21 septembre 2026 |

Ecrit par le 21 septembre 2026

Bain de foule pour Cécile Helle lors de l’inauguration de l’Espace Région Sud au Festival d’Avignon

On ne l’avait pas revue depuis la fin de son second mandat, en mars. Discrète et ravie de cet accueil chaleureux en plus de la fournaise climatique, l’ancienne maire d’Avignon était accompagnée de son fidèle ex-1er adjoint Claude Nahum, de Corinne Ramelly et de quelques élus de la précédente municipalité à la Collection Lambert lors de l’inauguration de l’Espace Région Sud au Festival d’Avignon.

Présents également des grands noms de la culture de la Cité des Papes, Bernadette Rey-Flaud-Alphandéry, ancienne professeur de littérature à Sainte-Marthe mais aussi longtemps Présidente des Amis du TNP, une association créée par Jean Autrand dans l’esprit Vilar (pour une culture accessible à tous), Danielle Vantaggioli du Théâtre du Chien qui Fume, Alain Timar du Théâtre des Halles, Alexis Labat Directeur général de l’ONAP (Orchestre National Avignon-Provence), Arnaud Lanez, Directeur de la communication de l’Opéra du Grand Avignon, Gérard Facq, ancien Directeur de l’Opéra sous Marie-Josée Roig, Yasmina  Lanthier, Présidente de l’association Planète Bleue.

Michel Bissière, Conseiller Régional qui représentait le Président de la Région Sud Renaud Muselier, s’est dit « particulièrement heureux et honoré d’accueillir le public dans ce leu emblématique qu’est la Collection Lambert, véritable joyau de l’art contemporain. La Provence, Terre de 1 000 festivals ne pouvait pas mieux rêver que de cet écrin qui offre un point d’ancrage pour les professionnels du spectacle vivant et les équipes artistiques de Provence-Alpes-Côte d’Azur. »

Un espace conçu comme un carrefour

Il poursuit : « cet espace, coordonné par la DRAC (Direction des Arts et de la Culture) et par les équipes d’Arsud, est conçu pour être un véritable carrefour, un lieu où on accompagne concrètement les porteurs de projets, où on favorise les échanges, où on structure notre écosystème cultuel avec ambition. En plus, cette année est marquée par un double anniversaire : la 80e édition du Festival In et la 60e du Off. Un double anniversaire qui prouve la pérennité et la vitalité de notre patrimoine culturel. »

Le représentant du spectacle vivant a réaffirmé « la volonté de renforcer le lien social, de garantir à tous l’accessibilité de l’offre culturelle et de placer la culture comme moteur du rayonnent et de la cohésion sociale. » Malgré son absence, il a tenu à remercier Françoise Nyssen,  éditrice d’Actes Sud à Arles et ancienne Ministre de la Culture pour « son engagement constant » ainsi que Tiago Rodrigues, Directeur artistique du Festival d’Avignon « qui porte une vision si nécessaire, ouverte au monde. »

Michel Bissière, représentait Renaud Muselier, le président de la Région Sud, pour l’inauguration de cet Espace du Festival d’Avignon au sein de la Collection Lambert. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

52M€ pour la culture régionale

Michel Bissière a rappelé que la politique culturelle régionale ne se limitait pas aux grands rendez-vous comme Cannes et Avignon. « Nous faisons le choix stratégique d’investir (52M€ pour 2026) durablement dans des projets structurants et des équipements de proximité tout en irriguant l’ensemble de nos territoires, des centres urbains aux zones rurales des Hautes-Alpes par exemple. Et l’Espace Région Sud a vocation à être le catalyseur de cette démarche avec le dispositif ‘Carte blanche aux artistes’ ou ‘Danse au Sud’, qui démontrent par la mutualisation des moyens que la coopération est la réponse la plus concrète aux fragilités du secteur. Et Arsud joue un rôle incontournable dans la structuration de cette filière. »

Il a conclu : « Dans un monde en pleine mutation, la culture n’est pas qu’une distraction, elle est ce qui nous rassemble, nous interroge et nous aide à dessiner l’avenir. Elle n’est pas le miroir dans lequel nous contemplons le passé, mais la lumière qui nous aide à déchiffrer les horizons de demain. Car  là où l’art s’installe, l’impossible recule et  l’humanité reprend ses droits. »


La voix de synthèse en concert à la Collection Lambert

NEON ou Neural Echo Overdrive Network

C’est un projet musical qui explore la voix de synthèse comme une extension de l’identité vocale. À partir de la modélisation de sa propre voix, Tovel aka Matteo Franceschini développe un langage sonore inédit, où la voix devient un matériau transformable, capable de dépasser ses limites naturelles tout en conservant une empreinte humaine. À travers une série de compositions hybrides, le projet renouvelle les formes de la chanson et interroge des questions essentielles : l’identité de la voix, son authenticité, et la frontière entre interprétation et transformation.

Live electronics, voix et basse électrique : Tovel aka Matteo Franceschini
Piano et claviers : Antonino Siringo Batterie
Percussions : Gioele Balestrini
Ingénieur du son :  Jean-Damien Juille
Créateur lumières et scénographie :Dan Azzopardi (Seconde Design)

Vendredi 5 juin. 21h. 10 à 22€. Collection Lambert. Avignon. Billetterie. 04 90 14 26 40 / operagrandavignon.fr


Italie Là-Bas [Ré], quand la table d’Italia Palladino s’invite à la Collection Lambert

À Avignon, la cheffe italienne Italia Palladino et son compagnon Davide Vozzo ouvrent une nouvelle page de leur aventure culinaire. Depuis février 2026, leur restaurant Italie Là-Bas se réinvente au cœur de la Collection Lambert, 5 rue Violette dans l’intramuros d’Avignon, avec un concept inédit, Italie Là-Bas [Ré] pour renaissance. Entre gastronomie italienne contemporaine, dialogue avec l’art et produits du terroir vauclusien, la table propose une expérience où cuisine et création se répondent dans un lieu emblématique de la scène culturelle avignonnaise.

Peu d’adresses incarnent aussi naturellement le dialogue entre culture et gastronomie que celle imaginée par Italia Palladino. Installé depuis le 20 février dans l’écrin de la Collection Lambert, musée d’art contemporain fondé en 2000 par le galeriste Yvon Lambert, le restaurant Italie Là-Bas [Ré] entend prolonger l’esprit du lieu : un espace où les disciplines se rencontrent et où la tradition se transforme.

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Une cuisine en conversation avec l’art
Dans les hôtels particuliers de Caumont et de Montfaucon, où se croisent les œuvres d’artistes majeurs comme Cy Twombly, Anselm Kiefer ou Christian Boltanski, la cheffe Italia Palladino propose une cuisine pensée comme un geste artistique. « La tradition ne consiste pas à vénérer les cendres, mais à transmettre le feu », rappelait le chef italien Massimo Bottura. Une maxime qu’Italia Palladino revendique volontiers pour définir son approche : respecter les racines sans jamais les figer avec une préférence pour les produits de la mer, l’alliance Terre-mer et les légumes aux gouts magnifiés « . Pour cela la cheffe bannit la surenchère d’ingrédients coupables de masquer l’essentiel et poursuit ses recherches sur la cuisine healthy : sans gluten, végétarienne ou encore vegan. D’ailleurs, même les pains sont faits ‘maison’.

Une signature culinaire née entre Naples et Avignon
Arrivés en Provence il y a 14 ans -elle de Naples, lui de Rome- Italia Palladino et Davide Vozzo se sont rapidement imposés dans le paysage gastronomique local alors même qu’ils ne parlaient pas français et proposaient une cuisine italienne peu ou mal connue car, oui, « les pates et le rizotto se servent al dente et non, la crème fraiche n’a rien à faire dans la carbonara où d’ailleurs le jaune d’œuf ne parait pas puisque qu’il participe à l’émulsion de la sauce ». Autre chose ? « Oui ! La pizza ne se consomme que dans une pizzeria qui d’ailleurs ne propose aucun autre plat et encore moins de desserts, au mieux un café ! » sourit Italia Palladino qui est bien femme à remettre l’église au milieu du village. Leur premier restaurant, ouvert rue Bancasse en 2012, ‘Italia là-bas’ aura d’ailleurs rejoint le Guide Michelin deux ans plus tard, confirmant l’originalité d’une cuisine italienne moderne et exigeante dans une France, qui à l’époque n’avait qu’une vague notion de ce que la cuisine italienne voulait dire.

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Des beaux-arts à la gastronomie
Formée aux Beaux-Arts puis graphiste pour la télé, l’équivalent de Canal + en Italie où elle rencontrera son compagnon Davide Vozzo avant de se consacrer à la gastronomie sous la houlette de Maurizio Bosotti, la cheffe conserve de son parcours artistique une méthode singulière : chaque plat naît d’un croquis, souvent aquarellé, où couleurs et volumes sont pensés avant même la préparation en cuisine. Cette approche graphique donne à l’assiette un équilibre visuel et sensoriel particulier, où dominent les produits bruts et les accords lisibles. D’ailleurs Delphine Riffard, artiste avignonnaise a dessiné sur la grande table de l’entrée des assiettes en trompe l’œil ornés de poissons plus vrais que nature, tandis que la vaisselle aux couleurs vive de la cote amalfitaine transporte les mets les plus raffinés des lieux.

L’alliance des terroirs italiens et provençaux
La nouvelle carte 2026 revendique cette identité une forte présence végétale, des clins d’œil à Naples et à la côte Amalfitaine, des associations audacieuses mais toujours intelligibles. L’antipasto, pièce maîtresse de la tradition italienne, y devient une véritable composition collective où textures et couleurs dialoguent. Si la cuisine d’Italia Palladino reste profondément italienne, elle s’ancre désormais plus que jamais dans le territoire vauclusien. Autour d’Avignon, la cheffe travaille avec des producteurs locaux, comme la ferme de la Reboule, des poissonniers du Grau du roi, avec lesquels elle a noué, au fil des années, une véritable relation de confiance.

Crédit photo Studiobeautemps

Des circuits courts et exigents
On retrouve ainsi dans ses assiettes les légumes des fermes environnantes, les truffes de la maison Plantin ou encore certaines pièces de viande comme le Fin Gras du Mézenc. Ces produits provençaux côtoient des ingrédients emblématiques d’Italie : fromages Beppino Occelli du Piémont, charcuteries lombardes d’Oggiono ou huile d’olive artisanale de Poggio Santa Maria.

Une cave transalpine
La cave poursuit le même dialogue transalpin. Plus de cinquante références italiennes y sont proposées, du Barolo Riserva au Brunello di Montalcino Biondi-Santi, mais aussi des vins issus de régions encore confidentielles comme les Abruzzes ou certaines zones de Campanie. Ancien journaliste et rédacteur en chef de la presse écrite et télévisuelle nationale, loin de la pression et des dead line, Davide Vozzo orchestre le service comme une mise en scène où l’accord mets-vins devient un véritable récit.

Une table vivante au cœur de la Collection Lambert
Dans ce lieu patrimonial où aucune modification structurelle n’est possible, le couple a imaginé une scénographie légère faite de mobilier autonome, de couleurs méditerranéennes et de jeux de lumière. La terrasse pavée, qui invite entre 40 et 50 convives, évoque, elle, les déjeuners à l’ombre de platanes centenaires qui enchantent la cour du musée tandis que l’intérieur, avec ses 30 couverts, dialogue avec l’architecture de pierre. Italia Palladino et Davide Vozzo proposent également le restaurant bistronomique ‘Café Roma’, depuis novembre 2019, 4 rue des escaliers Sainte-Anne, quartier la manutention à Avignon. la cheffe y est secondé avec talent par Clément Bouvot qui, fidèle à ses enseignements, invite les avignonnais et leurs amis au brunch du dimanche matin, toujours sur réservation, à partir de 11h30 jusqu’à 14h30.

Copyright Studibeautemps

La culture comme une ouverture de l’âme
Italie Là-Bas [Ré] entend également participer de cette table un prolongement naturel de l’effervescence artistique de la Collection Lambert. Une manière, pour les plus Avignonnais des Italiens, de continuer à faire dialoguer deux cultures qui partagent la même passion du goût et de la création. Italia Palladino donne des cours de cuisine tous les dimanches matins, à partir de 9h30, 100€ suivi du repas pris en commun auquel peuvent se joindre les invités des apprenants (60€) à partir de 13h. Inscription sur le site internet.

Infos pratiques
Ouverture du restaurant Italie Là-Bas [Ré] à la Collection Lambert depuis le 20 février. Ouvert du mercredi au samedi et certains dimanche pour les cours de cuisine ici. Réservation obligatoire 04 86 81 62 27.Collection Lambert, 5 rue Violette, 84000 Avignon. info@italielabas.fr www.italielabas.fr Instagram : Italie Là-Bas [Ré]
Mireille Hurlin

I


Réseau Entreprendre Rhône-Durance : la gouvernance évolue, l’engagement demeure

Réunis à la Collection Lambert à Avignon pour leurs vœux 2026, les membres du Réseau Entreprendre Rhône-Durance autour de Brigitte Borel, la directrice de l’association, ont officialisé un changement de présidence et réaffirmé leur rôle dans l’accompagnement des entrepreneurs du territoire. Une soirée symbolique, à la croisée de la culture et de l’économie, qui intervient dans un contexte où la création et la transmission d’entreprises restent des enjeux majeurs pour l’emploi.

L’équipe du Réseau Entreprendre Rhône Durance entourant Brigitte Borel, à sa gauche Amandine Chafer et à sa droite Julie Shearn
ainsi que les deux co-présidents : Véronique Constantin et Olivier Coupaye Copyright Réseau Entreprendre

C’est dans les salles de la Collection Lambert, musée emblématique de l’art contemporain à Avignon, que le Réseau Entreprendre Rhône-Durance (RERD) a choisi de lancer l’année 2026. À l’occasion de ses vœux, l’association a réuni 92 de ses membres et partenaires autour d’une visite privée des expositions Limbo de Gabriel Abrantes et La valse des fleurs de Constantin Nitsche, avant de présenter ses temps forts à venir : l‘exposition à venir de l’artiste franco-polonaise Agata Ingarden . François Quintin a également évoqué la Micro-école ‘Inspire’ au cœur de la collection Lambert destinée aux enfants de CM1 et CM2 en décrochage scolaire et l’atelier d’artiste installé à la Maison paisible Chemin du Lavarin à Avignon.

Un cadre culturel pour ouvrir l’année
Au-delà du symbole, ce choix de lieu illustre une volonté assumée de croiser les regards. Comme l’a souligné le directeur de la Collection Lambert, François Quintin artistes et entrepreneurs partagent une même dynamique : faire émerger une idée, lui donner corps, puis la confronter au réel. Une analogie qui résonne particulièrement dans un réseau fondé sur la prise de risque et l’accompagnement de projets naissants.

Une visite orchestrée par François Quintin Copyright MMH

Un passage de relais à la présidence
La soirée a également marqué une étape importante dans la gouvernance de l’association. Après trois années à la présidence, Emmanuel Sertain a quitté ses fonctions. Son mandat aura contribué à structurer l’action du Réseau Entreprendre Rhône-Durance et à renforcer son ancrage local, dans un contexte économique rendu plus complexe par les crises successives. Il demeure impliqué en tant que membre actif.

Un binôme à la présidence
La présidence est désormais assurée par un binôme : Véronique Constantin et Olivier Coupaye. Une co-présidence pensée comme un équilibre entre continuité et renouvellement, avec l’objectif affiché de consolider l’accompagnement de proximité proposé aux porteurs de projets.

Les deux co-présidents Copyright MMH

Transmission et expérience au cœur de la nouvelle équipe
Issue du monde de la formation professionnelle, Véronique Constantin connaît bien les rouages du Réseau Entreprendre Rhône-Durance, qu’elle accompagne depuis près de huit ans. Fondatrice et dirigeante pendant 38 ans de CIT Formation, implantée entre Avignon et Marseille, elle a fait de la transmission un fil conducteur, tant dans son parcours entrepreneurial que dans la préparation de la cession de son entreprise. Elle intervient aujourd’hui en conseil et en audit, notamment sur les démarches qualité et la certification Qualiopi.

Véronique Constantin et Olivier Coupaye
À ses côtés, Olivier Coupaye apporte un profil marqué par la direction générale et la conduite de projets de croissance. Ancien dirigeant de T.I.A. à Bollène, mais aussi ex-directeur général de structures comme Biocoop ou Pro Natura, il a piloté des réorganisations stratégiques, des opérations de financement et des phases d’expansion soutenue. Depuis la cession de son entreprise en 2024, il consacre une partie de son temps à l’accompagnement de PME et à plusieurs engagements associatifs, dont le Réseau Entreprendre, qu’il connaît depuis son propre parcours de lauréat en 2006.

Près de 90 personnes étaient présentes Copyright MMH

Un impact économique mesurable
Au-delà des discours, le Réseau Entreprendre Rhône-Durance revendique des résultats concrets. En 2025, l’association a mobilisé 539 500€ de prêts d’honneur pour neuf projets, accompagné douze nouveaux lauréats et suivi 39 entrepreneurs en cours de développement. À trois ans, ces accompagnements ont permis la création ou la sauvegarde de 158 emplois.

77 membres et 45 accompagnateurs
Avec 77 membres et 45 accompagnateurs, le réseau s’inscrit dans une logique de mentorat entrepreneurial qui reste un levier reconnu pour sécuriser les premières années d’activité, souvent décisives pour la pérennité des entreprises.

Quelques partenaires du Réseau Entreprendre Rhône Durance Copyright MMH

Une année 2026 sous le signe du collectif
Parmi les temps forts annoncés figure la Fête de l’entrepreneur, qui avait rassemblé l’an dernier près de 300 participants et 25 partenaires. En toile de fond, le Réseau Entreprendre célébrera également ses 40 ans au niveau national, lors d’un rassemblement prévu à Lille début juillet 2026.

La vitalité économique du territoire
À l’échelle Rhône-Durance, la nouvelle co-présidence entend poursuivre une ligne claire : accompagner les entrepreneurs dans la durée, favoriser les transmissions et contribuer, à son niveau, à la vitalité économique du territoire. Une ambition structurante, à l’image d’un réseau qui mise d’abord sur l’humain et le temps long.
Mireille Hurlin


Les prix « Mention A » comme Accessibilité pour tous, remis par le Club de la Presse Grand Avignon-Vaucluse

Emanation du Club de la Presse Grand Avignon – Vaucluse qui depuis 19 ans décerne ses Coups de Coeur du Off, « Mention A » est un coup de… projecteur sur les entreprises culturelles qui tendent la main aux personnes en situation de handicap.

La cérémonie s’est déroulée ce lundi à la Maison Jean Vilar, lui qui voulait rendre la culture accessible à tous et c’est Nathalie Cabrera, la directrice, qui a accueilli les nombreux partenaires, notamment La Mission Handicap du Spectacle Vivant & Enregistré, l’AGEFIPH et la Mutuelle Audiens.

Frédérique Poret, la présidente du Club de la Presse Grand Avignon-Vaucluse a rendu hommage à Pascal Parsat, cheville ouvrière de la mutuelle Audiens qui, « Depuis qu’a été créé ce prix il y a 3 ans, fait preuve de ténacité, de pugnacité et de patience en faveur de l’inclusion et de l’accueil de la diversité, quelle que soit sa forme. « Mention A » distingue des structures qui ne se contentent pas d’en parler mais qui la mettent en action. » a-t-elle insisté.

Frédérique Poret et Pascal Parsat ©Bernard Gilhodes

Qu’ils s’agisse d’emplois ouverts aux handicapés, de leur accueil dans les salles de spectacles ou aux oeuvres, dans les musées, théâtres, cinémas, bibliothèques.

1ère « Mention A » décernée à la Ville d’Avignon et à l’ensemble de l’équipe municipale. « D’une part, pour fêter les 25 ans d’Avignon, capitale européenne de la culture et d’autre part pour saluer la politique Handicap Volontariste de Cécile Helle qui emploie des handicapés dès qu’elle le peut, par exemple pour ses salles d’expositions ou pour la réouverture des Bains Pommer.

©Bernard Gilhodes

Le 2ème prix a distingué La Collection Lambert et remis à son directeur François Quintin et sa collaboratrice Tiphanie Romain pour l’accueil d’enfants en difficultés scolaires qui reçoivent un enseignement adapté.

©Bernard Gilhodes

Enfin, 3ème récompense pour la Coopérative-SCOP « L’Eveilleur » installée quartier Saint-Ruf à Avignon et gérée par Marion Folliasson, ancienne administratrice général du Festival Off.

©Bernard Gilhodes

« La culture est faite pour rassembler, pas pour exclure ».

Frédérique Poret, Présidente du Club de la Presse Grand Avignon – Vaucluse

©Bernard Gilhodes

Deux rendez-vous prochainement à la Collection Lambert d’Avignon

Les Jeudis de la Collection Lambert accueillent l’artiste chercheur Fabien Léaustic

En s’appuyant sur l’exposition Sève élémentaire présentée au Grenier à Sel, Fabien Léaustic tracera le parcours d’une recherche à la frontière entre les arts, les sciences et l’anthropologie, jalonnée de collaborations avec des laboratoires scientifiques. De l’exobiologie, science qui s’attache à étudier l’apparition de la vie sur Terre, au rôle supposé des météorites dans ce processus, l’artiste – chercheur propose une lecture de son œuvre tout en pointant les enjeux éthiques, sociaux et culturels que soulèvent nos connaissances en génétique. 

Jeudi 10 avril. 19h. Entrée libre. 

Inauguration de l’exposition ‘Okinawa’ de l’artiste Victoire Thierrée

L’exposition ‘Okinawa!!’ présente une série de photographies noir et blanc réalisée par l’artiste sur l’île d’Okinawa (Japon) et à la Smithsonian Institution de Washington (États-Unis) entre 2019 et 2023, ainsi qu’une série de sculptures en verre réalisée au Centre international de recherche sur le verre (CIRVA) en 2025. 

Le projet ‘Okinawa!!’ a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation des Artistes, qui lui a apporté son soutien. Il a également reçu, en 2019 et 2022, le soutien à un projet artistique du Centre national des arts plastiques. ‘Okinawa!!’ a aussi bénéficié de la résidence de Victoire Thierrée à la Villa Albertine, programme de l’Institut français pour la culture et l’éducation.

La production des sculptures en verre au Cirva et de l’exposition à la Collection Lambert bénéficie du soutien de la Drac PACA, dans le cadre du programme Mieux Produire, Mieux Diffuser. 

Vernissage vendredi 18 avril de 19h à 21h (dernière admission 20h30)
Exposition du 19 avril au 15 juin 2025. 

Musée d’Art Contemporain. La Collection Lambert. 5 rue Violette. Avignon.


Medef Vaucluse : le patron de GSE pour un nouveau départ

Roland Paul, président de GSE, est le nouveau président du Medef Vaucluse. Elu pour un mandat de 3 ans, il  succède à Jean-Louis Maurizi, président du Medef Sud, qui assurait l’intérim depuis juin dernier. Si l’élection du patron avignonnais d’une des plus belles entreprises du département lors de l’assemblée générale du mouvement qui vient de se tenir à la Collection Lambert n’est pas une surprise, elle devrait cependant mettre un terme à la reprise en main par les instances nationales de la gouvernance locale du Mouvement des entreprises de France en Vaucluse.

Juste avant l’été le syndicat patronal avait dépêché plusieurs de ses dirigeants nationaux et régionaux pour venir mettre de l’ordre au sein du Medef 84. A cette occasion, c’est Bruno Arcadipane, premier vice-président du Medef national en charge des adhérents, qui avait endossé le rôle du ‘nettoyeur’. « Cela s’est bien passé. On a tourné la page de façon propre », précisait-il alors.
Celui qui est aussi président d’Action Logement nous avait également expliqué que lorsque Patrick Martin, le nouveau président national du Medef élu en juillet 2023 « avait fait le tour d’horizon des territoires où il y avait des problèmes à régler, le Vaucluse était apparu en haut de la pile des priorités. Il était, de ce fait, indispensable de recréer une dynamique. Ce territoire, avec la qualité des entreprises et son tissu économique qui le composent, le mérite. Il est donc important que le Medef retrouve sa place. »
Un nouveau départ qui a pris la forme de la création d’une nouvelle association, la mise en place de 12 administrateurs, d’un conseil d’administration enrichi au fil des semaines ainsi que la récupération des divers mandats patronaux comme l’Urssaf, la CPAM, la Caf, les prud’hommes…
« Désormais, nous allons veiller à ce que le Medef Vaucluse respecte bien les statuts et l’éthique du national », avait ensuite fermement annonçait Bruno Arcadipane.

Un signe déjà ? C’était dans les locaux ‘modèles’ du siège social de GSE dans la zone d’activité de l’aéroport de la cité des papes que s’était tenu cette première AG ayant débouchée sur la désignation de Jean-Louis Maurizi.

Près de 6 mois plus tard, c’est donc le président de GSE qui a pris en main les destinées du Medef 84. Pour l’occasion, le nouveau patron des patrons vauclusiens a même été adoubé par Patrick Martin. Le président du Medef national est ainsi venu en personne visiter le siège de GSE, puis l’entreprise Naturex, leader mondial des ingrédients naturels issus des plantes basé dans la zone d’Agroparc à Avignon, avant d’assister à l’AG du Medef 84 et l’élection de son nouveau président local.

« Je suis très heureux que l’on assiste à une renaissance du Medef Vaucluse. »

Patrick Martin, président du Medef

« Je suis très heureux que l’on assiste à une renaissance du Medef Vaucluse, se réjouit d’ailleurs Patrick Martin. Nous sommes convaincus que le Vaucluse et ses entreprises ont besoin d’un Medef départemental puissant et dynamique. Je suis absolument ravi que Roland Paul se soit présenté, qu’il ait été élu, parce qu’il fait partie des chefs d’entreprise les plus emblématiques de ce département, et également au niveau national. C’est de très bon augure pour l’avenir de ce Medef. »

Avant de participer à l’AG du Medef Vaucluse, Roland Paul a fait découvrir le siège de la société GSE au président national ainsi qu’aux principaux acteurs économiques du territoire. ©LG/L’Echo duMardi

« Ce que l’on pouvait reprocher à l’ancienne structure, c’est qu’elle avait oublié ce qu’était le rôle du Medef, confie pour sa part Jean-Louis Maurizi. Elle gérait surtout les mandats, mais elle avait oublié que le principal rôle d’un Medef territorial, c’est d’être là pour les adhérents. C’est-à-dire d’aller d’abord à la rencontre des entreprises, leur dire pourquoi il était important qu’elles adhèrent afin de bénéficier des réseaux du Medef en matière de développement de la formation professionnelle ou de l’apprentissage par exemple. »
Et le président du Medef Sud d’insister : « il fallait reconstruire cette relation avec les adhérents. C’est pour cela que nous avons pris la décision de rebâtir à zéro ».

« Je n’étais pas dans ce monde, reconnaît en toute franchise Roland Paul, mais développer une entreprise, ça, je connais un petit peu. GSE a beaucoup été mis sous les projecteurs grâce au territoire, et que c’est aussi un principe de réciprocité que de venir donner de son temps pour aider à ce que le territoire se développe. »
Celui qui s’est toujours pleinement consacré à son entreprise et qui avoue avoir hésité à accepter cette présidence par crainte de ne pas avoir assez de temps pour s’occuper pleinement de ses nouvelles fonctions rappelle que nous vivons « une période qui n’est pas des plus simples actuellement. Où il est plus facile de promettre de la sueur et des larmes que du succès. »

« Prendre soin de la nature, prendre soin de l’humain, prendre soin du territoire. »

Pourtant, celui dont la devise pourrait être ‘Prendre soin de la nature, prendre soin de l’humain, prendre soin du territoire’ constate que pendant longtemps GSE a travaillé sur les territoires mais pas avec les territoires. « Aujourd’hui, plus ça va, plus on travaille avec les territoires. Et si on ne travaille pas avec les territoires, cela ne fonctionne pas. »
Ce fils d’un paysan du Ventoux a donc compris que quand on porte un projet, il faut que tous les acteurs de ce territoire soient alignés pour que ce projet se développe.

Roland Paul est élu pour un mandat de 3 ans à la présidence du Medef de Vaucluse. ©DP/L’Echo duMardi

« L’ambition que j’ai pour notre cher Vaucluse, c’est de faire en sorte que l’on se fédère tous autour du projet du territoire. Que l’on travaille tous ensemble, à la fois la Région, les chambres de commerce, le Medef bien sûr, mais aussi tous les acteurs économiques et les collectivités locales. »
Enfin évoquant les ‘dissensions’ qui peuvent survenir dans le monde patronal vauclusien, Roland Paul coupe court : «  Ces petites guerres que je ne connais pas d’ailleurs, il ne faut plus qu’elles existent. Que l’on travaille ensemble pour développer, pour développer ensemble. Globalement, quand on travaille pour créer de la valeur commune, tout le monde s’y met. Je n’ai aucun doute là-dessus. »

« Pour construire, il faut une stabilité. »

Patrick Martin, président du Medef

Lors de cette assemblée générale vauclusienne, Patrick Martin en a également profité pour évoquer la situation nationale des entreprises en France. « Nous constatons un panorama politique plutôt inquiétant parce qu’on ne voit pas une trajectoire très claire. Nous, entrepreneurs, ce qui nous importe, c’est de construire. Et pour construire, il faut avoir des perspectives, il faut avoir une stabilité. »
« En tant que partenaire social et premier mouvement représentatif des patrons, nous voulons contribuer à ce que le pays s’apaise d’abord », poursuit le président du Medef qui rappelle cependant que « c’est quand même bien nous qui créons la richesse. C’est nous qui créons l’emploi. C’est nous qui sommes à l’origine du pouvoir d’achat et que donc, il ne faut rien faire pour entraver la dynamique entrepreneuriale. »

Réunis à la Collection Lambert où ils ont été accueillis par son directeur, François Quintin, les adhérents du ‘nouveau’ Medef de Vaucluse ont élu leur nouveau président. ©LG/L’Echo duMardi

Pour Patrick Martin, qui représente 200 000 entreprises et 10 millions de salariés en France, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis devrait engendrer un monde un peu plus compétitif chaque jour. Dans cette conjoncture, il déplore « un décrochage en termes de performances économiques, de performances sociales, de performances environnementales de l’Europe et de la France par rapport au reste du monde ».
« Nous appelons de nos vœux une prise de conscience collective pour éviter de prendre des mesures qui iraient à l’encontre de la dynamique économique et qui pourraient se traduire par des destructions d’emplois. Il commence déjà à y avoir des destructions d’emplois dans le secteur privé. Nous, nous avons plein de projets, nous avons plein d’ambitions. Il faut faire confiance aux entreprises, il faut leur laisser les moyens de se développer. »

« L’entreprise n’a jamais été aussi populaire en France. »

Conscient de la dégradation des finances publiques, le patron des patrons français ne veut pas que cela se fasse au détriment des entreprises. « Les entreprises françaises, les grandes, les moyennes, les petites, sont déjà les plus taxées au monde, insiste-t-il. Mais si l’argent n’est plus dans les poches des entreprises, il ne sera pas consacré à l’investissement, l’emploi, les hausses de salaires… »
« L’entreprise n’a jamais été aussi populaire en France. Et quoiqu’en disent certains commentateurs, de bonne ou de mauvaise foi, l’entreprise est considérée par nos concitoyens comme étant la hauteur de ses responsabilités en matière économique, en matière sociale, en matière environnementale de plus en plus, en matière sociétale. Donc, il est important que la voix de l’entreprise, qui quand même est à l’origine de la création de richesses, de la création d’emplois, soit mieux entendue dans le débat public et la décision publique. Mais franchement, si les entrepreneurs, dont toute leur diversité, étaient mieux considérés dans ce pays, j’affirme que le pays marcherait mieux. »

A la découverte de Roland Paul et de GSE

Président de GSE depuis 2019, Roland Paul était auparavant directeur général de la société vauclusienne fondée en 1976 par Jean-Pierre et Michel Hugues, deux frères architectes. En 2019, c’est la société de construction allemande Goldbeck qui reprend GSE.

Aujourd’hui, l’entreprise avignonnaise spécialiste de l’immobilier d’entreprise vient de réaliser un chiffre d’affaires annuel de 875,5M€, après avoir franchi le cap du milliard d’euros de CA l’année précédente. Elle emploie 619 collaborateurs, dont 387 ingénieurs. GSE dispose de 12 agences en France, dont son siège de la cité des papes regroupant près de 200 salariés. Elle est aussi implantée dans 5 pays d’Europe.

Société à mission depuis juillet 2023, classée parmi les entreprises les plus performantes en matière de RSE et développement durable, GSE est aussi particulièrement impliquée dans le bien-être de ses employés : 87% recommandent fortement leur entreprise. Depuis sa création, la société vauclusienne a construit 21 millions de m2 d’immobilier d’entreprise dont les usines Juste bio à Carpentras et Charles & Alice à Monteux ou bien encore le siège de Claranor à Avignon ou la mûrisserie de fruits exotiques de Westfalia à Graveson.

« On construit des usines un peu partout en France actuellement et pas qu’à Paris », se félicite le nouveau président du Medef 84.


Avignon : encore quelques semaines pour découvrir l’œuvre ‘Hexagone’ à la Collection Lambert

Suite au grand succès obtenu par l’œuvre-film ‘Hexagone’, diffusée en avant-première début juillet à la Collection Lambert à Avignon, cette dernière a décidé de programmer sa diffusion tout l’été. Il est donc encore possible de visionner ‘Hexagone’ tous les mercredis jusqu’au mercredi 25 septembre.

‘Hexagone’, c’est le fruit de deux ans d’engagement artistique intense du photographe avignonnais Jérôme Taub dont quatre mois d’itinérance à travers la France. Cette œuvre, qui prend la forme d’un récit documentaire, est un véritable voyage à travers l’espace et le temps, le long des routes qui, de l’Antiquité à nos jours, ont créé le lien social dans notre pays.

Au gré de son périple, l’Avignonnais a photographié divers moments de vie, sans aucune mise en scène, pour créer ‘Hexagone’, et a assemblé 100 photographies pour en faire un diaporama aux allures de film. « ‘Hexagone’ est un voyage visuel polymorphe nourri d’une photographie documentaire à partir de laquelle la réalité qui nous entoure est piratée pour convoquer un univers surréaliste, mélancolique et inquiétant dans lequel vivent des êtres ‘Mythiques’, explique le photographe. Héros du quotidien qui vacillent, toujours à la limite du misérable et du divin. »

Cette œuvre-film est projetée en continu tous les mercredis de 14h à 15h jusqu’au mercredi 25 septembre à l’auditorium de la Collection Lambert à Avignon.

Tous les mercredis jusqu’au mercredi 25 septembre. Collection Lambert. 5 Rue Violette. Avignon.


Festival Off : l’Ensemble La Française en concert

Dans le cadre du Festival Interférence de la Fevis (Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés) au Off d’Avignon, l’Ensemble La Française sera en concert les 10, 11, 12, 14, 15 et 16 juillet. Ce concert aura lieu à la collection Lambert. La Française présentera un programme intitulé “Dialogue” questionnant nos idées sur l’époque baroque tout en invitant à une réflexion sensible autour de dialogues musicaux et littéraires.

En parallèle, l’ensemble vient de sortir un disque autour du musicien et compositeur avignonnais de la période baroque : Jean Joseph Mouret. Depuis 2013, La Française explore l’art rocaille et sa période proposant des programmes musicaux centrés sur des œuvres ou des compositeurs oubliés.

Pour accéder à la billetterie, cliquez ici.

Sarah Ripert

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