17 août 2026 |

Ecrit par le 17 août 2026

Vaucluse : la chaleur s’installe, l’urgence aussi

Avignon, Orange et Cavaillon ferment la marche du classement national des villes où il fera le plus difficilement bon vivre sous l’effet du réchauffement climatique. Avec des notes inférieures à 8,5 sur 20, les trois communes vauclusiennes apparaissent comme les plus exposées à des étés toujours plus éprouvants. D’ici 2100, les températures pourraient encore grimper de 4,2 °C dans le département, selon les projections de Météo-France.

Le quotidien Le Parisien vient de publier une étude qui place le Vaucluse au cœur des territoires les plus vulnérables au changement climatique. Sur les 452 communes françaises de plus de 20 000 habitants passées au crible, Avignon arrive en dernière position avec une note de 7,97 sur 20. Orange (8,32) et Cavaillon (8,34) complètent ce trio peu enviable. Aucune autre agglomération française ne concentre un tel niveau d’exposition.

Quelle capacité aux habitants de supporter la canicule ?
Ce classement repose sur 26 indicateurs mêlant projections climatiques, caractéristiques des logements et données sanitaires. Autrement dit, il ne mesure pas uniquement la hausse du thermomètre, mais la capacité réelle des habitants à supporter les canicules de demain.

Une réalité que les Vauclusiens connaissent déjà
Pour les habitants, pourtant habitués à des été chauds, la saison caniculaire se rallonge, les nuits peinent à rafraîchir l’air, les épisodes d’ultra chaleur se succèdent. Le thermomètre dépasse régulièrement les 40°C dans la vallée du Rhône et le refroidissement nocturne devient de plus en plus rare, notamment dans les centres urbains fortement minéralisés.

12h30, aujourd’hui, en haut de la rue de la Ré (République), Avignon, à la recherche de la moindre parcelle d’ombre. Copyright Mireille Hurlin

Le retour des arbres en ville ?
À Avignon, Orange ou Cavaillon, la pierre, le béton et le bitume emmagasinent la chaleur tout au long de la journée avant de la restituer pendant la nuit. Ce phénomène d’îlot de chaleur urbain accentue la pénibilité des épisodes caniculaires et complique le quotidien des personnes âgées, des jeunes enfants ou des salariés travaillant en extérieur. Les projections de Météo-France confirment cette tendance : le département pourrait enregistrer 2,6°C supplémentaires dès 2050, puis 4,2°C à la fin du siècle selon les scénarios les plus pessimistes. Avec, à la clé, davantage de journées au-delà des 30°C et une multiplication des nuits tropicales.

Un défi pour l’économie comme pour la qualité de vie
Le Vaucluse est l’un des départements français où la ressource en eau devient la plus fragile. Agriculture, viticulture, tourisme, activités de plein air : tous les secteurs économiques sont directement concernés. Les incendies de forêt plus précoces, les tensions sur l’irrigation ou encore les restrictions d’eau estivales témoignent déjà de cette évolution. De leur coté, nombre de collectivités vauclusiennes ont déjà priorisé la végétalisation des espaces publics, la plantation d’arbres, la création d’îlots de fraîcheur, la rénovation énergétique des bâtiments, la désimperméabilisation des sols ou la récupération des eaux pluviales. La canicule, cependant, demande à accélérer le mouvement.

Le climat pourrait rebattre les cartes
À l’opposé, les villes du littoral normand, breton ou des Hauts-de-France dominent le classement. Cherbourg-en-Cotentin obtient même la meilleure note nationale (16,21 sur 20), profitant d’un climat océanique beaucoup plus tempéré. Pour François Gemenne, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), cette fracture pourrait progressivement modifier la géographie du pays. Certaines populations pourraient être tentées de s’installer dans des régions où les conditions estivales demeureront plus supportables. Le changement climatique façonne déjà les paysages, influence les politiques publiques et redéfinit les conditions de vie. Le classement publié par Le Parisien agit ainsi comme un révélateur et suggère un territoire appelé à s’adapter, rapidement, à un climat qui change plus vite que les habitudes.

S’inspirer des villes qui vivent déjà avec la chaleur
À Séville, les rues se couvrent chaque été de vastes voiles d’ombrage qui font chuter la température ressentie de plusieurs degrés. Barcelone multiplie les ‘refuges climatiques’ dans les bibliothèques, écoles, musées et parcs, ouverts gratuitement aux habitants lors des fortes chaleurs. Athènes a nommé un ‘responsable de la résilience thermique’ chargé de coordonner les politiques publiques face aux canicules, tandis que Singapour mise sur une végétalisation spectaculaire de la ville : façades plantées, toitures végétales, corridors arborés et plans d’eau créent de véritables îlots de fraîcheur.

Le jardin éphémère du Petit palais installé par Cécile Helle, ancienne maire d’Avignon, en juin 2025 Copyright Mireille Hurlin

A Paris, Lyon, Montpellier
À Lyon, plusieurs cours d’école ont été transformées en ‘cours oasis’, remplaçant le bitume par des arbres, des sols perméables et des espaces ombragés. Paris développe un vaste réseau d’îlots de fraîcheur accessibles au public, tandis que Montpellier expérimente des revêtements de chaussée plus clairs, capables de réfléchir une partie du rayonnement solaire.

En Vaucluse
En Vaucluse, des solutions ont déjà été mises en oeuvre comme de planter davantage d’arbres dans les centres historiques, de désimperméabiliser les places minérales, de récupérer les eaux de pluie pour irriguer les espaces verts, de développer des fontaines et des brumisateurs alimentés en eau non potable, de conseiller des matériaux de toiture plus clairs ou encore de repenser les horaires des animations estivales afin de privilégier les soirées. Ces aménagements relèvent déjà d’une stratégie d’attractivité pour préserver la qualité de vie des habitants, maintenir l’activité économique et de continuer à accueillir les millions de touristes séduits chaque année par le Vaucluse, malgré des étés de plus en plus ardents.
Source Le Parisien ici.
Mireille Hurlin


Vaucluse : la chaleur s’installe, l’urgence aussi

Cet été, la Ville de Cavaillon organise deux soirées DJ dont une qui devait se tenir ce vendredi 24 juillet mais qui est finalement reportée au vendredi 7 août, et une autre qui aura lieu le vendredi 28 août.

En raison de l’occupation illégale de l’hippodrome par des membres de la communauté des gens du voyage, la Ville de Cavaillon se voit dans l’obligation d’annuler ou reporter plusieurs événements qui devaient avoir lieu au mois de juillet, dont la soirée DJ du 24 juillet qui aura lieu le 7 août.

Les vendredis 7 et 28 août, ce sont deux soirées festives qui attendent les Cavaillonnais et visiteurs à l’hippodrome de Cavaillon. Comme chaque année, la Ville organise les soirées DJ de l’été, proposées gratuitement au public.

Au programme : DJ sets, performances artistiques, danseuses, animations visuelles, effets spéciaux, cadeaux lumineux et foodtrucks. La première soirée, le 7 août, sera dédiée aux sonorités électro avec le DJ Loudrix, qui sera accompagné d’un saxophoniste live et de nombreuses animations scéniques.

Vendredis 7 et 28 août. De 20h à 1h. Entrée gratuite. Hippodrome. 92 Avenue Pierre Grand. Cavaillon.


Vaucluse : la chaleur s’installe, l’urgence aussi

Inaugurée en juillet 2023, galerie Heckel de Cavaillon, s’est fixée pour mission d’exposer des talents émergents et d’ouvrir ses portes à de nouveaux publics. Avec l’exposition triennale l’été en douce, la galerie crée et dirigée par Thanh et Pascal Le Luong, affirme avec force cette vocation en exposant jusqu’au 30 septembre les travaux de 11 artistes (9 peintres et 2 photographes).

En 3 ans d’existence la galerie Heckel a permis à de nombreux plasticiens, dont de plusieurs artistes installés dans la région, et « qui ne sont pas du sérail » d’exposer leurs travaux. Ce rôle de découvreur de talents ne serait pas tout à fait complet si les œuvres de ces peintres, photographes ou sculpteurs ne rencontraient pas de larges publics. C’est le deuxième volet de la mission de cette galerie qui a également fait le choix de s’installer dans une rue de la ville en devenir. « Nous avons permis à des Cavaillonnais très modestes qui ne se sentaient pas autorisés à fréquenter des galeries de venir et d’acheter leur premier tableau qui leur parlait, c’est une belle victoire ! » affirment de concert Thanh et Pascal Le Luong.

Pour cette exposition multi-facettes la galerie accueille quelques artistes qui y ont déjà exposé et quelques petits nouveaux comme ANIBEL, ENOLIE,  Emmanuelle CARRE, Robert RENARD et les nouvelles créations de Jean-Marie BARRE, Graham STRINGER… Un mélange des styles, des sujets et des techniques qui illustre toute la palette des talents réunis pour cette exposition.

Les artistes exposés

Anibel, autodidacte et ancienne styliste dans la mode, travaille la technique de la peinture à l’huile. Un héritage de son père lui-même artiste peinte professionnel. Ces oeuvres oscillent entre macro et micro, entre figuration et abstraction, sublimant la nature jusqu’à la rendre onirique, troublante et surréaliste. www.anibelartistepeintre.com

Jean-Marie Barre est, depuis sa plus tendre enfance, passionné et profondément inspiré par la nature. Après une profonde remise en question de son travail en 2007, il abandonne le figuratif pour s’ouvrir à l’abstraction et au travail de l’inconscient. Pour aller jusqu’au bout de sa démarche il peint à mains nues les yeux fermés. Aujourd’hui installé dans le Vaucluse il est revenu au figuratif. Il continue à peindre avec les doigts et la nature est toujours sa source d’inspiration. jmbarre.com/portfolio

Emmanuelle Carré, artiste peintre abstraite explore la matière comme un langage vivant. Poudre de marbre, chaux, enduits, pigments naturels et feuilles dorées nourrissent un geste libre et intuitif, inspiré par la nature et les transformations du vivant. Une expérience sensible et contemplative. www.emmanuellecarre-artiste.fr

Laurent Charpentier, photographe, journaliste indépendant, a été rédacteur en chef adjoint de Voiles & Voiliers et rédacteur pour différents magazines. Auparavant il était officier de la marine marchande. La mer est son domaine de prédilection. Cargo, porte-conteneur, remorqueur ou boutre : au large les marins pérégrinent entre deux infinis, dans une solitude ontologique et spirituelle. www.laurentcharpentier.com/?post_type=portfolio

Elizabeth de Roquefeuil, a baigné dans une famille d’artistes. Diplômée de l’école Camando, elle commence sa carrière comme architecte d’intérieur chez un tapissier décorateur. En parallèle elle s’adonne à la peinture sous ses différentes technique : aquarelle, gouache, pastel… pour des portraits d’enfants, des paysages et des scènes d’intérieur. Après des séjours particulièrement inspirant aux Antilles, à Varsovie et à Hanoï Elizabeth de Roquefeuil s’installe à Paris et perfectionne son art avec la peinture à l’huile. Un nouvel élan dans son œuvre. boutique.galerie-heckel.fr/produit/elizabeth-de-roquefeuil-melon-bleu

Enolie est une jeune artiste peintre installé à l’Isle-sur-la-Sorgue. Diplômée de la célèbre école d’art Emile Cohl, elle a développé une signature esthétique originale largement influencé par le style impressionniste qu’elle a su s‘approprier et moderniser. Elle y privilégie une palette vivre et expressive avec des roses chaleureux, des verts éclatants, des bleus doux et des jaunes solaires. Un équilibre maîtrisé entre harmonie et énergie, entre douceur et vigueur. enolie.com/fr/

Jean-Claude Francolon, Photo journaliste, débute sa carrière dans le sport automobile avant de s’ouvrir à d’autres sujets. Ces photos, comme celles de François Mitterrand au Chili, ou celles de Fidel Castro jouant au basket ont fait le tour du Monde. Il a couvert de nombreux lieux de conflits ou de révolutions. Il a également suivi 12 voyage du pape Jean-Paul II. photos/jean-claude-francolon

Pour Karel Liefooghe, sa jeunesse aura été déterminante dans son parcours artistique. Son enfance et son adolescence n’ont pas été très heureuses reconnaît-il. Après avoir fait ses premières armes à l’académie royale des beaux-arts de Gand, Karel devient photographe. Ces expériences dans le monde de la photo ont nourrit son travail artistique. Il utilise, pour peindre, des photos mais ces photos ne sont pas les siennes, elles sont empruntées à d’autres. Des instantanés qui sont des situations de vie qu’il aurait aimé vivre, des souvenirs heureux qu’il n’a pas connu étant jeune. le-peintre-karel-liefooghe-expose-a-la-galerie-heckel-de-cavaillon-ses-souvenirs-argentiques-voles

Robert Renard, dès l’âge de 15 ans s’exprimait par le dessin et la peinture. En 1993, son art rencontre celui de la danse contemporaine. Une histoire d’amour qui dure depuis. Par le croquis il saisit le corps en mouvement et toute l’énergie de la danse. Au travers des milliers de croquis, de peintures et aussi de sculptures, Robert Renard témoigne de cette immersion totale dans l’univers de la danse. Son attention pour le corps en mouvement et l’Être humain restent pour ce plasticien de la danse son ultime source de son inspiration. robertrenardcom.wordpress.com

Graham Stringer est un artiste britannique installé en France. Il développe une pratique figurative utilisant à la fois l’acrylique et le pastel. Ancré dans le dessin d’observation et le travail d’aprés modèle vivant son travail explore les notions d’identité, de mémoire et de questionnement social à travers la figure humaine. Il invite le spectateur de ses œuvres à redécouvrir des récites familiers sous un regard contemporain. grahamsketch.com

Jean Verame, partant du principe que « seuls les fous voyagent au fond d’eux-mêmes » , poursuit inlassablement la quête de sa propre vérité. Il approche de son but en abordant finalement la peinture dans les années 60. Son immense désir d’absolu le pousse à se confronter aux déserts. Ils vont devenir le cadre de réalisations peu communes qui marqueront les esprits. Pour lui peindre le désert ce sont de formidables noces avec la nature et avec le monde. www.jeanverame.fr

Galerie Heckel
97, rue de la République
84300 Cavaillon
www.galerie-heckel.fr
07 56 91 30 19


Vaucluse : la chaleur s’installe, l’urgence aussi

Jusqu’au dimanche 26 juillet prochain, Cavaillonnais et visiteurs sont invités à découvrir l’exposition ‘Je vous écris de Cavaillon’ à l’espace Léon Colombier.

La Ville de Cavaillon dévoile une nouvelle exposition, ‘Je vous écris de Cavaillon’, qui propose de (re)découvrir le patrimoine local à travers le prisme de la correspondance, mêlant archives municipales et cartes postales anciennes.

« Organisée à l’espace Léon Colombier, cette exposition propose un dialogue inédit entre histoire et création contemporaine grâce à un appel à artistes, explique la Ville. Le parcours se veut interactif avec un dispositif original de cartes redistribuées entre visiteurs. Cette exposition met en relation les expressions provençales et les collections de philatélie locales. »

Du lundi au samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h et le dimanche de 10h à 12h. Fermeture exceptionnelle samedi 11 juillet au matin.
Jusqu’au 26 juillet. Espace Léon Colombier. 55 Rue Raspail. Cavaillon.


Vaucluse : la chaleur s’installe, l’urgence aussi

Ces vendredi 3 et samedi 4 juillet, la ville de Cavaillon accueillera une nouvelle édition de l’événement Melon en Fête. De nombreuses animations autour du fruit sont prévues.

Melon en Fête, le rendez-vous tant attendu des Cavaillonnais, fait son grand retour durant deux jours. L’occasion pour la Ville de mettre à l’honneur ce fruit, symbole de Cavaillon, qui a obtenu l’Indication géographique protégée (IGP) l’année dernière après des années de travail pour l’obtention du label. De nombreuses animations attendent les habitants et visiteurs pour l’occasion. Chacun est invité à porter du blanc avec une touche d’orange pour être dans le thème.

Le programme

Les festivités débuteront ce vendredi 3 juillet à 19h sur le parking de l’office de tourisme avec les intronisations dans l’ordre de la Confrérie du Melon et un apéritif offert par la Ville. S’ensuivra un marché nocturne sur le Cours Gambetta de 20h à 00h30 qui réunira artisans, créateurs, gourmandises et
idées cadeaux accompagné d’un orchestre qui se chargera de l’animation musicale.

Toute la journée du samedi 4 juillet, un marché aux melons et produits du terroir attend le public ainsi qu’un jeu de piste géant pour petits et grands, des jeux en bois, et des balades en calèche sur la Place du Clos. Durant la matinée, des démonstrations culinaires autour du melon sont prévues sur la même place avec les disciples d’Escoffier et les restaurateurs locaux de 9h à 12h. Le grand défilé de Melon en Fête se fera au départ de la Place du Clos à partir de 10h30. L’après-midi, peña, fanfare, et danses provençales sont prévues. À 20h, le très attendu Grand banquet de Melon en fête se tiendra Place Tourel, où 500 convives sont attendus (25€, réservation obligatoire). L’événement se terminera en beauté avec la roussataïo, un lâcher de 100 chevaux en liberté à 22h depuis la Place du Clos, suivie d’une soirée DJ à 22h30 sur la Place Tourel.


Vaucluse : la chaleur s’installe, l’urgence aussi

Première commune de France à lancer une mutuelle communale en 2013, Caumont-sur-Durance a ouvert une voie aujourd’hui empruntée par plusieurs milliers de collectivités. Après Avignon, Cavaillon s’engage à son tour dans cette démarche destinée à faciliter l’accès à une complémentaire santé moins coûteuse. Une initiative qui témoigne de l’évolution du rôle des collectivités face aux difficultés d’accès aux soins.

Inflation, hausse continue des cotisations des complémentaires santé, difficultés à trouver un médecin traitant… Les questions de santé s’invitent désormais au cœur des préoccupations des collectivités locales. Si l’Assurance maladie rembourse une partie des dépenses de santé, le reste à charge demeure parfois conséquent. Pour de nombreux ménages : retraités, étudiants, travailleurs indépendants, demandeurs d’emploi ou familles modestes, le coût d’une complémentaire santé peut conduire à reporter, voire abandonner certains soins.

L’essor rapide des mutuelles
C’est la raison pour laquelle les mutuelles communales connaissent un essor rapide. Le principe ? Une commune négocie, au nom de ses habitants, un contrat collectif auprès d’un organisme complémentaire afin d’obtenir des tarifs plus avantageux que ceux proposés dans le cadre d’une souscription individuelle. Selon les profils, les économies peuvent atteindre 30 à 40%, grâce à la force de la négociation collective.

Copyright Ville de Cavaillon

Caumont-sur-Durance, un laboratoire devenu référence
C’est dans le Vaucluse que cette aventure a commencé. En 2013, Caumont-sur-Durance lançait la première mutuelle communale de France. L’objectif était déjà de lutter contre le renoncement aux soins en proposant une couverture santé plus accessible.Treize ans plus tard, cette initiative locale est devenue une référence nationale. Le modèle a essaimé dans plusieurs milliers de communes françaises. À Caumont-sur-Durance, près de 650 habitants bénéficient aujourd’hui de cette mutuelle négociée collectivement, preuve de la pertinence d’un dispositif qui répond à un besoin durable.

Une initiative qui fait des émules
L’exemple a inspiré de nombreuses collectivités, y compris les villes importantes. Avignon a ainsi lancé sa propre mutuelle communale en 2026. Ouverte aux habitants mais également aux personnes qui travaillent ou étudient dans la cité des Papes, elle affiche déjà des résultats encourageants : selon les premiers bilans communiqués par la municipalité, les adhérents réalisent en moyenne 15% d’économies tout en bénéficiant d’une couverture mieux adaptée à leurs besoins.

Cavaillon entre dans la dynamique
À Cavaillon, la création d’une mutuelle communale figurait parmi les engagements de campagne du maire réélu Gérard Daudet. La municipalité vient d’en engager la concrétisation. Avant de consulter les organismes complémentaires, la Ville souhaite toutefois connaître précisément les attentes des habitants. Une enquête est donc ouverte jusqu’au 30 septembre 2026, en ligne sur le site internet municipal, via un QR Code et en version papier distribuée avec le magazine municipal ou disponible à l’accueil de la mairie. Mission ? Mesurer le nombre potentiel d’adhérents afin de disposer d’un véritable poids dans les futures négociations avec les assureurs et obtenir les meilleures conditions tarifaires.

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Mutualiser pour mieux protéger
Contrairement à une mutuelle municipale qui serait financée par la collectivité, la mutuelle communale ne représente aucune dépense pour les finances locales. La commune agit comme facilitatrice : elle met en concurrence plusieurs organismes et négocie un contrat collectif au bénéfice de ses administrés. Les offres sont généralement accessibles sans questionnaire médical, sans limite d’âge, sans délai de carence ni condition de ressources, avec plusieurs niveaux de garanties afin de répondre aux besoins des jeunes actifs, des familles, des seniors ou encore des travailleurs indépendants. Certaines donnent également accès à des réseaux de soins pratiquant des tarifs préférentiels.

La santé, une compétence qui s’invente aussi sur le terrain
Si la politique de santé demeure une compétence de l’État, les collectivités territoriales prennent une place de plus en plus importante dans ce domaine. Les communes créent des maisons de santé, soutiennent l’installation de médecins, développent des actions de prévention, accompagnent les personnes fragiles ou favorisent l’accès à une complémentaire santé.

Le Département de Vaucluse, la Région Sud-Paca…
Le Département de Vaucluse agit quant à lui à travers ses compétences sociales : protection maternelle et infantile, accompagnement des personnes âgées, politique du handicap, insertion ou encore autonomie. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur intervient quant à elle davantage sur l’aménagement sanitaire du territoire, le financement de certains équipements, la formation des professionnels de santé et les dispositifs destinés à lutter contre les déserts médicaux. Cette complémentarité traduit une évolution profonde des politiques publiques : si l’organisation du système de santé reste nationale, l’accès effectif aux soins se construit désormais à l’échelle des territoires.

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Un outil contre le renoncement aux soins
Cette montée en puissance répond à une réalité préoccupante. Si plus de 95% des Français disposent aujourd’hui d’une complémentaire santé, plusieurs centaines de milliers de personnes restent insuffisamment couvertes ou renoncent encore à certains soins, notamment en optique, dentaire ou audiologie. Les retraités, les travailleurs indépendants et les ménages dont les revenus dépassent légèrement les plafonds d’aide figurent parmi les plus touchés par la hausse des cotisations. Les mutuelles communales apportent également un accompagnement de proximité grâce à des permanences locales et un interlocuteur identifié. Une dimension humaine qui explique en grande partie le succès grandissant de ces dispositifs dans les territoires.

Les Infos pratiques
L’enquête préalable à la création de la mutuelle communale de Cavaillon est ouverte jusqu’au 30 septembre 2026. Le questionnaire est accessible sur le site internet de la Ville de Cavaillon via le QR Code diffusé par la commune ; en version papier, distribuée avec le magazine municipal de juin ou disponible à l’accueil de la mairie. Répondre au questionnaire ici. À l’issue de cette consultation, la municipalité engagera les négociations avec les organismes de complémentaire santé afin de sélectionner l’offre la plus avantageuse pour les habitants.
Mireille Hurlin


Vaucluse : la chaleur s’installe, l’urgence aussi

Implantée à Cavaillon depuis sa création en 2006, la société B2P fête cet été ses 20 ans. Derrière cet acronyme (B2P) se cache en fait une des pépites françaises dans le domaine du transport et de la logistique. Cette entreprise, qui gère 5 plateformes digitales au service de plus de 33 000 acteurs du monde du transport, est leader sur son marché. Rencontre avec Benoît Aujay, son Directeur général et Audrey Cayetano, directrice de produits.

A l’origine de la création de l’entreprise en 2006, Benoît Aujay entendait défendre le pavillon français que constituait le tissus des transporteurs routiers hexagonaux. « Il s’agissait de trouver les moyens de protéger les entreprises françaises vis-à-vis des acteurs étrangers où le coût du travail y est moindre » explique Benoît Aujay. S’appuyant sur la puissance des outils digitaux, B2P créa une bourse de fret en ligne où des donneurs d’ordre, qui ont du fret à faire transporter, rencontrent des preneurs d’ordre qui disposent de capacités dans leurs camions. L’idée était simple : optimiser les chargements des camions en circulation c’est à la fois des émissions de CO2 en moins et des revenus complémentaires pour les transporteurs. Si ce type de service existait déjà, et répondant au très suranné nom de « Télé Route », il n’était pas présent sur internet. Erreur fatale. « Nous étions 10 fois moins cher qu’eux » explique le Directeur Général. « Au début ce n’était pas simple » se souvient Audrey Cayetano, directrice de produits et présente depuis la création de l’entreprise en 2006. « Il a fallu 4 à 5 ans pour ça mordre » complète Benoît Aujay. « Notre idée était de renverser le monopole de la seule entreprise existante sur le marché » se souvient Audrey, « et si nous ne savions pas au début toujours comment s’y prendre nous étions une équipe soudée, ça été déterminant » poursuit Audrey Cayetano. « Nous avons toujours eu beaucoup d’estime et de bienveillance les uns pour les autres, on a tous grandi ensemble » insiste Benoît Aujay.

« Aujourd’hui en France 90 % des acteurs utilisent nos solutions »

Benoît Aujay, directeur général

Aujourd’hui, ce sont des sociétés de transport routiers ou des commissionnaires de transport, donc les clients de la société qui en sont les actionnaires. On ne saurait rêver meilleure pérennité à l’entreprise. De la gestion des documents de transport à la lettre de voiture dématérialisée en passant par la recherche de fret ou le recrutement de personnels, B2P intervient sur toute une série d’activités et fonctions qui facilitent la vie des professionnels du transport et de la logistique. « Aujourd’hui en France 90 % des acteurs utilisent nos solutions » précise Benoît Aujay. De 15 personnes en 2006, B2P compte aujourd’hui 170 salariés. Elle réalise un CA de 20 M€ par an et la marge dégagée est de l’ordre de 10 %. Une belle réussite.

Mais le meilleur reste sans doute à venir et en particulier avec le développement de l’IA

Si le transport routier est absolument vital pour l’économie il est par ailleurs source importante d’émissions de CO2, à l’origine du réchauffement climatique. L’équation n’est pas simple à résoudre. En optimisant et rationnalisant l’activité des acteurs comme B2P participent à la diminution des incidences négatives du transport routier sur l’environnement. Mais le meilleur reste sans doute à venir et en particulier avec le développement de l’IA. « Comme nous sommes en première ligne sur le digital ça nous oblige plus que tout autre à y aller » affirme avec conviction Benoît Aujay L’entreprise s’est dotée depuis plusieurs années d’un laboratoire d’innovation constitué de 6 personnes. « Ca fait déjà deux ans que nous avons recours à l’IA dans nos process techniques ajoute le Directeur Général, et de compléter : « l’IA est un enjeu pour le futur immédiat». Les prochaines générations de camions qui utiliseront des énergies moins polluantes auront toujours besoin de plateformes digitales comme celles proposées par B2P. Imaginez les outils nécessaires rien que pour la gestion des disponibilités des bornes de recharge électriques du réseau routier.

« Avec ses nouveaux projets nous pourrons toujours garder cette petite flamme nécessaire »

Audrey Cayetano, directrice de produits

« Avec ses nouveaux projets nous pourrons toujours garder cette petite flamme nécessaire » conclue Audrey Cayetano, quant à Benoît Aujay il aime à rappeler que les difficultés rencontrées au début ont permis à l’entreprise de conserver un état d’esprit fait de détermination, d’anticipation et d’agilité. « On va continuer à créer des outils qui vont créer de la valeur » conclut-il.

Pour en savoir plus : www.b2pweb.com


Vaucluse : la chaleur s’installe, l’urgence aussi

Déjà sous la menace d’une expulsion depuis plusieurs mois le restaurant bio et solidaire, le Bio’s, devra quitter son actuel emplacement cours Gambetta dans les toutes prochaines semaines.

A l’origine une rupture de bail avec la propriétaire des lieux, qui par ailleurs était vendeuse de l’immeuble. Un acheteur qui s’était manifesté et qui aurait permis au Bio’s de rester dans ces locaux, s’est ensuite rétracté faute de garanties quant aux possibilités d’aménagements de l’immeuble.

Aujourd’hui c’est l’incertitude pour cet établissement unique qui est à la fois un restaurant bio ouvert à tous, un lieu de réinsertion sociale et de formation, une cantine solidaire et un lieu de spectacle. « Je ne vais pas mener le combat de trop » affirme la dirigeante du restaurant. Si elle avoue ne pas croire au miracle elle lance cependant un appel pour trouver de nouveaux locaux permettant à ce restaurant pas comme les autres de poursuivre ses activités.

Contacts 07 49 17 19 42 ou bioscavaillon@gmail.com


Vaucluse : la chaleur s’installe, l’urgence aussi

Souvent il existe des décalages entre la réalité et sa perception. Ainsi, certaines villes ont des images qui ne correspondent pas toujours à ce qu’elles sont réellement. Cavaillon fait partie de celles-ci, alors qu’elles disposent de nombreux atouts, à commencer par une offre culturelle que l’on peut qualifier, sans exagérer, d’assez exceptionnelle.

Rapporté à ses 26 000 d’habitants, Cavaillon est sans doute une des communes de France qui bénéficie du plus grand nombre d’équipements culturels : une scène nationale (La Garance), un conservatoire de musique, deux écoles de danse (EnKdanse et Bedoiseau), deux librairies indépendantes, une MJC, 3 salles de cinéma, 3 galeries d’art (au moins), une salle de spectacles municipale (salle du Moulin Saint-Julien), un théâtre de plein air, une médiathèque, un musée archéologique, deux espaces d’exposition (Léon Colombier et Chapelle du Grand Couvent)… à cela on pourrait ajouter le musée hôtel d’Agar, l’ancienne synagogue qui accueille régulièrement des expositions ou des conférences ou le futur musée du melon … Il convient également d’ajouter à cette liste les nombreux événements organisés durant toute l’année : corso, fête de la musique, expositions, concerts événements, fête du melon, cinéma en plein air, festival Cigale Song. Sans compter les initiatives du secteur associatif, particulièrement actif. Lien ICI sur les événements de l’été.

Un euro investit dans le patrimoine en rapporte sept à l’économie local

Cette profusion pourrait surprendre. Comme si la culture venait conjurer un mauvais sort.

De nombreuses villes en France on fait le choix de la culture ou du patrimoine pour développer leur attractivité. De ce point de vue, la cité Nantaise pourrait faire figure d’exemple. Avec son « Voyage à Nantes », et nombres d’autres évènements, Jean Blaise, une des figures majeures de la scène culturelle française, a activement participé à changer l’image de la ville. Plus proche de nous, l’Isle-sur-la-Sorgues a fait le choix d’investir dans son patrimoine et de rénover son cœur de ville dont sa remarquable Tour d’Argent, une tour du XIIème siècle, typique de l’architecture romane provençale. Pour son maire, Pierre Gonzalvez, ces investissements dans le patrimoine c’est le moyen d’attirer plus de visiteurs et donc plus de commerçants… Il est vrai qu’à Isle-sur-la-Sorgues les cellules commerciales vides sont peu nombreuses… Le maire de la cité des antiquaires estime qu’un euro investit dans le patrimoine en rapporte sept à l’économie locale.

C’est le même raisonnement qui a conduit Gérard Daudet, le maire de Cavaillon, à lancer la rénovation de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran. Ce choix c’est aussi celui de la préservation d’un patrimoine pour les générations futures. C’est en quelque sorte coup double. La restauration de cet édifice religieux a été l’occasion de rénover tout un quartier autour de la place Philippe de Cabassolle. Rénovation qui n’est pas étrangère à la décision d’Aroma-Zone de s’y installer. CQFD

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