10 juin 2026 |

Ecrit par le 10 juin 2026

minimiil s’installe dans Ma première usine à Carpentras

Après une levée de 1M€, la marque française des shots probiotiques minimiil vient d’intégrer Ma première usine à Carpentras. L’entreprise a investi dans son outil de production entièrement certifié bio. Elle vise une capacité de 500 000 shots par an.

Deux ans après son lancement, minimiil, pionnière des shots fermentés dédiés au microbiote, franchit un cap industriel. Après une phase de sous-traitance à Clermont-Ferrand, la startup rapatrie l’intégralité de sa production sur un site en propre à Carpentras, au sein de la pépinière agro-industrielle Ma première usine. L’histoire commence en 2023 à Clermont-Ferrand. Fabien Marret, Olivier Gagneau et Annouk Voisin sont les créateurs de minimiil. « Auparavant, j’avais créé une entreprise en 2009, vendue en 2018. Je suis resté dirigeant jusqu’en 2022. Mon entreprise, monbento, fabriquait des lunch boxes pour enfants. Un an après, j’ai décidé, avec les deux autres associés, de repartir sur une autre aventure entrepreneuriale », explique Fabien Marret. Après réflexion, les trois jeunes créateurs se lancent sur un concept qui a du sens et a un impact sur la santé des gens. Ils décident de travailler sur le marché de la fermentation alimentaire, à base de probiotiques. 

Une gamme de probiotiques

minimiil lance ainsi en 2023 sa gamme vegan fermentée. « Nous faisons une fermentation lactique avec plusieurs souches, à base de ferments vegan. Pour obtenir cela, nous avons travaillé durant deux années en recherche-développement pour trouver une recette stable. »

Le premier produit est sorti fin 2025 avec un prestataire. L’entreprise a dû faire l’acquisition de son propre matériel pour un budget de 120 000€. Le produit est un shot végétal vivant contenant du lait à base d’avoine ou d’amande et des fruits, plus les ferments. De la vitamine D et des fibres sont également ajoutées pour apporter un complément santé encore plus fort. Le produit d’une contenance de 60 ml permet de nourrir quotidiennement son microbiote intestinal. 

La gamme se décline dans quatre parfums lancés sur ce mois de juin. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Arrivé à Carpentras en mai

Les trois associés ont fait un dépôt de candidature auprès de la CoVe. Un nouvel atelier production était en effet libre à la location dans la zone réservée à Ma première usine sur le Marché-gare de Carpentras. « Notre objectif était d’être chez nous et d’assurer notre production nous-mêmes. Cette opportunité est une grande chance pour notre entreprise, avec des loyers de location très attractifs sur plusieurs années, jusqu’à cinq ans. Nous avons réalisé quelques travaux pour adapter l’outil de production à notre process. Pour le lancement de l’entreprise, nous avons eu des subventions de la part de la BPI. Nous venons par ailleurs de lancer une levée de fonds d’un million d’euros. L’entreprise vient d’obtenir la certification bio par l’organisme Ecocert et a lancé sa première production sur le mois de juin avec une gamme comportant quatre parfums, dont trois nouveaux. Nous venons d’embaucher une responsable qualité et production. »

L’entreprise a fait l’acquisition de matériel pour sa production. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Les trois associés ont des complémentarités de compétences. Fabien travaille plus sur l’aspect direction, Olivier sur la partie fabrication et recherche-développement et Anouk  sur la communication et le marketing. « Pour la partie commerciale, nous nous en occupons tous les trois. » Les produits sont vendus à trois euros l’unité (2,50€ par lot de 20) dans des épiceries fines comme la Grande épicerie de Paris au Bon Marché. Des contacts sont en cours de finalisation pour les magasins bio comme Biocoop et Naturalia. La vente en ligne est également possible.

Les projets de l’entreprise sont de tripler rapidement le chiffre d’affaires. Pour cela, elle va conquérir de nouveaux clients, proposer également ses services de fabrication à façon pour des industriels. Du côté des embauches, l’entreprise a pour projet à terme de recruter un assistant de production. « Nous voulons vraiment développer ce produit qui améliore et préserve la santé humaine. »


minimiil s’installe dans Ma première usine à Carpentras

Trois réunions d’information concernant le basculement vers la facturation électronique se tiendront les lundi 8, mardi 9 et lundi 15 juin à Carpentras, Pertuis et Apt.

À partir du 1er septembre prochain, certaines entreprises devront obligatoirement adopter la facturation électronique. Ainsi, pour être le mieux préparés possibles, les dirigeants et acteurs du développement des territoires pourront assister à l’une des réunions d’information organisées par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Vaucluse et la Direction générale des Finances publiques en partenariat avec le Crédit Agricole Alpes Provence.

En tout, ce sont trois réunions qui auront lieu dans le département pour explique les enjeux de la facturation électronique et les solutions à mettre en place :

  • le lundi 8 juin à 14h à La Gare Numérique à Carpentras,
  • le mardi 9 juin à 12h30 à la Maison de la Culture et des Associations à Pertuis,
  • le lundi 15 juin à 13h30 à Cap Luberon à Apt.

Pour s’inscrire, cliquer ici.


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Etex France Building Performance (BP) et sa marque phare Siniat ont ouvert leurs portes dans leurs locaux du Centre de recherches de Carpentras, en présence du préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, du maire de Carpentras, Hervé de Lépineau, et d’autres intervenants concernés par un projet environnemental : utiliser l’eau recyclée de la station d’épuration de la ville de Carpentras, la STEP, en remplacement de l’eau potable.

Pour mener à bien ce projet qui devrait se terminer fin 2027 après 18 mois de travaux, un tuyau enterré de 3 km de long doit être creusé entre la station d’épuration et l’usine Siniat qui fabrique des plaques de placoplâtre. Le circuit a bien évidemment été fait en concertation avec la ville de Carpentras, prenant en compte tous les paramètres de l’urbanisation. « Ce projet qui nous tient à cœur va permettre d’économiser l’équivalent de 60 piscines olympiques par an en eau potable. Cette initiative que nous réitérons à Carpentras après notre usine de Saint-Loubès en Gironde dans le domaine de l’eau reflète notre volonté d’agir durablement et de créer un impact positif dès aujourd’hui et pour les générations futures », explique Frédéric Guetin, Directeur général d’Etex France BP.

Recycler de l’eau

Etex France BP a mis en œuvre, en collaboration avec les parties prenantes locales, une solution pionnière et innovante à Saint-Loubès en connectant le site à la station de traitement des eaux pour récupérer les eaux de réutilisation, en plus de l’eau de pluie qu’elle collecte, traite et utilise déjà sur ce site. L’usine intègre désormais 75% d’eau recyclée dans son processus de fabrication. Fort de cette expérience inédite et réussie, Etex France BP a décidé de décliner le même projet à Carpentras, région fortement touchée par la sécheresse : connecter le site de production à la station de traitement des eaux voisines afin de substituer le maximum d’eau issue du forage par de l’eau recyclée.

La présence du Directeur Monde

Jochen Friedrichs, Directeur Monde d’Etex Building Performance, était présent pour l’occasion. Il dirige 45 pays. Il a souligné l’importance de cette initiative écologique et de l’insertion locale de chaque usine du groupe dans leur écosystème. « Il faut créer de l’innovation en permanence, dans un logique d’écologie et dans une volonté de développement durable », a souligné le dirigeant de l’entreprise.

Une initiative soulignée

Le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, a insisté sur le fait que l’utilisation de l’eau dans le département n’est pas que l’affaire de l’agriculture mais également de l’industrie. Etex est en effet un gros consommateur d’eau pour la fabrication des plaques de placoplâtre. Cette initiative est véritablement concrète dans le sens de la transition écologique et du développement durable selon le Préfet. Le maire de la ville de Carpentras, Hervé de Lépineau, a salué cette initiative et ce partenariat entre la station d’épuration et Etex. « La transition écologique est l’affaire de tous. Nous devons également, nous collectivités, regarder les axes de progrès innovants qui vont dans ce sens, comme l’utilisation d’eau usées à la place de l’eau potable dans certains cas. Nous accueillons par ailleurs avec grande satisfaction et fierté une usine en plein développement avec ses salariés qui a en outre un centre de recherches très pointu. » Ce bel investissement de 3 millions d’euros montre la volonté d’Etex France de poursuivre son travail en faveur de la transition écologique, dans une logique RSE (Responsabilité sociétale des entreprises).

Une politique vertueuse de l’environnement

Etex France BP, en tant que future Entreprise à Mission, place au cœur de ses préoccupations la préservation des ressources naturelles telle que l’eau potable. La production de plaques de plâtre mobilise trois ressources principales : de l’énergie, du gypse (naturel ou recyclé) et de l’eau. Un usage raisonné et responsable de ces matières premières est indispensable. Pour cela, Etex France BP innove en permanence pour améliorer l’ensemble de ses équipements, installations et outils de production afin de proposer des matériaux de construction toujours plus respectueux de l’environnement. 

De nombreux intervenants

Ce projet présente un caractère à la fois vertueux, innovant et créateur de valeur pour le Département du Vaucluse. Il constitue une opportunité importante de préserver la ressource en eau (nappe du Miocène) en réutilisant les eaux traitées de la STEP de Carpentras dans le process industriel de l’usine. L’étude, menée par la Maison Régionale de l’Eau et présentée par le Syndicat Rhône-Ventoux, a démontré la possibilité d’alimenter l’usine Etex de Carpentras (environ 170 000 m³ par an), en réutilisant une partie mineure des eaux recyclées de la STEP, rejetées dans l’Auzon, sans impact sur le cours d’eau. Initié par les équipes Etex, le projet nécessite la coopération de l’ensemble des parties prenantes locales (Sous-Préfecture, DREAL, Conseil Départemental du Vaucluse, Mairie de Carpentras, DDT 84, Agence de l’Eau, Syndicat Rhône-Ventoux agence de Suez et nombreux experts), afin d’assurer une parfaite synchronisation des démarches techniques, réglementaires et administratives. 

Le statut d’entreprise à mission est connu et reconnu par les clients. Plus de 2 100 entreprises bénéficient de ce statut en France, dont 130 dans les secteurs de la construction et de l’immobilier. Etex France BP met en place des dispositifs permettant de devenir Entreprise à Mission en septembre prochain. Ce type d’initiative écologique autour de l’eau en fait partie. 


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La bibliothèque-musée L’Inguimbertine, à Carpentras, consacre sa nouvelle exposition à l’artiste Ernest Pignon-Ernest. ‘Ombres de Naples’ est à découvrir du 23 mai au 1er novembre.

« Entre 1988 et 2015, Ernest Pignon-Ernest a arpenté les rues de Naples et les murs se sont mis à parler. Ils ne le faisaient pas avant, mais à son passage. Ils ont commencé à bruisser. Les façades ont bougé, mille murmures se sont fait entendre. Les ombres sortent et laissent échapper d’étranges lamentations ou des chuchotements d’extase ». Ainsi s’exprime l’écrivain Laurent Gaudé, Prix Goncourt 2004 pour Le soleil des Scorta, dans la postface du livre qui est dédié à l’imposante exposition qui est consacrée au plasticien niçois à partir du 23 mai à Carpentras.

Le choix du Vaucluse ne doit rien au hasard. Comme l’a précisé la 1e adjointe de la ville, Pascale Demuru, « l’artiste a vécu tout près d’ici, à Méthamis dans les années 60, il a aussi grimpé le Ventoux à vélo une dizaine de fois. Ce bâtiment, phare culturel est le parfait écrin pour accueillir les œuvres d’un créateur de renommée internationale. »

Le directeur de la bibliothèque-musée L’Inguimbertine Jean-Yves Baudouy insiste : « Depuis le XVIIIe, ce lieu fait rayonner la ville dans le monde de la culture et des arts bien au-delà du Vaucluse. D’ailleurs le monde d’Ernest Pignon-Ernest dialogue avec celui de Monseigneur d’Inguimbert qui lui aussi travaillait avec les savants et les poètes. Qu’il s’agisse d’imaginaire, de mort ou de souffrance. »

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Un artiste engagé

Mais surtout, n’allez pas dire à Ernest Pignon-Ernest qu’il est le pape du street-art. Ses 200 esquisses, dessins, croquis, photographies, sérigraphies, portraits, collages, témoignent d’une œuvre picturale, poétique, artistique et d’un engagement citoyen. « Cela signifierait que cet art urbain serait né aux États-Unis. Or Banksy, s’est y mis 40 ans après moi. » Et Ernest Pignon-Ernest a été dès 1966 investi dans la lutte contre le nucléaire. René Char, poète et résistant l’avait alerté sur les risques que faisait courir le Plateau d’Albion avec ses missiles enterrés. « J’avais 24 ans et j’avais tracé au pochoir la silhouette tirée d’une photo d’Hiroshima, seule trace d’un corps irradié, et je l’avais collée sur les murs et les rochers le long de la route au-dessus de Saint-Christol, pour stigmatiser ce lieu funeste enkysté au-dessous de la nature, de la lavande et du ciel bleu du Plateau de Sault. »

Ce créateur s’est fait connaître mondialement grâce au dessin sur papier- journal d’Arthur Rimbaud qui essaima de sa ville natale, Charleville-Mézières, à Paris avant de faire le tour du monde, à Soweto, à Santiago, à Ramallah comme à Alger.

Son travail ? Réactiver le potentiel de mémoire des lieux

« Pour Naples, j’ai lu plus de 130 livres, précise Ernest Pignon-Ernest. Je l’ai quadrillée dans tous les sens, à toutes les heures. J’ai scruté la texture de la pierre, sa couleur, ses défauts, comment la lumière la caressait selon le moment du jour ou de la nuit. Comment elle épouse mon travail, comment elle interfère, comment elle met en relief les anfractuosités, les cavités avec les joints qui scellent le mur. Je mets en valeur ce qui ne se voit pas, ce qui est enfoui. Mon travail exacerbe, perturbe le lieu, fait remonter un mystère à la surface, joue entre ombre et lumière. Ces rues de Naples, coincées entre le Vesuve et les terres en ébullition de la Solfatare sous laquelle le poète Virgile déjà situait les Enfers. Elles convoquent aussi Caravage, parle des cultes païens et chrétiens. Une cité sous un soleil de plomb qui porte aussi en elle les ténèbres de la grande peste de 1656. »

Ernest Pignon-Ernest, cet autodidacte qui a quitté l’école à 15 ans, a d’abord gagné sa vie chez un architecte à Nice. Avant de se consacrer à la peinture et de mettre un peu d’argent de côté pour acheter une 2CV et se diriger vers le Vaucluse, où les Papes ont migré, aussi bien dans le Comtat Venaissin qu’à Avignon. « C’était pour moi une espèce de Toscane rêvée, évocatrice des peintres du Quattrocento et de la poésie de Pétrarque. J’ai même eu, pas loin de Venasque, une logeuse qui ramassait du thym sauvage pour Ducros, je n’oublierai jamais cet arôme ».

Pieta et Madone, Caravage et Pasolini, familiarité de Naples avec la mort, si près aussi de Pompei et Herculanum. Ernest Pignon-Ernest, nous invite jusqu’à fin-octobre dans sa déambulation créatrice. Son métissage des arts, de l’histoire, de la culture, du patrimoine, des religions. Il sera également présent à Carpentras pour rencontrer le public et surtout parler de sa passion de son travail les samedi 13 juin et 26 septembre à 15h. Tout en étant également à l’affiche à Martigues à travers une rétrospective au Musée Felix Ziem jusqu’au 1er novembre. Quel bonheur pour ses admirateurs! Et quelle vitalité à 84 ans !

Est organisé également, un karaoké littéraire sur un texte proposé en écho avec l’exposition ‘Ombres de Naples’. Vincent Truel vous accompagnera avec des mélodies et des sons improvisés. En fonction de la météo, le karaoké littéraire se déroulera dans la cour d’honneur ou dans le hall des donatifs.
De 20h15 à 21h puis de 21h30 à 22h15.

Ainsi qu’une présentation de solos des élèves de danse du conservatoire, qui vous guideront dans le parcours au sein des collections jusqu’à l’exposition. 
RDV dans le parcours permanent.
De 21h à 21h30 puis de 22h15 à 22h45


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Le cinéma Le Rivoli, situé à Carpentras, consacre deux expositions sur grand écran à l’artiste mexicaine Frida Kahlo les mardi 19 et dimanche 31 mai.

Après le succès des expositions sur grand écran ‘Caravage’ et ‘Turner & Constable’, Le Rivoli propose un événement similaire, cette fois-ci autour des œuvres de Frida Kahlo. Deux dates seront consacrées à l’artiste peintre mexicaine.

Reconnaissable entre mille pour son monosourcil, Frida Kahlo est connue principalement pour ses autoportraits et est aujourd’hui considérée comme un symbole mexicain et une icône du féminisme et de la mode.

Que se cache-t-il derrière cette artiste devenue la muse de plusieurs générations ? C’est ce qu’aborde le documentaire réalisé par Ali Ray, qui sera projeté en version originale avec sous-titres français à Carpentras.

Pour réserver sa place, cliquer ici.
Mardi 19 mai à 19h. Dimanche 31 mai à 16h. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.


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Le magazine Terres de vins a organisé la 8e édition des Trophées de l’œnotourisme dans les locaux de la Bibliothèque-musée l’Inguimbertine à Carpentras. Pas moins de 350 postulants ont concouru, représentant les 12 régions viticoles de France. 11 lauréats ont été primés sur cinq catégories, dont le régional de l’étape, le Domaine la Ferme Saint-Martin situé à Suzette.

L’œnotourisme est aujourd’hui une diversification très importante pour les domaines viticoles et les coopératives, toutes tailles confondues. Avec un marché du vin en difficulté, cette activité touristique autour du vin offre une diversification de chiffre d’affaires intéressante. De nombreux domaines viticoles se lancent dans cette activité depuis des années. Ce trophée est l’occasion de saluer diverses initiatives sur tout le territoire national. 

“À l’issue de cette nouvelle édition des Trophées de l’œnotourisme, nous saluons une fois de plus la richesse, la diversité et la qualité des projets œnotouristiques portés aux quatre coins du vignoble français. Ce palmarès 2026 met en lumière des propriétés qui allient un sens du détail, un accueil attentif et un ancrage territorial fort. Ce concours montre à quel point l’œnotourisme est devenu un moteur de développement local ainsi qu’un espace de rencontre entre culture, terroir et hospitalité. Ce sont ces valeurs que nous avons voulu récompenser, et qui donnent tout son sens à ce trophée », ont expliqué Mathieu Doumenge et Yves Tesson, les deux rédacteurs en chef de Terre de Vins et membres du Grand Jury à l’occasion de l’introduction de cette cérémonie.

11 propriétés viticoles primées

Les Trophées de l’œnotourisme 2026, organisés par Terre de Vins en partenariat avec Atout France, ont récompensé début mai à Carpentras, les 11 propriétés viticoles qui se sont démarquées par la qualité et l’originalité de leurs offres œnotouristiques. Véritables vitrines du savoir-faire français, ces établissements font rayonner leurs terroirs à travers des offres immersives, innovantes et uniques.

Cinq catégories et un Prix Coup de cœur

Les 11 lauréats étaient répartis en cinq catégories, avec une offre exceptionnelle et une offre remarquable dans chacune. Un Prix Coup de cœur promotion de terroir a également été décerné. « Au Château Les Carrasses, nous avons souhaité placer l’humain au cœur de notre offre œnotouristique, en proposant des expériences imaginée comme de véritables moments de partage, accessibles à tous les publics. À travers des activités comme le Wine & Walk ou les ateliers dédiés aux enfants, nous cherchons avant tout à créer du lien et à offrir des instants simples et conviviaux, au plus près de la nature et du vignoble », explique Lise Bergonnier, Head of wine tourism and experiences au Château les Carrasses qui a obtenu un prix dans la catégorie vignoble en famille.

« Notre participation aux Trophées de l’œnotourisme dans la volonté de mettre en lumière le terroir de Sauternes, par ses paysages, ses vins et surtout ses vignerons. Entre dégustations au coucher du soleil, accords gastronomiques et rencontres humaines, nous cherchons à faire vivre un moment hors du temps, où le vin se découvre autant dans le verre que dans le partage et l’émotion », explique Marie Volle, Directrice de l’ODG Sauternes-Barsac qui a obtenu le Prix Coup de cœur.

Une sélection rigoureuse

Chaque établissement du palmarès a été soumis à une sélection rigoureuse, garantissant une offre diversifiée et de qualité. Composé d’experts du secteur, le jury s’est appuyé sur une méthodologie exigeante, reposant sur une grille d’analyse structurée autour de plusieurs critères clés notamment sur la qualité des services proposés, l’innovation, la valorisation du territoire et l’engagement des établissements viticoles. Cette volonté de valoriser durablement la filière se prolonge également à travers le dispositif éditorial de Terre de Vins.

Art, culture & savoir-faire
Offre exceptionnelle : Château de Ferrand – Bordeaux
Offre remarquable : Domaine Rombeau – Roussillon

Le vignoble en famille
Offre exceptionnelle : Château Les Carrasses – Languedoc
Offre remarquable : Domaine la Ferme Saint Martin – Vallée du Rhône

Œnotourisme d’affaires & évènements privés
Offre exceptionnelle : Château Dauzac – Bordeaux
Offre remarquable : Maison Sinnae – Vallée du Rhône

Restauration & séjour à la propriété
Offre exceptionnelle : Taittinger oenotourisme – Champagne
Offre remarquable : Château Saint Roux- Région Sud

Coup de coeur Promotion d’un terroir
ODG Sauternes-Barsac – Bordeaux


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Le Marché horticole et pépinières Ventoux Provence, équipement structurant de la CoVe situé sur le site du Marché Gare à Carpentras, a organisé fin avril une matinée portes ouvertes à destination des professionnels de la filière végétale. Ce marché de gros, dédié à une offre végétale diversifiée, rassemble près de 80 producteurs-vendeurs et près de 300 acheteurs, venus de France et d’ailleurs en Europe.

Cet événement a constitué une opportunité privilégiée pour les acteurs du secteur de découvrir les coulisses de ce site de référence et de renforcer les échanges entre producteurs, acheteurs et partenaires. Reconnu depuis plus de 40 ans comme un marché de producteurs incontournable dans le Vaucluse et au rayonnement international, le site a accueilli horticulteurs, pépiniéristes, paysagistes, fleuristes, grossistes et acheteurs professionnels. Une cinquantaine d’exposants habituels étaient présents, proposant une large gamme de végétaux de qualité, incluant fleurs, arbustes et plants. Cinq entreprises invitées sont également venues compléter cette offre large en présentant leurs produits et savoir-faire dans des domaines connexes tels que la motoculture, les équipements, les terreaux et les engrais.

Une rencontre entre les professionnels

Une vingtaine de nouveaux professionnels ont pu rencontrer les exposants et échanger autour des enjeux et des opportunités de la filière. L’Union des Producteurs du Marché Gare de Carpentras (UPMGC) était représentée par son président, Claude Melchior. À cette occasion, Alexandre Kormanyos, vice-président de la CoVe en charge du développement économique, a pu échanger avec les professionnels et les futurs acheteurs. 

Un secteur économique en difficulté

Depuis 2015, le carreau horticole s’affirme comme un pôle d’attractivité essentiel pour les entreprises de la filière végétale. Chaque vendredi, dès 4 heures du matin, jusqu’à 100 professionnels issus de 17 départements français et de plusieurs pays européens y présentent leurs productions sur un espace de vente de 4,8 hectares, entièrement aménagé et éclairé. Le marché gare ouvert en 1963 était auparavant dédié aux nombreux fruits et légumes produits dans le Comtat. À cela s’ajoutait la vente de plants de vigne. Il est ensuite devenu un marché floral. Il est aujourd’hui un marché organisé ouvert aux professionnels. L’horticulture et la pépinière sont deux secteurs d’activité qui sont aujourd’hui en difficulté en raison de la hausse des coûts de production et du pouvoir d’achat.


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Face à l’explosion des maladies neurologiques et aux délais croissants d’accès aux spécialistes, le Vaucluse inaugure sa première équipe de soins spécialisée en neurologie. Une réponse coordonnée et innovante pour améliorer l’accès aux soins dans un territoire confronté à une forte tension médicale.

C’est une première dans le département. En avril dernier, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Vaucluse, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur et dix neurologues libéraux ont officialisé la création de l’Équipe de soins spécialisée (ESS) du Comtat Venaissin, dédiée à la neurologie. Derrière cette structure encore méconnue du grand public se dessine pourtant une évolution majeure de l’organisation des soins. Créées en 2019, les ESS permettent à des médecins spécialistes de coordonner leur activité autour d’un projet médical territorial commun afin d’améliorer la prise en charge des patients et de fluidifier les parcours de soins. Dans le Comtat Venaissin, l’initiative répond à une situation devenue préoccupante : difficultés d’accès aux consultations, délais de rendez-vous prolongés et tension croissante sur l’offre de neurologie.

Une organisation inédite pour répondre à l’urgence neurologique
Le constat n’est pas propre au Vaucluse. En France, les besoins en neurologie augmentent fortement sous l’effet du vieillissement de la population et de la progression des maladies neurodégénératives. Selon Santé publique France, près de 1,2 million de personnes vivent aujourd’hui avec une maladie neurologique chronique, parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’épilepsie ou encore la sclérose en plaques.

Copyright CPAM de Vaucluse

Une spécialité très demandée
La neurologie fait partie des disciplines médicales confrontées à une forte pression démographique. Le nombre de patients progresse plus vite que celui des spécialistes disponibles, notamment dans les territoires semi-ruraux ou éloignés des grands centres hospitaliers universitaires. Egalement, les étudiants en médecine boudent cette spécialité qu’ils jugent trop complexe.

Une équipe de 10 professionnels
L’ESS du Comtat Venaissin a précisément été pensée pour répondre à cette fragilité territoriale. Le dispositif réunit dix neurologues libéraux installés à Carpentras, Avignon, Pertuis, Châteaurenard et Montélimar, épaulés par une coordinatrice et une infirmière en pratique avancée (IPA). Depuis le lancement du projet en 2021, l’activité a doublé en deux ans avec plus de 2 000 premières consultations réalisées en 2025, signe d’un besoin particulièrement important sur le territoire. Cette montée en charge s’inscrit dans une tendance nationale. Selon la Fédération française de neurologie, les délais d’accès à un neurologue peuvent dépasser plusieurs mois selon les territoires, notamment pour les consultations non urgentes.

Une médecine plus coordonnée et plus réactive
L’ESS repose sur trois piliers : rapidité d’accès, coordination renforcée et innovation numérique. Concrètement, des créneaux sont réservés pour les situations neurologiques à fort enjeu, permettant aux médecins traitants d’obtenir plus rapidement des avis spécialisés. L’infirmière en pratique avancée assure quant à elle le suivi des patients complexes et facilite le lien entre médecine de ville et structures hospitalières.

La téléexpertise
Le projet mise également sur la téléexpertise et les messageries sécurisées afin d’accélérer les échanges entre professionnels. L’enjeu est crucial dans une spécialité où le facteur temps peut conditionner le pronostic. Accident vasculaire cérébral, suspicion de maladie neurodégénérative, troubles cognitifs ou pathologies neuromusculaires nécessitent souvent des diagnostics rapides et une coordination étroite entre les différents acteurs du soin. L’ESS a ainsi noué plusieurs partenariats structurants avec les orthophonistes, les CPTS (Communautés professionnelles territoriales de santé), le GHT-Neuro d’Avignon (Groupement hospitalier de territoire) et le CHU (Centre hospitalier universitaire) de Marseille pour les dossiers complexes.

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Vieillissement de la population et maladies neuro-dégénératives
Si les maladies cardiovasculaires ou les cancers concentrent souvent l’attention médiatique, les pathologies neurologiques représentent pourtant un enjeu de santé publique majeur. L’Organisation mondiale de la santé estime que les affections neurologiques constituent désormais la première cause d’incapacité dans le monde. En France, le vieillissement de la population accentue cette pression. Selon l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le nombre de personnes atteintes de maladies neurodégénératives devrait fortement augmenter dans les prochaines décennies, entraînant des besoins croissants en consultations spécialisées, en suivi coordonné et en accompagnement des aidants. En Vaucluse, où certaines zones restent médicalement fragiles, la question de l’accès rapide à la neurologie devient donc stratégique.

Une nouvelle logique territoriale des soins
En cela, la création de cette ESS traduit une transformation plus profonde du système de santé français passant d’une médecine fragmentée à une organisation collective et territorialisée. L’Assurance maladie et l’ARS soutiennent financièrement cette évolution. Après une aide au démarrage de 12 000€ en 2021 puis 15 000€ consacrés à la structuration du projet, l’ESS bénéficiera d’un financement annuel de 50 000€ à partir de 2026. Pour les autorités sanitaires, ces nouvelles organisations doivent permettre de mieux répartir les ressources médicales existantes, tout en limitant les ruptures de parcours et les renoncements aux soins. Dans un Vaucluse confronté au vieillissement de la population et à la raréfaction de spécialistes, l’ESS du Comtat Venaissin pourrait devenir un modèle appelé à essaimer dans d’autres disciplines.

L’équipe de l’ESS du Comtat Venaissin
L’ESS de neurologie du Comtat Venaissin regroupe 10 neurologues libéraux, les docteurs Bruno Perrouty, Pierre-Jean Gonon, Corinne Querel-Gonon, Anne Revol et Chloé Hirtz de Carpentras ; Valérie de Borchgrave d’Avignon, Géraldine Ast de Pertuis, Nathalie Grosmaire et Hervé Fayolle de Montélimar ; Alain Just de Chateaurenard ; Laura Dubousquet coordinatrice et Marie-Thérèse Casta-Jardi, infirmière en technique avancée (IPA).
Mireille Hurlin


minimiil s’installe dans Ma première usine à Carpentras

Le Département de Vaucluse engage plusieurs chantiers routiers dès ce mois de mai sur différents axes du territoire. Monteux, Le Pontet, Sault, Saint-Trinit ou encore Carpentras seront concernés par des restrictions de circulation, parfois avec routes barrées et déviations. Derrière ces travaux, trois techniques innovantes destinées à rendre les chaussées plus sûres, plus silencieuses et plus durables et un investissement de plus de 1,286M€.

Les automobilistes vauclusiens vont devoir lever le pied dans les prochaines semaines. Le Département de Vaucluse lance simultanément plusieurs opérations d’entretien routier sur des axes fréquentés avec, à la clé, des perturbations parfois importantes de la circulation. Objectif ? Moderniser les chaussées grâce à des techniques plus performantes et moins énergivores. Voici ce qu’il faut retenir pour anticiper ses déplacements.

Travaux à Monteux Copyright Département de Vaucluse

Monteux : circulation perturbée dès le 11 mai
Premier chantier annoncé : le pont Rossi à Monteux, sur la RD 942. Des travaux d’enrobés à haute adhérence seront réalisés de nuit les 11, 12 et 13 mai sur une portion d’environ 50 mètres. La route sera barrée avec mise en place d’une déviation.

Type de travaux
Ce type de revêtement est utilisé sur les zones jugées sensibles ou accidentogènes. Grâce à une texture plus rugueuse, la chaussée améliore l’adhérence des véhicules et réduit les distances de freinage, notamment par temps humide. Une technologie de plus en plus utilisée sur les virages dangereux, ponts et carrefours exposés.

Travaux au Pontet Copyright Département de Vaucluse

Le Pontet : quatre nuits de fermeture sur la RD 907
Autre secteur concerné : Le Pontet, au niveau du pont de la Croix Verte sur la RD 907. Les travaux se dérouleront de nuit les 18, 19, 20 et 21 mai, avec deux nuits supplémentaires prévues pour la signalisation horizontale. Là encore, la route sera barrée et une déviation installée. Comme à Monteux, le Département y déploiera des enrobés à haute adhérence afin de sécuriser ce secteur très circulé. Le coût total des deux opérations -Monteux et Le Pontet- atteint plus de 526 000€.

Sault et Saint-Trinit : travaux pendant une semaine à partir du 25 mai
Dans le secteur du plateau d’Albion, des travaux utilisant la technique des enrobés coulés à froid seront réalisés à partir du 25 mai pendant une semaine sur la RD 950, entre Sault et Saint-Trinit, ainsi que sur la RD 157. Les portions concernées représentent environ 5 kilomètres cumulés.

Travaux à Saint-Trinit Copyright Département de Vaucluse

Cette méthode d’entretien intrigue de plus en plus les collectivités
Contrairement aux enrobés classiques, les matériaux ne sont pas chauffés à haute température. Le mélange, composé de gravillons, d’eau et d’émulsion de bitume, est appliqué directement à température ambiante. L’intérêt est double : réduire la consommation énergétique des chantiers et permettre une remise en circulation très rapide, parfois en seulement quelques heures. Ces revêtements servent principalement à réparer les fissures, améliorer l’adhérence et prolonger la durée de vie des routes à moindre coût environnemental. Le montant total des travaux est de 375 636€.

Carpentras-Loriol-du-Comtat : une route plus silencieuse à la mi-juin
Dernier chantier programmé : la RD 950 entre la rocade de Carpentras et Loriol-du-Comtat. Les travaux auront lieu à la mi-juin pendant environ une semaine sur un linéaire de 1,2 kilomètre. La route sera barrée en journée avec déviation locale. Le Département y expérimentera des enrobés phoniques, conçus pour réduire le bruit de roulement des véhicules. Leur structure plus poreuse absorbe une partie des vibrations et limite le sifflement produit par les pneus sur la chaussée. Selon les caractéristiques du trafic, la réduction sonore peut atteindre jusqu’à plusieurs décibels. Au-delà du confort des riverains, ces revêtements permettent également une meilleure évacuation de l’eau et diminuent le risque d’aquaplaning. Le montant total des travaux est de 383 964€.

Travaux à Carpentras Copyright Département de Vaucluse

Des routes plus techniques… mais des déplacements à anticiper
Au total, ces différents chantiers représentent plusieurs centaines de milliers d’euros d’investissement pour le Département de Vaucluse. S’ils traduisent une montée en gamme des techniques d’entretien routier, ils imposeront surtout aux automobilistes une vigilance accrue dans les semaines à venir.Entre fermetures nocturnes, déviations locales et ralentissements, mieux vaut donc anticiper ses trajets avant de prendre la route.
Mireille Hurlin

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