16 juin 2026 |

Ecrit par le 16 juin 2026

(Vidéo) Une soirée autour du film ‘Le Diable s’habille en Prada’ au Capitole pour la sortie du 2e opus

20 ans après la sortie du premier film, Le Diable s’habille en Prada 2 est projeté dans toutes les salles de cinéma depuis le 29 avril. À l’occasion de cette sortie très attendue des fans du premier opus, le cinéma Capitole MyCinewest organise une Popcorn Party ce jeudi 7 mai.

Le Diable s’habillera en Prada ce jeudi au cinéma du Pontet qui organise une soirée sur le thème du film qui réunit de nouveau sur le grand écran Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci. De nombreuses animations attendent les spectateurs, en plus de la projection du deuxième opus.

Un vin pétillant rosé sera proposé ainsi que des mignardises telles que du café, des cookies et de la pavlova par le foodtruck Mijoté Meringué. Les participants devront répondre à un quiz inspiré des deux films pour tenter de remporter de nombreux cadeaux. Enfin, la boutique Les Mariées d’Avignon organisera un défilé de robes, qui fera écho au film.

Le Diable s’habille en Prada 2 suit Miranda, Andy, Emily et Nigel qui replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.

Billetterie en ligne ou sur place.
Jeudi 7 mai. 20h. 20€. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.


(Vidéo) Une soirée autour du film ‘Le Diable s’habille en Prada’ au Capitole pour la sortie du 2e opus

À l’occasion de la 14e édition du festival cinématographique Les Rencontres du Sud, le Vaucluse est devenu la capitale du 7e art du 10 au 20 mars. Cette nouvelle édition, qui s’est tenue dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia à Avignon, et le Rivoli à Carpentras, a présenté 21 films en avant-première dont neuf en compétition.

Pour le plaisir

Pour le plaisir (sortie nationale le 6 mai 2026) est un film de Reem Kherici avec Alexandra Lamy, François Cluzet, Mitty Hazanavicius, François-Xavier Demaison, Delphine Baril, Camille Aumont Carnel.

La réalisatrice Reem Kherici (que l’on voit dans le film dans le rôle de la psy) était présente à Avignon le 17 mars pour présenter son long-métrage en avant première aux professionnels présents à la 14ème édition des Rencontres du Sud.  Une comédie dans laquelle Alexandra Lamy incarne Fanny, mariée depuis vingt ans à Tom (joué par François Cluzet). Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple…

« Ce film est inspiré d’une histoire vrai mais de personnages de fiction. Quand on écrit un film on a une vision de sa mise en scène. Là j’ai été accompagnée d’une super scripte. Tous mes films sont une sorte de thérapie avec une résonance personnelle. La mémoire transgénérationnelle est réelle avec pour moi et mes sœurs une éducation en filles de bonne famille. Je traite là d’un sujet tabou mais nécessaire pour les femmes et les hommes. Dans le film Tom est attentif au plaisir de sa femme. L’orgasme est une coresponsabilité qui se prépare à deux. Il faut savoir dédramatiser les sujets profonds. Je ne suis pas une femme libérée mais une femme pudique. La parole se libère et au nom des femmes il était important de parler de notre plaisir. Je n’ai pas envie de mettre le public mal à l’aise. Ce n’est pas malaisant. Il suffit d’en parler avec humour, élégance et sous une forme éducative. Chaque individu à sa forme de pensée. Chaque femme dans le film a une sexualité différente », explique la réalisatrice qui conclut avec deux questions: pourquoi s’interdire le plaisir ? Pourquoi le juger ?

Reem Kherici. ©Jean-Dominique Réga

Derrière les Palmiers

Derrière les Palmiers est un film de Meryem Benm’Barek avec Sara Giraudeau, Driss Ramdi, Nadia Kounda, Carole Bouquet, Olivier Rabourdin, Soumay Akaaboune, Amine Ennaji, Ayoub Trombati, Raouya, Rachel O’Mear. La sortie nationale se fera le 1er avril 2026. 

Ce film a été primé le 19 mars 2026 dans le cadre de la 14e édition des Rencontres du Sud à Avignon. Il a reçu en présence de nombreux professionnels le prix des lycéens lors de la cérémonie des Victoires. 

À Tanger, Mehdi voit sa relation avec Selma bouleversée lorsqu’il rencontre Marie, une riche Française dont les parents ont acheté une luxueuse villa dans la kasbah. Attiré par sa vie mondaine, il délaisse Selma, feignant d’ignorer que ses choix le rattraperont 

« Ce film trouve sa source dans quelque chose de profondément intime : mes expériences amoureuses. J’ai pu être Selma, Mehdi et Marie. Mon vécu a façonné mon regard sur le monde et a donné naissance au récit que je voulais raconter. Mais ce film dépasse le seul plan personnel », révèle Meryem Benm’Barek. Il explore comment l’amour révèle les forces sociales, culturelles et historiques qui structurent nos vies. Mehdi a deux choix de vie qui s’offrent à lui. Et s’il court après une sorte de vie capitaliste qu’il ne peut pas réaliser du fait qu’il n’est pas socialement acceptable, il risque de tout perdre. Marie (Sara Giraudeau) doit le façonner pour qu’il soit acceptable aux yeux de ses parents. Elle a besoin que Mehdi soit plus qu’ouvrier de chantier pour être accepté par ses parents. Le désir de Marie révèle en réalité un mépris pour ce qu’il est réellement. Sans qu’elle en prenne conscience car elle-même subit une violence de ses parents, c’est une violence qu’elle fait sur lui. « Avec Selma, la situation est intense : il la désire et elle se refuse à lui. Elle tient à respecter les limites qu’elle s’est posées en tant que femme croyante, ce qui n’empêche pas le désir qu’elle éprouve pour lui. Marie elle s’ouvre et se donne à lui très vite, et son apparente liberté fascine Mehdi qui s’imagine qu’à ses côtés la vie sera plus facile », explique la réalisatrice. « Mais quand tout bascule Selma devient un autre personnage. Elle le traque et est capable de tout », conclut la réalisatrice de ce thriller sur le thème de l’amour.

Meryem Benm’Barek. ©Jean-Dominique Réga

L’Étrangère

L’Étrangère est un film de Gaya Jiji par Gaya Jiji et Sarah Angelini avec Zar Amir Ebrahimi, Alexis Manenti, Amr Waked, Megan Northam. Date de sortie le 17 juin 2026. Drame (1h41).

Selma fuit la Syrie en laissant derrière elle un fils de 6 ans et un mari disparu dans les geôles du régime. Arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, elle enchaîne les heures de travail au noir, alors qu’un nouveau combat commence pour obtenir le droit d’asile et faire venir son fils Rami. Selma fait bientôt la connaissance d’un avocat, Jérôme. Leur histoire d’amour va tout remettre en question. 

C’est l’histoire lumineuse d’une femme qui reconstruit sa vie sur une terre étrangère, animée par un profond désir de guérison, de vivre et de redécouvrir l’intimité après le traumatisme de la guerre. Son parcours offre une perspective nouvelle incarnant la force et la résilience. Le personnage, interprété par Zar Amir Ebrahimi, rayonne d’espoir tout au long du film.

« Il y a une grande partie de moi dans ce film, notamment un nouveau pays qui peut changer votre destin », explique Gaya Jiji, réalisatrice syrienne née à Damas en 1979. Elle est invitée en 2014 au Festival de Cannes par la Fabrique des Cinémas du Monde. Elle séjourne alors en France grâce à l’obtention d’un visa artistique. Elle vient de passer deux ans en Syrie, au plus près de la guerre qui ravage son pays. « J’ai fait un travail de documentation sur le voyage que les syriens ont fait. Dans la procédure de Dublin, il y a de l’absurdité. Pourquoi doit-on rester dans le premier pays européen où le migrant arrive et laisse ses empreintes. Pourquoi rester dans un pays qui ne veut pas de vous ? »

Dans le film l’avocat (Alexis Manenti) se retrouve face à une tragédie et cela le bouleverse. Il décide de sortir de sa solitude en aidant cette femme. Mais au final chacun va aider l’autre à sortir de ce sentiment d’être étranger.

Gaya Jiji. ©Jean-Dominique Réga

C’est quoi l’amour ?

La comédie C’est quoi l’amour ? de Fabien Gorgeart avec Laure Calamy, Vincent Macaigne, Lyes Salem, Mélanie Thierry, avec la participation de Céleste Brunnquell, Saül Benchetrit, Grégoire Leprince-Ringuet, sort en salle le 6 mai 2026 (durée 1h46).

Marguerite (Laure Calamy) n’a aucune raison de refuser à Fred (Vincent Macaigne), son ex-mari, la demande en nullité de leur mariage à l’église. Elle est même heureuse d’apprendre que Fred projette de se remarier avec Chloé, sa nouvelle compagne. Pour démontrer aux autorités ecclésiastiques que leur union n’avait aucune raison d’être, les ex-époux s’embarquent dans une enquête sur leur propre passé… ce qui ne manque pas de faire resurgir des sentiments qu’ils croyaient éteints depuis longtemps…Mais ce qui devait être une simple formalité va s’avérer plus compliqué que prévu et va les mener jusqu’à Rome avec leurs enfants et leurs nouveaux conjoints. Un voyage haut en couleur pour tous les membres de cette famille recomposée, qui va les amener à répondre à la question : c’est quoi l’amour ?

Le réalisateur Fabien Gorgeart (qui est aussi metteur en scène au théâtre) et le comédien Lyes Salem étaient présents le 18 mars 2026 à Avignon dans le cadre de Rencontres du Sud. « Ce film vient terminer  une trilogie sur l’amour. J’avais envie de la clôturer sur une note plus légère. Ces comédiens m’inspirent beaucoup et cela m’a fait du bien d’aller vers la comédie », explique le réalisateur qui a fait un travail d’enquête sur la procédure en nullité du mariage qui est complexe et souvent méconnue pour annuler rétroactivement l’union sacrée. 

« Ce qui m’a séduit dans le scénario c’est que l’envie de l’ancien couple de se replonger dans un passé commun allait déborder sur leur présent », révèle le comédien Lyes Salem qui dans le film est celui qui a succédé à Fred dans le coeur de Marguerite.

Fabien Gorgeart et Lyes Salem. ©Jean-Dominique Réga

Juste une illusion

Neuvième long métrage du tandem Olivier Nakache, Eric Toledano, leur nouveau film Juste une illusion  est le portrait d’une famille de banlieue parisienne dans les années 80. Cette comédie flamboyante avec Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin Simon Boublil, Alexis Rosenstiehl, Jeanne Lamartine, a été présentée par les deux réalisateurs le 18 mars 2026 en avant-première au Rencontres cinématographique du Sud. Un film de 1h54 dont la sortie nationale est prévue le 15 avril 2026.

Synopsis
Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est déjà plus un enfant et qu’il n’est pas encore un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.

Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”

Les deux réalisateurs ont décidé de tourner leur histoire en 1985. Le personnage principal est Vincent, un jeune garçon de 13 ans qui vit en banlieue parisienne. Ses parents sont en conflit permanent. Le film met en lumière les réflexions de Vincent interprété par le jeune acteur Simon Boublil. A treize ans plus un petit enfant mais rentrant dans l’adolescence il se questionne sur la vie, l’identité, la famille, la religion, l’amitié, le désir et l’amour. Vincent est dans ce moment charnière de la vie où l’on quitte l’enfance. Il aimerait bien avoir une chambre à lui, mais doit partager la chambre de son grand frère. Comme pour leurs longs-métrages précédents, les réalisateurs explorent les liens et les moments de vie que traverse une famille, à travers toutes les fragilités des personnages de l’enfance à l’âge adulte. 

« Nous avons eu envie de capturer le temps. Il y a une génération venue d’un autre continent qui s’en va, et avec elle tous le décorum qui part. Mais il n’y a pas de nostalgie» indique Eric Toledano.

« Nous prenons aussi du plaisir à écouter la musique de l’époque (1985, Imagination, Téléphone, etc). À 13 ans on est pas encore dans la désolation, ce qui n’est pas le cas quand on prend de l’âge. L’adolescence c’est la découverte. On commence à mentir à cet âge là. Le mensonge c’est le début de la manipulation. Mais plus on avance dans la vie, plus le monde semble insensé. Treize à quinze ans c’est des années qui marquent et qu’on a tous vécues », poursuit Olivier Nakache. « Nous avons voulu faire un film de sensations. Celles du premier baiser, le bruit des parents qui s’embrouillent, Drucker à la télévision le dimanche, la voix de Fabrice à RTL. L’adolescence est difficile pour les ados mais aussi pour les parents. C’est tout ça qu’on avait envie de raconter », ajoute encore les réalisateurs qui se remémorent la scène où Camille Cottin danse : « Elle a su capter un moment de vérité qui nous a bouleversés. Nous avons tous pris plaisir à rentrer dans ce monde. Le cinéma c’est une illusion, un tour de magie. Pour nous c’est la plus belle des illusions. »

Eric Toledano et Olivier Nakache. ©Jean-Dominique Réga

Pour le meilleur

Le 22 avril 2026 sortira en salle au niveau national la comédie dramatique Pour le meilleur qui s’inspire d’une partie de l’histoire extraordinaire de Philippe Croizon. Un film réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar, co-scénariste avec Christian Sonderegger. Les acteurs de ce long métrage sont Pierre Rabine (dans le rôle de Philippe Croizon), Lilly-Fleur Pointeaux (Suzana), Sandrine Bonnaire (Rossy), Corinne Masiero (Valérie Martueux), Pierre Deladonchamps (le docteur), Lolita Chammah (Nicole), Zinedine Soualem (huissier) et Julien Le Berre.

Marie-Castille Mention-Schaar était présente à Avignon le 19 mars pour présenter son film en avant première aux professionnels des Rencontres du Sud. Elle était accompagné de la comédienne Lilly-Fleur Pointeaux, et de Philippe Croizon avec Suzana.

En 1994, Philippe Croizon voit son destin basculer. Alors qu’il démonte une antenne de télévision de sa maison, celle-ci touche un ligne à haute tension et il est électrocuté. Il a reçu trois décharges de 20 000 volts et est resté deux mois dans le coma à la suite de son accident. Lorsque deux mois après le choc il se réveille, il est amputé des quatre membres. Philippe Croizon décide de vivre et de se reconstruire avec une incroyable volonté. C’est ainsi qu’il a recommencé ce qu’il appelle sa « deuxième vie », qui lui a permis de surmonter son handicap et de rencontrer sa compagne Suzana Sabino. Aujourd’hui il est devenu un athlète aux incroyables exploits, aventurier, chroniqueur et conférencier. 

Le film d’après cette histoire vraie retrace l’incroyable histoire d’amour entre Philippe Croizon et Suzana, une femme qui va lui redonner l’énergie et la possibilité d’avoir encore des rêves, dont celui de traverser la Manche à la nage. Pour le meilleur est adapté de deux livres de l’athlète français Philippe Croizon, J’ai décidé de vivre (2011) et J’ai traversé la Manche à la nage (2012).

Le film a été tourné entre février et avril 2025 dans plusieurs villes de l’Ouest de la France parmi lesquelles Les Sables-d’Olonne, La Roche-sur-Yon, Luçon et Angoulins. Des scènes ont également été filmées dans le Var, à Toulon. 

Dans le rôle principal (Philippe Croizon) il s’agit de la première expérience au cinéma de l’athlète quadri-amputé Pierre Rabine. Depuis 2022, ce dernier pratique la natation handisport au sein du club de La Roche-sur-Yon. À son palmarès, il y a notamment la médaille d’argent au Championnat de France en 2022 en 50 mètres brasse.

Marie-Castille Mention-Schaar a eu l’idée d’un biopic sur Philippe Croizon après être tombée sur un reportage qui lui était consacré. Bouleversée par son parcours, la cinéaste était étonnée qu’aucun réalisateur ne se soit penché, jusqu’à présent, sur son parcours. La réalisatrice a donc pris contact avec lui et l’a rencontré. Philippe Croizon connaissait certains de ses films. 

« Suzana c’est l’angle de mon film. Son amour, son aide, cette force donné à Philippe c’est essentiel et très inspirant. Je suis très respectueuse des personnes desquelles je m’inspire. C’est en passant du temps avec eux que j’ai découvert la personnalité de Philippe. J’ai découvert aussi Pierre Rabine qui est très beau. Il m’a raconté son histoire et son amour de la nage. Il a été électrisé comme Philippe. Il fallait mettre en lumière ces personnes, cet amour, ce courage.» « Il y a 11 millions d’aidants en France et personne n’en parle. Merci d’en parler dans ce film », déclare Suzana Sabino.

Marie-Castille Mention-Schaar (à droite), Lilly-Fleur Pointeaux (à gauche), Suzana Sabino et Philippe Croizon. ©Jean-Dominique Réga

Trois adieux

Le 19 mars dans le cadre des 14èmes Rencontres du Sud, Isabel Coixet réalisatrice de Trois adieux (titre original : Tre Ciotole) a présenté son film au cinéma Le Vox à Avignon. Un drame avec Alba Rohrwacher, Elio Germano et Francesco Carril. Ce long-métrage de 2 heures sortira dans les salles en France le 2 septembre 2026. 

La réalisatrice et scénariste espagnole dont la carrière a pris un essor international en 2003 avec le drame intime Ma vie sans moi où une jeune mère choisit de ne pas dire à sa famille qu’elle souffre d’un cancer incurable, revient dans cette dernière création sur le thème de la maladie grave avec l’histoire d’une femme seule qui découvre qu’elle souffre d’un cancer.

Synopsis
Marta et Antonio se séparent. Marta réagit à la rupture en se repliant sur elle-même. Le seul symptôme qu’elle ne peut ignorer est son manque soudain d’appétit. Antonio, un chef cuisinier en pleine ascension, se plonge dans son travail. Mais bien que ce soit lui qui ait mis fin à sa relation avec Marta, il n’arrive pas à l’oublier. Bientôt Marta découvre que sa perte d’appétit est plus liée à sa santé qu’à la douleur de la séparation.

« J’avais fait Ma vie sans moi, adapté d’une nouvelle de Nancy Kincaid. Cette fois c’est l’histoire d’une femme seule, un peu asociale, renfermée sur elle-même. Après sa séparation avec un compagnon qui la laisse, puis la découverte de sa maladie, il y a un véritable changement en elle. Au début elle pense qu’elle va guérir mais après elle sait qu’elle n’y arrivera pas. La scène de l’enterrement du pigeon tué par des élèves, c’était l’occasion pour elle de dire ce qu’elle ne pourra pas dire à ses proches. La vie est faite d’adieux et là il y en a trois », explique Isabel Coixet qui a écrit le scénario en italien. Isabel alterne films et documentaires. « J’étais à Avignon il y a vingt-cinq ans avec Agnès Varda (qui est morte à 90 ans des suites d’un cancer). A Barcelone dans mon bureau j’ai un portrait d’Agnès et je parle beaucoup avec elle », conclut la réalisatrice dont le film Lovers avec Ben Kingsley et Pénélope Cruz a été produit à Hollywood, et le long-métrage Carte des sons de Tokyo a été sélectionné en compétition officielle en 2009 au festival de Cannes.

Isabel Coixet. ©Jean-Dominique Réga

De la Comédie-Française

Le 19 mars Martin Darondeau et Bertrand Usclat les deux réalisateurs de De la Comédie-Française ont présenté leur première réalisation dans le cadre de la 15ème édition des Rencontres du Sud. Déjà auréolés de quatre prix avec cette comédie au Festival de l’Alpe d’Huez 2026 ils ont reçu à Avignon une véritable ovation du public de professionnels. De bon augure pour ce film qui amène les spectateurs dans les coulisses de la Comédie-Française (souvent appelée Théâtre-Français ou simplement Le Français). Sortie nationale le 22 juillet 2026.

Le film avec Pauline Clément de la Comédie-Française, Laurent Stocker de la Comédie-Française, Julien Frison de la Comédie-Française, Marina Hands de la Comédie-Française, Adeline d’Hermy de la Comédie-Française, Danièle Lebrun de la Comédie-Française, Sefa Yeboah de la Comédie-Française, Christian Hecq de la Comédie-Française, Serge Bagdassarian de la Comédie-Française, Séphora Pondi de la Comédie-Française, Florence Viala de la Comédie-Française, Guillaume Gallienne de la Comédie-Française, Benjamin Lavernhe de la Comédie-Française, Françoise Gillard de la Comédie-Française, Nicolas Chupin de la Comédie-Française, Elissa Alloula de la Comédie-Française, Nicolas Lormeau de la Comédie-Française, Gilles David de la Comédie-Française, Suliane Brahim de la Comédie-Française.

Synopsis
Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.

« Nous savions que les sociétaires de la Comédie-Française étaient de grands comédiens délivrant de grands textes mais c’est des gens qui quand ils ne sont pas sur scène, hors le cadre de la rigidité de la Comédie-Française, sont comme tout le monde. C’est ce qu’on voulait raconter dans notre film », explique Martin Darondeau. « Cédric Klapisch raconte bien cela quand il parle des métiers », relève Bertrand Usclat. « Ce qu’on montre c’est trois heures avant la pièce qui va être jouée en présence de la ministre de la culture, ce qui rajoute pour la troupe une dose d’angoisse. Il suffit parfois d’une seule personne dans le public pour mettre la pression. C’est Françoise Gillard qui a le rôle de la ministre de la culture. »

« Nous avons écrit le film en deux mois. Ce n’était pas facile mais il a été tourné en trois semaines. Dans ce film il n’y que des comédiens de la Comédie-Française. Nous n’avons eu aucun refus sur le script. Danièle Lebrun 87 ans a accepté. Marina Hands a même annulé ses vacances pour le film. Aucun problème pour le casting. Les sociétaires de la Comédie-Française donnent leur vie pour cette troupe », concluent les réalisateurs de cette comédie qui a fait l’unanimité des professionnels. Un film familial aussi, promis à un bel avenir.

Martin Derondeau et Bertrand Usclat. ©Jean-Dominique Réga

La poupée

La poupée, film de Sophie Beaulieu avec Vincent Macaigne, Cécile de France, Zoé Marchal, Adèle Journeaux, Gilbert Melki, Marianne Basler, fera sa sortie nationale le 22 avril 2026. Durée 1h20.

Synopsis
Rémi (Vincent Macaigne) ne s’est jamais remis de sa dernière séparation. Depuis, il s’est mis en couple avec une poupée (Zoé Marchal), c’est plus simple. Elle s’appelle Audrey. Le jour où Patricia (Cécile de France), une nouvelle collègue, arrive dans l’entreprise de Rémi, Audrey va mystérieusement prendre vie.

Sophie Beaulieu scénariste et réalisatrice de cette comédie romantique était le 20 mars à Avignon pour rencontrer les professionnels du cinéma et leur présenter au cinéma Le Vox son premier long-métrage.

« Les poupées en général c’est dans les films d’horreur ce qui m’a tenté, mais la piste de la comédie romantique s’est finalement imposée. Il y a une forme de détresse chez Rémi qui ne s’est jamais remis de sa séparation. Je voulais prendre en compte ses émotions, notamment le fait qu’il était réellement amoureux de sa poupée. J’avais envie qu’on ait de l’empathie pour ce personnage. C’est assez intrigant que l’homme veuille posséder cet objet, mais ça existe. C’est un film humaniste, féministe. J’adore les hommes. Je mets toutefois en avant certains sentiments contradictoires. Tout cela en riant. Aujourd’hui il y a un retour au vivant Le film a été tourné dans le Jura. Je voulais des montagnes et des lacs. J’avais envie d’un paysage fort. » Concernant la poupée qui évoque un univers très sexué et glauque, Sophie Beaulieu reste assez pudique. « Je ne montre rien mais je dis les choses. De fait, je ne pouvais pas éluder la question du sexe en mettant en scène une poupée pour adulte. Ainsi, lorsque Rémi retrouve Audrey vivante, on la voit se mettre à quatre pattes et prononcer des phrases comme si elle sortait tout droit d’un film porno… On comprend très bien, alors, que leur relation ne consiste pas seulement à faire du parapente ensemble. Mais on le comprend implicitement, inutile d’appuyer davantage. L’idée, c’était de tourner en dérision la situation. On a mis la poupée à l’image de la comédienne (Zoé Marchal) dont le corps a été moulé pour que la poupée soit le plus possible à son effigie. »

Sophie Beaulieu. ©Jean-Dominique Réga

Un beau succès pour les Rencontres du Sud 2026

Cette 14e édition s’est déroulée avec succès du 10 au 20 mars dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia Manutention à Avignon ainsi qu’au Rivoli à Carpentras. Plus de 300 professionnels ont pu découvrir de nouveaux films et ont échangé entre gens du métier. Ils se sont réunis dans la cité des papes faisant d’Avignon un carrefour du cinéma et une capitale du 7ème art. Cette manifestation cinématographique idéalement placée après le Festival de Berlin en février et avant le festival de Cannes en mai, a permis de découvrir 21 films en avant-première dont neuf en compétition. Dix équipes sont venues présenter leurs films. Par ailleurs la manifestation a été également ouverte au grand public.

Lors de la soirée des Victoires, un hommage a été rendu à François Aymé, exploitant à Pessac en Gironde et documentariste reconnu. Il a été président plusieurs années de l’association française des cinémas art et essai (AFCAE). 

François Aymé a été honoré. ©Guillaume Samama

Claude Damianthe, décédé en décembre 2025, a reçu l’hommage de la profession. Président d’honneur des Rencontres du Sud, il s’était occupé des Victoires du cinéma et a été un très grand distributeur de films, aux Artistes Associés, chez Parafrance, puis AAA (Acteurs et Auteurs Associés). « Un personnage d’exception », a rappelé René Kraus.

Au cours de cette soirée des Victoires deux films ont été primés parmi ceux qui étaient en compétition :
– Le prix du jury des montreurs d’image a été attribué No good men (non vu par la presse)
– Le prix des lycéens a été attribué à Derrière les palmiers, film de Meryem Benm’ Bareck

Jean-Dominique Réga


(Vidéo) Une soirée autour du film ‘Le Diable s’habille en Prada’ au Capitole pour la sortie du 2e opus

Deux bonnes nouvelles coup sur coup pour Daniel Taillandier, le PDG de ‘My Cinewest’ et pour le DG du ‘Cinéma Capitole My Cinewest’ du Pontet, René Kraus. La CNAC (Commissions Nationale d’Aménagement Commercial) qui s’est réunie cet après-midi vient d’autoriser la construction de cette salle du XXIème siècle. Alors que la semaine dernière, les invités à l’inauguration de la salle ‘Ultim’ avec sièges inclinables ont pu assister à la projection de ‘Gourou’, bientôt sera lancée la salle ‘IMAX ‘ pour ‘Image Maximum’ encore plus high-tech.

« La CDAC (Commissions Départementale d’Aménagement Commercial) nous avait donné son accord en septembre, mais nos concurrents de Cap-Sud avaient déposé un recours. Nous nous sommes donc adressés à l’instance nationale qui, elle a dit oui. J’ai senti un climat en notre faveur. On a été remercié pour nos équipements de la salle ‘Ultim’ en faveur des déficients sonores et visuels. Là, plus d’opposition, place à ce magnifique projet qui sera unique en Vaucluse! » se félicite Daniel Taillandier.

D’ici quelques semaines, le bitume d’une soixantaine de places du parking du cinéma va être grignoté par les tracto-pelles et engins de génie civil qui vont creuser les fondations de cette future salle à grand spectacle et à sensations fortes. ‘IMAX’, c’est un procédé inventé au Canada avec un immense impact visuel et sonore à haute définition. Le spectateur, aura une impression de relief avec + 40% d’image en face de lui installé sur des gradins, sans parler des 12 canaux de son qui l’envelopperont complètement. Une expérience hors norme d’immersion, une sensation de profondeur en 3D. Le réalisateur Christopher Nolan tourne depuis des années avec ce procédé. Comme ont été réalisés le James Bond ‘Skyfall’, ‘Gravity’ ou encore ‘Dune 2’.

« C’est une autre façon de vivre le cinéma et de partager des émotions, ensemble »

Daniel Taillandier, PDG de ‘My Cinewest’

« Il n’y a que 28 salles de ce type en France à ce jour. Au « Futuroscope » de Poitiers par exemple et dans le sud de la France à Montpellier, Nîmes, Nice, Plan de Campagne et à La Valette dans le Var » précise le PDG. Au Pontet, la salle ‘IMAX’ pourra accueillir 230 spectateurs dans des conditions d’immersion exceptionnelles où ils ressentiront même les bourrasques de vent. Le chantier devrait durer toute l’année pour une ouverture fin 2026. « Voilà qui devrait relancer la fréquentation de ce complexe qui avait reculé de 15% l’an dernier, comme dans l’hexagone d’ailleurs. Avec toutes ces innovations techniques au service des amateurs de cinéma les plus exigeants, j’espère que nous allons attirer beaucoup plus de spectateurs de la grande région et rebondir » a conclu René Kraus.

En tout, entre la rénovation du hall de ‘MyCinewest’, la refonte totale de la Salle n°4 ‘Ultim’ et bientôt la sortie de terre du bâtiment ‘IMAX’, Daniel Taillandier a investi plusieurs millions d’euros au service du 7ème art. « C’est une autre façon de vivre le cinéma et de partager des émotions, ensemble » a-t-il résumé.

Andrée Brunetti


(Vidéo) Une soirée autour du film ‘Le Diable s’habille en Prada’ au Capitole pour la sortie du 2e opus

Paradoxalement, il y a plus de place pour chaque cinéphile mais moins de places puisqu’on est passé de 220 sièges à 135 fauteuils de velours bleu, électriques, moelleux qui peuvent s’incliner à l’horizontale, avec sur l’accoudoir, un chargeur USB, mais aussi un porte-gobelet acier et une tablette qui pivote pour y poser du pop-corn.

©My Cinewest

Cette classe « Premium » nommée “Ultim“ et voulue par le PDG du groupe MyCinewest, Daniel Taillandier, propose une technologie de pointe pour l’image avec un projecteur laser 4K et un son Dolby immersif grâce à 22 haut-parleurs périphériques qui vous enveloppent. « Nous pouvons projeter tous les films, quelle que soit leur définition, pas seulement les longs-métrages américains.Mais surtout, et c’est une 1ère mondiale, 6 places sont adaptées aux personnes à déficience visuelle ou auditive. Avec le système allemand « Greta » qui propose un casque bluetooth amplificateur sonore, mais aussi une audio-description et un sous-titrage. Un confort total, de la tête aux pieds, du coup chacun est au coeur de l’action.

Le système allemand « Greta » qui propose un casque bluetooth amplificateur sonore, mais aussi une audio-description et un sous-titrage.©MyCinewest

« C’est un espace pensé différemment, explique Daniel Taillandier. aujourd’hui, un scénario et un casting prometteurs ne suffisent plus. Le cinéma doit franchir une nouvelle étape d’immersion où le spectateur plonge carrément dans le film, le confort et le son ne font qu’un avec l’émotion. Et c’est accessible au plus grand nombre puisque le prix du billet est seulement majoré de 4,50€ ». Il ajoute : « La loi sur l’accessibilité date de 2005, elle impose aux organismes recevant du public une égalité de droits pour favoriser l’inclusion et l’insertion sociale. On en est loin en général. Chez nous, l’humain est central nous avons donc tout fait pour équiper cette salle « Ultim » et nous avons d’ailleurs reçu une certification spécifique pour notre équipement ».

Le PDG du groupe My Cinewest, Daniel Taillandier et René Kraus, Directeur Général du Capitole My Cinewest ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

René Kraus, Directeur Général du Capitole MyCinewest, prend alors la parole. Le créateur des « Rencontres du Sud » insiste : « Le cinéma c’est une passion, un partage. Ce n’est pas comme les plateformes qui permettent de regarder un film, tout seul sur sa tablette. Cette nouvelle salle flambant-neuve, c’est un investissement qui va attirer un public qui privilégie la qualité du son, de l’image, de l’accueil du spectateur. J’en ai rêvé, Daniel et Elisabeth Taillandier l’ont réalisé, merci à vous deux ».

Le tout Vaucluse était présent, vendredi soir pour cette inauguration. Dominique Santoni, la Présidente du Conseil Département, Joël Guin, le président du Grand Avignon, Michel Bissière conseiller régional, l’ancien député de Vaucluse Julien Aubert et forcément le maire du Pontet, Joris Hébrard. « Nous tournons une nouvelle page de l’histoire culturelle de la commune, qui allie l’art, le confort et la technique, at-til dit. Chaque détail est pensé pour émerveiller et créer des souvenirs inoubliables. D’ici fin 2027, une autre salle exceptionnelle va sortir de terre, ici. I-MAX, (pour Image Maximum) inventée au Canada qui offrira une image et un son encore plus plus immersifs. Il n’en n’existe que deux dans la Région Sud, à Toulon et Plan de Campagne, Le Pontet sera donc une référence culturelle dans ce trio de tête ».

Joris Hébrard, Maire du Pontet et Dominique Santoni, Présidente du Conseil départemental de Vaucluse en compagnie du PDG du groupe MyCinewest, Daniel Taillandier

Pour passer de la théorie à la pratique dans des conditions XXL, le dernier film réalisé par Yann Gozlan a été projeté sur l’écran géant de plus de 100m2. Un thriller survolté avec un Pierre Niney en « Gourou » hypnotique, toxique, cathartique et charismatique.

Et comme les patrons ont pensé à tout, à quelques jours de la Saint-Valentin, sachez qu’il existe des fauteuils baptisés « Duo » qui ne sont pas séparés par un accoudoir, pour rapprocher les amoureux !

Réservez votre séance en salle Ultim : www.capitolestudios.com/salle-ultim/



Andrée Brunetti


(Vidéo) Une soirée autour du film ‘Le Diable s’habille en Prada’ au Capitole pour la sortie du 2e opus

Subtil, sincère, aux limites du réel et du fantastique, ce conte romantique pour deux solitudes vous tient par le coeur. Avec, d’un côté une femme médecin dans un service de soins palliatifs qui a un don, accompagner les morts, ceux qui viennent de passer dans l’autre monde, interprétée par la québécoise Magalie Lépine-Blondiau. Et de l’autre, Jonathan Cohen, souvent étiqueté « humoriste » qui, cette fois, joue la carte du tendre et ignore qu’il ne fait plus partie des vivants.

Ce film d’Alice Vial, dont le 3e personnage est la partition du compositeur Olivier Marguerit, débute par un emprunt au saxophoniste mélancolique John Coltrane et s’ouvre sur une chambre d’hôpital avec un malade en stade terminal. L’amour à mort. « Celui-là il a les plaquettes dans les chaussettes. » Mais l’humour et la dérision subliment la réalité avec des phrases comme : « Le cul on s’en fout, pas la tendresse » ou « On va pas laisser mourir les gens en visio, non ? »

Les échanges sont surréels : « Tu as couché avec mon âme alors? », demande Jonathan Cohen. « Tu es encore dans ton corps et Je peux t’aider à mourir », répond Magalie Lépine-Blondeau. De ce kaléidoscope qui slalome entre fantastique et sentiments, nait une alchimie, une réalité décalée, un dédoublement. 

Les deux acteurs et la réalisatrice ont évoqué leur complicité, leurs affinités artistiques, leur travail, leur réflexion en amont du tournage. Ils ont décortiqué les dialogues, approfondi leur jeu, leur personnage. La comédienne a passé du temps dans un service de soins palliatifs, en vrai. « Rares sont les films qui proposent un côté aussi rassurant, un tel amour de la vie, une telle magie », insiste Magalie Lépine- Blondeau. « Comme fantôme, comme mort-vivant, je me suis senti allégé, j’ai vu de la lumière au bout du tunnel avec cette passeuse d’âme. Mourir m’a redonné goût à la vie », ajoute Jonathan Cohen.

Alice Vial, réalisatrice, et les deux têtes d’affiche, Magalie Lépine-Blondeau et Jonathan Cohen. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

« C’est une rencontre rare entre deux solitudes, la médecin et le musicien qui se remettent en question, espèrent ne pas passer à côté de l’essentiel, leur vie. La spiritualité est bien là, l’empathie, le souffle, l’élan aussi », précise Alice Vial.

Au cours de la présentation en avant-première de la sortie le 17 décembre sur grand écran au Capitole du Pontet, le trio a insisté sur ce moment de partage émouvant avec le public, ce lien transgénérationnel entre parents, voire grands-parents, et enfants. Une forme de communion, de temps suspendu à quelques jours de Noël.


(Vidéo) Une soirée autour du film ‘Le Diable s’habille en Prada’ au Capitole pour la sortie du 2e opus

Le cinéma Capitole MyCinewest accueillera la nouvelle édition de l’événement national La Nuit de la Glisse ces vendredi 14 et dimanche 16 novembre. Deux films sur le thème de ‘la recherche du moment parfait’ seront au programme.

Le festival de films consacré aux sports de glisse et aux sports extrêmes La Nuit de la Glisse revient chaque fin d’année dans plusieurs cinémas français. Ce week-end, le cinéma du Pontet accueillera de nouveau cet événement né en 1979. Cette année, deux films allant à « la recherche du moment parfait » et explorant deux époques différentes de ces sports sont au programme.

Deux films au programme

Dans un premier temps, les spectateurs découvriront Chronicles of a Wild Decade et plongeront dans les archives de Thierry Donard, président de La Nuit de la Glisse, qui revisitera les sports d’action dans les années 2010. « Des pentes raides du Mont-Blanc aux vagues monstrueuses de Teahupo’o, en passant par les fjords d’Europe du Nord et les rapides glacés de Norvège, ce film retrace l’engagement total d’une génération d’athlètes qui a redéfini les limites », explique le festival.

Dans un second temps, Free Birds sera projeté et explorera le présent avec des jeunes riders qui repoussent les frontières de leurs disciplines. « Snowboard dans la nuit polaire norvégienne, surf XXL à Nazaré, speedriding de précision dans les Alpes, wingfoil aérien sur les rivières de l’Oregon : chaque séquence est un mélange de liberté, d’esthétique et de maîtrise », détaille l’événement.

Pour réserver votre place, cliquez ici.
Vendredi 14 novembre à 20h30. Dimanche 16 novembre à 16h. 19€. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.


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« Au bout de 16 ans d’existence, nous devons adapter notre offre au public avec une montée en gamme de nos salles de cinéma ». Ainsi s’exprime Daniel Taillandier, président de CineWest, associé à René Kraus, directeur général du multiplexe du Tronquet.

« D’abord, nous allons rénover la salle de projection n°4 avec une proposition de qualité supérieure : Premium. Les fauteuils rouges ont été dévissés et enlevés, ils seront remplacés par des bleus, plus confortables dans lesquels les spectateurs seront quasiment allongés. Pour le son, il y aura davantage d’enceintes au plafond et sur les côtés, l’écran sera plus lumineux, les projecteurs définition 4K Laser, c’est ce qui se fait de mieux techniquement. En plus, pour les déficients visuels, sera proposé un sous-titrage et ceux qui n’entendent pas bien seront équipés d’un casque audio-descriptif, ce sera une 1re mondiale. Si le timing du chantier est respecté, on devrait l’inaugurer avant les fêtes de Noël, courant décembre avec Avatar 3 de James Cameron. »

2e chantier : le hall d’entrée qui va changer d’allure. « Nous avons en France plus d’une douzaine de cinémas dans le réseau CineWest. Notamment dans le Sud à Mouans-Sartoux, à Mougins, et Brignoles qui a été inauguré par ‘le régional de l’étape’, l’iconique star mondiale qui y réside avec femme et enfants, George Clooney. Petit à petit, nous avançons, nous évoluons au fil des ans, des expériences et des goûts du public. Nous envisageons cette fois pour le hall un décor provençal, il sera réalisé lors du 1er semestre 2026 et pour ne pas gêner l’accueil et la circulation du public, nous ferons dans la mesure du possible les travaux en dehors des horaires de projection. »

3e projet et non des moindres, une salle IMAX (pour IMage MAXimum), la 1re de Vaucluse sur les 28 qui existent à ce jour en France. « Normalement, elle sortira de terre à côté du cinéma actuel et occupera une soixantaine de places du parking si le permis de construire est accordé et si elle reçoit l’autorisation de la CNAC (Commission Nationale d’Aménagement Commercial). Car elle a déjà obtenu en septembre, à l’unanimité des votants, celle de la CDAC (dans le département), mais depuis, un recours a été déposé par nos concurrents de Cap Sud. Nous aurons la réponse d’ici deux mois, donc avant la fin de l’année. Si tout se passe bien, elle pourra accueillir 230 spectateurs dans des conditions uniques, avec un écran de 22m de long, 18m de haut (soit près de 400m²), un environnement totalement immersif côté son, c’est un technique qui a été créée en 1968 au Canada et qui amplifie toutes nos sensations, donc nos émotions, en particulier pour les films d’action, les blockbusters américains. » Ouverture fin 2026 au Pontet.

En 2024, en raison des Jeux Olympiques, nombre de films ne sont pas sortis à Paris en été, comme Un p’tit truc en plus. Du coup, la fréquentation des salles a globalement reculé de 7% dans la capitale mais de 20% en moyenne en France. Daniel Taillandier comme René Kraus espèrent que le Capitole, avec ses 11 salles (bientôt 12) et ses 2 300 fauteuils (bientôt 2 500), qui a accueilli 590 000 spectateurs l’an dernier, rattrapera son retard et retrouvera des couleurs dans les années qui viennent. Comme en 2019, avant le Covid, quand les chiffres étaient grimpés à 780 000. Avec tous les investissements et toutes les améliorations prévus, ils vont à coup sûr réussir.

Daniel Taillandier, président de CineWest. DR

Contact : www.capitolestudio.com


(Vidéo) Une soirée autour du film ‘Le Diable s’habille en Prada’ au Capitole pour la sortie du 2e opus

Révélé en 2011 par la série TV Soda, l’éternel ado qui a aujourd’hui 34 ans, est adoré par les gamins, leurs parents et les papis et mamies. La preuve, dimanche 5 octobre, ils étaient plusieurs centaines à être venus en famille dans la salle du Tronquet.

Comme la petite Kassy de Mallemort (Bouches-du-Rhône) âgée de 6 ans ou Lonny, de Sorgues, 7 ans. Sa maman raconte : « Il est fou de Kev, il a vu Certains l’aiment chauve, il ne rate pas Mask Singer sur TF1, et là depuis que je lui ai dit qu’on allait voir son idole en vrai, il a compté chaque dodo. »

Kev Adams, humoriste, acteur, producteur, vu dans Les Profs, Aladin, Maison de Retraite 1 et 2, qui double La Famille Addams, a élargi son public et il va sans doute continuer avec Le Jour Jde Claude Zidi junior, le fils du réalisateur des Bidasses en folie.

« Débarquer, c’est bien. Le bon jour, c’est mieux. » Et c’est là le sujet de cette comédie loufoque avec Didier Bourdon en nazi, le Général Karcher, Jonathan Lambert en prêtre libertin, Marie Parisot, Cristina Reali et Jarry. Applaudi à tout rompre dès son entrée dans la salle, Kev Adams explique : « Avec mon pote Brahim Bouhlel, on joue le rôle de deux soldats pas très futés, pas parmi les plus intelligents, qui débarquent le 5 juin 1944 au lieu du 6. Un quiproquo qui fait que nous sommes seuls, sans un seul bateau, à nager jusqu’à la fameuse plage d’Omaha Beach, en Normandie, même si le tournage qui a duré 7 semaines, en juillet-août, s’est déroulé surtout en Bourgogne. »

Dans la veine de La 7e compagnie et des tribulations de Jean Lefèvre et Aldo Maccione, ce film qui sort mercredi prochain  ravira le public bon enfant, comme cette mamie octogénaire venue dimanche après-midi au Capitole, précédée de son déambulateur. Même si on est loin d’Apocalypse Now et d’Il faut sauver le soldat Ryan, de Francis Ford Coppola et de Steven Spielberg.


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Le cinéma Capitole MyCinewest, au Pontet, projettera le long-métrage ‘T’as pas changé’ en avant-première ce jeudi 2 octobre en présence de l’équipe du film.

Ce jeudi 2 octobre, Jérôme Commandeur sera en Vaucluse pour présenter son nouveau film T’as pas changé qu’il a réalisé et dans lequel il joue aux côtés de Laurent Lafitte, François Damiens et Vanessa Paradis. Cette comédie est une ode aux années 1990.

Ce long-métrage suit quatre anciens lycéens qui décident, 30 ans après leur bac, suite à la disparition de l’un de leurs camarades de classe, de réunir toute leur promo à l’occasion d’une fête, comme à l’époque.

Il reste encore quelques places. Pour réserver la vôtre, cliquez ici.
Jeudi 2 octobre. 18h45. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.

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