4 mars 2026 |

Ecrit par le 4 mars 2026

Interconsulaire : des vœux à trois voix

Les trois chambres consulaires de Vaucluse (la Chambre de métiers et de l’artisanat, la Chambre d’agriculture et la Chambre de commerce et d’industrie) viennent de présenter conjointement leurs vœux pour l’année 2026. Dans un contexte économique agité, les trois organismes ont tenu à marquer « l’union sacrée de ces piliers de l’économie locale.

La présence de nombreux acteurs économiques et de décideurs institutionnel et politique « est le signe de la valeur et du dynamisme de nos partenariats pour le développement économique de notre beau département » s’est félicité Valérie Coissieux, présidente de la Chambre de métiers et d’artisanat en Vaucluse lors des vœux interconsulaires qui se sont déroulés à la chapelle Saint-Praxède à Avignon.

« Les chambres consulaires ont toujours été présentes pour ceux qui souhaitent créer, se développer ou rebondir. »

Valérie Coissieux, présidente de la Chambre de métiers et d’artisanat en Vaucluse

Celle qui est aussi présidente en exercice du Comité inter-consulaire poursuit : « Une fois de plus, nos trois chambres consulaires ont souhaité organiser cette cérémonie ensemble pour rappeler notre mission commune : contribuer au développement économique de notre territoire en organisant, appuyant et coordonnant toutes actions de promotion nécessaire à cela. On le voit, notre association, créée en janvier 1984, s’intéressait déjà au marketing territorial et ce, avant même que le concept soit développé.

Ensemble, nos trois chambres consulaires réaffirment notre engagement pour le développement et la valorisation des acteurs du territoire vauclusiens », insiste Valérie Coissieux qui rappelle le rôle collectif des chambres. « Rester à la hauteur de nos missions, répondre aux attentes de nos entreprises avec une résilience exemplaire, et refuser de céder à la tentation du pessimisme. Les chambres consulaires ont toujours été présentes pour ceux qui souhaitent créer, se développer ou rebondir. Cette mission n’a jamais été aussi essentielle qu’aujourd’hui. »

 « On est fier de nos chambres consulaires. »

Sophie Vache, présidente de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse

« On est fier de nos chambres consulaires », complète Sophie Vache, présidente de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse.
« Nous sommes aussi très fiers de nos produits et de ce que nous produisons dans notre département », enchaine celle qui découvre cette structure interconsulaire depuis son élection au printemps dernier afin de succéder à Georgia Lambertin devenue présidente de la Chambre régionale de l’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« L’interconsulaire, c’est la force du collectif. »

Dominique Damiano, vice-président de la CCI de Vaucluse

« L’interconsulaire, c’est la force du collectif », assure de son côté Dominique Damiano, vice-président de la CCI de Vaucluse. L’occasion pour celui qui en charge du commerce d’évoquer notamment les projets du label éco-défis, l’économie circulaire et plus particulièrement le dossier de la gestion des déchets des entreprises, les difficultés d’essor de l’opération des chèques-cadeaux de l’interconsulaire.
« Dans l’intérêt général, nous continuerons, bien sûr, à être partie prenante dans les différentes structures où figure la CCI de Vaucluse », termine Dominique Damiano.

Dans tous les cas « l’heure est à la transversalité, insiste en chœur les représentants des trois chambres vauclusiennes. Qu’il s’agisse d’artisanat, d’agriculture ou de commerce, les chambres consulaires maintiennent plus que jamais leur engagement pour le développement économique et la valorisation des acteurs du territoire. »

Le soutien du département
Egalement présente Dominique Santoni, présidente du conseil départemental de Vaucluse qui a présenté ses vœux quelques jours auparavant à Oppède a insisté : « Je suis pas ici par habitude. Je suis là par conviction. Parce que l’attractivité du Vaucluse se construit avec nos agriculteurs, nos chefs d’entreprise, nos artisans. Ceux qui véritablement produisent, innovent, vendent… Ceux qui sont véritablement dans la réalité sur l’ensemble de notre territoire. Je crois que l’attractivité ce n’est pas un mot. L’attractivité ce sont les exploitations agricoles,  des artisans, des commerces de proximité, des entreprises, des industries, des industries touristiques et des services. L’attractivité, c’est véritablement tout un écosystème. Et cette attractivité, elle repose sur trois piliers qui sont indissociables : l’agriculture, l’artisanat et le commerce, accompagné donc bien entendu par la CCI, la chambre des métiers et la chambre d’agriculture. Aucun ne va sans les autres. »

La Région appuie les Chambres
Pour sa part, Bénédicte Martin, vice-présidente, en charge de l’agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur « il était impensable que la Région ne soient pas présentes à ces vœux interconsulaires car nous sommes la collectivité de l’économie aux côtés des communautés communes et d’agglomération. En effet, la Région Sud en charge la stratégie économique, l’organisation des filières ou bien encore le financement des entreprises. A ce titre, nous travaillons tout naturellement avec trois chambres consulaires. Tout particulière l’agriculture dans ce département où, plus qu’ailleurs, il y a de grands défis structurants à relever notamment les aménagements hydrauliques. Nous accompagnons aussi les entreprises au quotidien sur ce territoire. Nous avons par exemple un service financement des entreprises à l’antenne de la Région à Avignon. Et quand il y a des projets, on sait se mettre autour de la table avec le Département et son agence VPA, avec les pôles de compétitivité, avec l’Etat pour accompagner ces dossiers. »


Interconsulaire : des vœux à trois voix

Labellisé Territoire d’industrie pour 2023-2027, le Vaucluse réaffirme son rôle industriel en Provence-Alpes-Côte d’Azur grâce à un tissu diversifié d’entreprises et à une dynamique entrepreneuriale notable. Avec près de 4 400 établissements industriels, plus de 17 500 salariés dans le secteur et des filières structurantes comme l’agroalimentaire, chimie et transformation des matériaux, le département conjugue héritage et défis d’avenir.

Dans un département qui compte plus de 50 000 établissements tous secteurs confondus, l’industrie représente environ 9% des unités économiques et 16% des salariés présents sur le registre du commerce en Vaucluse au 1er janvier 2024. Cela se traduit par 4 363 établissements industriels employeurs et 17 570 salariés actifs dans l’industrie — une croissance de +774 établissements et +1 166 emplois en deux ans.

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Un territoire industriel dynamique
L’observatoire industriel de l’Aurav souligne également que, dans l’ensemble de la région Sud, le secteur industriel employait en 2024 près de 170 000 salariés pour plus de 10 500 établissements, avec 13% des emplois industriels régionaux localisés en Vaucluse.

Des filières qui pèsent
L’agroalimentaire demeure la première filière du territoire : dans le Territoire d’industrie, ce secteur comprend 284 établissements d’au moins trois salariés, faisant de lui le pilier de l’activité industrielle locale. Le développement de cette filière se retrouve également dans le poids du département au niveau régional : les industries alimentaires représentent environ 25% des emplois industriels vauclusiens et près de 10 % du chiffre d’affaires industriel, avec quelque 240 entreprises et plus de 8 000 salariés permanents dédiés au secteur.

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D’autres segments stratégiques
Outre l’agroalimentaire, d’autres segments jouent un rôle stratégique comme la Chimie et les matériaux : 79 établissements d’au moins trois salariés, concentrant 1 820 emplois et générant un chiffre d’affaires majeur grâce à une forte valeur ajoutée. La Transformation et la valorisation (de la gestion des déchets et des matériaux) : 94 établissements structurés autour de PME locales (Petites et moyennes entreprises). Mines et métallurgie, construction, mode et luxe complètent ce paysage multi-sectoriel.

Une dynamique entrepreneuriale soutenue
Le tissu industriel vauclusien se caractérise par une prédominance très marquée des petites structures : 96% des unités industrielles ont moins de 10 salariés, ce qui souligne l’importance des TPE et PME dans l’écosystème local.

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La création d’entreprise
Cette dynamique se reflète aussi dans la création d’entreprises : selon l’Insee, 701 nouvelles sociétés industrielles ont été créées en 2024 dans le département, et le nombre total d’entreprises nouvelles s’élève à 10 716, toutes activités confondues.

Défis structurels et trajectoires d’avenir
Malgré ces signaux positifs, l’industrie vauclusienne fait face à des défis classiques : l’attractivité des emplois industriels dans un marché du travail tendu, la modernisation des sites et l’adaptation des compétences aux technologies émergentes. L’implantation industrielle reste par ailleurs fortement dépendante des zones d’activités, avec des densités variables et un besoin constant de foncier adapté. L’attractivité globale du territoire repose sur une combinaison d’infrastructures, de formation et d’innovation, autant de leviers à renforcer pour soutenir la réindustrialisation engagée.

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Pour faire court
Les chiffres confirment que le Vaucluse n’est pas qu’un département rural : il est un acteur industriel tangible de la région Sud, avec des milliers d’emplois, un maillage d’entreprises diversifié et une capacité à créer de nouvelles activités. Le label Territoire d’industrie constitue, en cela, un levier stratégique pour faire dialoguer innovations, formations et projets territoriaux. Reste à transformer cette dynamique en gains durables, à la croisée de la transition écologique, de l’attractivité des métiers industriels et d’une gouvernance territoriale renforcée.
Mireille Hurlin

Sources : CCI Vaucluse, Chiffres clés de l’économie, répartition sectorielle et place de l’industrie (2024) ; Aurav Territoires d’industrie Vaucluse (Mars 2025) ; ANCT.
Mireille Hurlin

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Interconsulaire : des vœux à trois voix

Il n’y a plus que trois membres sur sept au Bureau de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse. Les nouvelles élections pour élire le Bureau interviendront le 23 septembre prochain. Fin juillet, Philippe Renaudi, président de la CCI Provence-Alpes-Côte d’Azur démissionnait, là encore de nouvelles élections sont prévues à l’automne, pour élire le nouveau président pour moins de deux ans.

CCI 84 Copyright MMH

Après les démissions de Bruno Delorme, dirigeant de la société Béton Sud 84 -et secrétaire du Bureau de la CCI 84- intervenue en 2024 puis celles, le 30 juin de Thierry Francou –trésorier et président d’Eurenco- et, enfin de Nordine Saihi, secrétaire-adjoint président de l’U2P Vaucluse et de Richard Hémin, trésorier-adjoint du bureau et patron du Grand Barretta, le 6 août, la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse ne dispose plus de quorum -nombre minimum de membres présents pour délibérer- pour le Bureau et donc d’instance décisionnelle. L’institution est donc passée sous tutelle de la préfecture de Provence-Alpes-Côte d’Azur le 20 août.

De nouvelles élections
Une mesure temporaire selon le président Gilbert Marcelli qui, sans Bureau, ne peut plus œuvrer comme il l’entend. Pour mémoire, la CCI de Vaucluse avait été mise sous tutelle entre 2018 et 2021 suite à ‘la querelle des chefs’ qui opposait Jacques Brès, ancien président de la fédé BTP 84 et du Médef Vaucluse, à Bernard Vergier, président de la CPME 84, tout deux en lice pour la présidence de la CCI 84, notamment pour une remise en cause des élections.

Plus d’amplitude pour la formation
La CCI de Vaucluse avait racheté, via l’Académie Vaucluse Provence, Nextech, en novembre 2024. En effet, le Tribunal judiciaire d’Avignon avait retenu l’offre de la CCI de Vaucluse, parmi 4 autres candidats repreneurs, lui attribuant ainsi la reprise de l’école Nextech (informatique, industrie, chaudronnerie). Lors du vote des salariés, ces derniers s’étaient prononcés à 81,8% en faveur de l’offre de la CCI Vaucluse. En difficulté à la suite de dysfonctionnements financiers et de gouvernance, la société de formation avait été placée en août 2024 en redressement judiciaire.

Le Quai des saveurs Copyright MMH

Création du Quai des saveurs
Egalement, la Cci de Vaucluse a créé, en juin 2024, Le quai des saveurs, restaurant bistronomique où apprentis et étudiants en restauration issus de l’Académie Vaucluse Provence font leurs premières armes. Les prochaines élections de la CCI, pour élire le Bureau, auront lieu le 23 septembre prochain. Gilbert Marcelli, ancien président de l’UIMM 84 –Union des industries et métiers de la métallurgie de Vaucluse, qui a fusionné en juillet 2023 avec l’instance Alpes-Méditerranée-, avait été élu à l’unanimité –des 34 membres titulaires- en novembre 2021. Désormais, les membres restants du bureau sont Catherine Panattoni, vice-présidente ‘Services’ et Dominique Damiano, vice-président ‘Commerce’, et bien sûr le président, Gilbert Marcelli.

De nouvelles élections
Désormais, en l’absence de quorum, due à des démissions en chaîne, la CCI de Vaucluse devra se plier à l’organisation d’une Assemblée générale extraordinaire ou à des élections anticipées pour renouveler les membres du Bureau, qui désigneront ou conforteront, à leur tour, le président. Pour mémoire, le Bureau détermine les orientations stratégiques de la CCI, vote le budget et les comptes et adopte tous les actes de l’établissement public. L’organisation, les élus et les collaborateurs de la CCI de Vaucluse ici.

Concernant la CCIR Paca
Concernant la Chambre de Commerce et d’Industrie Régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Philippe Renaudi a démissionné fin juillet ainsi que de ses mandants consulaires. L’intérim est assuré par Daniel Margot, 1er vice-président de la CCI des Alpes-de-Haute-Provence pour deux mois, le temps de mettre en place de nouvelles élections –organisées par la Préfecture de Région- pour nommer les membres, le bureau et le nouveau président pour deux ans.

Le Quai des saveurs Copyright MMH

Interconsulaire : des vœux à trois voix

Le Cercle des juristes en droit social 84 organise une réunion d’information sur ‘Santé et travail quoi de neuf ?’ Ils présenteront les nouveaux enjeux de la santé : télétravail, pénibilité, gestion de la violence au travail, cadre juridique.

La soirée s’adresse à toutes les personnes s’interrogeant sur la santé et le Droit du travail qu’il s’agisse de personnes issues de la société civile, de professionnels, de chefs d’entreprise, de salariés, tous s’interrogeant sur le droit du travail. La soirée est en accès libre et 30 personnes ont déjà répondu à l’invitation.

Les intervenants
Les intervenants à cette soirée sont : Franck Petit, Miguel Couralet, Marie-Laure Baron, Elodie Roche, Philippe Mouret, Olivier Baglio, Chrystelle Michel, Bénédicte Anav-Arlaud, Elsa Bonetto-Sabri, Henrik de Brier et Marine Botreau. Le cercle des juristes en Droit social est une association loi 1901 regroupant des acteurs pratiquant le doit social (professeurs de droit, avocats, DRH -Directeurs des ressources humaines-, formateurs, fonctionnaires. La structure est présidée par Franck Petit.

Les infos pratiques
Ce cycle d’échanges du cercle des juristes en droit social 84 sur ‘La santé au travail quoi de neuf ?’ aura lieu Jeudi 17 mars de 18h30 à 20h à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse 46, Cours Jean Jaurès à Avignon. Possibilité de se garer au parking Jaurès. Inscription obligatoire auprès : cercledroitsocial84@gmail.com
Précédent article sur ce sujet ici.
MH

https://www.echodumardi.com/tag/cci84/   1/1