29 janvier 2026 |

Ecrit par le 29 janvier 2026

Comment se passe la rentrée en Vaucluse?

Le saviez-vous ? 30 000 collégiens ont fait leur rentrée ce jeudi 1er septembre dans 41 collèges publics et 13 privés dont 5 900 entreront en sixième. 24 000 iront en collèges et 6 000 dans des établissements privés. Face à eux ? 2 197 enseignants missionnés à transmettre leurs savoirs. 8 000 PC seront attribués cette année aux 6e tandis que 14 000 l’avaient été en 2021. 1,6M€ a été dévolu aux 187 projets initiés par les collégiens. Plus de 13M€ seront dédiés au fonctionnement des collèges. Et pour bien accueillir ces citoyens de demain, le Département de Vaucluse mise sur la réhabilitation des établissements pour un meilleur confort thermique, plus de sobriété énergétique, plus d’espace, un accueil optimisé et des circulations facilitées dans les locaux. Pour cela le Département et l’État mettent plus de 31,5M€ sur la table.

« Pour la première fois depuis deux ans, la situation sanitaire n’aura pas marqué la rentrée scolaire. Aujourd’hui 30 000 collégiens retrouvent les bancs de l’école dans des conditions normales, a annoncé Dominique Santoni, Présidente du Conseil départemental de Vaucluse, dans 41 collèges publics et 13 privés. Elle poursuit : Aux côtés des questions sociales et de l’entretien des routes, les collèges constituent l’une des principales compétences du Département. Pour l’année 2022, nous consacrons d’ailleurs une enveloppe de plus de 13M€ au fonctionnement des collèges. S’ajoutent à cela les investissements aussi bien en matière d’équipements informatiques que de réhabilitation de bâtiments.»

Distribution de 8 000 PC
«Nous distribuons, cette année, 8 000 PC portables hybrides aux collégiens de 6e ainsi qu’aux élèves des classes dites UPE2A (classes réservées aux élèves allophones –parlant une autre langue maternelle que le français). Les ordinateurs sont équipés d’un logiciel de contrôle parental afin de sécuriser la navigation Internet à domicile. Ces ordinateurs visent à garantir à tous les élèves d’égales conditions d’accès à l’apprentissage, un des piliers de notre politique consacrée aux collèges,» a précisé Dominique Santoni.

Un logiciel de restauration scolaire
L’ensemble des chefs de cuisine ont été équipés de tablettes permettant d’améliorer la traçabilité des produits et le suivi des températures. Par ailleurs, des économies d’échelle seront réalisées via le marché d’achat des denrées alimentaires.

En robe foncée Véronique Arnaud Deloy, maire d’Apt ; Dominique Santoni (en bleu) présidente du Département et Claudie François-Gallin Directrice académique des services de l’Éducation nationale (Dasen)

La rentrée en chiffres
Plus de 13,3M€ c’est le budget de fonctionnement consacré aux collèges du département. Pus précisément : 13 320 740€. Le Vaucluse accueille 24 000 collégiens dont 5 900 font leur entrée en 6e tandis que 6 000 autres auront intégré un collège privé. Ils auront face à eux 2 197 enseignants missionnés dans le public comme dans le privé. Pour les accompagner 370 agents techniques seront à l’œuvre.Tous seront accueillis dans les 41 collèges publics et 13 collèges privés.

Les missions du Département ?
La sectorisation, la gestion des bâtiments, du mobilier, du matériel informatique, le transport des élèves en situation de handicap, la gestion des agents en charge de l’accueil, de l’entretien, de la restauration scolaire, de la maintenance, du développement d’actions éducatives et de soutien des projets.

187 projets de collégiens réalisés entre 2019 et 2021
1,6M€, dans le cadre du budget participatif, ont été dévolus à 187 projets réalisés ou en cours proposés par les collégiens, issus de 54 établissements.  Le collège Viala à Avignon a ainsi accueilli un piano ; A Jean Brunet à Avignon les élèves ont créé des ilots de fraicheurs végétalisés dans la cour de récréation et acquis du matériel de sport.

Le collège Pays-de-Sorgues au Thor à fait l’acquisition de casques et matériel d’entretien pour les vélos de la classe Ulis (Unités localisées d’inclusion scolaire pour la scolarisation d’enfants en situation de handicap).

Des ordinateurs au collège pour l’égalité des chances et réduire la fracture numérique

Les projets à venir des collégiens ?
Les élèves du Collège Le Luberon à Cadenet ont opté pour la réalisation d’un espace Zen. Ce sera un jardin pédagogique et une ruche connectée pour le collège Jean Garcin de l’Isle-sur-la-Sorgue, un atelier Mangas pour le collège Voltaire de Sorgues et une classe trottinettes au collège Anselme Mathieu à Avignon.

Déploiement du numérique pour les collèges
Le déploiement du numérique à destination des collèges est devenu depuis 2013 –Loi Peillon- l’une des missions principales du Département. Cela a commencé avec l’installation de bornes Wifi suivie par le prêt d’ordinateurs portables, devenu essentiel depuis la pandémie de covid-19. 14 000 ordinateurs ont ainsi été délivrés aux adolescents de 6e en 2021. La distribution des PC portables se fera du 12 septembre au 18 novembre. En cause ? La pénurie, à l’échelle mondiale, de composants électroniques. D’ici 2 ans, tous les niveaux d’enseignement seront équipés, les ordinateurs étant remis à chaque rentrée aux nouveaux collégiens.

L’entretien des collèges

Le collège du Pays-des-Sorgues au Thor

Il a notamment concerné le collège du Pays-des-Sorgues au Thor qui accueille 600 élèves en provenance du Thor et de Châteauneuf-de-Gadagne. Les travaux ont concerné la réfection de la toiture et des façades ainsi que le remodelage des espaces intérieurs. Une extension de 1 118m2 a permis de loger la nouvelle demi-pension et deux nouveaux parvis ont été créés. L’un concerne l’accès à un nouveau local à deux-roues et l’autre l’accès à la salle polyvalente, au hall d’accueil et à la cour de récréation. Le chantier s’est élevé à 6,5M€ financés par le Département de Vaucluse et une participation de 30% de l’État, soit 1,3M€ au titre de la dotation de soutien à l’investissement départemental (DSID).

La restructuration partielle du collège Voltaire, à Sorgues
La collège, construit en 1964 -58 ans- a connu une importante dégradation de ses façades. Afin d’assurer la continuité pédagogique, le phasage des travaux a démarré en 2020 pour prendre fin en février prochain. Ceux-ci sont intervenus dans la  restructuration des deux bâtiments et la rénovation partielle d’un 3e. L’opération se monte à 5,2M€ dont 1,28 émanant de l’État.

Le collège Voltaire à Sorgues

Le collège Saint-Exupéry à Bédarrides
Il accueille 500 élèves et les travaux entamés en juillet dernier devraient se poursuivre sur deux ans. L’effort est là porté sur le confort thermique et l’étanchéité. Au programme : la rénovation du bâtiment principal avec la réalisation d’un pôle sciences et technologies, l’entrée principale et les espaces d’accueil, le préau, le stationnement extérieur et de nouveaux sanitaires. Les travaux s’élèvent à 6,6M€ avec une participation de l’État de 1,5M€ pour le volet thermique.

Collège Lou Vignarès à Vedène
Le Collège Lou Vignarès accueille 750 élèves. Alors pour gagner du temps un collège provisoire sera installé sur le site permettant les premiers travaux été 2023 dans les locaux ainsi libérés. Au programme ? Un collège économe en énergie et aussi une réorganisation des circulations, la création d’un hall d’accueil, une salle polyvalente, un foyer des élèves et une salle informatique. Le coût de la réhabilitation ? 12,24M€ dont 535 000€ financés par l’État.

Le collège Victor Schoelcher à Sainte-Cécile-Les-Vignes
L’établissement verra sa toiture totalement revue sur… 4 400m2, ainsi que l’isolation et l’étanchéité. Début des travaux cet automne pour une facture de 700 000€.

Collège Marcel Pagnol à Pertuis
L’établissement accueillera bientôt un préau de 350m2 pour lesquelles les fondations sont déjà terminées et la structure métallique posée pour un montant des travaux estimé à 350 000€.

Le collège Pays-de-Sorgues au Thor

Pose de mini-centrales photovoltaïques sur le toit des établissements
Huit collèges de Vaucluse arborent des panneaux photovoltaïques sur leur toit. Il s’agit d’Albert Camus à La Tour d’Aigues, d’André Malraux à Mazan, de Vallée du Calavon à Cabrières-d’Avignon, de Clovis Hugues et Rosa Parks à Cavaillon, de Marie Mauron et Marcel Pagnol à Pertuis ainsi que du collège Pays-des-Sorgues, au Thor.

Dans le futur ?
Le département a diligenté des experts pour identifier de nouveaux sites et accroître la production d’électricité verte. Dès maintenant ces panneaux produisent l’équivalent de la consommation annuelle de 500 foyers ce qui représente une économie de 102 tonnes de CO2 et couvrent une surface de 8 860m2.

Les actions culturelles et civiques
Le Département finance à hauteur de 200 000€ des actions culturelles et civiques dont des ateliers d’écriture avec ‘Tous à la page’ qui invite les collégiens à découvrir les plaisirs de l’écriture et de la lecture grâce à l’accompagnement d’associations avignonnaises. ‘Danse au collège’ créé le lien entre professeurs et élèves semi-professionnels du Conservatoire à rayonnement régional du Grand Avignon et permet aux adolescents d’assister à un spectacle. Mardi 7 et jeudi 9 février 2023 à l’Auditorium Jean Moulin au Thor.

Collège au concert
Il est question, là, de vivre l’expérience du concert symphonique donné par l’Orchestre régional Avignon Provence et d’échanger avec les professionnels. Les élèves découvriront le concert symphonique mêlé de Beatbox, le traitement numérique, la rythmique et les modes de jeu. Les dates prévues ? Les 6 et 7 avril 2023 à l’Auditorium du Thor.

Claudie François-Gallin (Dasen) et Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse

Pop the Opéra ?
C’est la méga-chorale des collégiens qui se produit chaque année pour annoncer le printemps et surtout s’essayer à l’art lyrique. Ça se passera samedi 6 mai 2023 à l’auditorium Jean Moulin du Thor.

Escapades collégiennes
C’est en fait un appel à projet lancé par le Département en juin dernier et dévolu aux 13 établissements du Réseau d’éducation prioritaire du Vaucluse. Les thématiques ? Être un collégien ‘bien dans sa peau’, ‘bien avec les autres’ et ‘bien dans son environnement’. Dans ce cadre les élèves pourront mettre en place des actions pour la prévention et la lutte contre toutes les formes de harcèlement, les addictions, l’homophobie et la mise en avant du vivre ensemble et de l’égalité des chances. Une enveloppe de 50 000€ est prévue pour ces initiatives.

Le campus sécurité routière
le Département investit 36 000€ pour l’opération ‘Campus sécurité routière’ dans les collèges. Ces journées de sensibilisation existent depuis 1996 et promeuvent les règles de bonne conduite. En 24 ans 119 000 jeunes ont pu y assister et se mettre à la place du piéton, du cycliste, du motocycliste et se projeter en tant que futur conducteur. 5 658 collégiens ont ainsi assisté au campus sécurité routière l’année dernière.

Le transport scolaire des élèves et étudiants en situation de handicap
Le Département apporte une assistance au transport pour ces élèves et leur famille, depuis la maternelle jusqu’à l’université pour une enveloppe de 2,4M€. La structure prend en charge financièrement les déplacements de la personne handicapée et de ses accompagnants dans le cadre des transports en commun et les frais kilométriques si la personne se déplace dans un véhicule personnel. Également le Département organise des circuits de transport, en regroupant les élèves depuis le domicile de chacun vers leurs établissements scolaires. Chaque année 570 élèves et étudiants sont ainsi concernés.


Comment se passe la rentrée en Vaucluse?

La Ville d’Avignon continue sa politique de baisse des charges pour augmenter sa capacité d’investir passant d’un désendettement de 9,5 ans en 2014 à 7,8 ans en 2021. Reste à régler son compte à un dernier emprunt toxique pris sous l’ancienne mandature du maire précédent qui continue à plomber les comptes. Quant à la conjoncture entre crise sanitaire, guerre en Ukraine et inflation, elle reste incertaine ne facilitant pas la gestion des collectivités locales qui sont toutes en difficulté.  C’est ainsi que Joël Peyre, adjoint au maire aux finances et Claude Nahoum, 1er adjoint au maire de la Ville d’Avignon ont présenté le compte administratif 2021 qui sera présenté en Conseil municipal jeudi 30 juin.

«Nous sommes face à deux préoccupations majeures pour 2022, entame Claude Nahoum, le 1er adjoint au maire de la Ville d’Avignon : l’impact de l’évolution des fluides sur la collectivité et du point d’indice des salaires de la fonction publique (qui est actuellement de 3,5) qui pourrait atteindre entre 3 et 6M€ qu’on ne sait pas comment financer ni ce que l’Etat prévoit. Résultat ? Nous devons rester prudents même si notre gestion antérieure du budget a été très précise ce qui nous a permis d’amortir le choc des 14,55M€ de dépenses liées au Covid 19 et à ses conséquences.»

«Une des caractéristiques du budget 2022 ?
Ce sera l’incertitude, souligne Joël Peyre adjoint au maire délégué aux finances depuis 2014. Notamment concernant le coût de l’énergie : gaz, électricité, gasoil, un poste qui pour nous, en 2021, représente un peu plus de 5M€. Crise sanitaire, guerre en Europe, inflation… On ne sait pas de quoi sera fait demain.»

Les comptes 2021
«Nous avons mis l’accent sur la baisse des prix de la cantine, précise Claude Nahoum, malgré l’évolution du prix des denrées, du coût des fluides or, aujourd’hui, on amortit les prix pour les familles les plus défavorisées et voir ce que l’on pourra faire dans les prochaines années. Le contexte et les relations avec les services de l’État nous incitent à la prudence. Notre souhait ? Maintenir le cap sans augmentation d’impôt ce qui est notre engagement depuis 8 ans.»

Pas d’augmentation du taux d’impôt et le maintien de l’investissement
«Un des moyens de réagir à l’augmentation des charges a été de diminuer les dépenses de fonctionnement, détaille Joël Peyre. Toutes les collectivités, les municipalités sont en difficulté. Elles ont réagi soit en augmentant le taux d’imposition, soit en diminuant l’investissement. Nous ? On n’augmentera pas le taux d’imposition et on maintiendra un niveau d’investissement élevé, ce qui veut dire que nous ferons des efforts sur les charges et dépenses afin que, comme le dit le maire, chaque euro dépensé serve aux Avignonnais. » «Ainsi nous continuons à soutenir l’économie localement, précise Claude Nahoum, avec l’hôtellerie, la restauration, le tourisme –comme avec la grande exposition Amazonia –d’un budget 300 000€-. »

Les chiffres 2021
«Les dépenses de fonctionnement s’établissent à un peu plus de 140M€, reprend Joël Peyre, les charges de personnel imputant le budget de plus de 59% ce qui représente 83,5M€. Les autres charges de gestion courante de l’ordre de 20,8% représentent un peu plus de 29M€ dont les subventions dévolues aux associations à hauteur de plus de 8M€, le CCAS (Centre communal d’action sociale) pour 7,4M€, le SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) pour plus de 4M€ et l’Ecole d’art pour 1,5M€. A ces chiffres s’ajoutent deux importantes subventions d’équilibre au budget annexe : la restauration scolaire avec 1,5M€ et les activités aquatiques 3,8M€ dont 1,7M€ dévolu au stade nautique et 2,1M€ destinés aux autres piscines. Les charges à caractère général comprenant les fluides, les fournitures, frais d’entretien… ont baissé par rapport à 2020 -24,5M€- pour atteindre 23,7M€. La taxe de séjour d’1,9M€ –marqueur de la fréquentation touristique- reste inférieure à 2019. Autre indicateur de poids la recette des droits de mutation qui a augmenté de 20%, passant de 4 à 4,9M€ signe d’attractivité de la ville. La taxe de séjour qui était de 1,9M€ pourrait monter à 2M€.»  Quant à la dette, elle se montait à 186,2M€ en 2014 et atteint les 190,5M€ en 2021 avec une capacité de désendettement nettement améliorée puisqu’elle est passée de 9,5 en 2014 à 7,8 ans en 2021.

L’investissement se monte à 35,6M€
Le budget d’investissement «qui sert à équiper la ville et à soutenir l’économie locale,» souligne Joël Peyre s’est élevé en 2021 à 34,8M€ soit sensiblement au même niveau que 2018 qui était de 35,6M€. « Il était de 52,7M€ en 2019 et 50,1M€ en 2020. Les réalisations programmées dans le plan pluriannuel d’investissement 2021-2026 compteront la construction de l’école Joly Jean pour 12,4M€ ; la rue Carreterie pour 10M€ ;  la Médiathèque Jean-Louis Barrault pour 8,5M€ ; la requalification du Chemin de Notre dame pour 1,7M€ ; la rénovation du jardin du musée Calvet pour 700 000€ ; l’extension de la maternelle Clos du Noyer pour 480 000€.

L’affaire des emprunts toxiques
C’est le caillou dans la chaussure laissé par l’ancien maire à Cécile Helle, maire d’Avignon depuis mars 2014. Et l’affaire reste sensible notamment avec la Deutsche Bank. Un prêt signé en 2009 qui restait encore à 9,3M€ au 31 décembre 2021 pour s’achever en octobre 2025 mais dont les intérêts à payer actuellement 3,3M€ affolent d’autant plus qu’ils peuvent augmenter à tout moment.

Le hiatus ?
«Le prêt est indexé sur la déflation aux États-Unis, explique Joël Peyre, avec un effet d’échange de taux snowball. En clair ? Le taux ne baisse jamais passant de 3,6% à 4,6% et pouvant possiblement aller jusqu’à 19,9% ! La charte Gissler ‘de bonne conduite’ qui classe les prêts en fonction des risques de 1A à 6F a classé celui-ci 6F, interdisant aux collectivités d’y avoir recours.» Actuellement la Ville d’Avignon rembourse 500 000€ d’intérêt par an et devra 100 000€ de pénalités en sus pour avoir cessé de payer les intérêts durant trois ans alors qu’elle avait intenté un procès à l’établissement bancaire qui n’a pas souhaité négocier avec la Ville. Ce que l’avocat a plaidé ? La complexité technique du prêt et de son ingénierie financière, la Ville ne pouvait en mesurer les risques. L’autre prêt toxique était celui signé avec la Royal Bank of Scoltland indexé sur la parité franc suisse, euro et dollar. Il a été rapidement soldé après des tractations avec l’établissement financier.»


Comment se passe la rentrée en Vaucluse?

Mais avant toute chose, Dominique Santoni, la présidente de l’exécutif vauclusien s’est adressée aux élus, en particulier aux 3 conseillers du département devenus députés, au terme des dernières élections législatives. « J’adresse mes félicitations à nos collègues Joris Hébrard, Hervé de Lépineau et Jean-François Lovisolo. Vous voilà élus de la Nation, je sais que par-delà les étiquettes et les idées qui vous animent, vous aurez à cœur demain, de défendre à Paris les intérêts de notre département et de tous les Vauclusiens. Je suis une femme de droite, une droite républicaine qui ne transige ni sur les valeurs, ni sur le respect de l’ordre. C’est cette droite-là, que de ma modeste place d’élue locale, je soutiendrai. Mais hors de cet hémicycle, car ici, nous ne sommes pas des élus des partis mais des élus des Vauclusiens » a précisé Dominique Santoni.

Une gestion de ‘mère’ de famille
Plat de consistance de cette session, l’exécution du Budget 2021, un rapport de 605 pages. Le montant des dépenses s’élève à 758,4M€ et celui des recettes à 776,2M€, soit un excédent de 17,8M€, ce qui est plutôt sain et signe d’une bonne gestion de ‘mère’ de famille.
Dans le détail, l’aide sociale représente la plus grosse part des dépenses départementales : 196M€ (+5%) et la gestion du personnel 132M€ (+3,3%). Pour cette dernière, cette hausse s’explique d’abord par l’impact de la crise sanitaire et l’aide apportée en particulier aux plus fragiles, les personnes âgées et handicapées et ensuite par l’effet mécanique du GTV, Glissement-Vieillesse-Technicité c’est à dire la revalorisation des salaires des agents du département.

Le dynamisme immobilier en Vaucluse profite au Département
L’épargne brute s’envole de +38%, passant de 93,8M€ en 2020 à 129,4M€ en 2021, grâce à la progression des DMTO (Droits de mutation à titre onéreux) qui témoignent du dynamisme soutenu du marché immobilier dans le Vaucluse.
Le montant des allocations RSA (Revenu de solidarité active) versées s’élève à 109,8M€. Il est insuffisamment compensé par la TICPE (Taxe intérieure sur la consommation énergétique de 58,3M€, soit un différentiel de plus de 51M€. Ce qui signifie, que d’année en année, les contribuables vauclusiens assument le coût exponentiel du RSA alors que cette charge (47M€) devrait incomber à la solidarité nationale.

Reprise des routes nationales
A noter aussi 47,6M€ pour l’entretien de la voirie entre Lourmarin et Apt, sur la départementale 974 entre Bédoin et le sommet du Ventoux, à Sarrians (RD 221), entre la Tour d’Aigues et la départementale 120, à Entraigues, entre la Bastidonne et Mirabeau… Le département de Vaucluse consent un effort significatif pour sécuriser le réseau routier (2 400km de routes et véloroutes). A travers la ‘Loi 3DS’ (Différenciation, déconcentration, simplification) l’Etat offre la possibilité aux collectivités locales d’achever la décentralisation du réseau routier en lui transférant les dernières sections qu’il gère encore sur le territoire. Le département souhaite s’inscrire dans ce mouvement pour qu’il y ait un seul gestionnaire, ce qui simplifie les procédures et permet de répondre aux attentes des usagers locaux. Dans cette optique Dominique Santoni affirme sa volonté de gérer 44km de routes nationales présentes en Vaucluse. Ce qui concerne la RN 86 entre Bollène et Pont Saint-Esprit, la RN 129 Avignon – Sud, accès au péage, la RN 7 de Lapalud à l’échangeur d’Orange et la RN 7 entre l’échangeur de Bonpas et le carrefour de l’Amandier.

Faire sauter le bouchon perpétuel de Bonpas
Justement, en ce qui concerne le ‘nœud gordien’ de Bonpas traversé par l’autoroute A7, la nationale 7, les départementales 900 et 907 et où transitent 65 000 véhicules par jour, dont nombre de poids-lourds, le chantier se poursuit. Pour faire sauter ce « bouchon perpétuel » et baisser le nombre d’accidents (55 constatés en 10 ans, 2007-2017 sur la départementale 900), le projet de réaménagement envisage de limiter la congestion routière, sécuriser les carrefours et fiabiliser la liaison cyclable Avignon / Cavaillon / Vaucluse / Bouches du Rhône. L’Etat, la région Sud et le département de Vaucluse travaillent main dans la main pour financer ce chantier de 25M€ qui devrait démarrer en 2024 pour s’achever en 2027.
S’ajoutent les frais induits par la réhabilitation ou la construction des collèges, soit 85M€ à destination des collèges du Thor, Sorgues, Vedène et Valréas. Les subventions pour le monde culturel et sportif représentent 7,2M€ (600 000€ pour l’Orchestre National Avignon Provence et le Festival d’Avignon, 300 000€ pour les Chorégies d’Orange, 200 000€ pour l’Opéra-Théâtre du Grand Avignon et la Garance, Scène Nationale de Cavaillon et enfin 1,2M€ pour les associations sportives.


Comment se passe la rentrée en Vaucluse?

A l’approche de la fête des mères, Opinionway a réalisé pour Clearpay, l’un des leaders mondiaux du paiement fractionné en ligne, une étude* sur les habitudes de consommation de la génération Z* à l’occasion de cette fête.

Premier constat : les jeunes célèbrent toujours la fête des mères. Ils sont en effet 85% à déclarer faire un cadeau à leur mère au moins occasionnellement, 55% d’entre eux le font systématiquement. Côté cadeaux, l’étude révèle une préférence pour les fleurs (51%), les bijoux (35%), les cosmétiques (33%) puis les vêtements et accessoires de mode (26%).

Des budgets limités
Qu’ils soient étudiants, jeunes actifs ou à la recherche d’un emploi, les 15-25 ans disposent généralement de finances limitées. Pour beaucoup, il apparaît que l’aspect économique est une raison évidente pour laquelle les jeunes interrogés n’offrent pas toujours de cadeau à leur mère : 44% d’entre eux disent manquer de budget ou avoir d’autres priorités d’achat.
Alors que leur budget moyen s’élève à 62€, 44% des jeunes déclarent qu’offrir un cadeau à cette occasion peut rendre le reste du mois plus difficile, 43% estiment que cela pourrait les empêcher de réaliser d’autres dépenses importantes et 36% que cela pourrait les obliger à restreindre leur train de vie.
« Ces chiffres reflètent les préoccupations actuelles des jeunes, dont le pouvoir d’achat se voit érodé d’année en année », explique Clearpay qui constate également 55% des 15-25 ans s’avèrent intéressés par sa nouvelle solution de paiement permettant de payer en plusieurs fois sans frais.

Plus de budget mais moins de cadeaux pour les papas
Par ailleurs, cette étude révèle que les jeunes sont moins enclins à célébrer la fête des pères. Ils ne sont que 74% à déclarer offrir un cadeau au moins occasionnellement à leur père à cette occasion (soit 11% de moins que pour leur mère). En revanche, ils sont plus généreux sur le budget cadeau de leur père avec une moyenne de 66€ (contre 62€ pour les mères). Cela peut s’expliquer par la nature des cadeaux offerts aux papas : les vêtements et accessoires arrivent en première position avec 41% des achats cadeaux, suivis des produits liés aux loisirs et à la culture avec 33% et les produits high-tech avec 27%.

*Méthodologie: Échantillon de 551 personnes représentatif de la population française âgée de 15 à 25 ans (Génération Z). L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Les interviews ont été réalisées du 12 au 13 avril 2022.


Comment se passe la rentrée en Vaucluse?

Une longue séance de l’exécutif vauclusien, 3 tomes de délibérations-papier qui s’étalent sur 2675 pages…

Elle a débuté par un introduction de la présidente, Dominique Santoni. « Nous qui vivons en France, qui bénéficions de la liberté de parole et d’actions, nous qui pouvons échanger, débattre, voter et exercer ces droits démocratiques. Pendant ce temps-là, en Ukraine, à 3h d’ici, des hommes se battent et meurent, des femmes et des enfants souffrent, certains fuient les combats et quittent tout pour se réfugier chez nous. Je vous propose une délibération supplémentaire pour mettre à disposition un local qui accueillera ces réfugiés ukrainiens dans le Vaucluse ».
Hervé de Lépineau (RN) s’est étonné qu’il n’y ait « Jamais eu de task-force pour nos compatriotes dans le besoin alors que notre département est l’un des plus pauvres de France ». Réponse de Dominique Santoni : « Les réfugiés se retrouveront dans des logements de fonction vacants, donc inoccupés et l’accueil se fera boulevard Limbert à Avignon dans un ancien magasin de musique vide (Dampierre). Sincèrement, il nous revient collectivement, de faire de nos débats du jour, des débats dignes, respectueux et conformes à ce que nous sommes nous Français, pour une République fière et forte de sa démocratie ».

Le premier budget de la nouvelle présidente
Pour le 1er budget de sa mandature, la présidente a insisté sur son aspect « équilibré » avec des recettes de fonctionnement qui progressent de +4,8% pendant que les dépenses augmentent 2 fois moins vite (+2,4%). Avec un investissement de 120M€, un record. Et une double mission : solidarité et développement.
Ce budget a été détaillé par le sénateur Jean-Baptiste Blanc. « Il se veut ambitieux et réaliste. Il s’établit à 715,6M€ – contre 699, 1M€ en 2021 (+2,4%). Il traduit notre volonté intangible de préserver les actions en faveur des Vauclusiens et des territoires, malgré les ponctions de l’Etat qui depuis 2014 représentent une perte cumulée de 206,9M€ ». Le social grimpe en flèche : +3,9M€ pour les handicapés, +7,2M€ pour les séniors, +1,8M€ pour l’enfance. Le revenu de solidarité active coûte 113M€ cette année, en constante évolution à la hausse.

Une part importante est accordée à l’amélioration de l’état des routes (52,9M€), à l’entrée ouest de Pernes, à la déviation d’Orange, au carrefour de Bonpas ou à la suppression du passage à niveau n° 15 particulièrement accidentogène à l’Isle-sur-la-Sorgue. 13 M€ seront affectés au renforcement de ponts, 11,6M€ aux véloroutes. Le patrimoine bâti bénéficiera de travaux de rénovation à hauteur de 3,5M€ (pour les façades et le toit du Palais des Papes ou la construction du futur Pôle Archives Départementales). Enfin, une vingtaine de millions seront alloués à la réhabilitation des collèges de Bédarrides, Sorgues, Vedène, du Pontet et de Cabrières.

Dominique Santoni, première femme à la tête du Conseil départemental de Vaucluse, a présenté le premier budget de sa nouvelle mandature. Un budget adopté malgré 2 abstentions et 6 oppositions.

Recrutement de 8 médecins dans le cadre du plan santé
Yann Bompard (Ligue du Sud) dénoncera « Le désengagement chronique de l’Etat. Nos marges de manoeuvre se réduisent comme peau de chagrin. Les dépenses automatiques grimpent pendant que les recettes chutes, un vrai effet-ciseaux ». A gauche, André Castelli apprécie « Votre humanité, votre courage, Madame la Présidente, mais votre Plan Santé ne fait pas partie de nos compétences et nous entraîne dans un engrenage compliqué ». Ce à quoi, Dominique Santoni rétorquera que « Recruter 8 médecins pour lutter contre les déserts médicaux du territoire vauclusien n’aura qu’un impact budgétaire minimum puisque la Sécurité Sociale remboursera 100% du coût et que son incidence ne sera que de 300 000€ en tout sur un budget global de plus de 716M€ ». Quant à Hervé de Lépineau, il ironisera sur « L’idéologie collectiviste de l’élu de Montfavet » et enchaînera : « Les dignitaires adorent venir en vacances dans le Luberon pour profiter des cigales et du rosé-piscine. Mais avec le renchérissement du taux des prêts, la hausse de l’inflation, la fin du mirage du télé-travail, les notaires assistent à une chute des transactions immobilières. Devons-nous nous attendre à une aggravation des prélèvements ? Que Macron arrête de siphonner les collectivités locales. Le problème c’est que appellerez à voter pour celui qui nous martyrise au soir du 1er tour de la présidentielle ».

La gauche vote le budget mais sera vigilante sur sa mise en pratique
Jean-François Lovisolo prendra la parole pour expliquer « A l’issue des élections cantonales, la gauche était majoritaire en voix et en sièges. Nous vous avions donné rendez-vous pour le 1er budget de cette cette majorité. Il protège les plus fragiles, il ne laisse personne sur le bord du chemin quand la guerre est à nos portes et la situation sanitaire incertaine. Nous voterons donc ce budget mais nous resterons vigilants si le compte n’y était pas ». Enfin Anthony Zilio (grâce à qui la majorité départementale est passée à droite avec son binôme Christine Lanthelme), il saluera « Les efforts entrepris pour promouvoir l’attractivité économique du département, la recherche des équilibres financiers, sociaux et économiques de chaque canton, urbain et rural, riche et pauvre ».

Malgré 5 abstentions et 6 oppositions, le budget sera adopté à la majorité absolue par 23 voix.

Les votes:

Pour : Dominique Santoni, Elisabeth Amoros, Suzanne Bouchet, Pierre Gonzalvez, Christelle Jablonsky-Castanier, Thierry Lagneau, Patrick Merle, Christian Mounier, Corinne Testud-Robert, Jean-baptiste Blanc, Marielle Fabre, Christine Lanthelme, Laurence Lefevre, Léa Louard, Jean-françois Lovisolo, Fabrice Martinez-Tocabens, Max Raspail, Sophie Rigaut, Alexandre Roux, Myriam Silem, Noelle trinquier, Bruno Valle, Anthony Zilio.

Abstention : Samir Allel, Valérie Andres, Yann Bompard, André Castelli, Annick Dubois,

Contre : Florelle Bonnet, Danielle Brun, Hervé De Lépineau, Joris Hebrard, Jean-claude Ober, Marie Thomas de Maleville


Comment se passe la rentrée en Vaucluse?

Dans le sillage de l’envolée des cours du pétrole suite à la guerre en Ukraine, les prix des carburants augmentent et atteignent des records partout dans le monde. Les données combinées de l’OCDE et de GlobalPetrolPrices.com donnent une idée de l’impact de cette flambée sur le budget des automobilistes, en mettant en relation le prix de l’essence et le niveau de salaire dans une sélection de pays.

Début mars, les Grecs devaient débourser près de 6 % de leur salaire mensuel moyen pour faire le plein d’essence (60 litres de SP95). Il s’agit du chiffre le plus élevé de tous les pays de l’OCDE. Le ratio dépassait également 5 % au Portugal et en Slovaquie, alors qu’il se situait autour de 3 % en France et en Allemagne. Même si les États-Unis ont aussi enregistré des prix record à la pompe, ce pays reste celui où la part du salaire moyen nécessaire pour faire le plein était la moins élevée, soit 1,2 % au début du mois.

Cette disparité s’explique en partie par le niveau de richesse et l’état du marché du travail dans les pays respectifs, ainsi que par leur capacité à produire eux-mêmes du carburant, comme c’est le cas au Canada et aux États-Unis. Ainsi, alors que les Danois payaient en moyenne 2,4 dollars le litre d’essence le 7 mars, un plein ne représentait qu’environ 3 % du salaire mensuel moyen, qui est d’environ 4 900 dollars au Danemark. De leur côté, les automobilistes grecs devaient faire face à des prix de 2,1 dollars par litre à la pompe pour un revenu moyen de 2 267 dollars par mois.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Comment se passe la rentrée en Vaucluse?

Ce Rapport d’orientation budgétaire (ROB) 2022 du nouvel exécutif présidé par Dominique Santoni se résume en une formule-clé : « Investir et s’investir ». Avec comme leitmotiv renforcer l’investissement pour rendre le Vaucluse toujours plus attractif.
Et c’est le sénateur LR et rapporteur de la délibération, Jean-Baptiste Blanc qui le détaille. « Bien qu’ayant perdu tout levier fiscal avec la suppression progressive de la taxe d’habitation, nous devrions bénéficier de la dynamique de la TVA, de la très bonne tenue des Droits de mutation et de la stabilité des dotations de l’Etat. Cette bonne santé financière doit permettre au département de faire face aux effets d’une crise sanitaire persistante et à l’augmentation marquée des charges à vocation sociale destinées à accompagner la population mais aussi à investir durablement. »

Des marges de manœuvres
L’état des lieux fait apparaître des marges de manœuvres financières reconstituées malgré la baisse des DGF (Dotations globales de fonctionnement) de 174M€ entre 2014 et 2020, une épargne de gestion passée de 59M€ à 94 et une épargne nette de 30 à 68M€ sur la même période. De sorte que la dette par habitant en 2020 est de 370€ contre 433€ pour les départements de même strate. Et pour l’exercice à venir, les prévisions de budget primitif devraient passer de 702,5M€ en 2021 à 716,8 cette année, soir +2%. Quant à l’évolution des frais de personnel (pour les 2 747 agents), grâce à une gestion rigoureuse, elle passera de 131,9M€ à 131,3 (-0,6M€).
Puisque « investir » est le maître-mot de cette mandature, premier dossier à l’étude, le déménagement des archives Départementales du Palais des Papes vers Agroparc. 10 600m2, 40km linéaires de documents pour ce futur Pôle de Recherche et de Conservation. Deuxième projet : la nouvelle Maison départementale pour les personnes handicapées (14,8M€) quartier Limbert à Avignon, également au programme, la modification du carrefour de Bonpas (25M€), la déviation de la Nationale 7 pour contourner Orange (50M€), la 2e tranche de la LEO (liaison est-ouest) entre Rognonas et le carrefour de l’Amandier à Avignon (21M€) et la sécurisation du passage à niveau accidentogène de Petit Palais (14,9M€) entre l’Isle-sur-la-Sorgue et Cavaillon.

10% de la flotte des véhicules en électriques
Pour les collégiens, 3 établissements vont être rénovés : Saint-Exupéry à Bédarrides, Lou Vignères à Vedène et Charles de Gaulle à Apt. D’ici 2024, les 24 000 élèves du secteur public et les 6 000 du secteur privé, ainsi que leurs professeurs, bénéficieront d’un ordinateur pour que ne se creuse pas la fracture numérique.
Le social, entre les dépenses d’aide aux plus démunis (198,7M€) et à l’insertion (121,6M€), est le 1er budget de Vaucluse qui se veut « humain et solidaire » pour les handicapés, l’accueil et l’autonomie des personnes âgées, la protection de l’enfance, le versement du RSA et l’accompagnement de ces bénéficiaires.
Pour moderniser l’institution et éviter de gâcher des tonnes de papier, un parapheur électronique sera mis en place. Toujours dans cet esprit de comportement environnemental, dès 2022, 10% de la flotte des véhicules du Conseil départemental seront électriques.

« Investir, n’est pas un gros mot. »

Jean-Baptiste Blanc, conseiller départemental du canton de Cavaillon.

Le débat débute avec l’intervention d’André Castelli, pour le Front de Gauche qui s’étonne qu’à « aucun moment dans le document, il ne soit fait état d’Ehpad (Etablissements hébergeant des personnes âgées dépendante) ». Dominique Santoni, la présidente, lui rétorquera qu’elle n’a pas à rougir de ce qui est fait, nous aidons tous les vauclusiens, avec des emplois, des logements, et que je sache j’ai soutenu les Ehpad de Sablet et Sainte-Cécile-les-Vignes avec une enveloppe de 200 000€. Nous allons mener une réflexion sur le devenir de nos aînés. » Samir Allel, dans l’opposition, fera une longue déclaration de politique générale sur la réduction de la taxe carbone, la maîtrise foncière, il évoquera un « plan nature », un « plan climat ». Yann Bompard (Ligue du Sud) dénoncera de marges de manœuvres de plus en plus réduites, faute de levier fiscal approprié, Anthony Zilio, élu départemental du canton de Bollène saluera « un budget qui va à contre-courant de la morosité ambiante ». Enfin, Jean-Baptiste Blanc élu du canton de Cavaillon conclura en disant « Investir, n’est pas un gros mot. Nous refusons ce destin de 5e ou 6e département le plus pauvre de France. »

Prochaine séance plénière : le vendredi 25 mars.


Comment se passe la rentrée en Vaucluse?

La stagnation globale du pouvoir d’achat en France peut en partie s’expliquer par la hausse des dépenses pré-engagées au fil du temps – c’est à dire les frais de logement, assurances, services financiers ou encore abonnements télécoms. Entre 1960 et 2020, la part de ces dépenses pré-engagées dans le revenu disponible des ménages est ainsi passée de moins de 15 % à près de 30 %, selon les données de l’Insee.

Comme le montre notre infographie, ce sont de loin les dépenses liées au logement (loyer, énergie,…) qui pèsent le plus lourd dans le budget des Français et ces dernières n’ont presque jamais cessé de croître. En 1960, les frais de logement ne représentaient que 9,5 % du revenu disponible, contre plus de 22 % de nos jours. La part des frais d’assurances et services financiers dans le budget a quant à elle surtout augmenté entre les années 1970 et 1980, atteignant alors jusqu’à 6 %, avant de redescendre à moins de 4 % à la fin des années 1990. Celle des frais télécoms est montée à 3 % au début des années 2000, mais elle est retombée à 2 % avec l’effet de la baisse du coût des forfaits mobiles et Internet.

Il est important de préciser que ces chiffres représentent une moyenne pour l’ensemble des ménages français et que le poids des dépenses contraintes varie beaucoup selon le niveau de vie. Les ménages les plus pauvres sont les plus fortement affectés : la Drees estime qu’environ 60 % de leur revenu disponible est englouti dans les dépenses pré-engagées.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

https://www.echodumardi.com/tag/budget/page/4/   1/1