11 mars 2026 |

Ecrit par le 11 mars 2026

Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Les Rencontres du Sud manifestation cinématographique créée en 2011 pour implanter dans le sud de la France un événement contribuant aux rencontres entre les différents professionnels du cinéma se déroulent cette année du mardi 10 au vendredi 20 mars dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia à Avignon, et le Rivoli à Carpentras. Cette 14e édition (2020 et 2021 annulées en raison du covid) va permettre de découvrir 21 films en avant-première dont neuf en compétition. Dix équipes de films seront présentes. L’événement va rassembler les professionnels à Avignon du lundi 16 au vendredi 20 mars. Il sera par ailleurs ouvert au grand public, aux scolaires (le Petit Festival), les enfants dès le mardi 10 mars et le Ciné Pitchoun au Capitole le dimanche 15 mars.

Rencontre avec René Kraus président des Rencontres du Sud, de l’Union des Cinémas du Sud de la France, et directeur général du multiplex Capitole MyCinewest au Pontet.

Quel est le chemin parcouru aujourd’hui par les RdS ?
Au départ avec une petite équipe nous avions aussi pour objectif de redéployer le Capitole centre Avignon devenu aujourd’hui La Scala Provence. Au fil des années les Rencontres du Sud ont pris de l’ampleur et on peut dire aujourd’hui qu’elles sont les plus importantes rencontres cinématographiques de France. Il y a celles du Nord à Arras, celles de Bretagne, les Rencontres de Gérardmer dans les Vosges, celles du Sud Ouest mais les nôtres ont une telle ampleur que c’est un point d’orgue dans l’année pour les exploitants, les distributeurs, et certains producteurs.

C’est une belle évolution…
Nous sommes très fiers de cela. On dit souvent que pour qu’un évènement prenne une certaine ampleur, il faut plus dix ans. Nous avons passé ce cap depuis longtemps et je crois que les personnalités que nous recevons, et nous allons encore le confirmer cette année, montrent bien que ce cap est vraiment passé. Nous avons une ampleur non seulement régionale car nous sommes liés à notre région, mais aussi nationale avec des festivaliers qui viennent de toute la France pour notre manifestation cinématographique programmée juste avant le festival de Cannes. 

Quels étaient les objectifs à la création ?
Ces rencontres professionnelles n’existaient pas dans le Sud de la France. Il fallait les amener ici avec un programme capable de répondre au besoin d’informations des professionnels que nous sommes, mais aussi d’enchanter notre âme de spectateur. Dans le but de découvrir, promouvoir, accompagner les films qui sortiront bientôt sur le territoire national, et d’échanger avec des confrères de tous horizons. 

Cela a pris une nouvelle dimension ?
Elles ont évolué avec le prix des montreurs d’images délivré par un jury de professionnels, le prix du jury lycéen Philippe de Girard à Avignon, l’hommage à un exploitant emblématique sachant qu’on ne récompense que rarement les exploitants dans notre métier, et évidemment une ouverture sur le grand public. Nous avons créé la journée cinéma collèges et lycées scolaires, proposé des films d’animation et le ciné pitchoun pour les petits. 

Quelle est la place du grand public ? 
Nous faisons entre 6000 à 7000 spectateurs. L’essentiel des entrées se fait au Vox et au Capitole MyCinewest à la fois sur les scolaires et les films grand public. Il y a aussi un nouveau concept, un film surprise. Le public doit venir dans une salle sans savoir quel film sera projeté. Personne ne sait quelle équipe de film sera présente. Et cette année nous avons associé Le Rivoli à Carpentras où il y aura aussi une programmation spécifique dans le cadre de Rencontres du Sud. 

Combien de professionnels seront présents à Avignon ?
Trois cents et onze équipes de films. Le point d’orgue c’est la présence pour Juste une illusion de Éric Toledano et Olivier Nakache avec Camille Cottin qui a été récemment la présidente des César. Ils viennent présenter au Vox le film pour les professionnels, et au Capitole MyCinewest le 18 mars pour le grand public. Éric et Olivier étaient en avril 2009 au Capitole Studios au Pontet pour l’ouverture et l’inauguration du cinéma avec Tellement proche, leur 2e film avec Omar Sy et François-Xavier Demaison. 

Juste une illusion est dans la compétition ?
Non mais le duo Toledo Nakache est très emblématique pour le Capitole MyCinewest, pour notre public et les exploitants. Le film devait sortir le 15 octobre et en fait ils l’ont ramenés au 15 avril 2026. C’est pour cela que nous l’avons eu. Justement Gaumont y croit énormément et veut faire participer les exploitants. Il y a d’autre part La corde au cou, un film très fort de Gus Van Sant qui est dans la compétition. Cela me paraît être un temps fort. 

Autre grand moment, les Victoires ? 
En fait cette cérémonie a été créée par Claude Damianthe et Frédéric Perrin. François Aymé sera le président du jury formé de professionnels : Laura Roupioz directrice du cinéma Les Toiles du Lac à Aix-les-Bains, Priscilla Schneider directrice du cinéma Quai des Lumières à Frontignan, Philippe Wernert directeur du complexe loisirs Megarex à Haguenau, et Nicolas Charret, directeur des ventes chez UGC Distribution.  Le prix des montreurs d’images sera dévoilé ainsi que le prix des lycéens de Philippe de Girard. Un hommage sera rendu à François Aymé et à Claude Damianthe.

Des figures majeures ?
François Aymé est un très bon exploitant à Pessac en Gironde et un documentariste reconnu. Il a été président plusieurs années de l’association française des cinémas art et essai (AFCAE). Il a soutenu tout ce mouvement pendant les années difficiles du covid. C’est une personne importante dans le métier. Il est aussi un réalisateur reconnu de documentaires. Il avait fait un documentaire sur Chaplin qui avait été présenté aux Oscars. C’est passé il n’y a pas longtemps sur Arte. On a vu une émission sur France 3 sur sa famille où il y avait cinq frères dont son père qui ont tous fait la guerre d’Algérie.

Et Claude Damianthe ?
Il est décédé en décembre 2025. Un personnage d’exception qui a été président d’honneur des Rencontres du Sud. Il s’est occupé des Victoires du cinéma et a été un très grand distributeur de films, aux Artistes Associés, chez Parafrance, puis AAA (Acteurs et Auteurs Associés). Il a distribué Trois hommes et un couffin, d’autres films qui ont marqué leur époque et le prodigieux La porte du paradis de Michael Cimino qui n’avait pas fait un grand résultat mais que maintenant on considère comme un des plus grands films des 40 dernières années. On a toujours dit que Claude allait nous manquer.

Avez-vous amené des nouveautés cette année ?
Nous avons associé Le Rivoli à Carpentras où il y aura aussi une programmation spécifique dans le cadre des RdS. On veut rejaillir sur l’ensemble du département. Nous avions déjà fait des avant-premières de films dans le cadre des Rencontres au Rivoli et à la Cigale à Cavaillon, mais cette année Florence et Alice Passlacqua sont totalement intégrées et il y aura plusieurs avant-premières avec le label ‘Rencontres du Sud’. On étend notre développement. L’an prochain cela sera peut-être aussi à Cavaillon.

Cavaillon où un cinéma a fermé…
Cavaillon avait trois cinémas, le Fémina, la Cigale, le Paradiso, tous gérés par Éric Tellenne. Il a dû fermer le Fémina qui comprenait trois salles. Une concurrence s’est faite suite à l’ouverture en 2024 d’un cinéma à l’Isle-sur-la-Sorgue les deux villes n’étant distantes que de dix km. Quand il y a un cinéma qui ouvre à côté forcément il prend des parts de marché. Il faut faire attention quand on développe des cinémas dans des zones où d’autres salles sont assez proches. De plus les chiffres ont été mauvais l’an passé au niveau national. On est tombé en 2025 à 157 millions d’entrées alors qu’on faisait 181 millions en 2024 et 205 millions d’entrées en 2019.

Êtes-vous soutenus pour cette manifestation culturelle ?
Les institutions nous ont soutenus dès le départ, et à fortiori maintenant que notre manifestation culturelle a pris une belle ampleur. Les institutions sont là pour nous aider, notamment la Région, le Département, le Grand Avignon, la mairie d’Avignon mais aussi celle du Pontet. Nous sommes appréciés et soutenus par tous les institutionnels. Nous avions aussi encore l’an passé l’aide de la CCI de Vaucluse.

C’est votre dernière présidence ?
Oui. Je pense que c’est nécessaire de transmettre. Cela fait plus de 15 ans que je m’occupe des Rencontres du Sud avec une équipe extraordinaire : Laurence Lega, notre directrice générale, Jimi Andreani, Jean-Paul Enna, Fanny Dulau, Emmanuel Luc, Christian Dupré qui s’occupe maintenant du Capitole,Laurent Demangeon, et Marie-Pierre Ebert. J’ai vécu de belles choses avec cet évènement que j’ai vu monter en pression, avec des années plus difficiles et des moments emblématiques pour tous les exploitants. Mais il faut savoir transmettre.

Qui va vous succéder ?
Cela devrait être Frédéric Perrin, actuel vice-président et exploitant au Prado à Marseille. Il a l’intelligence, l’aisance, la culture pour faire perdurer cet évènement et le faire évoluer. Mais il faut attendre le vote du conseil d’administration. Souvent on croit qu’on est là ad vitam æternam. Il faut relancer pour que des personnes qui ont une autre vision aillent plus loin et amener d’autres choses.

Si vous deviez retenir un moment qui vous a marqué ? 
Pour ma part j’ai vécu à travers ces Rencontres pas mal de moments extraordinaires. Je retiens ce moment unique quand Viggo Mortensen est venu présenter son film. Il est allé à la Mirande, au Vox, à la CCI. C’est un monsieur qui a une dimension internationale et qui a marqué l’histoire du cinéma mondial. Cette rencontre exceptionnelle nous a donné une aura. Je pense que j’ai fait un travail suffisant avec des points d’ancrage exceptionnels pour cet évènement et pour les exploitants.

Avez-vous une anecdote ?
J’avais dit à Cécile Helle, maire d’Avignon qui nous a beaucoup aidés pour les Rencontres, que si elle arrêtait la mairie, j’arrêtais de présider les Rencontres du Sud. Pour le coup je tiens une sorte de promesse qui est sympathique. Mais aussi je veux m’impliquer d’une manière plus importante au sein de la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF). Je suis président du syndicat régional du Cinéma Français. J’aimerais avoir des responsabilités plus importantes au sein de la Fédération Nationale.

Restez-vous optimiste pour le cinéma en France en 2026 ? 
Après une année 2025 en berne (159 millions d’entrées en France contre 180 millions en 2024 et 205 millions en 2019) nous avons eu beaucoup d’inquiétude. Mais là depuis novembre-décembre 2025 avec des blockbuster comme Avatar ou La femme de ménage et des films français de qualité comme L’affaire Bojarsky, Le mage du Kremlin ou Le Marsupilami, on sent vraiment qu’il y a une reprise. Des films porteurs qui amènent plus de public en salle. Le problème vient de l’offre. Quand les films sont là, le public vient.

Les plateformes font mal ?
On oppose toujours les plateformes et le cinéma. Ces dernières travaillent essentiellement sur des séries. Quelquefois elles font des films de qualité comme le Frankenstein de Guillermo del Toro sur Netflix, et là elles nous prennent des entrées c’est une évidence. Mais d’un autre côté leurs cibles c’est vraiment les séries. Notre début d’année est très bon, et avec les perspectives et les projections du Centre National du Cinéma, on espère remonter avec un deuxième semestre très fort à plus 185 millions d’entrées.

Et votre souhait de création de studios de cinéma à Avignon ?
C’est un sujet très fort mais il faudrait que le politique soit d’accord pour développer ce projet là. On peut le faire mais il faut des hectares de terrain et des accords peut-être dans le cadre de plan 2030 du CNC. Le projet est toujours dans l’esprit de nos responsables. J’espère qu’il reviendra sur la table après les élections. En attendant il y des studios à Martigues et à Montpellier. L’avantage à Avignon c’est qu’on est à 2h40 de Paris, qu’il y a beaucoup de tournages dans la région et que les terrains sont là. Cela serait aussi en total complémentarité avec le théâtre. Les décors de théâtre et de cinéma pourraient être stockés dans les différents studios. 

Vous investissez-vous encore dans la production ?
Je devais. J’étais sur la reprise de 20% des films du Kiosque mais pour le moment on est un peu à l’arrêt. Je regrette. Je sais que dans le département nous avons accueilli le film d’Agnès Jaoui, L’objet du délit. Il y a d’autres films en perspective, notamment celui de Vincent Perez qui pourrait m’intéresser. Un film qui pourrait être tourné dans la Cour d’Honneur du palais des papes en septembre prochain…

Quel genre ?
Il y aurait une thématique entre la réalité théâtrale et la réalité tout court. Tout n’est pas encore en place.  Il reprendrait à l’époque où Patrice Chéreau tournait dans le Cour d’Honneur en même temps que son père est en train de mourir. Vincent Perez sera présent aux Rencontres du Sud. C’est un projet qui est vraiment très fort, qui pourrait être complémentaire d’autres sites dans la région.

Propos recueillis par Jean-Dominique Réga


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

L’entreprise Sécuriforce, créée en 1997, propose de nombreux pôles d’activités autour de la sécurité : surveillance humaine, alarme vidéosurveillance, technologies, prévention incendie et centre de formation. La société propose à ses clients une technologie de plus en plus avancée grâce notamment à l’intelligence artificielle.

Sébastien Camus commence son aventure seule, dans un local Avenue Kennedy à Carpentras. Deux ans après, il embauche un salarié. En 2000, il a l’opportunité d’acheter un mas avec du terrain appartenant à la société Ducros. Cette acquisition lui permet de développer l’entreprise et d’être plus à l’aise. La maison visible depuis l’avenue des Marchés sert pour l’administratif. Les locaux annexes servent de salles de repos pour les agents de sécurité et de salles de formation.

De nombreux métiers

Sécuriforce propose de nombreuses prestations. De nombreux métiers sont en effet représentés dans l’entreprise. Au début de l’aventure, cela a commencé avec des patrouilles cynophiles. Sébastien Camus est en effet maître chien. Il avait deux clients, dont Carpensud, zone sur laquelle il tournait. Il a d’ailleurs été un des membres fondateurs de cette association d’entreprises. Petit à petit, il développe sa clientèle. Ferren Fers, Gyma font partie de ses nouveaux clients. En 1999, il décroche un contrat important avec la surveillance des locaux d’EDF route d’Avignon. Après le déménagement en 2000, son marché se développe encore avec des concessions automobiles, toujours à Carpentras avec Peugeot Carpentras, mais également des zones d’activité comme Agroparc à Avignon. 

Des métiers différents en sécurité

A ce jour, l’entreprise utilise des véhicules patrouilles qui surveillent une zone d’activités économiques. Cela a commencé avec la zone de Courtine à Avignon. Elle en a maintenant une dizaine sur tout le département, réparties en 5 zones de contrôle. « Notre métier concerne les interventions sur alarme dans des entreprises et auprès des particuliers, moins de 30 minutes suite à une intrusion. »

Sécuriforce s’occupe également de la gestion des postes de garde, à savoir surveiller les entrées et sorties des entreprises comme Ducros, Florette ou encore Socopa, dans le département.

En plus de tous les métiers autour de la sécurité, la société assure la sécurité incendie avec la maintenance des extincteurs et la gestion des alarmes incendie. Elle vend également du matériel de sécurité.

L’entreprise vend des nouveaux appareils comme des barrettes anti-incendie et des extincteurs portatifs au potassium. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Le pôle technologie

Parmi les différentes prestations proposées par l’entreprise, la technologie est celle qui se développe le plus. Lancée en 2018 avec l’arrivée de Jean-Philippe Weill, responsable nouvelles technologies, cette activité s’est caractérisée par la mise en place de robots sur les sites permettant de surveillance en toute sécurité. « Les agents ont de plus en plus de risques. La nouvelle technologie a donc permis à l’entreprise d’assurer une meilleure sécurisation des lieux et mettre à l’abri nos agents », explique Jean-Philippe Weill. Au départ l’entreprise a mis en place des robots Rover sur les sites. Ils sont pilotables à distance et ont même pour certains la capacité monter les escaliers. Ils assurent ainsi la surveillance.

L’autre innovation a été la mise en place de drones sur les sites sensibles, comme le futur centre de détention d’Entraigues. Ce marché est très prometteur car, en plus de la surveillance, il permet de nombreuses autres tâches comme l’inspection des ouvrages. « Nous travaillons avec de nombreuse start-ups française de matériels. Le marché des drones va également s’étendre à l’agriculture et à la cartographie, avec des programmes d’intelligence artificielle intégrés, comme par exemple la surveillance des vignes. Nous nous intéressons particulièrement à toutes ces opportunités qui constitueraient une diversification pour l’entreprise », explique Sébastien Camus.

Un détecteur IA 

Les détecteurs mis à disposition dans les entreprises constituent une autre avancée technologique. Ils peuvent être solaires ou à batterie sans fil. « Ces détecteurs sans fil prennent des photos qui sont analysées au centre de sécurité par un algorithme informatique qui utilise l’intelligence artificielle. Ce dernier a la capacité de reconnaître une silhouette en fonction des données qui ont été rentrées dans la machine », explique Jean-Philippe Weill. Ceci permet aux agents de sécurité avant d’arriver sur le site de savoir exactement à quoi s’attendre. Le temps d’analyse entre la prise du détecteur et le centre de sécurité de deux minutes.

L’entreprise complète également son offre avec la vente de matériel de sécurité comme des barrettes anti-incendie qui sont installées dans des lieux sensibles comme les compteurs électriques, à l’origine de la majorité des incendies. Sécuriforce vend également des extincteurs au potassium portatifs très écologique et très pratique, grâce à une petite taille et un poids très réduit.

Les perspectives de l’entreprise sont de doubler le chiffre d’affaires d’ici fin 2027, avec notamment le déploiement de tout le pôle technologie. L’entreprise a également la ferme volonté de continuer sa démarche RSE dans toutes ces actions.

Photo : Sébastien Camus et son fils Valentin gèrent le centre de formation. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Le Rivoli, cinéma situé à Carpentras, projettera le drame historique À bras-le-corps ce vendredi 6 mars.

Dans le cadre du Festival Au cinéma pour les Droits Humains 2026, qui a lieu du 1er au 31 mars dans le but de faire découvrir des films engagés et inspirants, Le Rivoli dévoilera en avant-première le film À bras-le-corps ce vendredi en partenariat avec Amnesty International France.

Ce film, réalisé par Marie-Elsa Sgualdo, suit une jeune fille de 15 ans, Emma (interprétée par Lila Gueneau), qui, après avoir été violée, va défier sa communauté protestante rurale répressive pour se forger un chemin vers l’autodétermination, transformant son traumatisme en catalyseur d’émancipation tout en affrontant l’hypocrisie morale du village et le spectre de la Seconde Guerre mondiale qui l’entoure.

Les spectateurs sont invités à apporter un stylo pour pouvoir voter sur le film en donnant leur avis lors de cette avant-première. Le long-métrage sortira dans toutes les salles françaises au mois de juin prochain.

Réservation en ligne conseillée.
Vendredi 6 mars. 18h30. 7,50€ (5€ pour les -15ans). Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

La Maison Jouvaud est une entreprise de savoir-faire en pâtisserie créée en 1948. La troisième génération a lancé en 2023 son nouveau site de fabrication ainsi qu’une boutique en périphérie nord de la ville de Carpentras. Le succès est au rendez-vous.

« Nous avions depuis de nombreuses années le projet de créer un nouveau site de fabrication Avenue Saint-Roch au nord de Carpentras. Mon père a eu l’opportunité d’acquérir un terrain bien situé. Ce bâtiment dédié à la fabrication a ouvert ses portes en juin 2023. Il permet de livrer tous les matins l’ensemble des 5 sites de vente sur le département », explique Pierre Jouvaud. Il a été conçu pour des normes d’hygiène optimale mais également un bon confort de travail. Sur 3 niveaux, tous les métiers sont représentés dans des salles différentes. À titre d’exemple, une salle de fabrication est uniquement dédiée aux fruits confits, avec des bassines en cuivre. Des chambres froides positives et négatives sont également en service. Après deux années et demi de fonctionnement, le bilan est très positif pour les équipes de pâtissiers boulangers, avec une meilleure organisation de travail. 

Pierre Jouvaud, dans l’atelier de fabrication des fruits confits. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Un nouveau métier en boulangerie

Avec la mise en service de ce local flambant neuf, la famille Jouvaud a décidé de prendre un virage en 2023 en se lançant dans la fabrication du pain. Un laboratoire est en dédié à cet effet, avec un chef boulanger reconnu pour son savoir-faire et quatre boulangers professionnels qui ont tous été embauchés en 2023. La boulangerie a même été reconnue au niveau médiatique en accédant à la demi-finale de l’émission La meilleure boulangerie de France sur M6. « Récemment, nous avons mis en place notre propre moulin pour fabriquer notre farine sur quelques pains vendus très qualitatifs », explique Pierre Jouvaud. 

 La boutique ‘L’atelier’ ouverte en 2023 est un succès. ©Antoine Schramm

L’année 2025 a été celle de la mise en place d’une bonne organisation des équipes dans leur atelier respectif. Cela a permis à chacun de prendre ses marques. L’année 2026 démarre très bien avec une belle saison des galettes qui a duré tout le mois de janvier.


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

La société Un Air d’Ici qui propose une large gamme de fruits secs bio en vrac a été créé par Franck Bonfils il y a 25 ans. Elle a connu une magnifique réussite depuis avec une présence dans pas moins de 3 500 points de vente. Pour continuer son développement, le PDG fondateur a décidé de changer de marque avec YooNuts.

« L’histoire d’Un Air d’Ici est un peu comme l’histoire d’un chanteur inconnu. Tout le monde adore le morceau et le chante matin mais ne retient pas le nom du chanteur. L’histoire de mon entreprise ressemble un peu à cela, à savoir être apprécié et consommé par des millions de consommateurs français sans marque connue. Nous avions un cruel manque de notoriété avec nos marques Juste bio et Manger juste », explique Franck Bonfils. Depuis 25 ans, l’entreprise investit dans la création de filières, sur des produits locaux et sur le marché du bio, avec pour votre objectif d’éviter le gaspillage au sens large. « Juste Bio, notre marque, était selon moi réducteur. Nous avons une autre histoire à raconter. Notre autre marque, Manger Juste, avait aussi un coté moralisateur auprès du consommateur. Nos produits secs bio et peu transformés parlent d’eux-mêmes en termes de message alimentaire pour les consommateurs. Il faut également dire que notre mode de distribution, à savoir le vrac, a été un facteur important de ce manque de notoriété. »

YooNuts lancée en mars

Une nouvelle marque a ainsi été créée, à savoir YooNuts. Le message est le suivant : c’est bon et très bon pour la santé, au goût et pour l’environnement. Quand le consommateur a sur sa liste de courses des amandes en vrac, il ne porte pas attention à une marque. « Nous voulons signer ce fruits sec bio, local, transformé à Carpentras et issu de filières maîtrisées avec cette marque. Je voudrais que les consommateurs s’attachent à YooNuts, comme le prénom de quelqu’un de bien. L’idée du nom m’est venue l’été dernier avec ‘nuts’ pour symboliser les produits que nous vendons et ‘yoo’ qui symbolise le bon et très bon avec les deux O et le ‘you’ synonyme d’appartenance. »

La société propose une gamme de 173 produits dont des pâtes à tartiner. ©YooNuts

Une seconde innovation technologique

« YooNuts sera du vrac différemment. Nous avons créé une nouvelle technologie dans ce mode de distribution. Nous avons désormais une cartouche totalement hermétique qui garantit la fraîcheur du produit. Elle permet une zone de communication agrandie auprès du consommateur sur laquelle on va pouvoir parler de la marque et de ses engagements. » La seconde innovation technologique a été le rajout sur ces cartouches d’une poignée doseuse qui permet d’éviter la surprise d’avoir trop pris de produit. Cette dernière permet de maîtriser le flux, avec des dosages allant de 30 à 100 g. Elle est reliée à un écran, permettant au consommateur de voir en temps réel le poids et le prix. La troisième innovation est un lien entre la poignée et la balance permettant d’éditer le bon produit, évitant ainsi les erreurs et la fraude en magasin.

Un task force en magasin

Pour accompagner ce changement, l’entreprise qui emploie déjà 200 personnes en merchandising lance une task force de 100 personnes supplémentaires qui vont aller dans les magasins remplacer tous les frontons et toutes les étiquettes. « Nous allons également nous atteler à raconter l’histoire de la marque sur les réseaux sociaux. En 2027, nous mènerons également une campagne de communication. »


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Avec 142 316 visiteurs recensés en décembre, l’édition 2025 de Noëls Insolites à Carpentras enregistre une progression de 7,3% par rapport à 2024. Au-delà du volume, les données révèlent une mutation plus fine : des temps de présence allongés, une fréquentation mieux répartie sur la journée et un rayonnement qui dépasse davantage les frontières régionales. Ce rendez-vous hivernal carpentrassien s’installe désormais durablement comme un levier d’attractivité.

Copyright Ville de Carpentras

Après 114 000 visiteurs en 2021, 130 300 en 2022, un pic à 159 800 en 2023, puis un léger repli en 2024 (132 600), le cru 2025 marque un retour à la hausse. Mais l’intérêt du millésime ne tient pas uniquement à la courbe ascendante : il se lit dans la manière dont la ville est investie.

Une fréquentation plus qualitative
Les spectacles ‘au chaud’, proposés au théâtre de la Charité, ont rassemblé 1 474 spectateurs. Un chiffre modeste au regard de l’affluence globale, mais révélateur d’une appétence pour une programmation culturelle structurée, notamment à destination du jeune public. La patinoire, devenue emblématique des festivités carpentrassiennes, a accueilli 6 283 personnes. Si la fréquentation est légèrement inférieure à celle de 2024 (avec 6 824 entrées), l’engouement demeure soutenu, confirmant l’importance de ces animations hivernales dans l’économie événementielle des centres anciens.

Un centre-ville occupé autrement
L’analyse des flux -réalisée à partir des données de la plateforme spécialisée MyTraffic- met en lumière une évolution des comportements. Habituellement, le centre-ville de Carpentras connaît des pics le matin et à l’heure du déjeuner. Durant Noëls Insolites, la fréquentation a augmenté sensiblement l’après-midi.En 2025, l’écart entre matinée et après-midi s’est réduit nettement par rapport aux éditions précédentes. Cette répartition plus homogène suggère un allongement de la durée moyenne des visites : le public ne se contente plus d’un passage rapide, mais demeure, circule et participe.

Copyright Ville de Carpentras

Des polarités urbaines renforcées
La cartographie des déplacements fait ressortir un axe structurant reliant la Porte d’Orange, la place de l’Horloge et la place Aristide-Briand. Le square de Champeville s’impose comme le point le plus fréquenté, avec 13 900 visiteurs quotidiens en moyenne. La rue de la République (avec ses 8 770 visiteurs par jour), la place Sainte-Marthe (avec 8 775 passants), la place de la Mairie (avec 8 770 personnes) et la place de l’Horloge (avec près de 5 000 flâneurs) ont confirmé le rôle moteur de ces espaces dans la dynamique commerciale et sociale du centre ancien. Le festival agit ici comme un révélateur de centralités et un amplificateur d’usages.

Copyright Ville de Carpentras

Des habitants plus présents, un rayonnement élargi
L’un des marqueurs forts de 2025 réside dans la réappropriation locale. La part des visiteurs résidant à Carpentras progresse de 10% par rapport à 2024. Les Carpentrassiens génèrent en moyenne 10 445 visites quotidiennes durant l’événement, contre 9 499 l’année précédente. Cette fidélité accrue contribue directement à l’allongement du temps passé en centre-ville. Si l’attractivité départementale hors agglomération recule légèrement, le rayonnement extra-régional progresse : les visites en provenance d’autres régions françaises passent de 2 096 à 2 510 en moyenne journalière. Une évolution qui témoigne d’une notoriété en expansion, au-delà du seul périmètre vauclusien.

Conformément aux règles de protection des données (RGPD), seules les communes ayant généré plus de 1 000 visiteurs apparaissent sur la carte de zone de chalandise.

Les noëls insolites, un outil structurant pour la Ville
Au regard de ces indicateurs, Noëls Insolites ne se limite plus à un temps fort festif. Il s’affirme comme un outil structurant pour la vitalité hivernale du centre-ville, conjuguant attractivité culturelle, dynamisme économique et cohésion locale.
Source Ville de carpentras
Mireille Hurlin


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Le Carnaval de Carpentras fera son grand retour ce samedi 28 février et sera un carnaval des couleurs.

La Ville de Carpentras donne rendez-vous à ses habitants ce samedi à 16h au Square Champeville où tout le monde se réunira avant de commencer les déambulations dans les rues. Mais avant ça, les enfants sont invités à venir s’y faire maquiller dès 14h30.

Le cortège s’élancera à 16h30 aux côtés de la Compagnie Archibald Caramantran, des musiciens, et des chars imaginés par les enfants des centres sociaux Lou Tricadou, du centre de loisirs de La Roseraie mais aussi par l’association Art & Vie de la Rue et le Point d’information Jeunesse de la Ville.

Comme chaque année, le maire, Serge Andrieu, remettra symboliquement les clés de la ville aux carnavaliers depuis sa fenêtre. Après une arrivée en fanfare au stade de la Roseraie, c’est l’embrasement du Caramentran à 18h30, suivi du feu d’artifice à 19h, qui attendent les Carpentrassiens.

©Ville de Carpentras

Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

« C’est sans doute l’une des œuvres qui fait le plus parler nos visiteurs, des plus petits ou plus grands », affirme la bibliothèque-musée L’Inguimbertine à Carpentras qui mettra à l’honneur l’œuvre La Poissonnerie du peintre flamand Frans Snyders (1579-1657) ce samedi 21 février.

Le temps d’une heure, les visiteurs pourront en apprendre davantage sur le peintre qui est surtout connu pour avoir peint de nombreux étals de commerçants, notamment de poissonniers. C’est le cas dans l’œuvre La Poissonnerie, conservée à Carpentras.

« Cette monumentale scène de genre, en apparence anecdotique, se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît et mêle lamentation sur le déclin du port d’Anvers et leçon de morale », explique la bibliothèque-musée.

Réservation conseillée au 04 90 63 04 92.
Samedi 21 février. 14h15. 3€ (en plus du billet d’entrée). L’Inguimbertine. Hôtel-Dieu. 180 place Aristide Briand. Carpentras


Les Rencontres du Sud reviennent en Vaucluse pour une 14e édition

Véloc’Sud a été lancée en 2020, sur un concept de location de vélo aux particuliers en direct mais également à des structures comme les campings. L’entreprise a connu une très belle croissance depuis, avec la présence de cinq boutiques. Angelo Maccagnan vient de céder la direction à son fils Brice

Angelo Maccagnan a lancé son entreprise de location de vélos en 2020, deux mois avant le Covid. « Cela été une période très difficile. J’étais alors sur la commune de Monteux. Nous avons néanmoins réussi a lancé notre affaire de vélos de location, en partenariat en particulier avec de nombreux campings. Nous avons transféré en 2023 notre activité à Carpentras dans un bâtiment plus grand de 850m² en location, plus deux containers, avec la croissance de notre activité depuis 2020 », explique Angelo Maccagnan qui pilote désormais cette affaire qui a un statut de SAS avec son fils Brice qui est devenu à 31 ans le dirigeant officiel en décembre dernier. « Je suis désormais salarié l’entreprise jusque la fin de l’année 2026 avant de prendre ma retraite. Nous allons embaucher une secrétaire comptable en septembre prochain. »

Angelo Maccagnan a confié la direction de l’entreprise à son fils Brice. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

La location sous toutes ses formes

Le concept de l’entreprise est de louer différentes catégories de vélo sous diverses manières. « 30% de notre activité reste la location aux particuliers, avec nos cinq boutiques (Sète, Marseillan-Plage, Agde, Fréjus depuis fin janvier, et Carpentras). Le client vient ainsi sur place louer toute notre gamme de vélos, musculaires ou électriques qui prennent de plus en plus d’importance. » Le concept peut se faire sur place mais 80% de cette activité se fait en ligne, avec un excellent référencement de Véloc’Sud sur internet. Le business des réservations se fait pour moitié par des Français, pour l’autre avec des étrangers dont des Hollandais, des Belges, des Allemands et des Américains.

Livraison pour une itinérance

Le grand second concept de location concerne les cyclotouristes désirant faire un itinéraire à vélo comme la via Venaissia ou encore la via Rhôna, le Calavon, sans oublier le mythique Mont Ventoux. « Nous faisons de la livraison de vélos pour nos clients. Par exemple, pour un une personne ou un groupe désirant faire Valence-Avignon en vélo, nous lui livrons le vélo à la sortie de son train en gare TGV avec tous les accessoires nécessaires comme les sacoches. Nous récupérons les vélos à l’arrivée avec un service complet. »

De la location pour des structures

La troisième catégorie de location concerne celle avec des structures collectives comme les campings ou encore les centres de loisirs. « Nous avons un service aux campings. Nous sommes présents sur tout le pourtour méditerranéen, de Fréjus à Argelès, en mettant à disposition des campings des vélos, le logiciel de location, les assurances si nécessaire. Nous passons tous les 15 jours réviser les vélos. À ce jour, nous sommes présents sur 70 campings. Nous sommes en train d’étendre notre zone géographique comme à Annecy ou encore en Alsace. Cette saison va de début avril à novembre. »

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