27 mai 2026 |

Ecrit par le 27 mai 2026

Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

La bibliothèque-musée L’Inguimbertine, à Carpentras, consacre sa nouvelle exposition à l’artiste Ernest Pignon-Ernest. ‘Ombres de Naples’ est à découvrir du 23 mai au 1er novembre.

« Entre 1988 et 2015, Ernest Pignon-Ernest a arpenté les rues de Naples et les murs se sont mis à parler. Ils ne le faisaient pas avant, mais à son passage. Ils ont commencé à bruisser. Les façades ont bougé, mille murmures se sont fait entendre. Les ombres sortent et laissent échapper d’étranges lamentations ou des chuchotements d’extase ». Ainsi s’exprime l’écrivain Laurent Gaudé, Prix Goncourt 2004 pour Le soleil des Scorta, dans la postface du livre qui est dédié à l’imposante exposition qui est consacrée au plasticien niçois à partir du 23 mai à Carpentras.

Le choix du Vaucluse ne doit rien au hasard. Comme l’a précisé la 1e adjointe de la ville, Pascale Demuru, « l’artiste a vécu tout près d’ici, à Méthamis dans les années 60, il a aussi grimpé le Ventoux à vélo une dizaine de fois. Ce bâtiment, phare culturel est le parfait écrin pour accueillir les œuvres d’un créateur de renommée internationale. »

Le directeur de la bibliothèque-musée L’Inguimbertine Jean-Yves Baudouy insiste : « Depuis le XVIIIe, ce lieu fait rayonner la ville dans le monde de la culture et des arts bien au-delà du Vaucluse. D’ailleurs le monde d’Ernest Pignon-Ernest dialogue avec celui de Monseigneur d’Inguimbert qui lui aussi travaillait avec les savants et les poètes. Qu’il s’agisse d’imaginaire, de mort ou de souffrance. »

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Un artiste engagé

Mais surtout, n’allez pas dire à Ernest Pignon-Ernest qu’il est le pape du street-art. Ses 200 esquisses, dessins, croquis, photographies, sérigraphies, portraits, collages, témoignent d’une œuvre picturale, poétique, artistique et d’un engagement citoyen. « Cela signifierait que cet art urbain serait né aux États-Unis. Or Banksy, s’est y mis 40 ans après moi. » Et Ernest Pignon-Ernest a été dès 1966 investi dans la lutte contre le nucléaire. René Char, poète et résistant l’avait alerté sur les risques que faisait courir le Plateau d’Albion avec ses missiles enterrés. « J’avais 24 ans et j’avais tracé au pochoir la silhouette tirée d’une photo d’Hiroshima, seule trace d’un corps irradié, et je l’avais collée sur les murs et les rochers le long de la route au-dessus de Saint-Christol, pour stigmatiser ce lieu funeste enkysté au-dessous de la nature, de la lavande et du ciel bleu du Plateau de Sault. »

Ce créateur s’est fait connaître mondialement grâce au dessin sur papier- journal d’Arthur Rimbaud qui essaima de sa ville natale, Charleville-Mézières, à Paris avant de faire le tour du monde, à Soweto, à Santiago, à Ramallah comme à Alger.

Son travail ? Réactiver le potentiel de mémoire des lieux

« Pour Naples, j’ai lu plus de 130 livres, précise Ernest Pignon-Ernest. Je l’ai quadrillée dans tous les sens, à toutes les heures. J’ai scruté la texture de la pierre, sa couleur, ses défauts, comment la lumière la caressait selon le moment du jour ou de la nuit. Comment elle épouse mon travail, comment elle interfère, comment elle met en relief les anfractuosités, les cavités avec les joints qui scellent le mur. Je mets en valeur ce qui ne se voit pas, ce qui est enfoui. Mon travail exacerbe, perturbe le lieu, fait remonter un mystère à la surface, joue entre ombre et lumière. Ces rues de Naples, coincées entre le Vesuve et les terres en ébullition de la Solfatare sous laquelle le poète Virgile déjà situait les Enfers. Elles convoquent aussi Caravage, parle des cultes païens et chrétiens. Une cité sous un soleil de plomb qui porte aussi en elle les ténèbres de la grande peste de 1656. »

Ernest Pignon-Ernest, cet autodidacte qui a quitté l’école à 15 ans, a d’abord gagné sa vie chez un architecte à Nice. Avant de se consacrer à la peinture et de mettre un peu d’argent de côté pour acheter une 2CV et se diriger vers le Vaucluse, où les Papes ont migré, aussi bien dans le Comtat Venaissin qu’à Avignon. « C’était pour moi une espèce de Toscane rêvée, évocatrice des peintres du Quattrocento et de la poésie de Pétrarque. J’ai même eu, pas loin de Venasque, une logeuse qui ramassait du thym sauvage pour Ducros, je n’oublierai jamais cet arôme ».

Pieta et Madone, Caravage et Pasolini, familiarité de Naples avec la mort, si près aussi de Pompei et Herculanum. Ernest Pignon-Ernest, nous invite jusqu’à fin-octobre dans sa déambulation créatrice. Son métissage des arts, de l’histoire, de la culture, du patrimoine, des religions. Il sera également présent à Carpentras pour rencontrer le public et surtout parler de sa passion de son travail les samedi 13 juin et 26 septembre à 15h. Tout en étant également à l’affiche à Martigues à travers une rétrospective au Musée Felix Ziem jusqu’au 1er novembre. Quel bonheur pour ses admirateurs! Et quelle vitalité à 84 ans !

Est organisé également, un karaoké littéraire sur un texte proposé en écho avec l’exposition ‘Ombres de Naples’. Vincent Truel vous accompagnera avec des mélodies et des sons improvisés. En fonction de la météo, le karaoké littéraire se déroulera dans la cour d’honneur ou dans le hall des donatifs.
De 20h15 à 21h puis de 21h30 à 22h15.

Ainsi qu’une présentation de solos des élèves de danse du conservatoire, qui vous guideront dans le parcours au sein des collections jusqu’à l’exposition. 
RDV dans le parcours permanent.
De 21h à 21h30 puis de 22h15 à 22h45


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

Le cinéma Le Rivoli, situé à Carpentras, consacre deux expositions sur grand écran à l’artiste mexicaine Frida Kahlo les mardi 19 et dimanche 31 mai.

Après le succès des expositions sur grand écran ‘Caravage’ et ‘Turner & Constable’, Le Rivoli propose un événement similaire, cette fois-ci autour des œuvres de Frida Kahlo. Deux dates seront consacrées à l’artiste peintre mexicaine.

Reconnaissable entre mille pour son monosourcil, Frida Kahlo est connue principalement pour ses autoportraits et est aujourd’hui considérée comme un symbole mexicain et une icône du féminisme et de la mode.

Que se cache-t-il derrière cette artiste devenue la muse de plusieurs générations ? C’est ce qu’aborde le documentaire réalisé par Ali Ray, qui sera projeté en version originale avec sous-titres français à Carpentras.

Pour réserver sa place, cliquer ici.
Mardi 19 mai à 19h. Dimanche 31 mai à 16h. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

Le magazine Terres de vins a organisé la 8e édition des Trophées de l’œnotourisme dans les locaux de la Bibliothèque-musée l’Inguimbertine à Carpentras. Pas moins de 350 postulants ont concouru, représentant les 12 régions viticoles de France. 11 lauréats ont été primés sur cinq catégories, dont le régional de l’étape, le Domaine la Ferme Saint-Martin situé à Suzette.

L’œnotourisme est aujourd’hui une diversification très importante pour les domaines viticoles et les coopératives, toutes tailles confondues. Avec un marché du vin en difficulté, cette activité touristique autour du vin offre une diversification de chiffre d’affaires intéressante. De nombreux domaines viticoles se lancent dans cette activité depuis des années. Ce trophée est l’occasion de saluer diverses initiatives sur tout le territoire national. 

“À l’issue de cette nouvelle édition des Trophées de l’œnotourisme, nous saluons une fois de plus la richesse, la diversité et la qualité des projets œnotouristiques portés aux quatre coins du vignoble français. Ce palmarès 2026 met en lumière des propriétés qui allient un sens du détail, un accueil attentif et un ancrage territorial fort. Ce concours montre à quel point l’œnotourisme est devenu un moteur de développement local ainsi qu’un espace de rencontre entre culture, terroir et hospitalité. Ce sont ces valeurs que nous avons voulu récompenser, et qui donnent tout son sens à ce trophée », ont expliqué Mathieu Doumenge et Yves Tesson, les deux rédacteurs en chef de Terre de Vins et membres du Grand Jury à l’occasion de l’introduction de cette cérémonie.

11 propriétés viticoles primées

Les Trophées de l’œnotourisme 2026, organisés par Terre de Vins en partenariat avec Atout France, ont récompensé début mai à Carpentras, les 11 propriétés viticoles qui se sont démarquées par la qualité et l’originalité de leurs offres œnotouristiques. Véritables vitrines du savoir-faire français, ces établissements font rayonner leurs terroirs à travers des offres immersives, innovantes et uniques.

Cinq catégories et un Prix Coup de cœur

Les 11 lauréats étaient répartis en cinq catégories, avec une offre exceptionnelle et une offre remarquable dans chacune. Un Prix Coup de cœur promotion de terroir a également été décerné. « Au Château Les Carrasses, nous avons souhaité placer l’humain au cœur de notre offre œnotouristique, en proposant des expériences imaginée comme de véritables moments de partage, accessibles à tous les publics. À travers des activités comme le Wine & Walk ou les ateliers dédiés aux enfants, nous cherchons avant tout à créer du lien et à offrir des instants simples et conviviaux, au plus près de la nature et du vignoble », explique Lise Bergonnier, Head of wine tourism and experiences au Château les Carrasses qui a obtenu un prix dans la catégorie vignoble en famille.

« Notre participation aux Trophées de l’œnotourisme dans la volonté de mettre en lumière le terroir de Sauternes, par ses paysages, ses vins et surtout ses vignerons. Entre dégustations au coucher du soleil, accords gastronomiques et rencontres humaines, nous cherchons à faire vivre un moment hors du temps, où le vin se découvre autant dans le verre que dans le partage et l’émotion », explique Marie Volle, Directrice de l’ODG Sauternes-Barsac qui a obtenu le Prix Coup de cœur.

Une sélection rigoureuse

Chaque établissement du palmarès a été soumis à une sélection rigoureuse, garantissant une offre diversifiée et de qualité. Composé d’experts du secteur, le jury s’est appuyé sur une méthodologie exigeante, reposant sur une grille d’analyse structurée autour de plusieurs critères clés notamment sur la qualité des services proposés, l’innovation, la valorisation du territoire et l’engagement des établissements viticoles. Cette volonté de valoriser durablement la filière se prolonge également à travers le dispositif éditorial de Terre de Vins.

Art, culture & savoir-faire
Offre exceptionnelle : Château de Ferrand – Bordeaux
Offre remarquable : Domaine Rombeau – Roussillon

Le vignoble en famille
Offre exceptionnelle : Château Les Carrasses – Languedoc
Offre remarquable : Domaine la Ferme Saint Martin – Vallée du Rhône

Œnotourisme d’affaires & évènements privés
Offre exceptionnelle : Château Dauzac – Bordeaux
Offre remarquable : Maison Sinnae – Vallée du Rhône

Restauration & séjour à la propriété
Offre exceptionnelle : Taittinger oenotourisme – Champagne
Offre remarquable : Château Saint Roux- Région Sud

Coup de coeur Promotion d’un terroir
ODG Sauternes-Barsac – Bordeaux


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

Le Marché horticole et pépinières Ventoux Provence, équipement structurant de la CoVe situé sur le site du Marché Gare à Carpentras, a organisé fin avril une matinée portes ouvertes à destination des professionnels de la filière végétale. Ce marché de gros, dédié à une offre végétale diversifiée, rassemble près de 80 producteurs-vendeurs et près de 300 acheteurs, venus de France et d’ailleurs en Europe.

Cet événement a constitué une opportunité privilégiée pour les acteurs du secteur de découvrir les coulisses de ce site de référence et de renforcer les échanges entre producteurs, acheteurs et partenaires. Reconnu depuis plus de 40 ans comme un marché de producteurs incontournable dans le Vaucluse et au rayonnement international, le site a accueilli horticulteurs, pépiniéristes, paysagistes, fleuristes, grossistes et acheteurs professionnels. Une cinquantaine d’exposants habituels étaient présents, proposant une large gamme de végétaux de qualité, incluant fleurs, arbustes et plants. Cinq entreprises invitées sont également venues compléter cette offre large en présentant leurs produits et savoir-faire dans des domaines connexes tels que la motoculture, les équipements, les terreaux et les engrais.

Une rencontre entre les professionnels

Une vingtaine de nouveaux professionnels ont pu rencontrer les exposants et échanger autour des enjeux et des opportunités de la filière. L’Union des Producteurs du Marché Gare de Carpentras (UPMGC) était représentée par son président, Claude Melchior. À cette occasion, Alexandre Kormanyos, vice-président de la CoVe en charge du développement économique, a pu échanger avec les professionnels et les futurs acheteurs. 

Un secteur économique en difficulté

Depuis 2015, le carreau horticole s’affirme comme un pôle d’attractivité essentiel pour les entreprises de la filière végétale. Chaque vendredi, dès 4 heures du matin, jusqu’à 100 professionnels issus de 17 départements français et de plusieurs pays européens y présentent leurs productions sur un espace de vente de 4,8 hectares, entièrement aménagé et éclairé. Le marché gare ouvert en 1963 était auparavant dédié aux nombreux fruits et légumes produits dans le Comtat. À cela s’ajoutait la vente de plants de vigne. Il est ensuite devenu un marché floral. Il est aujourd’hui un marché organisé ouvert aux professionnels. L’horticulture et la pépinière sont deux secteurs d’activité qui sont aujourd’hui en difficulté en raison de la hausse des coûts de production et du pouvoir d’achat.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

Face à l’explosion des maladies neurologiques et aux délais croissants d’accès aux spécialistes, le Vaucluse inaugure sa première équipe de soins spécialisée en neurologie. Une réponse coordonnée et innovante pour améliorer l’accès aux soins dans un territoire confronté à une forte tension médicale.

C’est une première dans le département. En avril dernier, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Vaucluse, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur et dix neurologues libéraux ont officialisé la création de l’Équipe de soins spécialisée (ESS) du Comtat Venaissin, dédiée à la neurologie. Derrière cette structure encore méconnue du grand public se dessine pourtant une évolution majeure de l’organisation des soins. Créées en 2019, les ESS permettent à des médecins spécialistes de coordonner leur activité autour d’un projet médical territorial commun afin d’améliorer la prise en charge des patients et de fluidifier les parcours de soins. Dans le Comtat Venaissin, l’initiative répond à une situation devenue préoccupante : difficultés d’accès aux consultations, délais de rendez-vous prolongés et tension croissante sur l’offre de neurologie.

Une organisation inédite pour répondre à l’urgence neurologique
Le constat n’est pas propre au Vaucluse. En France, les besoins en neurologie augmentent fortement sous l’effet du vieillissement de la population et de la progression des maladies neurodégénératives. Selon Santé publique France, près de 1,2 million de personnes vivent aujourd’hui avec une maladie neurologique chronique, parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’épilepsie ou encore la sclérose en plaques.

Copyright CPAM de Vaucluse

Une spécialité très demandée
La neurologie fait partie des disciplines médicales confrontées à une forte pression démographique. Le nombre de patients progresse plus vite que celui des spécialistes disponibles, notamment dans les territoires semi-ruraux ou éloignés des grands centres hospitaliers universitaires. Egalement, les étudiants en médecine boudent cette spécialité qu’ils jugent trop complexe.

Une équipe de 10 professionnels
L’ESS du Comtat Venaissin a précisément été pensée pour répondre à cette fragilité territoriale. Le dispositif réunit dix neurologues libéraux installés à Carpentras, Avignon, Pertuis, Châteaurenard et Montélimar, épaulés par une coordinatrice et une infirmière en pratique avancée (IPA). Depuis le lancement du projet en 2021, l’activité a doublé en deux ans avec plus de 2 000 premières consultations réalisées en 2025, signe d’un besoin particulièrement important sur le territoire. Cette montée en charge s’inscrit dans une tendance nationale. Selon la Fédération française de neurologie, les délais d’accès à un neurologue peuvent dépasser plusieurs mois selon les territoires, notamment pour les consultations non urgentes.

Une médecine plus coordonnée et plus réactive
L’ESS repose sur trois piliers : rapidité d’accès, coordination renforcée et innovation numérique. Concrètement, des créneaux sont réservés pour les situations neurologiques à fort enjeu, permettant aux médecins traitants d’obtenir plus rapidement des avis spécialisés. L’infirmière en pratique avancée assure quant à elle le suivi des patients complexes et facilite le lien entre médecine de ville et structures hospitalières.

La téléexpertise
Le projet mise également sur la téléexpertise et les messageries sécurisées afin d’accélérer les échanges entre professionnels. L’enjeu est crucial dans une spécialité où le facteur temps peut conditionner le pronostic. Accident vasculaire cérébral, suspicion de maladie neurodégénérative, troubles cognitifs ou pathologies neuromusculaires nécessitent souvent des diagnostics rapides et une coordination étroite entre les différents acteurs du soin. L’ESS a ainsi noué plusieurs partenariats structurants avec les orthophonistes, les CPTS (Communautés professionnelles territoriales de santé), le GHT-Neuro d’Avignon (Groupement hospitalier de territoire) et le CHU (Centre hospitalier universitaire) de Marseille pour les dossiers complexes.

Copyright Freepik

Vieillissement de la population et maladies neuro-dégénératives
Si les maladies cardiovasculaires ou les cancers concentrent souvent l’attention médiatique, les pathologies neurologiques représentent pourtant un enjeu de santé publique majeur. L’Organisation mondiale de la santé estime que les affections neurologiques constituent désormais la première cause d’incapacité dans le monde. En France, le vieillissement de la population accentue cette pression. Selon l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le nombre de personnes atteintes de maladies neurodégénératives devrait fortement augmenter dans les prochaines décennies, entraînant des besoins croissants en consultations spécialisées, en suivi coordonné et en accompagnement des aidants. En Vaucluse, où certaines zones restent médicalement fragiles, la question de l’accès rapide à la neurologie devient donc stratégique.

Une nouvelle logique territoriale des soins
En cela, la création de cette ESS traduit une transformation plus profonde du système de santé français passant d’une médecine fragmentée à une organisation collective et territorialisée. L’Assurance maladie et l’ARS soutiennent financièrement cette évolution. Après une aide au démarrage de 12 000€ en 2021 puis 15 000€ consacrés à la structuration du projet, l’ESS bénéficiera d’un financement annuel de 50 000€ à partir de 2026. Pour les autorités sanitaires, ces nouvelles organisations doivent permettre de mieux répartir les ressources médicales existantes, tout en limitant les ruptures de parcours et les renoncements aux soins. Dans un Vaucluse confronté au vieillissement de la population et à la raréfaction de spécialistes, l’ESS du Comtat Venaissin pourrait devenir un modèle appelé à essaimer dans d’autres disciplines.

L’équipe de l’ESS du Comtat Venaissin
L’ESS de neurologie du Comtat Venaissin regroupe 10 neurologues libéraux, les docteurs Bruno Perrouty, Pierre-Jean Gonon, Corinne Querel-Gonon, Anne Revol et Chloé Hirtz de Carpentras ; Valérie de Borchgrave d’Avignon, Géraldine Ast de Pertuis, Nathalie Grosmaire et Hervé Fayolle de Montélimar ; Alain Just de Chateaurenard ; Laura Dubousquet coordinatrice et Marie-Thérèse Casta-Jardi, infirmière en technique avancée (IPA).
Mireille Hurlin


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

Le Département de Vaucluse engage plusieurs chantiers routiers dès ce mois de mai sur différents axes du territoire. Monteux, Le Pontet, Sault, Saint-Trinit ou encore Carpentras seront concernés par des restrictions de circulation, parfois avec routes barrées et déviations. Derrière ces travaux, trois techniques innovantes destinées à rendre les chaussées plus sûres, plus silencieuses et plus durables et un investissement de plus de 1,286M€.

Les automobilistes vauclusiens vont devoir lever le pied dans les prochaines semaines. Le Département de Vaucluse lance simultanément plusieurs opérations d’entretien routier sur des axes fréquentés avec, à la clé, des perturbations parfois importantes de la circulation. Objectif ? Moderniser les chaussées grâce à des techniques plus performantes et moins énergivores. Voici ce qu’il faut retenir pour anticiper ses déplacements.

Travaux à Monteux Copyright Département de Vaucluse

Monteux : circulation perturbée dès le 11 mai
Premier chantier annoncé : le pont Rossi à Monteux, sur la RD 942. Des travaux d’enrobés à haute adhérence seront réalisés de nuit les 11, 12 et 13 mai sur une portion d’environ 50 mètres. La route sera barrée avec mise en place d’une déviation.

Type de travaux
Ce type de revêtement est utilisé sur les zones jugées sensibles ou accidentogènes. Grâce à une texture plus rugueuse, la chaussée améliore l’adhérence des véhicules et réduit les distances de freinage, notamment par temps humide. Une technologie de plus en plus utilisée sur les virages dangereux, ponts et carrefours exposés.

Travaux au Pontet Copyright Département de Vaucluse

Le Pontet : quatre nuits de fermeture sur la RD 907
Autre secteur concerné : Le Pontet, au niveau du pont de la Croix Verte sur la RD 907. Les travaux se dérouleront de nuit les 18, 19, 20 et 21 mai, avec deux nuits supplémentaires prévues pour la signalisation horizontale. Là encore, la route sera barrée et une déviation installée. Comme à Monteux, le Département y déploiera des enrobés à haute adhérence afin de sécuriser ce secteur très circulé. Le coût total des deux opérations -Monteux et Le Pontet- atteint plus de 526 000€.

Sault et Saint-Trinit : travaux pendant une semaine à partir du 25 mai
Dans le secteur du plateau d’Albion, des travaux utilisant la technique des enrobés coulés à froid seront réalisés à partir du 25 mai pendant une semaine sur la RD 950, entre Sault et Saint-Trinit, ainsi que sur la RD 157. Les portions concernées représentent environ 5 kilomètres cumulés.

Travaux à Saint-Trinit Copyright Département de Vaucluse

Cette méthode d’entretien intrigue de plus en plus les collectivités
Contrairement aux enrobés classiques, les matériaux ne sont pas chauffés à haute température. Le mélange, composé de gravillons, d’eau et d’émulsion de bitume, est appliqué directement à température ambiante. L’intérêt est double : réduire la consommation énergétique des chantiers et permettre une remise en circulation très rapide, parfois en seulement quelques heures. Ces revêtements servent principalement à réparer les fissures, améliorer l’adhérence et prolonger la durée de vie des routes à moindre coût environnemental. Le montant total des travaux est de 375 636€.

Carpentras-Loriol-du-Comtat : une route plus silencieuse à la mi-juin
Dernier chantier programmé : la RD 950 entre la rocade de Carpentras et Loriol-du-Comtat. Les travaux auront lieu à la mi-juin pendant environ une semaine sur un linéaire de 1,2 kilomètre. La route sera barrée en journée avec déviation locale. Le Département y expérimentera des enrobés phoniques, conçus pour réduire le bruit de roulement des véhicules. Leur structure plus poreuse absorbe une partie des vibrations et limite le sifflement produit par les pneus sur la chaussée. Selon les caractéristiques du trafic, la réduction sonore peut atteindre jusqu’à plusieurs décibels. Au-delà du confort des riverains, ces revêtements permettent également une meilleure évacuation de l’eau et diminuent le risque d’aquaplaning. Le montant total des travaux est de 383 964€.

Travaux à Carpentras Copyright Département de Vaucluse

Des routes plus techniques… mais des déplacements à anticiper
Au total, ces différents chantiers représentent plusieurs centaines de milliers d’euros d’investissement pour le Département de Vaucluse. S’ils traduisent une montée en gamme des techniques d’entretien routier, ils imposeront surtout aux automobilistes une vigilance accrue dans les semaines à venir.Entre fermetures nocturnes, déviations locales et ralentissements, mieux vaut donc anticiper ses trajets avant de prendre la route.
Mireille Hurlin


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

Les bonnes nouvelles sont aujourd’hui trop rares pour les passer sous silence, même si elles ne sont pas très importantes. Ainsi, l’ouverture d’une nouvelle librairie dans la ville de Carpentras est une vraie information. Parce que la création d’un nouveau point de vente de livres est toujours une occasion de se réjouir. Mais en plus si ce nouvel accès à la culture et à la connaissance se double d’une volonté de le faire à prix réduit, c’est presque un scoop.

Crée à l’initiative de Florian Collet, un ancien agent territorial, cette nouvelle librairie, est baptisée le « Maquis ». De toute évidence Il faut y voir d’avantage la référence à la résistance qu’à la végétation méditerranéenne. En effet, ce Maquis s’est fixée pour mission de permettre au plus grand nombre et en particulier aux populations les moins favorisées d’acheter des livres à petits prix. Mais pas que, cette librairie propose également des bandes-dessinées et des vinyles de seconde main. On peut y trouver des livres à partir d’1 € et le plus cher ne dépasse pas les 15.

Librairie et solidaire, voilà deux jolis mots qui vont tellement bien ensemble

Installée en centre-ville à Carpentras (2 rue Galonne), le Maquis pourrait être qualifiée de librairie solidaire. Librairie et solidaire, voilà deux jolis mots qui vont tellement bien ensemble. Rendre le livre plus accessible surtout en ces périodes économiquement difficiles pour nombre de ménages, c’est une mesure sociale plus que louable. Ne pas avoir à arbitrer en défaveur de la culture c’est précieux. Un projet qui pourrait donner aux plus pessimistes de bonnes raisons d’espérer.

Il est toujours bon d’avoir ses amis à porter de main

Bien sûr, il existe les bibliothèques et les boites à livres un peu partout, mais pouvoir conserver auprès de soi les livres que l’on a lu c’est se constituer quelque part son propre patrimoine culturel, sa propre mémoire. Il est toujours bon d’avoir ses amis à porter de main. Ils rassurent et réconfortent. Ce projet de bibliothèque solidaire c’est aussi un nouveau commerce de proximité qui vient renforcer l’attractivité du centre-ville de Carpentras. Pour toutes ces bonnes raisons l’ouverture du Maquis est une excellente nouvelle. Qu’on se le dise !

www.facebook.com/lemaquis


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

« Agora est la place centrale du village où on se rassemble pour boire et manger. Ce nom à une origine grecque, berceau des premières bières il y a plusieurs millénaires. Notre ADN est le partage et rassemblement », explique Théo Gabriel, le dirigeant d’Agora qui fabrique des bières artisanales. La société vient de transférer son site de vente de production il y a moins d’un an.

L’entreprise Agora a été créée en avril 2019. Elle a été la première société à intégrer Ma première usine située sur le Marché-gare de Carpentras, géré par la CoVe. Elle a ensuite transféré son site à deux pas dans un local flambant neuf adapté, en location, comprenant une boutique de caviste, un laboratoire de fabrication et un roof top pour recevoir les clients. « Nous sommes restés sur le site du Marché-gare avec la volonté de créer une dynamique commerciale sur notre lieu avec les autres commerces présents. Nous sommes désormais six associés, dont deux travaillent dans la société, Pierre-Yves Bernard et moi-même », explique Théo Gabriel.

Le démarrage de l’entreprise s’est fait doucement, avec le Covid survenu juste après la création d’entreprise. « La pandémie n’a pas été catastrophique pour nous car il y a eu la mode de consommer bon, local et bio. Ceci correspond parfaitement à nos valeurs. » L’entreprise travaille en effet exclusivement avec des fournisseurs de céréales locaux, bio à 100%, et produit une bière premium.

Le local comprend notamment un roof-top agréable pour les clients, avec vue sur le Mont-Ventoux. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Restauration et le particulier

Au départ l’entreprise a travaillé avec la restauration. À partir de 2020, elle a ouvert son marché aux épiceries fines et aux vendeurs spécialisés et aux particuliers grâce à sa boutique.

Création d’un gin et d’un pastis

Pour diversifier son activité, Agora a lancé un gin artisanal en 2021 et un pastis en 2022. Elle vient également de créer en 2026 une liqueur de citron et une de verveine 100% bio, vendu en bouteilles de 70 cl et en 3 l pour les restaurants.

Déménagement en 2025

Agora a quitté son site de production loué à la CoVe pour une autre location à l’été 2025, appartenant au cabinet Gan assurances de Carpentras. « Ce dernier, situé précédemment Avenue du Mont Ventoux à Carpentras, a déménagé sur ce site et loué trois locaux dont celui d’Agora »n explique Théo Gabriel. Agora doit continuer son développement avec un beau début depuis presque un an. « Dans notre précédent local, nous étions accompagnés par l’État et la CoVe en tant que jeune entreprise. Depuis, nous avons une location classique demandant plus de charges financières, même si le prix du loyer est au prix du marché. Cela nécessite une croissance de l’activité. L’axe de développement concerne la partie caviste qui est nouvelle pour nous. Il nous faut faire venir du monde sur notre zone qui reste à connaître, dans un endroit très agréable juste à côté du château Durbesson, avec vue sur le Mont-Ventoux. » Pour cela, la société a élaboré une gamme de vins de toutes les régions de France ainsi que des spiritueux complémentaires à ceux fabriqués sur place.


Ernest Pignon-Ernest et ses ‘Ombres de Naples’ au cœur de l’Inguimbertine jusqu’au 1er novembre

Réalisée par Denis Podalydès et Dominique Thiel de la Comédie-Française, la célèbre œuvre Le Cid de Corneille sera jouée ce dimanche 26 avril au Théâtre de la Porte Saint-Martin et retransmise en direct au cinéma Le Rivoli à Carpentras.

Durant 2h35, le comédien Benjamin Lavernhe interprétera Rodrigue, dit Le Cid. Le public suivra se personnage qui est éperdument amoureux de Chimène, fille du comte Don Gomès. Mais une grave querelle oppose leurs familles, Rodrigue doit alors venger l’honneur de son père au cours d’un duel inévitable avec le comte… Un combat qui bouleverse son histoire d’amour avec Chimène.

Tarif : 18€ / +65ans : 16€ / -26ans : 10€. Pour réserver votre place, cliquez ici.
Samedi 26 avril. 15h. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.

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