linguistique des acteurs du tourisme, et la commercialisation. « Les objectifs sont de coconstruire une offre touristique compétitive pour les groupes, en se concentrant sur les marchés étrangers prioritaires et les saisons creuses, de renforcer la collaboration avec les agences réceptives et les prescripteurs de la destination, mais aussi pour les professionnels de développer avec l’office de tourisme les démarches de prospections, offres, outils, formations et définir un plan marketing partagé, adaptés aux besoins du terrain », explique la directrice.
Ainsi, l’OTI déploie une communication sur le « Luberon secret » pour éviter le surtourisme dans certains villages, tout en faisant la promotion de l’intersaison de novembre à mars avec une attention particulière sur les AOC (vins et huile d’olive), les fruits confits et la truffe.
Exemple de vidéo (traduite en anglais) thématique pour faire la promotion du territoire autrement :
De plus, l’OTI souhaite devenir exemplaire en termes de développement durable afin de mieux accueillir le public dans un territoire qui doit être préservé. Cela passe notamment par l’éducation des touristes, au travers de brochures pour apprendre à économiser l’eau, ou encore un jeu de société sur les ocres que l’office de tourisme est en train d’élaborer. VPA a aussi créé une plateforme de diagnostic d’écoresponsabilité pour les professionnels du tourisme avec une proposition d’accompagnement personnalisé. « Ensemble on peut construire un tourisme plus durable et social pour les visiteurs, mais aussi pour les habitants », conclut Bettina Matias.
Quelques chiffres : Le tourisme représente 13% du PIB régional, soit plus de 20Mrds€, dont plus de 1,6Mrds€ en Vaucluse. Pour le vélo, 1€ investi correspond à 3€ à 6€ de retombées économiques locales. Pour la randonnée, 1€ investi correspond à 8€ à 12€ de retombées économiques locales.