17 septembre 2026 |

Ecrit par le 17 septembre 2026

(Vidéo) Le cinéma Le Rivoli s’envole vers l’Amérique du Sud avec ‘Les Survivants du Che’

Ce mardi 15 septembre, le cinéma Le Rivoli, situé à Carpentras, projettera le documentaire Les Survivants du Che.

Le réalisateur Christophe Dimitri Réveille sera à Carpentras ce mardi 15 septembre pour échanger avec le public du cinéma Le Rivoli après la projection de son documentaire.

Les Survivants du Che part à la rencontre des derniers camarades survivants de Che Guevara, 60 ans après leur dernière bataille en Bolivie et l’exécution du révolutionnaire, qu’ils ont commencé à suivre après le triomphe de la Révolution cubaine en 1959. Mêlant des images d’archives rares, des animations et des interviews exclusives, le documentaire fait revivre un chapitre oublié de l’Histoire.

Réservation en ligne ou sur place en cliquant ici.
Mardi 15 septembre. 19h30. Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.


(Vidéo) Le cinéma Le Rivoli s’envole vers l’Amérique du Sud avec ‘Les Survivants du Che’

Une nouvelle station GPL carburant est ouverte au Super U de Carpentras, chemin du Castellas. Portée par Antargaz Énergies, cette implantation propose une alternative moins coûteuse à l’essence, avec une autonomie renforcée pour les véhicules bicarburés. Entre 1800 à 2 400 véhicules GPL circuleraient dans le département.

Les automobilistes carpentrassiens disposent, depuis juin, d’un point de ravitaillement supplémentaire en GPL carburant. La station est installée au 1050, chemin du Castellas, dans l’enceinte du Super U. Cette ouverture complète le réseau d’Antargaz Énergies et permet aux conducteurs de parcourir  régulièrement de longues distances, grâce au double réservoir des véhicules essence-GPL.

Un plein moins cher
«Le GPL carburant répond aux usages de mobilité d’aujourd’hui , observe David Kling, directeur national des ventes d’Antargaz Énergies. Cette technologie permet de conjuguer autonomie, souplesse et confort de conduite. son principal argument ? Le prix à la pompe, car le GPL est affiché, en moyenne, autour d’entre 0,98€ à 1,06€ le litre, soit environ 40% de moins que l’essence. Pour un réservoir de 30 litres, le plein revient ainsi à environ 32€, contre près de 59,70€ pour une quantité équivalente de SP95. La consommation annoncée est toutefois légèrement supérieure : environ 7 litres aux 100 kilomètres pour un véhicule GPL, contre 6 litres pour une voiture essence comparable. L’économie se mesure donc surtout sur le prix du carburant, mais aussi sur la distance parcourue entre deux ravitaillements. Avec ses deux réservoirs, un véhicule bicarburation peut changer de source d’énergie sans modifier les habitudes de conduite.»

Une alternative aux émissions réduites
Le GPL carburant ne se présente pas comme une solution sans impact, mais comme une motorisation émettant moins de certains polluants que l’essence. Antargaz avance notamment une absence d’émissions de particules et jusqu’à 18% de réduction des oxydes d’azote par rapport à l’essence.Le carburant ne contient ni soufre, ni plomb, ni benzène. Il peut être utilisé avec un véhicule conçu dès l’origine pour le GPL ou avec une voiture essence convertie par un professionnel agréé.Comme toute motorisation thermique, le GPL émet du dioxyde de carbone et ne constitue pas une réponse à lui seul à la décarbonation des transports. Il offre une solution intermédiaire pour les automobilistes qui ne passent pas à l’électrique.

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Un réseau qui s’étoffe
Le parc français compte désormais plus de 330 000 véhicules roulant au GPL carburant, tandis qu’environ 1 600 stations-service proposent ce type de ravitaillement. L’offre de véhicules compatibles progresse également, portée par la bicarburation et la conversion de modèles essence.À Carpentras, la nouvelle station donne donc davantage de visibilité à une énergie encore méconnue du grand public. Pour les conducteurs intéressés, l’enjeu sera désormais simple : comparer le prix du carburant, la consommation réelle de leur véhicule et la disponibilité des stations sur leurs trajets habituels.Le point de vente du Super U vient précisément élargir ce maillage. Une pompe de plus, mais surtout une option supplémentaire pour rouler autrement, sans changer complètement de voiture.

Le Parc GPL en Vaucluse
Les 18 pompes GPL en Vaucluse : 3 sur l’A7 puis à Apt, Avignon, Bollène, Carpentras, Cavaillon, L’Isle-sur-la-Sorgue, Le Pontet, Mornas, Orange, Saint-Romain-en-Viennois. Sur cette source ici, les prix s’échelonnent entre 1,009€/litre (Chez Total énergie à Cavaillon) à 1,133€/litre (chez Esso à Mornas).

En savoir plus
Le parc automobile français compte 40 millions de voitures particulières au total, dont environ 200 000 à 250 000 véhicules carburent au GPL à l’échelle nationale (soit environ 0,5 % à 0,6 % du parc roulant global). En rapportant cette proportion au parc automobile du Vaucluse (qui compte environ 380 000 à 400 000 voitures de particuliers enregistrées au répertoire du SDES, Statistique publique de l’énergie, des transports, du logement et de l’environnement), on peut estimer qu’il y a actuellement entre 1 800 et 2 400 véhicules GPL en circulation en Vaucluse. Source ici.
Mireille Hurlin


(Vidéo) Le cinéma Le Rivoli s’envole vers l’Amérique du Sud avec ‘Les Survivants du Che’

Depuis plus de trente ans, Claire Didoin œuvre au cœur du monde de la scène. À la direction de son association Cultures Complices, son principal défi et sa vocation sont de découvrir de nouveaux talents et de produire des artistes confirmés. Son action est motivée par les coups de cœur au gré de ses rencontres dans le spectacle vivant : elle accompagne et coordonne les musiciens, comédiens et autres artistes pour leur donner les moyens de donner le meilleur d’eux-mêmes dans la production et la diffusion.

« J’ai une grande expérience dans le monde du spectacle. À titre d’exemple, j’ai tenu le théâtre la Salamandre à Avignon de 2010 à 2014. Cette expérience était passionnante. Nous avons arrêté l’aventure car les normes relatives à la gestion d’un théâtre devenaient trop contraignantes, explique Claire Didoin qui a commencé sa carrière en temps qu’attachée de presse auprès d’une troupe située à Villeneuve-lès-Avignon. J’ai ensuite suivi la formation de managers d’entreprises culturelles. Je me suis rendue compte que les artistes avaient besoin d’une personne pour s’occuper d’eux. Je suis en quelque sorte devenue la maman des artistes. »

Le Festival d’Avignon sous toutes les casquettes

Claire Didoin a travaillé pour le Festival d’Avignon sur de nombreuses missions : attachée de presse, relations publiques, manager d’artistes. « Comme on m’achetait pas suffisamment de spectacles, je me suis mis à les produire moi-même. » Pour la rentrée, Claire Didoin produit deux spectacles en octobre. « Ceci constitue un gros travail à réaliser. Je loue la salle, je m’occupe du son et de la lumière, de la communication évidemment et de la création des affiches. Il faut également gérer la réservation des hôtels, la restauration et la sécurité. Je détermine également le prix d’entrée en fonction de toutes les charges comprenant évidemment les cachets des artistes. »

D’autres spectacles sur la France

L’association qui a le statut de marchande et dont le siège se situe à Carpentras depuis 2025 propose d’autres spectacles sur toute la France mais également à l’étranger. Elle travaille aussi bien avec des petits groupes d’animations qui se lancent que des têtes d’affiche. Différents thèmes de spectacles sont proposés comme le théâtre, la musique, la danse. « Une fois le spectacle monté, ma mission est d’aller le proposer à des théâtres, mairies ou collectivités pour le vendre. À partir de cela, je détermine le salaire des artistes et les autres coûts. Je peux également monter le spectacle par moi-même. »

Ce qui guide les journées de Claire depuis plus de 30 ans, c’est la magie des rencontres humaines et de la création. À travers Cultures Complices, sa philosophie est d’être guidée par la passion, de faire émerger la beauté du spectacle vivant et de partager des émotions intenses avec le public comme avec ses partenaires. « Je fais ce métier avec passion. Tout en étant à la retraite, j’ai continué à gérer mon association. Je n’ai absolument pas idée de m’arrêter de travailler. »  Sa structure propose également du théâtre à destination des entreprises avec une troupe de comédiens pour sensibiliser les salariés sur des sujets divers comme la sécurité. L’association a récemment intégré Carpensud qui a pour mission le développement économique local. « Mon adhésion a été motivée par le fait de s’insérer dans le paysage local et de nouer des relations avec les entreprises. Je vais ainsi proposer des tarifs avantageux aux adhérents de Carpensud. »

Moho Chemlakh, ex-guitariste du groupe Trust, est le directeur artistique du spectacle les Princes de la Soul. ©Olivier Muselet

Contact : 06 15 01 73 89


(Vidéo) Le cinéma Le Rivoli s’envole vers l’Amérique du Sud avec ‘Les Survivants du Che’

Ce samedi 5 septembre, la Ville de Carpentras organise le Forum de la vie associative.

À chaque rentrée, les associations se réunissent pour se faire connaître du public. C’est le cas à Carpentras ce samedi 5 septembre à l’occasion du Forum de la vie associative qui se tiendra sur le parking des platanes et les allées Jean-Jaurès. Ce rendez-vous sera inauguré par le maire Hervé de Lépinau à 10h.

Ce sont 140 associations qui seront présentes pour cet événement annuel, qu’elles soient culturelles, sportives, humanitaires, environnementales ou autre. De nombreuses animations seront au programme de la journée comme de la danse, du théâtre, de la musique, diverses démonstrations sportives, et des initiations et découvertes pour petits et grands.

Dans le même temps, la Ville proposera la journée de prévention routière avec des ateliers ludiques et pédagogiques comme la voiture à renversement, le simulateur de conduite, ou encore l’auto-pratique.


(Vidéo) Le cinéma Le Rivoli s’envole vers l’Amérique du Sud avec ‘Les Survivants du Che’

Dès ce lundi 10 août, la Ville de Carpentras va débuter des travaux aux abords des écoles afin de les sécuriser juste avant la rentrée des élèves.

Les grandes vacances sont l’occasion idéale pour faire les travaux au sein et aux abords des écoles pendant que celles-ci sont vides. Ainsi, dans le cadre de l’entretien et de la sécurisation des abords des établissements scolaires, la Ville de Carpentras va réaliser des travaux du lundi 10 au lundi 31 août.

Ce sont des travaux de marquage au sol qui vont être effectués. Ils concernent douzaine d’écoles de la ville :

  • La Roseraie
  • Misé Pouzol
  • Gandié
  • La Quintine
  • Des Soupirs
  • François Jouve
  • Émile Bouche
  • Nord A et B
  • Les Amandiers
  • Les Garrigues
  • Alice Reynaud
  • Cité Verte

La circulation aux abords de ces établissements scolaires devrait être légèrement perturbée à cause d’une chaussée rétrécie où la vitesse sera limitée à 30km/h. La circulation pourra même être alternée par feux tricolores à certains moments. Le stationnement sera interdit pour les besoins des chantiers. En ce qui concerne les piétons, une déviation leur sera proposée si nécessaire.

Ainsi, les petits Carpentrassiens pourront retourner à l’école en toute sécurité le mardi 1er septembre prochain.


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À l’occasion de l’exposition ‘Ombres de Naples’ en place jusqu’au mois de novembre à la bibliothèque-musée L’Inguimbertine à Carpentras, l’artiste Ernest Pignon-Ernest viendra à la rencontre du public ce vendredi 17 juillet.

Ce vendredi, les amateurs d’art pourront rencontrer l’artiste derrière les œuvres de l’exposition ‘Ombres de Naples’ au cœur de L’Inguimbertine. Ernest Pignon-Ernest sera présent pour échanger sur ses tableaux et son travail de manière générale. L’occasion pour les visiteurs d’en apprendre davantage sur les coulisses de l’exposition et de faire dédicacer le catalogue qui l’accompagne.

Pour ceux qui manqueront la visite de l’artiste, il sera toujours possible d’admirer ses œuvres à Carpentras jusqu’au 1er novembre prochain.

Vendredi 15 juillet. De 15h à 17h. L’Inguimbertine. 180 Place Aristide Briand. Carpentras.


(Vidéo) Le cinéma Le Rivoli s’envole vers l’Amérique du Sud avec ‘Les Survivants du Che’

Chaleur intense, factures volatiles, exigences climatiques renforcées, la CoVe -Communauté d’agglomération Ventoux-Comtat Venaissin- vient de présenter les travaux d’optimisation énergétique pour son Hôtel de communauté situé à Carpentras, avenue du Mont Ventoux. Objectif ? Diminuer les consommations, maîtriser les dépenses et mieux préparer les bâtiments aux épisodes extrêmes. 

Au cœur du dispositif, une géothermie profonde complétée par des actions de sobriété et une production d’électricité locale. Deux objectifs aussi : limiter l’impact climatique et adapter les bâtiments aux nouvelles conditions de chaleur, sécheresse et inondations.

La géothermie : une énergie locale, utilisée pour le confort
Le principe ? Récupérer la chaleur stockée dans le sous-sol. Dans le détail ? La chaleur et la fraîcheur proviennent d’un réseau en circuit fermé, avec de l’eau qui circule dans des tuyaux jusqu’à 150 mètres de profondeur où la température affiche environ 17°C. Et un bon point aussi : Aucun prélèvement d’eau n’est réalisé dans la nappe, puisque le système fonctionne en boucle. En hiver, le dispositif produit du chauffage grâce à des pompes à chaleur à haut rendement. En été, il utilise la fraîcheur du sous-sol pour rafraîchir les bâtiments -géo-cooling-, avec un appoint prévu en cas de canicules.

Copyright La CoVe

Douze forages sous le parking
Le projet est alimenté par 12 forages de 155 mètres réalisés sous le parking de l’Hôtel de communauté. L’installation comprend des boucles de tuyaux reliées à un collecteur, puis à la pompe à chaleur. La collectivité insiste aussi sur l’importance du suivi pour garantir la performance dans la durée.

Un pilotage anti- surconsommation
Pour que le confort reste au rendez-vous tout en limitant les dépenses, La CoVe met en place une supervision qui permet de suivre : les températures dans les locaux, les paramètres de fonctionnement et l’ensemble des consommations d’énergie : électricité, chaleur et froid. L’ensemble permet d’ajuster en continu le fonctionnement de la température tout en sobriété.

Réduire la consommation
Si la géothermie est le point d’orgue de la réhabilitation de l’hôtel de la CoVe l’isolation du bâtiment est renforcée, notamment de la toiture, un vitrage plus performant sera apposé, ainsi que la protection solaire via des brise-soleils fixes et orientables). Près de 40% de l’électricité en journée proviendra en autoconsommation de 118kWc de la centrale photovoltaïque. Ainsi le bâtiment n’appelle plus d’électricité sur le réseau en journée.

Copyright La CoVe

Les chiffres
Chaufferie : 154 260€ ; Forages et collecteurs : 279 000€ ; Aides et financement : 346 600€. La réhabilitation et les futures performances énergétiques de l’Hôtel de la CoVe visent les 50 prochaines années, avec un remboursement annoncé des postes majeurs : isolation, photovoltaïque et géothermie sur 10 ans. La démarche de La CoVe, mise en place depuis plus de 2010 et renforcée depuis 2020 dans le cadre de son Plan Climat Air Énergie Territorial (2020-2026), ont été présentées comme le premier plan climat en Vaucluse.

En résumé
En combinant géothermie profonde, sobriété, isolation et photovoltaïque, La CoVe propose une solution concrète pour rendre ses bâtiments plus économes, plus confortables et plus prêts face au changement climatique.
Mireille Hurlin

Screenshot

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Les Compagnons du Devoir ont ouvert leurs portes à Carpentras en 2021. S’y trouve un centre d’hébergement pour les Compagnons réalisant leur Tour de France. Il est également un centre de formation d’apprentissage, avec deux disciplines : la maçonnerie et la couverture.

« L’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France a été créé en 1941. L’idée du compagnonnage date en revanche du Moyen Âge, avec la construction des cathédrales. L’objectif est de permettre à chacune et chacun de s’accomplir dans son métier, dans une culture d’ouverture et de partage. Chaque jeune doit trouver sa place, son métier, au sein de notre communauté », explique Jules Arson, le Prévôt de l’établissement qui assume à 26 ans la direction, après avoir été Compagnon et avant d’exercer son métier de menuisier, comme c’est le cas dans tous les centres en France. 

Une maison des compagnons

Il en existe 260 en France. Les Maisons des Compagnons sont des hébergements permettant aux Compagnons de réaliser leur Tour de France. Parmi elles, il y a 60 centres de formation en alternance dont Carpentras qui propose de formation en maçonnerie et en couverture.

Entrée après le collège

Un jeune voulant rentrer aux Compagnons le fait juste après le collège, en alternance à 100% (6 semaines en entreprise et 2 semaines au centre de formation). Il suivra un CAP sur deux années. Les plus motivés et brillants pourront poursuivre sur d’autres sites de formation après leur CAP dans toute la France et cela constitue le fameux Tour de France. Ils peuvent ainsi continuer avec l’obtention d’un Brevet professionnel, d’un Bac professionnel, d’un BTS pro, d’une licence pro et d’un Master 1 et 2. Certains viennent également d’un cursus avec un bac général. « Nos jeunes en CAP ont une meilleure rémunération que dans le système de l’Education nationale, avec 50% du SMIC. Notre objectif prioritaire est de donner aux jeunes un métier qui leur correspond, avec de fortes valeurs inculquées. L’objectif de l’association est de permettre à chacune et chacun de s’accomplir dans et par son métier », explique Jules Arson. En moyenne, un jeune Compagnon va réaliser cinq étapes en France. Un passage à l’international est également désormais requis. Un Chef-d’œuvre est réalisé par le Compagnon en fin de parcours

Le site de Carpentras ouvert en 2021

Le site de Carpentras qui est loué à la Mairie a ouvert en 2021. « L’objectif était de désengorger le site de Marseille. Nous disposons aujourd’hui d’un bel outil de travail, de taille moyenne, au centre du département, pratique pour les déplacements de nos jeunes dans les entreprises », explique Jules Arson. Le programme de rénovation, prévu avec la Mairie, a été fait par les Compagnons du Devoir. De nombreux ouvrages réalisés par les Compagnons sont utilisés sur le site en intérieur et extérieur, avec pour vocation de rester. Le site de Carpentras accueille ainsi en hébergement des Compagnons du devoir qui réalisent leur Tour de France dans les entreprises du département. Il assure également la formation de jeunes en CAP, avec un enseignement général et un autre professionnel.

Matériaux souples : Cordonnerie-botterie, Podo-orthèse, Maroquinerie, Sellerie- garnissage, Tapisseries d’ameublement, Métiers du goût, Boulangerie, Pâtisserie, Charcuterie, Fromagerie, Travail de la vigne et du vin

Technologies de l’industrie : Carrosserie – construction, Carrosserie – réparation, Chaudronnerie, Electricité-électrotechnique, Fonderie, Techniques du froid, Mécanique de maintenance, Mécanique de précision

Mais aussi : Maréchalerie, Tonnellerie


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Depuis juin, un accueil de jour dédié aux femmes victimes de violences a été ouvert à la Maison commune Ouest d’Avignon. Porté par l’AHARP, ce lieu d’écoute, d’orientation et de répit complète un dispositif qui comprend déjà 26 places d’hébergement sécurisées, un appartement ‘grave danger’, plus de 1 000 passages enregistrés en une année dans ses accueils de jour et un accompagnement vers le logement pour 69 personnes en 2025. Un maillon supplémentaire dans la lutte contre les violences faites aux femmes, inauguré en présence d’Aurore Bergé, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

Derrière les murs de la Maison commune de la mairie Ouest, boulevard Monclar à Avignon, ce nouveau lieu se veut avant tout un espace de parole. Ni commissariat, ni structure médicale, ni simple permanence administrative, cet accueil de jour a été pensé comme une porte d’entrée vers un accompagnement global pour les femmes victimes de violences conjugales, intrafamiliales, sexistes ou sexuelles.

Un refuge discret au cœur du quartier Monclar
Accessible avec ou sans rendez-vous, il s’adresse aussi bien aux victimes qu’à leurs proches ou aux professionnels en quête d’informations. Dans un cadre volontairement apaisant, les personnes accueillies peuvent rencontrer une travailleuse sociale ou une psychologue spécialisée, partager un café, trouver un moment de répit avec leurs enfants ou, lorsque les circonstances l’imposent, accéder à une douche et à des sanitaires. Cette proximité répond à une réalité souvent méconnue : franchir la première porte constitue fréquemment l’étape la plus difficile du parcours de sortie des violences.

« Protéger une femme victime de violences ne se résume pas à lui offrir un toit. Il s’agit de lui permettre de retrouver sa sécurité, ses droits, son autonomie, sa confiance en elle et de reconstruire un projet de vie. » Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp

Des violences toujours massives
Les chiffres nationaux rappellent l’ampleur du phénomène. Chaque année, des centaines de milliers de femmes déclarent être victimes de violences au sein du couple. Les services de l’État constatent également une progression régulière des signalements, signe d’une meilleure libération de la parole mais aussi d’un phénomène toujours profondément ancré dans la société. Au-delà des violences physiques, les victimes subissent également des violences psychologiques, économiques, administratives ou sexuelles qui fragilisent durablement leur autonomie et compliquent leur reconstruction.

Aurore Bergé Copyright Michel Bros

Une prise en charge qui va bien au-delà de l’urgence
L’AHARP, association vauclusienne engagée depuis près de 40 ans auprès des personnes en situation de grande précarité et de la protection des femmes victimes de violences. Son dispositif repose sur plusieurs niveaux d’accompagnement complémentaires. L’association dispose aujourd’hui de 26 places d’hébergement sécurisées, qui ont représenté plus de 8 800 journées d’accompagnement en 2025, auxquelles s’ajoute un appartement ‘grave danger’, mobilisé à 14 reprises au cours de la même année. À cette mise en sécurité s’ajoute un accompagnement juridique, social et psychologique, indispensable pour permettre aux victimes de retrouver leurs droits, reconstruire leur autonomie financière, accéder à un logement et reprendre progressivement une vie indépendante. L’accueil de jour d’Avignon vient compléter celui déjà implanté à Carpentras. Ensemble, les deux structures ont enregistré plus de 1 000 passages en 2025, illustrant l’importance croissante de ces lieux de proximité.

« Les réponses aux violences faites aux femmes gagnent en efficacité lorsqu’elles reposent sur la coopération, la complémentarité et la mobilisation collective. » Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp

Accompagner jusqu’au retour à l’autonomie
Quitter un conjoint violent ne suffit pas toujours à sortir des violences. C’est pourquoi l’AHARP développe également un accompagnement « vers et dans le logement » (AVDL). Ce dispositif aide les femmes à préparer un projet résidentiel durable, à accéder à un logement social, reconstruire des liens sociaux, retrouver une stabilité familiale et réapprendre à vivre dans un environnement sécurisé. En 2025, 69 personnes, représentant 27 ménages, ont bénéficié de cet accompagnement individualisé. Une accompagnatrice éducative et sociale intervient également auprès des personnes hébergées pour les soutenir dans les gestes du quotidien, l’alimentation, les démarches administratives, les déplacements ou encore l’exercice de la parentalité.

Sylvie Martin Copyright Michel Bros

Une coopération devenue indispensable
L’inauguration du site avignonnais, organisée en présence de la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations- qui venait juste de rencontrer de façon privée Dominique Santoni, présidente du Département et Olivier Galzi, le nouveau maire d’Avignon- a également mis en lumière la nécessité d’un travail collectif. Police, gendarmerie, justice, services sociaux, collectivités locales et associations interviennent désormais de façon coordonnée afin d’éviter les ruptures dans le parcours des victimes. Cette dynamique s’est récemment renforcée avec l’intégration de l’association RHESO au sein de l’AHARP, permettant de mutualiser des compétences spécialisées et d’offrir un accompagnement plus lisible, depuis la mise à l’abri jusqu’au retour à une autonomie durable.

« La lutte contre les violences faites aux femmes ne relève pas uniquement de la politique publique ; elle constitue un véritable choix de société. »
Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp

Un lieu où recommencer devient possible
Au-delà des chiffres, ce nouvel espace rappelle une évidence : derrière chaque dossier se cache une histoire, souvent marquée par des années d’emprise, de peur et d’isolement. L’objectif n’est pas seulement de protéger, mais de permettre à chaque femme de retrouver progressivement sécurité, dignité et liberté. En offrant un accueil sans jugement, accessible et de proximité, cette nouvelle permanence avignonnaise entend justement lever l’un des premiers obstacles rencontrés par les victimes : celui d’oser demander de l’aide.

Rappel des chiffres
l’Aharp Femmes victimes de violence en Vaucluse ce sont 1076 passages dans les lieux d’accueil de jour à Carpentras et Avignon ; 26 places d’hébergement représentant 8 800 journées d’accompagnement ; 1 appartement ‘grave danger’ pour 17 orientations à l’année ; 26 femmes et 43 enfants pris en charge pour un accompagnement vers et dans un logement ; une durée moyenne d’accompagnement de 17 mois et un taux d’occupation des logements de 93%.

Repères
Maison commune – Mairie Ouest, 30 boulevard Monclar à Avignon. Public : femmes victimes de violences, proches et professionnels. Accueil : avec ou sans rendez-vous les lundi et mercredi de 10h à 16h. Services proposés : écoute, orientation, accompagnement social et psychologique, accès aux droits, espace convivial, sanitaires et douche si nécessaire. Accueil téléphonique au 07 50 15 00 53 du lundi au vendredi de 10h à 16h disponible pour le public et les professionnels ; accueil.femmes@aharp.asso.fr
Mireille Hurlin

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