8 février 2026 |

Ecrit par le 8 février 2026

Maison Battu : une production délocalisée à Ma première usine

La Maison Battu est une pâtisserie familiale créée en 1988 à Pernes-les-Fontaines par Jean-Luc et Josefa Battu. Mathieu, leur fils, a rejoint l’entreprise en 2021 et en a pris la direction en 2023. L’atelier de fabrication de la pâtisserie a été transféré en 2023 dans les locaux de Ma première usine sur le site du Marché-gare à Carpentras.

« Je suis revenu dans l’entreprise il y a quatre ans. Je me suis d’abord familiarisé avec la clientèle et l’entreprise et j’ai repris la direction il y a deux ans. Mes parents sont en retraite désormais même s’ils nous donnent encore un coup de main pour la fin d’année », explique Mathieu Battu.

Une riche expérience

Avant d’intégrer l’entreprise familiale, le chef d’entreprise trentenaire, cuisinier de formation, a connu une expérience d’une douzaine d’années dans la pâtisserie de restaurant, dans des lieux très prestigieux à Courchevel, Londres, Lyon et enfin à Paris à l’hôtel Crillon. « À 31 ans, après le Covid, j’ai décidé de revenir à l’endroit où j’avais grandi pour retrouver les odeurs et l’ambiance de la pâtisserie familiale. »

Une aide d’Initiative Ventoux

Mathieu Battu se tourne alors vers la plateforme Initiative Ventoux pour connaître les rudiments du chef d’entreprise. « Je passais en effet du statut de salarié à celui d’entrepreneur et cela est complètement différent. Initiative Ventoux a permis de me donner une solide base pour me lancer. Cette structure m’a également orienté vers le service Développement économique de la CoVe. Nous avons alors trouvé un accord en 2023 pour pouvoir utiliser un local professionnel de fabrication au sein de Ma première usine, sur le Marché gare de Carpentras . » L’outil mis à disposition s’adresse à des jeunes repreneurs d’entreprise, comme c’était le cas pour Mathieu Battu. Il a encore une année d’utilisation pour ces locaux qui comprennent des ateliers de fabrication, du stockage réfrigéré, des vestiaires et un bureau. Toute la fabrication de la pâtisserie a ainsi été délocalisée sur ce site. « Nous avons pris cette décision par manque de place de notre boutique de Pernes. »

Une diversification dans la boulangerie

Historiquement, la Maison Battu fabrique de la pâtisserie, des chocolats et des glaces. En 2024, l’entreprise s’est diversifiée dans les métiers de la boulangerie en reprenant une seconde boutique à Pernes qui a nécessité beaucoup de travaux. « Nous sommes très attachés à la qualité de nos produits. Mon père est disciple d’Escoffier. Je le suis également depuis peu. Tout ce travail ne peut être possible que grâce à notre équipe de professionnels très compétents. »


Maison Battu : une production délocalisée à Ma première usine

Du 27 au 30 novembre 2025, la Foire Saint-Siffrein a célébré à Carpentras sa 500e édition. Un anniversaire exceptionnel qui a rassemblé 51 400 visiteurs, soit une hausse de plus de 17 % par rapport à 2024, confirmant la vitalité intacte de ce rendez-vous séculaire profondément ancré dans la vie du Comtat.

Cinq siècles après sa création, la Foire Saint-Siffrein continue de jouer son rôle de grand marqueur du calendrier carpentrassien. Avec 51 400 visiteurs recensés sur quatre jours, l’édition 2025 signe l’une des plus fortes fréquentations de ces dernières années. La progression est nette : +17,35% par rapport à l’an passé, un chiffre qui traduit à la fois l’effet anniversaire et l’attachement durable du public à cette manifestation historique.

Un rendez-vous avant tout local
La répartition géographique des visiteurs souligne l’enracinement territorial de la foire. Près d’un visiteur sur deux est carpentrassien (47%), tandis que les communes voisines constituent l’essentiel du public : Monteux, Avignon, Pernes-les-Fontaines, Mazan, Loriol-du-Comtat ou encore L’Isle-sur-la-Sorgue. Cette forte présence de proximité confirme la fonction première de Saint-Siffrein : une fête populaire, pensée par et pour le territoire, qui rassemble bien au-delà du simple événement commercial.

Le pont flottant d’Olivier Grossetete, copyright Olivier Grossetete communication

Une programmation à la hauteur des 500 ans
Pour célébrer ce demi-millénaire, la Ville a misé sur une programmation enrichie, mêlant création contemporaine et traditions provençales. La construction participative de la Porte Notre-Dame en carton, imaginée par l’artiste Olivier Grossetête, a fédéré habitants et visiteurs autour d’un geste collectif spectaculaire. Pour mémoire il est l’artiste qui avait réalisé ce pont flottant au-dessus de la Chartreuse à Villeneuve-lez-Avignon. Autre symbole fort : l’arrivée d’une nouvelle cloche, spécialement conçue pour marquer les 500 ans de la foire, inscrivant cet anniversaire dans la durée.

Un patrimoine vivant, partagé
Retraite aux flambeaux, corso du samedi, mini-fermes, village provençal, démonstrations de métiers d’antan, espace gourmand, fête foraine et nocturnes ont rythmé la ville et le parking des Platanes, offrant une diversité d’animations capable de séduire toutes les générations. Au-delà des chiffres, cette 500e édition a rappelé ce qui fait l’essence de la Foire Saint-Siffrein : un patrimoine vivant, transmis et réinventé. Loin d’un simple folklore figé, l’événement conjugue mémoire collective, convivialité et créativité, en phase avec les attentes d’un public familial et intergénérationnel.

Une fréquentation en forte hausse
Avec une fréquentation en forte hausse et une programmation saluée pour son ambition, la 500e Foire Saint-Siffrein s’impose comme une édition de référence. Elle confirme que, cinq siècles après sa naissance, cette manifestation reste l’un des piliers de la vie culturelle et populaire carpentrassienne, capable de rassembler un territoire entier autour de ses traditions… et de son avenir.

Le saviez-vous ?
Symbole fort de cette 500e édition, une nouvelle cloche a été spécialement réalisée pour marquer l’anniversaire de la Foire Saint-Siffrein. Fondue à la Fonderie Cornille Havard, en Normandie, l’une des plus anciennes fonderies de cloches encore en activité en France,  elle s’inscrit dans une tradition artisanale séculaire. Pesant environ 330 kilos, d’un diamètre de près de 79 centimètres, elle sonne la note Do.

Copyright Ville de Carpentras

Une cloche pour les 500 ans de la foire Saint-Siffrein
Présentée au public durant la foire, cette cloche ne constitue pas un simple objet commémoratif : elle a vocation à rejoindre durablement le clocher de la Cathédrale Saint-Siffrein, où elle viendra compléter le jeu des cloches existantes. Un geste symbolique fort, qui ancre les 500 ans de la foire dans la continuité vivante du patrimoine religieux et urbain de Carpentras, bien au-delà de l’événementiel.

Saint Siffrein, figure fondatrice de Carpentras
Saint Siffrein, parfois orthographié Siffredus ou Siffroy, fut évêque de Carpentras au VIIᵉ siècle, à une époque où la Provence se structure entre héritage gallo-romain et christianisation du territoire.  Reconnu pour son rôle pastoral et son engagement auprès des populations, Saint Siffrein est rapidement devenu le saint patron de Carpentras. C’est ainsi que la cathédrale, joyau gothique flamboyant, reconstruite à partir du XVe siècle, porte son nom.

A l’origine
À l’origine, la fête de la Saint-Siffrein, célébrée le 27 novembre, était avant tout religieuse. Dès la fin du Moyen Âge, elle s’est progressivement doublée d’un grand rassemblement commercial et agricole. Les paysans venaient y vendre bétail, outils et productions locales à l’approche de l’hiver. C’est cette articulation entre foi, échanges économiques et vie sociale qui a donné naissance à la foire telle qu’on la connaît aujourd’hui. Cinq siècles plus tard, la Foire Saint-Siffrein demeure l’un des plus anciens événements de ce genre en France.
Mireille Hurlin

Démonstration de dressage Copyright Ville de Carpentras

Maison Battu : une production délocalisée à Ma première usine

La Mission Locale du Comtat Venaissin et le Tribunal Judiciaire de Carpentras ont officialisé vendredi dernier dans les murs du tribunal un partenariat innovant qui permet aux jeunes du territoire du Comtat de mieux comprendre le fonctionnement de l’institution judiciaire et d’en appréhender les enjeux citoyens.

Les jeunes accompagnés par la Mission Locale auront l’opportunité de participer à des audiences publiques du tribunal Judiciaire, de s’y préparer, de comprendre le mode de fonctionnement de la justice, de rencontrer ses acteurs, de donner corps à l’action de la justice et de matérialiser leurs propres droits et devoirs. Pour les jeunes, ce partenariat constitue un levier essentiel pour renforcer leur culture civique, casser leurs représentations et favoriser un dialogue de proximité avec l’institution judiciaire.

Une ouverture pour le Tribunal Judiciaire

Pour le tribunal Judiciaire de Carpentras, ce partenariat matérialise l’ouverture de la Justice et son engagement pédagogique au service de la prévention et la citoyenneté. Cette convention matérialise un partenariat de terrain initié dans le cadre du Parcours Citoyen Engagé, lancé fin 2024 par la Mission Locale. Elle ouvre aussi un espace pour de nouvelles pistes de coopération entre les deux partenaires, au service du lien entre jeunes et justice, sur le territoire. En présence d’Anne Deligny, Présidente du Tribunal Judiciaire de Carpentras, d’Hélène Mourges, Procureure de la République, et de Sandrine Raymond, Présidente de la Mission Locale du Comtat Venaissin, une signature a officialisé cette initiative.


Maison Battu : une production délocalisée à Ma première usine

Dans le cadre du dispositif de la Clause d’insertion professionnelle pour encourager l’embauche de personnes en insertion, la communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin (CoVe) et la Ville de Carpentras ont remis 54 certificats à des entreprises du territoire.

Le dispositif ‘Clause d’insertion professionnelle’ a été mis en place dans les politiques de la Ville de Carpentras et de la CoVe en 2015. Il permet, dans le cadre de marchés publics passés par les collectivités, d’imposer ou d’encourager l’embauche de personnes en insertion par les entreprises retenues.

Leur stratégie commune est notamment soutenue par un partenariat avec le Collectif Insertion Emploi (CIE) 84. Ainsi, Isabelle de Crozals, du CIE 84, joue le rôle de facilitateur de clause et apporte son appui aux donneurs d’ordre (collectivités et administrations), aux entreprises, ainsi qu’aux demandeurs d’emploi.

Les objectifs et enjeux

L’un des objectifs de la clause est de permettre l’accès à l’emploi aux publics en difficultés sociales et /ou professionnelles. De leur côté, les entreprises peuvent soit embaucher directement, passer par de la sous-traitance ou co-traitance en faisant appel à une SIAE (Structure d’Insertion par l’Activité Economique), ou passer par la mise à disposition de personnel.

Pour les donneurs d’ordre, comme la CoVe et la Ville de Carpentras, cela permet de contribuer au développement économique et social du territoire, favoriser l’accès à l’emploi des personnes qui en sont éloignées, ou encore permettre un sourcing recrutement local aux entreprises du territoire. Pour les entreprises, il s’agit plutôt de se positionner sur de nouveaux marchés, de diversifier les sources de recrutement, ou bien de donner de la visibilité à leur pratique RSE tout en contribuant au développement de l’emploi local.

La clause d’insertion, dès 2011 pour Carpentras

Pour la Ville de Carpentras, la clause d’insertion professionnelle est obligatoire depuis la signature avec le Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés en 2011. Depuis 2012, ce sont 186 opérations qui ont été menées dans ce cadre, 297 400 heures d’;’insertions réalisées (190 équivalents temps plein), 1 450 contrats.

Parmi les opérations clausées, on trouve l’entretien du patrimoine arboricole de la ville de Carpentras, les travaux de la création de quatre logements à Saint-Didier, ou encore la réhabilitation de la résidence des Amandiers à Carpentras. Ces chantiers ont permis l’embauche de plusieurs personnes en CDI.

Du côté de la CoVe, plusieurs marchés ont été concernés par la clause d’insertion comme les travaux de l’aire des gens du voyage en 2016, la réhabilitation de la Gare Numérique à Carpentras en 2018, la construction de la mairie du Barroux en 2021, l’extension du Pôle culturel de Mazan en 2023, et bien d’autres.

54 entreprises mises en lumière

Ainsi, la CoVe et la Ville de Carpentras ont décidé de mettre en avant ces bonnes pratiques et de saluer le rôle essentiel des entreprises engagées depuis 2018 au travers d’une remise de certificats.

54 certificats sont remis aux entreprises, et plusieura donneurs d’ordre ont aussi été mis en lumière pour avoir introduit le critère de clause d’insertion dans leurs opérations.

Les entreprises récompensées :
Jb construction, Luberon batiment, MK étancheité, Prestaservices Sud, Smile Isol, Solutp, Abeaumond, Artaud travaux publics et bâtiment, Atelier Franchini, Atelier Mallet, Avenir déconstruction Gardanne, Avipur, Bercea, Boyer peinture, Bres S.A. Électricité, Chabran travaux publics, Dacos, DG peinture, Dumafe, EITP, Entreprise Pierre Laugier, Esat La Roumanière, Eurl PPB, Eurovia Méditerranée, Fauche électricité industrielle, FG ferronnerie et soudure d’art, Gaudin, Fluidelec, Garelec, Gec sarl, Girard vinci construction, Granger fondations, Icp plomberie, Indigo, Les zelles, Lmg menuiseries, Loomis sud, Mariani, Menuiserie ille, Miroiterie g v, Mob, Nouvosol, Poggia provence, Rieu, Serti, Smab, Société électrique de travaux, SRMV Colas, Sud plaque services, Tcf et Projet rRnovation co-traitant, Université Populaire Ventoux, Vial et fils, Vossier charpentes, Zeyni facades.

Les donneurs d’ordre mis en avant :
Le Conseil départemental de Vaucluse, la CoVe, Epage du Sud Ouest Mont Ventoux, EPF Établissement Public Foncier, Grand Delta Habitat, GRDF, Habitat et Humanisme Vaucluse, Mairie de Bédoin, Mairie de Caromb, Mairie de Carpentras, Mairie de Crillon-le-Brave, Mairie de Malaucène, Mairie de Mazan, Mairie de Saint-Didier, Mairie de Saint-Hippolyte-le-Graveyron, Mairie de Sarrians, Mairie de Vacqueyras, MSA Alpes-Vaucluse, Unicil, Citadis.


Maison Battu : une production délocalisée à Ma première usine

Les Noëls Insolites de Carpentras reviennent pour une nouvelle édition dès ce samedi 13 décembre. De nombreux spectacles de rue et animations seront prévus jusqu’au 4 janvier.

La magie de Noël s’installe à Carpentras avec le retour des Noëls Insolites, l’emblématique festival de rue de la Ville. Jusqu’au début du mois de janvier, de nombreux spectacles sont proposés gratuitement aux Carpentrassiens et aux visiteurs dans les rues. Magie, acrobaties, parades lumineuses, musique, théâtre… Il y en aura pour tous les goûts et de quoi ravir petits et grands.

Comme chaque année, une patinoire sera installée sur la Place du 25 Août 1944 à partir du samedi 20 décembre. Du samedi 20 au mercredi 24 décembre, il sera aussi possible de profiter d’un scooter des neiges en réalité virtuelle.

Un grand spectacle aura lieu le dimanche 21 décembre sur la Place Aristide Briand à 17h30. La compagnie espagnole Voalá présentera ‘Muaré Experience’ en collaboration avec Dynacom et JSF France, un spectacle kaléidoscopique qui allie l’énergie rock live à la majesté du théâtre aérien. Les artistes défieront la gravité avec des chorégraphies aériennes à plus de 30m au-dessus du public.

Pour accéder au programme en détail, cliquez ici.


Maison Battu : une production délocalisée à Ma première usine

En avril dernier, la Ville de Carpentras a appliqué un couvre-feu à l’intention des mineurs de moins de 13 ans non accompagnés. Une initiative qu’elle réitère pour une durée de 6 mois.

Du 25 avril au 1er octobre, les jeunes Carpentrassiens de moins de 13 ans avaient l’interdiction de circuler sans accompagnateur entre 23h et 6h dans le périmètre concerné. Les jeunes jusqu’à 16 ans étaient aussi concernés dans les quartiers du Pous-du-Plan et du Bois de l’Ubac. Ce dispositif de couvre-feu avait été instauré dans le but de limiter l’implication des adolescents dans les trafics de stupéfiants.

Une initiative qui a « produit des résultats particulièrement significatifs », selon la municipalité qui a donc décidé de renouveler ce couvre-feu depuis ce lundi 8 décembre pour une durée de 6 mois. Selon la Ville, les mises en cause de mineurs pour des faits liés aux stupéfiants ont diminué de 78,26%, et le nombre de mineurs victimes de coups et blessures a reculé de 46%. « Malgré ces progrès, la délinquance des mineurs demeure à un niveau préoccupant », ajoute-t-elle.


Maison Battu : une production délocalisée à Ma première usine

La Ville obtient le label Employeur Pro-Vélo, niveau Argent, confirmant une stratégie ambitieuse en faveur de la mobilité durable et posant un jalon inspirant pour les employeurs du territoire.

Carpentras poursuit sa politique de mobilité douce. Après avoir reçu en 2025 le prix Talents du Vélo dans la catégorie ‘Nouveau public’, la commune vient d’obtenir une nouvelle distinction : le label Employeur Pro-Vélo-niveau Argent, délivré par la Fédération des Usagers de la Bicyclette (Fub) avec le soutien de l’Adème (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), et reconnu à l’échelle européenne. Une récompense qui consacre plusieurs années d’efforts structurés pour faire du vélo un outil du quotidien, au service de la transition écologique comme de la qualité de vie au travail.

Une politique vélo pensée comme un véritable levier d’action publique
Carpentras fait partie des collectivités engagées dans le programme national Objectif Employeur Pro-Vélo, un dispositif financé par les Certificats d’Économies d’Énergie. L’enjeu ? Accompagner les employeurs dans la création d’une culture vélo durable, fondée sur des infrastructures adaptées, des services concrets et une dynamique interne assumée. La Ville a ainsi bâti un plan d’action comprenant l’élaboration d’une stratégie dédiée à la mobilité douce ; Le prêt de vélos électriques pour les trajets domicile-travail ; La mise à disposition de vélos pour les trajets professionnels avec priorité donnée aux déplacements de moins de 5 km ; La création d’ateliers de réparation et d’autoréparation ; L’installation de nouveaux stationnements sécurisés et d’une station de gonflage ; La désignation d’une référente mobilité ; La sensibilisation des employeurs privés et publics du territoire ; Le déploiement du Forfait mobilités durables ; La communication interne régulière pour fédérer les agents. Ces initiatives traduisent une vision : faire du vélo un réflexe, non un geste exceptionnel.

Un audit exigeant pour cette distinction 
Le niveau Argent du label est fondé sur cinq critères : pilotage stratégique, services, sécurité, équipements et mobilisation interne. L’audit a mis en exergue une organisation rigoureuse, une dynamique collective solide et une implication durable de la Ville de Carpentras, qui se place, pour l’occasion parmi les employeurs les plus avancés du Vaucluse et offrant un cadre stimulant pour maintenir le cap dans les années à venir. Les structures déjà labellisées sont : La Communauté de communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse (site Auzou) avec le label or ; L’Isle sur la Sorgue avec le label argent ; Avignon avec le label argent.

Copyright Ville de Carpentras

Le vélo, un atout pour la santé, la productivité et l’environnement
Les chiffres, issus de travaux de l’Adème, de la Fub et d’études européennes sur la mobilité active, parlent d’eux-mêmes : un trajet à vélo réduit de 67 à 84% les émissions de CO₂ par rapport à la voiture ; Les cyclistes réguliers enregistrent jusqu’à un jour d’absence en moins par an ; L’activité physique quotidienne diminue les risques d’obésité, d’hypertension et de maladies métaboliques. Ainsi, favoriser le vélo, c’est agir simultanément sur les dépenses de santé, la performance des équipes et l’image environnementale de l’organisation. Pour un employeur, l’équation semble simple et plutôt gagnante.
Sources : Adème et Fub. 

Carpentras, une source d’inspiration pour les employeurs
À l’heure où les entreprises cherchent à renforcer leur attractivité, améliorer la qualité de vie au travail et réduire leur empreinte carbone, l’exemple carpentrassien devient un outil stratégique, concret, mesurable. Créer des parkings vélos sécurisés, accompagner les salariés, faciliter l’achat ou le prêt de vélos électriques, instaurer le Forfait mobilités durables, proposer des ateliers pratiques sont autant de leviers accessibles aux habitants pour avoir envie d’enfourcher son vélo plutôt qu’emprunter son auto. 

Pédaler vers l’avenir
En décrochant le label Employeur Pro-Vélo, niveau Argent, Carpentras confirme qu’un changement de culture est possible lorsque la volonté politique s’accompagne d’actes tangibles. L’enjeu dépasse la seule commune : il trace une voie que chacun : entreprises, administrations, associations, peut emprunter. Le vélo n’est pas seulement un moyen de transport. C’est un moteur de santé, de cohésion, de performance et de transition écologique, bref, un possible allié du quotidien.
Mireille Hurlin


Maison Battu : une production délocalisée à Ma première usine

Enedis vient d’accueillir des élèves du lycée La Salle d’Avignon sur sa base opérationnelle de Carpentras. Pour le gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité français, il s’agissait de permettre à cette trentaine d’élèves de bac professionnel Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (MÉLEC) de se former aux enjeux de sécurité. Pour cela, les futurs électriciens ont pu découvrir concrètement les travaux en hauteur ainsi que les techniques d’ascension et les règles de sécurité associées.

« Enedis a souhaité compléter les enseignements théoriques dispensés en lycée par une approche concrète et pédagogique. »

« Le travail en hauteur fait partie des situations à risques majeures dans les métiers du réseau électrique, explique le groupe Enedis. En accueillant les élèves sur le terrain, Enedis a souhaité compléter les enseignements théoriques dispensés en lycée par une approche concrète et pédagogique, fondée sur la prévention, les bons réflexes de sécurité et la connaissance des équipements. Encadrés par des techniciens et des experts prévention d’Enedis, les élèves ont découvert les principaux moyens d’ascension utilisés sur les chantiers et les règles strictes qui conditionnent toute intervention en hauteur. »

Lors de cette immersion s’inscrivant dans le cadre du programme national ‘Les Écoles des réseaux pour la transition énergétique’, qui vise à accompagner la formation des futurs professionnels des réseaux électriques face aux enjeux de la transition écologique, plusieurs ateliers pratiques mobilisant une dizaine de collaborateurs d’’Enedis ont permis aux élèves d’observer et de comprendre les techniques d’ascension sur poteau, l’utilisation d’équipements de protection collective et individuelle ainsi que les interventions en nacelle.

Crédit : DR/Enedis

Par ailleurs, un temps spécifique a également été consacré à la présentation des métiers techniques de la distribution d’électricité et des parcours professionnels accessibles au sein de la filière, ainsi qu’à la culture d’entreprise en matière de prévention, santé et sécurité d’Enedis qui a recruté 182 personnes en 2025 en Provence Alpes du Sud (Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes), dont 127 CDI et 55 contrats d’alternance.
Dans le même temps, le secteur prévoit également 2 888 recrutements nécessaires d’ici à 2030 sur 15 métiers techniques ‘cœurs réseaux électriques’ en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour réussir la transition écologique, selon l’étude ‘Besoins en emplois et compétences de la filière des réseaux électriques’.

L.G.

Don de vêtements de protection
A l’occasion de cette journée immersive, Enedis a effectué un don de vêtements de travail à fonction de protection contre le risque électrique au Lycée La Salle d’Avignon. Le but étant de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage et de renforcer la prévention des risques et la santé-sécurité des élèves de cet établissement engagé dans le programme national ‘Les Écoles des réseaux pour la transition énergétique’ porté par la filière des réseaux électriques aux côtés de l’Éducation nationale. Ce dispositif vise à anticiper les besoins massifs de recrutement liés à l’électrification des usages et à la décarbonation, en rapprochant les lycées professionnels des entreprises des réseaux électriques.


Maison Battu : une production délocalisée à Ma première usine

C’est l’une des plus vieilles foires de France. La Foire Saint-Siffrein s’est terminée ce dimanche 30 novembre avec succès. Plus de 40 000 visiteurs sont venus sur les quatre journées. De nombreuses manifestations traditionnelles ont été proposées au public.

La Mairie de Carpentras avait mis les petits plats en grand pour cette fête populaire qu’est la Foire Saint-Siffrein, dont le jour officiel est le 27 novembre. Il faut dire que l’anniversaire valait le coup d’être fêté en grandes pompes. On n’a en effet pas tous les jours 500 ans. La fête a commencé avec la traditionnelle inauguration jeudi matin par le Maire et les officiels, avec un cortège qui a commencé à la cathédrale jusqu’aux parkings des Platanes. La foule était au rendez-vous pour l’occasion. Toutes les écoles et lycées étaient par ailleurs fermés ce jour d’ouverture.

80 exposants

80 exposants étaient présents sur le parking des Platanes. Les métiers d’autrefois été aussi présents avec des démonstrations proposées, ainsi que des animaux pour le plus grand plaisir des enfants. Comme chaque année depuis 500 ans, les camelots étaient également de sortie avec de très bonnes affaires à faire pour les visiteurs. Le sommet de la première journée a été la retraite aux flambeaux en début de soirée avec un cortège composé notamment des sonneurs des cors des Alpes représentées par la ville suisse jumelée avec Carpentras, Vevey.

Une nouvelle cloche pour la cathédrale

La Ville de Carpentras a commandé une cloche de 330 kg à la fonderie Cornille Havard en Normandie. Elle va venir compléter les cinq cloches du clocher de la cathédrale Saint-Siffrein. Cette dernière a été exposée de jeudi à samedi sur le parking des Platanes avant d’être emmenée dans la cathédrale Saint-Siffrein pour être bénie dimanche, à l’occasion d’une messe célébrée par l’évêque de Vaucluse, Monseigneur Fontlupt.

La tradition du corso

Le samedi a été l’occasion pour les spectateurs d’assister au corso costumé. Ce dernier était composé de chars représentatifs de la ville comme le club de Moto Ball de Serres, l’association Lou Tricadou ou encore l’Association des commerçants de Carpentras.

Un espace gourmand

Comme chaque année, l’espace gourmand est l’occasion pour tous les carpentrassiennes et les carpentrassiens de se retrouver autour d’un plat. Il y en avait pour tous les goûts vous avec l’aligot, des spécialités italiennes et des fruits de mer notamment.

Le clou du spectacle : un monument historique en carton

Ce fut le temps fort de la Foire. Cette œuvre menée par l’artiste Olivier Grossetête est d’une grande originalité et porte des valeurs de vivre ensemble fortes. Le principe est de construire un monument historique, la Porte Notre-Dame pour cette occasion, ancienne entrée des remparts de la ville détruite en 1842. Les cinq jours précédents le début de la foire, des ateliers de construction ont été installés au Stade nautique de la ville. Chacun, jeunes et moins jeunes, a pu découper et assembler ce monument éphémère de 13 mètres comportant 1 300 cartons. L’ensemble a été acheminé sur la place de l’Office de tourisme pour commencer à être érigé jeudi matin. Un second grand chantier collectif a alors débuté avec la participation du monde présent pour monter cette porte. Cet ensemble a été fini jeudi soir, pour le plus grand plaisir visuel de tous les visiteurs. Cette œuvre est restée jusqu’à samedi en fin de journée avec une déconstruction joyeuse, symbolisé par une tour qui s’est effondrée et redevenue cartons recyclés, grâce à la participation de chacun pour ce finale en apothéose.

La Porte Notre-Dame des remparts d’antan a été représentée à l’identique avec 1 300 cartons recyclés et scotchés. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

https://www.echodumardi.com/tag/carpentras/page/2/   1/1