1 février 2023 |

Ecrit par le 1 février 2023

Dominique Santoni : « Ce que je veux, c’est changer la vie des Vauclusiens »

Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse a accordé une interview à l’Echo du mardi pour la sortie de la 7e édition de notre hors-série annuel ‘Le Vaucluse en chiffres 2023’. L’occasion pour la première femme à la tête de l’institution départementale d’évoquer le lancement du plan santé où le Département sort de ses compétences habituelles pour répondre aux besoins quotidiens des Vauclusiens. Une volonté qui s’étend à d’autres domaines comme l’attractivité économique, le soutien aux projets d’aménagement des communes, l’audiovisuel, la sécurité… Autant de thèmes que Dominique Santoni entend prendre à bras le corps.

Pourquoi le Département a-t-il lancé son plan santé alors que ce domaine n’est pas de sa compétence ?
« La santé est l’une des principales préoccupations des Vauclusiens, c’est pour cela que j’ai résolument choisi de sortir des sentiers battus pour apporter des solutions concrètes à nos concitoyens qui ne trouvent plus de médecins. Alors oui, la santé ce n’est peut-être pas l’une des compétences du département mais je crois qu’il faut que l’on soit pragmatiques car ce que je veux c’est changer la vie des Vauclusiens. Le plan santé : c’était aussi l’un de nos engagements de campagne que nous allons respecter dès 2023 avec le recrutement de 8 médecins. »

Comment s’articule ce plan ?
« Dans un premier temps, nous avons travaillé sur les zones touchées par la désertification médicale et les priorités de l’ARS (Agence régionale de santé). Aujourd’hui, ce sont donc 4 territoires qui vont être concernés par la phase 1 de ce plan santé : Valréas, Cadenet, Apt et Avignon-Intramuros. »

Avignon touché par la désertification médicale, cela peut paraître surprenant ?
« C’est vrai qu’Avignon, nous ne l’avions pas forcément identifiée au début. Puis on s’est aperçus en travaillant avec le président de l’Ordre des médecins de Vaucluse qu’il y avait une véritable carence dans la cité des papes et plus particulièrement dans l’intra-muros, notamment en raison de problèmes de déplacement et les difficultés de stationnement. Il y a aussi toute une population, notamment de gens âgés, qui ne trouvait plus de médecin. Très bientôt, deux généralistes seront donc installés au sein de l’ancien espace du département et des pays de Vaucluse qui se situe en haut de la place de l’horloge, à côté de l’ancienne Banque de France. Ce lieu a l’avantage d’être visible, central et équipé en accès pour les PMR (Personnes à mobilité réduite). À termes, il y a également la place pour accueillir un troisième médecin sur ce site en cœur de ville. »

« Le local, les réseaux informatiques, le cabinet équipé, l’assistante… On s’occupe de tout.»

Quel est le profil des médecins retenus ?
« Il y a des médecins préretraités qui auraient pu s’arrêter mais qui finalement se disent ‘vous nous donnez la possibilité de continuer à exercer de manière partielle dans des conditions plus favorables’. Nous avons aussi des jeunes médecins qui viennent tenter cette aventure avec la possibilité d’ouvrir ensuite leur propre cabinet. Et puis on a des médecins qui viennent d’ailleurs, particulièrement du Nord de la France qui sont attirés par la qualité de vie. Dans tous les cas, ce qui leur plaît c’est de pouvoir se consacrer pleinement à leur patientèle. Pour cela, le Département les salarie, met à leur disposition le lieu dans lequel ils vont travailler – cela peut être un Espace de solidarité (Edes) comme à Apt début janvier 2023 ou à Valréas. Ce qu’il faut prendre en compte également c’est que les conditions de travail ont évolué et que les médecins qui vont s’installer sur le territoire veulent travailler comme ils l’entendent. Cela veut dire que, parfois, il y aura besoin de 2 médecins pour faire un poste comme cela va être le cas sur Avignon par exemple avec deux mi-temps. Il y en a qui feront des gardes et d’autres qui n’en feront pas. Il y en a qui feront des visites à domicile et d’autres non. Si l’un veut partir en vacances, un autre peut le remplacer. Ils auront une totale liberté et quand on les rencontre c’est ce qui les séduit. Ce qui est intéressant aussi pour eux, c’est que l’on va mettre en place un vrai réseau de santé. C’est-à-dire qu’ils ne vont pas travailler seuls et que, par exemple, il va y avoir une mise en réseau internet leur permettant d’échanger leurs données et de communiquer. Le local, les réseaux informatiques, le cabinet équipé, l’assistante… On s’occupe de tout. Pas besoin non plus de faire de l’encaissement car nous avons un accord avec la Caf. J’insiste, ils ne font que de la médecine et c’est ça qui leur plaît. »

Ce plan santé répond-il à une demande des maires de Vaucluse ?
« Il y avait de leur part une réelle inquiétude qu’ils faisaient remonter régulièrement. Et comme il n’y a pas de mal à s’inspirer de ce qui fonctionne bien dans les autres territoires, nous avons vu le département de Saône-et-Loire où le Conseil départemental assume et conforte son rôle de garant de l’équité territoriale en contribuant activement à rétablir l’égal accès de tous les citoyens aux soins de proximité. Nous sommes le 1er département de la Région Sud à mettre en place un tel dispositif. »

Est-ce que le fait d’avoir été maire auparavant, maire d’Apt en l’occurrence, une commune touchée par ces difficultés d’accès aux soins, vous a sensibilisée davantage à ces problématiques ?
« Certainement, car lorsque l’on débute avec ce mandat de maire, il y a ce côté ‘pied dans la terre’, proximité, on rencontre plein de gens. Encore faut-il aimer les gens et avoir de l’empathie. Mais c’est vrai que c’est un atout de bien connaître les territoires et les maires sont souvent les mieux placés pour cela. Au-delà de ça, cela fait aussi parti de mon ADN : changer la vie des gens. Les Vauclusiens attendent des solutions. Ma satisfaction en tant que politique c’est quand on m’arrête dans la rue pour me dire que ‘c’est bien ce que vous avez fait’. »

Quelles sont les limites que vous vous êtes fixées avec ce plan santé et qu’elles sont les étapes à attendre à l’avenir ?
« Il y a 3 étapes. La première c’est la mise en place de ces 8 généralistes début 2023. Mais nous allons continuer avec l’arrivée de nouveaux médecins dans le courant de l’année afin de mieux quadriller le territoire. À titre comparatif, la Saône-et-Loire compte maintenant plus d’une centaine de médecins. Ensuite, nous envisageons de  faire aussi appel à des spécialistes, qui nous ont déjà sollicités d’ailleurs, comme des dentistes notamment. Parallèlement nous souhaitons créer un bus itinérant dans les territoires où il n’y a pas assez de population pour avoir un docteur comme dans le secteur de Sault. Ce bus avec un véritable médecin traitant offrira un vrai suivi. Enfin il y a aussi le développement de la télémédecine. »

« Les médecins ne veulent plus œuvrer comme hier, il faut s’adapter. »

Justement en ce qui concerne la télémédecine, le Vaucluse a été choisi par la Région comme département pilote pour ce type de suivi en matière de santé, notamment dans le domaine du télédiagnostic ophtalmologique ?
« Pour cela nous travaillons effectivement avec la Région Sud qui nous a apporté un soutien financier important. Alors, même si on sent une certaine réticence concernant le déploiement du télédiagnostic et de la télémédecine, à un moment il faut accepter que le monde change. Les médecins ne veulent plus œuvrer comme hier, il faut s’adapter. Aujourd’hui, il y en a moins et ils veulent travailler différemment. Donc, si on veut être soignés il faut aller vers de nouvelles technologies. Toutefois, la télémédecine ce n’est pas pour tout non plus et cela ne remplacera pas le médecin. Mais dans les domaines de la vision et de la dermatologie par exemple on sait que la télémédecine fonctionne bien. »

D’un point de vue plus ‘technique’ cette possibilité de développement de la télémédecine a été rendue possible par le déploiement du THD (Très haut débit) par le Département ?
« Si on a été choisis par la Région c’est effectivement parce que nous avons été des précurseurs sur le très haut débit en Provence- Alpes-Côte d’Azur. C’est aussi parce que nous avons su être innovants. »

Outre la santé, y a-t-il d’autres outils collectifs que vous souhaitez mettre en place comme Vaucluse ingénierie par exemple ?
« Il y a effectivement plusieurs projets que nous voulons mettre en place au fur et à mesure dans le courant de la mandature. Vaucluse ingénierie est l’un de ceux que nous allons lancer le plus rapidement. Il s’agit d’un nouvel outil destiné aux maires pour identifier les besoins des communes dans le cadre de leur dossier d’aménagement, d’identifier les leviers et les contraintes de leur projet, de travailler sur l’étude de faisabilité, de trouver un AMO (Assistance à maîtrise d’ouvrage)… L’idée c’est d’accompagner les maires dans leur projet alors que l’on s’aperçoit que tout est compliqué pour faire quoi que ce soit. Surtout pour les petites communes. En effet, nous nous sommes rendu compte que certaines d’entre elles ne consomment pas les crédits qui leur sont alloués alors qu’elles ont parfois du mal à boucler leur budget car elles n’arrivent pas à monter les dossiers. »

Concrètement cela se passera comment pour les communes vauclusiennes faisant appel à cette structure ?
« Les maires devront se tourner vers l’équipe de 4 personnes dirigée par Caroline Leuret dont le rôle sera de faire le relais avec les services du département. Dans ce cadre, Vaucluse ingénierie accompagnera ainsi leurs démarches techniques et financières auprès des 23 différents partenaires du département comme le CAUE, la SPL Territoire 84, VPA, l’Aurav, EPF-Paca, les parcs naturels régionaux du Ventoux et du Luberon, le Sdis… »

« Le principe c’est d’accompagner ces communes en proposant un service qu’elles n’auraient pas les moyens de se payer. »

« L’autre avantage, c’est que nous aurons connaissance du projet dès le départ. Cela nous permettra d’aller chercher des financements croisés notamment auprès de la Région ou bien de l’Europe. Le principe c’est d’accompagner ces communes en proposant un service qu’elles n’auraient pas les moyens de se payer. Cette mutualisation du conseil mis à disposition des maires c’était une vraie attente de leur part. Et pour le Département, quand les maires réalisent des projets, l’ensemble des Vauclusiens s’en rend compte. C’est donc notre intérêt d’aller aider les communes. »

Vous travaillez également à l’élaboration d’un plan cinéma ?
« Il est nécessaire de sortir ce département  d’un certain marasme et de constater qu’il y a des écosystèmes qui marcheraient mieux ici qu’ailleurs en étant parfaitement adaptés à notre territoire. L’audiovisuel en fait partie car nous avons tout ce qu’il faut pour pouvoir développer cette forme d’économie sachant que nous avons déjà la base : on a des écoles d’art, l’université, de nombreux studios d’animation… Nous avons la possibilité de former des gens qui s’engageront dans cette industrie, de créer des métiers intéressants qui correspondent à l’air du temps. Cela veut dire aussi que les professionnels de l’audiovisuel ou du cinéma qui viendront ici pour tourner n’auront pas besoin de venir avec leur équipe car il y aura déjà des techniciens sur place, des studios. »
« Dans cette optique, nous voulons renforcer le rôle de la commission du film avec des studios sur Avignon, le Ventoux et le Luberon. Nous souhaitons aussi faire un état des lieux pour savoir ce que nous avons sur le territoire en termes de formations, de studios, de tournages, de vidéastes, de techniciens, d’acteurs… pour savoir ce qui nous manque et par quoi on commence dès 2023. Le Département va également participer financièrement au plan cinéma de la région. Et grâce à VPA qui travaille à l’implantation de nouveaux acteurs sur notre territoire qui en est déjà  bien pourvu, nous allons être un des tout premiers départements en matière de studio d’animation. »

« Nous avons souhaité fédérer les entreprises et les personnalités qui veulent porter les couleurs du Vaucluse. »

Cette année 2022 a aussi été marquée par le lancement de la ‘Team Vaucluse’ ?
« Oui, nous avons effectivement souhaité fédérer les entreprises et les personnalités qui veulent porter les couleurs du Vaucluse, le faire rayonner en France comme à l’international, afin de susciter des implantations d’entreprises et l’installation de talents sur le territoire. C’est l’ambition de la toute nouvelle ‘Team Vaucluse’ et cette mise en réseau des décideurs qui vont désormais avancer sur des thématiques de réflexion et de travail courant 2023. »

La fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat a constitué un autre dossier important de cette année écoulée ?
« J’ai été interpellé par de nombreux maires de Vaucluse sur les grandes difficultés qu’aurait Vallis habitat à remplir tous ses engagements en matière de logement dans les années à venir que ce soit en termes de réhabilitation d’un parc vieillissant, de construction dans les zones carencées ou de réponse à la nouvelle réglementation thermique d’isolation des logements. Nous avons donc choisi de fusionner notre bailleur départemental avec Grand delta habitat, une coopérative vauclusienne qui depuis des années a fait ses preuves dans la gestion du logement social. C’est le choix de l’efficacité et de la modernisation de notre logement social car nous voulons apporter une réponse rapide aux attentes des locataires. »
« Grand delta habitat s’est ainsi formellement engagé dans le cadre de cette fusion à réhabiliter 4 000 logements en 5 ans sur tout le territoire du Vaucluse. C’est considérable ! Cette rénovation est notre priorité car c’est celle des maires comme celle des locataires. Dans le même temps, cette dynamique va également s’accompagner de la construction de logements neufs à travers un engagement de 500 logements neufs par an dans le Vaucluse. »

Votre leitmotiv c’est donc d’agir tout azimut pour le Département ?
« Je pense tout le temps au Département, même la nuit. Il faut aller parfois là où l’on ne nous attend pas mais où je sais qu’il y a un véritable besoin. C’est très important de faire. Les gens attendent des solutions. Ils ont envie d’entendre des choses qui vont leur faire du bien. Bien sûr qu’il y a des choses qui vont mal mais il y a aussi des choses qui vont bien. Dans cette optique, le rôle des politiques c’est de dire où l’on va. Et l’administration dit comment on y va. C’est un travail commun mais il faut effectivement qu’il y ait quelqu’un qui trace un cap. Et je ne cesse de le dire, le mandat de président du Département est un mandat local. Alors au final, il y a ce que l’on veut être et ce que l’on veut faire. Moi j’ai choisi de faire : au département mais aussi avec les maires de Vaucluse. »

Propos recueillis par Laurent Garcia


Dominique Santoni : « Ce que je veux, c’est changer la vie des Vauclusiens »

Plus de dix ans après la sortie du dernier film mettant en scène nos Gaulois préférés, Astérix et Obélix sont de retour sur le grand écran avec un nouvel opus intitulé ‘Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu’. À cette occasion, le film sera diffusé en avant-première au cinéma Capitole au Pontet ce dimanche 29 janvier. Il sortira officiellement dans toutes les salles de cinéma le 1er février.

À l’affiche : Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Vincent Cassel, Jonathan Cohen, ou encore Marion Cotillard, mais aussi d’autres têtes familières telles que les artistes Angèle et Orselan, ou encore le footballer suédois Zlatan Ibrahimović. Ce film se déroule en 50 avant J.C. Alors que l’Impératrice de Chine est emprisonnée suite à un coup d’état, sa fille s’enfuit en Gaule pour demander de l’aide à Astérix et Obélix. Sur leur route vers la Chine, il se pourrait qu’ils croisent César et son armée qui, eux aussi, ont pris la direction de l’Empire du Milieu.

Dimanche 29 juillet. 11h ou 16h30. Cinéma Capitole My Cinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.

V.A.


Dominique Santoni : « Ce que je veux, c’est changer la vie des Vauclusiens »

La bande à Fifi sera bientôt de retour sur le grand écran avec le film Alibi.com 2 qui sortira officiellement dans toutes les salles de cinéma le 8 février prochain. En attendant, les acteurs du film seront présents à l’avant-première de celui-ci le jeudi 19 janvier au cinéma Capitole au Pontet.

Après avoir fermé son agence Alibi.com et promis à Flo (Élodie Fontan) qu’il ne lui mentirait plus jamais, la nouvelle vie de Greg (Philippe Lacheau) est devenue tranquille. Lorsqu’il décide de demander Flo en mariage, il doit se résoudre à lui présenter sa famille. Mais entre son père escroc et sa mère ex-actrice de films de charme, ça risque fort de ruiner sa future union. Il n’a donc pas d’autre choix que de rouvrir son agence avec ses anciens complices pour un ultime alibi afin de se trouver des faux parents plus présentables.

Il est possible de réserver son billet au préalable en ligne ou de le prendre directement à la billetterie le jour-même.

Jeudi 19 janvier. 20h. Cinéma Capitole My Cinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.

V.A.


Dominique Santoni : « Ce que je veux, c’est changer la vie des Vauclusiens »

Ce jeudi 5 janvier, le cinéma Capitole Studios, au Pontet, va diffuser le ballet ‘Un anniversaire de diamant’, avec la participation du ballet de l’Opéra Grand Avignon. Présenté par le Royal Opera House, ce spectacle éblouissant marque les 60 ans des « Friends of the Royal Opera House. » La séance aura lieu à 19h30 et sera accompagnée d’un cocktail et de cadeaux. Il est d’ores et déjà possible de réserver son ticket en ligne.

V.A.


Dominique Santoni : « Ce que je veux, c’est changer la vie des Vauclusiens »

A l’occasion de la sortie d’Avatar 2, de James Cameron, le cinéma Capitole Studios propose une soirée évènement, mercredi 14 décembre.

Se déroulant plus d’une décennie après les évènements relatés dans le premier film, Avatar : La voie de l’eau raconte l’histoire des membres de la famille Sully (Jake, Neytiri et leurs enfants), les épreuves auxquelles ils sont confrontés, les chemins qu’ils doivent emprunter pour se protéger les uns les autres, les autres qu’ils doivent mener pour rester en vie et les tragédies qu’ils endurent.

A l’occasion de la sortie du film réalisé par James Cameron, le cinéma Capitole Studios du Pontet propose une soirée évènement, mercredi 14 décembre à partir 18h. Les spectateurs pourront notamment se prendre en photo devant des décors inspirés du film, s’initier au tir à l’arc et assister à des chorégraphies de combat.

 Pour assister à cet évènement, il faut réserver sa place à la caisse ou sur internet.

Soirée évènement le mercredi 14 décembre à 18h – Capitole Studios, 161 Avenue de Saint-Tronquet, Le Pontet – Billetterie disponible en caisse ou sur internet.

J.R.


Dominique Santoni : « Ce que je veux, c’est changer la vie des Vauclusiens »

Audace et opiniâtreté, voilà ce qui anime la jeune Alex (Chloé Jouannet), une jeune rouennaise, folle de cinéma qui veut à tout prix tourner avec Julia Roberts dans des studios américains. Dans cette comédie glamour et autobiographique, la réalisatrice filme une famille de femmes. Sa « Granny » (Brigitte Fossey), genre Poupette de « La Boum » mais version 2.0, sa maman Mathilde (Pascale Arbillot), infirmière, divorcée qui surprotège sa progéniture et Juliette (Louise Coldefy), sa tatie excentrique et décalée.

Un quatuor improbable qui se retrouve à Manhattan, Times Square, sur la Vème Avenue, au pied de Rockefeller Center, devant Radio City et dans Central Park en plein déconfinement post-Covid. « Je voulais à tout prix prouver à ma maman que le cinéma c’était ma vie, ma passion, ma raison d’être et qu’il fallait qu’elle rentre dans mon jeu, qu’elle me fasse confiance » explique Noémie Lefort au cinéma « Capitole » du Tronquet au Pontet. Du coup, elle n’a pas froid aux yeux, elle ose tout. Même forcer la porte d’un studio de production new-yorkais pour laisser son script à une assistante qui enfreindra les règles pour lui tendre la main.

Avec sa casquette « N-Y » vissée sur la tête, elle ajoute : « Ce qui m’intéresse, c’est comment on rêve à 20, 30 ou 40 ans. A 20 ans, on pense que tout est possible, on y croit à fond. A 30, on fait un 1er bilan et à 40, on a mis des petits mouchoirs un peu sur tout. J’avais envie d’explorer ces 3 générations de femmes, de travailler sur la relation avec ma maman, « Mon héroïne », même si elle est un peu « atta-chiante ». Et je voulais montrer comment ce voyage fou à la recherche de Julia Roberts a bouleversé nos vies.

Finalement, dans la vraie vie, Julia Roberts (star planétaire de Pretty woman ou Erin Beickovitch) sera touchée par cette petite française dingue de cinéma américain qui croit en son rêve. Et quand son assistante viendra à Paris, elle offrira à Noémie Lefort la paire de lunettes de soleil que Julia Roberts portait dans « Coup de foudre à Notting Hill » avec son autographe dans l’étui. La réalité dépasse la fiction !

« Mon héroïne » sort le 14 décembre.

Andrée Brunetti


Dominique Santoni : « Ce que je veux, c’est changer la vie des Vauclusiens »

L’association Soroptimist propose de regarder un long métrage : ‘Terre des hommes’, l’histoire de Constance, éleveuse. Le film sera suivi d’un débat réunissant six intervenants qui échangeront sur les métiers dits masculins et le harcèlement.

La terre des hommes
Le synopsis ? Constance est fille d’agriculteur. Avec son fiancé, elle veut reprendre l’exploitation de son père et la sauver de la faillite. Pour cela, il faut s’agrandir, investir et s’imposer face aux grands exploitants qui se partagent la terre et le pouvoir. Battante, Constance obtient le soutien de l’un d’eux. Influent et charismatique, Sylvain, l’influent président du syndicat des agriculteurs tient leur avenir entre ses mains. Mais quand il impose son désir au milieu des négociations, Constance doit faire face à cette nouvelle violence.

Extrait
«Tu connais notre situation ? La ferme de mon père va être saisie. On voudrait la reprendre avec Bruno mais pour cela nous avons besoin d’aide. » « Tu vas où ? Bosser ! » « Qu’est-ce qui se passe ? » « Liquidation judiciaire ! » « Cette terre c’est chez moi, elle ne sortira pas de la famille. » « Allez barre-toi maintenant ! » « Tu vas me tirer dessus ? » « Tu montes un dossier solide et si tu me l’envoie je veux bien le regarder. » « C’est vrai, tu serais d’accord ? » « Sylvain m’a dit beaucoup de bien de vous, vous pourrez compter sur mon soutien. » « Merci. » « De rien, tu le mérites… » « Ce sera votre parole conter la sienne. Vos proches seront interrogés. Ca va durer longtemps. » « Je ne sais pas à quoi ça sert de se battre si tout le monde est contre nous. »  

Les invités
Le débat, animé par Sandra Vich fera intervenir une avocate Saïma Rasoul ; une technicienne des essais en vol de la base aérienne d’Istres Marie-Hélène Clausse ; Une conductrice de travaux intervenant sur le chantier du palais des papes Carole Sanchez ; la directrice du Geiq BTP84 Christelle Gougelin ; Une viticultrice Isabelle Sabon –Domaine de la Janasse- de l’association Femmes vigneronnes et un psychologue de la médecine du travail –AIST 84- Jean-Philippe Matz. Le thème ? La place de la femme dans un monde d’hommes et le harcèlement subi par celles-ci.

Les infos pratiques
Soirée cinéma + table ronde ce vendredi 2 décembre à partir de 18h30. Cinéma Le Vox. 22, place de l’Horloge à Avignon. Le Soroptimist international Avignon dont l’Adn est de comprendre, défendre et entreprendre est investi depuis de nombreuses années dans la lutte contre toutes les formes de violence faites aux femmes et aux filles. En participant à la soirée vous soutenez cette cause. Un pot sera offert à l’issue de la soirée. La participation est de 20€ et la réservation se fait auprès de Michèle Michelotte, Soroptimist, au 06 14 32 80 21 ou ici.

En savoir plus
Créé en 1921, le Soroptimist International (SI) est une organisation mondiale de femmes engagées dans la vie professionnelle et sociale, qui œuvrent à promouvoir les droits humains pour tous, le statut et la condition de la femme, l’éducation, l’égalité, le développement et la paix. Le SI a le statut d’Organisation Non Gouvernementale (ONG) et se veut être «une voix universelle pour les femmes». A ce titre, nous disposons de représentantes au Conseil de l’Europe et dans chacun des principaux centres de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Pour en savoir plus, consultez le site Soroptimist International d’Europe

Les programmes d’actions
Education, Autonomie financière, Lutte contre la violence à l’égard des femmes, Santé et sécurité alimentaire et le Développement durable.

Les actions
Des bourses pour des jeunes femmes ou femmes en reconversion, dans différents domaines, des salons Talents de femmes pour valoriser des artistes, des conférences et débats pour sensibiliser aux questions de l’éducation à l’égalité des genres, de la place des femmes dans le monde du travail, de la prévention des maladies féminines…
Les moyens d’actions ? Des manifestations payantes qui permettent de financer ces projets. 


Dominique Santoni : « Ce que je veux, c’est changer la vie des Vauclusiens »

Le jeudi 24 octobre, le Capitole Studios diffusera en avant-première le film ‘Mon héroïne’, réalisé par Noémie Lefort avec les actrices Chloé Jouannet, Pascale Arbillot, Louise Coldefy. Le film sera officiellement dans toutes les salles de cinéma le 14 décembre prochain.

Le film, adapté d’une histoire vraie, suit le personnage d’Alex, qui habite à Rouen et rêve de réaliser des films. Alors qu’elle espère intégrer une prestigieuse école de cinéma à New York, ses rêves sont brutalement brisés. Plus déterminée que jamais, Alex décide de partir pour la grosse pomme avec l’aide de son excentrique tante Juliette pour un projet fou : donner son scénario à Julia Roberts. Vite rejointes par sa mère Mathilde, cette aventure américaine va marquer pour les trois femmes le début d’une nouvelle étape de leur vie et les rapprocher plus que jamais.

À l’occasion de cette avant-première, le cinéma Capitole Studios a décidé de faire gagner un voyage à New York. Pour tenter sa chance, il suffira de scanner le QR Code qui s’affichera à l’écran lors de la diffusion du film. Il est possible de prendre son billet directement en caisse ou au préalable sur internet.

Jeudi 24 octobre. 19h15. Capitole Studios. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.

V.A.


Dominique Santoni : « Ce que je veux, c’est changer la vie des Vauclusiens »

Du mercredi 9 au mardi 15 novembre prochains, le Pays d’Apt va accueillir la 20ᵉ édition du Festival des cinémas d’Afrique. Cette année, le festival sera présent dans 11 lieux du territoire à travers des expositions, des rencontres, et bien évidemment les projections des 28 films sélectionnés.

À partir du mercredi 9 novembre, direction l’Afrique. 18 pays du continent situé de l’autre côté de la Méditerranée seront représentés à travers les 28 projections du festival : le Mali, l’Éthiopie, le Ghana, ou encore l’Afrique du Sud. Les quatre coins du continent seront à l’affiche, certains pays ont déjà été représentés au cours des éditions précédentes, d’autres feront leur grande première.

Soutenu par 31 entreprises du Pays d’Apt, le Festival des cinémas d’Afrique fête cette année son 20ᵉ anniversaire. En 20 ans, ce sont 530 films qui ont été présentés au cours de plus de 1000 projections publiques et scolaires. Le festival a accueilli 247 invités en tout et regroupe environ 5000 spectateurs chaque année. Cette année plus que jamais, il questionne la place du cinéma de nos jours, avec l’ascension des plateformes de streaming. « Il est important de faire revenir le public dans les salles obscures », affirme Violette Danneyrolles, co-présidente de l’événement.

Les 28 films du festival

Durant 7 jours, ce sont près d’une trentaine de films qui vont être présentés au public. ‘Sous les figues’, ‘Plumes’, ‘Angle mort’, ‘Les anonymes’, ou encore ‘La femme du fossoyeur’ figurent parmi les titres du festival. De 6 à 122 minutes, il y en aura pour tous les goûts (et pour tous les emplois du temps). Certains seront diffusés en soirée, d’autres entre midi et deux.

« Cette année, le niveau artistique est très élevé », souligne Tahar Chikhaoui, chargé de programmation. Une grande partie des films du festival est également présentée lors d’autres grands festivals de catégorie 1 tels que le Festival de Cannes, le Festival international du film de Toronto, la Berlinale, ou encore le festival du film de Sundance.

Pour découvrir toute la programmation du festival, cliquez ici.

Des films, mais pas que…

En plus des différentes projections, le Festival des cinémas d’Afrique présentera les rencontres du matin. Des moments privilégiés menés par Dominique Wallon, fondateur du festival, et Tahar Chikhaoui, avec les réalisateurs comme invités. Cette année, 13 pourront faire le déplacement, d’autres seront présents en visioconférence. Ces rendez-vous, qui auront lieu le matin à 10h à la Micro-Folie d’Apt, nouveau lieu emblématique qui vient consolider le partenariat entre la Ville et le festival, permettront d’analyser plus amplement les films visionnés la veille autour d’un petit-déjeuner.

Le Festival des cinémas d’Afrique est aussi synonyme de Marathon vidéo depuis 9 ans. Ouvert à la France et à l’international, ce marathon permet à 10 équipes de réaliser un court métrage de 3 minutes maximum en 48h sur un thème imposé. Encadrée par un réalisateur invité par le festival, chaque équipe réalisera son film les 12 et 13 novembre. Les films seront diffusés le lundi 14 au cinéma Le César, 3 recevront un prix, et un obtiendra le prix du public. Les inscriptions au marathon vidéo sont ouvertes jusqu’au 12 novembre à 10h.

Cette année, deux expositions en hommage au photographe algérien Kays Djilali auront lieu à la Maison Suet, partenaire du festival, et à la Micro-Folie. D’une part, ‘AURES, Patrimoine, Mémoire et résistance’, une exposition invitant au voyage dans les Aurès où le photographe a rencontré des acteurs de la Guerre de libération nationale, des pionniers de la chanson chaouie, des écrivains, comédiens, gardiens de sites protégés, amoureux de la chasse, etc. D’autre part, ‘Sur la route des migrants’, une série de clichés consacrée au quotidien des migrants africains en route vers l’Europe.

Les informations pratiques

Les billets sont en vente en ligne, à la Micro-Folie et au cinéma Le César. Les ventes en ligne s’arrêtent tous les matins à 7h pour les films du jour. Pour visionner un film, il vous en coûtera 7€ (3,50€ pour les jeunes de moins de 26 ans, les minimas sociaux et les demandeurs d’emploi). Il est également possible de prendre un pass 5 films différents pour 30€ (à prendre à l’avance, hors film du jour).

Les rencontres du matin, quant à elles, sont gratuites, tout comme la table ronde du samedi 12 novembre à 13h30 à la Micro-Folie, les projections à Saint-Michel le vendredi 11 novembre à 18h et à la Maison Bonhomme le lundi 14 novembre à 18h30, ainsi que la projection des films du Marathon vidéo le lundi 14 novembre à 18h au cinéma Le César. De plus, pour cette 20ᵉ édition, le festival est entièrement gratuit pour les jeunes qui fêtent ou ont fêté également leurs 20 ans en 2022.

Pour en savoir plus sur le festival, rendez-vous sur son site internet.

https://www.echodumardi.com/tag/cinema/   1/1