22 mars 2026 |

Ecrit par le 22 mars 2026

Le chorégraphe Christian Ubl occupe par trois fois le plateau des Hivernales cette semaine

Pas de temps pour souffler ! Après le festival des Hivernales qui a rempli les salles et les promesses, le Centre de Développement Chorégraphique National (CDCN) reprend sa vitesse de croisière et ses rendez-vous mensuels. Artiste en résidence, Christian Ubl propose deux ateliers et une rencontre cette semaine.

Un rendez-vous mensuel ouvert aux professionnels de la danse, du théâtre, du cirque et du mouvement

Christian Ubl propose un cours basé sur son langage scénique, influencé par diverses techniques contemporaines et chorégraphes : conscience des appuis en rapport avec la colonne vertébrale, du poids, des sensations et un rapport à l’espace et au groupe précis. Le cours se concentrera sur la dynamique et la densité d’un enchaînement en lien avec la musicalité, la personnalité et l’endurance nécessaires pour le déroulement proposé. Des moments d’improvisations corporelles et vocales feront aussi partie de l’exploration. Les participants seront progressivement conduits à transposer la qualité de leurs mouvements et celle de l’écriture proposée vers une seule matière et présence.
Mardi 10 mars. 10h00 à 11h30. Réservation : accueil@hivernales-avignon.com

Ébauche de ‘What Did You Expect ?’ présenté lors du Off 2026

Cette rencontre mensuelle autour d’un artiste permettra de découvrir un extrait du travail en cours de Christian Ubl, en résidence au CDCN actuellement pour son projet ‘What Did You Expect ?’. ‘What Did You Expect ?’ explore la théorie du chaos, l’effet papillon et les liens invisibles qui nous relient, qu’ils soient physiques ou mentaux. Avec humour, jouant des époques et des espaces-temps, Christian Ubl et Kurt Demey questionnent les notions de choix et de déterminisme. Que ce serait-il passé si…? Un duo danse/mentalisme teinté de rose, qui – avec délectation – brouille les pistes entre la cause et la conséquence, l’objet et le sujet, et dont la magie émanera des spectateurs eux-mêmes…
Jeudi 12 mars. 19h. Entrée libre sur réservation. accueil@hivernales-avignon.com / 04 90 82 33 12.

Atelier magie et danse

Débutants danseurs amateurs ou expérimentés, cet atelier s’ adapte à tout niveau et  donne l’occasion de partager  l’univers de Christian Ubl. En lien avec ‘What Did You Expect’ : la magie et la danse ont ceci de commun qu’elles convoquent le mouvement et qu’elles en jouent en appliquant des gestes précis, parfois répétitifs, souvent rythmés, plus au moins organiques ou sophistiqués, voire même parfois assez techniques. Christian Ubl nous invite à un temps d’exploration de ces deux disciplines mélangées et propose de nous dévoiler et transmettre quelques aspects de la chorégraphie millimétrée construite autour de l’effet papillon et de la théorie du chaos…
Samedi 14 mars. 10h à 12h. 7€ + Adhésion annuelle de 7 € obligatoire (année civile).


Le chorégraphe Christian Ubl occupe par trois fois le plateau des Hivernales cette semaine

Entrons dans la danse

Le coup d’envoi de cette 48e édition qui se veut vivante et réconciliante a été donné pour la première soirée par Nans Pierson. À l’instar des ateliers qu’il mène toute l’année au Centre de Développement Chorégraphique National d’Avignon (CDCN) le danseur avignonnais a entraîné une soixantaine de spectateurs – de 12 à 80 ans — à ne plus l’être justement (spectateur) et à vivre une danse immersive électro. Cette performance collective participative a eu lieu dans la pénombre tamisée du Grenier à Sel. Guidé à la voix pour un petit échauffement, le set proposait ensuite d’explorer « une danse à soi » c’est-à-dire de danser sur une musique électro pré-enregistrée sans être gêné par le regard des autres. Une heure de libres déhanchements sans contrainte sinon le plaisir de se connecter à soi ou aux autres avant une relaxation bien méritée.

Voyez comme on danse

A contrario, avec ‘Kill me’, la chorégraphe argentine Marina Otero a montré au grand jour et dans une mise à nu radicale ses fragilités et celles de ses cinq acolytes. Devant le public conquis de la Garance de Cavaillon, elle a transformé son introspection en un spectacle bouleversant où l’âme meurtrie trouve un apaisement dans les mots dits et les corps montrés. 

Musique live avant tout

La première semaine s’est conclue par deux spectacles magnifiques : ‘Branle’ de Madeleine Fournier et ‘Carcaça’ du Portugais Marco da Silva Ferreira où la musique en live a pris toute sa place dans les propositions chorégraphiques, s’avérant même indispensable pour structurer le récit ou l’espace. 

Avec ‘Branle’, la bourrée n’a qu’a bien se tenir ! 

La circularité du plateau de la Scierie, la disposition des spectateurs autour des six danseurs et danseuses nous entraînent de fait dans la danse : nous ne pouvons pas tout voir donc nous attrapons au vol un geste, un regard, un sourire quelquefois une invitation. Ce pas de six étonnant, virtuose et joyeux, inspiré des danses traditionnelles part cependant d’une lecture de ‘L’Ethique’ de Spinoza. « Une façon de poser la pièce sur cette grammaire des émotions », précise la chorégraphe et interprète Madeleine Fournier. La chanteuse et musicienne Marion Cousin  déclame dès l’ouverture quelques uns de ces affects parmi la cinquantaine identifiée par le philosophe : le désir, l’avarice, la peur, la colère… Libre à nous de chercher à les identifier ou au contraire se perdre dans l’ostinato de la cornemuse de Julien Sesailly et le mixage expérimental de Marion Cousin. C’est sacrément jubilatoire.

Avec ‘Carcaça’, la résistance et l’espoir ont un bel avenir

Sur la scène de l ‘Opéra Grand Avignon, ce fut une explosion de joies, de peines et de luttesportée par  dix danseurs et danseuses et  deux musiciens (électro et batterie) présents sur le plateau. On peut y voir défiler une partie de l’histoire du Portugal de son coq emblématique à sa révolution des Oeillets par des tableaux subtils de couleurs et de rythme où la tradition affronte sans arrêt nos temps modernes. On peut aussi s’extasier sur ce jeu de jambes original et permanent qui évolue au gré des tableaux, et qui synthétise à lui seul tout le message de ce spectacle : un manifeste joyeux quoique quelquefois douloureux d’une quête de liberté toujours à conquérir, la nécessité de défendre son identité tout en rejoignant la communauté. La danse devient ainsi le temps d’une soirée une transe engagée qui nous exulte .

Les spectacles à venir en vagabondage

La semaine débute au Cinéma Utopia avec la projection ‘Danser ensemble’ qui présente la « vidéo danse » où le partenaire n’est pas celui que l’on croit ! Franck Boulegue et Marisa Hayses du Festival International de vidéo Danse de Bourgogne animeront le débat en fin de projection. La réalisatrice et performeuse Flora Détraz investit le Grenier à Sel pour déconstruire les archétypes de la féminité et nous offre aussi en soirée un concert-performance. La lumière et son univers poétique ont guidé Vania Vaneau pour ‘Heliosfera’. Chloé Zamboni va faire danser les objets du quotidien au Théâtre des Halles avec ‘Quelques choses’. ‘Le Margherite’, — un spectacle très attendu  car effleuré déjà l’an passé en sortie de résidence aux Doms — nous est proposé  à la salle BenoitXII. Marion Blondeau rend  visibles les corps vieillissants en mettant en mouvements trois femmes âgées de 60 à 70 ans dans ‘Organicitées’ à La Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon. Quelen Lamouroux nous fait entrer dans l’intimité de son capharnaüm d’objets pour un seul en scène poétique nommé ‘L’imprévue’. On retrouvera la compagnie de Nacim Battou à l’Autre Scène de Vedène pour vivre une dernière nuit ? Le festival se clôturera avec pas moins de quatre propositions dans la journée du samedi allant d’une conférence évoquant les bals clandestins pendant la Seconde Guerre Mondiale aux ‘Eclats’ de Léa Vinette, au seul en scène de Julien Andujar pour finir par une totale carte blanche à l’artiste complice Massimo Fusco pour un Bal Magnétique à la Scierie. 

Jusqu’au 21 février. De 5 à 27€. Les Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. 0490 82 33 12.
Billetterie : 04 90 11 46 45. Points de vente. 3-5 rue Portail Matheron. Avignon.


Le chorégraphe Christian Ubl occupe par trois fois le plateau des Hivernales cette semaine

Pour cette 47ᵉ édition du festival Les Hivernales où Avignon devient encore une capitale — celle de la danse contemporaine — place à la musique et à la voix !

En effet, la danse entrera en fusion avec la musique et la voix, précise la directrice Isabelle Martin-Bridot lors de la présentation de cet événement toujours attendu en plein cœur de l’hiver. Place également à la créativité, à la diversité des genres et des rencontres, à la fête, sans oublier le festival HiverÔmomes qui commencera la semaine précédente dans les écoles et les centres sociaux.

Quand musique et danse sont indissociables

Le « la » sera donné dès le premier spectacle d’ouverture « The way Things Go » avec les six interprètes de la compagnie de Christian Ubi. Un « cours des choses »  joyeux et espiègle qui ne se contentera pas de nous entraîner dans une nouvelle traversée mais qui nourrira une réflexion sur « l’effet papillon » des corps. La voix sera également à l’honneur avec le solo d’Ambra Senatore pour un voyage à travers la mémoire, où danse et voix se mêlent dans des récits intimes et universels.

Baroque, Ravel, Fado, soul, gospel

Du baroque avec Bruno Benne qui dépasse les codes de la « Belle Danse », du Ravel avec le duo d’Emmanuelle Huynh et de Boris Charmatz qui investiront le beau plateau de la FabricA, du Fado avec les performers portugais Jonas et Lander : les musiciens ou appareils électroniques partageront souvent le plateau des danseurs et danseuses. 

Danse participative

Outre les stages qui sont autant d’occasions d’apprendre ensemble, il y aura deux spectacles qui se veulent participatifs. À la Garance, on pourra entrer dans la danse avec « Blossom » de Sandrine Lescourant sur une composition musicale mêlant gospel, soul, hip-hop, afro et house music.

La traditionnelle soirée de clôture sera confiée à l’artiste associé Massimo Fusco pour l’avant-première d’un Bal Magnétique qui aura lieu dans le très beau tiers lieu La Scierie et qui se concrétisera en 2026. 

Danse engagée

Avec Marina Gomez de la Compagnie Hydel, on aborde «  le point de vue des femmes, des mères, des sœurs, de celles qui restent et pour qui les morts assassinés ne sont pas que des chiffres »de la Colombie à Marseille. Dans sa dernière création « Sous le volcan », présentée pour la première fois en France, Leslie Mannès interroge la question de la collectivité et du « comment être ensemble » pour faire face au chaos du monde. La chorégraphe malgache Soa Ratsifandrihana pour sa première pièce de groupe aborde l’exil, mais avec des accents musicaux joyeux et solaires.

Danse intime

C’est à la Chartreuse de Villeneuve d’Avignon que le danseur Jazz Barbé nous dévoilera un solo intimiste et reptilien avant de rejoindre en trio Kernel-matière, la forme recomposée d’une danse fusionnelle ou explosive. Dans Altro Canto la performeuse italienne Ambra Senatore mêlera de la voix et des gestes pour donner corps aux souvenirs. Une sortie de résidence « Le Margherite » aura lieu au Théâtre des Doms, l’occasion de découvrir le travail de recherche d’Erika Zueneli.

Expositions

Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot. ‘Arpentages#11_Vitry-sur-Seine’
Vernissage le mercredi 5 février. 17h30. 
Jusqu’au 28 février. Espace Pluriel. CCAS. 1 rue Paul Poncet, Avignon. 04 90 88 06 65.

Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot. ‘Apparemment, ce qui ne se voit pas’
Thibaut Ras. ‘Les couleurs, les corps et les songes se répondent’ & ‘Dancing the Metropolis’
Vernissage le jeudi 6 février. 18h.
Jusqu’au 15 février. Le Grenier à Sel. Rue des Remparts Saint-Lazare. Avignon. 

Du 30 janvier au 15 février 2025. 5 à 30€. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 82 33 12. Billetterie en ligne. 04 90 11 46 45 et au 3-5 Rue Portail Matheron.


Le chorégraphe Christian Ubl occupe par trois fois le plateau des Hivernales cette semaine

On connaît Les Hivernales, magnifique festival de danse au cœur de l’hiver en février ; « On (y) danse aussi l’été ! » temps fort pendant le Festival d’Avignon. Mais le Centre de Développement Chorégraphique National (CDCN) ne se contente pas de diffuser des spectacles, il a également pour mission de sensibiliser à l’art chorégraphique les publics de la maternelle à l’université (dans le temps scolaire) et au-delà pour le grand public avec des ateliers de pratique.

Des ateliers réguliers

Atelier hebdomadaire de Munz Floor avec Anaïs Lheureux.
La méthode Munz® Floor ? des mouvements sphériques qui ont des impacts immédiats sur tous les types de corps, ils sont durables sur les tissus profonds car il n’y a pas de manipulation externe. Doux et intense à la fois, Munz® Floor est une solution radicale contre les maux de dos.
Tous les mardis de 12h30 à 13h30. Infos & réservation : anaislheureux.com

Danse immersive électro avec Nans Pierson

Une fois par mois, venez danser sur de la musique techno/électro ! Laissez-vous porter par les fréquences et les variations rythmiques afin de vivre une expérience physique et sensorielle. Après un échauffement commun guidé à la voix, vous aurez ensuite libre cours à votre imagination ou de vous inspirer des mouvements des autres. Et pour redescendre en douceur, l’atelier se terminera par une
petite relaxation.
Jeudi 16 novembre 18 h 30 à 20 h. 10€. réservation nécessaire. 04 90 82 33 12. hivernales-avignon.com

Des résidences d’artistes avec des sorties de résidence mensuelle ouverte au public

La prochaine sortie de résidence permettra de rencontrer le chorégraphe Youness Aboulakoul avec sa création AYTA, un cri de protestation et un appel à la résistance, une manifestation chorégraphique destinée à six interprètes-femmes.
Vendredi 15 décembre. 19h à 20h. Entrée libre sur réservation. accueil@hivernales-avignon.com 04 90 82 33 12.

https://www.echodumardi.com/tag/centre-de-developpement-choregraphique-national/   1/1