8 juillet 2026 |

Ecrit par le 8 juillet 2026

Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Les Compagnons du Devoir ont ouvert leurs portes à Carpentras en 2021. S’y trouve un centre d’hébergement pour les Compagnons réalisant leur Tour de France. Il est également un centre de formation d’apprentissage, avec deux disciplines : la maçonnerie et la couverture.

« L’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France a été créé en 1941. L’idée du compagnonnage date en revanche du Moyen Âge, avec la construction des cathédrales. L’objectif est de permettre à chacune et chacun de s’accomplir dans son métier, dans une culture d’ouverture et de partage. Chaque jeune doit trouver sa place, son métier, au sein de notre communauté », explique Jules Arson, le Prévôt de l’établissement qui assume à 26 ans la direction, après avoir été Compagnon et avant d’exercer son métier de menuisier, comme c’est le cas dans tous les centres en France. 

Une maison des compagnons

Il en existe 260 en France. Les Maisons des Compagnons sont des hébergements permettant aux Compagnons de réaliser leur Tour de France. Parmi elles, il y a 60 centres de formation en alternance dont Carpentras qui propose de formation en maçonnerie et en couverture.

Entrée après le collège

Un jeune voulant rentrer aux Compagnons le fait juste après le collège, en alternance à 100% (6 semaines en entreprise et 2 semaines au centre de formation). Il suivra un CAP sur deux années. Les plus motivés et brillants pourront poursuivre sur d’autres sites de formation après leur CAP dans toute la France et cela constitue le fameux Tour de France. Ils peuvent ainsi continuer avec l’obtention d’un Brevet professionnel, d’un Bac professionnel, d’un BTS pro, d’une licence pro et d’un Master 1 et 2. Certains viennent également d’un cursus avec un bac général. « Nos jeunes en CAP ont une meilleure rémunération que dans le système de l’Education nationale, avec 50% du SMIC. Notre objectif prioritaire est de donner aux jeunes un métier qui leur correspond, avec de fortes valeurs inculquées. L’objectif de l’association est de permettre à chacune et chacun de s’accomplir dans et par son métier », explique Jules Arson. En moyenne, un jeune Compagnon va réaliser cinq étapes en France. Un passage à l’international est également désormais requis. Un Chef-d’œuvre est réalisé par le Compagnon en fin de parcours

Le site de Carpentras ouvert en 2021

Le site de Carpentras qui est loué à la Mairie a ouvert en 2021. « L’objectif était de désengorger le site de Marseille. Nous disposons aujourd’hui d’un bel outil de travail, de taille moyenne, au centre du département, pratique pour les déplacements de nos jeunes dans les entreprises », explique Jules Arson. Le programme de rénovation, prévu avec la Mairie, a été fait par les Compagnons du Devoir. De nombreux ouvrages réalisés par les Compagnons sont utilisés sur le site en intérieur et extérieur, avec pour vocation de rester. Le site de Carpentras accueille ainsi en hébergement des Compagnons du devoir qui réalisent leur Tour de France dans les entreprises du département. Il assure également la formation de jeunes en CAP, avec un enseignement général et un autre professionnel.

Matériaux souples : Cordonnerie-botterie, Podo-orthèse, Maroquinerie, Sellerie- garnissage, Tapisseries d’ameublement, Métiers du goût, Boulangerie, Pâtisserie, Charcuterie, Fromagerie, Travail de la vigne et du vin

Technologies de l’industrie : Carrosserie – construction, Carrosserie – réparation, Chaudronnerie, Electricité-électrotechnique, Fonderie, Techniques du froid, Mécanique de maintenance, Mécanique de précision

Mais aussi : Maréchalerie, Tonnellerie


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Depuis juin, un accueil de jour dédié aux femmes victimes de violences a été ouvert à la Maison commune Ouest d’Avignon. Porté par l’AHARP, ce lieu d’écoute, d’orientation et de répit complète un dispositif qui comprend déjà 26 places d’hébergement sécurisées, un appartement ‘grave danger’, plus de 1 000 passages enregistrés en une année dans ses accueils de jour et un accompagnement vers le logement pour 69 personnes en 2025. Un maillon supplémentaire dans la lutte contre les violences faites aux femmes, inauguré en présence d’Aurore Bergé, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

Derrière les murs de la Maison commune de la mairie Ouest, boulevard Monclar à Avignon, ce nouveau lieu se veut avant tout un espace de parole. Ni commissariat, ni structure médicale, ni simple permanence administrative, cet accueil de jour a été pensé comme une porte d’entrée vers un accompagnement global pour les femmes victimes de violences conjugales, intrafamiliales, sexistes ou sexuelles.

Un refuge discret au cœur du quartier Monclar
Accessible avec ou sans rendez-vous, il s’adresse aussi bien aux victimes qu’à leurs proches ou aux professionnels en quête d’informations. Dans un cadre volontairement apaisant, les personnes accueillies peuvent rencontrer une travailleuse sociale ou une psychologue spécialisée, partager un café, trouver un moment de répit avec leurs enfants ou, lorsque les circonstances l’imposent, accéder à une douche et à des sanitaires. Cette proximité répond à une réalité souvent méconnue : franchir la première porte constitue fréquemment l’étape la plus difficile du parcours de sortie des violences.

« Protéger une femme victime de violences ne se résume pas à lui offrir un toit. Il s’agit de lui permettre de retrouver sa sécurité, ses droits, son autonomie, sa confiance en elle et de reconstruire un projet de vie. » Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp

Des violences toujours massives
Les chiffres nationaux rappellent l’ampleur du phénomène. Chaque année, des centaines de milliers de femmes déclarent être victimes de violences au sein du couple. Les services de l’État constatent également une progression régulière des signalements, signe d’une meilleure libération de la parole mais aussi d’un phénomène toujours profondément ancré dans la société. Au-delà des violences physiques, les victimes subissent également des violences psychologiques, économiques, administratives ou sexuelles qui fragilisent durablement leur autonomie et compliquent leur reconstruction.

Aurore Bergé Copyright Michel Bros

Une prise en charge qui va bien au-delà de l’urgence
L’AHARP, association vauclusienne engagée depuis près de 40 ans auprès des personnes en situation de grande précarité et de la protection des femmes victimes de violences. Son dispositif repose sur plusieurs niveaux d’accompagnement complémentaires. L’association dispose aujourd’hui de 26 places d’hébergement sécurisées, qui ont représenté plus de 8 800 journées d’accompagnement en 2025, auxquelles s’ajoute un appartement ‘grave danger’, mobilisé à 14 reprises au cours de la même année. À cette mise en sécurité s’ajoute un accompagnement juridique, social et psychologique, indispensable pour permettre aux victimes de retrouver leurs droits, reconstruire leur autonomie financière, accéder à un logement et reprendre progressivement une vie indépendante. L’accueil de jour d’Avignon vient compléter celui déjà implanté à Carpentras. Ensemble, les deux structures ont enregistré plus de 1 000 passages en 2025, illustrant l’importance croissante de ces lieux de proximité.

« Les réponses aux violences faites aux femmes gagnent en efficacité lorsqu’elles reposent sur la coopération, la complémentarité et la mobilisation collective. » Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp

Accompagner jusqu’au retour à l’autonomie
Quitter un conjoint violent ne suffit pas toujours à sortir des violences. C’est pourquoi l’AHARP développe également un accompagnement « vers et dans le logement » (AVDL). Ce dispositif aide les femmes à préparer un projet résidentiel durable, à accéder à un logement social, reconstruire des liens sociaux, retrouver une stabilité familiale et réapprendre à vivre dans un environnement sécurisé. En 2025, 69 personnes, représentant 27 ménages, ont bénéficié de cet accompagnement individualisé. Une accompagnatrice éducative et sociale intervient également auprès des personnes hébergées pour les soutenir dans les gestes du quotidien, l’alimentation, les démarches administratives, les déplacements ou encore l’exercice de la parentalité.

Sylvie Martin Copyright Michel Bros

Une coopération devenue indispensable
L’inauguration du site avignonnais, organisée en présence de la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations- qui venait juste de rencontrer de façon privée Dominique Santoni, présidente du Département et Olivier Galzi, le nouveau maire d’Avignon- a également mis en lumière la nécessité d’un travail collectif. Police, gendarmerie, justice, services sociaux, collectivités locales et associations interviennent désormais de façon coordonnée afin d’éviter les ruptures dans le parcours des victimes. Cette dynamique s’est récemment renforcée avec l’intégration de l’association RHESO au sein de l’AHARP, permettant de mutualiser des compétences spécialisées et d’offrir un accompagnement plus lisible, depuis la mise à l’abri jusqu’au retour à une autonomie durable.

« La lutte contre les violences faites aux femmes ne relève pas uniquement de la politique publique ; elle constitue un véritable choix de société. »
Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp

Un lieu où recommencer devient possible
Au-delà des chiffres, ce nouvel espace rappelle une évidence : derrière chaque dossier se cache une histoire, souvent marquée par des années d’emprise, de peur et d’isolement. L’objectif n’est pas seulement de protéger, mais de permettre à chaque femme de retrouver progressivement sécurité, dignité et liberté. En offrant un accueil sans jugement, accessible et de proximité, cette nouvelle permanence avignonnaise entend justement lever l’un des premiers obstacles rencontrés par les victimes : celui d’oser demander de l’aide.

Rappel des chiffres
l’Aharp Femmes victimes de violence en Vaucluse ce sont 1076 passages dans les lieux d’accueil de jour à Carpentras et Avignon ; 26 places d’hébergement représentant 8 800 journées d’accompagnement ; 1 appartement ‘grave danger’ pour 17 orientations à l’année ; 26 femmes et 43 enfants pris en charge pour un accompagnement vers et dans un logement ; une durée moyenne d’accompagnement de 17 mois et un taux d’occupation des logements de 93%.

Repères
Maison commune – Mairie Ouest, 30 boulevard Monclar à Avignon. Public : femmes victimes de violences, proches et professionnels. Accueil : avec ou sans rendez-vous les lundi et mercredi de 10h à 16h. Services proposés : écoute, orientation, accompagnement social et psychologique, accès aux droits, espace convivial, sanitaires et douche si nécessaire. Accueil téléphonique au 07 50 15 00 53 du lundi au vendredi de 10h à 16h disponible pour le public et les professionnels ; accueil.femmes@aharp.asso.fr
Mireille Hurlin


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Le magazine Le Point a dévoilé son 6e Palmarès Giverny, un classement de 50 leaders engagés de moins de 40 ans qui contribuent à l’accélération de la transformation écologique et sociale de la France et dans lequel figure un Vauclusien.

Ce jeudi 25 juin, pour la 6e année consécutive, Le Point a dévoilé la Promotion 2026 du Palmarès Giverny, qui valorise l’engagement, l’entrepreneuriat et la création de la jeunesse. 50 leaders engagés de moins de 40 ans figurent au classement qui est divisé en cinq catégories : Administrations & élus locaux, Associations, Grandes entreprises, PME-ETI, et Start-up.

Chaque candidat a été évalué par un jury composé de représentants de grands groupes comme L’Oréal, Carrefour, Suez, Axa, et bien d’autres selon quatre critères :

  • L’activité, à savoir le poste actuel et les expériences passées
  • L’impact positif du candidat sur la société, c’est-à-dire les réalisations et les projets en lien avec la transformation écologique et sociale
  • La capacité d’influence, avec la visibilité de l’activité, la qualité et la diversité du réseau, et la capacité à défendre son projet à l’oral et à l’écrit
  • Le potentiel de développement au travers de l’ambition, des compétences mobilisables et des freins à lever pour l’atteindre
La Promotion 2026 du Palmarès Giverny. ©Le Point – Cercle de Giverny

Un Vauclusien parmi les lauréats

Ferréol Delmas, originaire de Carpentras, intègre la Promotion 2026 du Palmarès Giverny. Âgé de 28 ans, il est le fondateur et directeur général d’Écologie responsable, un think tank (ndlr : centre de recherche et de réflexion sur des questions politiques, sociales et économiques) présent à Paris et Washington travaillant sur les questions environnementales, avec une approche fondée sur l’enracinement et l’innovation. Le Vauclusien se dit « très honoré » de rejoindre le classement.

Passé par le lycée Saint-Joseph de Carpentras, Ferréol Delmas a ensuite fait des études de droit, d’histoire et d’affaires publiques et communication à Paris. À 19 ans, il a intégré l’équipe de campagne de François Fillon lors de l’élection présidentielle de 2017, avant de devenir secrétaire général puis président des Républicains à la Sorbonne de 2017 à 2019. En 2019, il est nommé par François-Xavier Bellamy responsable de la campagne des élections européennes pour la ville d’Avignon. Lors de la primaire de la droite pour la présidentielle de 2022, il a conseillé Michel Barnier sur les sujets de jeunesse et d’écologie. En 2024, il a été conseiller de la ministre du Logement, Valérie Létard, en charges des élus et des territoires. Depuis, en parallèle de l’association Écologie Responsable, le Vauclusien est chargé d’enseignement en histoire des idées politiques en Master 2 d’Affaires Publiques à l’université Paris-Saclay.

Pour découvrir le Palmarès Giverny 2026, cliquer ici.


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Carpentras, vendredi 12 juin. Ce vendredi après-midi, plusieurs groupes de visiteurs se succèdent à la bibliothèque-musée L’Inguimbertine. Certains ont fait plusieurs heures de route depuis Cannes, Aix-en-Provence… Tous ont une chose en commun : ils connaissaient déjà Ernest Pignon-Ernest, et ont tenu à voir cette exposition.

Une immersion
Dès la première salle, le ton est donné. Les murs sont peints en rouge bordeaux, les dessins de Pignon-Ernest s’affichent en grand format.
Philippe, venu d’Aix-en-Provence explique qu’après avoir traversé les salles permanentes, il a senti un certain basculement : « Ces salles sont absolument incroyables, lumineuses, accueillantes et d’un seul coup on rentre dans un ventre. On rentre dans un intérieur. »

La scénographie joue sur les contrastes. Des panneaux disposés en dédale obligent le visiteur à zigzaguer, à voir les œuvres de près puis de loin. « Tu l’as vu de loin et puis tu l’as de près, ça restitue vraiment les proportions, tu te rends donc mieux compte de l’effet produit dans les rues de Naples », explique une autre visiteuse, Michèle, qui avait déjà découvert le travail de Pignon-Ernest dans des magazines d’art, mais également lors de la présentation avignonnaise au Palais des Papes de 2019 à 2020 (Exposition ‘Ecce homo’). Par ailleurs une seconde exposition de mai à septembre 2020 à l’Église des Célestins avait été organisée (Exposition ‘Extases’).

Crédit : Zélie Bienaimé

« Toutes ces œuvres parlent de violence, de douleur »

Michèle

Pourquoi le rouge ?
Le choix de la couleur rouge revient dans toutes les conversations. Pour certains, c’est une évidence. « Au vu du thème, c’est obligé, toutes ces œuvres parlent de violence, de douleur », a dit Michèle. Martine, venue spécialement depuis Cannes, fait des photos et nous confie : « Le bleu est froid et le rouge est une couleur chaude. Je fais des expos photos et je mets mes photos en noir et blanc sur fond rouge… ça marche très bien ensemble. »

Comparaison qui fait débat
Michèle nous parle de l’arrivée d’Ernest Pignon-Ernest dans le milieu de l’art de rue : « Je me souviens de l’effet que ça avait fait de voir ses dessins dans les rues, on voit les gens qui passent, qui observent, c’est l’art dans la rue, ça ne se faisait pas avant. 
Et en même temps, je pense qu’il y avait une sorte de respect vis-à-vis de des choses qu’il créé, ce n’était pas des tags, c’était autre chose. »

Crédit : Zélie Bienaimé

« J’ai pensé à Banksy… »

Martine

La question du street art ne tarde pas à arriver dans chacun des discours. Martine nous fait part du lien spontané qu’elle a vu avec Banksy : « Et c’est vrai que tout de suite j’ai fait un rapprochement avant même de voir l’exposition, j’ai pensé à Banksy… Il y a une certaine filiation. » Mais Philippe n’est pas d’accord : « Le street art, c’est une étiquette un peu facile que l’on colle sur Pignon-Ernest. Lui, a une démarche souvent politique, religieuse, il y a beaucoup de métaphores, il y a des convictions très fortes derrière. Cette association, pour moi, est un peu dévoyée. 
Et évidemment, l’artiste demeure pour moi aujourd’hui un artiste contemporain français majeur. »

Naples vue depuis Carpentras
Beaucoup de visiteurs connaissent Naples en touristes, mais pas sous l’angle que montre l’exposition. « On ne fréquentait pas forcément toutes ces petites ruelles, ce côté populaire et religieux, c’était pas vraiment mon abord », admet Martine. L’exposition montre une ville de Naples plus sombre : les quartiers pauvres, les croyances mélangées, la mort omniprésente. « Il y a un côté populaire à Naples qui est bien rendu dans toute cette représentation. »

Michèle, très tôt, a fait le rapprochement avec Caravage, peintre napolitain du XVIIe siècle connu pour ses scènes violentes, ses personnages du peuple décrit par Michèle comme quelqu’un de ‘torturé’. Avant même de constater que l’artiste est effectivement cité dans le parcours de l’exposition. « Il y a une espèce de tragédie autour de Naples, dit-elle. Caravage, Pasolini… »

Crédit : Zélie Bienaimé

« L’artiste ne ment pas. »

Philippe

Ce qu’ils retiennent de Pignon-Ernest
Ce qui marque le plus les visiteurs, c’est la force du dessin. « Il y a une puissance dans le trait qui est remarquable », dit Martine. Philippe, lui, parle de sincérité : « Chacun va y trouver, je dirais non pas une part de lui-même, mais de ce qu’il recherche dans l’artiste. Et l’artiste ne ment pas. Donc tout ce qu’on voit ici n’est qu’une réalité, une interprétation. C’est extrêmement audacieux et surtout c’est la vérité, la vérité du trait de l’artiste. »
Enfin Michèle nous rappelle que ses créations ont « chamboulé le monde de l’art parce que nous n’étions plus dans l’abstrait, nous étions dans le concret. Ses œuvres parlaient de souffrance et de rédemption. »
Ernest Pignon-Ernest sera à nouveau présent à Carpentras pour rencontrer le public le 26 septembre à 15h.

Zélie Bienaimé (stagiaire info com Avignon université)

Exposition « Ombres de Naples », Ernest Pignon-Ernest, L’Inguimbertine à Carpentras. Jusqu’au 1er novembre 2026.


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Syndicat Rhône Ventoux, Suez et GreenYellow ont mis en service il y a plusieurs semaines une centrale solaire de 1 400m² sur la station d’épuration des eaux usées (STEP) de Carpentras.

La STEP de Carpentras s’engage dans une transition énergétique grâce à l’installation et la mise en service d’une centrale solaire de 1 400m² qui va permettre de produire localement de l’électricité renouvelable. Avec une capacité de 75 000 équivalents habitants, la STEP de Carpentras est la plus grande du territoire. Ses besoins en électricité s’élèvent à environ 3 600 MWh par an, représentant une part importante des coûts d’exploitation.

Ainsi, la nouvelle centrale solaire, installée fin avril, devrait couvrir 12% des besoins énergétiques de la station grâce à sa puissance de 300 kWc. Sa production moyenne annuelle est estimée à 465 MWh. Cette infrastructure photovoltaïque vise à limiter l’exposition aux fluctuations des prix de l’électricité, à renforcer la souveraineté énergétique du territoire, mais aussi à réduire l’empreinte environnementale du service de l‘assainissement.

Un projet similaire à Monteux

Mais la STEP de Carpentras n’est pas la seule station vauclusienne à se mettre au solaire. À Monteux, où il y a la deuxième station la plus importante du territoire, des panneaux photovoltaïques ont aussi été installés. La STEP de Monteux possède un capacité de 36 000 équivalents habitants et sa consommation annuelle s’élève à environ 1 900 MWh. Les stations de Carpentras et Monteux représentent donc près des deux tiers de la consommation électrique totale des infrastructures d’assainissement du territoire.

Ces installations solaires s’inscrivent pleinement dans la stratégie environnementale du Syndicat Rhône Ventoux et de Suez, visant à réduire l’empreinte environnementale du service de l’assainissement et à soutenir la transition énergétique locale.

D’autres projets pour la station de Carpentras

Le contrat de délégation de service public confié par le Syndicat Rhône Ventoux à Suez inclut également le développement de solutions pour la valorisation des sous-produits issus des procédés d’épuration comme le recyclage des sables dans les travaux publics, le traitement des graisses ou encore le compostage des boues.

En 2027, une unité de réutilisation des eaux usées traitées devrait être mise en place pour permettre d’alimenter un usage industriel local en eau non potable, réduisant ainsi la pression sur les ressources en eau potable. Une initiative qui devrait, entre autre, profiter à l’usine Siniat, située à Carpentras, qui a récemment ouvert ses portes aux institutionnels pour évoquer le projet.


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Après une levée de 1M€, la marque française des shots probiotiques minimiil vient d’intégrer Ma première usine à Carpentras. L’entreprise a investi dans son outil de production entièrement certifié bio. Elle vise une capacité de 500 000 shots par an.

Deux ans après son lancement, minimiil, pionnière des shots fermentés dédiés au microbiote, franchit un cap industriel. Après une phase de sous-traitance à Clermont-Ferrand, la startup rapatrie l’intégralité de sa production sur un site en propre à Carpentras, au sein de la pépinière agro-industrielle Ma première usine. L’histoire commence en 2023 à Clermont-Ferrand. Fabien Marret, Olivier Gagneau et Annouk Voisin sont les créateurs de minimiil. « Auparavant, j’avais créé une entreprise en 2009, vendue en 2018. Je suis resté dirigeant jusqu’en 2022. Mon entreprise, monbento, fabriquait des lunch boxes pour enfants. Un an après, j’ai décidé, avec les deux autres associés, de repartir sur une autre aventure entrepreneuriale », explique Fabien Marret. Après réflexion, les trois jeunes créateurs se lancent sur un concept qui a du sens et a un impact sur la santé des gens. Ils décident de travailler sur le marché de la fermentation alimentaire, à base de probiotiques. 

Une gamme de probiotiques

minimiil lance ainsi en 2023 sa gamme vegan fermentée. « Nous faisons une fermentation lactique avec plusieurs souches, à base de ferments vegan. Pour obtenir cela, nous avons travaillé durant deux années en recherche-développement pour trouver une recette stable. »

Le premier produit est sorti fin 2025 avec un prestataire. L’entreprise a dû faire l’acquisition de son propre matériel pour un budget de 120 000€. Le produit est un shot végétal vivant contenant du lait à base d’avoine ou d’amande et des fruits, plus les ferments. De la vitamine D et des fibres sont également ajoutées pour apporter un complément santé encore plus fort. Le produit d’une contenance de 60 ml permet de nourrir quotidiennement son microbiote intestinal. 

La gamme se décline dans quatre parfums lancés sur ce mois de juin. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Arrivé à Carpentras en mai

Les trois associés ont fait un dépôt de candidature auprès de la CoVe. Un nouvel atelier production était en effet libre à la location dans la zone réservée à Ma première usine sur le Marché-gare de Carpentras. « Notre objectif était d’être chez nous et d’assurer notre production nous-mêmes. Cette opportunité est une grande chance pour notre entreprise, avec des loyers de location très attractifs sur plusieurs années, jusqu’à cinq ans. Nous avons réalisé quelques travaux pour adapter l’outil de production à notre process. Pour le lancement de l’entreprise, nous avons eu des subventions de la part de la BPI. Nous venons par ailleurs de lancer une levée de fonds d’un million d’euros. L’entreprise vient d’obtenir la certification bio par l’organisme Ecocert et a lancé sa première production sur le mois de juin avec une gamme comportant quatre parfums, dont trois nouveaux. Nous venons d’embaucher une responsable qualité et production. »

L’entreprise a fait l’acquisition de matériel pour sa production. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Les trois associés ont des complémentarités de compétences. Fabien travaille plus sur l’aspect direction, Olivier sur la partie fabrication et recherche-développement et Anouk  sur la communication et le marketing. « Pour la partie commerciale, nous nous en occupons tous les trois. » Les produits sont vendus à trois euros l’unité (2,50€ par lot de 20) dans des épiceries fines comme la Grande épicerie de Paris au Bon Marché. Des contacts sont en cours de finalisation pour les magasins bio comme Biocoop et Naturalia. La vente en ligne est également possible.

Les projets de l’entreprise sont de tripler rapidement le chiffre d’affaires. Pour cela, elle va conquérir de nouveaux clients, proposer également ses services de fabrication à façon pour des industriels. Du côté des embauches, l’entreprise a pour projet à terme de recruter un assistant de production. « Nous voulons vraiment développer ce produit qui améliore et préserve la santé humaine. »


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Trois réunions d’information concernant le basculement vers la facturation électronique se tiendront les lundi 8, mardi 9 et lundi 15 juin à Carpentras, Pertuis et Apt.

À partir du 1er septembre prochain, certaines entreprises devront obligatoirement adopter la facturation électronique. Ainsi, pour être le mieux préparés possibles, les dirigeants et acteurs du développement des territoires pourront assister à l’une des réunions d’information organisées par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Vaucluse et la Direction générale des Finances publiques en partenariat avec le Crédit Agricole Alpes Provence.

En tout, ce sont trois réunions qui auront lieu dans le département pour explique les enjeux de la facturation électronique et les solutions à mettre en place :

  • le lundi 8 juin à 14h à La Gare Numérique à Carpentras,
  • le mardi 9 juin à 12h30 à la Maison de la Culture et des Associations à Pertuis,
  • le lundi 15 juin à 13h30 à Cap Luberon à Apt.

Pour s’inscrire, cliquer ici.


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Etex France Building Performance (BP) et sa marque phare Siniat ont ouvert leurs portes dans leurs locaux du Centre de recherches de Carpentras, en présence du préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, du maire de Carpentras, Hervé de Lépineau, et d’autres intervenants concernés par un projet environnemental : utiliser l’eau recyclée de la station d’épuration de la ville de Carpentras, la STEP, en remplacement de l’eau potable.

Pour mener à bien ce projet qui devrait se terminer fin 2027 après 18 mois de travaux, un tuyau enterré de 3 km de long doit être creusé entre la station d’épuration et l’usine Siniat qui fabrique des plaques de placoplâtre. Le circuit a bien évidemment été fait en concertation avec la ville de Carpentras, prenant en compte tous les paramètres de l’urbanisation. « Ce projet qui nous tient à cœur va permettre d’économiser l’équivalent de 60 piscines olympiques par an en eau potable. Cette initiative que nous réitérons à Carpentras après notre usine de Saint-Loubès en Gironde dans le domaine de l’eau reflète notre volonté d’agir durablement et de créer un impact positif dès aujourd’hui et pour les générations futures », explique Frédéric Guetin, Directeur général d’Etex France BP.

Recycler de l’eau

Etex France BP a mis en œuvre, en collaboration avec les parties prenantes locales, une solution pionnière et innovante à Saint-Loubès en connectant le site à la station de traitement des eaux pour récupérer les eaux de réutilisation, en plus de l’eau de pluie qu’elle collecte, traite et utilise déjà sur ce site. L’usine intègre désormais 75% d’eau recyclée dans son processus de fabrication. Fort de cette expérience inédite et réussie, Etex France BP a décidé de décliner le même projet à Carpentras, région fortement touchée par la sécheresse : connecter le site de production à la station de traitement des eaux voisines afin de substituer le maximum d’eau issue du forage par de l’eau recyclée.

La présence du Directeur Monde

Jochen Friedrichs, Directeur Monde d’Etex Building Performance, était présent pour l’occasion. Il dirige 45 pays. Il a souligné l’importance de cette initiative écologique et de l’insertion locale de chaque usine du groupe dans leur écosystème. « Il faut créer de l’innovation en permanence, dans un logique d’écologie et dans une volonté de développement durable », a souligné le dirigeant de l’entreprise.

Une initiative soulignée

Le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, a insisté sur le fait que l’utilisation de l’eau dans le département n’est pas que l’affaire de l’agriculture mais également de l’industrie. Etex est en effet un gros consommateur d’eau pour la fabrication des plaques de placoplâtre. Cette initiative est véritablement concrète dans le sens de la transition écologique et du développement durable selon le Préfet. Le maire de la ville de Carpentras, Hervé de Lépineau, a salué cette initiative et ce partenariat entre la station d’épuration et Etex. « La transition écologique est l’affaire de tous. Nous devons également, nous collectivités, regarder les axes de progrès innovants qui vont dans ce sens, comme l’utilisation d’eau usées à la place de l’eau potable dans certains cas. Nous accueillons par ailleurs avec grande satisfaction et fierté une usine en plein développement avec ses salariés qui a en outre un centre de recherches très pointu. » Ce bel investissement de 3 millions d’euros montre la volonté d’Etex France de poursuivre son travail en faveur de la transition écologique, dans une logique RSE (Responsabilité sociétale des entreprises).

Une politique vertueuse de l’environnement

Etex France BP, en tant que future Entreprise à Mission, place au cœur de ses préoccupations la préservation des ressources naturelles telle que l’eau potable. La production de plaques de plâtre mobilise trois ressources principales : de l’énergie, du gypse (naturel ou recyclé) et de l’eau. Un usage raisonné et responsable de ces matières premières est indispensable. Pour cela, Etex France BP innove en permanence pour améliorer l’ensemble de ses équipements, installations et outils de production afin de proposer des matériaux de construction toujours plus respectueux de l’environnement. 

De nombreux intervenants

Ce projet présente un caractère à la fois vertueux, innovant et créateur de valeur pour le Département du Vaucluse. Il constitue une opportunité importante de préserver la ressource en eau (nappe du Miocène) en réutilisant les eaux traitées de la STEP de Carpentras dans le process industriel de l’usine. L’étude, menée par la Maison Régionale de l’Eau et présentée par le Syndicat Rhône-Ventoux, a démontré la possibilité d’alimenter l’usine Etex de Carpentras (environ 170 000 m³ par an), en réutilisant une partie mineure des eaux recyclées de la STEP, rejetées dans l’Auzon, sans impact sur le cours d’eau. Initié par les équipes Etex, le projet nécessite la coopération de l’ensemble des parties prenantes locales (Sous-Préfecture, DREAL, Conseil Départemental du Vaucluse, Mairie de Carpentras, DDT 84, Agence de l’Eau, Syndicat Rhône-Ventoux agence de Suez et nombreux experts), afin d’assurer une parfaite synchronisation des démarches techniques, réglementaires et administratives. 

Le statut d’entreprise à mission est connu et reconnu par les clients. Plus de 2 100 entreprises bénéficient de ce statut en France, dont 130 dans les secteurs de la construction et de l’immobilier. Etex France BP met en place des dispositifs permettant de devenir Entreprise à Mission en septembre prochain. Ce type d’initiative écologique autour de l’eau en fait partie. 


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

La bibliothèque-musée L’Inguimbertine, à Carpentras, consacre sa nouvelle exposition à l’artiste Ernest Pignon-Ernest. ‘Ombres de Naples’ est à découvrir du 23 mai au 1er novembre.

« Entre 1988 et 2015, Ernest Pignon-Ernest a arpenté les rues de Naples et les murs se sont mis à parler. Ils ne le faisaient pas avant, mais à son passage. Ils ont commencé à bruisser. Les façades ont bougé, mille murmures se sont fait entendre. Les ombres sortent et laissent échapper d’étranges lamentations ou des chuchotements d’extase ». Ainsi s’exprime l’écrivain Laurent Gaudé, Prix Goncourt 2004 pour Le soleil des Scorta, dans la postface du livre qui est dédié à l’imposante exposition qui est consacrée au plasticien niçois à partir du 23 mai à Carpentras.

Le choix du Vaucluse ne doit rien au hasard. Comme l’a précisé la 1e adjointe de la ville, Pascale Demuru, « l’artiste a vécu tout près d’ici, à Méthamis dans les années 60, il a aussi grimpé le Ventoux à vélo une dizaine de fois. Ce bâtiment, phare culturel est le parfait écrin pour accueillir les œuvres d’un créateur de renommée internationale. »

Le directeur de la bibliothèque-musée L’Inguimbertine Jean-Yves Baudouy insiste : « Depuis le XVIIIe, ce lieu fait rayonner la ville dans le monde de la culture et des arts bien au-delà du Vaucluse. D’ailleurs le monde d’Ernest Pignon-Ernest dialogue avec celui de Monseigneur d’Inguimbert qui lui aussi travaillait avec les savants et les poètes. Qu’il s’agisse d’imaginaire, de mort ou de souffrance. »

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Un artiste engagé

Mais surtout, n’allez pas dire à Ernest Pignon-Ernest qu’il est le pape du street-art. Ses 200 esquisses, dessins, croquis, photographies, sérigraphies, portraits, collages, témoignent d’une œuvre picturale, poétique, artistique et d’un engagement citoyen. « Cela signifierait que cet art urbain serait né aux États-Unis. Or Banksy, s’est y mis 40 ans après moi. » Et Ernest Pignon-Ernest a été dès 1966 investi dans la lutte contre le nucléaire. René Char, poète et résistant l’avait alerté sur les risques que faisait courir le Plateau d’Albion avec ses missiles enterrés. « J’avais 24 ans et j’avais tracé au pochoir la silhouette tirée d’une photo d’Hiroshima, seule trace d’un corps irradié, et je l’avais collée sur les murs et les rochers le long de la route au-dessus de Saint-Christol, pour stigmatiser ce lieu funeste enkysté au-dessous de la nature, de la lavande et du ciel bleu du Plateau de Sault. »

Ce créateur s’est fait connaître mondialement grâce au dessin sur papier- journal d’Arthur Rimbaud qui essaima de sa ville natale, Charleville-Mézières, à Paris avant de faire le tour du monde, à Soweto, à Santiago, à Ramallah comme à Alger.

Son travail ? Réactiver le potentiel de mémoire des lieux

« Pour Naples, j’ai lu plus de 130 livres, précise Ernest Pignon-Ernest. Je l’ai quadrillée dans tous les sens, à toutes les heures. J’ai scruté la texture de la pierre, sa couleur, ses défauts, comment la lumière la caressait selon le moment du jour ou de la nuit. Comment elle épouse mon travail, comment elle interfère, comment elle met en relief les anfractuosités, les cavités avec les joints qui scellent le mur. Je mets en valeur ce qui ne se voit pas, ce qui est enfoui. Mon travail exacerbe, perturbe le lieu, fait remonter un mystère à la surface, joue entre ombre et lumière. Ces rues de Naples, coincées entre le Vesuve et les terres en ébullition de la Solfatare sous laquelle le poète Virgile déjà situait les Enfers. Elles convoquent aussi Caravage, parle des cultes païens et chrétiens. Une cité sous un soleil de plomb qui porte aussi en elle les ténèbres de la grande peste de 1656. »

Ernest Pignon-Ernest, cet autodidacte qui a quitté l’école à 15 ans, a d’abord gagné sa vie chez un architecte à Nice. Avant de se consacrer à la peinture et de mettre un peu d’argent de côté pour acheter une 2CV et se diriger vers le Vaucluse, où les Papes ont migré, aussi bien dans le Comtat Venaissin qu’à Avignon. « C’était pour moi une espèce de Toscane rêvée, évocatrice des peintres du Quattrocento et de la poésie de Pétrarque. J’ai même eu, pas loin de Venasque, une logeuse qui ramassait du thym sauvage pour Ducros, je n’oublierai jamais cet arôme ».

Pieta et Madone, Caravage et Pasolini, familiarité de Naples avec la mort, si près aussi de Pompei et Herculanum. Ernest Pignon-Ernest, nous invite jusqu’à fin-octobre dans sa déambulation créatrice. Son métissage des arts, de l’histoire, de la culture, du patrimoine, des religions. Il sera également présent à Carpentras pour rencontrer le public et surtout parler de sa passion de son travail les samedi 13 juin et 26 septembre à 15h. Tout en étant également à l’affiche à Martigues à travers une rétrospective au Musée Felix Ziem jusqu’au 1er novembre. Quel bonheur pour ses admirateurs! Et quelle vitalité à 84 ans !

Est organisé également, un karaoké littéraire sur un texte proposé en écho avec l’exposition ‘Ombres de Naples’. Vincent Truel vous accompagnera avec des mélodies et des sons improvisés. En fonction de la météo, le karaoké littéraire se déroulera dans la cour d’honneur ou dans le hall des donatifs.
De 20h15 à 21h puis de 21h30 à 22h15.

Ainsi qu’une présentation de solos des élèves de danse du conservatoire, qui vous guideront dans le parcours au sein des collections jusqu’à l’exposition. 
RDV dans le parcours permanent.
De 21h à 21h30 puis de 22h15 à 22h45

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