Le jugement met ainsi fin à la mission des administrateurs Me Bruno Bertholet et Me Charles de Saint Rapt et désigne comme liquidateur judiciaire l’étude avignonnaise Balincourt représentée Me Frédéric Torelli et Me Cyrielle Deleuze.
Si un temps d’éventuels repreneurs semblaient sur les rangs, finalement personne ne reprendra l’établissement bistronomique situé le nouveau parvis de la gare centre d’Avignon réaménagé il y a bientôt 2 ans maintenant. Inauguré en décembre 2024 ce restaurant devait constituer la vitrine du savoir-faire gastronomique consulaire et tout particulièrement de sa prestigieuse Ecole hôtelière d’Avignon.
Première conséquence de cette décision, les salariés et les apprentis du restaurant n’ont pas été reclassés et la totalité du mobilier extérieur a dû être évacué à la demande de SNCF gares & connexions car il était squatté.
Désormais, la SNCF va s’efforcer de trouver un nouveau locataire pour ses lieux de près de 200m2 comprenant aussi une terrasse de 100m2. Pour la CCI 84, qui avait consacré 1,3M€ à l’aménagement du Quai des saveurs l’ardoise totale du passif devrait s’élever à près de 2M€ malgré une première année d’exercice affichant un chiffre d’affaires de l’ordre de 600 000€.
L.G.
Terminus pour le Quai des saveurs
Seule en lice, la liste d’Anne Benedetti vient d’être élue lors des élections de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse qui viennent de se tenir du 29 juin au 10 juillet derniers. Prochaine étape, le 30 juillet avec l’installation de la nouvelle assemblée consulaire suivie de la désignation du bureau et l’élection, plus que probable, de la première présidente à la tête de la CCI 84.
Il n’y avait plus de suspens depuis longtemps. La liste du Medef Vaucluse, soutenue par l’U2P 84, et conduite par Anne Benedetti était la seule sur la ligne de départ de cette élection visant à redonner une gouvernance à la CCI 84 depuis sa mise sous tutelle le 30 janvier dernier.
La seule incertitude concernait le niveau de participation d’une élection qui peine déjà à mobiliser en temps normal (7,27% de participation en 2020). Aujourd’hui, cette participation s’élève à 3,10%. Là encore, il ne s’agit pas d’une surprise : difficile avec ces fortes chaleurs et cette période de vacances de ‘rameuter’ les entrepreneurs à l’occasion d’un scrutin intermédiaire inhabituel au cœur de l’été. Nul doute, qu’ils devraient très certainement être plus nombreux à s’exprimer lors du prochain vote consulaire prévu dans un peu plus d’un an. Une élection qui devrait avoir le bon goût de se dérouler dans une période climatique plus clémente dans le courant de l’automne 2027.
En attendant, les 34 candidats en lice sont donc tous élus. Il s’agit de :
Commerce 1 Jean-Marc Gruselle (titulaire CCIR), Isabelle Belardy (suppléante CCIR), Nordine Saihi et Laurent Michel
Commerce 2 Jérémie Ginart (titulaire CCIR), Jocelyne Leveque (suppléante CCIR), Christophe Guignes, Lionel Blanck, Salvador Rodriguez et Paul-Olivier Parfait
Industrie 1 William Baud (titulaire CCIR), Cyrielle Toreau (suppléante CCIR), Ornella Lezama, Philippe Ricco et Philippe Herzog
Industrie 2 Anne Benedetti (titulaire CCIR), Paul Bonnefoy (suppléant CCIR), Pierre Palombi, Freddy Guillet et Didier Delhomme
Services 1 Marc-André Mercier (titulaire CCIR), Bérengère Dye (suppléante CCIR), Hugo Villet, Touria Oulhendi, Olivier Lepine, Franck Girard, Laurent Costagliola di Fiore et Sophie Chabran
Services 2 Xavier Sordelet (titulaire CCIR), Béatrice Bourgeois (suppléante CCIR), Roland Paul, Norbert Zoppi, Jean-Baptiste Fontan et Jacques Mirault
La prochaine étape se déroulera le 30 juillet 2026, avec l’assemblée générale d’installation de la nouvelle mandature. À cette occasion, les membres du bureau seront élus sous l’autorité du préfet de Vaucluse, agissant par délégation du préfet de région. Dans la foulée, Anne Benedetti devrait être désignée présidente de la CCI 84. Il s’agira alors de la première femme à la tête de l’institution consulaire vauclusienne depuis 135 ans.
Après l’épisode rocambolesque ‘des Tuche’, la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse va se doter d’une nouvelle gouvernance suite à sa mise sous tutelle par les services de l’Etat en début d’année. Conscient des enjeux existentiels de cette élection pour l’avenir de la CCI 84, le patronat vauclusien entend afficher son unité lors de ce scrutin où une seule liste sera en lice : celle d’Anne Benedetti qui portera les couleurs du Medef, soutenu par l’U2P, afin de devenir la première femme à la tête de l’établissement consulaire départemental. Le tout avec le soutien de la CPME 84, pour l’instant…
« Je veux mener une liste d’union et rassembler l’ensemble des entreprises pour redonner à la CCI de Vaucluse la place qui doit être la sienne. C’est pourquoi, je suis fière d’être tête de liste du Medef Vaucluse, soutenue par l’U2P 84, » insiste Anne Benedetti qui conduira une liste unique lors de ce scrutin consulaire qui débute ce lundi 29 juin jusqu’au vendredi 10 juillet prochain.
« Ma liste est composée de 34 chefs d’entreprise, de petites, moyennes et ETI, de grandes entreprises, qui sont implantées sur tout le territoire de Vaucluse, poursuit celle qui est à la tête de l’entreprise avignonnaise éponyme. Des personnes engagées et intergénérationnelles. Des chefs d’entreprise formidables : compétents et experts qui connaissent le terrain » (retrouvez ici le détail de la liste d’Anne Benedetti).
De gauche à droite : Nordine Saihi, président de l’U2P 84, Anne Benedetti, tête de liste, et Roland Paul, président du Medef 84. Crédit : Echo du mardi
« Il faut fédérer. »
Anne Benedetti
Les raisons d’une candidature « C’est surtout pour défendre l’intérêt collectif du tissu économique vauclusien », précise la tête de liste pour justifier sa candidature avant de marteler : « Il faut fédérer. Il faut être entouré de toutes les entreprises du Vaucluse pour agir au bénéfice de la CCI 84. Car la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse est un acteur stratégique solide et incontournable au développement économique et social local. »
« Je crois que l’enjeu pour le Vaucluse est à l’image d’une entreprise, complète Roland Paul, président du Medef 84 également présent sur la liste. Pour qu’une entreprise fonctionne bien, pour qu’un écosystème économique fonctionne bien, il faut que tout le monde travaille dans le même sens. C’est pour cela que nous avons travaillé avec toutes les organisations patronales à la constitution de cette liste d’union. »
Une unité patronale inédite Sur la ligne de départ de cette élection consulaire, le Medef de Vaucluse (ndlr : qui a entamé son renouveau sous la présidence de Roland Paul, président de GSE, une des pépites de l’économie du département basée à Avignon) s’est positionné très tôt sur sa volonté de briguer la présidence de la CCI 84. Conscient des enjeux d’apaisements indispensables à un retour de la bonne marche dans la gouvernance de la chambre vauclusienne, le choix de la très consensuelle mais affirmée Anne Benedetti, ancienne présidente du Medef en 2018 (voir encadré ‘Portrait : Qui est Anne Bendetti ?’) est apparu comme une évidence. Suffisamment en tout cas pour que l’U2P 84 (Union des entreprises de proximité) rejoigne la dynamique avec une petite dizaine de candidats sur les 34 membres de la liste d’Anne Benedetti.
La première présidente de la CCI de Vaucluse depuis près de 130 ans ! Si Anne Benedetti est élue, elle sera la première femme à exercer la fonction de présidente de la CCI de Vaucluse depuis la création des chambres en 1898. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle sera la seconde à occuper ce siège après Nicole Peloux dans les Alpes de Haute-Provence entre 2010 et 2016. Anne Benedetti devrait être la 15e présidente d’une CCI en France.
De son côté, la CPME de Vaucluse n’a pas souhaité présenter de candidat sur cette liste. En effet, la première organisation patronale du département était dans une phase de transition lors de la constitution de la liste après le départ de Bernard Vergier, son président historique, et l’arrivée de son successeur, Denis Duchêne. De plus, l’organisation patronale qui vient de changer de nom au niveau national en devenant ‘Les entrepreneurs’ n’a pas forcément vu l’intérêt de participer à une mandature d’une durée aussi courte. Pour autant, la CPME 84 a décidé de jouer collectif et, même si elle n’est pas ‘dedans’, la confédération vauclusienne a annoncé soutenir la candidature d’Anne Benedetti.
« La garantie : c’est l’honnêteté. »
Nordine Saihi, président de l’U2P 84
« C’est historique qu’en Vaucluse les organisations professionnelles officialisent leur union, se félicite Nordine Saihi, président de l’U2P 84. A terme, il faut espérer que la CPME nous rejoigne car nous avons tous à y gagner », insiste celui qui, avec William Baud, fait figure de rescapé de la précédente mandature. « Aujourd’hui, nous n’avons plus d’étiquette. Nous sommes là pour l’intérêt général », poursuit le président de l’U2P de Vaucluse.
Interrogé sur le fait que ses représentants ont auparavant démissionné deux fois, entraînant chaque fois la mise sous tutelle de la CCI84, suite à des décisions pourtant votées en assemblée générale, Nordine Saihi se justifie lorsqu’on lui demande s’il y aura une troisième fois : « La garantie : c’est l’honnêteté. Si je n’étais pas sorti, cela voulu dire que je serais resté malgré moi, malgré mes convictions, malgré mon intégrité. Et à partir de là, j’aurais été dans de l’hypocrisie. Je reste persuadé qu’en ayant agi de la sorte je suis honnête avec moi-même et honnête avec les personnes qui nous ont donné mandat et qui, effectivement, se sont retrouvées dans une histoire qui n’était pas digne d’être une histoire commune. »
Une élection, mais pour quoi faire ? « Cette mandature sera très courte rappelle Roland Paul. Cela devrait durer environ un an avant qu’il y ait de nouvelles élections générales (ndlr : prévue officieusement à ce jour pour l’automne 2027). Nous serons donc essentiellement là pour gérer les affaires courantes, apprendre à se connaître, et puis travailler sur la feuille de route de la mandature suivante avec la CPME si elle le souhaite. » Plusieurs dossiers nécessiteront cependant d’être traités prioritairement, à commencer par le restaurant bistronomique le Quai des saveurs placé en redressement judiciaire le 7 mai dernier et fermé depuis le début du mois. « Actuellement, il y a une commission d’administration provisoire qui a décidé d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire, précise Anne Benedetti. Une nouvelle audience aura lieu en juillet pour savoir s’il y a d’éventuels repreneurs sur les rangs. »
Quid de Nextech et de la DSP de l’aéroport ? Si le sujet du Quai des saveurs semble en cours de règlement, d’autres dossiers qui avaient cristallisés les désaccords lors de la précédente mandature de Gilbert Marcelli sont toujours sur la table : la reprise de l’école Nextech et la DSP (Délégation de service publique) de l’aéroport d’Avignon. Pour Nextech, l’établissement de formation industrielle de la CCI basé dans la zone d’Agroparc, Anne Benedetti est catégorique : « La mission d’une CCI, c’est aussi former nos jeunes. Après l’éducation nationale, les CCI sont le deuxième formateur en France. Nous avons plus de 1 000 apprenants actuellement. Donc Nextech, cela fait partie de notre rôle. »
« Concernant la DSP de l’aéroport, il y aura un choix, mais ça ne sera pas la CCI Vaucluse. »
Roland Paul, président du Medef 84
« Concernant la DSP de l’aéroport, j’aurais bien aimé que ça reste ici, regrette le patron du Medef local. Les dés sont un petit peu jetés avant que l’on arrive puisqu’il y a eu un appel d’offres où la CCI Vaucluse n’est pas en première ligne. » « Elle aurait pu, mais elle n’y sera pas, insiste Roland Paul. Il y a deux structures qui ont répondu. Il y aura un choix, mais ça ne sera pas la CCI Vaucluse. » Pas si sûr cependant, car la Région Sud, propriétaire de l’aéroport de la cité des papes qui en délègue la gestion, a retiré quelques jours avant son terme l’accès à la consultation de cette DSP sur Sud Marchés publics, sa plateforme d’appels d’offre. Une irrégularité (volontaire ?) qui offre cependant la possibilité d’entraîner la nullité de la procédure en cas de recours.
Portrait : Qui est Anne Benedetti ? « Les gens me connaissent, ils savent que je suis très attachée au Vaucluse », rappelle Anne Benedetti, dirigeante de la société avignonnaise familiale de BTP Benedetti SA spécialisée dans les façades. En effet, faute de liste concurrente, celle qui devrait être sans coup férir la future présidente de la CCI de Vaucluse est très impliquée dans la vie locale. Anne Benedetti est, entre autres, administratrice de la Fédération du bâtiment de Vaucluse depuis 2010, marraine de la fondation ‘Un avenir ensemble’ de la grande chancellerie de la légion d’honneur en Vaucluse, administratrice de la zone d’activité de Fontcouverte à Avignon depuis 2014, administratrice et trésorière du Geiq BTP 84 depuis 2013, membre du CESER Paca depuis 2023… En décembre dernier, elle a reçu le prix de dirigeante de l’année pour les actions RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) menées dans le cadre du club des entreprises qui s’engagent en partenariat avec Face Vaucluse et les services de la préfecture de Vaucluse. Au niveau national, Anne Benedetti est aussi administratrice à la SMABTP-vie depuis 2018 ainsi qu’à l’assurance l’Auxiliaire depuis 2019.
Le défi de la transmission d’entreprise à relever Durant ce court mandat, la future présidente entend aussi mettre immédiatement l’accent sur la problématique de la transmission des entreprises. « A l’heure actuelle, 56% des chefs d’entreprises de la région ont plus de 60 ans alors que la moyenne nationale est de seulement 41%, indique Anne Benedetti. Dans les 10 ans cela va devenir un sujet majeur, particulièrement dans le Vaucluse. Il y a des personnes formidables au sein des services de la CCI qui ont le rôle d’appuyer et d’accompagner les entreprises dans ces démarches de transmission. Encore faut-il que les entrepreneurs aient conscience qu’ils arrivent à un âge où ils doivent se préparer à passer la main. »
« Les problèmes, je les règle les uns après les autres. »
Anne Benedetti
Des problèmes internes à régler également Au-delà de cette actualité, la nouvelle gouvernance devra gérer quelques autres sujets épineux concernant le fonctionnement interne propre à la CCI de Vaucluse. Des accusations de harcèlement et même de racisme, des dénonciations anonymes auprès du Comité social et économique de la CCI Paca, des procédures disciplinaires pour fautes lourdes en suspens… « La justice fera ce qu’elle a à faire et nous prendrons acte de ce qui sera indiqué », précise sobrement Anne Benedetti.
Peu favorable à un audit externe, Roland Paul prône plutôt un bilan interne de la situation. « C’est certain qu’il faut savoir où nous en sommes avant de pouvoir définir le cap que nous voulons suivre, explique-t-il. Je m’attends surtout à rencontrer une équipe qui a d’énormes capacités pour aider les entreprises. Des gens qui actuellement ont été montrée du doigt en raison de la mise sous tutelle. Je pense qu’il y a la possibilité de remettre en route un système qui a tout pour fonctionner. Je n’ai pas de doute là-dessus. » « Je suis une chef d’entreprise avant tout, complète Anne Benedetti. Donc les problèmes, je les règle les uns après les autres. Et puis, je suis très bien entourée. J’ai cette chance-là. »
« Il n’y a pas que la CCI qui va mal, il y a aussi des entreprises qui vont mal. »
Nordine Saihi, président de l’U2P 84
« Il n’y a pas que la CCI qui va mal, il y a aussi des entreprises qui vont mal, rappelle pour sa part Nordine Saihi. On a un territoire pauvre. Aujourd’hui, nous avons une CCI qui a de nombreux outils d’accompagnement et d’aide aux chefs d’entreprise. Nous sommes là pour l’intérêt général. On essaie vraiment de faire au mieux et d’avancer dans ce sens-là.
L’enjeu ? reconnecter les entrepreneurs avec la CCI « L’histoire a fait que les chefs d’entreprise sont malheureusement assez loin des CCI, regrette Roland Paul. Pourtant, il y a vraiment une capacité de fonctionnement et d’accompagnement. Nous serons donc là avant tout pour prendre en compte les demandes des entreprises et répondre à leurs besoins. »
« Il faut aussi savoir qu’en Vaucluse nous avons un écosystème particulier. Plus de 70% des entreprises du département ne dispose d’aucun salarié. Ce sont des gens qui travaillent très seuls alors l’on sait tous que pour bien fonctionner, il faut travailler ensemble. Il va donc falloir résoudre cette équation qui n’est pas simple. »
« Nous allons tout faire pour faire avancer le département. »
Anne Benedetti
« Dans les cas, poursuit Anne Benedetti, nous serons là pour apaiser la gouvernance et rétablir la confiance. Nous allons recentrer la CCI sur ses missions essentielles : appui aux entreprises, formation, équipements ainsi que de renforcer son influence auprès des collectivités et du réseau consulaire. Nous allons tout faire pour faire avancer le département. »
Laurent Garcia
La future présidente compte sur le soutien des maires de Vaucluse « Dans un contexte exceptionnel marqué par la mise sous tutelle préfectorale de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, des élections doivent être organisées dans des délais particulièrement contraints », rappelle Anne Benedetti dans un courrier adressé aux 151 maires de Vaucluse.
« Dans ces circonstances, il aurait sans doute été plus simple de ne rien faire, poursuit-elle. D’attendre. D’observer. De laisser passer le temps jusqu’au renouvellement général de 2027. Mais nous avons fait un autre choix, celui de prendre nos responsabilités, celui d’agir, malgré les contraintes, celui de nous engager pleinement pour la CCI et, au-delà, pour les entreprises et les entrepreneurs de Vaucluse. Car nous sommes convaincus que c’est dans les moments difficiles que se révèlent les véritables engagements et les capacités à agir. Ne rien faire, attendre un contexte plus favorable, ce n’est pas la conception que nous avons de la responsabilité économique territoriale. »
Toujours en s’adressant aux élus locaux, elle conclut : « Dans cette période clé pour l’avenir économique de notre département, je souhaite pouvoir compter sur votre soutien. Votre relais, votre écoute et lorsque vous le jugerez opportun, votre appui auprès des acteurs économiques de votre commune seront déterminants pour donner à cette démarche l’élan et la légitimité nécessaires. Nous serons pleinement mobilisés pour travailler en lien étroit avec les élus locaux, partenaires indispensables de la vitalité économique de nos territoires. Nous serons donc à leurs côtés pour les accompagner et pour œuvrer dans la même direction. »
C’est la 3e année, que la CCI de Vaucluse organise le concours Graines de Boss à l’échelle départementale en partenariat avec des structures locales comme la French Tech Grande Provence, Grand Delta Angels, le Réseau Entreprendre Rhône-Durance, Les Entrep’ Vaucluse et le groupe NRJ.
Ce concours national, lancé en 2004, est ouvert à tous les créateurs d’entreprises de moins de 5 ans ou aux porteurs de projets, quel que soit leur secteur d’activité. Il permet de mettre en avant l’innovation entrepreneuriale et fait bénéficier aux lauréats d’une campagne de visibilité locale offerte par la CCI.
Cinq candidats
Cette année, cinq candidats ont été retenus sur 20 candidatures envoyés :
Choco’Fiesta, une boisson chocolatée bio, végétale, gourmande et saine, créée par Laetitia Schouteten à Avignon ;
High Love, une marque-communauté qui allie bien-être, sensualité positive et digital en proposant des soirées entre filles animées par des ambassadrices autour de la découverte du bien-être intime et de la confiance en soi, créée par Héléna Ruiz à Althen-des-Paluds ;
Savistas, une plateforme pédagogique intelligente et inclusive en ligne créée par Nour Ounissi à Avignon.
Chaque candidat a eu 5 minutes pour pitcher leur projet entrepreneuriale et 4 minutes d’échanges avec le jury composé de Cédric Ribeiro, membre de la Commission d’Administration Provisoire de la CCI, Arnaud Fichot, membre de Grand Delta Angels, Brigitte Borel, directrice du Réseau Entreprendre Rhône-Durance, Claire Vanni, conseillère création d’entreprise à la CCI, Olivier Le Floch, administrateur de la French Tech Grande Provence, Stéfan Ré, président des Entrep’ Vaucluse, et Simon Lillamand, lauréat Graines de Boss 84 en 2025 et médaille d’or au Concours Lépine 2026.
Les lauréates
Après Simon Lillamand pour la colonne de douche anti-gaspi Opty-O et Jean-Baptiste Petricoul et son casque Virgomove en 2025, ce sont deux femmes dirigeantes qui ont été distinguées cette année en Vaucluse.
Laetitia Schouteten, avec sa boisson Choco’Fiesta, s’est vue remettre le Prix du public. Héléna Ruiz, fondatrice de High Love, quant à elle, a remporté le Grand prix Graines de Boss, et ira donc à la finale nationale à Paris le 23 juin prochain.
Terminus pour le Quai des saveurs
Trois réunions d’information concernant le basculement vers la facturation électronique se tiendront les lundi 8, mardi 9 et lundi 15 juin à Carpentras, Pertuis et Apt.
En tout, ce sont trois réunions qui auront lieu dans le département pour explique les enjeux de la facturation électronique et les solutions à mettre en place :
le lundi 8 juin à 14h à La Gare Numérique à Carpentras,
le mardi 9 juin à 12h30 à la Maison de la Culture et des Associations à Pertuis,
Le Tribunal des activités économiques (TAE) d’Avignon vient d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire pour le Quai des saveurs. La décision concernant l’établissement de restauration porté par la CCI de Vaucluse a été prise le 7 mai dernier. Elle remet en question l’avenir de ce projet qui devait constituer une vitrine des savoir-faire de l’Ecole hôtelière d’Avignon. Première conséquence, le départ imminent du talentueux chef Saïd Soumaila.
L’aventure avait débuté dans l’unanimité suite l’assemblée générale de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse du 27 novembre 2023. A cette occasion, la totalité des élus présents (18 sur 33) avait voté pour la création d’un établissement de restauration sur le nouveau parvis de la gare centre de la cité des papes alors en fin de réaménagement. Comme un seul homme, William Baud, Jean-Luc Becker, Alexandre Bressy, Dominique Damiano, François De Lepiney, Florence Duprat, Alexandra Farnos, Laure Gimno, Pierre Helias, Eugène Hermitte, Pascal Loubeyre, Roselyne Macario, Gilbert Marcelli (alors président jusqu’à son éviction fin janvier dernier), Catherine Panattoni, Cédric Ribeiro, Nordine Saihi, Florence Sentilhes et Dominique Toledo s’étaient alors déclarés totalement favorables à ce projet.
Main dans la main avec la municipalité pour une entrée de ville plus belle Un dossier qui avait débuté quelques mois auparavant lorsque SNCF gares & connexions avait ouvert un appel à la concurrence d’une durée de 10 ans concernant « la gestion d’un bâtiment implanté sur le parvis de la gare centre d’Avignon dédié à un espace de restauration ». 56 restaurateurs locaux avaient décliné l’offre et ce sont des grandes enseignes de la restauration rapide qui tenaient la corde pour s’installer : Starbucks et Burger king en tête. Inenvisageable pour Cécile Helle, alors maire d’Avignon, dont la commune avait financé 27% des 20,25M€ de travaux destinés à rendre cette entrée de ville plus belle.
« Objectif pour la Ville : éviter l’implantation d’un symbole de la malbouffe en vis-à-vis des remparts du XIVe siècle. »
L’élue suggère au président de la CCI de se positionner avec une vitrine des savoir-faire de la formation consulaire vauclusienne dont l’Ecole hôtelière d’Avignon (EHA) en est le fleuron internationalement reconnu. Objectif pour la Ville : éviter l’implantation d’un symbole de la malbouffe en vis-à-vis des remparts du XIVe siècle. Pour la CCI, cette demande de la municipalité tombe également à point nommé. En effet, la Chambre est en pourparlers avec la municipalité pour qu’elle lui cède des terrains jouxtant son campus de l’allée des Fenaisons afin de pouvoir étendre l’offre et la capacité d’accueil de son Académie Vaucluse Provence. Le projet ‘gagnant-gagnant’ est alors mis sur les rails avec la bénédiction de la SNCF qui y voit là une démarche inédite éventuellement duplicable dans d’autres gares hexagonales.
Une vitrine des savoir-faire culinaire et gastronomique de la CCI « Il nous est apparu que cet équipement présentait plusieurs intérêts pour notre CCI, expliquait Gilbert Marcelli en préambule du vote ayant approuvé cette initiative. D’abord, poursuivre l’évolution de notre école hôtelière et de nos enseignements puisque ce restaurant accueillera nos apprenants et les servira, à travers la société que l’on va créer. Ensuite, faire une vitrine ouverte sur la ville, pour les passagers qui fréquentent la gare et les avignonnais, de notre savoir-faire culinaire et gastronomique. Enfin, faire de ce lieu un lieu de valorisation à travers des expositions de nos entreprises et de nos produits qu’ils soient agricoles, viticoles, industriels ou autres. »
Après avoir remporté l’appel d’offres de la SNCF en janvier 2024, la CCI 84 espère alors ouvrir le Quai des saveurs avant l’été de la même année. Les travaux d’aménagement, d’un montant de 1,3M€ environ, prennent plus de temps que prévu et finalement, l’établissement de près de 200m2 comprenant aussi une terrasse de 100m2 est inauguré en décembre 2024. Plus d’une vingtaine de salariés sont sur le pont dont plus de la moitié d’apprentis. Dans le même temps, la cuisine est confiée à Saïd Soumaila, un jeune chef prometteur et ancien élève de l’EHA. Son second est le carpentrassien Naël Tamghart, lui aussi ancien élève de l’Ecole hôtelière (voir aussi encadré : ‘Une cuisine en partance’). L’équipe bénéficie du soutien de Xavier Mathieu, chef étoilé du Phébus à Gordes, et également formé à l’École Hôtelière d’Avignon, et de Patrice Leroy, directeur technique de l’Ecole.
Une cuisine en partance A gauche sur la photo Naël Tamghart, second de cuisine, a remporté la médaille d’Excellence pour le métier Cuisine au Euroskills 2025 en septembre dernier. Depuis, l’ancien élève de l’Ecole hôtelière d’Avignon, a quitté les cuisines du Quai des saveurs dans la foulée de son prix international obtenu au Danemark. Pour sa part, Saïd Soumaila, le prometteur chef de l’établissement (à droite sur la photo), en fera bientôt de même. Après avoir posé sa démission fin avril, celui qui a été notamment distingué aux Worldskills abandonnera définitivement les fourneaux du Quai des saveurs à la fin du mois de mai 2026. Crédit : Quai des saveurs/DR
Un business plan défaillant ? Côté finances, les services de la direction de la CCI établissent un ‘business plan’ d’un montant de plus de 1,2M€ par an. Une estimation très (trop) ambitieuse ? La marche semble en tout cas démesurément grande pour l’établissement bistronomique. Cela se complique en tout cas lorsque les professionnels locaux de la restauration y voient une soudaine concurrence déloyale. De leur côté, les opposants à Gilbert Marcelli y trouvent surtout le prétexte de se débarrasser d’un bouillant président devenu ‘gênant’ dans plusieurs dossiers ‘sensibles’ comme la future DSP (Délégation de service publique) de l’aéroport d’Avignon, le rachat du centre de formation Nextech ou bien encore le lancement d’une procédure disciplinaire à l’encontre du directeur général de la CCI de Vaucluse pour faute grave (ndlr : dossier actuellement toujours sous investigation du ministère de l’Economie dont dépend notamment les organismes consulaires).
Et pour ne rien arranger, le modèle économique n’a pas pris en compte l’ouverture, à quelques dizaines de mètres, d’un Marie Blachère qui ‘grignote’ l’activité petit-déjeuner. A cela s’ajoute l’incompatibilité de la réglementation concernant les amplitudes des horaires d’ouverture d’un restaurant d’application (comme initialement prévu), même si de nombreux apprentis sont embauchés par l’établissement. Malgré tout, le Quai des saveurs a réalisé un chiffre d’affaires de près de 600 000€ pour sa première année d’activité en 2025. Pas si mal pour un projet ex nihilo. Pas suffisant cependant pour faire face aux dépenses.
Le jugement d’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire du Quai des saveurs.
Cessation des paiements Suite à la mise sous tutelle par le préfet de région de la CCI 84 après la démission d’une majorité d’élus consulaires, les administrateurs provisoires de l’organisme consulaire désignés ensuite avaient placé le dossier ‘Quai des saveurs’ en haut de la pile. Depuis, les effectifs ont été largement revus à la baisse et l’établissement s’est imposé une chasse drastique aux dépenses. Dans le même temps, la Chambre de commerce et d’industrie a fermé les robinets dans ce dossier où le passif est estimé à presque 1M€.
Au-delà de ce délais, le restaurant de la CCI de Vaucluse va t’il rester à quai ? Ce sera certainement l’un des dossiers les plus urgents à traiter pour la nouvelle présidence qui devrait être élue cette été. Encore faut-il que le Quai des saveurs n’ait pas définitivement déraillé d’ici là. Autre inconnu : quelle sera la position de la nouvelle municipalité concernant la plus belle de ses entrées de ville ?
Comme nous l’avions annoncé début mars dernier, de nouvelle élections vont avoir lieu pour afin d’élire les nouveaux membres de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse. Après la phase de mise à jour des listes des ressortissants pouvant participer à ce vote qui se déroulera du 29 juin au 10 juillet, place au dépôt des listes.
« Suite à la dissolution de l’assemblée générale et du bureau de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Vaucluse par arrêté du préfet de la région Provence Alpes Côte d’Azur du 30 janvier 2026, les élections des membres de la chambre de commerce et d’industrie (CCIT) auront lieu du 29 juin au 10 juillet 2026 par un vote par correspondance », explique dans un communiqué les services de la préfecture de Vaucluse.
Les candidatures sont déclarées par écrit en préfecture de Vaucluse selon les modalités suivantes :
• du mercredi 20 mai 2026 au jeudi 28 mai 2026 de 8h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h30 (clôture à 12h00 le 28 mai 2026) Ne sont pas compris les samedis et dimanches de cette période.
• en Préfecture de Vaucluse – Direction de la citoyenneté et de la Légalité – Bureau de la réglementation, des titres et des élections – Bâtiment A, 1er étage – 2, avenue de la Folie 84 000 AVIGNON Aucune candidature ne pourra être enregistrée en dehors de ces dates et heures.
Tout électeur qui remplit les conditions fixées à l’article L713-4 du Code de commerce peut se porter candidat dans sa sous-catégorie ou, à défaut, dans sa catégorie professionnelle. Nul ne peut être candidat dans plus d’une sous-catégorie ou catégorie.
La déclaration de candidature indique le nom, les prénoms, le sexe, la date et le lieu de naissance du candidat, sa nationalité, la dénomination sociale et l’adresse de l’entreprise dans laquelle il exerce ses fonctions, le tribunal de commerce (tribunal des affaires économiques d’Avignon en Vaucluse) dont son entreprise est ressortissante, son numéro d’inscription sur la liste électorale, la catégorie professionnelle et la sous-catégorie dans laquelle il se présente. La déclaration fait apparaître clairement si l’intéressé(e) est candidat(e) aux deux mandats associés de membre de la chambre de commerce et d’industrie de région et de membre de la chambre de commerce et d’industrie territoriale de Vaucluse, ou s’il (si elle) se présente comme membre de la seule chambre de commerce et d’industrie territoriale de Vaucluse.
L.G.
L’ensemble des informations utiles ainsi que les documents à présenter sont disponibles en ligne sur le site internet de la préfecture de Vaucluse www.vaucluse.gouv.fr, rubrique Citoyenneté-Elections, ‘élections professionnelles – élections Chambre de commerce et d’Industrie de Vaucluse 2026 – candidatures’.
Des coffee-shops hybrides aux savons artisanaux, des galeries troglodytes aux biscuits conçus à partir de chutes d’hosties : les Trophées du Commerce 2026 mettent en lumière un Vaucluse entreprenant, créatif et tourné vers l’avenir. À travers cinq lauréats distingués par la CCI de Vaucluse, Cyril Cheminot et Hervé Belgioino pour Cofeecina à Avignon ; Moute Derraj pour Savon stories à Avignon ; La maison Suet, opticien indépendant, Photo studio, astronomie et jumelles et galerie d’art à Apt ; La boutique de l’Abbaye Notre Dame du Bon secours pour ses biscuits à base d’hostie à Blauvac, et l’association de commerçants Les Vitrines de Pertuis, c’est tout un territoire qui revendique la vitalité de son commerce de proximité, entre innovation, ancrage local et réinvention des centres-villes.
Le Vaucluse est fier de son commerce de proximité, levier d’attractivité territoriale et le fait savoir en lui consacrant les Trophées du Commerce 2026, organisés par la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, dans le cadre du concours national porté par le réseau des CCI. Derrière les distinctions remises ces derniers jours à Avignon, Apt, Blauvac et Pertuis, se dessine un tissu commercial qui, au-delà de l’activité marchande, participe à la vie sociale, culturelle et environnementale des communes.
Regain d’initiative Onze commerces ont candidaté cette année dans le département, tandis que trois associations de commerçants étaient en lice. Une mobilisation significative dans un territoire où le commerce indépendant demeure un marqueur fort de l’identité locale, notamment dans les centres anciens confrontés aux enjeux de vacance commerciale et de concurrence périphérique.
Coffeecina Copyright CCI de Vaucluse
Le commerce entreprenant À Avignon, le trophée ‘Commerce entreprenant’ est revenu à Cofeecina, un lieu ouvert en 2024 par Cyril Cheminot et Hervé Belgioino. Le concept ? Mêler coffee-shop latino, espace de coworking et salle de réunion. Une hybridation devenue emblématique des nouveaux modèles commerciaux : aujourd’hui, le client ne vient plus seulement consommer un produit, mais vivre une expérience, profiter d’un cadre, parfois même d’une communauté. Dans de nombreuses villes moyennes, ces lieux multifonctions participent à réinventer les usages du centre-ville en attirant étudiants, télétravailleurs et entrepreneurs.
L’environnement, creuset du bien-vivre Cette mutation du commerce passe aussi par les préoccupations environnementales. Récompensée dans la catégorie ‘Commerce durable’, Savon Stories, désormais installée à Avignon, porte cette montée en puissance de l’artisanat écoresponsable. Ingrédients biologiques, fabrication manuelle, contenants réutilisables : l’entreprise fondée par Moute Derraj participe à cette tendance sociétale de fond. Le consommateur privilégie de plus en plus les circuits courts, les compositions naturelles et la transparence des procédés de fabrication.
Moute Derraj pour Savon stories Copyright CCI de Vaucluse
La mise en récit du territoire À Apt, la Maison Suet valorise le patrimoine et l’expérience culturelle. Installée depuis quatre générations dans le Pays d’Apt, l’entreprise familiale a transformé une cave du XIVe siècle en galerie d’art et espace photographique. Une manière de conjuguer activité commerciale et mise en récit du territoire au cœur d’une économie touristique en recherche de lieux atypiques.
Maison Suet Copyright CCI de Vaucluse
Les biscuits de Notre Dame de bon secours Plus inattendu encore, le trophée de l’innovation décerné à la boutique de l’Abbaye Notre-Dame du Bon Secours, à Blauvac, rappelle que l’innovation naît parfois là où on ne l’attend pas. Confrontée à la nécessité de diversifier ses ressources économiques, la communauté religieuse a imaginé des biscuits apéritifs élaborés à partir de chutes d’hosties aromatisées. Une démarche qui conjugue réduction du gaspillage, créativité produit et adaptation économique. Les sœurs proposent également des oreillers en plume et de nombreux produits à la commercialisation.
Abbaye de Blauvac Copyright CCI de Vaucluse
Les vitrines de Pertuis Enfin, à Pertuis, l’association Les Vitrines de Pertuis a été distinguée pour son rôle fédérateur. Avec ses 110 adhérents et une programmation dense d’événements tels que les marchés, fêtes saisonnières, et animations commerciales, elle rappelle combien les unions commerciales demeurent essentielles dans la revitalisation des cœurs de ville, en recréant du lien entre habitants, les commerçants et collectivités.
Vitrines de Pertuis Copyright CCI de Vaucluse
Des enseignes distinguées au plan national Le Vaucluse n’en est d’ailleurs pas à son premier succès dans ce concours national. Ces dernières années, plusieurs enseignes locales avaient déjà été distinguées à l’échelle française, à l’image de la chocolaterie d’Aline Géhant en 2021 ou du concept store avignonnais CQFD en 2022. Une reconnaissance qui confirme la capacité du territoire à faire émerger des initiatives originales malgré un contexte économique souvent tendu pour le commerce indépendant.
Donner de la visibilité aux piliers du commerce À travers ces trophées, la CCI de Vaucluse entend surtout rappeler que le commerce de proximité reste un pilier de la vie locale. Dans des villes moyennes et des communes rurales où l’attractivité est devenue cruciale, ces commerces façonnent l’identité des centres-villes, créent de l’emploi non délocalisable et participent à maintenir une vie collective. Un enjeu devenu stratégique bien au-delà des seules vitrines. Mireille Hurlin
Il est désormais possible d’effectuer un BTS Assistance Technique d’Ingénieur au Campus Agroparc de l’Académie Vaucluse Provence. Cette formation en alternance, étalée sur 2 ans, vise à former des techniciens polyvalents capables d’assister des ingénieurs dans les domaines techniques, industriels et organisationnels.
À l’issue de la formation, les alternants peuvent évoluer vers des postes comme technicien méthodes / industrialisation, assistant ingénieur, chargé de projets techniques, technicien qualité, maintenance ou production, ou encore appui bureau d’études ou R&D dans divers secteurs : industrie de la mécanique, bâtiment et travaux publics, centre de calcul, industrie pharmaceutique, et bien d’autres.
Pour accéder à cette formation, il faut être titulaire d’un Bac général, technologique ou professionnel. Le dépôt du dossier d’inscription se fait en ligne.
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