18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

CCI de Vaucluse, le commerce local célèbre ses audacieux

Des coffee-shops hybrides aux savons artisanaux, des galeries troglodytes aux biscuits conçus à partir de chutes d’hosties : les Trophées du Commerce 2026 mettent en lumière un Vaucluse entreprenant, créatif et tourné vers l’avenir. À travers cinq lauréats distingués par la CCI de Vaucluse, Cyril Cheminot et Hervé Belgioino pour Cofeecina à Avignon ; Moute Derraj pour Savon stories à Avignon ; La maison Suet, opticien indépendant, Photo studio, astronomie et jumelles et galerie d’art à Apt ; La boutique de l’Abbaye Notre Dame du Bon secours pour ses biscuits à base d’hostie à Blauvac, et l’association de commerçants Les Vitrines de Pertuis, c’est tout un territoire qui revendique la vitalité de son commerce de proximité, entre innovation, ancrage local et réinvention des centres-villes.

Le Vaucluse est fier de son commerce de proximité, levier d’attractivité territoriale et le fait savoir en lui consacrant les Trophées du Commerce 2026, organisés par la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, dans le cadre du concours national porté par le réseau des CCI. Derrière les distinctions remises ces derniers jours à Avignon, Apt, Blauvac et Pertuis, se dessine un tissu commercial qui, au-delà de l’activité marchande, participe à la vie sociale, culturelle et environnementale des communes.

Regain d’initiative
Onze commerces ont candidaté cette année dans le département, tandis que trois associations de commerçants étaient en lice. Une mobilisation significative dans un territoire où le commerce indépendant demeure un marqueur fort de l’identité locale, notamment dans les centres anciens confrontés aux enjeux de vacance commerciale et de concurrence périphérique.

Coffeecina Copyright CCI de Vaucluse

Le commerce entreprenant
À Avignon, le trophée ‘Commerce entreprenant’ est revenu à Cofeecina, un lieu ouvert en 2024 par Cyril Cheminot et Hervé Belgioino. Le concept ? Mêler coffee-shop latino, espace de coworking et salle de réunion. Une hybridation devenue emblématique des nouveaux modèles commerciaux : aujourd’hui, le client ne vient plus seulement consommer un produit, mais vivre une expérience, profiter d’un cadre, parfois même d’une communauté. Dans de nombreuses villes moyennes, ces lieux multifonctions participent à réinventer les usages du centre-ville en attirant étudiants, télétravailleurs et entrepreneurs.

L’environnement, creuset du bien-vivre
Cette mutation du commerce passe aussi par les préoccupations environnementales. Récompensée dans la catégorie ‘Commerce durable’, Savon Stories, désormais installée à Avignon, porte cette montée en puissance de l’artisanat écoresponsable. Ingrédients biologiques, fabrication manuelle, contenants réutilisables : l’entreprise fondée par Moute Derraj participe à cette tendance sociétale de fond. Le consommateur privilégie de plus en plus les circuits courts, les compositions naturelles et la transparence des procédés de fabrication.

Moute Derraj pour Savon stories Copyright CCI de Vaucluse

La mise en récit du territoire
À Apt, la Maison Suet valorise le patrimoine et l’expérience culturelle. Installée depuis quatre générations dans le Pays d’Apt, l’entreprise familiale a transformé une cave du XIVe siècle en galerie d’art et espace photographique. Une manière de conjuguer activité commerciale et mise en récit du territoire au cœur d’une économie touristique en recherche de lieux atypiques.

Maison Suet Copyright CCI de Vaucluse

Les biscuits de Notre Dame de bon secours
Plus inattendu encore, le trophée de l’innovation décerné à la boutique de l’Abbaye Notre-Dame du Bon Secours, à Blauvac, rappelle que l’innovation naît parfois là où on ne l’attend pas. Confrontée à la nécessité de diversifier ses ressources économiques, la communauté religieuse a imaginé des biscuits apéritifs élaborés à partir de chutes d’hosties aromatisées. Une démarche qui conjugue réduction du gaspillage, créativité produit et adaptation économique. Les sœurs proposent également des oreillers en plume et de nombreux produits à la commercialisation.

Abbaye de Blauvac Copyright CCI de Vaucluse

Les vitrines de Pertuis
Enfin, à Pertuis, l’association Les Vitrines de Pertuis a été distinguée pour son rôle fédérateur. Avec ses 110 adhérents et une programmation dense d’événements tels que les marchés, fêtes saisonnières, et animations commerciales, elle rappelle combien les unions commerciales demeurent essentielles dans la revitalisation des cœurs de ville, en recréant du lien entre habitants, les commerçants et collectivités.

Vitrines de Pertuis Copyright CCI de Vaucluse

Des enseignes distinguées au plan national
Le Vaucluse n’en est d’ailleurs pas à son premier succès dans ce concours national. Ces dernières années, plusieurs enseignes locales avaient déjà été distinguées à l’échelle française, à l’image de la chocolaterie d’Aline Géhant en 2021 ou du concept store avignonnais CQFD en 2022. Une reconnaissance qui confirme la capacité du territoire à faire émerger des initiatives originales malgré un contexte économique souvent tendu pour le commerce indépendant.

Donner de la visibilité aux piliers du commerce
À travers ces trophées, la CCI de Vaucluse entend surtout rappeler que le commerce de proximité reste un pilier de la vie locale. Dans des villes moyennes et des communes rurales où l’attractivité est devenue cruciale, ces commerces façonnent l’identité des centres-villes, créent de l’emploi non délocalisable et participent à maintenir une vie collective. Un enjeu devenu stratégique bien au-delà des seules vitrines.
Mireille Hurlin


CCI de Vaucluse, le commerce local célèbre ses audacieux

L’Organisme de gestion (ODG) fruitventoux a inauguré à Blauvac une stèle en hommage la cerise des Coteaux du Ventoux IGP. L’occasion de rappeler que le Vaucluse est le premier producteur français de cerises avec plus de 4000 hectares de cerisiers et une récolte d’environ 20 000 tonnes par an.

La stèle trône au cœur de l’aire géographique s’étendant sur les contreforts du Mont Ventoux depuis la plaine du Comtat Venaissin à l’ouest et le massif du Luberon au sud. Elle est aux côtés de celle de l’AOP Muscat du Ventoux, sur le belvédère offrant une vue sur le Mont Ventoux.
La stèle en forme de cerise, a été façonnée à partir d’un bloc de 1 500 kg de pierre de Crillon provenant de la carrière PESCE, a été sculptée par l’artiste Vincent Pastourel, basé à Sarrians. Elle incarne la pérennité de cette marque officielle de qualité à travers le temps.

Infos techniques et historiques
La cerise des coteaux du Ventoux IGP a obtenu la reconnaissance de l’Indication géographique protégée (IGP) par la Commission européenne en juillet 2021, devenant ainsi la première à obtenir cette distinction. Elle bénéficie d’un savoir-faire centenaire, transmis de génération en génération, la marque existant depuis 1985 et il s’agit de l’unique en France reconnue IGP. Les premières traces écrites concernant l’existence de cette cerise sur l’aire géographique remontent au XVIIe siècle.

Quelques chiffres
La cerise des Coteaux du Ventoux IGP se décline en 13 variétés, réparties entre les précoces, les pleines saisons et les tardives, sélectionnées selon des critères stricts de qualité et de conservation. La production s’étend sur une aire géographique de 86 communes, couvrant plus de 300 hectares, et implique environ une cinquantaine de producteurs et une dizaine de stations de commercialisation. Le potentiel de production total dépasse les 3 000 tonnes.

Le cahier des charges
Les producteurs des cerises des coteaux du Ventoux IGP, situés dans l’Aire Géographique désignée, doivent respecter un cahier des charges rigoureux permettant de garantir la qualité de leurs produits. Il couvre divers aspects, notamment les conditions de production telles que la taille des arbres, le broyage des bois, ainsi que des critères de qualité détaillés. Les cerises sont récoltées à maturité optimale, assurant leur douceur caractéristique et leur couleur vive. Des normes strictes régissent également leur calibre, avec un minimum de 24mm. En ce qui concerne la commercialisation, les producteurs et les stations utilisent des emballages spécifiques, tels que des colis de 5 kg ou des barquettes, pour identifier clairement les produits certifiés IGP.

Sarah Ripert & L.G.

Malemort-du-Comtat : la cerise des coteaux du Ventoux à la fête du terroir
Le dimanche 30 juin 2024, aura lieu l’inauguration de la fête du terroir et de la cerise des coteaux du Ventoux IGP. Elle aura lieu à Malemort-du-Comtat et proposera différentes activités et exposants sur place.
La journée débutera avec l’ouverture des stands à 9 heures. L’inauguration officielle aura lieu à 11 heures en présence de la peña « Li Parpagnas Lilen » de l’Isle-sur-la-Sorgue. Un verre de l’amitié est proposé sur le temps de midi sur la place des Écoles. De 13 heures à 15 heures se déroulera un concours de cracher de noyau de cerises ouvert à tous.
Tout au long de la journée, diverses animations sont prévues, telles que les méga-rires de Morières et « ses 30 vélos de l’impossible ! », ainsi que les 12 Balanz-bikes, des kartings à pédales pour enfants avec animateurs. Les visiteurs auront également l’occasion de découvrir de nombreux exposants proposant des artisanats, des métiers d’art, un vide-grenier, ainsi que des stands de restauration et de vente de cerises fraîches.


CCI de Vaucluse, le commerce local célèbre ses audacieux

Ce vendredi 14 juin, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) de Vaucluse organise la visite de la centrale photovoltaïque de Blauvac.

Cette centrale photovoltaïque de 8 hectares et d’une puissance de 2,6 MWc, est capable de répondre aux besoins électriques d’environ 1500 habitants.

Inscription obligatoire par mail à l’adresse contact@cpme84.org
Vendredi 14 juin. De 9h30 à 11h30. Lieu-dit ‘La Lauze’. Blauvac.


CCI de Vaucluse, le commerce local célèbre ses audacieux

Ce samedi 2 septembre, les œuvres de Danièle Meyer prendront place au sein de l’Abbaye Notre Dame de Bon Secours à Blauvac, à travers l’exposition ‘Art pictural’, qui sera en place jusqu’à la fin du mois. Le vernissage aura lieu de samedi 2 septembre à 17h.

L’artiste de Malemort-du-Comtat utilise principalement de la peinture à l’huile extra-fine, appliquée au pinceau ou au couteau, pour ses tableaux. Jeux de bleus, sous-bois ombreux, ou encore dame songeuse, les visiteurs découvriront des motifs très divers, entre le figuratif et le semi-abstrait.

Du 2 au 30 septembre. Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h30, et le dimanche de 15h à 18h30. Entrée libre. Abbaye Notre Dame de Bon Secours. 994 Route de Saint Estève. Blauvac.

V.A.


CCI de Vaucluse, le commerce local célèbre ses audacieux

Denis Zammit expose ses peintures et formes qui se parlent entre elles, au cœur du beau village perché de Blauvac.« Tenter, entre chaos et équilibre, de peindre un fil subtil où la poésie de la nature nous ramène à l’existence, c’est-à-dire en nous et dans le monde. »

La transformation de la matière
«L’expérience du vivant passe par la matière et sa transformation, relate Denis Zammit. Matière réelle, observée ou bien celle recréée entre conscient et inconscient. C’est dans cet espace particulier que je tente de retrouver cette expérience. Ici même où, dès l’enfance, les premières graines de l’observation et de l’émerveillement ont germées. C’est là, dans cet espace intime que se trouve le terreau de mes créations. Dans l’émerveillement de la nature et de sa création.»

«Ce rapport à la Terre,
cette planète qui nous porte à plus de cent mille kilomètres heure autour du soleil. Cette Terre faite de poussières d’étoiles qui se sont agglomérées durant des millions d’années, et dont nous sommes aussi issus. Le temps d’un regard, y entrevoir des parcelles de ce monde, fragmentation du temps et de l’espace, comme un arrêt sur image.»

«Le langage
y est lignes, formes et couleurs. Quelques éléments par lesquels il serait peut-être possible de se rapprocher de cette matrice, entre chaos et équilibre, infiniment grand et infiniment petit. Ce fil ténu où la poésie de la nature, de notre environnement nous ramène à l’être. Cet état ni statique, ni immuable où la transformation est loi universelle. L’extérieur et l’intérieur se rejoignent le temps d’une discussion intime qui n’appartient qu’à celui ou celle qui s’y engage.»

«Dans toutes mes peintures les médiums utilisés sont le brou de noix, l’encre, la cire, les pigments liant acrylique et liant huile, la cendre et le papier. L’intérêt de ces médiums réside dans leur capacité d’interaction, de mélange, de dispersion et d’effacement. Le brou de noix, l’encre, la cire, la cendre, le papier, les pigments liant huile et liant acrylique sont les médiums que j’utilise principalement et dont j’aime leur propriété et capacité d’interaction.»  Denis Zammit, 53 ans, travaille et vit à Blauvac.

Les infos pratiques
Exposition ‘Reflets’ ouverte du jeudi au dimanche de 10h à 12h et de 15h30 à19h. Entrée libre. Jusqu’au 11 septembre. 127, rue Centrale à Blauvac. www.denis-zammit.com
MH

DR Denis Zammit dans son atelier

CCI de Vaucluse, le commerce local célèbre ses audacieux

L’Association des maires de Vaucluse (AMV) vient d’élire son nouveau président, ou plutôt ses nouveaux présidents. Le scrutin s’est déroulé à la salle de l’Arbousière à Châteauneuf-de-Gadagne où les édiles du département ont donc désigné leurs représentants ainsi que le conseil d’administration de cette structure fédérée au sein de l’Association des maires de France (AMF).

A cette occasion, le duo Jean-François Lovisolo, maire de La Tour-d’Aigues, et Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue a été élu par 119 voix sur les 122 électeurs présents (3 votes blancs). Une élection sans grand suspense puisqu’il n’y avait que cette double candidature en lice. Si la mise en place d’une ‘doublette’ à la présidence de l’AMV n’est pas inédite, ce scrutin officialise cependant pour la première fois le principe d’une co-présidence partagée. En effet, lors de la précédente élection en 2014 afin de désigner le successeur de Jean-Pierre Lambertin, maire sortant de Lapalud, le socialiste Jean-François Lovisolo, l’avait emporté d’une très courte tête devant son opposant de droite, Pierre Gonzalvez. Considérant que l’AMV est avant tout un outil apolitique au service des élus du territoire, le maire de La Tour-d’Aigues a alors immédiatement proposé à son concurrent malheureux le principe d’une co-présidence aussitôt acceptée par son rival.

 «Continuer à œuvrer pour l’intérêt général.»

« Nous nous sommes rendus compte qu’aller au-delà des clivages politiques a permis de faire avancer les dossiers et les projets de l’AMV et de ses élus, reconnaît Jean-François Lovisolo. Cette dynamique, nous voulons l’amplifier car nous voulons continuer à œuvrer pour l’intérêt général. » Durant ces 6 dernières années, cette nouvelle direction bicéphale, un maire de chaque bord politique avec l’un, représentant les petites communes, et l’autre, les villes plus importantes, semble en tout cas avoir convaincu leurs homologues vauclusiens. Il restait toutefois à formaliser, pour la première fois, cette bi-présidence par un vote qui, pour l’occasion, s’est transformé en plébiscite. Dans la foulée, l’assemblée des maires de Vaucluse a ensuite aussi désigné à l’unanimité les 34 membres de son conseil d’administration*. « Nous n’avons voulu écarter personne car toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Nous avons donc pris tout le monde, puisque les statuts le permettent, afin de conserver cette vision œcuménique, précise Pierre Gonzalvez. Comme cela, tous ces élus pourront participer à nos travaux. » Le nouveau conseil d’administration se réunira à la rentrée pour élire le bureau de l’AMV et procéder ensuite à la répartition des membres dans les différentes commissions thématiques.

«Un mandat bénévole pour faire face à la solitude des maires.»

« Notre mission est de plus en plus difficile : contraintes budgétaires, transferts de compétences aux intercommunalités, évolution permanente du contexte législatif réglementaire, multiplication des normes, responsabilité des élus…, expliquent les deux présidents dont le mandat est bénévole. C’est pour cela, plus que jamais sans doute, que l’association des maires démontre son utilité en partageant les préoccupations quotidiennes, et en tentant de faire évoluer les pratiques, parfois trop rigoureuses de l’administration de l’Etat, et de proposer l’évolution de la législation via nos parlementaires. Quand on est élu, on est parfois seul. C’est à ce moment-là qu’il est utile de pouvoir s’appuyer sur les équipes de l’AMV.

 «Le retour de Bollène.»

Cette AG a été aussi marquée par le retour de Bollène au sein de l’AMV. En effet, si le département compte 151 communes, l’Association des maires de Vaucluse ne dénombrait jusqu’alors que 148 membres – les villes d’Orange et de Bollène, tenues par les époux Bompard de la Ligue du Sud, et celle du Pontet, dirigée par le RN (Rassemblement national) Joris Hébrard ne souhaitant pas être membre. Cependant, la défaite de Marie-Claude Bompard dans le Haut-Vaucluse a changé la donne. « Nous avons voulu rompre cet isolement, explique Anthony Zilio, nouveau maire de Bollène et aussi président de la communauté de communes Rhône Lez Provence depuis 2014. Il nous a semblé qu’il y avait de bonne chose à prendre auprès de tous les élus et que nous avions tout intérêt à échanger un maximum avec nos homologues. » En contrepoint, le basculement de Morières-lès-Avignon vers le RN pourrait entraîner le départ de la commune de l’AMV même si, à ce jour, la municipalité n’a pas pris position sur le sujet.

Dirigée par Muriel Bassemon, l’AMV vient de déménager ses locaux du centre-ville d’Avignon à l’immeuble le Saphir à Sorgues. La structure propose aide et assistance à ses membres. Elle fournit également des conseils juridiques aux maires afin de faciliter leurs démarches. Elle met aussi en place des réunions régulières sur des thèmes quotidiens aux maires (code des marchés publics, intercommunalité, TP…). Depuis 2016, elle a, entre-autre, signé une charte avec les acteurs du logement social en Vaucluse, organisé des visites de communes afin d’y aborder les problématiques spécifiques, instauré un outil de dialogue avec les représentants du monde agricole sur les questions des permis d’élevage abusif, signé une convention sur le renforcement de l’école rurale, soutenu la création d’une association des communes forestières de Vaucluse et même initié un concours de pétanque des élus.

 

*Les membres du conseil d’administration de l’AMV : Michel Terrisse (maire d’Althen-des-Paluds), Siegfried Bielle (Aubignan), Michel Partage (La Bastidonne), Max Raspail (Blauvac), Anthony Zilio (Bollène), Pascal Ragot (Bonnieux), Geneviève Jean (Cabrières d’Aigues), Delphine Cresp (Cabrières d’Avignon), Christophe Reynier-Duval (Caderousse), Roger Rossin (Cairanne), Nicolas Paget (Courthézon), Guy Moureau (Entraigues-sur-la-Sorgue), Patricia Philip (Fontaine-de-Vaucluse), Louis Biscarrat (Jonquières), André Rousset (Lauris), Pierre Gonzalvez (L’Isle-sur-la-Sorgue), Gérard Borgo (Loriol-du-Comtat), Frédéric Tenon (Mondragon),  Christian Gros (Monteux),  Louis Driey (Piolenc),  Sandrine Raymond (Saint-Pierre-de-Vassols),  Laurence Chabaud-Geva (Saumane-de-Vaucluse), Gilles Vève (Saint-Didier), Thierry Thibaud (Savoillans),  Julien Merle (Sérignan-du-Comtat), Jean-François Lovisolo (La Tour-d’Aigues), Christine Lanthelme (Uchaux), Jean-François Périlhou (Vaison-la-Romaine), Patrick Adrien (Valréas), Joël Bouffies (Villedieu), Frédéric Rouet (Villes-sur-Auzon), Corinne Testud-Robert (Visan) et Gilles Ripert (président de la communauté de communes du pays d’Apt Luberon – CCPAL).


CCI de Vaucluse, le commerce local célèbre ses audacieux

Pierre Nicolas est journaliste, photographe et vidéaste. Particulièrement attiré par l’économie et la politique, il met en avant les initiatives originales d’hommes et de femmes œuvrant à ranimer et à développer des territoires ruraux autrefois abandonnés. Au fil de rendez-vous sur une, voire plusieurs années, le documentariste capte et met en scène les témoignages de ces expériences nées de l’esprit d’entreprise, de l’innovation et de la recherche de nouveaux modèles économiques et culturels.

Je suis un passeur

« Je suis, avant tout, journaliste. J’écris tout autant avec l’encre que la lumière. Pour exercer mon métier j’ai créé ‘Instants fugitifs’, une maison de production fondée sur le désir de parler des êtres humains qui font, à chaque instant, le monde, qu’ils soient puissants ou misérables, chacun enrichissant le monde de sa participation au présent, malgré sa complexité, ses paradoxes, ses forces et faiblesses et toujours avec, en ligne de mire, l’ambition de faire. Cette maison de production me permet de vendre les sujets que je réalise avec des chaînes telles que France 5 et Arte. Instants fugitifs est aussi une maison d’édition qui m’a permis d’éditer mon 4e livre après celui sur Jean-Marc Brunet, ‘Fractures’ un peintre contemporain travaillant beaucoup avec des poètes comme Jean Orizet, Bernard Noël, Michel Butor, Fernado Arrabal…, puis un 2e livre Dolce vita, ‘Demain est juste un autre jour’, et le dernier édité : ‘Ailleurs si j’y suis’, recueil de 42 textes poétiques.

Ce que j’aime ? Raconter des histoires d’entreprises, de personnes… L’année dernière j’ai même publié une biographie sur Max Raspail, le maire de Blauvac, mon village. Je relate également des histoire d’entreprises où le destin des hommes s’entremêle. Je travaille actuellement sur 4 documentaires. L’un a pour sujet un petit village des Alpes-de-Haute-Provence. Auzet comptait 33 habitants en 1989, aujourd’hui ils sont 98. Certains d’entre eux ont créé 5 entreprises avec 24 emplois à la clef grâce, en partie, au dispositif des Ateliers relais, mis en place par le Conseil régional. Mon 2e documentaire revient à mes premières amours avec les liens qui se sont noués entre peintres et poètes avec les regards et les témoignages de l’écrivain-voyageur Jean Orizet (de l’Académie française, fondateur des éditions du Cherche- midi), Bernard Noël (poète écrivain) et Jean-Clarence Lambert qui est l’historien du groupe Cobra (locomotive du surréalisme). Le sujet ? Montrer le travail des artistes. Mon 3e documentaire ‘La start-up est dans le pré’ traite des petites entreprises en milieu rural qui ont un taux de réussite étonnant. Le 4e documentaire évoque la vallée de Bès qui se situe de la source du Bès (Seyne-les-Alpes) jusqu’à sa confluence avec la Bléone (Digne-les-Bains). Ce territoire est riche d’un patrimoine géologique à valeur internationale qui témoigne de 300 millions d’années de l’histoire de notre planète. Il y sera question de la tectonique des plaques et de la vie des 4 petits hameaux autour d’un unique hôtel. »

www.instantsfugitifs.com

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