8 avril 2026 |

Ecrit par le 8 avril 2026

Les Rencontres du Sud 2026 ont accueilli plus de 300 professionnels du cinéma

À l’occasion de la 14e édition du festival cinématographique Les Rencontres du Sud, le Vaucluse est devenu la capitale du 7e art du 10 au 20 mars. Cette nouvelle édition, qui s’est tenue dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia à Avignon, et le Rivoli à Carpentras, a présenté 21 films en avant-première dont neuf en compétition.

Pour le plaisir

Pour le plaisir (sortie nationale le 6 mai 2026) est un film de Reem Kherici avec Alexandra Lamy, François Cluzet, Mitty Hazanavicius, François-Xavier Demaison, Delphine Baril, Camille Aumont Carnel.

La réalisatrice Reem Kherici (que l’on voit dans le film dans le rôle de la psy) était présente à Avignon le 17 mars pour présenter son long-métrage en avant première aux professionnels présents à la 14ème édition des Rencontres du Sud.  Une comédie dans laquelle Alexandra Lamy incarne Fanny, mariée depuis vingt ans à Tom (joué par François Cluzet). Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple…

« Ce film est inspiré d’une histoire vrai mais de personnages de fiction. Quand on écrit un film on a une vision de sa mise en scène. Là j’ai été accompagnée d’une super scripte. Tous mes films sont une sorte de thérapie avec une résonance personnelle. La mémoire transgénérationnelle est réelle avec pour moi et mes sœurs une éducation en filles de bonne famille. Je traite là d’un sujet tabou mais nécessaire pour les femmes et les hommes. Dans le film Tom est attentif au plaisir de sa femme. L’orgasme est une coresponsabilité qui se prépare à deux. Il faut savoir dédramatiser les sujets profonds. Je ne suis pas une femme libérée mais une femme pudique. La parole se libère et au nom des femmes il était important de parler de notre plaisir. Je n’ai pas envie de mettre le public mal à l’aise. Ce n’est pas malaisant. Il suffit d’en parler avec humour, élégance et sous une forme éducative. Chaque individu à sa forme de pensée. Chaque femme dans le film a une sexualité différente », explique la réalisatrice qui conclut avec deux questions: pourquoi s’interdire le plaisir ? Pourquoi le juger ?

Reem Kherici. ©Jean-Dominique Réga

Derrière les Palmiers

Derrière les Palmiers est un film de Meryem Benm’Barek avec Sara Giraudeau, Driss Ramdi, Nadia Kounda, Carole Bouquet, Olivier Rabourdin, Soumay Akaaboune, Amine Ennaji, Ayoub Trombati, Raouya, Rachel O’Mear. La sortie nationale se fera le 1er avril 2026. 

Ce film a été primé le 19 mars 2026 dans le cadre de la 14e édition des Rencontres du Sud à Avignon. Il a reçu en présence de nombreux professionnels le prix des lycéens lors de la cérémonie des Victoires. 

À Tanger, Mehdi voit sa relation avec Selma bouleversée lorsqu’il rencontre Marie, une riche Française dont les parents ont acheté une luxueuse villa dans la kasbah. Attiré par sa vie mondaine, il délaisse Selma, feignant d’ignorer que ses choix le rattraperont 

« Ce film trouve sa source dans quelque chose de profondément intime : mes expériences amoureuses. J’ai pu être Selma, Mehdi et Marie. Mon vécu a façonné mon regard sur le monde et a donné naissance au récit que je voulais raconter. Mais ce film dépasse le seul plan personnel », révèle Meryem Benm’Barek. Il explore comment l’amour révèle les forces sociales, culturelles et historiques qui structurent nos vies. Mehdi a deux choix de vie qui s’offrent à lui. Et s’il court après une sorte de vie capitaliste qu’il ne peut pas réaliser du fait qu’il n’est pas socialement acceptable, il risque de tout perdre. Marie (Sara Giraudeau) doit le façonner pour qu’il soit acceptable aux yeux de ses parents. Elle a besoin que Mehdi soit plus qu’ouvrier de chantier pour être accepté par ses parents. Le désir de Marie révèle en réalité un mépris pour ce qu’il est réellement. Sans qu’elle en prenne conscience car elle-même subit une violence de ses parents, c’est une violence qu’elle fait sur lui. « Avec Selma, la situation est intense : il la désire et elle se refuse à lui. Elle tient à respecter les limites qu’elle s’est posées en tant que femme croyante, ce qui n’empêche pas le désir qu’elle éprouve pour lui. Marie elle s’ouvre et se donne à lui très vite, et son apparente liberté fascine Mehdi qui s’imagine qu’à ses côtés la vie sera plus facile », explique la réalisatrice. « Mais quand tout bascule Selma devient un autre personnage. Elle le traque et est capable de tout », conclut la réalisatrice de ce thriller sur le thème de l’amour.

Meryem Benm’Barek. ©Jean-Dominique Réga

L’Étrangère

L’Étrangère est un film de Gaya Jiji par Gaya Jiji et Sarah Angelini avec Zar Amir Ebrahimi, Alexis Manenti, Amr Waked, Megan Northam. Date de sortie le 17 juin 2026. Drame (1h41).

Selma fuit la Syrie en laissant derrière elle un fils de 6 ans et un mari disparu dans les geôles du régime. Arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, elle enchaîne les heures de travail au noir, alors qu’un nouveau combat commence pour obtenir le droit d’asile et faire venir son fils Rami. Selma fait bientôt la connaissance d’un avocat, Jérôme. Leur histoire d’amour va tout remettre en question. 

C’est l’histoire lumineuse d’une femme qui reconstruit sa vie sur une terre étrangère, animée par un profond désir de guérison, de vivre et de redécouvrir l’intimité après le traumatisme de la guerre. Son parcours offre une perspective nouvelle incarnant la force et la résilience. Le personnage, interprété par Zar Amir Ebrahimi, rayonne d’espoir tout au long du film.

« Il y a une grande partie de moi dans ce film, notamment un nouveau pays qui peut changer votre destin », explique Gaya Jiji, réalisatrice syrienne née à Damas en 1979. Elle est invitée en 2014 au Festival de Cannes par la Fabrique des Cinémas du Monde. Elle séjourne alors en France grâce à l’obtention d’un visa artistique. Elle vient de passer deux ans en Syrie, au plus près de la guerre qui ravage son pays. « J’ai fait un travail de documentation sur le voyage que les syriens ont fait. Dans la procédure de Dublin, il y a de l’absurdité. Pourquoi doit-on rester dans le premier pays européen où le migrant arrive et laisse ses empreintes. Pourquoi rester dans un pays qui ne veut pas de vous ? »

Dans le film l’avocat (Alexis Manenti) se retrouve face à une tragédie et cela le bouleverse. Il décide de sortir de sa solitude en aidant cette femme. Mais au final chacun va aider l’autre à sortir de ce sentiment d’être étranger.

Gaya Jiji. ©Jean-Dominique Réga

C’est quoi l’amour ?

La comédie C’est quoi l’amour ? de Fabien Gorgeart avec Laure Calamy, Vincent Macaigne, Lyes Salem, Mélanie Thierry, avec la participation de Céleste Brunnquell, Saül Benchetrit, Grégoire Leprince-Ringuet, sort en salle le 6 mai 2026 (durée 1h46).

Marguerite (Laure Calamy) n’a aucune raison de refuser à Fred (Vincent Macaigne), son ex-mari, la demande en nullité de leur mariage à l’église. Elle est même heureuse d’apprendre que Fred projette de se remarier avec Chloé, sa nouvelle compagne. Pour démontrer aux autorités ecclésiastiques que leur union n’avait aucune raison d’être, les ex-époux s’embarquent dans une enquête sur leur propre passé… ce qui ne manque pas de faire resurgir des sentiments qu’ils croyaient éteints depuis longtemps…Mais ce qui devait être une simple formalité va s’avérer plus compliqué que prévu et va les mener jusqu’à Rome avec leurs enfants et leurs nouveaux conjoints. Un voyage haut en couleur pour tous les membres de cette famille recomposée, qui va les amener à répondre à la question : c’est quoi l’amour ?

Le réalisateur Fabien Gorgeart (qui est aussi metteur en scène au théâtre) et le comédien Lyes Salem étaient présents le 18 mars 2026 à Avignon dans le cadre de Rencontres du Sud. « Ce film vient terminer  une trilogie sur l’amour. J’avais envie de la clôturer sur une note plus légère. Ces comédiens m’inspirent beaucoup et cela m’a fait du bien d’aller vers la comédie », explique le réalisateur qui a fait un travail d’enquête sur la procédure en nullité du mariage qui est complexe et souvent méconnue pour annuler rétroactivement l’union sacrée. 

« Ce qui m’a séduit dans le scénario c’est que l’envie de l’ancien couple de se replonger dans un passé commun allait déborder sur leur présent », révèle le comédien Lyes Salem qui dans le film est celui qui a succédé à Fred dans le coeur de Marguerite.

Fabien Gorgeart et Lyes Salem. ©Jean-Dominique Réga

Juste une illusion

Neuvième long métrage du tandem Olivier Nakache, Eric Toledano, leur nouveau film Juste une illusion  est le portrait d’une famille de banlieue parisienne dans les années 80. Cette comédie flamboyante avec Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin Simon Boublil, Alexis Rosenstiehl, Jeanne Lamartine, a été présentée par les deux réalisateurs le 18 mars 2026 en avant-première au Rencontres cinématographique du Sud. Un film de 1h54 dont la sortie nationale est prévue le 15 avril 2026.

Synopsis
Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est déjà plus un enfant et qu’il n’est pas encore un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.

Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”

Les deux réalisateurs ont décidé de tourner leur histoire en 1985. Le personnage principal est Vincent, un jeune garçon de 13 ans qui vit en banlieue parisienne. Ses parents sont en conflit permanent. Le film met en lumière les réflexions de Vincent interprété par le jeune acteur Simon Boublil. A treize ans plus un petit enfant mais rentrant dans l’adolescence il se questionne sur la vie, l’identité, la famille, la religion, l’amitié, le désir et l’amour. Vincent est dans ce moment charnière de la vie où l’on quitte l’enfance. Il aimerait bien avoir une chambre à lui, mais doit partager la chambre de son grand frère. Comme pour leurs longs-métrages précédents, les réalisateurs explorent les liens et les moments de vie que traverse une famille, à travers toutes les fragilités des personnages de l’enfance à l’âge adulte. 

« Nous avons eu envie de capturer le temps. Il y a une génération venue d’un autre continent qui s’en va, et avec elle tous le décorum qui part. Mais il n’y a pas de nostalgie» indique Eric Toledano.

« Nous prenons aussi du plaisir à écouter la musique de l’époque (1985, Imagination, Téléphone, etc). À 13 ans on est pas encore dans la désolation, ce qui n’est pas le cas quand on prend de l’âge. L’adolescence c’est la découverte. On commence à mentir à cet âge là. Le mensonge c’est le début de la manipulation. Mais plus on avance dans la vie, plus le monde semble insensé. Treize à quinze ans c’est des années qui marquent et qu’on a tous vécues », poursuit Olivier Nakache. « Nous avons voulu faire un film de sensations. Celles du premier baiser, le bruit des parents qui s’embrouillent, Drucker à la télévision le dimanche, la voix de Fabrice à RTL. L’adolescence est difficile pour les ados mais aussi pour les parents. C’est tout ça qu’on avait envie de raconter », ajoute encore les réalisateurs qui se remémorent la scène où Camille Cottin danse : « Elle a su capter un moment de vérité qui nous a bouleversés. Nous avons tous pris plaisir à rentrer dans ce monde. Le cinéma c’est une illusion, un tour de magie. Pour nous c’est la plus belle des illusions. »

Eric Toledano et Olivier Nakache. ©Jean-Dominique Réga

Pour le meilleur

Le 22 avril 2026 sortira en salle au niveau national la comédie dramatique Pour le meilleur qui s’inspire d’une partie de l’histoire extraordinaire de Philippe Croizon. Un film réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar, co-scénariste avec Christian Sonderegger. Les acteurs de ce long métrage sont Pierre Rabine (dans le rôle de Philippe Croizon), Lilly-Fleur Pointeaux (Suzana), Sandrine Bonnaire (Rossy), Corinne Masiero (Valérie Martueux), Pierre Deladonchamps (le docteur), Lolita Chammah (Nicole), Zinedine Soualem (huissier) et Julien Le Berre.

Marie-Castille Mention-Schaar était présente à Avignon le 19 mars pour présenter son film en avant première aux professionnels des Rencontres du Sud. Elle était accompagné de la comédienne Lilly-Fleur Pointeaux, et de Philippe Croizon avec Suzana.

En 1994, Philippe Croizon voit son destin basculer. Alors qu’il démonte une antenne de télévision de sa maison, celle-ci touche un ligne à haute tension et il est électrocuté. Il a reçu trois décharges de 20 000 volts et est resté deux mois dans le coma à la suite de son accident. Lorsque deux mois après le choc il se réveille, il est amputé des quatre membres. Philippe Croizon décide de vivre et de se reconstruire avec une incroyable volonté. C’est ainsi qu’il a recommencé ce qu’il appelle sa « deuxième vie », qui lui a permis de surmonter son handicap et de rencontrer sa compagne Suzana Sabino. Aujourd’hui il est devenu un athlète aux incroyables exploits, aventurier, chroniqueur et conférencier. 

Le film d’après cette histoire vraie retrace l’incroyable histoire d’amour entre Philippe Croizon et Suzana, une femme qui va lui redonner l’énergie et la possibilité d’avoir encore des rêves, dont celui de traverser la Manche à la nage. Pour le meilleur est adapté de deux livres de l’athlète français Philippe Croizon, J’ai décidé de vivre (2011) et J’ai traversé la Manche à la nage (2012).

Le film a été tourné entre février et avril 2025 dans plusieurs villes de l’Ouest de la France parmi lesquelles Les Sables-d’Olonne, La Roche-sur-Yon, Luçon et Angoulins. Des scènes ont également été filmées dans le Var, à Toulon. 

Dans le rôle principal (Philippe Croizon) il s’agit de la première expérience au cinéma de l’athlète quadri-amputé Pierre Rabine. Depuis 2022, ce dernier pratique la natation handisport au sein du club de La Roche-sur-Yon. À son palmarès, il y a notamment la médaille d’argent au Championnat de France en 2022 en 50 mètres brasse.

Marie-Castille Mention-Schaar a eu l’idée d’un biopic sur Philippe Croizon après être tombée sur un reportage qui lui était consacré. Bouleversée par son parcours, la cinéaste était étonnée qu’aucun réalisateur ne se soit penché, jusqu’à présent, sur son parcours. La réalisatrice a donc pris contact avec lui et l’a rencontré. Philippe Croizon connaissait certains de ses films. 

« Suzana c’est l’angle de mon film. Son amour, son aide, cette force donné à Philippe c’est essentiel et très inspirant. Je suis très respectueuse des personnes desquelles je m’inspire. C’est en passant du temps avec eux que j’ai découvert la personnalité de Philippe. J’ai découvert aussi Pierre Rabine qui est très beau. Il m’a raconté son histoire et son amour de la nage. Il a été électrisé comme Philippe. Il fallait mettre en lumière ces personnes, cet amour, ce courage.» « Il y a 11 millions d’aidants en France et personne n’en parle. Merci d’en parler dans ce film », déclare Suzana Sabino.

Marie-Castille Mention-Schaar (à droite), Lilly-Fleur Pointeaux (à gauche), Suzana Sabino et Philippe Croizon. ©Jean-Dominique Réga

Trois adieux

Le 19 mars dans le cadre des 14èmes Rencontres du Sud, Isabel Coixet réalisatrice de Trois adieux (titre original : Tre Ciotole) a présenté son film au cinéma Le Vox à Avignon. Un drame avec Alba Rohrwacher, Elio Germano et Francesco Carril. Ce long-métrage de 2 heures sortira dans les salles en France le 2 septembre 2026. 

La réalisatrice et scénariste espagnole dont la carrière a pris un essor international en 2003 avec le drame intime Ma vie sans moi où une jeune mère choisit de ne pas dire à sa famille qu’elle souffre d’un cancer incurable, revient dans cette dernière création sur le thème de la maladie grave avec l’histoire d’une femme seule qui découvre qu’elle souffre d’un cancer.

Synopsis
Marta et Antonio se séparent. Marta réagit à la rupture en se repliant sur elle-même. Le seul symptôme qu’elle ne peut ignorer est son manque soudain d’appétit. Antonio, un chef cuisinier en pleine ascension, se plonge dans son travail. Mais bien que ce soit lui qui ait mis fin à sa relation avec Marta, il n’arrive pas à l’oublier. Bientôt Marta découvre que sa perte d’appétit est plus liée à sa santé qu’à la douleur de la séparation.

« J’avais fait Ma vie sans moi, adapté d’une nouvelle de Nancy Kincaid. Cette fois c’est l’histoire d’une femme seule, un peu asociale, renfermée sur elle-même. Après sa séparation avec un compagnon qui la laisse, puis la découverte de sa maladie, il y a un véritable changement en elle. Au début elle pense qu’elle va guérir mais après elle sait qu’elle n’y arrivera pas. La scène de l’enterrement du pigeon tué par des élèves, c’était l’occasion pour elle de dire ce qu’elle ne pourra pas dire à ses proches. La vie est faite d’adieux et là il y en a trois », explique Isabel Coixet qui a écrit le scénario en italien. Isabel alterne films et documentaires. « J’étais à Avignon il y a vingt-cinq ans avec Agnès Varda (qui est morte à 90 ans des suites d’un cancer). A Barcelone dans mon bureau j’ai un portrait d’Agnès et je parle beaucoup avec elle », conclut la réalisatrice dont le film Lovers avec Ben Kingsley et Pénélope Cruz a été produit à Hollywood, et le long-métrage Carte des sons de Tokyo a été sélectionné en compétition officielle en 2009 au festival de Cannes.

Isabel Coixet. ©Jean-Dominique Réga

De la Comédie-Française

Le 19 mars Martin Darondeau et Bertrand Usclat les deux réalisateurs de De la Comédie-Française ont présenté leur première réalisation dans le cadre de la 15ème édition des Rencontres du Sud. Déjà auréolés de quatre prix avec cette comédie au Festival de l’Alpe d’Huez 2026 ils ont reçu à Avignon une véritable ovation du public de professionnels. De bon augure pour ce film qui amène les spectateurs dans les coulisses de la Comédie-Française (souvent appelée Théâtre-Français ou simplement Le Français). Sortie nationale le 22 juillet 2026.

Le film avec Pauline Clément de la Comédie-Française, Laurent Stocker de la Comédie-Française, Julien Frison de la Comédie-Française, Marina Hands de la Comédie-Française, Adeline d’Hermy de la Comédie-Française, Danièle Lebrun de la Comédie-Française, Sefa Yeboah de la Comédie-Française, Christian Hecq de la Comédie-Française, Serge Bagdassarian de la Comédie-Française, Séphora Pondi de la Comédie-Française, Florence Viala de la Comédie-Française, Guillaume Gallienne de la Comédie-Française, Benjamin Lavernhe de la Comédie-Française, Françoise Gillard de la Comédie-Française, Nicolas Chupin de la Comédie-Française, Elissa Alloula de la Comédie-Française, Nicolas Lormeau de la Comédie-Française, Gilles David de la Comédie-Française, Suliane Brahim de la Comédie-Française.

Synopsis
Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.

« Nous savions que les sociétaires de la Comédie-Française étaient de grands comédiens délivrant de grands textes mais c’est des gens qui quand ils ne sont pas sur scène, hors le cadre de la rigidité de la Comédie-Française, sont comme tout le monde. C’est ce qu’on voulait raconter dans notre film », explique Martin Darondeau. « Cédric Klapisch raconte bien cela quand il parle des métiers », relève Bertrand Usclat. « Ce qu’on montre c’est trois heures avant la pièce qui va être jouée en présence de la ministre de la culture, ce qui rajoute pour la troupe une dose d’angoisse. Il suffit parfois d’une seule personne dans le public pour mettre la pression. C’est Françoise Gillard qui a le rôle de la ministre de la culture. »

« Nous avons écrit le film en deux mois. Ce n’était pas facile mais il a été tourné en trois semaines. Dans ce film il n’y que des comédiens de la Comédie-Française. Nous n’avons eu aucun refus sur le script. Danièle Lebrun 87 ans a accepté. Marina Hands a même annulé ses vacances pour le film. Aucun problème pour le casting. Les sociétaires de la Comédie-Française donnent leur vie pour cette troupe », concluent les réalisateurs de cette comédie qui a fait l’unanimité des professionnels. Un film familial aussi, promis à un bel avenir.

Martin Derondeau et Bertrand Usclat. ©Jean-Dominique Réga

La poupée

La poupée, film de Sophie Beaulieu avec Vincent Macaigne, Cécile de France, Zoé Marchal, Adèle Journeaux, Gilbert Melki, Marianne Basler, fera sa sortie nationale le 22 avril 2026. Durée 1h20.

Synopsis
Rémi (Vincent Macaigne) ne s’est jamais remis de sa dernière séparation. Depuis, il s’est mis en couple avec une poupée (Zoé Marchal), c’est plus simple. Elle s’appelle Audrey. Le jour où Patricia (Cécile de France), une nouvelle collègue, arrive dans l’entreprise de Rémi, Audrey va mystérieusement prendre vie.

Sophie Beaulieu scénariste et réalisatrice de cette comédie romantique était le 20 mars à Avignon pour rencontrer les professionnels du cinéma et leur présenter au cinéma Le Vox son premier long-métrage.

« Les poupées en général c’est dans les films d’horreur ce qui m’a tenté, mais la piste de la comédie romantique s’est finalement imposée. Il y a une forme de détresse chez Rémi qui ne s’est jamais remis de sa séparation. Je voulais prendre en compte ses émotions, notamment le fait qu’il était réellement amoureux de sa poupée. J’avais envie qu’on ait de l’empathie pour ce personnage. C’est assez intrigant que l’homme veuille posséder cet objet, mais ça existe. C’est un film humaniste, féministe. J’adore les hommes. Je mets toutefois en avant certains sentiments contradictoires. Tout cela en riant. Aujourd’hui il y a un retour au vivant Le film a été tourné dans le Jura. Je voulais des montagnes et des lacs. J’avais envie d’un paysage fort. » Concernant la poupée qui évoque un univers très sexué et glauque, Sophie Beaulieu reste assez pudique. « Je ne montre rien mais je dis les choses. De fait, je ne pouvais pas éluder la question du sexe en mettant en scène une poupée pour adulte. Ainsi, lorsque Rémi retrouve Audrey vivante, on la voit se mettre à quatre pattes et prononcer des phrases comme si elle sortait tout droit d’un film porno… On comprend très bien, alors, que leur relation ne consiste pas seulement à faire du parapente ensemble. Mais on le comprend implicitement, inutile d’appuyer davantage. L’idée, c’était de tourner en dérision la situation. On a mis la poupée à l’image de la comédienne (Zoé Marchal) dont le corps a été moulé pour que la poupée soit le plus possible à son effigie. »

Sophie Beaulieu. ©Jean-Dominique Réga

Un beau succès pour les Rencontres du Sud 2026

Cette 14e édition s’est déroulée avec succès du 10 au 20 mars dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia Manutention à Avignon ainsi qu’au Rivoli à Carpentras. Plus de 300 professionnels ont pu découvrir de nouveaux films et ont échangé entre gens du métier. Ils se sont réunis dans la cité des papes faisant d’Avignon un carrefour du cinéma et une capitale du 7ème art. Cette manifestation cinématographique idéalement placée après le Festival de Berlin en février et avant le festival de Cannes en mai, a permis de découvrir 21 films en avant-première dont neuf en compétition. Dix équipes sont venues présenter leurs films. Par ailleurs la manifestation a été également ouverte au grand public.

Lors de la soirée des Victoires, un hommage a été rendu à François Aymé, exploitant à Pessac en Gironde et documentariste reconnu. Il a été président plusieurs années de l’association française des cinémas art et essai (AFCAE). 

François Aymé a été honoré. ©Guillaume Samama

Claude Damianthe, décédé en décembre 2025, a reçu l’hommage de la profession. Président d’honneur des Rencontres du Sud, il s’était occupé des Victoires du cinéma et a été un très grand distributeur de films, aux Artistes Associés, chez Parafrance, puis AAA (Acteurs et Auteurs Associés). « Un personnage d’exception », a rappelé René Kraus.

Au cours de cette soirée des Victoires deux films ont été primés parmi ceux qui étaient en compétition :
– Le prix du jury des montreurs d’image a été attribué No good men (non vu par la presse)
– Le prix des lycéens a été attribué à Derrière les palmiers, film de Meryem Benm’ Bareck

Jean-Dominique Réga


Les Rencontres du Sud 2026 ont accueilli plus de 300 professionnels du cinéma

Les Rencontres du Sud manifestation cinématographique créée en 2011 pour implanter dans le sud de la France un événement contribuant aux rencontres entre les différents professionnels du cinéma se déroulent cette année du mardi 10 au vendredi 20 mars dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia à Avignon, et le Rivoli à Carpentras. Cette 14e édition (2020 et 2021 annulées en raison du covid) va permettre de découvrir 21 films en avant-première dont neuf en compétition. Dix équipes de films seront présentes. L’événement va rassembler les professionnels à Avignon du lundi 16 au vendredi 20 mars. Il sera par ailleurs ouvert au grand public, aux scolaires (le Petit Festival), les enfants dès le mardi 10 mars et le Ciné Pitchoun au Capitole le dimanche 15 mars.

Rencontre avec René Kraus président des Rencontres du Sud, de l’Union des Cinémas du Sud de la France, et directeur général du multiplex Capitole MyCinewest au Pontet.

Quel est le chemin parcouru aujourd’hui par les RdS ?
Au départ avec une petite équipe nous avions aussi pour objectif de redéployer le Capitole centre Avignon devenu aujourd’hui La Scala Provence. Au fil des années les Rencontres du Sud ont pris de l’ampleur et on peut dire aujourd’hui qu’elles sont les plus importantes rencontres cinématographiques de France. Il y a celles du Nord à Arras, celles de Bretagne, les Rencontres de Gérardmer dans les Vosges, celles du Sud Ouest mais les nôtres ont une telle ampleur que c’est un point d’orgue dans l’année pour les exploitants, les distributeurs, et certains producteurs.

C’est une belle évolution…
Nous sommes très fiers de cela. On dit souvent que pour qu’un évènement prenne une certaine ampleur, il faut plus dix ans. Nous avons passé ce cap depuis longtemps et je crois que les personnalités que nous recevons, et nous allons encore le confirmer cette année, montrent bien que ce cap est vraiment passé. Nous avons une ampleur non seulement régionale car nous sommes liés à notre région, mais aussi nationale avec des festivaliers qui viennent de toute la France pour notre manifestation cinématographique programmée juste avant le festival de Cannes. 

Quels étaient les objectifs à la création ?
Ces rencontres professionnelles n’existaient pas dans le Sud de la France. Il fallait les amener ici avec un programme capable de répondre au besoin d’informations des professionnels que nous sommes, mais aussi d’enchanter notre âme de spectateur. Dans le but de découvrir, promouvoir, accompagner les films qui sortiront bientôt sur le territoire national, et d’échanger avec des confrères de tous horizons. 

Cela a pris une nouvelle dimension ?
Elles ont évolué avec le prix des montreurs d’images délivré par un jury de professionnels, le prix du jury lycéen Philippe de Girard à Avignon, l’hommage à un exploitant emblématique sachant qu’on ne récompense que rarement les exploitants dans notre métier, et évidemment une ouverture sur le grand public. Nous avons créé la journée cinéma collèges et lycées scolaires, proposé des films d’animation et le ciné pitchoun pour les petits. 

Quelle est la place du grand public ? 
Nous faisons entre 6000 à 7000 spectateurs. L’essentiel des entrées se fait au Vox et au Capitole MyCinewest à la fois sur les scolaires et les films grand public. Il y a aussi un nouveau concept, un film surprise. Le public doit venir dans une salle sans savoir quel film sera projeté. Personne ne sait quelle équipe de film sera présente. Et cette année nous avons associé Le Rivoli à Carpentras où il y aura aussi une programmation spécifique dans le cadre de Rencontres du Sud. 

Combien de professionnels seront présents à Avignon ?
Trois cents et onze équipes de films. Le point d’orgue c’est la présence pour Juste une illusion de Éric Toledano et Olivier Nakache avec Camille Cottin qui a été récemment la présidente des César. Ils viennent présenter au Vox le film pour les professionnels, et au Capitole MyCinewest le 18 mars pour le grand public. Éric et Olivier étaient en avril 2009 au Capitole Studios au Pontet pour l’ouverture et l’inauguration du cinéma avec Tellement proche, leur 2e film avec Omar Sy et François-Xavier Demaison. 

Juste une illusion est dans la compétition ?
Non mais le duo Toledo Nakache est très emblématique pour le Capitole MyCinewest, pour notre public et les exploitants. Le film devait sortir le 15 octobre et en fait ils l’ont ramenés au 15 avril 2026. C’est pour cela que nous l’avons eu. Justement Gaumont y croit énormément et veut faire participer les exploitants. Il y a d’autre part La corde au cou, un film très fort de Gus Van Sant qui est dans la compétition. Cela me paraît être un temps fort. 

Autre grand moment, les Victoires ? 
En fait cette cérémonie a été créée par Claude Damianthe et Frédéric Perrin. François Aymé sera le président du jury formé de professionnels : Laura Roupioz directrice du cinéma Les Toiles du Lac à Aix-les-Bains, Priscilla Schneider directrice du cinéma Quai des Lumières à Frontignan, Philippe Wernert directeur du complexe loisirs Megarex à Haguenau, et Nicolas Charret, directeur des ventes chez UGC Distribution.  Le prix des montreurs d’images sera dévoilé ainsi que le prix des lycéens de Philippe de Girard. Un hommage sera rendu à François Aymé et à Claude Damianthe.

Des figures majeures ?
François Aymé est un très bon exploitant à Pessac en Gironde et un documentariste reconnu. Il a été président plusieurs années de l’association française des cinémas art et essai (AFCAE). Il a soutenu tout ce mouvement pendant les années difficiles du covid. C’est une personne importante dans le métier. Il est aussi un réalisateur reconnu de documentaires. Il avait fait un documentaire sur Chaplin qui avait été présenté aux Oscars. C’est passé il n’y a pas longtemps sur Arte. On a vu une émission sur France 3 sur sa famille où il y avait cinq frères dont son père qui ont tous fait la guerre d’Algérie.

Et Claude Damianthe ?
Il est décédé en décembre 2025. Un personnage d’exception qui a été président d’honneur des Rencontres du Sud. Il s’est occupé des Victoires du cinéma et a été un très grand distributeur de films, aux Artistes Associés, chez Parafrance, puis AAA (Acteurs et Auteurs Associés). Il a distribué Trois hommes et un couffin, d’autres films qui ont marqué leur époque et le prodigieux La porte du paradis de Michael Cimino qui n’avait pas fait un grand résultat mais que maintenant on considère comme un des plus grands films des 40 dernières années. On a toujours dit que Claude allait nous manquer.

Avez-vous amené des nouveautés cette année ?
Nous avons associé Le Rivoli à Carpentras où il y aura aussi une programmation spécifique dans le cadre des RdS. On veut rejaillir sur l’ensemble du département. Nous avions déjà fait des avant-premières de films dans le cadre des Rencontres au Rivoli et à la Cigale à Cavaillon, mais cette année Florence et Alice Passlacqua sont totalement intégrées et il y aura plusieurs avant-premières avec le label ‘Rencontres du Sud’. On étend notre développement. L’an prochain cela sera peut-être aussi à Cavaillon.

Cavaillon où un cinéma a fermé…
Cavaillon avait trois cinémas, le Fémina, la Cigale, le Paradiso, tous gérés par Éric Tellenne. Il a dû fermer le Fémina qui comprenait trois salles. Une concurrence s’est faite suite à l’ouverture en 2024 d’un cinéma à l’Isle-sur-la-Sorgue les deux villes n’étant distantes que de dix km. Quand il y a un cinéma qui ouvre à côté forcément il prend des parts de marché. Il faut faire attention quand on développe des cinémas dans des zones où d’autres salles sont assez proches. De plus les chiffres ont été mauvais l’an passé au niveau national. On est tombé en 2025 à 157 millions d’entrées alors qu’on faisait 181 millions en 2024 et 205 millions d’entrées en 2019.

Êtes-vous soutenus pour cette manifestation culturelle ?
Les institutions nous ont soutenus dès le départ, et à fortiori maintenant que notre manifestation culturelle a pris une belle ampleur. Les institutions sont là pour nous aider, notamment la Région, le Département, le Grand Avignon, la mairie d’Avignon mais aussi celle du Pontet. Nous sommes appréciés et soutenus par tous les institutionnels. Nous avions aussi encore l’an passé l’aide de la CCI de Vaucluse.

C’est votre dernière présidence ?
Oui. Je pense que c’est nécessaire de transmettre. Cela fait plus de 15 ans que je m’occupe des Rencontres du Sud avec une équipe extraordinaire : Laurence Lega, notre directrice générale, Jimi Andreani, Jean-Paul Enna, Fanny Dulau, Emmanuel Luc, Christian Dupré qui s’occupe maintenant du Capitole,Laurent Demangeon, et Marie-Pierre Ebert. J’ai vécu de belles choses avec cet évènement que j’ai vu monter en pression, avec des années plus difficiles et des moments emblématiques pour tous les exploitants. Mais il faut savoir transmettre.

Qui va vous succéder ?
Cela devrait être Frédéric Perrin, actuel vice-président et exploitant au Prado à Marseille. Il a l’intelligence, l’aisance, la culture pour faire perdurer cet évènement et le faire évoluer. Mais il faut attendre le vote du conseil d’administration. Souvent on croit qu’on est là ad vitam æternam. Il faut relancer pour que des personnes qui ont une autre vision aillent plus loin et amener d’autres choses.

Si vous deviez retenir un moment qui vous a marqué ? 
Pour ma part j’ai vécu à travers ces Rencontres pas mal de moments extraordinaires. Je retiens ce moment unique quand Viggo Mortensen est venu présenter son film. Il est allé à la Mirande, au Vox, à la CCI. C’est un monsieur qui a une dimension internationale et qui a marqué l’histoire du cinéma mondial. Cette rencontre exceptionnelle nous a donné une aura. Je pense que j’ai fait un travail suffisant avec des points d’ancrage exceptionnels pour cet évènement et pour les exploitants.

Avez-vous une anecdote ?
J’avais dit à Cécile Helle, maire d’Avignon qui nous a beaucoup aidés pour les Rencontres, que si elle arrêtait la mairie, j’arrêtais de présider les Rencontres du Sud. Pour le coup je tiens une sorte de promesse qui est sympathique. Mais aussi je veux m’impliquer d’une manière plus importante au sein de la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF). Je suis président du syndicat régional du Cinéma Français. J’aimerais avoir des responsabilités plus importantes au sein de la Fédération Nationale.

Restez-vous optimiste pour le cinéma en France en 2026 ? 
Après une année 2025 en berne (159 millions d’entrées en France contre 180 millions en 2024 et 205 millions en 2019) nous avons eu beaucoup d’inquiétude. Mais là depuis novembre-décembre 2025 avec des blockbuster comme Avatar ou La femme de ménage et des films français de qualité comme L’affaire Bojarsky, Le mage du Kremlin ou Le Marsupilami, on sent vraiment qu’il y a une reprise. Des films porteurs qui amènent plus de public en salle. Le problème vient de l’offre. Quand les films sont là, le public vient.

Les plateformes font mal ?
On oppose toujours les plateformes et le cinéma. Ces dernières travaillent essentiellement sur des séries. Quelquefois elles font des films de qualité comme le Frankenstein de Guillermo del Toro sur Netflix, et là elles nous prennent des entrées c’est une évidence. Mais d’un autre côté leurs cibles c’est vraiment les séries. Notre début d’année est très bon, et avec les perspectives et les projections du Centre National du Cinéma, on espère remonter avec un deuxième semestre très fort à plus 185 millions d’entrées.

Et votre souhait de création de studios de cinéma à Avignon ?
C’est un sujet très fort mais il faudrait que le politique soit d’accord pour développer ce projet là. On peut le faire mais il faut des hectares de terrain et des accords peut-être dans le cadre de plan 2030 du CNC. Le projet est toujours dans l’esprit de nos responsables. J’espère qu’il reviendra sur la table après les élections. En attendant il y des studios à Martigues et à Montpellier. L’avantage à Avignon c’est qu’on est à 2h40 de Paris, qu’il y a beaucoup de tournages dans la région et que les terrains sont là. Cela serait aussi en total complémentarité avec le théâtre. Les décors de théâtre et de cinéma pourraient être stockés dans les différents studios. 

Vous investissez-vous encore dans la production ?
Je devais. J’étais sur la reprise de 20% des films du Kiosque mais pour le moment on est un peu à l’arrêt. Je regrette. Je sais que dans le département nous avons accueilli le film d’Agnès Jaoui, L’objet du délit. Il y a d’autres films en perspective, notamment celui de Vincent Perez qui pourrait m’intéresser. Un film qui pourrait être tourné dans la Cour d’Honneur du palais des papes en septembre prochain…

Quel genre ?
Il y aurait une thématique entre la réalité théâtrale et la réalité tout court. Tout n’est pas encore en place.  Il reprendrait à l’époque où Patrice Chéreau tournait dans le Cour d’Honneur en même temps que son père est en train de mourir. Vincent Perez sera présent aux Rencontres du Sud. C’est un projet qui est vraiment très fort, qui pourrait être complémentaire d’autres sites dans la région.

Propos recueillis par Jean-Dominique Réga


Les Rencontres du Sud 2026 ont accueilli plus de 300 professionnels du cinéma

Le Rivoli, cinéma situé à Carpentras, projettera le drame historique À bras-le-corps ce vendredi 6 mars.

Dans le cadre du Festival Au cinéma pour les Droits Humains 2026, qui a lieu du 1er au 31 mars dans le but de faire découvrir des films engagés et inspirants, Le Rivoli dévoilera en avant-première le film À bras-le-corps ce vendredi en partenariat avec Amnesty International France.

Ce film, réalisé par Marie-Elsa Sgualdo, suit une jeune fille de 15 ans, Emma (interprétée par Lila Gueneau), qui, après avoir été violée, va défier sa communauté protestante rurale répressive pour se forger un chemin vers l’autodétermination, transformant son traumatisme en catalyseur d’émancipation tout en affrontant l’hypocrisie morale du village et le spectre de la Seconde Guerre mondiale qui l’entoure.

Les spectateurs sont invités à apporter un stylo pour pouvoir voter sur le film en donnant leur avis lors de cette avant-première. Le long-métrage sortira dans toutes les salles françaises au mois de juin prochain.

Réservation en ligne conseillée.
Vendredi 6 mars. 18h30. 7,50€ (5€ pour les -15ans). Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.


Les Rencontres du Sud 2026 ont accueilli plus de 300 professionnels du cinéma

Le court-métrage Jour de Vent, réalisé par six anciens étudiants de l’École des Nouvelles Images à Avignon lors de leur dernière année d’études, est nommé dans la catégorie ‘Meilleur film étudiant’, aux Annie Awards, considérés comme les Oscars de l’animation.

Martin Chailloux, Ai Kim Crespin, Elise Golfouse, Chloé Lab, Hugo Taillez et Camille Truding. Ce sont les six anciens étudiants issus de l’École des Nouvelles Images, située à Avignon, qui pourraient remporter un prix prestigieux pour leur court-métrage Jour de Vent à l’occasion de la 53e cérémonie des Annie Awards, qui se tiendra à Los Angeles ce week-end du 21 et 22 février.

Jour de Vent a vu le jour en juin 2024 et a remporté de nombreuses récompenses depuis, dans des petits festivals locaux, mais aussi des festivals internationaux comme les Siggraph America et Siggraph Asia qui mettent en avant surtout la technique. « Peu importe l’influence du festival, c’est toujours gratifiant de recevoir un prix ou même d’être seulement nommé, ça veut dire que le film a été vu, et potentiellement apprécié », explique Camille Truding, l’un des réalisateurs du court-métrage.

Les Annie Awards, une belle surprise

Le film étant sorti il y a quasiment deux ans et ayant été mentionné dans plusieurs festivals depuis, sa nomination aux Annie Awards a été une véritable surprise pour ses créateurs. « On pensait que le parcours du film touchait à sa fin, il avait déjà fait un beau tour d’horizon, affirme Camille. On s’était inscrits aux Annie Awards en été dernier mais au fil des mois, sans retour, on a fini par oublier. » C’est seulement il y a quelques semaines que le groupe a appris la nomination du film.

Les Annie Awards sont des récompenses du cinéma américain qui distinguent les films d’animation. Ces récompenses figurent parmi les plus prestigieuses dans ce secteur du cinéma. C’est une cérémonie qui distingue les films dans leur ensemble : l’histoire, les visuels, les personnages, etc. « C’est une cérémonie qui est très suivie car il n’y a pas besoin d’être du métier pour regarder et apprécier les différents projets nommés », ajoute Camille.

Un projet de fin d’études

Pour leur 5e année d’études à l’École des Nouvelles Images, les étudiants doivent travailler toute l’année sur un projet de court-métrage en groupe qui doit être terminé à l’issue de l’année scolaire. Au sein de la promotion 2024, ce sont cinq projets qui ont été réalisés et encadrés par les formateurs de l’école avignonnaise.

« On était un groupe très soudé, avec chacun sa spécialité et une vision commune du film, ce qui a permis une belle entente et une belle communication. »

Camille Truding

Martin Chailloux, Ai Kim Crespin, Elise Golfouse, Chloé Lab, Hugo Taillez et Camille Truding ont décidé de mettre leurs compétences en commun pour réaliser Jour de Vent, dont le pitch a été imaginé par Martin. Chacun y a mis du sien : Elise s’est occupée du visuel et des textures (décors et personnages), Ai Kim de l’animation, Hugo du storyboard, Chloé du compositing (le peaufinage, pour que tout soit homogène), et Camille s’est concentré sur le scénario avec Martin, qui de son côté, a pu aussi implémenter des outils spécifiques grâce à ses capacités de codage. Chacun a pu aussi participer à l’élaboration des détails comme les cheveux, les vêtements, les nuages, etc.

Les réalisateurs de Jour de Vent. DR

Un court-métrage

Jour de Vent est donc un court-métrage de 6 minutes. 6 minutes durant lesquelles aucun mot n’est prononcé. Une volonté des réalisateurs qui souhaitaient créer une histoire avec un message universel. « On voulait parler de la vie qui peut parfois être chamboulée par une rafale de vent qui nous pousse dans une direction qu’on aurait jamais pensé prendre au départ », développe Camille.

« On voulait faire un court-métrage qui parle à tout le monde. »

Camille Truding

Côté design, c’est la 2D dans le style bande-dessinée ou roman graphique qui a été privilégiée. L’équipe s’est inspirée de références comme Le Petit Nicolas illustré par Jean-Jacques Sempé, ou bien Calvin et Hobbes écrit et illustré par Bill Watterson. C’est ainsi qu’est né Jour de Vent.

La cérémonie des Annie Awards aura lieu ce samedi 21 février à 19h, heure locale (heure française : dimanche 22 février à 5h). Pour la visionner, cliquez ici.


Les Rencontres du Sud 2026 ont accueilli plus de 300 professionnels du cinéma

Deux bonnes nouvelles coup sur coup pour Daniel Taillandier, le PDG de ‘My Cinewest’ et pour le DG du ‘Cinéma Capitole My Cinewest’ du Pontet, René Kraus. La CNAC (Commissions Nationale d’Aménagement Commercial) qui s’est réunie cet après-midi vient d’autoriser la construction de cette salle du XXIème siècle. Alors que la semaine dernière, les invités à l’inauguration de la salle ‘Ultim’ avec sièges inclinables ont pu assister à la projection de ‘Gourou’, bientôt sera lancée la salle ‘IMAX ‘ pour ‘Image Maximum’ encore plus high-tech.

« La CDAC (Commissions Départementale d’Aménagement Commercial) nous avait donné son accord en septembre, mais nos concurrents de Cap-Sud avaient déposé un recours. Nous nous sommes donc adressés à l’instance nationale qui, elle a dit oui. J’ai senti un climat en notre faveur. On a été remercié pour nos équipements de la salle ‘Ultim’ en faveur des déficients sonores et visuels. Là, plus d’opposition, place à ce magnifique projet qui sera unique en Vaucluse! » se félicite Daniel Taillandier.

D’ici quelques semaines, le bitume d’une soixantaine de places du parking du cinéma va être grignoté par les tracto-pelles et engins de génie civil qui vont creuser les fondations de cette future salle à grand spectacle et à sensations fortes. ‘IMAX’, c’est un procédé inventé au Canada avec un immense impact visuel et sonore à haute définition. Le spectateur, aura une impression de relief avec + 40% d’image en face de lui installé sur des gradins, sans parler des 12 canaux de son qui l’envelopperont complètement. Une expérience hors norme d’immersion, une sensation de profondeur en 3D. Le réalisateur Christopher Nolan tourne depuis des années avec ce procédé. Comme ont été réalisés le James Bond ‘Skyfall’, ‘Gravity’ ou encore ‘Dune 2’.

« C’est une autre façon de vivre le cinéma et de partager des émotions, ensemble »

Daniel Taillandier, PDG de ‘My Cinewest’

« Il n’y a que 28 salles de ce type en France à ce jour. Au « Futuroscope » de Poitiers par exemple et dans le sud de la France à Montpellier, Nîmes, Nice, Plan de Campagne et à La Valette dans le Var » précise le PDG. Au Pontet, la salle ‘IMAX’ pourra accueillir 230 spectateurs dans des conditions d’immersion exceptionnelles où ils ressentiront même les bourrasques de vent. Le chantier devrait durer toute l’année pour une ouverture fin 2026. « Voilà qui devrait relancer la fréquentation de ce complexe qui avait reculé de 15% l’an dernier, comme dans l’hexagone d’ailleurs. Avec toutes ces innovations techniques au service des amateurs de cinéma les plus exigeants, j’espère que nous allons attirer beaucoup plus de spectateurs de la grande région et rebondir » a conclu René Kraus.

En tout, entre la rénovation du hall de ‘MyCinewest’, la refonte totale de la Salle n°4 ‘Ultim’ et bientôt la sortie de terre du bâtiment ‘IMAX’, Daniel Taillandier a investi plusieurs millions d’euros au service du 7ème art. « C’est une autre façon de vivre le cinéma et de partager des émotions, ensemble » a-t-il résumé.

Andrée Brunetti


Les Rencontres du Sud 2026 ont accueilli plus de 300 professionnels du cinéma

Ce dimanche 8 février et le vendredi 13 février, le cinéma de L’Isle-sur-la-Sorgue projettera le documentaire Amazigh. Ce dernier suit le L’Islois Hedi Bouazzaoui qui a gravi le Mont Ventoux à la corde à sauter.

Réalisé par le Vauclusien Othman Lazrak, le documentaire Amazigh retrace l’ascension du Mont Ventoux à la corde à sauter par Hedi Bouazzaoui lors de sa participation à la dernière édition du défi sportif et solidaire Ventoux Contre Cancer en septembre dernier. Lui-même atteint par la maladie, il s’est lancé ce défi. Le film d’une heure explore son aventure au travers de témoignages intimes et d’expertises médicales.

Le documentaire sera diffusé pour la première fois à Ciné sur la Sorgue ce dimanche 8 février à 18h30. Avant cela, une table ronde sera organisée à 17h30 avec des spécialistes médicaux pluridisciplinaires autour du sport, de la santé et du cancer. Après la projection, Othman Lazrac et Hedi Bouazzaoui répondront aux questions du public. Enfin, celui qui a gravi le Géant de Provence à la corde à sauter dédicacera son livre D’un même souffle.

Une seconde projection aura lieu dans ce même cinéma le vendredi 13 février à 20h30. Elle sera aussi suivie d’une rencontre avec le réalisateur et Hedi Bouazzaoui et de la séance de dédicaces.

Si la séance de ce dimanche affiche complet, il est encore possible de réserver sa place pour celle du vendredi 13 en cliquant ici.

Ciné sur la Sorgue. 3 Rue de la République. L’Isle-sur-la-Sorgue.


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Œuvre fondatrice du cinéma indien moderne, La Complainte du sentier sera projetée jeudi 12 février au Ciné Vox Avignon dans le cadre du cycle ‘Regards sur le cinéma indien’, initié par l’association Adaikalam. Ce film mythique de Satyajit Ray, premier volet de la trilogie d’Apu, marque l’histoire du septième art et demeure, près de soixante-dix ans après sa sortie, d’une saisissante modernité.


Présenté et récompensé dans les plus grands festivals internationaux dès le milieu des années 1950, La Complainte du sentier (Pather Panchali) a ouvert au public occidental les portes d’un cinéma indien jusqu’alors largement méconnu. À rebours des productions spectaculaires de l’époque, Satyajit Ray y déploie une mise en scène d’une grande sobriété, attentive aux gestes du quotidien, aux silences et aux paysages ruraux du Bengale.

Un film qui a changé le regard sur l’Inde
À travers le regard d’un enfant, Apu, le cinéaste compose une fresque intime et universelle sur la pauvreté, la dignité et l’éveil au monde. Ce réalisme poétique, salué par la critique internationale, influencera durablement le cinéma d’auteur mondial et vaudra à Ray d’être comparé à des figures comme De Sica ou Kurosawa. Le film figure aujourd’hui dans de nombreuses listes des ‘40 films à voir absolument dans une vie’.

Copyright Satyajit ray

Une trilogie devenue légendaire
Premier chapitre de la trilogie Le Monde d’Apu, La Complainte du sentier pose les fondations d’un récit initiatique poursuivi avec L’Invaincu et Le Monde d’Apu. Ensemble, ces films forment l’un des ensembles les plus respectés de l’histoire du cinéma, régulièrement étudié dans les écoles et universités du monde entier.

Cinéma et solidarité
Cette soirée s’inscrit dans une démarche solidaire portée par Adaïkalam, association engagée auprès de La Maison d’Agathe, un orphelinat pour jeunes filles à Pondichéry. Une partie du prix du billet sera reversée à l’association, prolongeant ainsi l’expérience cinématographique par un geste concret de soutien. À l’issue de la séance, le public est invité à partager un moment convivial autour d’un thé indien, fidèle à l’esprit de transmission et d’échange du cycle. Un rendez-vous rare pour découvrir un monument du cinéma mondial et poser, le temps d’une soirée, un regard différent sur l’Inde et sur le pouvoir universel du cinéma.

Infos pratiques
Regards sur le cinéma indien. Projection de La Complainte du sentier.  ‘Pather Panchali’ de Satyajit Ray. Jeudi 12 février 2026 à 18h. Durée 1h50. Ciné Vox.13 €, dont 4€ reversés à Adaïkalam. Présentation du film par les membres de l’association et thé chaï offert après la projection.
Mireille Hurlin


Les Rencontres du Sud 2026 ont accueilli plus de 300 professionnels du cinéma

Paradoxalement, il y a plus de place pour chaque cinéphile mais moins de places puisqu’on est passé de 220 sièges à 135 fauteuils de velours bleu, électriques, moelleux qui peuvent s’incliner à l’horizontale, avec sur l’accoudoir, un chargeur USB, mais aussi un porte-gobelet acier et une tablette qui pivote pour y poser du pop-corn.

©My Cinewest

Cette classe « Premium » nommée “Ultim“ et voulue par le PDG du groupe MyCinewest, Daniel Taillandier, propose une technologie de pointe pour l’image avec un projecteur laser 4K et un son Dolby immersif grâce à 22 haut-parleurs périphériques qui vous enveloppent. « Nous pouvons projeter tous les films, quelle que soit leur définition, pas seulement les longs-métrages américains.Mais surtout, et c’est une 1ère mondiale, 6 places sont adaptées aux personnes à déficience visuelle ou auditive. Avec le système allemand « Greta » qui propose un casque bluetooth amplificateur sonore, mais aussi une audio-description et un sous-titrage. Un confort total, de la tête aux pieds, du coup chacun est au coeur de l’action.

Le système allemand « Greta » qui propose un casque bluetooth amplificateur sonore, mais aussi une audio-description et un sous-titrage.©MyCinewest

« C’est un espace pensé différemment, explique Daniel Taillandier. aujourd’hui, un scénario et un casting prometteurs ne suffisent plus. Le cinéma doit franchir une nouvelle étape d’immersion où le spectateur plonge carrément dans le film, le confort et le son ne font qu’un avec l’émotion. Et c’est accessible au plus grand nombre puisque le prix du billet est seulement majoré de 4,50€ ». Il ajoute : « La loi sur l’accessibilité date de 2005, elle impose aux organismes recevant du public une égalité de droits pour favoriser l’inclusion et l’insertion sociale. On en est loin en général. Chez nous, l’humain est central nous avons donc tout fait pour équiper cette salle « Ultim » et nous avons d’ailleurs reçu une certification spécifique pour notre équipement ».

Le PDG du groupe My Cinewest, Daniel Taillandier et René Kraus, Directeur Général du Capitole My Cinewest ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

René Kraus, Directeur Général du Capitole MyCinewest, prend alors la parole. Le créateur des « Rencontres du Sud » insiste : « Le cinéma c’est une passion, un partage. Ce n’est pas comme les plateformes qui permettent de regarder un film, tout seul sur sa tablette. Cette nouvelle salle flambant-neuve, c’est un investissement qui va attirer un public qui privilégie la qualité du son, de l’image, de l’accueil du spectateur. J’en ai rêvé, Daniel et Elisabeth Taillandier l’ont réalisé, merci à vous deux ».

Le tout Vaucluse était présent, vendredi soir pour cette inauguration. Dominique Santoni, la Présidente du Conseil Département, Joël Guin, le président du Grand Avignon, Michel Bissière conseiller régional, l’ancien député de Vaucluse Julien Aubert et forcément le maire du Pontet, Joris Hébrard. « Nous tournons une nouvelle page de l’histoire culturelle de la commune, qui allie l’art, le confort et la technique, at-til dit. Chaque détail est pensé pour émerveiller et créer des souvenirs inoubliables. D’ici fin 2027, une autre salle exceptionnelle va sortir de terre, ici. I-MAX, (pour Image Maximum) inventée au Canada qui offrira une image et un son encore plus plus immersifs. Il n’en n’existe que deux dans la Région Sud, à Toulon et Plan de Campagne, Le Pontet sera donc une référence culturelle dans ce trio de tête ».

Joris Hébrard, Maire du Pontet et Dominique Santoni, Présidente du Conseil départemental de Vaucluse en compagnie du PDG du groupe MyCinewest, Daniel Taillandier

Pour passer de la théorie à la pratique dans des conditions XXL, le dernier film réalisé par Yann Gozlan a été projeté sur l’écran géant de plus de 100m2. Un thriller survolté avec un Pierre Niney en « Gourou » hypnotique, toxique, cathartique et charismatique.

Et comme les patrons ont pensé à tout, à quelques jours de la Saint-Valentin, sachez qu’il existe des fauteuils baptisés « Duo » qui ne sont pas séparés par un accoudoir, pour rapprocher les amoureux !

Réservez votre séance en salle Ultim : www.capitolestudios.com/salle-ultim/



Andrée Brunetti


Les Rencontres du Sud 2026 ont accueilli plus de 300 professionnels du cinéma

2025 a marqué les 130 ans du cinéma. Monteux célèbre cet anniversaire avec une exposition consacrée à Félicien Trewey, artiste montilien protéiforme et compagnon des premières expériences cinématographiques des frères Lumière. 

Portée par la Commission du Film Luberon Vaucluse, la Ville de Monteux et l’Association Culture Éducation Laïcité (ACEL), l’exposition proposera un parcours documenté retraçant la carrière scénique de Félicien Trewey, ses collaborations avec la famille Lumière et son apport aux formes populaires du spectacle à la Belle Époque. Cette initiative s’inscrit par ailleurs dans la dynamique locale de valorisation des patrimoines immatériels et des arts du spectacle et du cinéma, portée par la Commission du Film du Vaucluse. 

©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une exposition complète

Au fil des documents présentés, le visiteur découvrira photographies, affiches, descriptions de numéros et extraits filmés, illustrant l’inventivité de cet artiste souvent méconnu, de la prestidigitation aux ombres portées, jusqu’à sa participation aux premières captations cinématographiques. L’exposition met ainsi en lumière la porosité entre scène et écran à la fin du XIXᵉ siècle et montrera comment des praticiens du spectacle ont contribué à l’émergence d’un art nouveau. Une pièce rare est visible, à savoir la célèbre table de prestidigitation utilisée par le magicien Trewey.

Ouverte à tous

Cette exposition s’adresse aussi bien aux passionnés d’histoire du cinéma qu’aux familles et aux établissements scolaires. Conférences, médiations et séances de découverte sont prévues afin de restituer toute la place de Félicien Trewey dans l’histoire culturelle. Une bonne occasion de célébrer 130 ans du cinéma et la mémoire d’un artiste à la fois populaire et visionnaire. « Rappeler d’où l’on vient est pour moi essentiel. Se souvenir de personnages comme Félicien Trewey, c’est transmettre une histoire et des repères aux générations d’aujourd’hui », explique Christian Gros, Maire de Monteux.

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