(Vidéo) Carpentras : Le Rivoli expose les œuvres de Frida Kahlo sur grand écran
Le cinéma Le Rivoli, situé à Carpentras, consacre deux expositions sur grand écran à l’artiste mexicaine Frida Kahlo les mardi 19 et dimanche 31 mai.
Après le succès des expositions sur grand écran ‘Caravage’ et ‘Turner & Constable’, Le Rivoli propose un événement similaire, cette fois-ci autour des œuvres de Frida Kahlo. Deux dates seront consacrées à l’artiste peintre mexicaine.
Reconnaissable entre mille pour son monosourcil, Frida Kahlo est connue principalement pour ses autoportraits et est aujourd’hui considérée comme un symbole mexicain et une icône du féminisme et de la mode.
Que se cache-t-il derrière cette artiste devenue la muse de plusieurs générations ? C’est ce qu’aborde le documentaire réalisé par Ali Ray, qui sera projeté en version originale avec sous-titres français à Carpentras.
Pour réserver sa place, cliquer ici. Mardi 19 mai à 19h. Dimanche 31 mai à 16h. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.
(Vidéo) Carpentras : Le Rivoli expose les œuvres de Frida Kahlo sur grand écran
Des étudiants de l’école de cinéma et audiovisuel 3iS Avignon participent au festival de courts-métrages CUT qui se tiendra du vendredi 29 au dimanche 31 mai à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. Le public a jusqu’au lundi 18 mai pour voter en ligne pour leurs travaux préférés.
Les étudiants du campus avignonnais 3iS présentent quatre courts-métrages au Festival CUT à Villeneuve-lès-Avignon et ont une chance de remporter un prix lors de la soirée de projection qui aura lieu le samedi 30 mai à La Chartreuse.
Ce sont donc quatre équipes d’étudiants qui participent et présentent quatre courts-métrages dont ils ont entièrement assuré la conception, le tournage et le montage, encadrés par les intervenants de l’école 3iS Avignon. « Ces quatre films témoignent d’une pédagogie ancrée dans la pratique réelle de l’audiovisuel, où l’exposition aux contraintes de production (délais serrés, cohésion d’équipe, exigences techniques) fait partie intégrante de la formation », explique l’école.
Les quatre films des étudiants avignonnais
Participent donc à la compétition :
Séquence interdite de Nil Moussiere,
Dernier Printemps de Clément Philipps-Hardenne,
Drowning of the Mind de Max Hoeke,
Passage de Victoria Nadon-Boufflers.
Le public peut visualiser toutes les courts-métrages en lice sur la chaîne Youtube du festival et voter pour ses préférés.
(Vidéo) Carpentras : Le Rivoli expose les œuvres de Frida Kahlo sur grand écran
La 79e édition du Festival de Cannes se tiendra du mardi 12 au samedi 23 mai. Plusieurs films tournés en partie en Vaucluse y seront présentés.
À commencer par L’objet du délit tourné par Agnès Jaoui à Lacoste, dans les carrières et le Château du Marquis de Sade remis en état par le couturier Pierre Cardin. Avec MeToo en filigrane dans le milieu de l’opéra, la réalisatrice a choisi pour le casting Daniel Auteuil et Eye Haïdara. L’actrice qui crevait l’écran dans Le sens de la fête du duo Toledano-Nakache en 2017 et dans Les femmes du square projeté en avant-première au Capitole du Pontet en 2022. Elle sera d’ailleurs la maîtresse de la Cérémonie d’Ouverture de la 79e édition du Festival international du film le 12 mai. L’objet du délit sera présenté dans la sélection officielle hors compétition et sortira le 27 mai.
Comme d’autres films, il a bénéficié du soutien et de la compétence technique de la Commission du Film Luberon Vaucluse dont Anne-Cécile Celimon-Paul est la chargée de mission cinéma. Cette structure favorise l’accueil et le développement de tous les tournages (clips, feuilletons TV, longs et courts-métrages, publicités, documentaires, web-series). En amont, grâce à sa banque de données, elle met à disposition des producteurs et réalisateurs un fichier de centaines de lieux, de décors naturels, de sites historiques et patrimoniaux de Vaucluse dont la lumière est si particulière. Elle recense aussi 300 artistes, comédiens, figurants et 150 techniciens qui vivent et habitent ici, donc cela a un impact sur le coût du tournage puisqu’on n’a pas à payer leurs frais d’hébergement à l’hôtel.
De nombreux tournages en Vaucluse en 2025
« En 2025, nous avons eu 239 jours de tournage en Vaucluse, précise Ane-Cécile Celimon Paul. Une cinquantaine de tournages et des retombées économiques de 6 966 850€ rien que pour la fiction. Pour la pub, ce n’est pas quantifiable mais non négligeable. »
Parmi les temps forts de cette année de tournages, L’or bleu pour France TV, une série avec Barbara Probst, Samir Boitard, Tom Leeb, Bernard Verley, tournée pendant 72 jours notamment à Carpentras, Pernes-les-Fontaines, Fontaine-de-Vaucluse, Saignon et Apt qui seront le décor de la prochaine saga de l’été sur petit écran. « Il y a eu tellement de tournages en Vaucluse que les intermittents du spectacle ont fait le plein de leurs heures de travail (507 par an) sur place, chez eux pour bénéficier de leurs droits à taux plein », souligne Anne-Cécile Célimon Paul.
On peut aussi citer Jean Valjean avec Bernard Campan, Grégory Gadebois, Alexandra Lamy, Isabelle Carré, Albert Dupontel et Dominique Pinon à Saint-Saturnin-lès-Apt et au Château de Lagnes. Sans oublier Les filles d’Abraham d’Hanaël Yousfi à Morières-lès-Avignon avec Melissa Guers et Ava Baya.
Le Vaucluse, terre de cinéma ?
D’ailleurs la liste est longue de l’attractivité qu’exerce le Vaucluse sur le cinéma et la fiction. On se souvient récemment du dernier film de Claude Lelouch Finalement comme de celui avec Baptiste Lecaplain Avignon, des Résistantes tournées notamment à Ménerbes ou encore du Gang des Amazones au Tribunal Judiciaire de Carpentras.
« La filière se structure sur le territoire. »
Anne-Cécile Célimon Paul
« La filière se structure, se déploie sur l’ensemble du territoire, s’élargit et s’enrichit sans cesse, entre les écoles de formation, les fonds d’aide de la Région Sud et du Département de Vaucluse », explique la chargée de mission cinéma. Il existe des aides à la production, à la post-production, à l’écriture des scénarios et à la création filmique qui contribuent au rayonnement culturel et naturel du département. Aussi bien pour des projets de fiction, d’animation, de documentaire. Le Vaucluse est d’ailleurs riche de l’École des nouvelles images, de la Game Academy, de la SCAD Lacoste, du campus 3iS, de la Villa Créative à l’Université d’Avignon, des sociétés de production Circus et La Station Animation.
D’autres productions récentes et à venir en Vaucluse
« Il y a tout un éco-système autour des métiers du cinéma et de l’image, insiste Anne-Cécile Célimon Paul. Avec un Bureau des Tournages grâce à la mairie d’Avignon, une école des nouvelles techniques où sont formés les futurs professionnels de l’image, de la lumière et du son. »
Lola Quiveron vient également de réaliser Eldorado à Buoux et autour d’Aix et de Martigues avec Samuel Kircher et Mallory Wanecque. Est prévu enfin un documentaire sur le Château de Beaucastel à Châteauneuf-du-Pape, joyau de la famille Perrin où avait été tournée la série franco-japonaise Les gouttes de Dieu.
Des images du Vaucluse seront également vues dans le monde entier grâce au défilé Louis Vuitton dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes à Avignon dont la Commission du Film Luberon Vaucluse a géré le shooting, en mars dernier, mais aussi grâce aux pubs pour Lipton à l’Étang de la Bonde ou pour Décathlon » dans les ocres à Roussillon.
Et il ne faut pas oublier que lorsque 1€ est investi dans l’image, les retombées économiques sont de 7,60€. Sans parler du rayonnement planétaire du Vaucluse qui attire près de 5 millions de touristes par an.
(Vidéo) Carpentras : Le Rivoli expose les œuvres de Frida Kahlo sur grand écran
20 ans après la sortie du premier film, Le Diable s’habille en Prada 2 est projeté dans toutes les salles de cinéma depuis le 29 avril. À l’occasion de cette sortie très attendue des fans du premier opus, le cinéma Capitole MyCinewest organise une Popcorn Party ce jeudi 7 mai.
Le Diable s’habillera en Prada ce jeudi au cinéma du Pontet qui organise une soirée sur le thème du film qui réunit de nouveau sur le grand écran Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci. De nombreuses animations attendent les spectateurs, en plus de la projection du deuxième opus.
Un vin pétillant rosé sera proposé ainsi que des mignardises telles que du café, des cookies et de la pavlova par le foodtruck Mijoté Meringué. Les participants devront répondre à un quiz inspiré des deux films pour tenter de remporter de nombreux cadeaux. Enfin, la boutique Les Mariées d’Avignon organisera un défilé de robes, qui fera écho au film.
Le Diable s’habille en Prada 2 suit Miranda, Andy, Emily et Nigel qui replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.
Billetterie en ligne ou sur place. Jeudi 7 mai. 20h. 20€. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.
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Ces dernières semaines, les étudiant du campus avignonnais de 3iS ont enchaîné plusieurs expériences en conditions réelles afin de se préparer à la réalité du monde du travail qui les attend à la sortie de l’école.
L’école de cinéma et audiovisuel 3iS, implantée à Avignon, comptabilise trois filières : Acting & théâtre, Cinéma & audiovisuel, et Son & musique. Afin de préparer au mieux ses étudiants au monde du travail, l’école propose des cursus basé sur la technique mais aussi sur la pratique.
Des expériences sur le terrain
Au cours du mois d’avril, les jeunes ont pu participer à trois expériences en conditions réelles. Le 9 avril, les étudiants de la filière Acting ont présenté leur travail de fin de cycle sur la scène du théâtre de La Luna, à Avignon. Dirigés par Thomas Rousselot tout au long de l’année, les étudiants ont traversé l’ensemble des étapes d’une production, des premières improvisations jusqu’à la représentation de la pièce En Répétition de Samuel Gallet, devant les spectateurs venus en nombre pour l’occasion.
Du 8 au 12 avril, les étudiants de deuxième année en section Image ont assuré la captation vidéo de la 10e édition du Frames Web Vidéo Festival au Palais des Papes. Six unités de tournage ont été déployées pour filmer conférences et tables rondes. Des étudiants de première année ont aussi participer en assurant les streamings dans trois lieux supplémentaires de la ville.
Enfin, le 12 avril, des étudiants volontaires de première et deuxième année ont participé à la production audiovisuelle de la course solidaire L’Avignonnaise, sur l’Île de la Barthelasse, en partenariat avec M.X Création, agence de production audiovisuelle basée à Orange. « Ce type de partenariat incarne parfaitement l’esprit de 3iS : offrir à nos étudiants une expérience concrète du métier, au contact des exigences du monde professionnel, tout en contribuant à un événement local d’envergure », affirme Isabelle Hostaléry, directrice générale du campus Avignon.
Les rendez-vous ouverts au public Plusieurs journées portes ouvertes auront lieu dans les prochaines semaines : – Mercredi 29 avril — après-midi portes ouvertes avec visite du campus et présentation des filières, – Mercredi 29 avril — audition Acting de 14h à 17h pour révéler ses talents et découvrir les formations, – Mercredi 6 mai — visite du campus, présentation de la filière Son & Musique, – Mercredi 13 mai — visite du campus, présentation de la filière Cinéma & Audiovisuel
(Vidéo) Carpentras : Le Rivoli expose les œuvres de Frida Kahlo sur grand écran
À l’occasion du Festival de Cannes, qui se tiendra du 12 au 23 mai prochains, le film L’Objet du délit, tourné en partie à Lacoste, sera présenté hors-compétition.
Au cours des mois de mai et juin 2025, le château de Lacoste, aussi appelé le château du marquis de Sade, a accueilli les équipes de tournage du film L’Objet du délit, qui sera présenté en avant-première au prochain Festival de Cannes et qui sortira dans les salles de cinéma le 27 mai.
Le long-métrage, réalisé par Agnès Jaoui qui joue aussi dans le film aux côtés de Daniel Auteuil et Eye Haïdara, s’immisce dans les coulisses d’une production de l’opéra ‘Les Noces de Figaro’, où les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril la production et forçant chacun à prendre position.
Ayant été tourné en partie à Lacoste, le film a pu être accompagné par la Commission du Film Luberon Vaucluse et bénéficier d’une aide du Département de Vaucluse, qui a lancé son fonds de soutien au cinéma et à l’audiovisuel en 2024. 50 000€ ont été attribués à cette production.
(Vidéo) Carpentras : Le Rivoli expose les œuvres de Frida Kahlo sur grand écran
À l’occasion d’une séance du film Super Mario Galaxy, qui est sorti le 1e avril dans toutes les salles de cinéma, Le Rivoli, à Carpentras, propose une session jeux vidéo suivie de la projection du long-métrage ce mardi 14 avril.
L’association playful, qui a pour objectif de transmettre la passion du jeu vidéo sur grand écran, proposera une sélection de jeux en lien avec le film. Cette session ne sera accessible qu’aux spectateurs du film.
S’ensuivra la séance de cinéma. Le public suivra les aventures du duo de frères Mario et Luigi, qui vont partir, aux côtés de leurs amis, dans un périple intergalactique pour découvrir le passé de la princesse Peach.
Pour réserver sa place, cliquer ici. Session jeux vidéo à 13h30. Film à 14h30. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.
(Vidéo) Carpentras : Le Rivoli expose les œuvres de Frida Kahlo sur grand écran
À l’occasion de la 14e édition du festival cinématographique Les Rencontres du Sud, le Vaucluse est devenu la capitale du 7e art du 10 au 20 mars. Cette nouvelle édition, qui s’est tenue dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia à Avignon, et le Rivoli à Carpentras, a présenté 21 films en avant-première dont neuf en compétition.
Pour le plaisir
Pour le plaisir (sortie nationale le 6 mai 2026) est un film de Reem Kherici avec Alexandra Lamy, François Cluzet, Mitty Hazanavicius, François-Xavier Demaison, Delphine Baril, Camille Aumont Carnel.
La réalisatrice Reem Kherici (que l’on voit dans le film dans le rôle de la psy) était présente à Avignon le 17 mars pour présenter son long-métrage en avant première aux professionnels présents à la 14ème édition des Rencontres du Sud. Une comédie dans laquelle Alexandra Lamy incarne Fanny, mariée depuis vingt ans à Tom (joué par François Cluzet). Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple…
« Ce film est inspiré d’une histoire vrai mais de personnages de fiction. Quand on écrit un film on a une vision de sa mise en scène. Là j’ai été accompagnée d’une super scripte. Tous mes films sont une sorte de thérapie avec une résonance personnelle. La mémoire transgénérationnelle est réelle avec pour moi et mes sœurs une éducation en filles de bonne famille. Je traite là d’un sujet tabou mais nécessaire pour les femmes et les hommes. Dans le film Tom est attentif au plaisir de sa femme. L’orgasme est une coresponsabilité qui se prépare à deux. Il faut savoir dédramatiser les sujets profonds. Je ne suis pas une femme libérée mais une femme pudique. La parole se libère et au nom des femmes il était important de parler de notre plaisir. Je n’ai pas envie de mettre le public mal à l’aise. Ce n’est pas malaisant. Il suffit d’en parler avec humour, élégance et sous une forme éducative. Chaque individu à sa forme de pensée. Chaque femme dans le film a une sexualité différente », explique la réalisatrice qui conclut avec deux questions: pourquoi s’interdire le plaisir ? Pourquoi le juger ?
Derrière les Palmiers est un film de Meryem Benm’Barek avec Sara Giraudeau, Driss Ramdi, Nadia Kounda, Carole Bouquet, Olivier Rabourdin, Soumay Akaaboune, Amine Ennaji, Ayoub Trombati, Raouya, Rachel O’Mear. La sortie nationale se fera le 1er avril 2026.
Ce film a été primé le 19 mars 2026 dans le cadre de la 14e édition des Rencontres du Sud à Avignon. Il a reçu en présence de nombreux professionnels le prix des lycéens lors de la cérémonie des Victoires.
À Tanger, Mehdi voit sa relation avec Selma bouleversée lorsqu’il rencontre Marie, une riche Française dont les parents ont acheté une luxueuse villa dans la kasbah. Attiré par sa vie mondaine, il délaisse Selma, feignant d’ignorer que ses choix le rattraperont
« Ce film trouve sa source dans quelque chose de profondément intime : mes expériences amoureuses. J’ai pu être Selma, Mehdi et Marie. Mon vécu a façonné mon regard sur le monde et a donné naissance au récit que je voulais raconter. Mais ce film dépasse le seul plan personnel », révèle Meryem Benm’Barek. Il explore comment l’amour révèle les forces sociales, culturelles et historiques qui structurent nos vies. Mehdi a deux choix de vie qui s’offrent à lui. Et s’il court après une sorte de vie capitaliste qu’il ne peut pas réaliser du fait qu’il n’est pas socialement acceptable, il risque de tout perdre. Marie (Sara Giraudeau) doit le façonner pour qu’il soit acceptable aux yeux de ses parents. Elle a besoin que Mehdi soit plus qu’ouvrier de chantier pour être accepté par ses parents. Le désir de Marie révèle en réalité un mépris pour ce qu’il est réellement. Sans qu’elle en prenne conscience car elle-même subit une violence de ses parents, c’est une violence qu’elle fait sur lui. « Avec Selma, la situation est intense : il la désire et elle se refuse à lui. Elle tient à respecter les limites qu’elle s’est posées en tant que femme croyante, ce qui n’empêche pas le désir qu’elle éprouve pour lui. Marie elle s’ouvre et se donne à lui très vite, et son apparente liberté fascine Mehdi qui s’imagine qu’à ses côtés la vie sera plus facile », explique la réalisatrice. « Mais quand tout bascule Selma devient un autre personnage. Elle le traque et est capable de tout », conclut la réalisatrice de ce thriller sur le thème de l’amour.
L’Étrangère est un film de Gaya Jiji par Gaya Jiji et Sarah Angelini avec Zar Amir Ebrahimi, Alexis Manenti, Amr Waked, Megan Northam. Date de sortie le 17 juin 2026. Drame (1h41).
Selma fuit la Syrie en laissant derrière elle un fils de 6 ans et un mari disparu dans les geôles du régime. Arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, elle enchaîne les heures de travail au noir, alors qu’un nouveau combat commence pour obtenir le droit d’asile et faire venir son fils Rami. Selma fait bientôt la connaissance d’un avocat, Jérôme. Leur histoire d’amour va tout remettre en question.
C’est l’histoire lumineuse d’une femme qui reconstruit sa vie sur une terre étrangère, animée par un profond désir de guérison, de vivre et de redécouvrir l’intimité après le traumatisme de la guerre. Son parcours offre une perspective nouvelle incarnant la force et la résilience. Le personnage, interprété par Zar Amir Ebrahimi, rayonne d’espoir tout au long du film.
« Il y a une grande partie de moi dans ce film, notamment un nouveau pays qui peut changer votre destin », explique Gaya Jiji, réalisatrice syrienne née à Damas en 1979. Elle est invitée en 2014 au Festival de Cannes par la Fabrique des Cinémas du Monde. Elle séjourne alors en France grâce à l’obtention d’un visa artistique. Elle vient de passer deux ans en Syrie, au plus près de la guerre qui ravage son pays. « J’ai fait un travail de documentation sur le voyage que les syriens ont fait. Dans la procédure de Dublin, il y a de l’absurdité. Pourquoi doit-on rester dans le premier pays européen où le migrant arrive et laisse ses empreintes. Pourquoi rester dans un pays qui ne veut pas de vous ? »
Dans le film l’avocat (Alexis Manenti) se retrouve face à une tragédie et cela le bouleverse. Il décide de sortir de sa solitude en aidant cette femme. Mais au final chacun va aider l’autre à sortir de ce sentiment d’être étranger.
La comédie C’est quoi l’amour ? de Fabien Gorgeart avec Laure Calamy, Vincent Macaigne, Lyes Salem, Mélanie Thierry, avec la participation de Céleste Brunnquell, Saül Benchetrit, Grégoire Leprince-Ringuet, sort en salle le 6 mai 2026 (durée 1h46).
Marguerite (Laure Calamy) n’a aucune raison de refuser à Fred (Vincent Macaigne), son ex-mari, la demande en nullité de leur mariage à l’église. Elle est même heureuse d’apprendre que Fred projette de se remarier avec Chloé, sa nouvelle compagne. Pour démontrer aux autorités ecclésiastiques que leur union n’avait aucune raison d’être, les ex-époux s’embarquent dans une enquête sur leur propre passé… ce qui ne manque pas de faire resurgir des sentiments qu’ils croyaient éteints depuis longtemps…Mais ce qui devait être une simple formalité va s’avérer plus compliqué que prévu et va les mener jusqu’à Rome avec leurs enfants et leurs nouveaux conjoints. Un voyage haut en couleur pour tous les membres de cette famille recomposée, qui va les amener à répondre à la question : c’est quoi l’amour ?
Le réalisateur Fabien Gorgeart (qui est aussi metteur en scène au théâtre) et le comédien Lyes Salem étaient présents le 18 mars 2026 à Avignon dans le cadre de Rencontres du Sud. « Ce film vient terminer une trilogie sur l’amour. J’avais envie de la clôturer sur une note plus légère. Ces comédiens m’inspirent beaucoup et cela m’a fait du bien d’aller vers la comédie », explique le réalisateur qui a fait un travail d’enquête sur la procédure en nullité du mariage qui est complexe et souvent méconnue pour annuler rétroactivement l’union sacrée.
« Ce qui m’a séduit dans le scénario c’est que l’envie de l’ancien couple de se replonger dans un passé commun allait déborder sur leur présent », révèle le comédien Lyes Salem qui dans le film est celui qui a succédé à Fred dans le coeur de Marguerite.
Neuvième long métrage du tandem Olivier Nakache, Eric Toledano, leur nouveau film Juste une illusion est le portrait d’une famille de banlieue parisienne dans les années 80. Cette comédie flamboyante avec Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin Simon Boublil, Alexis Rosenstiehl, Jeanne Lamartine, a été présentée par les deux réalisateurs le 18 mars 2026 en avant-première au Rencontres cinématographique du Sud. Un film de 1h54 dont la sortie nationale est prévue le 15 avril 2026.
Synopsis Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est déjà plus un enfant et qu’il n’est pas encore un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”
Les deux réalisateurs ont décidé de tourner leur histoire en 1985. Le personnage principal est Vincent, un jeune garçon de 13 ans qui vit en banlieue parisienne. Ses parents sont en conflit permanent.Le film met en lumière les réflexions de Vincent interprété par le jeune acteur Simon Boublil. A treize ans plus un petit enfant mais rentrant dans l’adolescence il se questionne sur la vie, l’identité, la famille, la religion, l’amitié, le désir et l’amour. Vincent est dans ce moment charnière de la vie où l’on quitte l’enfance. Il aimerait bien avoir une chambre à lui, mais doit partager la chambre de son grand frère. Comme pour leurs longs-métrages précédents, les réalisateurs explorent les liens et les moments de vie que traverse une famille, à travers toutes les fragilités des personnages de l’enfance à l’âge adulte.
« Nous avons eu envie de capturer le temps. Il y a une génération venue d’un autre continent qui s’en va, et avec elle tous le décorum qui part. Mais il n’y a pas de nostalgie» indique Eric Toledano.
« Nous prenons aussi du plaisir à écouter la musique de l’époque (1985, Imagination, Téléphone, etc). À 13 ans on est pas encore dans la désolation, ce qui n’est pas le cas quand on prend de l’âge. L’adolescence c’est la découverte. On commence à mentir à cet âge là. Le mensonge c’est le début de la manipulation. Mais plus on avance dans la vie, plus le monde semble insensé. Treize à quinze ans c’est des années qui marquent et qu’on a tous vécues », poursuit Olivier Nakache. « Nous avons voulu faire un film de sensations. Celles du premier baiser, le bruit des parents qui s’embrouillent, Drucker à la télévision le dimanche, la voix de Fabrice à RTL. L’adolescence est difficile pour les ados mais aussi pour les parents. C’est tout ça qu’on avait envie de raconter », ajoute encore les réalisateurs qui se remémorent la scène où Camille Cottin danse : « Elle a su capter un moment de vérité qui nous a bouleversés. Nous avons tous pris plaisir à rentrer dans ce monde. Le cinéma c’est une illusion, un tour de magie. Pour nous c’est la plus belle des illusions. »
Le 22 avril 2026 sortira en salle au niveau national la comédie dramatique Pour le meilleur qui s’inspire d’une partie de l’histoire extraordinaire de Philippe Croizon. Un film réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar, co-scénariste avec Christian Sonderegger. Les acteurs de ce long métrage sont Pierre Rabine (dans le rôle de Philippe Croizon), Lilly-Fleur Pointeaux (Suzana), Sandrine Bonnaire (Rossy), Corinne Masiero (Valérie Martueux), Pierre Deladonchamps (le docteur), Lolita Chammah (Nicole), Zinedine Soualem (huissier) et Julien Le Berre.
Marie-Castille Mention-Schaar était présente à Avignon le 19 mars pour présenter son film en avant première aux professionnels des Rencontres du Sud. Elle était accompagné de la comédienne Lilly-Fleur Pointeaux, et de Philippe Croizon avec Suzana.
En 1994, Philippe Croizon voit son destin basculer. Alors qu’il démonte une antenne de télévision de sa maison, celle-ci touche un ligne à haute tension et il est électrocuté. Il a reçu trois décharges de 20 000 volts et est resté deux mois dans le coma à la suite de son accident. Lorsque deux mois après le choc il se réveille, il est amputé des quatre membres. Philippe Croizon décide de vivre et de se reconstruire avec une incroyable volonté. C’est ainsi qu’il a recommencé ce qu’il appelle sa « deuxième vie », qui lui a permis de surmonter son handicap et de rencontrer sa compagne Suzana Sabino. Aujourd’hui il est devenu un athlète aux incroyables exploits, aventurier, chroniqueur et conférencier.
Le film d’après cette histoire vraie retrace l’incroyable histoire d’amour entre Philippe Croizon et Suzana, une femme qui va lui redonner l’énergie et la possibilité d’avoir encore des rêves, dont celui de traverser la Manche à la nage. Pour le meilleur est adapté de deux livres de l’athlète français Philippe Croizon, J’ai décidé de vivre (2011) et J’ai traversé la Manche à la nage (2012).
Le film a été tourné entre février et avril 2025 dans plusieurs villes de l’Ouest de la France parmi lesquelles Les Sables-d’Olonne, La Roche-sur-Yon, Luçon et Angoulins. Des scènes ont également été filmées dans le Var, à Toulon.
Dans le rôle principal (Philippe Croizon) il s’agit de la première expérience au cinéma de l’athlète quadri-amputé Pierre Rabine. Depuis 2022, ce dernier pratique la natation handisport au sein du club de La Roche-sur-Yon. À son palmarès, il y a notamment la médaille d’argent au Championnat de France en 2022 en 50 mètres brasse.
Marie-Castille Mention-Schaar a eu l’idée d’un biopic sur Philippe Croizon après être tombée sur un reportage qui lui était consacré. Bouleversée par son parcours, la cinéaste était étonnée qu’aucun réalisateur ne se soit penché, jusqu’à présent, sur son parcours. La réalisatrice a donc pris contact avec lui et l’a rencontré. Philippe Croizon connaissait certains de ses films.
« Suzana c’est l’angle de mon film. Son amour, son aide, cette force donné à Philippe c’est essentiel et très inspirant. Je suis très respectueuse des personnes desquelles je m’inspire. C’est en passant du temps avec eux que j’ai découvert la personnalité de Philippe. J’ai découvert aussi Pierre Rabine qui est très beau. Il m’a raconté son histoire et son amour de la nage. Il a été électrisé comme Philippe. Il fallait mettre en lumière ces personnes, cet amour, ce courage.» « Il y a 11 millions d’aidants en France et personne n’en parle. Merci d’en parler dans ce film », déclare Suzana Sabino.
Le 19 mars dans le cadre des 14èmes Rencontres du Sud, Isabel Coixet réalisatrice de Trois adieux (titre original : Tre Ciotole) a présenté son film au cinéma Le Vox à Avignon. Un drame avec Alba Rohrwacher, Elio Germano et Francesco Carril. Ce long-métrage de 2 heures sortira dans les salles en France le 2 septembre 2026.
La réalisatrice et scénariste espagnole dont la carrière a pris un essor international en 2003 avec le drame intime Ma vie sans moi où une jeune mère choisit de ne pas dire à sa famille qu’elle souffre d’un cancer incurable, revient dans cette dernière création sur le thème de la maladie grave avec l’histoire d’une femme seule qui découvre qu’elle souffre d’un cancer.
Synopsis Marta et Antonio se séparent. Marta réagit à la rupture en se repliant sur elle-même. Le seul symptôme qu’elle ne peut ignorer est son manque soudain d’appétit. Antonio, un chef cuisinier en pleine ascension, se plonge dans son travail. Mais bien que ce soit lui qui ait mis fin à sa relation avec Marta, il n’arrive pas à l’oublier. Bientôt Marta découvre que sa perte d’appétit est plus liée à sa santé qu’à la douleur de la séparation.
« J’avais fait Ma vie sans moi, adapté d’une nouvelle de Nancy Kincaid. Cette fois c’est l’histoire d’une femme seule, un peu asociale, renfermée sur elle-même. Après sa séparation avec un compagnon qui la laisse, puis la découverte de sa maladie, il y a un véritable changement en elle. Au début elle pense qu’elle va guérir mais après elle sait qu’elle n’y arrivera pas. La scène de l’enterrement du pigeon tué par des élèves, c’était l’occasion pour elle de dire ce qu’elle ne pourra pas dire à ses proches. La vie est faite d’adieux et là il y en a trois », explique Isabel Coixet qui a écrit le scénario en italien. Isabel alterne films et documentaires. « J’étais à Avignon il y a vingt-cinq ans avec Agnès Varda (qui est morte à 90 ans des suites d’un cancer). A Barcelone dans mon bureau j’ai un portrait d’Agnès et je parle beaucoup avec elle », conclut la réalisatrice dont le film Lovers avec Ben Kingsley et Pénélope Cruz a été produit à Hollywood, et le long-métrage Carte des sons de Tokyo a été sélectionné en compétition officielle en 2009 au festival de Cannes.
Le 19 mars Martin Darondeau et Bertrand Usclat les deux réalisateurs de De la Comédie-Française ont présenté leur première réalisation dans le cadre de la 15ème édition des Rencontres du Sud. Déjà auréolés de quatre prix avec cette comédie au Festival de l’Alpe d’Huez 2026 ils ont reçu à Avignon une véritable ovation du public de professionnels. De bon augure pour ce film qui amène les spectateurs dans les coulisses de la Comédie-Française (souvent appelée Théâtre-Français ou simplement Le Français). Sortie nationale le 22 juillet 2026.
Le film avec Pauline Clément de la Comédie-Française, Laurent Stocker de la Comédie-Française, Julien Frison de la Comédie-Française, Marina Hands de la Comédie-Française, Adeline d’Hermy de la Comédie-Française, Danièle Lebrun de la Comédie-Française, Sefa Yeboah de la Comédie-Française, Christian Hecq de la Comédie-Française, Serge Bagdassarian de la Comédie-Française, Séphora Pondi de la Comédie-Française, Florence Viala de la Comédie-Française, Guillaume Gallienne de la Comédie-Française, Benjamin Lavernhe de la Comédie-Française, Françoise Gillard de la Comédie-Française, Nicolas Chupin de la Comédie-Française, Elissa Alloula de la Comédie-Française, Nicolas Lormeau de la Comédie-Française, Gilles David de la Comédie-Française, Suliane Brahim de la Comédie-Française.
Synopsis Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.
« Nous savions que les sociétaires de la Comédie-Française étaient de grands comédiens délivrant de grands textes mais c’est des gens qui quand ils ne sont pas sur scène, hors le cadre de la rigidité de la Comédie-Française, sont comme tout le monde. C’est ce qu’on voulait raconter dans notre film », explique Martin Darondeau. « Cédric Klapisch raconte bien cela quand il parle des métiers », relève Bertrand Usclat. « Ce qu’on montre c’est trois heures avant la pièce qui va être jouée en présence de la ministre de la culture, ce qui rajoute pour la troupe une dose d’angoisse. Il suffit parfois d’une seule personne dans le public pour mettre la pression. C’est Françoise Gillard qui a le rôle de la ministre de la culture. »
« Nous avons écrit le film en deux mois. Ce n’était pas facile mais il a été tourné en trois semaines. Dans ce film il n’y que des comédiens de la Comédie-Française. Nous n’avons eu aucun refus sur le script. Danièle Lebrun 87 ans a accepté. Marina Hands a même annulé ses vacances pour le film. Aucun problème pour le casting. Les sociétaires de la Comédie-Française donnent leur vie pour cette troupe », concluent les réalisateurs de cette comédie qui a fait l’unanimité des professionnels. Un film familial aussi, promis à un bel avenir.
La Comédie-Française ou Théâtre-Français (souvent appelé simplement « le Français ») est une institution culturelle française fondée en 1680 et installée depuis 1799 salle Richelieu au cœur du Palais-Royal dans le 1er arrondissement de Paris. Molière est considéré comme le créateur de la Comédie-Française. De nombreux mots et expressions introduits dans ses pièces sont encore utilisés en français contemporain : une tartuffe est un hypocrite, en particulier un hypocrite qui affiche une moralité affectée ou une piété religieuse ostentatoire.
La poupée, film de Sophie Beaulieu avec Vincent Macaigne, Cécile de France, Zoé Marchal, Adèle Journeaux, Gilbert Melki, Marianne Basler, fera sa sortie nationale le 22 avril 2026. Durée 1h20.
Synopsis Rémi (Vincent Macaigne) ne s’est jamais remis de sa dernière séparation. Depuis, il s’est mis en couple avec une poupée (Zoé Marchal), c’est plus simple. Elle s’appelle Audrey. Le jour où Patricia (Cécile de France), une nouvelle collègue, arrive dans l’entreprise de Rémi, Audrey va mystérieusement prendre vie.
Sophie Beaulieu scénariste et réalisatrice de cette comédie romantique était le 20 mars à Avignon pour rencontrer les professionnels du cinéma et leur présenter au cinéma Le Vox son premier long-métrage.
« Les poupées en général c’est dans les films d’horreur ce qui m’a tenté, mais la piste de la comédie romantique s’est finalement imposée. Il y a une forme de détresse chez Rémi qui ne s’est jamais remis de sa séparation. Je voulais prendre en compte ses émotions, notamment le fait qu’il était réellement amoureux de sa poupée. J’avais envie qu’on ait de l’empathie pour ce personnage. C’est assez intrigant que l’homme veuille posséder cet objet, mais ça existe. C’est un film humaniste, féministe. J’adore les hommes. Je mets toutefois en avant certains sentiments contradictoires. Tout cela en riant. Aujourd’hui il y a un retour au vivant Le film a été tourné dans le Jura. Je voulais des montagnes et des lacs. J’avais envie d’un paysage fort. » Concernant la poupée qui évoque un univers très sexué et glauque, Sophie Beaulieu reste assez pudique. « Je ne montre rien mais je dis les choses. De fait, je ne pouvais pas éluder la question du sexe en mettant en scène une poupée pour adulte. Ainsi, lorsque Rémi retrouve Audrey vivante, on la voit se mettre à quatre pattes et prononcer des phrases comme si elle sortait tout droit d’un film porno… On comprend très bien, alors, que leur relation ne consiste pas seulement à faire du parapente ensemble. Mais on le comprend implicitement, inutile d’appuyer davantage. L’idée, c’était de tourner en dérision la situation. On a mis la poupée à l’image de la comédienne (Zoé Marchal) dont le corps a été moulé pour que la poupée soit le plus possible à son effigie. »
Cette 14e édition s’est déroulée avec succès du 10 au 20 mars dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia Manutention à Avignon ainsi qu’au Rivoli à Carpentras. Plus de 300 professionnels ont pu découvrir de nouveaux films et ont échangé entre gens du métier. Ils se sont réunis dans la cité des papes faisant d’Avignon un carrefour du cinéma et une capitale du 7ème art. Cette manifestation cinématographique idéalement placée après le Festival de Berlin en février et avant le festival de Cannes en mai, a permis de découvrir 21 films en avant-première dont neuf en compétition. Dix équipes sont venues présenter leurs films. Par ailleurs la manifestation a été également ouverte au grand public.
Lors de la soirée des Victoires, un hommage a été rendu à François Aymé, exploitant à Pessac en Gironde et documentariste reconnu. Il a été président plusieurs années de l’association française des cinémas art et essai (AFCAE).
Claude Damianthe, décédé en décembre 2025, a reçu l’hommage de la profession. Président d’honneur des Rencontres du Sud, il s’était occupé des Victoires du cinéma et a été un très grand distributeur de films, aux Artistes Associés, chez Parafrance, puis AAA (Acteurs et Auteurs Associés). « Un personnage d’exception », a rappelé René Kraus.
Au cours de cette soirée des Victoires deux films ont été primés parmi ceux qui étaient en compétition : – Le prix du jury des montreurs d’image a été attribué No good men (non vu par la presse) – Le prix des lycéens a été attribué à Derrière les palmiers, film de Meryem Benm’ Bareck
(Vidéo) Carpentras : Le Rivoli expose les œuvres de Frida Kahlo sur grand écran
Les Rencontres du Sud manifestation cinématographique créée en 2011 pour implanter dans le sud de la France un événement contribuant aux rencontres entre les différents professionnels du cinéma se déroulent cette année du mardi 10 au vendredi 20 mars dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia à Avignon, et le Rivoli à Carpentras. Cette 14e édition (2020 et 2021 annulées en raison du covid) va permettre de découvrir 21 films en avant-première dont neuf en compétition. Dix équipes de films seront présentes. L’événement va rassembler les professionnels à Avignon du lundi 16 au vendredi 20 mars. Il sera par ailleurs ouvert au grand public, aux scolaires (le Petit Festival), les enfants dès le mardi 10 mars et le Ciné Pitchoun au Capitole le dimanche 15 mars.
Rencontre avec René Kraus président des Rencontres du Sud, de l’Union des Cinémas du Sud de la France, et directeur général du multiplex Capitole MyCinewest au Pontet.
Quel est le chemin parcouru aujourd’hui par les RdS ? Au départ avec une petite équipe nous avions aussi pour objectif de redéployer le Capitole centre Avignon devenu aujourd’hui La Scala Provence. Au fil des années les Rencontres du Sud ont pris de l’ampleur et on peut dire aujourd’hui qu’elles sont les plus importantes rencontres cinématographiques de France. Il y a celles du Nord à Arras, celles de Bretagne, les Rencontres de Gérardmer dans les Vosges, celles du Sud Ouest mais les nôtres ont une telle ampleur que c’est un point d’orgue dans l’année pour les exploitants, les distributeurs, et certains producteurs.
C’est une belle évolution… Nous sommes très fiers de cela. On dit souvent que pour qu’un évènement prenne une certaine ampleur, il faut plus dix ans. Nous avons passé ce cap depuis longtemps et je crois que les personnalités que nous recevons, et nous allons encore le confirmer cette année, montrent bien que ce cap est vraiment passé. Nous avons une ampleur non seulement régionale car nous sommes liés à notre région, mais aussi nationale avec des festivaliers qui viennent de toute la France pour notre manifestation cinématographique programmée juste avant le festival de Cannes.
Quels étaient les objectifs à la création ? Ces rencontres professionnelles n’existaient pas dans le Sud de la France. Il fallait les amener ici avec un programme capable de répondre au besoin d’informations des professionnels que nous sommes, mais aussi d’enchanter notre âme de spectateur. Dans le but de découvrir, promouvoir, accompagner les films qui sortiront bientôt sur le territoire national, et d’échanger avec des confrères de tous horizons.
Cela a pris une nouvelle dimension ? Elles ont évolué avec le prix des montreurs d’images délivré par un jury de professionnels, le prix du jury lycéen Philippe de Girard à Avignon, l’hommage à un exploitant emblématique sachant qu’on ne récompense que rarement les exploitants dans notre métier, et évidemment une ouverture sur le grand public. Nous avons créé la journée cinéma collèges et lycées scolaires, proposé des films d’animation et le ciné pitchoun pour les petits.
Quelle est la place du grand public ? Nous faisons entre 6000 à 7000 spectateurs. L’essentiel des entrées se fait au Vox et au Capitole MyCinewest à la fois sur les scolaires et les films grand public. Il y a aussi un nouveau concept, un film surprise. Le public doit venir dans une salle sans savoir quel film sera projeté. Personne ne sait quelle équipe de film sera présente. Et cette année nous avons associé Le Rivoli à Carpentras où il y aura aussi une programmation spécifique dans le cadre de Rencontres du Sud.
Combien de professionnels seront présents à Avignon ? Trois cents et onze équipes de films. Le point d’orgue c’est la présence pour Juste une illusion de Éric Toledano et Olivier Nakache avec Camille Cottin qui a été récemment la présidente des César. Ils viennent présenter au Vox le film pour les professionnels, et au Capitole MyCinewest le 18 mars pour le grand public. Éric et Olivier étaient en avril 2009 au Capitole Studios au Pontet pour l’ouverture et l’inauguration du cinéma avec Tellement proche, leur 2e film avec Omar Sy et François-Xavier Demaison.
Juste une illusion est dans la compétition ? Non mais le duo Toledo Nakache est très emblématique pour le Capitole MyCinewest, pour notre public et les exploitants. Le film devait sortir le 15 octobre et en fait ils l’ont ramenés au 15 avril 2026. C’est pour cela que nous l’avons eu. Justement Gaumont y croit énormément et veut faire participer les exploitants. Il y a d’autre part La corde au cou, un film très fort de Gus Van Sant qui est dans la compétition. Cela me paraît être un temps fort.
Autre grand moment, les Victoires ? En fait cette cérémonie a été créée par Claude Damianthe et Frédéric Perrin. François Aymé sera le président du jury formé de professionnels : Laura Roupioz directrice du cinéma Les Toiles du Lac à Aix-les-Bains, Priscilla Schneider directrice du cinéma Quai des Lumières à Frontignan, Philippe Wernert directeur du complexe loisirs Megarex à Haguenau, et Nicolas Charret, directeur des ventes chez UGC Distribution. Le prix des montreurs d’images sera dévoilé ainsi que le prix des lycéens de Philippe de Girard. Un hommage sera rendu à François Aymé et à Claude Damianthe.
Des figures majeures ? François Aymé est un très bon exploitant à Pessac en Gironde et un documentariste reconnu. Il a été président plusieurs années de l’association française des cinémas art et essai (AFCAE). Il a soutenu tout ce mouvement pendant les années difficiles du covid. C’est une personne importante dans le métier. Il est aussi un réalisateur reconnu de documentaires. Il avait fait un documentaire sur Chaplin qui avait été présenté aux Oscars. C’est passé il n’y a pas longtemps sur Arte. On a vu une émission sur France 3 sur sa famille où il y avait cinq frères dont son père qui ont tous fait la guerre d’Algérie.
Et Claude Damianthe ? Il est décédé en décembre 2025. Un personnage d’exception qui a été président d’honneur des Rencontres du Sud. Il s’est occupé des Victoires du cinéma et a été un très grand distributeur de films, aux Artistes Associés, chez Parafrance, puis AAA (Acteurs et Auteurs Associés). Il a distribué Trois hommes et un couffin, d’autres films qui ont marqué leur époque et le prodigieux La porte du paradis de Michael Cimino qui n’avait pas fait un grand résultat mais que maintenant on considère comme un des plus grands films des 40 dernières années. On a toujours dit que Claude allait nous manquer.
Avez-vous amené des nouveautés cette année ? Nous avons associé Le Rivoli à Carpentras où il y aura aussi une programmation spécifique dans le cadre des RdS. On veut rejaillir sur l’ensemble du département. Nous avions déjà fait des avant-premières de films dans le cadre des Rencontres au Rivoli et à la Cigale à Cavaillon, mais cette année Florence et Alice Passlacqua sont totalement intégrées et il y aura plusieurs avant-premières avec le label ‘Rencontres du Sud’. On étend notre développement. L’an prochain cela sera peut-être aussi à Cavaillon.
Cavaillon où un cinéma a fermé… Cavaillon avait trois cinémas, le Fémina, la Cigale, le Paradiso, tous gérés par Éric Tellenne. Il a dû fermer le Fémina qui comprenait trois salles. Une concurrence s’est faite suite à l’ouverture en 2024 d’un cinéma à l’Isle-sur-la-Sorgue les deux villes n’étant distantes que de dix km. Quand il y a un cinéma qui ouvre à côté forcément il prend des parts de marché. Il faut faire attention quand on développe des cinémas dans des zones où d’autres salles sont assez proches. De plus les chiffres ont été mauvais l’an passé au niveau national. On est tombé en 2025 à 157 millions d’entrées alors qu’on faisait 181 millions en 2024 et 205 millions d’entrées en 2019.
Êtes-vous soutenus pour cette manifestation culturelle ? Les institutions nous ont soutenus dès le départ, et à fortiori maintenant que notre manifestation culturelle a pris une belle ampleur. Les institutions sont là pour nous aider, notamment la Région, le Département, le Grand Avignon, la mairie d’Avignon mais aussi celle du Pontet. Nous sommes appréciés et soutenus par tous les institutionnels. Nous avions aussi encore l’an passé l’aide de la CCI de Vaucluse.
C’est votre dernière présidence ? Oui. Je pense que c’est nécessaire de transmettre. Cela fait plus de 15 ans que je m’occupe des Rencontres du Sud avec une équipe extraordinaire : Laurence Lega, notre directrice générale, Jimi Andreani, Jean-Paul Enna, Fanny Dulau, Emmanuel Luc, Christian Dupré qui s’occupe maintenant du Capitole,Laurent Demangeon, et Marie-Pierre Ebert. J’ai vécu de belles choses avec cet évènement que j’ai vu monter en pression, avec des années plus difficiles et des moments emblématiques pour tous les exploitants. Mais il faut savoir transmettre.
Qui va vous succéder ? Cela devrait être Frédéric Perrin, actuel vice-président et exploitant au Prado à Marseille. Il a l’intelligence, l’aisance, la culture pour faire perdurer cet évènement et le faire évoluer. Mais il faut attendre le vote du conseil d’administration. Souvent on croit qu’on est là ad vitam æternam. Il faut relancer pour que des personnes qui ont une autre vision aillent plus loin et amener d’autres choses.
Si vous deviez retenir un moment qui vous a marqué ? Pour ma part j’ai vécu à travers ces Rencontres pas mal de moments extraordinaires. Je retiens ce moment unique quand Viggo Mortensen est venu présenter son film. Il est allé à la Mirande, au Vox, à la CCI. C’est un monsieur qui a une dimension internationale et qui a marqué l’histoire du cinéma mondial. Cette rencontre exceptionnelle nous a donné une aura. Je pense que j’ai fait un travail suffisant avec des points d’ancrage exceptionnels pour cet évènement et pour les exploitants.
Avez-vous une anecdote ? J’avais dit à Cécile Helle, maire d’Avignon qui nous a beaucoup aidés pour les Rencontres, que si elle arrêtait la mairie, j’arrêtais de présider les Rencontres du Sud. Pour le coup je tiens une sorte de promesse qui est sympathique. Mais aussi je veux m’impliquer d’une manière plus importante au sein de la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF). Je suis président du syndicat régional du Cinéma Français. J’aimerais avoir des responsabilités plus importantes au sein de la Fédération Nationale.
Restez-vous optimiste pour le cinéma en France en 2026 ? Après une année 2025 en berne (159 millions d’entrées en France contre 180 millions en 2024 et 205 millions en 2019) nous avons eu beaucoup d’inquiétude. Mais là depuis novembre-décembre 2025 avec des blockbuster comme Avatar ou La femme de ménage et des films français de qualité comme L’affaire Bojarsky, Le mage du Kremlin ou Le Marsupilami, on sent vraiment qu’il y a une reprise. Des films porteurs qui amènent plus de public en salle. Le problème vient de l’offre. Quand les films sont là, le public vient.
Les plateformes font mal ? On oppose toujours les plateformes et le cinéma. Ces dernières travaillent essentiellement sur des séries. Quelquefois elles font des films de qualité comme le Frankenstein de Guillermo del Toro sur Netflix, et là elles nous prennent des entrées c’est une évidence. Mais d’un autre côté leurs cibles c’est vraiment les séries. Notre début d’année est très bon, et avec les perspectives et les projections du Centre National du Cinéma, on espère remonter avec un deuxième semestre très fort à plus 185 millions d’entrées.
Et votre souhait de création de studios de cinéma à Avignon ? C’est un sujet très fort mais il faudrait que le politique soit d’accord pour développer ce projet là. On peut le faire mais il faut des hectares de terrain et des accords peut-être dans le cadre de plan 2030 du CNC. Le projet est toujours dans l’esprit de nos responsables. J’espère qu’il reviendra sur la table après les élections. En attendant il y des studios à Martigues et à Montpellier. L’avantage à Avignon c’est qu’on est à 2h40 de Paris, qu’il y a beaucoup de tournages dans la région et que les terrains sont là. Cela serait aussi en total complémentarité avec le théâtre. Les décors de théâtre et de cinéma pourraient être stockés dans les différents studios.
Vous investissez-vous encore dans la production ? Je devais. J’étais sur la reprise de 20% des films du Kiosque mais pour le moment on est un peu à l’arrêt. Je regrette. Je sais que dans le département nous avons accueilli le film d’Agnès Jaoui, L’objet du délit. Il y a d’autres films en perspective, notamment celui de Vincent Perez qui pourrait m’intéresser. Un film qui pourrait être tourné dans la Cour d’Honneur du palais des papes en septembre prochain…
Quel genre ? Il y aurait une thématique entre la réalité théâtrale et la réalité tout court. Tout n’est pas encore en place. Il reprendrait à l’époque où Patrice Chéreau tournait dans le Cour d’Honneur en même temps que son père est en train de mourir. Vincent Perez sera présent aux Rencontres du Sud. C’est un projet qui est vraiment très fort, qui pourrait être complémentaire d’autres sites dans la région.