Carpensud : une synergie humaine à vocation économique
L’association d’entreprisesCarpensud compte à ce jour 125 adhérents. Elle tenait son assemblée générale à la concession Toyota à Carpentras. L’association est organisée en cinq commissions et à montré à l’occasion de cette réunion tout le dynamisme dont elle fait preuve pour le développement économique local.
De nombreux chefs d’entreprise, décideurs du monde économique et élus sont venus assister à l’assemblée générale de Carpensud créée en 1996. Gaëtan Bonnet, son nouveau président depuis un an, et chaque responsable de commissions ont présenté les faits marquants de l’année écoulée.
Carpensud a ainsi organisé un tournoi sportif comme chaque année en novembre dernier. La discipline proposée pour cette édition a été la pétanque intérieure. Ce moment convivial attire toujours beaucoup de monde.
La commission Écologie a de nombreux projets dans les cartons comme la mobilité douce, la méthanisation en lien avec les biodéchets notamment. Du côté du Développement économique, l’axe majeur est de pouvoir accueillir de nouvelles entreprises sur le territoire mais également de pouvoir agir sur le petit commerce de centre ville. La commission Jeunesse a quant à elle pour objectif de créer une passerelle efficace entre le monde l’entreprise et le monde éducatif comme des interventions dans les lycées. L’association participe également à des salons autour de l’emploi pour la jeunesse notamment.
Des visites d’entreprise
Fin avril, l’association organise une visite d’entreprise avec Ta bonne pioche à Sarrians qui recycle de l’électroménager. Il en existe un chaque mois, permettant aux chefs d’entreprise adhérents de se rencontrer et de découvrir d’autres secteurs d’activité. Dans un autre registre, Carpensud organisera en partenariat avec l’Open 84 le 2 juin prochain un concert Carpen’Zik.
À l’automne 2026, un événement majeur concernera l’association avec la célébration de ses 30 ans d’existence. Un appel à sponsoring a été lancé.
Des réunions informelles
Une fois par mois, l’Atelier croissants autour d’une thématique est proposée aux adhérents. Une autre nouveauté concerne l’Atelier apéro mensuel proposé aux adhérents et aux extérieurs. « Ces deux événements d’une durée d’une heure environ ont pour objectif d’apporter des informations qualitatives à nos adhérents sur des sujets qui les touchent directement dans leur activité professionnelle. Nous avons mis en place l’atelier apéro pour permettre la présence aux entreprises plus disponibles en soirée que le matin. »
Bureau de l’association (élu en avril 2025) Président : Gaëtan Bonnet (Alteraction) Vice-présidente : Astrid Jourdan (Jourdan Création) Trésorier : Diane Careyl (FIDU) Vice-trésorier : Patrick Poudevigne (Membre honoraire) Secrétaire : Nicolas Meffre (Link Organisation) Vice-secrétaire : Sébastien Camus (Sécuriforce)
Liste des commissions L’association s’est organisée depuis quelques années en commission pour une meilleure efficacité. Elles sont au nombre de cinq : – Développement économique – Jeunesse, Emploi & Formation – Écologie – Synergie territoriale – Événements
Carpensud : une synergie humaine à vocation économique
Cette Fête de la Fraise attire plus de 10 000 personnes, les autochtones mais aussi les voisins et les touristes qui affluent pour déguster ce symbole du printemps. Avec 4 000 tonnes par an, Carpentras et sa centaine de producteurs représentent la moitié de ce qui est commercialisé en Provence.
Après l’inauguration sur la Place de la Mairie par Hervé de Lépinau, élu le 22 mars dernier, la fanfare Les Platt Band en tête, suivie des différents confréries invitées, a fait le tour du centre ville, en défilant devant le Tribunal, les commerces aux vitrines décorées en rouge et le stand de la Roumanière de Robion avec ses confitures confectionnées par des personnes handicapées en insertion. En plus des étals de fraises proposées à prix producteur, la famille Clavel, spécialiste historique du berlingot depuis 1934 (avec Léon puis Marcel, ensuite René et enfin Serge) proposait sirops, meringues et sucettes à la fraise. Peu avant midi, la Confrérie a intronisé deux personnalités, la commissaire de police de Carpentras, Anne-Lise Peters en provenance de la région parisienne et le sous-préfet d’arrondissement, Yoann Toubhans venu de Nouvelle-Calédonie.
Quant aux enfants, venus nombreux avec parents et grands-parents, ils ont monté dans un manège, fait des balades à dos de mulet, bénéficier d’ateliers d’aquarelle fraise, de coloriage, de maquillage et de tirs de mini-ballons de basket.
Le public, les organisateurs, les élus et l’ensemble des confréries (Taste-Fougasse de Sault, Plan de Vigne de Caromb, Rabasse-du-Comtat de Pernes, Melon de Cavaillon, Cerise des Monts de Venasque), ont applaudi les récipiendaires, la présidente Marine Nouveau et tous les membres de la Confrérie de la Fraise de Carpentras, avant de promettre de consommer local et sans aucune modération ce petit fruit rouge qui allie qualité et savoir-faire uniques.
Carpensud : une synergie humaine à vocation économique
À l’occasion d’une séance du film Super Mario Galaxy, qui est sorti le 1e avril dans toutes les salles de cinéma, Le Rivoli, à Carpentras, propose une session jeux vidéo suivie de la projection du long-métrage ce mardi 14 avril.
L’association playful, qui a pour objectif de transmettre la passion du jeu vidéo sur grand écran, proposera une sélection de jeux en lien avec le film. Cette session ne sera accessible qu’aux spectateurs du film.
S’ensuivra la séance de cinéma. Le public suivra les aventures du duo de frères Mario et Luigi, qui vont partir, aux côtés de leurs amis, dans un périple intergalactique pour découvrir le passé de la princesse Peach.
Pour réserver sa place, cliquer ici. Session jeux vidéo à 13h30. Film à 14h30. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.
Carpensud : une synergie humaine à vocation économique
Depuis Les Angles, aux portes d’Avignon, Kyaneos a construit un modèle économique qui créé sens : capter l’épargne privée pour racheter, rénover et remettre en location des immeubles anciens souvent laissés à l’abandon. Dans le Vaucluse comme à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, l’entreprise fondée en 2018 par Jérémie Rouzaud avance une promesse : Remettre du logement de qualité là où les politiques publiques peinent à aller vite.
Dans le paysage souvent abstrait de la pierre-papier, Kyaneos occupe une niche intéressante. La société de gestion, créée en 2018 par Jérémie Rouzaud, ancien professionnel de la finance, s’est donné pour cap la rénovation de logements anciens en régions et dans toute la France, avec un triple objectif : Améliorer la qualité des logements, réduire les consommations énergétiques et proposer une performance financière liée à l’immobilier résidentiel. Pourquoi Kyaneos ? « Mon entreprise tire son nom du grec kyaneos, qui signifie ‘bleu’, révèle Jérémie Rouzaud, en référence à ‘l’économie bleue’, développée par Gunter Pauli, qui défend des modèles capables de concilier performance économique et utilité environnementale, en repensant en profondeur les modes de production ».
Groupement d’habitations à Châteaurenard avant travaux Copyright Kyaneos
Une finance qui veut redevenir utile Le ressort du modèle est connu, mais ici poussé dans une logique territoriale : les épargnants souscrivent des parts de SCPI (Société civile de placement immobilier), Kyaneos acquiert des immeubles anciens, finance leur rénovation, puis remet les biens sur le marché locatif. Sur son site, le groupe affiche au 31 décembre 2025 un total de 691 immeubles, 11 323 associés et 470 M€ de capitalisation tous fonds confondus. Pour la seule SCPI Kyaneos Pierre, les chiffres annoncés sont de 635 immeubles, 4 918 lots, 10 546 associés et 440M€ de capitalisation.
Cavaillon, la preuve par le chantier C’est à Cavaillon que la démonstration prend une forme très concrète. Sur une opération située chemin de Donne, Kyaneos indique avoir acquis quatre maisons mitoyennes laissées à l’abandon depuis plusieurs décennies, pour les transformer en logements de ‘bonne qualité’ avec un “excellent DPE” (Diagnostic de performance énergétique). L’entreprise affirme que les travaux y ont permis de réduire de 82% la consommation énergétique des logements, tout en diminuant la facture d’électricité des futurs occupants. Elle précise aussi recourir, lorsque cela est possible, à des entreprises situées dans un rayon de moins de 50 kilomètres autour du chantier.
Après travaux à Châteaurenard copyright Kyaneos
Un ‘avant-après’ mesurable Ce type ‘d’avant / après’ n’a rien d’anecdotique. Il rappelle d’abord l’ampleur du stock immobilier ancien dégradé dans les villes moyennes. Il montre aussi qu’entre la façade visible et la réalité constructive d’un immeuble, l’écart est souvent considérable : isolation, ventilation, chauffage, réseaux, menuiseries, structure, tout ou presque doit être repensé. En cela, Kyaneos défend une idée qui dépasse son seul cas : la transition énergétique du logement ancien n’est plus seulement une affaire de bonne volonté individuelle, mais de compétence collective.
Châteaurenard, la logique d’îlot À Châteaurenard, le modèle prend une autre dimension, plus urbaine encore, avec un ensemble de maisons de village rue des Pensionnaires, en plein cœur du centre ancien. Le montage annoncé est révélateur avec une acquisition à 58 000€ acte en main et un budget prévisionnel de travaux de 450 000€, pour la création, à terme, de 8 logements, avec un DPE cible passant de E à C, le tout dans un partenariat étroit, avec la mairie. Cette opération fait d’ailleurs suite à un précédent chantier mené rue de la Calade qui a abouti à la rénovation complète d’un immeuble du centre ancien, avec trois logements et deux commerces. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de sauver des biens isolés, mais de remailler un tissu urbain.
Groupement d’habitations à Cavaillon avant travaux Copyright Kyaneos
Châteaurenard Dans une commune engagée de longue date dans la revitalisation de son cœur ancien, cette articulation entre stratégie municipale et capitaux privés n’est pas anodine. À Cavaillon, la ville a d’ailleurs renouvelé son engagement dans le programme Action Cœur de Ville jusqu’en 2026. Dans le Vaucluse, trois communes : Avignon, Carpentras et Cavaillon bénéficient également de ce programme national.
Là où l’argent public ne suffit plus C’est sans doute là que Kyaneos touche juste. Depuis plusieurs années, les communes disposent d’outils, d’Opah (Opération programmée de l’habitat) d’ORT (Opération de revitalisation de l’habitat), d’aides de l’Anah (Agence nationale de l’habitat), de programmes nationaux. Mais entre la stratégie publique et la réalité du chantier, le chaînon manquant reste souvent le portage opérationnel : acheter, tenir le risque, piloter les travaux, relouer. C’est justement ce vide, que Kyaneos entend occuper.
Après travaux à Cavaillon Copyright Kyaneos
Gagner en efficience Jérémie Rouzaud le dit d’ailleurs lors de notre entretien : « les mairies n’ont pas toujours besoin d’un chèque supplémentaire ; elles ont besoin d’un partenaire capable d’entrer vite dans le projet, de dialoguer avec l’urbanisme, les architectes des Bâtiments de France, les services techniques, et de produire des logements crédibles dans des délais tenables. La promesse n’est donc pas seulement financière ; elle est aussi organisationnelle. »
Le pari d’un résidentiel moins vulnérable Le fondateur de Kyaneos vient de la finance de marché. Ancien trader puis gérant de fonds, il a voulu déplacer la question de la performance vers celle de l’utilité, en recherchant un équilibre entre rendement, impact social et impact environnemental. Cette grammaire-là distingue Kyaneos d’une partie du marché des SCPI, historiquement plus tournée vers les bureaux et les commerces.
Après travaux Copyright Kyaneos
Alors que l’immobilier tertiaire est fragilisé L’argument a trouvé un écho particulier ces dernières années, au moment où l’immobilier tertiaire a été bousculé. Kyaneos insiste sur son orientation résidentielle : Plusieurs acteurs du secteur soulignent de leur côté que cette spécialisation a rendu la maison moins exposée aux turbulences qui ont affecté certaines SCPI de bureaux. Cela ne supprime pas le risque, mais éclaire la cohérence du positionnement.
Une promesse séduisante, mais pas sans risques C’est le point à ne pas éluder. Kyaneos le mentionne noir sur blanc : la SCPI Kyaneos Pierre ne garantit ni le capital, ni la performance, ni la liquidité. Le prix de la part peut évoluer à la hausse comme à la baisse ; La revente peut s’avérer difficile ; Les revenus dépendent des loyers réellement perçus et des charges supportées. L’horizon conseillé est de dix ans. Cette transparence est d’autant plus importante que l’entreprise met en avant un discours de sens, presque de réparation territoriale. Or c’est précisément parce que le récit est séduisant qu’il faut rappeler le cadre réglementaire. L’AMF (Autorité des marchés financiers) a bien délivré, au fil des années, plusieurs visas aux contrats Kyaneos, notamment à Kyaneos Denormandie en 2020 puis à de nouvelles déclinaisons en 2021, 2022 et 2023. Cela atteste d’un encadrement réglementaire, non d’une garantie sur le placement.
Exemple de réhabilitationCopyright Kyaneos
Ce qui peut séduire les épargnants Le modèle Kyaneos parle aux épargnants qui veulent donner du sens à l’argent thésaurisé, avec, actuellement un taux de rendement présenté de 4,5%. Egalement, le produit financier est concret : de nouveaux logements éclosent en lieu et place d’habitats abandonnés. Kyaneos parle de rénovation énergétique, de lutte contre la vacance, de confort locatif et de revitalisation des centres-villes. Une forme de circuit court de l’investissement : l’argent des particuliers finance des immeubles visibles, localisés, transformés et reloués.
En Vaucluse En Vaucluse, Kyaneos déploie une stratégie territorialisée, ancrée dans plusieurs villes moyennes -de Cavaillon à Carpentras, en passant par Monteux, Sorgues, Valréas ou Apt- auxquelles s’ajoute Châteaurenard, aux portes du département. Sur ce territoire, où le parc ancien appelle des interventions lourdes, l’entreprise revendique 49 immeubles et 348 logements traités, pour 27,5M€ d’acquisitions. Une présence qui répond à une nécessité très concrète : remettre sur le marché des logements habitables là où l’habitat se dégrade plus vite qu’il ne se réhabilite. Cette dynamique vient compléter les dispositifs portés par l’Agence nationale de l’habitat, historiquement orientés vers le logement social, alors que nombre d’élus cherchent aujourd’hui à restaurer une véritable mixité dans les centres anciens en attirant des profils résidentiels plus diversifiés. Pour le territoire, c’est un levier opérationnel supplémentaire ; pour l’épargnant, une manière plus tangible d’investir, à condition de garder en tête l’essentiel : la SCPI demeure un placement exposé, sans garantie de capital ni de rendement. Mireille Hurlin
Jérémie Rouzaud, fondateur et président de Kyaneos emploie 85 salariésCopyright Kyaneos
Carpensud : une synergie humaine à vocation économique
Dans un contexte de déclin des insectes en raison notamment du changement climatique, la SCIC L’Abeille Rousse a décidé d’innover en proposant des abeilles solitaires pour la pollinisation en agriculture notamment. Elle fournit également du matériel adapté avec un accompagnement aux agriculteurs.
« Nous travaillons depuis des décennies sur la pollinisation. Paul Bonnafé, Martin Perigault et moi-même avons une grande expérience dans ce domaine. Nous nous sommes attardés sur les abeilles osmies qui ont la caractéristique d’être solitaires, contrairement aux abeilles domestiques vivant en ruches et fabriquant le miel », explique Jean-Marc Cheyrias, président et directeur de la SCIC L’Abeille Rousse, fondée en 2024. Le siège l’entreprise se trouve dans les locaux loués à la CoVe, Mon premier bureau, au Marché-gare de Carpentras.
Depuis 2018, l’association L’Abeille Rousse propose un service de pollinisation par les osmies qui a fait ses preuves auprès d’un large réseau d’agriculteurs, de partenaires et d’experts. Conformément à ses engagements lors de sa création et forte de ce réseau qui a contribué à sa réussite sur le terrain, l’association a créé une SCIC, juridiquement plus adaptée à ses activités économiques. Ce statut a permis de fédérer usagers, salariés, partenaires, experts et citoyens dans un projet alliant efficacité économique, développement local et utilité sociale face aux problématiques de la pollinisation liées à la chute des populations des insectes pollinisateurs et à la nécessaire adaptation des services de pollinisation au changement climatique.
La SCIC a 38 sociétaires : des usagers convaincus, des partenaires impliqués comme Pom’Evasion, Pink Lady Europe, Cerises Lazare, la Compagnie des amandes, RAGT, Koppert France et les Dorloteurs d’abeilles. Elle comporte trois salariés : le directeur, une ingénieure agronome et un ouvrier. En plus du siège à Carpentras, elle a un laboratoire à Pernes-les-Fontaines et dans l’Yonne. Son projet est de proposer ses services sur le tout pour le territoire national.
Différents services proposés
« Nous proposons aux agriculteurs des cocons, des abris et des nichoirs et formons leur équipe à la gestion de cette étape-clé qu’est la pollinisation. Nous avons ainsi la ferme volonté de contribuer à l’acquisition de nouvelles connaissances en matière de pollinisation. La SCIC a aussi pour mission de sensibiliser à la biodiversité. Nous intervenons ainsi dans les entreprises et les écoles. Nous sommes actuellement en contact avec le Parc naturel régional du Ventoux qui est intéressé par notre démarche », explique Jean-Marc Cheyrias.
L’avantage de cette abeille solitaire est d’avoir un effet pollinisateur beaucoup plus fort. L’estimation de son effet a été mesurée : 8 fois plus importantes qu’une abeille grégaire. Elle travaille à des températures plus basses et sort par tous les temps, du matin au soir.
« Contrairement au concept actuel qui fournit aux arboriculteurs des usines à insectes dans un bac, nous proposons un système complètement différent beaucoup plus écologique. Notre projet très innovant est de rendre à terme les agriculteurs autonomes dans la multiplication des osmies chez eux. »
Pourquoi L’Abeille Rousse ? Une abeille sélectionnée par la SCIC : Osmia cornuta. Il s’agit d’une abeille solitaire parmi les 800 à 900 espèces répertoriées en France métropolitaine. Ses qualités : rapide, robuste, plus de pollen, facile à relâcher, fidèle à sa parcelle. Elle agit en synergie avec l’abeille sociale domestique pour plus de résilience
Agriculture concernée : – arboriculture dans le Val de Loire – cassis de Bourgogne – amandes – cerises – abricots – pommes-poires
Chiffres : – Chiffre d’affaires 2026 : 200 000 € – 300 ha agricoles couverts par ce concept en France dont 70 ha dans la Vaucluse
Carpensud : une synergie humaine à vocation économique
Fidélité, passion, ouverture et partage avant tout
« 25 années de passion, de fidélité, de rencontres durant lesquelles l’Andalousie a vibré sur notre territoire, grâce à l’engagement d’artistes, de partenaires, de bénévoles et d’un public toujours plus nombreux. » Ainsi s’exprime Béatrice Valéro, présidente de l’association Andalouse Alhambra, association née en 1996 sous l’impulsion de Luis de la Carrasca , auteur-compositeur, musicien et chanteur andalou. « Plus qu’un projet artistique, cette association fut pour Luis un retour aux sources, un acte de transmission et de fidélité à ses racines. Reconnue officiellement par le gouvernement autonome Andalou, comme Communauté Andalouse sise hors des frontières de l’Andalousie, l’association maintient et renforce les liens sociaux et culturels avec l’Andalousie, au-delà des frontières, dans un esprit de partage et d’ouverture. »
Un festival accessible et rayonnant
Les partenaires historiques sont toujours présents : le Centre social de la Fenêtre, le théâtre du Chien qui fume, du Balcon, Golovine, auxquels se joignent l’auditorium du Thor, l’Espace pluriel. Pour cause d’élections municipales, la Semaine espagnole initiée par la Ville d’Avignon n’a pas lieu cette année mais Caumont-sur-Durance, Le Thor, Carpentras, Orange et même Aix-en-Provence accueilleront pour un soir des spectacles. La programmation reste exigeante, renouvelée et abordable par tous les publics et pour des prix modiques quand ce n’est pas gratuit. Stages, gastronomie, exposition, films, conférence-débat font également de ce festival un événement majeur et incontournable.
Artistes d’exception et créations originales
Pour ce 25e anniversaire nous découvrirons la danse puissante de Sara Sanchez, accompagnée du guitariste Victor Franco Guttierrez du chanteur Emiloio Cortes et du percussionniste Juan Luis Fernandez au théâtre Golovine ce mardi. Place aux femmes avec le quatuor féminin Fl4menca qui perpétuera au théâtre du Balcon la plus pure tradition du flamenco avec cependant des compositions originales et colorées. L’auditorium du Thor accueillera comme tous les ans Luis de Carrasca qui a voulu cette année placer cette soirée sous le signe de la transmission en accueillant pas moins de 14 artistes.Cette fresque intergénérationnelle promet une belle nuit qui fera résonner la culture andalouse bien au-delà de la scène. Les enfants et les habitants des quartiers auront également la surprise d’accueillir Chely LaTorito, parée de ses habits de lumière. Le trio arabo-andalou Oléo invite dans la chapelle Saint-Symphorien de Caumont l’oudiste Alaa Zouiten. Il faudra se déplacer à Aix-en-Provence pour découvrir Ana Crisman, seule au monde à jouer le flamenco à la harpe.
Découvrir la poésie du Mejdoub à Carpentras
Lors de cette soirée, les paroles millénaires de Sidi Abderrahmane El-Mejdoub (poète soufi populaire du XVIe siècle) rencontreront la noblesse et la lumière de la musique andalouse. La narration sera faite en dialecte marocain, traduite de temps en temps. Pour porter cette voix, il y aura le son envoûtant de l’Oud et de la Darbouka ainsi que la Chorale Andalouse. Jauge réduite.
Les soirées à venir
Mardi 24 mars . Sara Sanchez. 20h. 9 À 17€. Théâtre Golovine. 1 bis rue Sainte-Catherine. Avignon. 04 90 86 01 27.
Vendredi 27 mars. FL4MENCA. 20h. 5 à 25€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / www.theatredubalcon.org
Samedi 28 mars 2026. 20h30. 10 à 23€. Noche de Arte Flamenco de Luis de la Carrasca. Auditorium Jean Moulin. 971 chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / billetterie.vaucluse.fr
Carpensud : une synergie humaine à vocation économique
À l’occasion de la 14e édition du festival cinématographique Les Rencontres du Sud, le Vaucluse est devenu la capitale du 7e art du 10 au 20 mars. Cette nouvelle édition, qui s’est tenue dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia à Avignon, et le Rivoli à Carpentras, a présenté 21 films en avant-première dont neuf en compétition.
Pour le plaisir
Pour le plaisir (sortie nationale le 6 mai 2026) est un film de Reem Kherici avec Alexandra Lamy, François Cluzet, Mitty Hazanavicius, François-Xavier Demaison, Delphine Baril, Camille Aumont Carnel.
La réalisatrice Reem Kherici (que l’on voit dans le film dans le rôle de la psy) était présente à Avignon le 17 mars pour présenter son long-métrage en avant première aux professionnels présents à la 14ème édition des Rencontres du Sud. Une comédie dans laquelle Alexandra Lamy incarne Fanny, mariée depuis vingt ans à Tom (joué par François Cluzet). Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple…
« Ce film est inspiré d’une histoire vrai mais de personnages de fiction. Quand on écrit un film on a une vision de sa mise en scène. Là j’ai été accompagnée d’une super scripte. Tous mes films sont une sorte de thérapie avec une résonance personnelle. La mémoire transgénérationnelle est réelle avec pour moi et mes sœurs une éducation en filles de bonne famille. Je traite là d’un sujet tabou mais nécessaire pour les femmes et les hommes. Dans le film Tom est attentif au plaisir de sa femme. L’orgasme est une coresponsabilité qui se prépare à deux. Il faut savoir dédramatiser les sujets profonds. Je ne suis pas une femme libérée mais une femme pudique. La parole se libère et au nom des femmes il était important de parler de notre plaisir. Je n’ai pas envie de mettre le public mal à l’aise. Ce n’est pas malaisant. Il suffit d’en parler avec humour, élégance et sous une forme éducative. Chaque individu à sa forme de pensée. Chaque femme dans le film a une sexualité différente », explique la réalisatrice qui conclut avec deux questions: pourquoi s’interdire le plaisir ? Pourquoi le juger ?
Derrière les Palmiers est un film de Meryem Benm’Barek avec Sara Giraudeau, Driss Ramdi, Nadia Kounda, Carole Bouquet, Olivier Rabourdin, Soumay Akaaboune, Amine Ennaji, Ayoub Trombati, Raouya, Rachel O’Mear. La sortie nationale se fera le 1er avril 2026.
Ce film a été primé le 19 mars 2026 dans le cadre de la 14e édition des Rencontres du Sud à Avignon. Il a reçu en présence de nombreux professionnels le prix des lycéens lors de la cérémonie des Victoires.
À Tanger, Mehdi voit sa relation avec Selma bouleversée lorsqu’il rencontre Marie, une riche Française dont les parents ont acheté une luxueuse villa dans la kasbah. Attiré par sa vie mondaine, il délaisse Selma, feignant d’ignorer que ses choix le rattraperont
« Ce film trouve sa source dans quelque chose de profondément intime : mes expériences amoureuses. J’ai pu être Selma, Mehdi et Marie. Mon vécu a façonné mon regard sur le monde et a donné naissance au récit que je voulais raconter. Mais ce film dépasse le seul plan personnel », révèle Meryem Benm’Barek. Il explore comment l’amour révèle les forces sociales, culturelles et historiques qui structurent nos vies. Mehdi a deux choix de vie qui s’offrent à lui. Et s’il court après une sorte de vie capitaliste qu’il ne peut pas réaliser du fait qu’il n’est pas socialement acceptable, il risque de tout perdre. Marie (Sara Giraudeau) doit le façonner pour qu’il soit acceptable aux yeux de ses parents. Elle a besoin que Mehdi soit plus qu’ouvrier de chantier pour être accepté par ses parents. Le désir de Marie révèle en réalité un mépris pour ce qu’il est réellement. Sans qu’elle en prenne conscience car elle-même subit une violence de ses parents, c’est une violence qu’elle fait sur lui. « Avec Selma, la situation est intense : il la désire et elle se refuse à lui. Elle tient à respecter les limites qu’elle s’est posées en tant que femme croyante, ce qui n’empêche pas le désir qu’elle éprouve pour lui. Marie elle s’ouvre et se donne à lui très vite, et son apparente liberté fascine Mehdi qui s’imagine qu’à ses côtés la vie sera plus facile », explique la réalisatrice. « Mais quand tout bascule Selma devient un autre personnage. Elle le traque et est capable de tout », conclut la réalisatrice de ce thriller sur le thème de l’amour.
L’Étrangère est un film de Gaya Jiji par Gaya Jiji et Sarah Angelini avec Zar Amir Ebrahimi, Alexis Manenti, Amr Waked, Megan Northam. Date de sortie le 17 juin 2026. Drame (1h41).
Selma fuit la Syrie en laissant derrière elle un fils de 6 ans et un mari disparu dans les geôles du régime. Arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, elle enchaîne les heures de travail au noir, alors qu’un nouveau combat commence pour obtenir le droit d’asile et faire venir son fils Rami. Selma fait bientôt la connaissance d’un avocat, Jérôme. Leur histoire d’amour va tout remettre en question.
C’est l’histoire lumineuse d’une femme qui reconstruit sa vie sur une terre étrangère, animée par un profond désir de guérison, de vivre et de redécouvrir l’intimité après le traumatisme de la guerre. Son parcours offre une perspective nouvelle incarnant la force et la résilience. Le personnage, interprété par Zar Amir Ebrahimi, rayonne d’espoir tout au long du film.
« Il y a une grande partie de moi dans ce film, notamment un nouveau pays qui peut changer votre destin », explique Gaya Jiji, réalisatrice syrienne née à Damas en 1979. Elle est invitée en 2014 au Festival de Cannes par la Fabrique des Cinémas du Monde. Elle séjourne alors en France grâce à l’obtention d’un visa artistique. Elle vient de passer deux ans en Syrie, au plus près de la guerre qui ravage son pays. « J’ai fait un travail de documentation sur le voyage que les syriens ont fait. Dans la procédure de Dublin, il y a de l’absurdité. Pourquoi doit-on rester dans le premier pays européen où le migrant arrive et laisse ses empreintes. Pourquoi rester dans un pays qui ne veut pas de vous ? »
Dans le film l’avocat (Alexis Manenti) se retrouve face à une tragédie et cela le bouleverse. Il décide de sortir de sa solitude en aidant cette femme. Mais au final chacun va aider l’autre à sortir de ce sentiment d’être étranger.
La comédie C’est quoi l’amour ? de Fabien Gorgeart avec Laure Calamy, Vincent Macaigne, Lyes Salem, Mélanie Thierry, avec la participation de Céleste Brunnquell, Saül Benchetrit, Grégoire Leprince-Ringuet, sort en salle le 6 mai 2026 (durée 1h46).
Marguerite (Laure Calamy) n’a aucune raison de refuser à Fred (Vincent Macaigne), son ex-mari, la demande en nullité de leur mariage à l’église. Elle est même heureuse d’apprendre que Fred projette de se remarier avec Chloé, sa nouvelle compagne. Pour démontrer aux autorités ecclésiastiques que leur union n’avait aucune raison d’être, les ex-époux s’embarquent dans une enquête sur leur propre passé… ce qui ne manque pas de faire resurgir des sentiments qu’ils croyaient éteints depuis longtemps…Mais ce qui devait être une simple formalité va s’avérer plus compliqué que prévu et va les mener jusqu’à Rome avec leurs enfants et leurs nouveaux conjoints. Un voyage haut en couleur pour tous les membres de cette famille recomposée, qui va les amener à répondre à la question : c’est quoi l’amour ?
Le réalisateur Fabien Gorgeart (qui est aussi metteur en scène au théâtre) et le comédien Lyes Salem étaient présents le 18 mars 2026 à Avignon dans le cadre de Rencontres du Sud. « Ce film vient terminer une trilogie sur l’amour. J’avais envie de la clôturer sur une note plus légère. Ces comédiens m’inspirent beaucoup et cela m’a fait du bien d’aller vers la comédie », explique le réalisateur qui a fait un travail d’enquête sur la procédure en nullité du mariage qui est complexe et souvent méconnue pour annuler rétroactivement l’union sacrée.
« Ce qui m’a séduit dans le scénario c’est que l’envie de l’ancien couple de se replonger dans un passé commun allait déborder sur leur présent », révèle le comédien Lyes Salem qui dans le film est celui qui a succédé à Fred dans le coeur de Marguerite.
Neuvième long métrage du tandem Olivier Nakache, Eric Toledano, leur nouveau film Juste une illusion est le portrait d’une famille de banlieue parisienne dans les années 80. Cette comédie flamboyante avec Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin Simon Boublil, Alexis Rosenstiehl, Jeanne Lamartine, a été présentée par les deux réalisateurs le 18 mars 2026 en avant-première au Rencontres cinématographique du Sud. Un film de 1h54 dont la sortie nationale est prévue le 15 avril 2026.
Synopsis Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est déjà plus un enfant et qu’il n’est pas encore un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”
Les deux réalisateurs ont décidé de tourner leur histoire en 1985. Le personnage principal est Vincent, un jeune garçon de 13 ans qui vit en banlieue parisienne. Ses parents sont en conflit permanent.Le film met en lumière les réflexions de Vincent interprété par le jeune acteur Simon Boublil. A treize ans plus un petit enfant mais rentrant dans l’adolescence il se questionne sur la vie, l’identité, la famille, la religion, l’amitié, le désir et l’amour. Vincent est dans ce moment charnière de la vie où l’on quitte l’enfance. Il aimerait bien avoir une chambre à lui, mais doit partager la chambre de son grand frère. Comme pour leurs longs-métrages précédents, les réalisateurs explorent les liens et les moments de vie que traverse une famille, à travers toutes les fragilités des personnages de l’enfance à l’âge adulte.
« Nous avons eu envie de capturer le temps. Il y a une génération venue d’un autre continent qui s’en va, et avec elle tous le décorum qui part. Mais il n’y a pas de nostalgie» indique Eric Toledano.
« Nous prenons aussi du plaisir à écouter la musique de l’époque (1985, Imagination, Téléphone, etc). À 13 ans on est pas encore dans la désolation, ce qui n’est pas le cas quand on prend de l’âge. L’adolescence c’est la découverte. On commence à mentir à cet âge là. Le mensonge c’est le début de la manipulation. Mais plus on avance dans la vie, plus le monde semble insensé. Treize à quinze ans c’est des années qui marquent et qu’on a tous vécues », poursuit Olivier Nakache. « Nous avons voulu faire un film de sensations. Celles du premier baiser, le bruit des parents qui s’embrouillent, Drucker à la télévision le dimanche, la voix de Fabrice à RTL. L’adolescence est difficile pour les ados mais aussi pour les parents. C’est tout ça qu’on avait envie de raconter », ajoute encore les réalisateurs qui se remémorent la scène où Camille Cottin danse : « Elle a su capter un moment de vérité qui nous a bouleversés. Nous avons tous pris plaisir à rentrer dans ce monde. Le cinéma c’est une illusion, un tour de magie. Pour nous c’est la plus belle des illusions. »
Le 22 avril 2026 sortira en salle au niveau national la comédie dramatique Pour le meilleur qui s’inspire d’une partie de l’histoire extraordinaire de Philippe Croizon. Un film réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar, co-scénariste avec Christian Sonderegger. Les acteurs de ce long métrage sont Pierre Rabine (dans le rôle de Philippe Croizon), Lilly-Fleur Pointeaux (Suzana), Sandrine Bonnaire (Rossy), Corinne Masiero (Valérie Martueux), Pierre Deladonchamps (le docteur), Lolita Chammah (Nicole), Zinedine Soualem (huissier) et Julien Le Berre.
Marie-Castille Mention-Schaar était présente à Avignon le 19 mars pour présenter son film en avant première aux professionnels des Rencontres du Sud. Elle était accompagné de la comédienne Lilly-Fleur Pointeaux, et de Philippe Croizon avec Suzana.
En 1994, Philippe Croizon voit son destin basculer. Alors qu’il démonte une antenne de télévision de sa maison, celle-ci touche un ligne à haute tension et il est électrocuté. Il a reçu trois décharges de 20 000 volts et est resté deux mois dans le coma à la suite de son accident. Lorsque deux mois après le choc il se réveille, il est amputé des quatre membres. Philippe Croizon décide de vivre et de se reconstruire avec une incroyable volonté. C’est ainsi qu’il a recommencé ce qu’il appelle sa « deuxième vie », qui lui a permis de surmonter son handicap et de rencontrer sa compagne Suzana Sabino. Aujourd’hui il est devenu un athlète aux incroyables exploits, aventurier, chroniqueur et conférencier.
Le film d’après cette histoire vraie retrace l’incroyable histoire d’amour entre Philippe Croizon et Suzana, une femme qui va lui redonner l’énergie et la possibilité d’avoir encore des rêves, dont celui de traverser la Manche à la nage. Pour le meilleur est adapté de deux livres de l’athlète français Philippe Croizon, J’ai décidé de vivre (2011) et J’ai traversé la Manche à la nage (2012).
Le film a été tourné entre février et avril 2025 dans plusieurs villes de l’Ouest de la France parmi lesquelles Les Sables-d’Olonne, La Roche-sur-Yon, Luçon et Angoulins. Des scènes ont également été filmées dans le Var, à Toulon.
Dans le rôle principal (Philippe Croizon) il s’agit de la première expérience au cinéma de l’athlète quadri-amputé Pierre Rabine. Depuis 2022, ce dernier pratique la natation handisport au sein du club de La Roche-sur-Yon. À son palmarès, il y a notamment la médaille d’argent au Championnat de France en 2022 en 50 mètres brasse.
Marie-Castille Mention-Schaar a eu l’idée d’un biopic sur Philippe Croizon après être tombée sur un reportage qui lui était consacré. Bouleversée par son parcours, la cinéaste était étonnée qu’aucun réalisateur ne se soit penché, jusqu’à présent, sur son parcours. La réalisatrice a donc pris contact avec lui et l’a rencontré. Philippe Croizon connaissait certains de ses films.
« Suzana c’est l’angle de mon film. Son amour, son aide, cette force donné à Philippe c’est essentiel et très inspirant. Je suis très respectueuse des personnes desquelles je m’inspire. C’est en passant du temps avec eux que j’ai découvert la personnalité de Philippe. J’ai découvert aussi Pierre Rabine qui est très beau. Il m’a raconté son histoire et son amour de la nage. Il a été électrisé comme Philippe. Il fallait mettre en lumière ces personnes, cet amour, ce courage.» « Il y a 11 millions d’aidants en France et personne n’en parle. Merci d’en parler dans ce film », déclare Suzana Sabino.
Le 19 mars dans le cadre des 14èmes Rencontres du Sud, Isabel Coixet réalisatrice de Trois adieux (titre original : Tre Ciotole) a présenté son film au cinéma Le Vox à Avignon. Un drame avec Alba Rohrwacher, Elio Germano et Francesco Carril. Ce long-métrage de 2 heures sortira dans les salles en France le 2 septembre 2026.
La réalisatrice et scénariste espagnole dont la carrière a pris un essor international en 2003 avec le drame intime Ma vie sans moi où une jeune mère choisit de ne pas dire à sa famille qu’elle souffre d’un cancer incurable, revient dans cette dernière création sur le thème de la maladie grave avec l’histoire d’une femme seule qui découvre qu’elle souffre d’un cancer.
Synopsis Marta et Antonio se séparent. Marta réagit à la rupture en se repliant sur elle-même. Le seul symptôme qu’elle ne peut ignorer est son manque soudain d’appétit. Antonio, un chef cuisinier en pleine ascension, se plonge dans son travail. Mais bien que ce soit lui qui ait mis fin à sa relation avec Marta, il n’arrive pas à l’oublier. Bientôt Marta découvre que sa perte d’appétit est plus liée à sa santé qu’à la douleur de la séparation.
« J’avais fait Ma vie sans moi, adapté d’une nouvelle de Nancy Kincaid. Cette fois c’est l’histoire d’une femme seule, un peu asociale, renfermée sur elle-même. Après sa séparation avec un compagnon qui la laisse, puis la découverte de sa maladie, il y a un véritable changement en elle. Au début elle pense qu’elle va guérir mais après elle sait qu’elle n’y arrivera pas. La scène de l’enterrement du pigeon tué par des élèves, c’était l’occasion pour elle de dire ce qu’elle ne pourra pas dire à ses proches. La vie est faite d’adieux et là il y en a trois », explique Isabel Coixet qui a écrit le scénario en italien. Isabel alterne films et documentaires. « J’étais à Avignon il y a vingt-cinq ans avec Agnès Varda (qui est morte à 90 ans des suites d’un cancer). A Barcelone dans mon bureau j’ai un portrait d’Agnès et je parle beaucoup avec elle », conclut la réalisatrice dont le film Lovers avec Ben Kingsley et Pénélope Cruz a été produit à Hollywood, et le long-métrage Carte des sons de Tokyo a été sélectionné en compétition officielle en 2009 au festival de Cannes.
Le 19 mars Martin Darondeau et Bertrand Usclat les deux réalisateurs de De la Comédie-Française ont présenté leur première réalisation dans le cadre de la 15ème édition des Rencontres du Sud. Déjà auréolés de quatre prix avec cette comédie au Festival de l’Alpe d’Huez 2026 ils ont reçu à Avignon une véritable ovation du public de professionnels. De bon augure pour ce film qui amène les spectateurs dans les coulisses de la Comédie-Française (souvent appelée Théâtre-Français ou simplement Le Français). Sortie nationale le 22 juillet 2026.
Le film avec Pauline Clément de la Comédie-Française, Laurent Stocker de la Comédie-Française, Julien Frison de la Comédie-Française, Marina Hands de la Comédie-Française, Adeline d’Hermy de la Comédie-Française, Danièle Lebrun de la Comédie-Française, Sefa Yeboah de la Comédie-Française, Christian Hecq de la Comédie-Française, Serge Bagdassarian de la Comédie-Française, Séphora Pondi de la Comédie-Française, Florence Viala de la Comédie-Française, Guillaume Gallienne de la Comédie-Française, Benjamin Lavernhe de la Comédie-Française, Françoise Gillard de la Comédie-Française, Nicolas Chupin de la Comédie-Française, Elissa Alloula de la Comédie-Française, Nicolas Lormeau de la Comédie-Française, Gilles David de la Comédie-Française, Suliane Brahim de la Comédie-Française.
Synopsis Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.
« Nous savions que les sociétaires de la Comédie-Française étaient de grands comédiens délivrant de grands textes mais c’est des gens qui quand ils ne sont pas sur scène, hors le cadre de la rigidité de la Comédie-Française, sont comme tout le monde. C’est ce qu’on voulait raconter dans notre film », explique Martin Darondeau. « Cédric Klapisch raconte bien cela quand il parle des métiers », relève Bertrand Usclat. « Ce qu’on montre c’est trois heures avant la pièce qui va être jouée en présence de la ministre de la culture, ce qui rajoute pour la troupe une dose d’angoisse. Il suffit parfois d’une seule personne dans le public pour mettre la pression. C’est Françoise Gillard qui a le rôle de la ministre de la culture. »
« Nous avons écrit le film en deux mois. Ce n’était pas facile mais il a été tourné en trois semaines. Dans ce film il n’y que des comédiens de la Comédie-Française. Nous n’avons eu aucun refus sur le script. Danièle Lebrun 87 ans a accepté. Marina Hands a même annulé ses vacances pour le film. Aucun problème pour le casting. Les sociétaires de la Comédie-Française donnent leur vie pour cette troupe », concluent les réalisateurs de cette comédie qui a fait l’unanimité des professionnels. Un film familial aussi, promis à un bel avenir.
La Comédie-Française ou Théâtre-Français (souvent appelé simplement « le Français ») est une institution culturelle française fondée en 1680 et installée depuis 1799 salle Richelieu au cœur du Palais-Royal dans le 1er arrondissement de Paris. Molière est considéré comme le créateur de la Comédie-Française. De nombreux mots et expressions introduits dans ses pièces sont encore utilisés en français contemporain : une tartuffe est un hypocrite, en particulier un hypocrite qui affiche une moralité affectée ou une piété religieuse ostentatoire.
La poupée, film de Sophie Beaulieu avec Vincent Macaigne, Cécile de France, Zoé Marchal, Adèle Journeaux, Gilbert Melki, Marianne Basler, fera sa sortie nationale le 22 avril 2026. Durée 1h20.
Synopsis Rémi (Vincent Macaigne) ne s’est jamais remis de sa dernière séparation. Depuis, il s’est mis en couple avec une poupée (Zoé Marchal), c’est plus simple. Elle s’appelle Audrey. Le jour où Patricia (Cécile de France), une nouvelle collègue, arrive dans l’entreprise de Rémi, Audrey va mystérieusement prendre vie.
Sophie Beaulieu scénariste et réalisatrice de cette comédie romantique était le 20 mars à Avignon pour rencontrer les professionnels du cinéma et leur présenter au cinéma Le Vox son premier long-métrage.
« Les poupées en général c’est dans les films d’horreur ce qui m’a tenté, mais la piste de la comédie romantique s’est finalement imposée. Il y a une forme de détresse chez Rémi qui ne s’est jamais remis de sa séparation. Je voulais prendre en compte ses émotions, notamment le fait qu’il était réellement amoureux de sa poupée. J’avais envie qu’on ait de l’empathie pour ce personnage. C’est assez intrigant que l’homme veuille posséder cet objet, mais ça existe. C’est un film humaniste, féministe. J’adore les hommes. Je mets toutefois en avant certains sentiments contradictoires. Tout cela en riant. Aujourd’hui il y a un retour au vivant Le film a été tourné dans le Jura. Je voulais des montagnes et des lacs. J’avais envie d’un paysage fort. » Concernant la poupée qui évoque un univers très sexué et glauque, Sophie Beaulieu reste assez pudique. « Je ne montre rien mais je dis les choses. De fait, je ne pouvais pas éluder la question du sexe en mettant en scène une poupée pour adulte. Ainsi, lorsque Rémi retrouve Audrey vivante, on la voit se mettre à quatre pattes et prononcer des phrases comme si elle sortait tout droit d’un film porno… On comprend très bien, alors, que leur relation ne consiste pas seulement à faire du parapente ensemble. Mais on le comprend implicitement, inutile d’appuyer davantage. L’idée, c’était de tourner en dérision la situation. On a mis la poupée à l’image de la comédienne (Zoé Marchal) dont le corps a été moulé pour que la poupée soit le plus possible à son effigie. »
Cette 14e édition s’est déroulée avec succès du 10 au 20 mars dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia Manutention à Avignon ainsi qu’au Rivoli à Carpentras. Plus de 300 professionnels ont pu découvrir de nouveaux films et ont échangé entre gens du métier. Ils se sont réunis dans la cité des papes faisant d’Avignon un carrefour du cinéma et une capitale du 7ème art. Cette manifestation cinématographique idéalement placée après le Festival de Berlin en février et avant le festival de Cannes en mai, a permis de découvrir 21 films en avant-première dont neuf en compétition. Dix équipes sont venues présenter leurs films. Par ailleurs la manifestation a été également ouverte au grand public.
Lors de la soirée des Victoires, un hommage a été rendu à François Aymé, exploitant à Pessac en Gironde et documentariste reconnu. Il a été président plusieurs années de l’association française des cinémas art et essai (AFCAE).
Claude Damianthe, décédé en décembre 2025, a reçu l’hommage de la profession. Président d’honneur des Rencontres du Sud, il s’était occupé des Victoires du cinéma et a été un très grand distributeur de films, aux Artistes Associés, chez Parafrance, puis AAA (Acteurs et Auteurs Associés). « Un personnage d’exception », a rappelé René Kraus.
Au cours de cette soirée des Victoires deux films ont été primés parmi ceux qui étaient en compétition : – Le prix du jury des montreurs d’image a été attribué No good men (non vu par la presse) – Le prix des lycéens a été attribué à Derrière les palmiers, film de Meryem Benm’ Bareck
Carpensud : une synergie humaine à vocation économique
À l’issue du premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars, le candidat RN Hervé De Lépinau arrive en tête avec 26,71% des votes. Il est suivi du maire sortant Serge Andrieu (DVG – 25,17%), de Francis Adolphe (DVG – 24,29%), de Bertrand de la Chesnais (EXD – 14,33%) et de Christian Richaud Simoni (EXD – 9,51%).
Carpensud : une synergie humaine à vocation économique
Depuis plusieurs années, Face et Enedis mettent en oeuvre des actions concrètes, sur le terrain, pour l’égalité des chances et l’insertion professionnelle en Vaucluse. En 2025, les deux partenaires, ont organisé des ateliers de sensibilisation et de transmission auprès des collégiens, des personnes migrantes, des demandeurs d’emploi et des personnes en situation de handicap pour favoriser les parcours professionnels et la reconnaissance de la diversité des talents.
Se mobiliser pour se rencontrer Cette mobilisation a permis, cette même année, de multiplier les rencontres, notamment lors d’évènements comme ‘Patron dans ma ville’, qui facilite l’accès des demandeurs d’emplois à de nouvelles opportunités professionnelles. Enedis a offert un véhicule à l’association Passerelle qui soutient des personnes en situation de précarité, et, dernièrement, d’une deuxième automobile à l’association Face.
Construire l’idée de son avenir Dans cette même lancée, Enedis accueille, en 2026, des élèves de 3e issus des collèges Jean-Henri Fabre à Carpentras et Paul Gauthier à Cavaillon, lors de stages organisés par Face pour la sensibilisation des jeunes aux métiers de l’énergie, de la lutte contre l’autocensure et l’encouragement aux choix d’orientation.
Quand les dirigeants vont à la rencontre des jeunes des quartiers Initiative portée par la Communauté Les entreprises s’engagent, le format ‘Patrons dans ma ville‘ propose un face-à-face direct entre dirigeants d’entreprises et jeunes en Contrat d’Engagement, Jeunes issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). L’objectif : ouvrir un dialogue sans filtre autour des parcours professionnels, des métiers et des attentes réciproques entre monde économique et jeunesse en recherche d’avenir.
Carol Pauleau (Directrice FACE Vaucluse), Jean-Baptiste Baldi (Directeur Territorial Vaucluse Enedis), Frédéric Bardoz (Appui Sénior Véhicules Enedis). Copyright Enedis
Partage d’expérience Concrètement, les chefs d’entreprise partagent leur trajectoire et leur expérience entrepreneuriale, tandis que les jeunes présentent leurs aspirations professionnelles et interrogent les dirigeants sur les réalités du travail et de l’entreprise. L’échange se prolonge ensuite sous forme de forum de rencontres, où peuvent émerger des opportunités concrètes : immersion professionnelle, stage, alternance ou premier emploi.
Quartiers prioritaires de la ville En Vaucluse, ce type d’initiative s’inscrit dans une dynamique déjà engagée autour de l’insertion des jeunes des quartiers populaires. À Avignon, plusieurs quartiers comme Monclar, Saint-Chamand ou la Rocade sont classés QPV -Quartiers prioritaires de la ville-et bénéficient de dispositifs spécifiques associant acteurs publics, associations et entreprises locales. Des rencontres entre jeunes et employeurs y ont déjà été organisées ces dernières années avec l’appui de partenaires comme France Travail, la Mission locale du Grand Avignon ou encore des réseaux d’entreprises engagées dans l’insertion professionnelle.
La Fondation Face La Fondation Face, reconnue d’utilité publique, mobilise les entreprises pour lutter contre les exclusions et les discriminations en développant des actions d’innovation sociale sur les territoires. Créée en 2011, l’association agit avec les acteurs économiques pour favoriser l’inclusion et l’égalité des chances dans des domaines comme l’emploi, l’éducation, le logement ou le numérique.
Enedis Enedis Vaucluse assure l’exploitation et la modernisation du réseau public de distribution d’électricité dans le département. Aux côtés des collectivités locales, l’entreprise accompagne la transition énergétique en raccordant les énergies renouvelables, en développant des réseaux plus intelligents et en aidant les territoires à mieux maîtriser leurs consommations électriques. Article rédigé par Zélie Laberthe, élève de 4e, en stage à l’Echo du mardi