6 juillet 2026 |

Ecrit par le 6 juillet 2026

Duplan de Provence : l’art du jeune plant

Sylvie Duplan et Yannick Ducamp sont des spécialistes de l’horticulture. Leur domaine est la production de jeunes plants, en semis ou en boutures. Ils ont une grande passion et ont fait évoluer leur entreprise depuis 10 ans. Ils viennent de céder à deux jeunes entrepreneurs deux de leurs pôles d’activité.

« En 2006, j’ai rencontré l’entreprise Maisonneuve située à Carpentras-Serres. Un an plus tard, j’ai eu l’opportunité de reprendre son activité, à savoir du bouturage de plantes méditerranéennes, aromatiques et vivaces. J’ai poursuivi cette affaire et gardé sa clientèle sur toute la région Paca. En 2015, j’ai rencontré Yannick Ducamp qui travaillait chez mon fournisseur de boutures coupées. Nous avons décidé de vivre ensemble et de créer notre entreprise », explique Sylvie Duplan.

Transfert de l’activité

En 2016, une opportunité se présente avec l’achat de serres situées sur la route d’Aubignan. 5 000 m² de serres à tomates sont ainsi disponibles. Les deux chefs d’entreprise font des travaux de transformation pour leur métier principal qui est le développement de Plantes à Parfums Aromatiques et Médicinales, grâce au clonage. Ces dernières sont ensuite vendues aux agriculteurs qui les cultivent eux-mêmes pour l’huile essentielle ou l’herboristerie. La livraison se fait sous forme de boutures disposées dans des alvéoles. Toutes les serres sont passées en agriculture biologique.

Quatre activités distinctes

L’EARL Duplan de Provence a précisément quatre activités : la première concerne la production de plants bio aromatiques avec les PPAM, plantes à parfums aromatiques et médicinales, destiné aux agriculteurs qui plantent pour ensuite distiller ou sécher.

La seconde activité concerne la vente d’une large gamme de variétés de plants aromatiques pour des petits clients qui vendent ensuite aux particuliers.

La troisième concerne des plantes vivaces destinées aux jardins. Enfin, la recherche et développement constitue la quatrième activité de l’entreprise. Le travail consiste alors à faire des mises au point de produits pour des groupes à parfums ou encore des entreprises de cosmétiques comme la teinture pour les cheveux, avec des essais sur le site ou ailleurs. L’entreprise travaille ainsi avec l’entreprise de cosmétique carpentrassienne Novantic.

Un virage en 2025

« Nous avions trop d’activités pour nous deux. Pour cela, nous avons décidé de céder deux pôles à deux jeunes chefs d’entreprise qui ont été auparavant apprenti et stagiaire au sein de notre structure. » La partie plantes vivaces a ainsi été cédée en janvier 2025 à Piero Addala qui a créé sa micro-entreprise, Vivaces Prod 84. Il a récupéré notre savoir-faire. Il loue à partir de ce début d’année une partie de la serre, après une année de gratuité. Il bénéficie du fichier clients de l’entreprise. « Après une année d’exercice, il a bien réussi avec un beau chiffre d’affaires. Nous continuons bien évidemment à l’accompagner si nécessaire, notamment dans le domaine de l’administratif », explique Sylvie Duplan.

Une nouvelle venue en 2026

Clara Martin a repris le pôle plants aromatiques petits clients (commandes de moins 1 000€ comme les pépiniéristes ou les horticulteurs) au début de cette année 2026. Sur le même principe que Piero Addala, elle dispose pour cette année de l’outil de travail gratuitement pour lancer son affaire, C’Plants bio. Elle a une gamme de plantes aromatiques très large comme la sauge cassis par exemple. Elle a été stagiaire au sein de l’entreprise avec son bac pro en productions horticoles. Elle vient de lancer son auto-entreprise, en bénéficiant du savoir-faire des deux dirigeants. « Cet exemple de transmission doit lui permettre de développer son activité dans les années à venir. Je m’engage à l’épauler dans tous les domaines, notamment administratifs et commerciaux », explique Sylvie Duplan.

Clara Martin vient de lancer sa micro-entreprise, C’Plants bio. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Duplan de Provence : l’art du jeune plant

Le Journal officiel vient de publier la liste réactualisée des communes classées en zone de revitalisation des centres-villes. En tout, 1 732 communes sont concernées en France par ce dispositif, dont 167 nouvelles depuis le 1er janvier 2026. Si aucune commune vauclusienne ne fait partie de cette nouvelle cuvée (voir annexe I), la ville de Carpentras figure parmi celles qui en sortent (voir annexe II). Une erreur selon la commune de Carpentras.

« Il s’agit d’une erreur de la DGALN (Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature), qui n’a pas pris en compte le dernier renouvellement de notre convention ORT (Opération de revitalisation du territoire), liée à notre classement Action Cœur de Ville, en date du 12 décembre 2023, explique Serge Andrieu, maire de Carpentras. Le Préfet et le Sous-Préfet ont été saisis de cette erreur des services de l’État à Paris et sont à nos côtés pour que Carpentras réintègre cette liste lors de la modification de l’arrêté. »
« Dix départements sont concernés par dix-huit erreurs similaires en France », constate Serge Andrieu.

Instaurée en 2020, les zone de revitalisation des centres-villes permettent aux élus de voter des délibérations afin d’exonérer partiellement ou totalement de CFE (Cotisation foncière des entreprises), de TFPB (Taxe foncière sur les propriétés bâties) et de CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) les entreprises commerciales ou artisanales.

« Un dispositif peu utilisé en France. »

« Pour y prétendre, les communes doivent répondre à deux critères : avoir conclu une convention ORT (ndrl : ce qui donc semble être le cas pour Carpentras) et avoir un revenu fiscal médian par unité de consommation inférieur à la médiane nationale », précise nos confrères de Localtis, le média de la Banque des territoires qui constate aussi que ce dispositif est peu utilisé. Notamment parce que les communes ne sont pas forcément informées qu’elles font partie du zonage.

14 autres communes vauclusiennes concernées
En Vaucluse, les communes d’Apt, Aubignan, Avignon, Bollène, Cadenet, Cavaillon, l’Isle-sur-la-Sorgue, Malaucène, Monteux, Orange, Sault, Sorgues, Vaison-la-Romaine et Valréas figurent dans le périmètre réactualisé qui comprend aussi notamment les villes voisines d’Arles, Châteaurenard, Tarascon, Aramon, Bagnols-sur-Cèze, Beaucaire, Pont-Saint-Esprit, Remoulins et Roquemaure.


Duplan de Provence : l’art du jeune plant

Pour leur 10ᵉ édition, les Nuits de la lecture explorent les liens complexes et féconds entre mondes urbain et rural. À Carpentras, la manifestation prend une résonance particulière en rendant hommage à l’écrivain provençal Henri Bosco, avant de convier les plus jeunes à un voyage poétique et musical au cœur de la nature.

Longtemps opposées dans l’imaginaire collectif, villes et campagnes nourrissent depuis des siècles la littérature. La ville, lieu de promesses et d’angoisses, a inspiré les grandes fresques sociales du XIXᵉ siècle comme les dystopies modernes. La campagne, quant à elle, interroge le rapport à la terre, aux traditions et à une forme d’authenticité souvent idéalisée. Aujourd’hui, la transition écologique et les mutations des modes de vie rebattent les cartes. Mobilités, habitats, aménagement du territoire et inégalités territoriales traversent les œuvres contemporaines, faisant de cette thématique un miroir fidèle de nos préoccupations actuelles.

Henri Bosco, la Provence comme matrice littéraire
À Carpentras, la soirée du samedi s’inscrit sous le signe de la redécouverte. Cinquante ans après sa disparition, Henri Bosco demeure l’une des grandes voix du patrimoine littéraire provençal. Marqué par son enfance avignonnaise et par les paysages entre Rhône et Durance, l’écrivain a fait de la nature un personnage à part entière de ses romans : vivante, puissante, parfois menaçante, toujours fondatrice. La lecture en musique proposée mettra en lumière cette œuvre profondément enracinée, à travers des extraits de Pierre Lampédouze, Irénée, Le Trestoulas ou encore Monsieur Carré-Benoît à la campagne.

Copyright Ville de Carpentras Les nuits de la lecture

Quand la littérature dialogue avec la musique et la danse
Portée par le comédien Philippe Fréchet, accompagné à la contrebasse par Vincent Bauza, la soirée joue sur l’entrelacement des arts. La musique souligne les silences et les tensions des textes, tandis que la danse contemporaine, interprétée par les élèves du Conservatoire de Carpentras, prolonge l’émotion par le mouvement. Une manière sensible de rappeler que le patrimoine littéraire se transmet aussi par la création vivante.

Un rendez-vous poétique pour le jeune public
Dimanche 25 janvier au matin, place à l’imaginaire des plus jeunes avec Griff et les fabuloptères. Ce spectacle dessiné et musical invite à la rencontre entre Griff, chat chanteur des toits urbains, et le monde souterrain des insectes. Silhouettes de papier, pop-up, dessins en direct et ambiances sonores composent un univers sensoriel et ludique, où la frontière entre ville et nature s’estompe au fil du récit. Soutenue par la CoVe, la compagnie Griff propose une expérience à hauteur d’enfant, à la fois drôle et délicate, qui interroge notre regard sur le vivant. Un week-end où la littérature, la musique et le spectacle vivant invitent à repenser, en douceur, les liens entre territoires et imaginaires.

Les infos pratiques
Nuits de la lecture. 10ᵉ édition. Villes et campagnes. Lectures en musique. Samedi 24 janvier à 21h. ‘Henri Bosco, entre villes et campagnes’. L’inguimbertine. Forum de la Bibliothèque multimédia de Carpentras. Durée : 1h30. Tout public. Entrée libre. Spectacle jeunesse : Dimanche 25 janvier à 10h30. Griff et les fabuloptères par la Compagnie Griff. Durée : 35 min. Jeune public. Entrée libre sur réservation. Tout le programme ici.
Mireille Hurlin


Duplan de Provence : l’art du jeune plant

La confiserie Clavel continue son développement avec l’ouverture de deux nouvelles boutiques sur la commune de Saint-Didier. Cela va avoir un impact positif évident sur le chiffre d’affaires en 2026. Une grande partie de la fabrication de la société sera désormais assurée dans l’atelier d’une des deux boutiques.

La société Clavel travaille dans la confiserie depuis des lustres. Cela fait près de cent ans que la tradition familiale autour du sucre se perpétue. Serge Clavel et son frère Jean ont repris l’affaire en 2002. Ils ont travaillé auprès de leurs parents très jeunes avant cela. Une opportunité se présente avec la vente du matériel de fabrication de berlingots de la confiserie Saint-Siffrein qui fermait son site de Carpentras. Un local est loué sur l’avenue du Marché-gare et l’affaire est lancée sur le produit phare et symbolique de la ville de Carpentras. A savoir le bonbon de forme tétraédrique qu’est le berlingot. La suite est une croissance régulière de la société avec des diversifications dans la biscuiterie en 2008 et la glace en 2012. Cette même année, la société ouvre une boutique à Carpentras en face de la bibliothèque-musée L’Inguimbertine. « En 2019, j’ai vendu ma marque de berlingots Clavel à la Confiserie 1844 dont le site de fabrication est sur Monteux. Cette vente concernait ma marque pour la grande distribution », explique Serge Clavel, le co-dirigeant de l’entreprise.

René Clavel, toujours au travail
René Clavel a 87 ans. Bon pied bon œil, il continue de donner un coup de main à la confiserie tous les matins dès cinq heures.  » J’ai pris ma retraite à 75 ans mais j’aime encore travailler à la fabrication. J’ai créé la boutique Porte d’orange à Carpentras  en 1966. Nous avons aujourd’hui cinq générations de confiseurs. Mon grand-père Léon a créé la première confiserie à Avignon. Mon père Marcel lui a succédé. J’ai transféré le site sur Carpentras ensuite. Mes deux fils Serge et Jean ont rejoint l’affaire au début des années 80. Mes petits-enfants, Charly et Charlotte, sont à la vente de la boutique depuis une dizaine d’années « 

Deux achats en 2025

« J’ai eu l’opportunité de racheter deux fonds de commerce intéressants sur le Cours, dans une commune attractive, à Saint-Didier », explique Serge Clavel. La première boutique est l’ancienne pâtisserie Martichon, qui dispose d’un très bel atelier de fabrication au sous-sol de 100 m². « Nous avons transféré une grande partie de notre production dans ce bel outil de travail. Seule les glaces sont fabriquées à Carpentras. » La seconde boutique était une ancienne blanchisserie. « Nous allons proposer à la clientèle de la confiserie dans ce lieu, avec des démonstrations de fabrication. » Jean Clavel, le frère de Serge, tenait jusqu’alors la boutique de Fontaine-de-Vaucluse qui va fermer. Il va venir sur ce lieu assurer son savoir-faire. Pour tenir ces deux boutiques, trois personnes sont sur le pont, deux vendeuses et Charly, le fils de Serge.

Un premier été satisfaisant

« Le premier été 2025 a été satisfaisant avec une clientèle de locaux et de touristes bien présents sur la commune de Saint Didier. » L’objectif pour les deux boutiques et d’arriver en 2026 sur un rythme de croisière, en étant davantage connue de la clientèle. 

Les perspectives de l’entreprise sont de continuer son développement sur ses deux boutiques. La transmission de l’entreprise à la dernière génération, Charly et Charlotte, la fille de Jean, est en réflexion. Depuis début décembre, l’activité bat son plein pour les fêtes de fin d’année. Vient actuellement la traditionnelle brioche. « Nous avons la même recette depuis mon arrière-grand-père en 1930, sans aucun changement. Tout le mois de janvier sera bien évidemment consacré à la fabrication et à la vente de cette couronne briochée à la fleur d’oranger », explique Serge Clavel. 


Duplan de Provence : l’art du jeune plant

L’association d’entreprises Carpensud qui va fêter ses 30 ans en septembre prochain compte à ce jour 110 adhérents. Elle a des projets de dynamisation de ses activités au service des entreprises sur le territoire. Son président, Gaëtan Bonnet, et son équipe ont convié ses adhérents à la traditionnelle cérémonie des vœux à la concession Peugeot de Carpentras qui accueillait cette cérémonie.

Il a succédé à Patrice Rouvier en 2025. Gaëtan Bonnet a prononcé le traditionnel discours de l’association pour les vœux de cette nouvelle année 2026. Il a tenu à remercier son conseil d’administration et la chargée de mission et de développement de Carpensud, Sophie Montmasson. « Je suis très satisfait de l’augmentation du nombre d’adhérents depuis un an, à savoir 20. Même si l’année 2025 n’a pas été simple sur le plan économique, l’association est restée dans un bon dynamisme avec pas moins de 20 événements organisés sur l’année », a expliqué Gaëtan Bonnet lors de son discours.

« Ma famille est originaire de Carpentras. Je suis revenu vivre dans Vaucluse depuis une dizaine d’années. Je suis adhérent à Carpensud depuis 2021 et membres du conseil d’administration depuis 2023. On m’a proposé de succéder à Patrice Rouvier. Après réflexion sur mon organisation personnelle, j’ai accepté cette belle mission en mai dernier. C’est une vraie charge avec une volonté de dynamiser le territoire et d’apporter un esprit d’entraide entre les chefs d’entreprises membres de l’association. »

De nouveaux projets

Avec ses six commissions thématiques, l’association veut continuer d’apporter un réel service à ses adhérents chefs d’entreprise. « L’objectif est d’être utile aux entreprises. Ensemble, nous sommes plus forts », a expliqué Gaëtan Bonnet. L’objectif de l’association est d’arriver à 250 adhérents d’ici cinq ans. De nombreux projets sont dans les cartons comme celui de la CVthèque partagée par tous les adhérents, une application mobile Carpensud qui doit être lancée en 2026 notamment.

Des liens étroits avec les institutions

Le président a rappelé à l’occasion de son discours l’importance des synergies qu’il doit y avoir avec toutes les institutions du territoire comme l’État, la Région, le Département la CoVe, la CCI, France Travail entre autres. 

Un nouveau prix

Gaëtan Bonnet et son équipe désirent développer davantage l’innovation au sein de l’association. Pour concrétiser cette volonté stratégique, le Prix de l’Entrepreneur Innovant sera décerné en septembre 2026 pour la première édition, sur une idée d’Astrid Jourdan, la vice-présidente. Une fois par mois, l’Atelier croissants autour d’une thématique est proposé aux adhérents. Une autre nouveauté concerne l’Atelier apéro mensuel proposé aux adhérents et aux extérieurs. « Ces deux événements d’une durée d’une heure environ ont pour objectif d’apporter des informations qualitatives à nos adhérents sur des sujets qui les touchent directement dans leur activité professionnelle. Nous avons mis en place l’atelier apéro pour permettre la présence aux entreprises plus disponibles en soirée que le matin. »

 ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Duplan de Provence : l’art du jeune plant

Après une première projection remarquée en décembre, le Cinéma Le Rivoli à Carpentras propose une nouvelle séance exceptionnelle de L’Exposition Le Caravage sur grand écran, samedi 17 janvier à 14h. Une plongée cinématographique d’1h30 dans l’univers d’un peintre mythique, accessible au public vauclusien sans quitter le territoire.

Peu d’artistes ont marqué l’histoire de la peinture avec une telle intensité : Le Caravage. Son usage radical du clair-obscur, son naturalisme sans concession et la puissance d’émotions de ses personnages ont bouleversé la peinture européenne du XVIIᵉ siècle.

Des œuvres fascinantes
Reconnaissables entre toutes, ses œuvres continuent de fasciner historiens de l’art comme grand public. La projection proposée à Carpentras permet d’en redécouvrir la richesse à travers une réalisation soignée, mêlant prises de vues en très haute définition, analyses d’experts et recontextualisation historique. Chaque toile est explorée dans ses moindres détails, révélant la virtuosité technique autant que la modernité du regard de l’artiste.

Le Caravage, un peintre révolutionnaire
Né en 1571 à Milan, Le Caravage est l’une des figures majeures de la peinture baroque. Il a profondément transformé l’art européen par son usage radical du clair-obscur, opposant des ombres profondes à une lumière crue et dramatique, au service de l’émotion et du réalisme.
Refusant toute idéalisation, il représente ses personnages tels qu’ils sont, souvent inspirés du peuple, donnant aux scènes religieuses une humanité saisissante.

Traduire la réalité
Cette approche novatrice, parfois jugée choquante à son époque, confère à ses œuvres une modernité frappante. Peintre au génie tourmenté, Le Caravage mena une vie marquée par les scandales et l’exil, avant de mourir en 1610 à l’âge de 38 ans, dans des circonstances encore discutées. Son influence demeure considérable et continue d’irriguer l’histoire de l’art jusqu’à aujourd’hui.

Une œuvre qui raconte un homme
Réalisé par Phil Grabsky et David Bickerstaff, le film dépasse la simple contemplation esthétique. Il s’attache à comprendre ce que ces chefs-d’œuvre disent de l’homme derrière le pinceau. L’exposition-film prend ainsi la forme d’une véritable enquête artistique et humaine, éclairant les zones d’ombre d’un créateur hors normes.

Quand le cinéma devient musée
En proposant cette exposition sur grand écran, la salle de cinéma devient un lieu de transmission culturelle à part entière. Ce format hybride, à la frontière entre le documentaire et la visite muséale, offre une expérience immersive accessible à un large public, sans renoncer à l’exigence intellectuelle. Une manière renouvelée d’aborder les grandes figures de l’art, en prenant le temps de regarder, comprendre et ressentir.

Infos pratiques
La projection se tiendra samedi 17 janvier à 14h au Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor-Hugo, à Carpentras. 04 90 60 51 11. Le film, d’une durée d’1h30, est proposé en version originale sous-titrée en français. Le tarif unique 10€/ tarif -18 ans 7€ (sur présentation d’un justificatif). Les cartes de fidélité et les tickets de comité d’entreprise ne sont pas acceptés.
Calista Contat-Dathey


Duplan de Provence : l’art du jeune plant

À compter du 1er janvier 2026, la réforme du diagnostic de performance énergétique devrait faire sortir 850 000 logements du statut de passoire thermique. Une évolution attendue dans un marché locatif sous tension, mais qui pourrait aussi peser sur les prix, y compris en Vaucluse.

Le marché immobilier s’apprête à intégrer un changement technique aux effets très concrets. Le 1er janvier 2026 entre en vigueur un nouveau mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE), destiné à corriger un biais défavorable aux logements chauffés à l’électricité. À la clé, environ 850 000 biens jusque-là classés F ou G pourraient voir leur note s’améliorer sans travaux, modifiant sensiblement l’équilibre du marché.

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Un ajustement méthodologique aux conséquences massives
La réforme repose sur la révision du coefficient de conversion de l’électricité, jusqu’ici fixé à 2,3, et abaissé à 1,9, contre 1 pour les autres sources d’énergie (gaz ou le bois). Ce coefficient, utilisé pour traduire l’énergie finale en énergie primaire dans le calcul du DPE, pénalisait jusqu’à présent les logements électriques par rapport aux autres modes de chauffage.
Cette évolution devrait permettre de reclasser près de 850 000 logements, sur les 4,8 millions de passoires thermiques recensées en France en 2023. Elle vise également à rapprocher la méthodologie française de celle en vigueur dans d’autres pays européens comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, ou encore la Belgique, où l’électricité est moins pénalisée dans l’évaluation énergétique des logements.

Un soulagement pour un marché locatif sous tension                         
Cette réforme intervient dans un contexte de raréfaction de l’offre locative. Depuis janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location, tandis que les logements F le seront à partir de 2028. Par ailleurs, les biens classés F ou G ne peuvent plus faire l’objet d’une revalorisation de loyer depuis 2022. Dans ce cadre, la sortie de plusieurs centaines de milliers de logements du statut de passoire énergétique pourrait desserrer partiellement l’étau, notamment dans les territoires où le parc ancien est dominant.

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En Vaucluse
En Vaucluse, cette évolution pourrait avoir un impact notable. Le département se caractérise par une part importante de logements construits avant les premières réglementations thermiques, notamment dans les centres anciens d’Avignon, Carpentras ou Orange, où le ch auffage électrique est largement répandu. La réforme pourrait donc permettre la remise sur le marché de logements jusqu’ici contraints, sans pour autant régler les enjeux structurels de rénovation.

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Des logements toujours énergivores
Si la note administrative évolue, la performance réelle des bâtiments reste inchangée. Les logements concernés demeurent, dans de nombreux cas, mal isolés. La réforme modifie l’étiquette énergétique, mais non la qualité thermique intrinsèque du bâti. Un point régulièrement souligné par les acteurs publics de la rénovation énergétique, qui alertent sur le risque de retarder certains travaux pourtant nécessaires à moyen terme.

Une mise à jour simplifiée, mais un contrôle limité
Sur le plan opérationnel, les propriétaires n’auront pas à refaire de diagnostic. Les DPE réalisés avant 2026 pourront être mis à jour gratuitement sur la plateforme de l’Ademe, sans nouvelle intervention sur site.

La fiabilité du DPE
Cette simplification s’inscrit toutefois dans un contexte de fragilisation de la fiabilité du DPE. Plusieurs études sectorielles font état d’incohérences statistiques et d’une progression des surévaluations, notamment dans les zones tendues, où la pression réglementaire est la plus forte. Les capacités de contrôle demeurent limitées, alors même que les enjeux financiers sont importants.

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Un effet mécanique sur les prix
La reclassification énergétique pourrait également influer sur les prix de vente et de location. Les données notariales montrent que l’étiquette énergétique pèse lourdement sur la valorisation des biens. En 2024, une maison classée G se vendait en moyenne 25% moins cher qu’une maison classée D, et 18 % de moins pour une F. Pour les appartements, les écarts atteignaient respectivement 17 % et 10 %. En Vaucluse, où le pouvoir d’achat immobilier est plus contraint que dans les grandes métropoles, une amélioration automatique des notes pourrait contribuer à une hausse mécanique des prix, au détriment des ménages modestes et des primo-accédants.

D’autres évolutions à venir
La réforme du DPE ne constitue qu’une étape. D’autres ajustements sont à l’étude, notamment une proposition de loi visant à permettre la sortie temporaire de certains logements du statut de passoire énergétique sous condition d’un engagement de travaux dans un délai encadré. Autant de signaux qui traduisent la recherche d’un équilibre délicat entre maintien de l’offre et ambition climatique.
Calista Contat-Dathey


Duplan de Provence : l’art du jeune plant

Le film documentaire Au cœur d’une restauration sera projeté au cinéma Capitole MyCinewest, au Pontet, ce dimanche 28 décembre en présence des réalisateurs.

Ce dimanche, le public pourra vivre une immersion dans une restauration d’exception, au cœur de la cathédrale Saint-Véran, à Cavaillon, grâce au documentaire Au cœur d’une restauration diffusé au Cinéma du Pontet.

Réalisé par Studio One, producteur et distributeur de films et documentaires basé à Carpentras, ce film documentaire de 1h26min suit les petites mains qui préservent notre patrimoine : tailleurs de pierre, doreurs, électriciens, maîtres-verriers, archéologues… L’artisanat et la passion s’entremêlent dans cette restauration monumentale pour sauver un joyau du territoire.

Les cloches, les dorures, les vitraux ou encore les fresques… Les spectateurs découvriront tous les détails qui subliment la cathédrale de Cavaillon, mais aussi des témoignages et interviews de ceux qui ont participer, de près ou de loin, à la restauration de l’édifice.

Réservation en ligne ou achat des billets sur place.
Dimanche 28 décembre. 16h. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.


Duplan de Provence : l’art du jeune plant

Déjà distinguée depuis près de trente ans, Carpentras franchit une nouvelle étape en obtenant, en ce mois de décembre, la troisième fleur du Label Villes et Villages Fleuris. Une reconnaissance exigeante qui vient saluer une politique de cadre de vie durable, portée sur le long terme par la collectivité, ses agents et ses habitants.

Labellisée deux fleurs depuis 1996, Carpentras s’est engagée début 2025 dans le processus classique de renouvellement de sa distinction, mené tous les deux ans en lien avec l’organisme national du label et le comité régional de tourisme de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Mais au-delà du simple maintien, la municipalité a choisi de relever le niveau d’exigence en sollicitant l’évaluation pour l’obtention d’une troisième fleur.

Faire savoir
Un dossier de candidature complet, présenté sous forme de livret et entièrement conçu en interne par les services municipaux, a été déposé en juin 2025. Remis au jury lors de sa visite du 20 juin, le document a misé sur la cohérence d’un projet de ville construit dans le temps, doté d’espaces végétaux reliés tel un fil conducteur de l’aménagement urbain.

Plus qu’un fleurissement, une démarche globale
Attribué à moins d’un quart des communes labellisées en France, le niveau ‘trois fleurs’ distingue les collectivités qui dépassent la seule qualité esthétique de leurs plantations. Le Label Villes et Villages Fleuris évalue en effet une approche tenant compte de la gestion raisonnée de l’eau, du choix d’essences adaptées au climat, de la réduction des intrants phytosanitaires, des continuités écologiques, et aussi de l’intégration paysagère des espaces publics et implication citoyenne. À Carpentras, chaque massif, alignement d’arbres, espace vert traduit le travail quotidien des équipes municipales, mais aussi une vision partagée de la ville, dans un contexte marqué par le changement climatique et la nécessaire adaptation des territoires, la végétalisation devient également un facteur d’attractivité.

Un label remarqué du point de vue du territoire
Le label, créé en 1959, est en fait un outil de valorisation territoriale. Il participe à l’image des communes, œuvre à leur attractivité touristique et résidentielle, et accompagne les politiques publiques en faveur de la biodiversité et du bien-être des habitants. L’obtention de la troisième fleur couronne des années d’efforts continus et consacre une démarche ancrée dans le temps, fondée sur la constance, la technicité et l’engagement collectif, loin d’une logique d’affichage ponctuel. Avec cette troisième fleur, Carpentras marque son attention à environnement et à la qualité de vie de ses habitants.

En savoir plus ?
En France, près de 4 700 communes sont aujourd’hui labellisées Villes et Villages Fleuris. Parmi elles, seules 287 ont atteint le niveau maximal des quatre fleurs, qui distingue l’excellence à l’échelle nationale. Le Vaucluse compte pour sa part environ 31 communes labellisées. Plusieurs affichent trois fleurs, à l’image de Carpentras, Pernes-les-Fontaines, Vaison-la-Romaine ou Le Thor, tandis qu’Orange est distinguée par une fleur. Le label repose sur quatre niveaux de reconnaissance : une fleur marque l’engagement initial en faveur du cadre de vie ; deux fleurs saluent la cohérence et la régularité des aménagements paysagers ; trois fleurs récompensent une politique globale, durable et structurée ; quatre fleurs, enfin, consacrent l’excellence à l’échelle nationale.
Mireille Hurlin

https://www.echodumardi.com/tag/carpentras/page/5/   1/1