29 avril 2026 |

Ecrit par le 29 avril 2026

Pourquoi l’ouverture d’une nouvelle librairie à Carpentras serait une excellente nouvelle ?

Les bonnes nouvelles sont aujourd’hui trop rares pour les passer sous silence, même si elles ne sont pas très importantes. Ainsi, l’ouverture d’une nouvelle librairie dans la ville de Carpentras est une vraie information. Parce que la création d’un nouveau point de vente de livres est toujours une occasion de se réjouir. Mais en plus si ce nouvel accès à la culture et à la connaissance se double d’une volonté de le faire à prix réduit, c’est presque un scoop.

Crée à l’initiative de Florian Collet, un ancien agent territorial, cette nouvelle librairie, est baptisée le « Maquis ». De toute évidence Il faut y voir d’avantage la référence à la résistance qu’à la végétation méditerranéenne. En effet, ce Maquis s’est fixée pour mission de permettre au plus grand nombre et en particulier aux populations les moins favorisées d’acheter des livres à petits prix. Mais pas que, cette librairie propose également des bandes-dessinées et des vinyles de seconde main. On peut y trouver des livres à partir d’1 € et le plus cher ne dépasse pas les 15.

Librairie et solidaire, voilà deux jolis mots qui vont tellement bien ensemble

Installée en centre-ville à Carpentras (2 rue Galonne), le Maquis pourrait être qualifiée de librairie solidaire. Librairie et solidaire, voilà deux jolis mots qui vont tellement bien ensemble. Rendre le livre plus accessible surtout en ces périodes économiquement difficiles pour nombre de ménages, c’est une mesure sociale plus que louable. Ne pas avoir à arbitrer en défaveur de la culture c’est précieux. Un projet qui pourrait donner aux plus pessimistes de bonnes raisons d’espérer.

Il est toujours bon d’avoir ses amis à porter de main

Bien sûr, il existe les bibliothèques et les boites à livres un peu partout, mais pouvoir conserver auprès de soi les livres que l’on a lu c’est se constituer quelque part son propre patrimoine culturel, sa propre mémoire. Il est toujours bon d’avoir ses amis à porter de main. Ils rassurent et réconfortent. Ce projet de bibliothèque solidaire c’est aussi un nouveau commerce de proximité qui vient renforcer l’attractivité du centre-ville de Carpentras. Pour toutes ces bonnes raisons l’ouverture du Maquis est une excellente nouvelle. Qu’on se le dise !

www.facebook.com/lemaquis


Pourquoi l’ouverture d’une nouvelle librairie à Carpentras serait une excellente nouvelle ?

« Agora est la place centrale du village où on se rassemble pour boire et manger. Ce nom à une origine grecque, berceau des premières bières il y a plusieurs millénaires. Notre ADN est le partage et rassemblement », explique Théo Gabriel, le dirigeant d’Agora qui fabrique des bières artisanales. La société vient de transférer son site de vente de production il y a moins d’un an.

L’entreprise Agora a été créée en avril 2019. Elle a été la première société à intégrer Ma première usine située sur le Marché-gare de Carpentras, géré par la CoVe. Elle a ensuite transféré son site à deux pas dans un local flambant neuf adapté, en location, comprenant une boutique de caviste, un laboratoire de fabrication et un roof top pour recevoir les clients. « Nous sommes restés sur le site du Marché-gare avec la volonté de créer une dynamique commerciale sur notre lieu avec les autres commerces présents. Nous sommes désormais six associés, dont deux travaillent dans la société, Pierre-Yves Bernard et moi-même », explique Théo Gabriel.

Le démarrage de l’entreprise s’est fait doucement, avec le Covid survenu juste après la création d’entreprise. « La pandémie n’a pas été catastrophique pour nous car il y a eu la mode de consommer bon, local et bio. Ceci correspond parfaitement à nos valeurs. » L’entreprise travaille en effet exclusivement avec des fournisseurs de céréales locaux, bio à 100%, et produit une bière premium.

Le local comprend notamment un roof-top agréable pour les clients, avec vue sur le Mont-Ventoux. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Restauration et le particulier

Au départ l’entreprise a travaillé avec la restauration. À partir de 2020, elle a ouvert son marché aux épiceries fines et aux vendeurs spécialisés et aux particuliers grâce à sa boutique.

Création d’un gin et d’un pastis

Pour diversifier son activité, Agora a lancé un gin artisanal en 2021 et un pastis en 2022. Elle vient également de créer en 2026 une liqueur de citron et une de verveine 100% bio, vendu en bouteilles de 70 cl et en 3 l pour les restaurants.

Déménagement en 2025

Agora a quitté son site de production loué à la CoVe pour une autre location à l’été 2025, appartenant au cabinet Gan assurances de Carpentras. « Ce dernier, situé précédemment Avenue du Mont Ventoux à Carpentras, a déménagé sur ce site et loué trois locaux dont celui d’Agora »n explique Théo Gabriel. Agora doit continuer son développement avec un beau début depuis presque un an. « Dans notre précédent local, nous étions accompagnés par l’État et la CoVe en tant que jeune entreprise. Depuis, nous avons une location classique demandant plus de charges financières, même si le prix du loyer est au prix du marché. Cela nécessite une croissance de l’activité. L’axe de développement concerne la partie caviste qui est nouvelle pour nous. Il nous faut faire venir du monde sur notre zone qui reste à connaître, dans un endroit très agréable juste à côté du château Durbesson, avec vue sur le Mont-Ventoux. » Pour cela, la société a élaboré une gamme de vins de toutes les régions de France ainsi que des spiritueux complémentaires à ceux fabriqués sur place.


Pourquoi l’ouverture d’une nouvelle librairie à Carpentras serait une excellente nouvelle ?

Réalisée par Denis Podalydès et Dominique Thiel de la Comédie-Française, la célèbre œuvre Le Cid de Corneille sera jouée ce dimanche 26 avril au Théâtre de la Porte Saint-Martin et retransmise en direct au cinéma Le Rivoli à Carpentras.

Durant 2h35, le comédien Benjamin Lavernhe interprétera Rodrigue, dit Le Cid. Le public suivra se personnage qui est éperdument amoureux de Chimène, fille du comte Don Gomès. Mais une grave querelle oppose leurs familles, Rodrigue doit alors venger l’honneur de son père au cours d’un duel inévitable avec le comte… Un combat qui bouleverse son histoire d’amour avec Chimène.

Tarif : 18€ / +65ans : 16€ / -26ans : 10€. Pour réserver votre place, cliquez ici.
Samedi 26 avril. 15h. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.


Pourquoi l’ouverture d’une nouvelle librairie à Carpentras serait une excellente nouvelle ?

La Ville de Carpentras va procéder à l’abattage de 10 platanes répartis sur cinq sites du domaine public de la commune.

« Cette décision a été prise par mesure de sécurité publique et de protection environnementale, explique la municipalité. Les platanes identifiés sont, en effet, touchés par la maladie du chancre coloré. Cette maladie incurable est provoquée par un champignon qui s’attaque exclusivement aux platanes. Ce parasite pénètre à l’intérieur du tronc, bloque les canaux de sève, provoque le dessèchement de l’arbre et la chute de branches.

« La contagiosité de cette maladie est extrême. »

Un mal incurable pour les platanes de Provence
« La contagiosité de cette maladie est extrême, poursuit la Ville. En effet, elle se transmet par contact racinaire ou par le biais de blessures sur l’écorce. Laisser un arbre contaminé en place compromettrait l’avenir des autres sur la commune. L’abattage est donc l’unique solution à cette problématique. »
Auparavant, la commune a fait constater le dessèchement avancé et la grande fragilité des branches des arbres touchés par la maladie.
« Très lourdes, ces branches représentent un risque de chute élevé dans des zones à forte fréquentation de nos concitoyens, ce qui peut provoquer des dégâts corporels et matériels importants pour les usagers des parkings et des piétons qui circulent sur la voie publique », prévient la commune de Carpentras.

Cette opération a donc été autorisée et coordonnée avec l’aide d’écologues référent de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et du responsable du pôle de mutualisation des inspections phytosanitaires de la DRAAF (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt).

Où se trouve les arbres condamnés ?
Dans ce cadre, la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (FREDON Paca) a identifié les arbres condamnés à abattre. Un se situe au parking des Platanes, un autre place d’Inguimbert, deux Boulevard du Nord, cinq boulevard Albin Durand et un dernier se trouve avenue Pierre Semard.

« Sur les 10 platanes concernés, seul un platane contient des nids d’oiseaux. »

Des mesures adaptées à la protection des oiseaux
« Sur les 10 platanes concernés, seul un platane contient des nids d’oiseaux : celui du parking des Platanes aux allées Jean-Jaurès, précise par ailleurs la municipalité. La Ville de Carpentras retient votre attention sur le platane situé au Parking des Platanes. Bien que cet arbre soit contaminé, il abrite actuellement deux nids de corneilles corvidés. Donc, en concertation avec l’association de protection LADeL, la collectivité a pris la décision d’adapter son intervention. En effet, celui-ci ne sera abattu qu’à la fin de la période de nidification. Dans l’immédiat, l’arbre est taillé pour enlever uniquement les branches contaminées afin de conserver les branches porteuses des nids de corneilles corbeaux freux. »

De nouveaux arbres dans un an
« Bien que ces platanes doivent être abattus, la commune est consciente de la valeur écologique, esthétique et utile de ces arbres, poursuit la Ville. C’est donc avec un profond regret et à contre-cœur, que cette décision a été prise. Notre engagement pour les enjeux environnementaux reste au cœur de nos priorités, cela dit les impératifs de sécurité nous imposent cette action. Pour finir, un carottage va être effectué à chaque emplacement d’arbres abattus pour faire place nette. Suite à cela, la ville attendra une année pour replanter une autre espèce à chacun des emplacements : des micocouliers de Provence. Une essence plus adaptée au climat du territoire. »


Pourquoi l’ouverture d’une nouvelle librairie à Carpentras serait une excellente nouvelle ?

L’association d’entreprises Carpensud compte à ce jour 125 adhérents. Elle tenait son assemblée générale à la concession Toyota à Carpentras. L’association est organisée en cinq commissions et à montré à l’occasion de cette réunion tout le dynamisme dont elle fait preuve pour le développement économique local.

De nombreux chefs d’entreprise, décideurs du monde économique et élus sont venus assister à l’assemblée générale de Carpensud créée en 1996. Gaëtan Bonnet, son nouveau président depuis un an, et chaque responsable de commissions ont présenté les faits marquants de l’année écoulée.

Carpensud a ainsi organisé un tournoi sportif comme chaque année en novembre dernier. La discipline proposée pour cette édition a été la pétanque intérieure. Ce moment convivial attire toujours beaucoup de monde.

Le monde économique local s’est réuni pour l’assemblée générale. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une dynamique dans les commissions

La commission Écologie a de nombreux projets dans les cartons comme la mobilité douce, la méthanisation en lien avec les biodéchets notamment. Du côté du Développement économique, l’axe majeur est de pouvoir accueillir de nouvelles entreprises sur le territoire mais également de pouvoir agir sur le petit commerce de centre ville. La commission Jeunesse a quant à elle pour objectif de créer une passerelle efficace entre le monde l’entreprise et le monde éducatif comme des interventions dans les lycées. L’association participe également à des salons autour de l’emploi pour la jeunesse notamment.

Des visites d’entreprise

Fin avril, l’association organise une visite d’entreprise avec Ta bonne pioche à Sarrians qui recycle de l’électroménager. Il en existe un chaque mois, permettant aux chefs d’entreprise adhérents de se rencontrer et de découvrir d’autres secteurs d’activité. Dans un autre registre, Carpensud organisera en partenariat avec l’Open 84 le 2 juin prochain un concert Carpen’Zik.

À l’automne 2026, un événement majeur concernera l’association avec la célébration de ses 30 ans d’existence. Un appel à sponsoring a été lancé.

Des réunions informelles

Une fois par mois, l’Atelier croissants autour d’une thématique est proposée aux adhérents. Une autre nouveauté concerne l’Atelier apéro mensuel proposé aux adhérents et aux extérieurs. « Ces deux événements d’une durée d’une heure environ ont pour objectif d’apporter des informations qualitatives à nos adhérents sur des sujets qui les touchent directement dans leur activité professionnelle. Nous avons mis en place l’atelier apéro pour permettre la présence aux entreprises plus disponibles en soirée que le matin. »


Pourquoi l’ouverture d’une nouvelle librairie à Carpentras serait une excellente nouvelle ?

C’était samedi 11 avril, le Jour-J pour la Confrérie de la Fraise de Carpentras Comtat Venaissin, une marque déposée de haute lutte depuis bientôt 40 ans, en 1987.

Cette Fête de la Fraise attire plus de 10 000 personnes, les autochtones mais aussi les voisins et les touristes qui affluent pour déguster ce symbole du printemps. Avec 4 000 tonnes par an, Carpentras et sa centaine de producteurs représentent la moitié de ce qui est commercialisé en Provence.

Après l’inauguration sur la Place de la Mairie par Hervé de Lépinau, élu le 22 mars dernier, la fanfare Les Platt Band en tête, suivie des différents confréries invitées, a fait le tour du centre ville, en défilant devant le Tribunal, les commerces aux vitrines décorées en rouge et le stand de la Roumanière de Robion avec ses confitures confectionnées par des personnes handicapées en insertion. En plus des étals de fraises proposées à prix producteur, la famille Clavel, spécialiste historique du berlingot depuis 1934 (avec Léon puis Marcel, ensuite René et enfin Serge) proposait sirops, meringues et sucettes à la fraise. Peu avant midi, la Confrérie a intronisé deux personnalités, la commissaire de police de Carpentras, Anne-Lise Peters en provenance de la région parisienne et le sous-préfet d’arrondissement, Yoann Toubhans venu de Nouvelle-Calédonie.

Yoann Toubhans, sous-préfet, et Hervé de Lépinau, maire de Carpentras. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Quant aux enfants, venus nombreux avec parents et grands-parents, ils ont monté dans un manège, fait des balades à dos de mulet, bénéficier d’ateliers d’aquarelle fraise, de coloriage, de maquillage et de tirs de mini-ballons de basket.

Le public, les organisateurs, les élus et l’ensemble des confréries (Taste-Fougasse de Sault, Plan de Vigne de Caromb, Rabasse-du-Comtat de Pernes, Melon de Cavaillon, Cerise des Monts de Venasque), ont applaudi les récipiendaires, la présidente Marine Nouveau et tous les membres de la Confrérie de la Fraise de Carpentras, avant de promettre de consommer local et sans aucune modération ce petit fruit rouge qui allie qualité et savoir-faire uniques.


Pourquoi l’ouverture d’une nouvelle librairie à Carpentras serait une excellente nouvelle ?

À l’occasion d’une séance du film Super Mario Galaxy, qui est sorti le 1e avril dans toutes les salles de cinéma, Le Rivoli, à Carpentras, propose une session jeux vidéo suivie de la projection du long-métrage ce mardi 14 avril.

L’association playful, qui a pour objectif de transmettre la passion du jeu vidéo sur grand écran, proposera une sélection de jeux en lien avec le film. Cette session ne sera accessible qu’aux spectateurs du film.

S’ensuivra la séance de cinéma. Le public suivra les aventures du duo de frères Mario et Luigi, qui vont partir, aux côtés de leurs amis, dans un périple intergalactique pour découvrir le passé de la princesse Peach.

Pour réserver sa place, cliquer ici.
Session jeux vidéo à 13h30. Film à 14h30. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.


Pourquoi l’ouverture d’une nouvelle librairie à Carpentras serait une excellente nouvelle ?

Depuis Les Angles, aux portes d’Avignon, Kyaneos a construit un modèle économique qui créé sens : capter l’épargne privée pour racheter, rénover et remettre en location des immeubles anciens souvent laissés à l’abandon. Dans le Vaucluse comme à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, l’entreprise fondée en 2018 par Jérémie Rouzaud avance une promesse : Remettre du logement de qualité là où les politiques publiques peinent à aller vite. 

Dans le paysage souvent abstrait de la pierre-papier, Kyaneos occupe une niche intéressante. La société de gestion, créée en 2018 par Jérémie Rouzaud, ancien professionnel de la finance, s’est donné pour cap la rénovation de logements anciens en régions et dans toute la France, avec un triple objectif : Améliorer la qualité des logements, réduire les consommations énergétiques et proposer une performance financière liée à l’immobilier résidentiel. Pourquoi Kyaneos ?  « Mon entreprise tire son nom du grec kyaneos, qui signifie ‘bleu’, révèle Jérémie Rouzaud, en référence à ‘l’économie bleue’, développée par Gunter Pauli, qui défend des modèles capables de concilier performance économique et utilité environnementale, en repensant en profondeur les modes de production ».

Groupement d’habitations à Châteaurenard avant travaux Copyright Kyaneos

Une finance qui veut redevenir utile
Le ressort du modèle est connu, mais ici poussé dans une logique territoriale : les épargnants souscrivent des parts de SCPI (Société civile de placement immobilier), Kyaneos acquiert des immeubles anciens, finance leur rénovation, puis remet les biens sur le marché locatif. Sur son site, le groupe affiche au 31 décembre 2025 un total de 691 immeubles, 11 323 associés et 470 M€ de capitalisation tous fonds confondus. Pour la seule SCPI Kyaneos Pierre, les chiffres annoncés sont de 635 immeubles, 4 918 lots, 10 546 associés et 440M€ de capitalisation.  

Cavaillon, la preuve par le chantier
C’est à Cavaillon que la démonstration prend une forme très concrète. Sur une opération située chemin de Donne, Kyaneos indique avoir acquis quatre maisons mitoyennes laissées à l’abandon depuis plusieurs décennies, pour les transformer en logements de ‘bonne qualité’ avec un “excellent DPE” (Diagnostic de performance énergétique). L’entreprise affirme que les travaux y ont permis de réduire de 82% la consommation énergétique des logements, tout en diminuant la facture d’électricité des futurs occupants. Elle précise aussi recourir, lorsque cela est possible, à des entreprises situées dans un rayon de moins de 50 kilomètres autour du chantier.  

Après travaux à Châteaurenard copyright Kyaneos

Un ‘avant-après’ mesurable
Ce type ‘d’avant / après’ n’a rien d’anecdotique. Il rappelle d’abord l’ampleur du stock immobilier ancien dégradé dans les villes moyennes. Il montre aussi qu’entre la façade visible et la réalité constructive d’un immeuble, l’écart est souvent considérable : isolation, ventilation, chauffage, réseaux, menuiseries, structure, tout ou presque doit être repensé. En cela, Kyaneos défend une idée qui dépasse son seul cas : la transition énergétique du logement ancien n’est plus seulement une affaire de bonne volonté individuelle, mais de compétence collective.  

Châteaurenard, la logique d’îlot
À Châteaurenard, le modèle prend une autre dimension, plus urbaine encore, avec un ensemble de maisons de village rue des Pensionnaires, en plein cœur du centre ancien. Le montage annoncé est révélateur avec une acquisition à 58 000€ acte en main et un budget prévisionnel de travaux de 450 000€, pour la création, à terme, de 8 logements, avec un DPE cible passant de E à C, le tout dans un partenariat étroit, avec la mairie. Cette opération fait d’ailleurs suite à un précédent chantier mené rue de la Calade qui a abouti à la rénovation complète d’un immeuble du centre ancien, avec trois logements et deux commerces. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de sauver des biens isolés, mais de remailler un tissu urbain.  

Groupement d’habitations à Cavaillon avant travaux Copyright Kyaneos

Châteaurenard
Dans une commune engagée de longue date dans la revitalisation de son cœur ancien, cette articulation entre stratégie municipale et capitaux privés n’est pas anodine. À Cavaillon, la ville a d’ailleurs renouvelé son engagement dans le programme Action Cœur de Ville jusqu’en 2026. Dans le Vaucluse, trois communes : Avignon, Carpentras et Cavaillon bénéficient également de ce programme national.  

Là où l’argent public ne suffit plus
C’est sans doute là que Kyaneos touche juste. Depuis plusieurs années, les communes disposent d’outils, d’Opah (Opération programmée de l’habitat) d’ORT (Opération de revitalisation de l’habitat), d’aides de l’Anah (Agence nationale de l’habitat), de programmes nationaux. Mais entre la stratégie publique et la réalité du chantier, le chaînon manquant reste souvent le portage opérationnel : acheter, tenir le risque, piloter les travaux, relouer. C’est justement ce vide, que Kyaneos entend occuper.

Après travaux à Cavaillon Copyright Kyaneos

Gagner en efficience
Jérémie Rouzaud le dit d’ailleurs lors de notre entretien : « les mairies n’ont pas toujours besoin d’un chèque supplémentaire ; elles ont besoin d’un partenaire capable d’entrer vite dans le projet, de dialoguer avec l’urbanisme, les architectes des Bâtiments de France, les services techniques, et de produire des logements crédibles dans des délais tenables. La promesse n’est donc pas seulement financière ; elle est aussi organisationnelle. »

Le pari d’un résidentiel moins vulnérable
Le fondateur de Kyaneos vient de la finance de marché. Ancien trader puis gérant de fonds, il a voulu déplacer la question de la performance vers celle de l’utilité, en recherchant un équilibre entre rendement, impact social et impact environnemental. Cette grammaire-là distingue Kyaneos d’une partie du marché des SCPI, historiquement plus tournée vers les bureaux et les commerces. 

Après travaux Copyright Kyaneos

Alors que l’immobilier tertiaire est fragilisé
L’argument a trouvé un écho particulier ces dernières années, au moment où l’immobilier tertiaire a été bousculé. Kyaneos insiste sur son orientation résidentielle : Plusieurs acteurs du secteur soulignent de leur côté que cette spécialisation a rendu la maison moins exposée aux turbulences qui ont affecté certaines SCPI de bureaux. Cela ne supprime pas le risque, mais éclaire la cohérence du positionnement.  

Une promesse séduisante, mais pas sans risques
C’est le point à ne pas éluder. Kyaneos le mentionne noir sur blanc : la SCPI Kyaneos Pierre ne garantit ni le capital, ni la performance, ni la liquidité. Le prix de la part peut évoluer à la hausse comme à la baisse ; La revente peut s’avérer difficile ; Les revenus dépendent des loyers réellement perçus et des charges supportées. L’horizon conseillé est de dix ans. Cette transparence est d’autant plus importante que l’entreprise met en avant un discours de sens, presque de réparation territoriale. Or c’est précisément parce que le récit est séduisant qu’il faut rappeler le cadre réglementaire. L’AMF (Autorité des marchés financiers) a bien délivré, au fil des années, plusieurs visas aux contrats Kyaneos, notamment à Kyaneos Denormandie en 2020 puis à de nouvelles déclinaisons en 2021, 2022 et 2023. Cela atteste d’un encadrement réglementaire, non d’une garantie sur le placement.  

Exemple de réhabilitation Copyright Kyaneos

Ce qui peut séduire les épargnants
Le modèle Kyaneos parle aux épargnants qui veulent donner du sens à l’argent thésaurisé, avec, actuellement un taux de rendement présenté de 4,5%. Egalement, le produit financier est concret : de nouveaux logements éclosent en lieu et place d’habitats abandonnés. Kyaneos parle de rénovation énergétique, de lutte contre la vacance, de confort locatif et de revitalisation des centres-villes. Une forme de circuit court de l’investissement : l’argent des particuliers finance des immeubles visibles, localisés, transformés et reloués.  

En Vaucluse
En Vaucluse, Kyaneos déploie une stratégie territorialisée, ancrée dans plusieurs villes moyennes -de Cavaillon à Carpentras, en passant par Monteux, Sorgues, Valréas ou Apt- auxquelles s’ajoute Châteaurenard, aux portes du département. Sur ce territoire, où le parc ancien appelle des interventions lourdes, l’entreprise revendique 49 immeubles et 348 logements traités, pour 27,5M€ d’acquisitions. Une présence qui répond à une nécessité très concrète : remettre sur le marché des logements habitables là où l’habitat se dégrade plus vite qu’il ne se réhabilite. Cette dynamique vient compléter les dispositifs portés par l’Agence nationale de l’habitat, historiquement orientés vers le logement social, alors que nombre d’élus cherchent aujourd’hui à restaurer une véritable mixité dans les centres anciens en attirant des profils résidentiels plus diversifiés. Pour le territoire, c’est un levier opérationnel supplémentaire ; pour l’épargnant, une manière plus tangible d’investir, à condition de garder en tête l’essentiel : la SCPI demeure un placement exposé, sans garantie de capital ni de rendement.
Mireille Hurlin

Jérémie Rouzaud, fondateur et président de Kyaneos emploie 85 salariés Copyright Kyaneos

Pourquoi l’ouverture d’une nouvelle librairie à Carpentras serait une excellente nouvelle ?

Dans un contexte de déclin des insectes en raison notamment du changement climatique, la SCIC L’Abeille Rousse a décidé d’innover en proposant des abeilles solitaires pour la pollinisation en agriculture notamment. Elle fournit également du matériel adapté avec un accompagnement aux agriculteurs.

« Nous travaillons depuis des décennies sur la pollinisation. Paul Bonnafé, Martin Perigault et moi-même avons une grande expérience dans ce domaine. Nous nous sommes attardés sur les abeilles osmies qui ont la caractéristique d’être solitaires, contrairement aux abeilles domestiques vivant en ruches et fabriquant le miel », explique Jean-Marc Cheyrias, président et directeur de la SCIC L’Abeille Rousse, fondée en 2024. Le siège l’entreprise se trouve dans les locaux loués à la CoVe, Mon premier bureau, au Marché-gare de Carpentras.

Depuis 2018, l’association L’Abeille Rousse propose un service de pollinisation par les osmies qui a fait ses preuves auprès d’un large réseau d’agriculteurs, de partenaires et d’experts. Conformément à ses engagements lors de sa création et forte de ce réseau qui a contribué à sa réussite sur le terrain, l’association a créé une SCIC, juridiquement plus adaptée à ses activités économiques. Ce statut a permis de fédérer usagers, salariés, partenaires, experts et citoyens dans un projet alliant efficacité économique, développement local et utilité sociale face aux problématiques de la pollinisation liées à la chute des populations des insectes pollinisateurs et à la nécessaire adaptation des services de pollinisation au changement climatique. 

La SCIC a créé un concept pour héberger les abeilles solitaires. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une SCIC en développement

La SCIC a 38 sociétaires : des usagers convaincus, des partenaires impliqués comme Pom’Evasion, Pink Lady Europe, Cerises Lazare, la Compagnie des amandes, RAGT, Koppert France et les Dorloteurs d’abeilles. Elle comporte trois salariés : le directeur, une ingénieure agronome et un ouvrier. En plus du siège à Carpentras, elle a un laboratoire à Pernes-les-Fontaines et dans l’Yonne. Son projet est de proposer ses services sur le tout pour le territoire national. 

Différents services proposés

« Nous proposons aux agriculteurs des cocons, des abris et des nichoirs et formons leur équipe à la gestion de cette étape-clé qu’est la pollinisation. Nous avons ainsi la ferme volonté de contribuer à l’acquisition de nouvelles connaissances en matière de pollinisation. La SCIC a aussi pour mission de sensibiliser à la biodiversité. Nous intervenons ainsi dans les entreprises et les écoles. Nous sommes actuellement en contact avec le Parc naturel régional du Ventoux qui est intéressé par notre démarche », explique Jean-Marc Cheyrias.

Des réunions de sensibilisation sont organisées auprès du monde agricole. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

L’avantage de cette abeille solitaire est d’avoir un effet pollinisateur beaucoup plus fort. L’estimation de son effet a été mesurée : 8 fois plus importantes qu’une abeille grégaire. Elle travaille à des températures plus basses et sort par tous les temps, du matin au soir.

« Contrairement au concept actuel qui fournit aux arboriculteurs des usines à insectes dans un bac, nous proposons un système complètement différent beaucoup plus écologique. Notre projet très innovant est de rendre à terme les agriculteurs autonomes dans la multiplication des osmies chez eux. »

https://www.echodumardi.com/tag/carpentras/   1/1