3 juin 2026 |

Ecrit par le 3 juin 2026

Agnès Jaoui à Avignon après une standing ovation à Cannes pour ‘L’objet du délit’

Rayonnante, avec de grandes lunettes de soleil, en fin d’après-midi Agnès Jaoui était l’invitée d’honneur du Vox, chez Léonie et Jean-Marc, avec Emmanuel et Shéhérazade, une salle familiale qui trône sur la Place de l’Horloge depuis 103 ans grâce aux Bizot. Ici sont venus notamment Marguerite Duras et Quentin Tarentino, c’est dire si ce temple du 7e art compte dans le monde du cinéma !

Et samedi 23 mai, en avant-première de la sortie ce mercredi 27 mai, était projeté son film avec en filigrane #MeToo. « Dommage que les droits des femmes soient si compliqués et si lents à acquérir », résume la réalisatrice, comédienne, scénariste, chanteuse lyrique et metteuse-en-scène de théâtre et d’opéra. La plus oscarisée des actrices françaises avec sept récompenses à Cannes et aux Césars, elle qui a commencé à travailler  avant même d’être majeure avec les plus grands, Patrice Chéreau (Penthésilée de Kleist) Pierre Roman, Alain Resnais.

Tournée en Vaucluse, au printemps 2025, chez Pierre Cardin à Lacoste dans les carrières et sur l’espace dédié pendant plus de 25 ans au Festival qu’avait créé le couturier en 2000, la comédie L’objet du délit se déroule dans les coulisses de l’opéra et évoque les relations homme-femme, « la domination du metteur en scène ou du ténor vedette sur la maquilleuse ou la cantatrice débutante, du patron sur sa secrétaire, de l’entraîneur sur la sportive en apprentissage. Comment se positionner, que faire, qui dit vrai, qui ment? Souvent l’extrémisme règne, regrette la réalisatrice. Je préfèrerais qu’on se parle tranquillement même si on n’est pas d’accord, qu’on s’écoute, qu’on se respecte, heureusement, avec Mozart, c’est l’amour qui triomphe. » Avec notamment dans la distribution l’Avignonnais Daniel Auteuil et Eye Haïdara qui a été une magnifique maîtresse de cérémonie du 79e Festival International du Film à Cannes.

L’objet du délit. ©Anne-Françoise Brillot

Un film soutenu par les institutions locales

Soutenu par la Commission du Film Luberon Vaucluse, le Conseil Départemental et la Région Sud, ce film fait allusion à la façon dont le féminisme a évolué au fil du temps, comment ce qu’acceptaient une génération plus ancienne de femmes n’est plus admissible aujourd’hui et comment les hommes se questionnent pour les aborder et surtout ne pas passer outre leur consentement. « Quand on est amoureux, on est forcément sous emprise », dit-elle.

10 projets (longs-métrages de fiction et d’animation, documentaires, séries d’animation, etc) ont été soutenu par le Département via le fonds de soutien depuis sa création en 2024. Cette année, ce sont sept projets qui vont pouvoir en bénéficier, pour un budget total de 250 000€. Le Département de Vaucluse fait partie des 12 départements français ayant mis en place un fonds d’aide à la production.

Une attache au Vaucluse

Agnès Jaoui, dont le frère Laurent habite dans le Luberon et a été l’un des quatre co-scénaristes, vient souvent et depuis longtemps en Vaucluse. Elle y longtemps passé des vacances avec son compagnon Jean-Pierre Bacri. Elle a même fait ses premiers pas au théâtre au Festival d’Avignon quand elle avait 20 ans. « Ce festival est joyeux, festif, c’est un vrai bonheur cette ambiance, même si c’est impressionnant, avoue-t-elle. J’aimerais bien habiter ici, avec tous ces festivals, ces théâtres, mais aussi pour jardiner par exemple ! ».

Charlotte de Turckheim, venue en copine de sa propriété des Alpilles assister à la projection. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Dans les semaines qui viennent, après avoir présenté L’objet du délit à Cannes, Avignon et Marseille, elle reviendra en Vaucluse avec les chanteurs et musiciens du film le 31 juillet à Viens pour les Estivales du Haut Calavon. Au domaine viticole des Davids où pendant 5 jours à partir du 27, entre nature et culture, sont attendus les journalistes Pierre Haski et Thomas Snégaroff, l’éditeur et écrivain Charles Dantzig, sont prévus des ateliers d’écriture, des expositions, des rencontres, ainsi qu’un hommage posthume à Leïla Shahid rendu par Françoise Nyssen, patronne d’Actes Sud à Arles et ancienne ministre de la Culture et Laure Adler, essayiste, écrivaine et productrice.

Contact : info@estivaleshautcalavon.fr – 04 90 04 97 48


Agnès Jaoui à Avignon après une standing ovation à Cannes pour ‘L’objet du délit’

Qui l’eût cru ? Le cinéma Utopia vient de fêter son demi-siècle d’existence. Crée en avril 1976, par 5 « activistes » passionnés de cinéma, cette salle est aujourd’hui devenue une véritable institution avignonnaise. Née de l’idée que le cinéma pouvait être une arme redoutable pour lutter contre tous les ostracismes, l’utopie a fait, avec bientôt 8 cinémas, des émules partout en France. Fidèle à ses engagements fondateurs Utopia fait figure aujourd’hui de foyer de résistance. Récit d’une aventure réjouissante.

Conduite par Anne-Marie Faucon et Michel Malacarnet, une poignée de 5 allumés, se qualifiant eux-mêmes d’inadaptés sociaux, que la nécessité d’une alternative avait réuni, eurent l’idée, au début des années 70, de créer une salle de cinéma qui donnerait à voir ce qui pourrait ouvrir les cœurs et les esprits. Des films venus de tous horizons histoire d’élargir ceux des spectateurs. Pour mener à bien ce projet ils leur fallait trouver un lieu. Ils réussissent à convaincre, le temps d’un bail, et pas plus, des curés qui leur louèrent une salle de patronage inoccupée place Miollis, à Aix-en-Provence. Si ces dignes représentants du clergé ont un temps pensé voir dans la démarche de ces jeunes militants des complices idéologiques, voir des frères d’armes, ils ont vite déchanté. La programmation de leur salle se faisait, entre autres, l’écho de nombre de combats sociétaux du moment, bien loin de ceux de l’église à cette époque : avortement, contraception, homosexualité… Inutile de préciser qu’au terme du bail nos amis furent priés d’aller prêcher sur d’autres terres.

En 1993, Utopia s’agrandit et s’implante dans un ancien entrepôt situé rue des Escaliers Saint-Anne, derrière le Palais des papes

Comme dans les belles histoires, une rencontre fortuite, permirent à nos 5 mousquetaires de poursuivre leurs quêtes et leurs combats. N’oublions pas qu’à cette époque post soixante-huitarde, les luttes étaient pléthoriques. Qu’il s’agisse de la guerre du Vietnam, de l’arrivée des dictatures en Amérique du Sud, des premières prises de conscience écologiques avec l’avènement de la société de consommation, de la montée du racisme dans les pays occidentaux… bref il y avait de la matière et il était essentiel de pouvoir continuer le combat. Et, à l’époque il y avait peu de place pour les compromissions. C’est alors que Herbert Maza, le fondateur de l’Institut Américain d’Aix-en-Provence proposa aux jeunes activistes de poursuivre leur aventure dans la ville d’Avignon, dans une chapelle désacralisée, à proximité de l’Institut Américain d’Avignon, 5 rue Figuières. C’est ainsi que naquit le 16 avril 1976, le cinéma Utopia. La salle existe toujours, elle a pris la dénomination d’Utopia République. En 1993, Utopia s’agrandit et s’implante dans un ancien entrepôt situé rue des Escaliers Saint-Anne, derrière le Palais des papes. On ne peut s’empêcher de remarquer qu’encore une fois la religion n’est pas très loin… même si l’évangile n’est pas tout à fait la même. Dans ce nouveau cinéma baptisé la Manutention 4 salles sont ouvertes. Toutes sont classées « art et essai » avec les trois labels qui vont bien « Recherche et découverte », « Jeune public », « Patrimoine et répertoire ». Un must. La programmation est toujours aussi éclectique et engagée, et surtout, fait assez rare pour être souligné, tous les films sont vus par les collaborateurs du cinéma avant d’être proposés aux spectateurs. Une occasion de confronter des points de vue et des opinions pas toujours convergentes. C’est de là que naît la richesse.

« Offrir le meilleur du cinéma au plus grand nombre, sans faire de concession à des produits mercantiles et décevants, en refusant publicité et produits nuisibles pour la santé » 

Chez Utopia on peut participer à des avant-premières, des rencontres avec les réalisateurs et à des débats. Bien sûr, la VO est obligatoire et la 3D bannie (comme les pop-corn). « Offrir le meilleur du cinéma au plus grand nombre, sans faire de concession à des produits mercantiles et décevants, en refusant publicité et produits nuisibles pour la santé » telle est la devise de la maison.

Les relations avec les spectateurs restent une priorité. Un exemple : si vous appelez (par téléphone) le cinéma pour vous renseigner sur les horaires d’un film ce ne sera pas un répondeur que vous aurez au bout de la ligne mais un des collaborateurs du cinéma. Et comme tous ont vu les films avant qu’ils ne soient programmés, ils pourront même vous aider dans votre choix.

Si Utopia dispose d’un site internet, récemment relooké, qui renseigne sur sa programmation et son actualité, son premier support d’information reste un magazine papier. Encore une singularité à l’heure du numérique à tous les étages. « La fameuse gazette Utopia » qui toutes les 5 semaines est attendue comme pour sa programmation et ses critiques aiguisées. Cette gazette, dont le tirage (entre 30 et 40 000 exemplaires) pourrait rendre jaloux tous les journaux culturels existants, reste un outil essentiel. La « bible des cinéphiles » si on veut poursuivre dans l’analogie.

Aujourd’hui, Utopia c’est 7 cinémas un peu partout en France et bientôt un huitième, du côté de Bordeaux

Après la naissance des salles avignonnaises plusieurs cinémas ont rejoint l’étendard Utopia. Il s’agissait d’une sorte de franchise totalement libre. Il suffisait d’être en accord avec les valeurs et de partager la même programmation. « La franchise Utopia » fut à géométrie variable avec beaucoup d’entrées et de sorties et des projets un peu fou comme ce ciné bus qui dans les années 80 proposait un autre cinéma dans les villages des Landes. Aujourd’hui Utopia c’est 7 cinémas un peu partout en France et bientôt un huitième, du côté de Bordeaux. Chaque cinéma est totalement indépendant et pour celui d’Avignon il est organisé en coopérative. Les salariés qui le désirent peuvent être actionnaire de l’entreprise. Un exercice de démocratie quotidienne pas toujours facile mais qui assure une pérennité et une certaine viabilité au projet. A noter qu’Utopia ne bénéficie pas de subvention. Un moyen de ne pas avoir de comptes à rendre et de rester indépendant.

La part des anges

Les cinémas Utopia ne partagent pas uniquement leur programmation, récemment une nouvelle structure les réunit. Elle a pour fonction de mutualiser un certaine nombre de fonctions qui peuvent l’être comme la gazette et elle a aussi pour vocation aussi apporter des coups de mains nécessaires aux salles qui en auraient besoin. Cette entraide a été baptisée « la part des anges »… On est toujours dans l’évocation religieuse. Ca finit par être énervant

A l’heure de l’individualisme triomphant et de l’argent roi, Utopia apporte un peu de fraîcheur et de bonnes raison d’espérer…. En tout cas l’utopie n’aura pas été vaine surtout en ces temps de montée des radicalismes et des velléités de contrôle des médias et de la culture.

Pour en savoir plus sur l’histoire d’Utopia
avignon.cinemas-utopia.org
Le film de Julien Feret : « J’aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma »
Le livre de Michael Bourgatte : « Utopia, une utopie culturelle » (en vente aux caisses du ciné)
Le livre d’Olivier Alexandre : « Utopia, à la recherche d’un cinéma alternatif », édité par l’institut Jean Vigo


Agnès Jaoui à Avignon après une standing ovation à Cannes pour ‘L’objet du délit’

Le cinéma Le Rivoli, situé à Carpentras, consacre deux expositions sur grand écran à l’artiste mexicaine Frida Kahlo les mardi 19 et dimanche 31 mai.

Après le succès des expositions sur grand écran ‘Caravage’ et ‘Turner & Constable’, Le Rivoli propose un événement similaire, cette fois-ci autour des œuvres de Frida Kahlo. Deux dates seront consacrées à l’artiste peintre mexicaine.

Reconnaissable entre mille pour son monosourcil, Frida Kahlo est connue principalement pour ses autoportraits et est aujourd’hui considérée comme un symbole mexicain et une icône du féminisme et de la mode.

Que se cache-t-il derrière cette artiste devenue la muse de plusieurs générations ? C’est ce qu’aborde le documentaire réalisé par Ali Ray, qui sera projeté en version originale avec sous-titres français à Carpentras.

Pour réserver sa place, cliquer ici.
Mardi 19 mai à 19h. Dimanche 31 mai à 16h. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.


Agnès Jaoui à Avignon après une standing ovation à Cannes pour ‘L’objet du délit’

Des étudiants de l’école de cinéma et audiovisuel 3iS Avignon participent au festival de courts-métrages CUT qui se tiendra du vendredi 29 au dimanche 31 mai à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. Le public a jusqu’au lundi 18 mai pour voter en ligne pour leurs travaux préférés.

Les étudiants du campus avignonnais 3iS présentent quatre courts-métrages au Festival CUT à Villeneuve-lès-Avignon et ont une chance de remporter un prix lors de la soirée de projection qui aura lieu le samedi 30 mai à La Chartreuse.

Ce sont donc quatre équipes d’étudiants qui participent et présentent quatre courts-métrages dont ils ont entièrement assuré la conception, le tournage et le montage, encadrés par les intervenants de l’école 3iS Avignon. « Ces quatre films témoignent d’une pédagogie ancrée dans la pratique réelle de l’audiovisuel, où l’exposition aux contraintes de production (délais serrés, cohésion d’équipe, exigences techniques) fait partie intégrante de la formation », explique l’école.

Les quatre films des étudiants avignonnais

Participent donc à la compétition :

  • Séquence interdite de Nil Moussiere,
  • Dernier Printemps de Clément Philipps-Hardenne,
  • Drowning of the Mind de Max Hoeke,
  • Passage de Victoria Nadon-Boufflers.

Le public peut visualiser toutes les courts-métrages en lice sur la chaîne Youtube du festival et voter pour ses préférés.

https://www.youtube.com/watch?v=rapSFJvyWQ8
https://www.youtube.com/watch?v=XX0DSj742hs
https://www.youtube.com/watch?v=rjylyPp8qZ0
https://www.youtube.com/watch?v=DI5TL3JUpwk

Agnès Jaoui à Avignon après une standing ovation à Cannes pour ‘L’objet du délit’

La 79e édition du Festival de Cannes se tiendra du mardi 12 au samedi 23 mai. Plusieurs films tournés en partie en Vaucluse y seront présentés.

À commencer par L’objet du délit tourné par Agnès Jaoui à Lacoste, dans les carrières et le Château du Marquis de Sade remis en état par le couturier Pierre Cardin. Avec MeToo en filigrane dans le milieu de l’opéra, la réalisatrice a choisi pour le casting Daniel Auteuil et Eye Haïdara. L’actrice qui crevait l’écran dans Le sens de la fête du duo Toledano-Nakache en 2017 et dans Les femmes du square projeté en avant-première au Capitole du Pontet en 2022. Elle sera d’ailleurs la maîtresse de la Cérémonie d’Ouverture de la 79e édition du Festival international du film le 12 mai. L’objet du délit sera présenté dans la sélection officielle hors compétition et sortira le 27 mai.

Comme d’autres films, il a bénéficié du soutien et de la compétence technique de la Commission du Film Luberon Vaucluse dont Anne-Cécile Celimon-Paul est la chargée de mission cinéma. Cette structure favorise l’accueil et le développement de tous les tournages (clips, feuilletons TV, longs et courts-métrages, publicités, documentaires, web-series). En amont, grâce à sa banque de données, elle met à disposition des producteurs et réalisateurs un fichier de centaines de lieux, de décors naturels, de sites historiques et patrimoniaux de Vaucluse dont la lumière est si particulière. Elle recense aussi 300 artistes, comédiens, figurants et 150 techniciens qui vivent et habitent ici, donc cela a un impact sur le coût du tournage puisqu’on n’a pas à payer leurs frais d’hébergement à l’hôtel.

De nombreux tournages en Vaucluse en 2025

« En 2025, nous avons eu 239 jours de tournage en Vaucluse, précise Ane-Cécile Celimon Paul. Une cinquantaine de tournages et des retombées économiques de 6 966 850€ rien que pour la fiction. Pour la pub, ce n’est pas quantifiable mais non négligeable. »

Parmi les temps forts de cette année de tournages, L’or bleu pour France TV, une série avec Barbara Probst, Samir Boitard, Tom Leeb, Bernard Verley, tournée pendant 72 jours notamment à Carpentras, Pernes-les-Fontaines, Fontaine-de-Vaucluse, Saignon et Apt qui seront le décor de la prochaine saga de l’été sur petit écran. « Il y a eu tellement de tournages en Vaucluse que les intermittents du spectacle ont fait le plein de leurs heures de travail (507 par an) sur place, chez eux pour bénéficier de leurs droits à taux plein », souligne Anne-Cécile Célimon Paul.

On peut aussi citer Jean Valjean avec Bernard Campan, Grégory Gadebois, Alexandra Lamy, Isabelle Carré, Albert Dupontel et Dominique Pinon à Saint-Saturnin-lès-Apt et au Château de Lagnes. Sans oublier Les filles d’Abraham d’Hanaël Yousfi à Morières-lès-Avignon avec Melissa Guers et Ava Baya.

Le Vaucluse, terre de cinéma ?

D’ailleurs la liste est longue de l’attractivité qu’exerce le Vaucluse sur le cinéma et la fiction. On se souvient récemment du dernier film de Claude Lelouch Finalement comme de celui avec Baptiste Lecaplain Avignon, des Résistantes tournées notamment à Ménerbes ou encore du Gang des Amazones au Tribunal Judiciaire de Carpentras.

« La filière se structure sur le territoire. »

Anne-Cécile Célimon Paul

« La filière se structure, se déploie sur l’ensemble du territoire, s’élargit et s’enrichit sans cesse, entre les écoles de formation, les fonds d’aide de la Région Sud et du Département de Vaucluse », explique la chargée de mission cinéma. Il existe des aides à la production, à la post-production, à l’écriture des scénarios et à la création filmique qui contribuent au rayonnement culturel et naturel du département. Aussi bien pour des projets de fiction, d’animation, de documentaire. Le Vaucluse est d’ailleurs riche de l’École des nouvelles images, de la Game Academy, de la SCAD Lacoste, du campus 3iS, de la Villa Créative à l’Université d’Avignon, des sociétés de production Circus et La Station Animation.

D’autres productions récentes et à venir en Vaucluse

« Il y a tout un éco-système autour des métiers du cinéma et de l’image, insiste Anne-Cécile Célimon Paul. Avec un Bureau des Tournages grâce à la mairie d’Avignon, une école des nouvelles techniques où sont formés les futurs professionnels de l’image, de la lumière et du son. »

Lola Quiveron vient également de réaliser Eldorado à Buoux et autour d’Aix et de Martigues avec Samuel Kircher et Mallory Wanecque. Est prévu enfin un documentaire sur le Château de Beaucastel à Châteauneuf-du-Pape, joyau de la famille Perrin où avait été tournée la série franco-japonaise Les gouttes de Dieu.

Des images du Vaucluse seront également vues dans le monde entier grâce au défilé Louis Vuitton dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes à Avignon dont la Commission du Film Luberon Vaucluse a géré le shooting, en mars dernier, mais aussi grâce aux pubs pour Lipton à l’Étang de la Bonde ou pour Décathlon » dans les ocres à Roussillon.

Et il ne faut pas oublier que lorsque 1€ est investi dans l’image, les retombées économiques sont de 7,60€. Sans parler du rayonnement planétaire du Vaucluse qui attire près de 5 millions de touristes par an.


Agnès Jaoui à Avignon après une standing ovation à Cannes pour ‘L’objet du délit’

20 ans après la sortie du premier film, Le Diable s’habille en Prada 2 est projeté dans toutes les salles de cinéma depuis le 29 avril. À l’occasion de cette sortie très attendue des fans du premier opus, le cinéma Capitole MyCinewest organise une Popcorn Party ce jeudi 7 mai.

Le Diable s’habillera en Prada ce jeudi au cinéma du Pontet qui organise une soirée sur le thème du film qui réunit de nouveau sur le grand écran Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci. De nombreuses animations attendent les spectateurs, en plus de la projection du deuxième opus.

Un vin pétillant rosé sera proposé ainsi que des mignardises telles que du café, des cookies et de la pavlova par le foodtruck Mijoté Meringué. Les participants devront répondre à un quiz inspiré des deux films pour tenter de remporter de nombreux cadeaux. Enfin, la boutique Les Mariées d’Avignon organisera un défilé de robes, qui fera écho au film.

Le Diable s’habille en Prada 2 suit Miranda, Andy, Emily et Nigel qui replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.

Billetterie en ligne ou sur place.
Jeudi 7 mai. 20h. 20€. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.


Agnès Jaoui à Avignon après une standing ovation à Cannes pour ‘L’objet du délit’

Ces dernières semaines, les étudiant du campus avignonnais de 3iS ont enchaîné plusieurs expériences en conditions réelles afin de se préparer à la réalité du monde du travail qui les attend à la sortie de l’école.

L’école de cinéma et audiovisuel 3iS, implantée à Avignon, comptabilise trois filières : Acting & théâtre, Cinéma & audiovisuel, et Son & musique. Afin de préparer au mieux ses étudiants au monde du travail, l’école propose des cursus basé sur la technique mais aussi sur la pratique.

Des expériences sur le terrain

Au cours du mois d’avril, les jeunes ont pu participer à trois expériences en conditions réelles. Le 9 avril, les étudiants de la filière Acting ont présenté leur travail de fin de cycle sur la scène du théâtre de La Luna, à Avignon. Dirigés par Thomas Rousselot tout au long de l’année, les étudiants ont traversé l’ensemble des étapes d’une production, des premières improvisations jusqu’à la représentation de la pièce En Répétition de Samuel Gallet, devant les spectateurs venus en nombre pour l’occasion.

Du 8 au 12 avril, les étudiants de deuxième année en section Image ont assuré la captation vidéo de la 10e édition du Frames Web Vidéo Festival au Palais des Papes. Six unités de tournage ont été déployées pour filmer conférences et tables rondes. Des étudiants de première année ont aussi participer en assurant les streamings dans trois lieux supplémentaires de la ville.

Enfin, le 12 avril, des étudiants volontaires de première et deuxième année ont participé à la production audiovisuelle de la course solidaire L’Avignonnaise, sur l’Île de la Barthelasse, en partenariat avec M.X Création, agence de production audiovisuelle basée à Orange. « Ce type de partenariat incarne parfaitement l’esprit de 3iS : offrir à nos étudiants une expérience concrète du métier, au contact des exigences du monde professionnel, tout en contribuant à un événement local d’envergure », affirme Isabelle Hostaléry, directrice générale du campus Avignon.


Agnès Jaoui à Avignon après une standing ovation à Cannes pour ‘L’objet du délit’

À l’occasion du Festival de Cannes, qui se tiendra du 12 au 23 mai prochains, le film L’Objet du délit, tourné en partie à Lacoste, sera présenté hors-compétition.

Au cours des mois de mai et juin 2025, le château de Lacoste, aussi appelé le château du marquis de Sade, a accueilli les équipes de tournage du film L’Objet du délit, qui sera présenté en avant-première au prochain Festival de Cannes et qui sortira dans les salles de cinéma le 27 mai.

Le long-métrage, réalisé par Agnès Jaoui qui joue aussi dans le film aux côtés de Daniel Auteuil et Eye Haïdara, s’immisce dans les coulisses d’une production de l’opéra ‘Les Noces de Figaro’, où les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril la production et forçant chacun à prendre position.

Ayant été tourné en partie à Lacoste, le film a pu être accompagné par la Commission du Film Luberon Vaucluse et bénéficier d’une aide du Département de Vaucluse, qui a lancé son fonds de soutien au cinéma et à l’audiovisuel en 2024. 50 000€ ont été attribués à cette production. 


Agnès Jaoui à Avignon après une standing ovation à Cannes pour ‘L’objet du délit’

À l’occasion d’une séance du film Super Mario Galaxy, qui est sorti le 1e avril dans toutes les salles de cinéma, Le Rivoli, à Carpentras, propose une session jeux vidéo suivie de la projection du long-métrage ce mardi 14 avril.

L’association playful, qui a pour objectif de transmettre la passion du jeu vidéo sur grand écran, proposera une sélection de jeux en lien avec le film. Cette session ne sera accessible qu’aux spectateurs du film.

S’ensuivra la séance de cinéma. Le public suivra les aventures du duo de frères Mario et Luigi, qui vont partir, aux côtés de leurs amis, dans un périple intergalactique pour découvrir le passé de la princesse Peach.

Pour réserver sa place, cliquer ici.
Session jeux vidéo à 13h30. Film à 14h30. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.

https://www.echodumardi.com/tag/cinema/   1/1