12 juin 2026 |

Ecrit par le 12 juin 2026

Les élus du territoire Luberon-Lure face au changement climatique

Au début du mois de décembre, les élus du territoire Luberon-Lure se sont donnés rendez-vous à Bonnieux pour assister à un séminaire sur le thème ‘Changement climatique : comment l’atténuer, comment adapter mon territoire ? Des solutions existent !’

Organisé par le Parc naturel régional du Luberon et le Réseau des Parcs naturels régionaux de Paca, cet événement avait plusieurs objectifs : apporter une meilleure connaissance de l’impact du changement climatique localement, donner des clés et des outils aux élus du territoire afin de mieux anticiper, atténuer et s’adapter aux conséquences du changement climatique par des actions identifiables et reproductibles.

La journée s’est divisée en deux parties. La matinée a été rythmée par plusieurs présentations sur la notion de changement climatique, pour connaître les solutions d’atténuation et d’adaptation, et les solutions fondées sur la nature. L’après-midi, quant à lui, a laissé place aux échanges et aux visites du projet de chaufferie biomasse et de réseau de chaleur pour les bâtiments communaux, et de la cour d’école de Bonnieux qui a été désimperméabilisée et végétalisée.

Plusieurs thèmes ont été abordés tels que l’érosion de la biodiversité, les principes de l’aménagement durable, la sobriété foncière, ou encore la gestion de l’eau. Cette journée a été possible grâce au soutien de la Région Sud et de la commune de Bonnieux, et la participation active du Groupe régional d’experts sur le climat (GREC-SUD), de l’Agence régionale pour la Biodiversité et l’Environnement (ARBE) et de l’Office Français de la Biodiversité (OFB).

Pour en savoir plus sur les présentations et les intervenants, cliquez ici.

V.A.


Les élus du territoire Luberon-Lure face au changement climatique

Denis Brihat, le maître de l’argentique, le poète de la nature propose de retrouver une partie de son travail dans ‘Les métamorphoses de l’argentique’, nouvelle édition. Les photographies et les textes sont du grand photographe, j’ai hésité à dire peintre tant ses œuvres sont exquises. L’ouvrage, qui présente 120 tableaux photographiques de la fin des années 1960, dont chacun a nécessité entre une et plusieurs semaines de travail, est à commander ici.

Le courage d’une autre vie
Denis Brihat fut très tôt repéré par de grandes agences parisiennes de photographes –Rapho- tourna le dos à la presse –il ne voyait pas d’intérêt à photographier les rouleaux des manuscrits de la Mer morte- , arpentant sans-le-sou la Provence. L’artiste qui préférait révéler les miracles de la nature au sensationnel se tailla une solide réputation internationale, alors que paradoxalement il vécu toute sa vie et en toute simplicité dans un minuscule village du Luberon.

Quelque part à Bonnieux
Et la consécration vint très vit  avec des œuvres recherchées dans le monde entier et exposées dans les plus grands musées tels Le Musée des Arts décoratifs de Paris (1965) et au MoMa de New-York (1967). Ses amis comme Doisneau et Cartier-Bresson viennent même le visiter, curieux de comprendre sa façon de vivre, parce qu’à Paris on parle de lui comme d’une curiosité. Il a tourné le dos à un avenir tout tracé pour fureter en vélomoteur dans les petits villages provençaux et continue de fournir en images bucoliques l’agence, et contribue à nourrir la légende aux antipodes de la vie parisienne.

François Cance président d’Artothèque et ami de toujours, Denis et Solange Brihat dans l’atelier de Bonnieux Copyright Mireille Hurlin

Sous la lumière rouge, une pointe de couleur signe ses œuvres
Alors que Kodak sort des couleurs criardes –on dirait Pop aujourd’hui-, Denis Brihat explore les virages au chlorure d’or pour une couleur orangée à pourpre ; au Sulfocyanure d’ammonium, de l’acide tartrique et du chlorure de sodium pour le bleu allant jusqu’au vert ; au sélénium pour les tonalités violacée à jaune- et du sulfate de cuivre pour aller du brun chaud au rouge clair. Le chlorure d’argent, en grignotant la gélatine fait scintiller un cerisier au milieu d’un verger et cela a quelque chose de magique. Le peintre photographe créé patiemment méthodes et palettes.

Il enseigne ses trouvailles
On vient de très loin pour ses master-class, mêmes si elles ne portaient pas ce nom à l’époque. Comble du bonheur ses clichés et couleurs, classiques, indémodables, sensuels et impertinents résistent au temps comme une valeur sûre. Le maître a cessé d’opérer au labo en 2012. Il continue de vivre à Bonnieux et reste émerveillé par son potager où ses muses continuent de frôler sa silhouette un peu courbée et caressent la barbe blanche de l’enfant terrible qui ne voulut pas faire les grandes écoles comme l’enjoignaient ses parents.
«Je me suis trouvé en faisant de la photographie, c’est elle qui m’a sauvée.» le petit parigot n’a jamais regretté la capitale où il avait grandi et s’est constitué un solide réseau d’amis sur les terres arides du Luberon. L’homme qui se plongeait dans la tendre écriture de Pagnol et Giono a construit sa vie comme il l’entendait, entre poésie et humanisme.

Oignon Copyrigh Denis Brihat

Les infos pratiques
Les métamorphoses de l’argentique’, nouvelle monographie de Denis Brihat, maître français de l’expérimentation argentique. Nouvelle édition enrichie de la traduction en anglais des notes de Denis Brihat.

Cet ouvrage met en lumière, à travers plus de 120 photographies réalisées depuis la fin des années 1960, la démarche de ce grand artiste, indissociable de ses choix de vie. Il permet une immersion dans un univers de recherches qui, année après année, création après création, donne à Denis Brihat une place rare dans l’histoire de la photographie. Les textes qui les accompagnent, issus de la retranscription d’enregistrements d’entretiens inédits avec le photographe, révèlent des connaissances exceptionnelles, à la valeur patrimoniale inestimable.

Précédents articles ‘Rencontre avec Denis Brihat’ et ‘nature intime’.

Solange et Denis Brihat, devant le plaqueminier de leur jardin à Bonnieux Copyright Mireille Hurlin

Les élus du territoire Luberon-Lure face au changement climatique

Premier rendez-vous de l’année pour l’Artothèque à Bonnieux samedi 8 Janvier 2022 à 10h à la maison du livre et de la Culture (MLEC) de Bonnieux.

A l’origine de la création de Pablo (Pour l’art à Bonnieux et dans le Luberon et la promotion des œuvres artistiques), il y a l’idée de proposer une vie artistique dans le village toute l’année hors de la saison touristique. L’Artothèque de Bonnieux à vocation à diffuser et faire connaitre l’art contemporain d’une façon originale en prêtant des œuvres pour une durée de 2 mois maximum. L’Artothèque s’appuie sur la manifestation de l’Art Secret pour présenter des artistes et collecter des œuvres.

Dans le détail
La collection de Bonnieux aura un axe de développement basé essentiellement sur les parcours de la manifestation de l’art secret et sur les dons des particuliers si ceux-ci rentrent dans la logique de la collection. Les artothèques mettent au cœur de leur mode de fonctionnement l’expérience de l’œuvre. Étant donné leur souplesse naturelle de fonctionnement (petite équipe et nomadisme des œuvres pensé comme structurant), les artothèques sont mobiles et réactives aux demandes et aux projets, elles n’imposent pas de programme. Elles développent ainsi une intelligence particulière dans le partenariat, une certaine porosité entre les différents types d’action : expositions, rencontres avec des artistes, résidences, atelier du regard ou de pratique plastiques, qui restent des moyens pour une médiation et non une fin.

Association Pablo , Chemin des cabanes 84480 Bonnieux. contact@pablo-bonnieux.fr
L’Artothèque de Bonnieux sera ouverte une soirée tous les deux mois de 18h à 20h pour le prêt et la restitution des œuvres dans les locaux de la MLEC. Œuvres mises à la location ici.
MH


Les élus du territoire Luberon-Lure face au changement climatique

Le Conseil départemental de Vaucluse a débuté les travaux de réfection de la RD 943 au niveau de la Combe de Lourmarin, particulièrement sur les communes de Lourmarin, Bonnieux, Apt et Buoux. Ceux-ci ont débuté le 12 avril pour plus de deux mois. La route, construite il y a trente ans, et particulièrement la couche de roulement, montrent de réels signes d’usure dus à la fréquentation de la départementale avec 3 780 véhicules/jour, 5 670 en août et, à sa localisation, en fond de vallée soumise aux inondations gel et dégels.

Concrètement

De fait, 17 kilomètres seront ainsi revus, ainsi que les murets compris entre le Chemin de Lauzières, à Lourmarin et le carrefour avec la RD 943B (giratoire entrée Sud) d’Apt. Les travaux s’organisent en 4 phases.

Phase 1, depuis le 12 avril et pour trois semaines, entre Lourmarin et le carrefour avec la RD 36 : la RD 943 sera fermée à la circulation. Il sera impossible de circuler entre Lourmarin et Bonnieux pendant toute cette phase. L’ensemble de la circulation sera dévié par Cavaillon (via les RD 900, RD 2 et RD 973).
Phase 2, entre le carrefour de la RD 36 et le carrefour de la RD 232 : fermeture de la RD 943 et déviation par Bonnieux (via les RD 232 et RD 36).
Phase 3, entre le carrefour de la RD 232 menant à Bonnieux et le carrefour de la RD 232 menant à Saignon : circulation alternée sur la RD 943.
Phase 4, entre le carrefour de la RD 232 menant à Saigon et le carrefour avec la RD 943B (giratoire entrée Sud) à Apt : fermeture de la RD 943 et déviation par Saignon (via les RD 232 et RD 48).
L’opération dont l’estimation du coût est de 2,8M€ est entièrement financée par le Département.

Pour les poids lourds

Fermeture de la RD 943 entre le Chemin de Lauzières et le carrefour RD 943B / RD 943, pendant toute la durée du chantier (semaine et week-end), et déviation obligatoire par Cavaillon : pour les moins de 19 tonnes : via les RD 900, RD 938 et RD 973 en Vaucluse ; pour les plus de 19 tonnes : via Orgon, Sénas, Mallemort dans les Bouches-du-Rhône.

Déviations

Compte tenu de l’étroitesse de la chaussée, les travaux nécessitent la fermeture de la route en semaine, avec mise en place de déviations la circulation sera rétablie, uniquement pour les véhicules légers, tous les week-ends ainsi que les 13 et 14 mai prochains à l’occasion du week-end de l’Ascension.

Travaux de la RD 943 Combe de Lourmarin

Tracé des travaux de la RD 943

Déviation pour les véhicules légers pendant la phase 1

Déviation lors des travaux de la phase 1, de la RD 943

Les élus du territoire Luberon-Lure face au changement climatique

La Poste agence communale de Bonnieux remplace désormais l’actuel bureau de Poste de la commune. L’établissement, situé à la Maison du livre et de la culture (rue des aires de Foulage), entend garantir à ses clients un accueil de proximité en collaborant avec la municipalité.

Cette agence communale est le lieu de proximité pour les opérations postales et financières. Les habitants de Bonnieux peuvent y acheter leurs timbres, enveloppes prêt-à-poster et emballages Colissimo. Ils ont également la possibilité de déposer leurs envois postaux y compris les recommandés et de retirer leurs objets en instance et des sommes d’argent sous certaines conditions.

La Poste et la municipalité de Bonnieux ont réfléchi ensemble à l’évolution de l’offre de services postale permettant de maintenir une présence attractive et de préserver l’accessibilité à l’ensemble des services. Les clients de La Poste agence communale de Bonnieux pourront également trouver l’ensemble des services de La Poste et de La Banque Postale à proximité à La Poste d’Apt, 105 avenue Victor Hugo.

La Poste agence communale de Bonnieux sera ouverte : lundi de 16h00 à 18h00 ; Mardi – Mercredi – Jeudi et Vendredi de 9h à 12h00 et de 16h00 à 18h00 et Samedi de 9h à 12h00. Consulter les horaires sur laposte.fr. Pour tout renseignement sur les services de La Poste : 36.31. Pour tout renseignement sur les services de La Banque Postale : 36.39


Les élus du territoire Luberon-Lure face au changement climatique

« Un village cousu d’or » avait ironisé un journal du soir sur l’implication de Pierre Cardin dans le Luberon. L’insatiable couturier, épris de culture et de patrimoine, était tombé amoureux de Lacoste quand il y a débarqué en 2000. Il y a créé un Festival avec Eve Ruggieri comme directrice artistique. Au début, il avait tous les riverains contre lui qui s’inquiétaient pour leur tranquillité, pour les risques d’incendie de forêt autour de la carrière. Il a rénové le Château du Marquis de Sade, l’ancienne gare de Bonnieux pour en faire une salle de spectacle.

« En 20 ans, il a réussi à faire venir des stars du monde entier. »

En 20 ans, il a réussi à faire venir des stars du monde entier, les cantatrices June Anderson, Renée Fleming, June Anderson, Felicity Lott, les ténors Roberto Alagna, Rolando Villazon ou Juan-Diego Flores mais aussi Ivry Gitlis, Arielle Dombasles, Véronique Sanson, le violoniste virtuose Nemanja Radulovic, le chorégraphe Angelin Preljocaj, la pianiste Martha Arherich, mais aussi Mireille Mathieu en 2019 et Andrea Bocelli, en août dernier. Chaque fois qu’un artiste arrivait, Pierre Cardin était aux petits soins, les entourait, était attentif au moindre de leurs souhaits.

Pierre Cardin a aussi bien habillé les Beatles que le duo de ‘Chapeau Melon Bottes de cuir’, il a été le premier couturier pionnier à organiser des défilés sur la Place Rouge à Moscou comme sur la Muraille de Chine. Elu à l’Académie des Beaux-Arts il y avait fait un discours d’intronisation enflammé en honneur de Jeanne Moreau, la seule femme de sa vie.

« Coup de cœur pour le Luberon. »

Ce visionnaire touche à tout a eu un coup de cœur pour le Luberon « Il me rappelle la Toscane, ses paysages, ses bastides, son ciel bleu, sa lumière » m’avait-il dit. Certains lui ont reproché d’acheter le Luberon. « Ce n’est pas moi qui achète, ce sont eux qui vendent, les paysans dont les enfants sont partis ailleurs et je suis content de leur faire plaisir pour qu’ils aient une retraite plus douce. »

En deux décennies, nombre de maçons, charpentiers, plombiers, menuisiers, tailleurs de pierres, couvreurs ont vu leurs carnets de commandes se remplir grâce à Pierre Cardin qui n’a pas lésiné sur les factures pour faire rénover à l’identique les murs de pierre sèche ou les portails en ferronnerie de bâtisses en ruines, abandonnées par des propriétaires désargentés.

A 98 ans et demi, Pierre Cardin nous a quittés après une vie de roman et un succès planétaire. C’est son neveu Rodrigo Basilicati qui est l’héritier de son empire à commencer par la direction du Festival de Lacoste.

Merci Monsieur Cardin pour tout ce que vous avez fait pour le Luberon et le Vaucluse, nous ne vous oublierons pas.


Les élus du territoire Luberon-Lure face au changement climatique

Au titre des mouvements de terrain survenus lors des intempéries fin 2019, l’arrêté interministériel du 14 septembre 2020, publié au journal officiel le 24 octobre 2020, a reconnu comme étant en état de catastrophe naturelle, la commune de Grambois.

Au titre de la sécheresse et réhydratation des sols 2019, l’arrêté interministériel du 15 septembre 2020, publié au journal officiel ce jour, 25 octobre 2020, a reconnu comme étant en état de catastrophe naturelle, les communes suivantes : Apt, Beaumes-de-Venise, Bonnieux, Buisson, Caromb, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Entrechaux, Loriol-du-Comtat, Monteux, Orange, Saignon, Saint-Marcellin-lès-Vaison et Vaison-la-Romaine.

Les personnes sinistrées disposent d’un délai de 10 jours au maximum à compter de la publication de l’arrêté au journal officiel, soit le 4 novembre 2020, pour déclarer les dégâts subis auprès de leur compagnie d’assurance.

Les arrêtés sont consultables ICI 


Les élus du territoire Luberon-Lure face au changement climatique

C’était dans les tuyaux depuis deux ans, Edouard Loubet, va quitter son établissement à la fin du mois de septembre. Auparavant, ce dernier, propriétaire du Domaine de Capelongue à Bonnieux, 2 étoiles au guide Michelin, Relais et châteaux, meilleur cuisinier de l’année 2011 au Gault & Millau, détenteur de 5 toques depuis 2012 et noté 19/20 en 2019 par ce même guide pour le Domaine de Capelongue, aura offert toute la Provence dans l’assiette.

Trois belles adresses de restauration et d’hôtellerie de luxe

Les trois belles adresses d’Edouard Loubet ce sont le restaurant gastronomique du Domaine de Capelongue à Bonnieux -2 étoiles au guide Michelin- de l’hôtellerie avec des suites, chambres, spa, piscines et à côté duquel se trouve la Bergerie, restaurant bistronomique (cuisine provençale au feu de bois) ; le Moulin de Lourmarin (ancien moulin à huile) restaurant –où il obtiendra sa 1re étoile– et hôtellerie disposant de 19 chambres et du restaurant ; ainsi que le Galinier, ancienne bastide provençale des XVIIIe et XIXe siècles proposant des appartements et chambres au cœur du village de Lourmarin vivront donc une nouvelle destinée.

Des Américains en Provence

Aux manettes ? Un grand groupe américain qui a promis de s’investir et de travailler dans la même lignée que ce grand nom de la gastronomie française et provençale. Alors qu’il va fêter ses 50 ans le 25 septembre prochain, l’homme s’offrira sans doute de nouvelles destinations qui pourraient bien conjuguer la mer en été et la montagne en hiver, ce qui ne serait pas étranger à l’ADN de ce Savoyard amoureux de la nature, cuisinier raffiné, authentique et grand botaniste. Attaché aux valeurs humaines et familiales : «Tout ce qui a été entrepris l’a été avec mon épouse Isabelle Guelpa-Veyrat», elle-même issue du métier de l’hôtellerie restauration avec le restaurant gastronomique ‘La table de Marie-Ange’ tenue par Eric Guelpa (2 toques Gault & Millau) et les chalets-hôtels (4 étoiles) de la Croix-Fry à Manigod (à côté de la Cluzaz). Une nouvelle aventure se profile donc pour la famille Loubet et leurs trois enfants dont le papa, Edouard, continuera à nous régaler dans d’autres lieux.


Les élus du territoire Luberon-Lure face au changement climatique

Le chef Edouard Loubet, deux étoiles au Guide Michelin, labellisé Relais et Château, 5 toques au Gault et Millau, accueille une exposition de photographies de Hans Silvester au domaine de Capelongue à Bonnieux jusqu’à l’automne. Les photographies mises en scène dans le parc du domaine sont accessibles à tous.

«Cette exposition a pour thème les poules d’Ethiopie, explique Hans Silvester, les paysans Bench, au nombre de 100 000, sont installés au Sud du pays travaillant la terre à plus de 2 500m d’altitude. Le seul avantage de cette région est qu’elle n’est pas touchée par les maladies tropicales du fait de l’altitude. Mais le métier y est très éprouvant car les hommes cultivent en pente et tout est fait à la main.»

‘Tout ce que j’ai à communiquer, ce que je veux transmettre l’est par mes photos.’

Les poules

«Les poules, dans cette société des hommes, jouent un rôle essentiel car elles se nourrissent des insectes comme les scorpions et les araignées, protégeant les habitants, les nourrissant de leurs œufs et de leur chair. Leurs habits européens proviennent la plupart du temps de Californie. Ils ne sont pas miséreux parce qu’ils vivent à la campagne et peuvent subvenir à leurs besoins, mais ce restent des paysans très pauvres. Ils n’ont pas choisi cette vie car la ville se situe trop loin et la rallier coûterait trop cher, même pour y vendre leurs marchandises. Ils ne peuvent pas non plus cultiver des terres plus fertiles car elles sont déjà occupées. Les enfants ont peu accès à l’école car les dialectes sont nombreux -56 langues officielles, 200 dialectes, les Bench ne parlent pas la langue officielle- et les écoles, lorsqu’elles existent, sont surchargées. L’Ethiopie accueille 110 millions d’habitants dont plus de 90% sont agriculteurs. Pourquoi prendre ces photos ? Parce que la photo est le seul témoignage qui restera car tout disparait ou se transforme.»

S’approcher

«Comment j’approche ces peuples ? En investissant beaucoup de temps. En faisant mes propres recherches car il n’y a pas de guides pour vous amener là, ni de traducteur. Je ne photographie pas tout de suite. Je m’approche lentement, me fais accepter, laisse les gens me découvrir ainsi que mon appareil photo. Le temps consacré aux autres est politesse. Je repars puis je reviens un mois ou un an après. Les gens se sentent concernés lorsque vous leur accordez de votre temps et deviennent plus ouverts puis contents que vous vous adressiez à leur culture. Ils sont touchés par votre intérêt. J’attends qu’ils viennent vers moi, je souris, je fais des gestes. Puis ils deviennent curieux, veulent voir l’appareil photo. L’échange petit à petit se fait.»

‘Oui… Je suis un peu un photographe anthropologue’

Leurs savoir-faire

«Les maisons sont construites avec un mélange de paille et de terre et les sièges façonnés sont très confortables. Les femmes décorent leur habitat avec de la peinture qu’elles créent à partir de pigments naturels extraits de différentes couches de la terre, entrant les unes et les autres en compétition, chaque année, au moment du printemps, après les pluies tropicales.»

Reportages du monde

«J’ai beaucoup voyagé et lorsque j’ai atteint la Vallée de l’Omo, j’ai eu un choc car c’est un peu le berceau de l’humanité. La fameuse ‘Lucie’ provenait d’un endroit proche de celui-ci. L’histoire de l’homme a commencé là. En 2002, date à laquelle j’ai réalisé le reportage de ces femmes et hommes aux modes de vie ancestraux, ils n’étaient pas ou très peu touchés par notre civilisation et cela m’a passionné.»

‘j’ai fait partie des premiers lanceurs d’alerte pour l’eau, l’environnement, l’élevage intensif’

Pourquoi ai-je fait cela ?

«Pourquoi avoir choisi la poule ? Parce que les choses simples sont les plus importantes. Avant les poules étaient partout. Avant le cochon, les vaches, chacun avait un nom…Maintenant… ce sont des usines d’élevages intensifs qui sont de vraies bombes à retardement, de fabrique à virus. Après il faut choisir. Quel prix est-on prêt à payer sa viande ? Quand vous achetez peu cher vous faites le choix de l’élevage intensif et tout ce que cela sous-entend… c’est-à-dire la folie totale. Les gens sont maîtres de leur avenir avec leur carte de crédit. Ce sont eux qui choisissent. Le secret d’Edouard ? C’est la qualité. Il cuisine une viande que l’on ne trouve plus dans le commerce. Il recherche ses propres fournisseurs, connaît toutes les plantes, fleurs…»

Edouard et Isabelle Loubet

Sensibles au travail des artistes contemporains Edouard et Isabelle Loubet ouvrent les portes de leur établissement régulièrement à l’occasion du Printemps des arts mettant à l’honneur peintres, sculpteurs, photographes… Un Printemps des arts cette année chahuté par l’entrée inopportune de la Covid-19 dans nos vies. Edouard Loubet et son épouse Isabelle, sont à la tête du restaurant éponyme, de la Bergerie et de l’hôtel La Bastide de Capelongue.

Domaine de Capelongue. Plateau des Claparèdes, chemin des cabanes à Bonnieux. 04 90 75 89 78. Caplongue.com

 

 

Hans Silvester

Hans Silvester est un photographe allemand indépendant et militant écologiste. Il est né à Lörrach, en Allemagne en 1938. Il prend ses premiers clichés avec le premier appareil photo que lui offrent ses parents pour l’anniversaire de ses 14 ans. Jeune diplômé, il parcourt l’Europe, tombe amoureux de la Camargue et demande à Jean Giono, qu’il affectionne, de légender de ses textes son premier reportage sur cette région naturelle en bord de Méditerranée. Tout en s’installant à Lioux, en 1962, il continuera toute sa vie de parcourir le monde en Amérique du Sud, Amérique centrale, aux Etats-Unis, au Japon, au Portugal, en Egypte, en Tunisie, en Hongrie, au Pérou, en Italie, en Espagne, témoignant de ce qu’il voit. Il inaugure en 1977 le 1er magazine de Géo en y écrivant des chroniques et continue d’y collaborer régulièrement. Humaniste, curieux de la vie et de la nature il photographie les peuples vivant dans des lieux reculés de la Vallée de l’Omo. Il pose un regard tendre et attentif sur les animaux : pigeons, chevaux de Camargue, oiseaux, chats, chiens figurent dans ses ouvrages les plus lus. La poésie se niche dans les moments de pétanque, au gré des épouvantails rencontrés, des cerfs-volants suspendus qui trouvent également leur public. Hans Silvester continue de mener des enquêtes sur la déforestation en Amazonie, photographie les parcs naturels d’Europe, réalise un reportage sur la rivière du Calavon qu’il titre ‘La rivière assassinée’. Il explique photographier pour témoigner de ce qu’il voit et qui ne sera plus jamais comme avant car tout, sans cesse, se transforme. Il organise de nombreuses expositions, en galeries et à ciel ouvert, créant des cheminements artistiques dans des parcs et domaines ouverts au public.

https://www.echodumardi.com/tag/bonnieux/page/4/   1/1