14 février 2026 |

Ecrit par le 14 février 2026

La Terre se réchauffe

Avec le réchauffement climatique, les chercheurs s’attendent à ce que les vagues de chaleur soient de plus en plus nombreuses et de plus en plus intenses dans les années à venir. « Cette tendance lourde arrive et malheureusement, elle ne va pas nous lâcher » confirme le climatologue français Robert Vautard du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement.

En superposant le cycle saisonnier des températures d’une sélection d’années depuis 1880, les données du suivi mensuel de la NASA constituent une illustration intéressante du réchauffement planétaire en cours. L’axe du zéro correspond à la moyenne annuelle mondiale des températures sur la période 1981-2015. Naturellement, les températures estivales sont supérieures à la moyenne pluriannuelle de référence, mais elles s’en écartent de plus en plus comme le montre l’infographie de Statista. La température du mois de juin 2020 dépassait cette moyenne d’un peu plus de 2°C, soit environ un degré de plus que ce qui était habituellement mesuré pour les mois de juin au milieu du siècle précédent.

Pour rappel, 2019 a été la deuxième année la plus chaude mesurée sur Terre, derrière l’année 2016 et devant l’année 2015. Parmi les dix années les plus chaudes enregistrées depuis le début des mesures en 1880, neuf ont été mesurées au XXIe siècle et la dixième en 1998.

De Tristan Gaudiaut pour Statista 


La Terre se réchauffe

Le Parc naturel régional du Luberon a fait poser des capteurs de température dans les villes de Cavaillon et de Manosque afin de mieux caractériser le phénomène d’îlots de chaleur urbains. Ceux-ci ont été fournis par la Maison de la météo et du climat des Alpes du Sud avec l’assistance technique du Parc du Luberon, les services techniques communaux et le bureau d’études Geographr d’Avignon. Cela permettra d’enregistrer, durant toute la période estivale, la température heure par heure, dans différents endroits de ces communes : rue du centre-ville, parking ombragé, parking bitumé sans arbre, bord de cours d’eau et de canaux, jardin public, lotissement, habitat vertical zone commerciale, zone industrielle, forêt, zone agricole…

Les relevés seront analysés à l’automne permettant de mieux appréhender le phénomène d’îlots de chaleur urbain, en partenariat avec le Grec-Sud (Groupe régional d’experts sur le climat en région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Ceux-ci seront ensuite comparés aux mesures réalisées durant l’été caniculaire de 2019, dans les villes d’Apt et de Cavaillon avec ces mêmes capteurs. A terme, ce travail permettra aux villes de mieux s’adapter au changement climatique et d’améliorer le confort et la qualité de vie des habitants du territoire. L’année dernière, la Cove (Communauté d’agglomération Ventoux-Comtat-Venaissin) avait installé 30 sondes thermiques selon les mêmes paramètres constatant des écarts de températures entre 4,6° et 5,8° de différence selon les endroits et à très peu de kilomètres de distance. La morphologie urbaine, les activités humaines, la nature et la couleur des revêtements et par la place du végétal ont un impact direct sur la température en ville.

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