Les travaux de renforcement des berges de la Durance du côté de Cavaillon nécessitaient leur déboisement. Au lieu d’abattre des arbres, en l’occurrence des micocouliers, la ville de Cavaillon a décidé de les transplanter pour revégétaliser les cours de ses écoles et deux places. Une opération assez technique qui concerne 50 arbres.
« On ne pouvait pas abattre ces arbres surtout des micocouliers », explique Gérard Daudet, maire de Cavaillon et président de Luberon, Monts de Vaucluse Agglomération, lors de la pose des 11 arbres de l’école de La Colline le mardi 17 février. Cette opération de transplantation d’envergure sera conduite jusqu’à la fin du mois. Elle verra la revégétalisation des cours des 7 écoles communales, la place du Clos, et l’esplanade du théâtre de la Garance. Cette opération, d’un coût total de 123 000 €, financée par LMV Agglomération a bénéficié de la participation de la fondation Aroma-Zone.
Apporter de la fraîcheur pendant la saison chaude
Arbre emblématique du bassin méditerranéen, le micocoulier est une espèce en déclin. Aujourd’hui, essentiellement utilisé comme arbre d’ornement, le micocoulier saura par la densité de son feuillage apporter de la fraîcheur pendant la saison chaude. Une excellente initiative pour les écoles qui ont vu au cours des précédentes décennies voir disparaître les arbres de leur cour de récréation. On a compris maintenant à quoi ils servaient !
Au cours du mois de février, l’entreprise de télécommunications Orange est intervenue auprès de jeunes du collège Paul Gauthier à Cavaillon à l’occasion du Safer Internet Day, un rendez-vous annuel de sensibilisation aux usages du numérique.
La 23e édition du Safer Internet Day se tient tout au long des mois de février et mars. Début février, des ambassadeurs Orange ont proposé des ateliers à six classes de 6e du collège Paul Gauthier à Cavaillon, soit 119 élèves, dans le but de les aider à développer leur sens critique face aux informations qui peuvent émerger sur internet.
Fake news, deep fakes, mot de passe et hacking ont été abordés durant toute cette journée de sensibilisation. Les jeunes ont pu assisté à des ateliers comme ‘Education au numérique par le sport’, ‘Décrypter l’info à l’heure des réseaux sociaux’, ‘Escape-game « Les magiciens du numérique »,’ ou encore ‘La fresque des écrans’. Les collégiens ont pu en apprendre davantage sur la vérification des faits, la conception d’un mot de passe robuste, ou encore le partage des données personnelles.
Avec cette sensibilisation, Orange réaffirme son engagement pour la protection de la jeunesse contre les dérives du digital, telles que le cyberharcèlement, la haine en ligne et l’hyperconnexion. En 2025, ce sont près de 6 500 personnes qui ont été sensibilisées aux bons usages du numérique par Orange dans la Région Sud, au travers de 282 ateliers. Le but étant de lutter contre l’isolement, l’insomnie et autres problèmes pouvant être engendrés par un temps d’écran qui ne cesse d’augmenter, notamment chez les enfants et les adolescents.
Safer Internet Day L’édition 2026 est dédiée au bien-être numérique des jeunes avec comme slogan ‘Les écrans et toi… comment ça va ?’. Organisée par le programme national ‘Internet Sans Crainte‘, cette initiative vise les jeunes, mais aussi les parents, au travers des établissements scolaires, des associations, ou encore des collectivités.
Cavaillon : 50 micocouliers sauvés de l’abattage
Le duo Luis & Rosa sera à la Salle du Moulin Saint-Julien, à Cavaillon, ce samedi 14 février. Ensemble, Luis Pousa et Rosa Ines Villegas nous feront voyager de Buenos Aires à La Havane, en passant par Rio de Janeiro, le Mexique et même New York, au travers du concert ‘Cartel de la Rose’.
Réuni au Sud de la France, le duo racontera leur histoire. Au programme : des récits dʼâmes errantes, amantes, souffrantes ou euphoriques, des histoires dʼamours oubliées, dʼillusions perdues et retrouvées, de quêtes effrénées, de rêves…
Samedi 14 février. 20h30. 15€ (10€ pour les -16ans) Salle du Moulin Saint-Julien. 288 Cours Gambetta. Cavaillon.
Cavaillon : 50 micocouliers sauvés de l’abattage
Faire d’une pierre deux inaugurations. L’expression n’aura jamais été aussi juste pour Aroma-Zone qui vient de lancer, à Cavaillon, la construction d’un nouveau centre de distribution dans la ZAC des Hauts-banquets et l’ouverture d’une boutique en centre-ville.
C’est dans un chantier boueux, sous un ciel menaçant que la ville de Cavaillon, l’agglomération Luberon Monts-de-Vaucluse, Faubourg Promotion (le promoteur), le groupe IDEC le constructeur, et les représentants de l’entreprise Aroma-Zone posaient, le 12 février dernier, la première pierre de leur futur centre de distribution. En pareil circonstances l’émotion est toujours palpable du côté de tous les partenaires. Mais ce jour-là l’événement était plus important qu’il pouvait y paraître. Tout d’abord cette installation consacre le succès fulgurant de cette marque de cosmétique, qui est aujourd’hui la deuxième marque préférée des français. Crée en 1999, cette entreprise, était à l’origine un blog consacré aux huiles essentielles. C’est aujourd’hui une entreprise qui représente une communauté de 3 millions de clients avec des croissances de son chiffre d’affaires impressionnantes (+ 54 % en 2024). La « petite entreprise » qui maintient son laboratoire R&D à Cabrières-d’Avignon, joue désormais dans la cour des grands de la cosmétique et du bien-être. Cette c c’est aussi un motif de satisfaction pour la ville de Cavaillon, et son maire Gérard Daudet, qui ont su attirer dans sa nouvelle ZAC des Hauts-banquets une des pépite de l’économie vauclusienne.
Sébastien Picard directeur général d’IDEC, Laurent Lucasson directeur des opérations d’Aroma-Zone, Gérard Daudet Maire de Cavaillon, Chazli Baalbaki directeur général de Faubourg Promotion et Sebastien Michel directeur général d’ENR Solar.
La centrale de production électrique couvrira plus de 6 % des besoins en électricité des habitants de la ville de Cavaillon
Sur un bâtit de plus de 20 000 m2 (la plus grosse implantation actuellement sur la ZAC des Hauts-banquets ) Aroma-Zone y installera son centre de logistique, son service des achats, et son département contrôle qualité. A terme, c’est 150 personnes y qui travailleront avec à la clé la création d’une quarantaine de postes. Le bâtiment sera construit dans le respect des normes environnementales les plus élevées qu’il soit. Tous les labels seront obtenus affirment de concert le promoteur et la maitrise d’ouvrage, dont la très recherchée certification BREEAM Excellence et Biodiversity.
Des panneaux photovoltaïques seront ainsi installés sur l’ensemble de la toiture du bâtiment et sur les ombrelles du parking. Une fois totalement déployée cette centrale de production électrique assurera l’auto-consommation de l’entreprise et couvrira plus de 6 % des besoins en électricité des habitants de la ville de Cavaillon. Une belle performance qui rapportera en plus chaque année quelques 9 000 € de fiscalité à la ville par an. Que du bonheur ou presque…
Aroma-Zone a profité de l’occasion pour annoncer que la marque allait ouvrir une boutique de 300 m2 en centre-ville
La mise en service des installations d’Aroma-Zone sur la ZAC des Hauts-banquets est prévue pour le début de l’automne prochain. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Aroma-Zone a profité de l’occasion pour annoncer que la marque allait ouvrir une boutique de 300 m2 en centre-ville et pas n’importe où puisqu’il s’agit de l’ancienne halle de la place Philippe de Cabassole récemment rénovée. Si pour certains il s’agit d’une boutique éphémère pour d’autres il s’agirait plutôt d’une période d’essai qui pourrait voir le temporaire se transformer rapidement en définitif.
Dans le secteur de la construction ceux qui mesurent, calculent et diagnostiquent n’occupent pas toujours le devant de la scène. Et à tort, tant leurs rôles sont essentiels. Ces métiers sont plus que d’autres au cœur d’évolutions technologiques importantes. Exemple l’entreprise Géo-Experts de Cavaillon, à l’origine un « simple » cabinet de géomètres, c’est aujourd’hui devenu un groupe réunissant plusieurs compétences à forte valeur ajoutée. Portrait.
Crée en 2014, et dirigée par Damien Desplats, l’entreprise Géo Experts est un cas d’école intéressant. L’entreprise a su mettre à profit les innovations technologiques liées au numériques pour moderniser son activité première de géomètre expert et se diversifier sur d’autres métiers : levés architecturaux, topographie et cartographie mobile, diagnostics réglementaires, métrologie industrielle, auscultation d’ouvrages d’art, détections de réseaux enterrés… L’utilisation de solutions techniques comme la géolocalisation spatiale, les drones, la télédétection par laser, les solutions d’acquisition 3D mobile, les modélisations et maquettes numériques… ont été considérés comme des leviers importants de développement des activités de l’entreprise. Ils sont à l’origine de la constitution d’un groupe comptant aujourd’hui 36 collaborateurs et réalisant un chiffre d’affaires de près de 3 M€.
Elle permet également de compenser le recul actuel d’activités de certaines branches de l’immobilier
« Notre force c’est la diversification et l’utilisation de nouvelles technologies » reconnaît Romain Vagnié, responsable du développement commercial. Cet élargissement des activités permet également de compenser les tensions dans certaines branches de l’immobilier. Cas notamment de la construction de logements neufs ou de la baisse des transactions immobilières. Il était essentiel pour une entreprise très dépendante de l’activité du secteur du BTP d’avoir quelques prises sur son destin.
Cet élargissement des activités, qui permet aujourd’hui à ce groupe de proposer une gamme de services très complète, s’est aussi faîte par l’acquisition d’entreprises. C’est le cas en septembre 2025 avec le bureau d’études structures et VRD, IGC, basé à Avignon. Cette société accompagne les maîtres d’ouvrage publics dans leurs projets de construction, rénovation, sécurisation et réhabilitation.
L’entreprise mise également sur le développement de ses activités auprès des collectivités. Ces marchés publics représentent aujourd’hui plus de la moitié du CA du groupe.
Au chapitre des réalisations prestigieuses sur lesquelles Géo Experts est intervenu on pourrait citer le muséum d’histoire naturel de Toulouse, certains bâtiments historiques d’Avignon ou de Marseille.
A l’origine le métier de géomètre consistait à indiquer « là où se situaient les limites », aujourd’hui pour le groupe Géo Experts il semblerait que les limites de son développement soient constamment repoussées.
L’expertise de l’entreprise Koppert dans le domaine du bio contrôle vient d’être récompensée au salon international des techniques de productions végétales (SIVAL) qui s’est tenu du 13 au 15 janvier dernier à Angers. Son fongicide Tiagan, destiné à la protection de la vigne contre le mildiou et l’oïdium, et Natutec Airobreez, un souffleur portatif dédié à la diffusion des auxiliaires, ont été primé respectivement par un SIVAL d’or et de bronze.
Deux innovations « made in Cavaillon » récompensées dans le domaine du bio contrôle c’est une occasion de rappeler que la vocation dans le domaine de l’industrie agroalimentaire de la cité cavare se confirme chaque jour un peu plus. Aux côtés des producteurs, des distributeurs, de son MIN et de toutes les entreprises exerçants en amont ou en aval c’est tout une filière qui s’y développe. installée à Cavaillon depuis 1984 Koppert France fait un peu parti des pionnières. Cette entreprise a développé, depuis sa création en Hollande en 1967, des solutions naturelles pour lutter contre les ravageurs et améliorer la santé des plantes. Une alternative aux produits chimiques au milieu des années 60 ce n’était pas banal et franchement visionnaire.
L’efficacité́ du produit a été évaluée dans plus de 100 essais au champ conduits en Europe et aux États-Unis
Tiagan est un fongicide de biocontrôle préventif destiné à la protection de la vigne contre le mildiou (Plasmopara viticola) et l’oïdium (Erysiphe necator). Il repose sur un double mode d’action complémentaire, combinant une action directe sur les agents pathogènes et une stimulation des défenses naturelles de la plante. Ce produit est né de la collaboration entre Koppert et Amoéba. Anciennement connue sous la marque “Axpera” pour la vigne, l’efficacité́ du produit a été évaluée dans plus de 100 essais au champ conduits en Europe et aux États-Unis. Pour son caractère innovant, le produit Axpera décroche le Sival d’or dans la catégorie Santé des plantes, sol et supports de culture au Sival 2026.
Natutec Airobreez au Sival 2026
Dans la catégorie Machinisme et automatisme, Koppert a été également récompensé pour un souffleur portatif dédié à la diffusion des auxiliaires. Baptisé Natutec Airobreez cet outil garantit grâce à un flux d’air doux et un système de dosage breveté, une diffusion homogène des organismes auxiliaires avec une mortalité minimale. L’efficacité et la productivité des pratiques de lutte biologique s’en trouvent améliorées. Ce souffleurrépond à l’attente des producteurs de pouvoir disposer d’un outil simple, fiable et respectueux du vivant, tout en optimisant le temps de travail au champ.
Pour Jonathan Gerbore, Responsable Innovation et Développement Koppert France ces récompenses sont « une belle reconnaissance du travail mené par nos équipes et de notre engagement en faveur de solutions innovantes au service des filières agricoles.”
Le travail du peintre belge Karel Liefooghe mérite attention. D’un côté, il peint à partir d’anciennes photos, qui ne sont pas les siennes, des tableaux de souvenirs qu’il n’a pas vécu, mais qu’il aurait aimé vivre… Et de l’autre côté, Karel Liefooghe se fait graveur et nous propose toute une série d’œuvres radicalement différentes associant l’exigence du travail au trait et l’explosion colorée des comics. Une exposition en deux séquences qu’on peut découvrir à la galerie Heckel de Cavaillon jusqu’au 28 février 2026.
La jeunesse de Karel Liefooghe aura été déterminante dans son travail artistique. Son enfance et son adolescence n’ont pas été très heureuses reconnaît-il. « Une jeunesse tourmentée » avoue-t-il. Après avoir fait ses premières armes à l’académie royale des beaux-arts de Gand, Karel devient photographe dans la pub avant d’être tireur photo. Un métier aujourd’hui presque disparu qui consiste à transformer les négatifs des pellicules argentiques en tirage papier. Aujourd’hui on imprime…
Karel Liefooghe qualifie sa peinture ‘ d’expressive, brute et naïve‘
Karel passe ensuite de l’autre côté de l’appareil en devenant photographe de presse, pour des journaux belges. Toutes ces expériences dans le monde de la photo ont nourrit son parcours artistique. Mais les photos utilisées par Karel comme modèle ne sont pas les siennes, elles sont empruntées à d’autres. « Je vole l’image, je vole le souvenir » dit-il avec malice. Ces instantanés sont des situations de vie qu’il aurait aimé vivre, des souvenirs heureux qu’il n’a pas connu étant jeune. Cette réinterprétation des réalités des autres « libre et sensée » devient ainsi la sienne. Karel Liefooghe qualifie lui-même sa peinture « d’expressive, brute et naïve». « Ma peinture me donne de la liberté », sans doute celle qui n’a pas eu.
Quant à son travail en linogravure, c’est un chantier perpétuel. Il s’enrichit au fil du temps. Il est conçu comme une histoire où chaque linogravure en est une étape. Elles se découvrent d’ailleurs une-à-une comme les planches d’une bande dessinée. L’idée sera ensuite d’en faire un ouvrage. Au fond le travail de Karel Liefooghe n’est pas sans rappeler celui de la photo où il y a d’abord un négatif pour devenir ensuite un positif.
Galerie Heckel 97 rue de la République 84300 Cavaillon 07 56 91 30 19
L’atelier théâtre de l’association Visions d’Artistes présente ‘Fais pas ta cocotte’, une comédie de Jacky Goupil et Stef Russel mis en scène par Marie-Hélène Bellomia.
Ce soir, c’est quitte ou double. Madame la Maire l’a annoncé : demain, le théâtre devient un parking. Une seule chance de le sauver : une représentation exceptionnelle. Le directeur mise tout sur Angelo, metteur en scène aussi génial que mégalomane, pour ressusciter Un fil à la patte de Feydeau, dans des décors et costumes d’époque. Brillant sur le papier… Catastrophique en coulisses.
Une comédie en mode panique avec des vrais extraits de Feydeau
Les décors n’arrivent pas. Les accessoires manquent. Les costumes ont cent ans de décalage. Le metteur en scène promet le mariage à deux femmes à la fois. L’une fait tourner la tête d’un réalisateur. L’autre rend fou d’amour le directeur. Une comédienne tombe malade et se voit remplacée par la femme de ménage ! La mécanique s’emballe. Les portes claquent. Les mensonges s’enchaînent.
Un vaudeville décapant pour une soirée tout public
Quand le théâtre devient plus fou que la pièce qu’il joue, le spectacle ne peut qu’exploser. Du vaudeville dans le vaudeville. Une soirée où tout peut déraper…Une comédie désopilante tout public !
Vendredi 23 janvier. 20h30. 10 et 15€. Cinéma La Cigale. 79 avenue Maréchal Joffre. Cavaillon.
Cavaillon : 50 micocouliers sauvés de l’abattage
2025-2026 : bonne année, bonne saison passée et à venir.
Chloé Tournier, directrice de la Scène Nationale de la Garance à Cavaillon depuis 2021 aime les rendez-vous festifs: la « Fête de saison » de septembre qui nous fait découvrir la programmation annuelle et celle de « Mi-saison » en janvier qui permet quelques ajustements de dates et de représentations et un focus sur certaines propositions et notamment le traditionnel « Festival Confit » de mai.
Directrice passionnée, programmation passionnante
Le premier semestre a été dense, les spectacles affichant souvent complets. Les spectateurs aiment arriver de plus en plus tôt afin de profiter d’un temps de pique-nique en amont du spectacle avec toute l’équipe de la Garance sur le pont : ici point de spécialisation le jour J. On déchire les billets, on sert à boire, on place et surtout les visages rayonnent car le public répond présent. L’accueil, la politique tarifaire (de 3 à 22 €) et l’adaptation aux publics (langue des signes, gilets vibrants, souffleur d’images etc..) expliquent cela mais aussi une programmation variée qui nous a ravis ce premier trimestre. Pour ne citer que les très beaux portraits de femmes de l’adaptation de Violette Leduc ‘Thérèse et Isabelle’ ou le décapant ‘Thelma et Louise’ de Nolwenn Le Doth et Anna Pabst , sans oublier le concert sensible de Léonie Pernet, le juke-box chorégraphique de Thomas Lebrun qui nous a mis en mouvement autant que la chorégraphe Marina Gomes dans sa proposition marseillaise.
Accommodons les beaux restes de la Saison
La première tournée Nomade(s) de 2026 ‘L’origine du monde’ nous livre non sans humour une réflexion sur le monde de l’Art. On retrouvera son auteur et interprète Nicolas Heredia dans une toute autre proposition avec la création de ‘On fera mieux la prochaine fois’, qui convoque les interviews mythiques de grands acteurs et actrices de cinéma. Le concert du clarinettiste Yom accompagnés du violoniste Théo et du violoncelliste Valentin Cecaldi acte un partenariat avec le club de jazz avignonnais et de musiques improvisée avignonnais (AJMI). La dernière création de Caroline Guiela Nguyen – habituée du festival d’Avignon avec Saïgon, Fraternité, Lacrima (2024) – aborde avec ‘Valentina’ la fonction du langage à hauteur d’enfant. Le concert de ce prochain semestre sera nomade avec le chanteur marocain Walid Ben Selim qui, accompagné de la harpiste Marie-Marguerite Cano, explore la poésie soufie. ‘Les Forteresses’ de l’iranien Gurshad Shaheman nous livre une saga familiale où sa mère et ses tantes seront sur le plateau pour témoigner de leur histoire intime et politique. Séance de rattrapage proposée par La Bande du Futur pour ceux qui ont raté au Off 2024 ‘Ma République et moi’ d’Issam Rachyq-Ahrad, artiste complice pour cette saison.
Jamais rassasiés
On fera le grand écart pour la programmation danse entre le radical ‘Kill me’ (réservé à plus de 16 ans) de l’incroyable performeuse Marina Otero, programmé en co-réalisation avec les Hivernales d’Avignon , et une proposition pour tout jeune public – à partir d’un an – ‘Coquilles’ invitant à une chorégraphie animale entre un bébé gorille et une mante religieuse. Il faudra penser à réserver pour ‘Doreen’ de David Geselson car le sujet – l’amour qui dure – nécessitait une petite jauge : nous sommes en effet invités dans la maison du couple mythique que forment le journaliste philosophe André Gorz et Doreen Keir ! Les espaces publics de Lauris et de l’Etang de la Bonde seront respectivement investis par ‘Lauris’ écrit par les habitants de Lauris autour de l’absence et ‘Mizu’ un trio chorégraphique sur l’eau. C’est un Nomade(S) danse qui clôturera la saison avec une chorégraphie de Pauline Sonnice et Nolwenn Ferry dans ‘Distro’ pour ne pas dire « bistro » car elles vont explorer l’univers des tavernes bretonnes !
Du 4 au 21 mai, la 4e édition du Festival Confit ,100% féminine, donnera à voir, à boire et à manger en investissant le territoire, dans des lieux exceptionnels, avec des spectacles hors les murs, des projets émergents, des créations, une conférence-performance et son traditionnel marché de productrices
Nous reviendrons plus en détail sur cette programmation mais il est conseillé de réserver dès à présent car les jauges sont très variables et quelquefois réduites. C’est peu dire que ce festival « gonfle comme le levain fait lever la pâte à pain » car s’il gagne en visibilité et en projets il est à l’origine également du réseau artistico-culinaire ‘Ca mijote’ qui rassemble d’autres Scènes Nationales afin de valoriser ces nouvelles formes théâtrales qui créent, au delà du plaisir de manger et boire, une véritable expérience relationnelle et politique. Et de politique il en sera question fortement avec ‘La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi’ conçu par l’artiste complice Floriane Facchini, tiré d’une histoire vraie : l’acte de résistance en 1943 de la famille Cervi qui cuisine au péril de sa vie des pâtes – interdites sous Mussolini – pour tout un village. Au fil du festival, on boira du Thé selon les occasions avec ‘Matcha Girl’ d’Elsa Thomas, on se posera la question « Avez vous déjà été sur la paille ? » à l’occasion du banquet-spectacle ‘Sur la paille, un banquet’, on aura ‘Un verre à soi’ proposé par l’autrice Claire Barrabès pour déguster en musique dans des lieux exceptionnels tels le Château La Canorgue de Bonnieux ou les Caves du Château de Fontségugne à Châteauneuf-de-Gadagne. Le spectacle ‘Tentative de coexistence entre ruminants’ nous fera assister à l’intrusion d’une actrice dans un troupeau de vaches, bien réelles mais le lieu est toujours à définir.
Le projet ‘A Tavola’ s’inscrit aussi dans une réflexion gastro-politico-artistique en proposant à des agriculteurs et agricultrices, des élus, des associations une recherche-action pour prévoir les récits alimentaires de 2035. L’exposition ‘Hors-Champs’ de Sandra Reinflet rendra visibles, dès septembre 2026, les Invisibles de l’agriculture, notamment les ouvriers et ouvrières agricoles de la région de Cavaillon. Il se mitonne aussi un projet européen franco-italien ‘Stories and recipes of resistance’ pour relier récits et recettes afin de célébrer le souvenir, la démocratie, la résistance.
Prochain spectacle
‘Valentina’ de Caroline Guiela Nguyen
Une enfant roumain qui grandit trop vite, qui devient interprète de la maladie de sa mère. Où il est question de mensonges et de vérité et comment le langage peut performer la réalité.
Mercredi 21 janvier 20h. Jeudi 22 janvier. 19h. 3 à 22€. Scène Nationale La Garance. Rue du Languedoc. Cavaillon. 04 90 78 64 64.