15 mars 2026 |

Ecrit par le 15 mars 2026

L’année 2026 démarre fort au Pôle Culturel de Sauveterre avec une exposition et deux concerts

L’exposition Déclic-image

Dès le 7 janvier, les amateurs-photographes de Déclic-Image vont accrocher leurs « coups de cœur. » Il s’agit d’apporter du rêve et susciter des émotions. L’exposition se poursuivra jusqu’au 17 janvier. Vernissage le jeudi 8 janvier à 18h30.

Une sortie de résidence de la chanteuse et comédienne Elsa Gelly

L’artiste Elsa Gelly (chanteuse, interprète et comédienne) crée depuis une vingtaine d’années des spectacles originaux. Elle joue en solo « La Femme à Voix Nue », en duo « Traversée » et avec le groupe vocal Les Grandes Gueules. L’artiste Elsa Gelly peaufine lors de cette résidence artistique qui se déroulera du 5 au 9 janvier son dernier spectacle

Sortie de résidence en entrée libre. Vendredi 9 janvier. 19h. 

Trio Swing Brassens en concert

Le trio Le bon maître (nous le pardonne) explore la richesse musicale des chansons de Brassens avec des interprétations aux sonorités jazz, swing, blues, country, etc., en allant des titres les plus connus jusqu’aux rares et inédits. Le groupe se compose de Denis Ruelland (chant et guitare), Jaco (guitare) et Gérard Vial (contrebasse).

Dimanche 11 janvier. 17h. 12 à 22€. Durée 2h. Pôle Culturel Jean Ferrat.157 rue des écoles et du stade. Sauveterre. 04 66 33 20 12.


L’année 2026 démarre fort au Pôle Culturel de Sauveterre avec une exposition et deux concerts

En 2026, le Sonograf, la scène dédiée au blues, au rock et aux musiques du monde, installée au Thor, fêtera ses 20 ans d’existence. Fidèle à ses ambitions initiales, cette salle s’est imposée comme une scène incontournable dont la renommée dépasse largement aujourd’hui le cadre régional. Retour sur l’histoire atypique de cette salle vauclusienne.

Le Grenier à Sons, Les Passagers du Zinc, l’AJMI, la Gare de Coustellet, l’Akwaba… les salles culturelles et alternatives sont nombreuses sur le territoire, et chacune porte fièrement sa personnalité et ses spécificités. Quant au Sonograf, la petite dernière, née en 2006, elle tire son origine d’une association culturelle, « Pose ton art », et à un concours de circonstance peu banal.  

L’idée d’en faire aussi un espace de diffusion et de représentation s’imposa rapidement

Ladite association était à l’époque à la recherche d’un lieu pour y regrouper sur un même toit toutes ses activités. Elle tombe alors un peu par hasard sur un local à louer dans la zone artisanale de la Cigalière au Thor. L’affaire fut vite conclue. Ce lieu offrait de nombreuses possibilités et l’idée d’en faire aussi un espace de diffusion et de représentation s’imposa rapidement. Un lieu inspirant en quelque sorte. C’est ainsi que naquit en 2006 le Sonograf (un nom choisi après une consultation des bénévoles et des membres du CA de l’association).

Ne voulant pas empiéter sur la programmation des « salles amies », le jeune Sonograf fait alors le pari de se la jouer jazz. Mais jazz standard, entendez par là le genre Duke Ellington et Louis Armstrong, laissant à l’AJMI d’Avignon les autres formes de jazz. Mais la partition choisie ne fût pas la bonne. Le succès n’était pas au rendez-vous. Le pari était osé et risqué, en particulier en zone rurale, reconnaît Selim Chkelit, le président de l’association de l’époque et aujourd’hui à la tête de celle du Sonograf. Il fallut attendre 2009, pour que cette salle trouve sa vraie vocation musicale. Et cela de manière un peu fortuite. À cette époque, le blues et le rock avaient sur Avignon et ses alentours deux têtes de pont : une salle, le Rouge Gorge (place de la Mirande) qui programmait du blues deux fois par mois, et une émission de radio hebdomadaire sur France Bleu (aujourd’hui ICI). Les amateurs étaient aux anges.  

Le Sonograf se retrouve ainsi le seul en scène

Animée par Jeff, l’émission de radio fût remise en question avec l’arrivée d’une nouvelle directrice. Refusant de voir disparaître son émission, l’animateur mobilisa de nombreux musiciens pour organiser un concert de soutien avec signature d’une pétition à la clé. Si les artistes répondirent présents, trouver une salle s’avéra beaucoup plus compliqué. Les responsables des endroits pressentis ne voulaient pas prendre le risque de se fâcher avec la radio qui fait de la promotion des évènements du territoire un crédo. N’ayant pas grand-chose à perdre, le Sonograf accepta d’accueillir le concert et ses centaines de spectateurs.  La salle avait trouvé sa vocation et son public.  Autre tourment de l’histoire, quelques mois plus tard, Le Rouge Gorge tire sa révérence.  Plus de salle et plus d’émission, le blues était orphelin ou presque. Le Sonograf se retrouve ainsi le seul en scène. 20 ans ont passé, la salle du Thor est restée fidèle à ses valeurs et en particulier sa mission d’éducation populaire. En 20 ans, elle a organisé plus de 900 concerts et 600 soirées récréatives et accueilli 154 000 spectateurs. Une belle performance pour une salle dont la capacité n’est que de 200 places.

« Oui, on est aujourd’hui un peu un lieu de résistance, mais on reste dans le mouvement contemporain. »

Selim Chkelit

Face aux déferlantes musicales actuelles boostées à coup d’auto-tune et d’IA, le Sonograf fait un peu figure de lieu de résistance. « Oui, on est aujourd’hui un peu un lieu de résistance mais on reste dans le mouvement contemporain », ajoute Selim Chkelit, le président et programmateur de la salle. « Il est difficile aujourd’hui de rester dans des cases et ne pas voir les évolutions musicales en cours et ne pas en tenir compte » ajoute-t-il. Le Sonograf reçoit de nombreux artistes qui sont à la croisée de différents genres musicaux. Un exemple : le 17 janvier prochain, la scène du Thor recevra Lord Bishop, un groupe qui se revendique du genre « Métal Blues. » Fallait oser. « On n’est pas dans une frange grand public, j’en ai conscience, mais nous avons toute notre place et notre public », ajoute Selim.   

En 20 ans d’existence, les souvenirs sont évidemment nombreux et pour quelque uns très forts : comme la venue de la chanteuse américaine Sista Monica Parker, le guitariste Titi Robin, le bluesman Otis Taylor ou dans un autre genre le chanteur Dick Annegarn, un ami proche de Selim Chkelit. Sans oublier les chouchous comme Dr Feelgood, qui en 20 ans sont venus 11 fois au Sonograf. Indémodable. Les amateurs de blues pourront également se souvenir de la venue de la chanteuse américaine Sari Schorr, dont une partie du cachet a été réglée par un des bénévoles de l’association. Sans cet apport, le public du Sonograf n’aurait pas pu voir cette célébrité de la scène mondiale du blues.  

Un modèle économique atypique 

Le Sonograf est une association loi 1901, qui fonctionne uniquement avec des bénévoles (une cinquantaine) et trois contrats en alternance. C’est ce modèle économique qui permet à cette salle de proposer autant de concerts pour un budget annuel assez limité (250 K€) et un niveau de subventions publiques relativement modeste (25%). Si la vente de billets constitue l’essentiel des revenus, la salle escompte aussi sur les dons de particuliers ou d’entreprises. La salle vient d’ailleurs de lancer, comme chaque année à pareille date, sa campagne de don.

Une programmation spéciale pour les 20 ans de la salle

Pour ses 20 ans, Selim et son équipe ont préparé une programmation qui devrait faire date. S’il nous faut encore attendre quelques semaines pour en savoir plus, on peut d’ores-et-déjà noter que le 25 avril un hommage sera rendu à Prince avec un concert exceptionnel où plusieurs de ces musiciens seront présents sur la scène du Sonograf. On sait également qu’entre le 15 octobre et le 15 novembre, chaque semaine, un style musical sera à l’honneur : blues, rock, musique latino et musique africaine. Avec à chaque fois des rendez-vous exceptionnels nous promet Selim. On se surprend à attendre l’automne avec une certaine impatience.   


L’année 2026 démarre fort au Pôle Culturel de Sauveterre avec une exposition et deux concerts

Pour sa quinzième édition, le Festival itinérant de la Communauté d’Agglomération Ventoux Comtat Venaissin (CoVe) fera étape dans 5 communes du Comtat : Bédoin, Beaumes-de-Venise, Gigondas, Sarrians et Carpentras avec au programme, un spectacle jeune public ainsi que quatre concerts au tarif unique de 6€.

Ces soirées d’automne sont programmées avec le concours des Passagers du Zinc, ce qui permet de proposer une programmation de qualité, accessible à tous avec des têtes d’affiches mais aussi des artistes émergents. Il y aura notamment Clinton Fearon, l’un des papes du reggae, qui nous présentera son dernier album Jah is Love, accompagné sur scène par le backing-band The Riddim Source. Le concert de Charlie Winston, révélé au public avec l’indémodable Like a hobo, affiche déjà complet. C’est un concert exceptionnel de clôture des soirées d’automne au Cabaret à Carpentras sous le magnifique chapiteau Magic Mirrors.

Le jeune public n’est pas oublié avec un concert du musicien bricolo Nicolas Bras à Bédoin. C’est dans l’église de Beaumes-de-Venise que se produira le quatuor vocal Tant que li siam qui explore des poèmes provençaux. La salle des fêtes de Gigondas accueillera  le ‘Mentalo Tour’ de R.Wan : un spectacle inédit qui célèbre et résume 25 ans passées sur les routes de France et du monde, 3 albums avec Java, 3 albums avec Soviet Suprem, 6 albums solos.

Au programme

Mercredi 12 novembre. 16h. 2 et 4€. Nicolas Bras. Jeune Public. Salle des Fêtes. Bédoin.
Jeudi 13 novembre. 21h. 6€. Quatuor Tant que li siam. Eglise. Beaumes-de-Venise.
Vendredi 14 novembre. 21h. 6€. R.Wan mentalo Tour + Makizar. Salle des fêtes. Gigondas.
Samedi 15 novembre. 21h. 6€. Clinton Fearon+ Fatum Fatras. Salle des Fêtes de Sarrians.
Dimanche 16 novembre. 21h. 6€. Charlie Winston. Chapiteau Le Cabaret. Carpentras.

Du 12 au 16 novembre. Association des deux mains • Les Passagers du Zinc. 6 Avenue Léon Vachet. 13160 Châteaurenard. 04 90 90 27 79.


L’année 2026 démarre fort au Pôle Culturel de Sauveterre avec une exposition et deux concerts

Musique, théâtre, expo, la semaine du lundi 3 au dimanche 9 novembre au Chêne Noir s’annonce riche et variée, sous le signe de la convivialité.

Dès le jeudi 6 novembre, attentive aux artistes locaux, l’équipe du Chêne noir nous propose l’exposition de deux artistes avignonnais, Benjamin Creusot et Guillaume Niemetzky. Le lendemain place au rire avec un vaudeville de Georges Feydeau, ‘Le Dindon’ par la Compagnie Viva, bien connue du public du Festival Off. La venue du quartet du saxophoniste David Murray pour une soirée d’exception le dimanche sera l’apothéose.

‘Hors Champs’, une plongée dans l’ univers passionnants de deux artistes avignonnais

A partir du vendredi 7 novembre et ce jusqu’au 10 avril 2026, nous pourrons découvrir le travail de deux photographes talentueux, Benjamin Creusot & Guillaume Niemetzky, profondément ancrés dans le territoire vauclusien. ‘Hors Champs’, des clichés entre souffle urbain et regards intimes : quand les premiers saisissent l’énergie des rues trépidantes d’un New York contemporain, les seconds nous transportent dans l’univers du spectacle et dans l’intimité des boudoirs.

Du 7 novembre 2025 au 10 avril 2026. Entrée libre. Théâtre du Chêne Noir.

Le Dindon, un classique toujours aussi savoureux mis en scène par Anthony Magnier

Créé en 1896, Le Dindon une des pièces les plus emblématiques de Feydeau est un tourbillon de situations absurdes, de portes qui claquent et de quiproquos amoureux. Au grand dam du séducteur Pontagnac, Lucienne Vatelin ne sera jamais infidèle à son mari… sauf si celui-ci la trompe. Pontagnac va mettre tout en œuvre pour arriver à ses fins. Derrière le rire, Feydeau y déploie toute sa finesse pour dénoncer l’hypocrisie du couple et le jeu des apparences. « Le Dindon est une pièce qui confronte le désir au couple, qui amène sur le champ des possibles de l’aventure amoureuse, de l’infidélité. Tous les personnages en sont là, certains sans aucun scrupule, et d’autres s’interrogeant, tentés, hésitants », s’en explique le metteur en scène Anthony Magnier de la Compagnie Viva. A redécouvrir sans modération  en famille à partir de 12 ans.

Vendredi 7 novembre. 20h. 10 à 27€.

Le dimanche à 18h, direction New York avec le saxophoniste David Murray

Il fait humide, il fait nuit, une pause jazzy auprès du grand maître du saxophone s’impose non pas dans la salle John Coltrane la bien nommée, trop petite pour accueillir ce géant du jazz, mais dans la grande salle Léo Ferré du Théâtre du Chêne Noir. Ce concert co-réalisé avec le club de jazz avignonnais (AJMI) s’annonce exceptionnel car le dernier de la tournée. Le quartet va donner le meilleur d’eux mêmes en présentant leur dernière création Birdly Serenade avec en bonus la venue sur scène de la poétesse Francesca Cinelli, inspiratrice de l’album.

Dimanche 9 novembre. 18h. 10 à 27€. Théâtre du Chêne Noir.

Théâtre du Chêne Noir. 8 bis, rue Sainte-Catherine . Avignon. 04 90 86 74 87 / contact@chenenoir.fr


L’année 2026 démarre fort au Pôle Culturel de Sauveterre avec une exposition et deux concerts

Tout est dit dans l’éditorial du programme de l’AJMI, club de jazz avignonnais dirigé par Antoine de la Roncière récemment nommé : nouvelle direction, nouvelle saison, nouvelle maquette, mais point de reniement du formidable travail fait par l’AJMI depuis bientôt 50 ans. Au contraire, la volonté d’un ancrage dans le territoire avec une envie — et un besoin — d’évoluer vers de nouveaux partenariats aussi bien privés qu’institutionnels, bref des changements dans la continuité. 

Une maquette à l’image d’une programmation haute en couleur

La programmation haute en couleur ne pouvait qu’être présentée par une maquette à son image. La nouvelle identité visuelle confiée à la graphiste Marie Guatti nous invite à un voyage chaleureux et sensuel : couleur et sobriété, horizons nouveaux ou terre ferme, chacun y verra un sillon à creuser ou un chemin de traverse à emprunter. Si l’acronyme de l’AJMI demeure toujours « Association pour le Jazz et la Musique Improvisée », le sous-titre du programme, « Jazz pluriels et musiques de création », invite à dépasser les frontières musicales. 

Pluralité et singularité, la programmation n’en finira pas de nous surprendre 

Si la renommée du saxophoniste David Murray n’est plus à faire, si la clarinette de Yom et les cordes des frères Céccaldi nous ont déjà séduits, il faudra être plus curieux pour découvrir le projet autour des flûtes obliques de la flûtiste Isabelle Couroy, le dispositif franco-américain The Bridge, l’hommage au pianiste américain Don Pullen porté par le trio In Spirit de Betty Hovette ou le solo de la pianiste suisse Sylvie Courvoisier. La salle de l’AJMI nécessitera peut-être une autre configuration pour swinguer avec le pianiste brésilien Leonardo Montana en duo avec le percussionniste Arnaud Dolmen nominé aux Victoires du Jazz 2025. 

Côté local, on retrouvera le nouveau projet soutenu par la Compagnie Naï Nô Production du guitariste Pascal Charrier inspiré par une montagne imaginaire.  Le musicien-compositeur Loïc Génin descendra lui de sa montagne de Sault pour nous proposer MALQA un projet hybride à la croisée de la musique électro et de la poésie arabe sublimée par le oud de Kamilya Jubran.  

Des nouveautés qui nous bousculent avec bonheur 

Le programme sur un semestre nous laisse entrevoir d’autres surprises, d’autres opportunités que ne manquera pas de saisir Antoine de La Rocière, l’AJMI faisant partie de l’AJC, réseau de la diffusion du jazz en France et en Europe. Le lancement de la saison sous le signe de la Norvège dès ce jeudi 18 septembre et une soirée Festouille gratuite sur la Place des Carmes dès ce vendredi 19 septembre est le signe assurément d’un dynamisme réactivé. 

Midi sandwich et tea jazz nous surprendront désormais tout au long de l’année et non pas sur des périodes définies comme avant, des partenariats locaux et même nationaux sont à guetter : il se passera toujours quelque chose à l’AJMI !

Souffler le froid après le chaud, les Norvégiens en ouverture de saison

Pour cette nouvelle saison, l’AJMI célèbre la scène jazz norvégienne, plurielle, jeune et mystérieuse. Le premier concert de rentrée accueille le jeudi 18 septembre à 20h30 le sextet du contrebassiste Ingebrigt Håker Flaten pilier de la scène nordique. Après cette ouverture de saison tonique et audacieuse, le saxophoniste Sol Lena-Schroll et le pianiste Clément Mérienne propose un duo le lendemain 19, à l’heure du déjeuner. On retrouvera la Norvège lors du premier tea-jazz, en novembre, avec le trio T.I.M. 

Parmi les nouveautés, l’Afterwork

Le premier Afterwork aura lieu en janvier 2026 ; Le principe ? Découvrir un groupe local, après le travail, d’où l’horaire de 18h. On écoute, on papote, on partage un verre. En bref, une heure de musique, une heure d’apéro, la première heure à consommer sans modération !

C’est le quartet du saxophoniste Olivier Piot qui inaugurera ce premier Afterwork le 30 janvier. 

En pratique

Adhésion passionné : 20€. Offre un accès à tarif réduit aux concerts et un accès gratuit aux conférences Jazz story et Vinyle social club et aux scènes ouvertes Jam session. Un concert gratuit et surprise sera proposé en seconde partie d’année (fév/juin 2026). L’adhésion passionné donne accès à un tarif préférentiel sur les concerts hors les murs organisés avec l’AJMI au Chêne Noir et à La Garance. 

Adhésion pass : 5€ tarif plein / 2€ tarif étudiant. L’adhésion pass est obligatoire pour assister aux conférences Jazz Story, Vinyl Social Club et aux scènes ouvertes Jam Session

Billetterie

L’adhésion n’est plus obligatoire pour vos venues à l’AJMI sur les concerts de saison. Elle reste cependant nécessaire pour avoir accès aux conférences et scènes ouvertes. 

18€ plein tarif 
14€ tarif adhérents passionnés 
10€ tarif réduit (étudiants, CRR Grand Avignon, intermittents, allocataires RSA et France Travail, personnes en situation de handicap) 
5€ Pass Culture (national & Avignon) et Patch Culture (Avignon Université) 

AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.


L’année 2026 démarre fort au Pôle Culturel de Sauveterre avec une exposition et deux concerts

Pas intra-muros, dans le centre historique d’Avignon, mais au-delà de cette frontière géographique et sociale, au sud des remparts, au coeur des quartiers populaires de Monclar & Champfleury, que les 39 musiciens de l’Orchestre National Avignon-Provence (ONAP) donneront le 1er concert de la saison le vendredi 26 septembre prochain.

« Inclusif et festif », voilà la façon dont Debora Waldman, directrice musicale et cheffe de l’orchestre présente ce premier rendez-vous avec les Avignonnais. Elle qui est née au Brésil, a grandi en Israël, a habité en Argentine, est venue se perfectionner au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, est devenue assistante du chef d’orchestre Kurt Masur à l’Orchestre National de France (à La Maison de la Radio et de la Musique à Paris), avant de prendre la direction de l’ONAP à Avignon en septembre 2020.

Des concerts pour tous

Impliquée dans la transmission, l’accès du plus grand nombre à la culture et à la musique ce langage universel, elle est là quand l’Orchestre Régional Avignon-Provence reçoit, grâce à Roselyne Bachelot alors Ministre de la Culture, le label d’orchestre « national. » Depuis le début de son mandat, plus de 50 000 auditeurs ont assisté à ses concerts et ils ont touché plus de 20 000 personnes qui jusqu’alors n’y allaient jamais, grâce à son implication dans les quartiers, aux associations et aux animateurs sociaux.

Alexis Labat, le directeur général de l’ONAP a d’ailleurs cité ce fameux ‘Requiem’ de Mozart donné fin-juin à l’Opéra d’Avignon en présence de sourds et malentendants. « Une prouesse émouvante, une expérience forte et unique grâce au chant des signes qui a touché un public qui n’était jamais allé à un concert auparavant. »

Les musiciens de l’ONAP étaient à l’affiche des Chorégies d’Orange pour le concert symphonique de Bernard Lavilliers mais aussi pour le ciné-concert ‘Fantasia’. Ils ont aussi joué au Festival de piano créé par René Martin à La Roque d’Anthéron en 1981, à Uzès, aux Baux-de-Provence, au Domaine de Coyeux à Beaumes-de-Venise. En tout, plus de 100 concerts en un an.

Debora Waldman, qui a été en France la 1re femme cheffe d’un orchestre national en région, a recruté une quinzaine de musiciens et musiciennes qui font le lien avec les anciens. Pour la saison prochaine elle a invité de jeunes chefs du monde entier à Avignon, la vénézuelienne Glass Mancano, le turinois Federico Santi, le marocain Omar El Jamali.

Les concerts à venir

« La force de la musique, c’est la diplomatie. C’est le contraire de la politique », dit-elle en souriant. Et elle présente le programme de la saison prochaine, ‘Italia ! De Vivaldi à Fellini’ le 18 octobre, « De la musique baroque, de Sicile, de films de Nino Rota, des grands airs d’opéras » avec l’accordéoniste Théo Ould.

Le compositeur en résidence Fabien Cali proposera une ‘Ode à la nuit’ le 24, union impossible entre ‘Le Prélude et La mort d’Isolde’ de Wagner et ‘La Nuit transfigurée’ de Schoenberg, inventeur du dodécaphonisme. A la mémoire du Génocide Arménien perpétré par la Turquie en 1915, le 29 novembre, la violoncelliste Astrig Siranossian jouera du Kahatchatourian, du Brahms et un ‘Adagio’ du musicien turc Fazil Say.

Au programme également, le 22 janvier ‘Noëmi Waysfeld chante Barbara’, en février ‘La musique des âmes’, en hommage aux 80 ans de la Rafle du Vel d’Hiv avec en récitante Julie Depardieu.. En avril, le 17, Jean-François Zygel proposera une improvisation sur « son » Beethoven à lui. Et le 19 juin, pour clore cette saison 2025-26, la plus grande des symphonies de l’histoire de la musique, la 9ème de Beethoven avec son fameux Hymne à la Joie de Beethoven, hymne de l’Union Européenne, symbole de cette programmation de Debora Waldman qui finira son mandat en 2026 et nous quittera donc avec ce feu d’artifice, ce bouquet final de générosité, de paix et de fraternité.

De son côté, Frédéric Roels, le directeur de l’Opéra Grand Avignon a rappelé les temps forts de la saison qui se profile. ‘DonGiovanni’ de Mozart en octobre prochain avec Armando Noguera dans le rôle-titre, ‘Falstaff’ de Verdi en janvier, ‘Turandot’ en mai et ‘La belle Hélène’ en juin.

« La musique est là pour créer de la valeur humaine », a conclu Debora Waldman.


L’année 2026 démarre fort au Pôle Culturel de Sauveterre avec une exposition et deux concerts

« C’est un honneur pour nous de voir autant de talents se succéder sur notre scène depuis un an et demi », se félicite Grégory Cometti, l’un des trois dirigeants de la salle avec René Kraus et Patrice Fabre. Il est vrai que depuis que ce site — qui avait accueilli pendant les longs et coûteux  travaux de rénovation (24M€), le public de l’Opéra du Grand Avignon — a été racheté par le trio d’associés, ils ont investi 3,4M€ pour agrandir les lieux, les équiper en matériel numérique, son, lumière, régie, climatisation, accès à tous et proposer soit 1650 places debout, soit 1049 assises, avec en prime un parking gratuit et attenant de 400 places.

« Avoir un public aussi divers avec une programmation éclectique est une vraie satisfaction », ajoute-t-il, lui qui a réussi à attirer depuis l’inauguration le 15 février 2024 avec Christophe Willem, Pascal Obispo, Sheila, Chico et les Gypsies, Dany Boon et Paul Mirabel et afficher un fréquentation en hausse constante aussi bien pour des Avignonnais que pour des spectateurs venus de tout le Vaucluse, mais aussi de Montpellier, Nîmes, Nice, Marseille, Aix ou la Drôme.

Au programme de septembre à décembre

Et pour la rentrée cet automne, les dates se succèdent pour les têtes d’affiche. ‘Cloclo’ avec les centaines de choristes de Spectacul’Art dirigé par Vincent Fuchs le 4 octobre, François Feldman le 11, Hugues Aufray le 12, Zaz le 26, mais il reste seulement quelques places VIP en loges comme pour Gad Elmaleh le 8.

En novembre, Jeff Panacloc le 9, Marie-Claude Pietragalla pour une chorégraphie en hommage à Barbara le 18, une soirée J-J Goldman le 21, les Celtic Legends le 30. Et en décembre, le groupe polyphonique corse des Muvrini le 3, Elie Semoun le 4, et la plus célèbre des Avignonnaises, « notre » Mireille Mathieu pour deux récitals avec grand orchestre qui concluront sa tournée mondiale, chez elle, dans la Cité des Papes les 5 & 6. Au programme également d’ici la fin de l’année, Booder dans ‘Ah…l’école !’ le 9 décembre, Vincent Dedienne, ancien chroniqueur chez Yann Barthès dans Quotidien le 11, deux jours de Festival Mondial de la Magie les 13 et 14 et Casse-Noisette de Tchaikovsky le 21.

De beaux projets pour la suite

« Le chemin est encore long, explique Grégory Cometti. Nous sortons à peine de la période de lancement de cette nouvelle scène. Et, même si je ne peux pas encore parler de tout, nous avons signé ferme pour la venue en 2026 de Roberto Alagna, Yannick Noah, Laurent Gerra, Calogero et Garou. Nous maintenons nos efforts pour nous développer, nous améliorer et proposer de beaux spectacles au public qui surprend souvent les artistes par son accueil, tant il est chaleureux et généreux. » L’an prochain, il espère afficher une centaine de dates à Confluence Spectacles qui renforcera sa présence incontournable de scène avec laquelle il faut compter pour le spectacle vivant. Qu’il s’agisse de théâtre, de musique, de chanson, de mime, de danse, de magie ou d’humour, avec des tarifs accessibles au plus grand nombre.  

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Contact : contact@confluencespectacle.fr / 04 86 84 22 04


L’année 2026 démarre fort au Pôle Culturel de Sauveterre avec une exposition et deux concerts

Cet été, les Carrières des Lumières présentent une exposition immersive dévolue au Petit Prince, chef-d’œuvre d’Antoine de Saint Exupéry, grand aviateur, pilote de guerre, résistant, poète, philosophe, reporter, journaliste et écrivain.

Après avoir été présentée à Bordeaux puis à Paris, cette nouvelle création de CulturEspaces transporte le public aux Carrières des lumières dans un univers poétique et intemporel d’un homme fou d’actions. Une relecture en images et musicale du travail d’Antoine de Saint Exupéry rendue possible grâce à l’accord de sa succession, la descendance de ses neveux et nièces. Egalement, la poursuite de la programmation annuelle ‘Monet, créateur de l’impressionnisme’ et ‘Le Douanier Rousseau, au pays des rêves’.

Très cher Antoine de Saint-Exupéry
En 1943, Antoine de Saint Exupéry publie ‘Le Petit Prince’ à New York, illustré de ses aquarelles, pendant la seconde guerre mondiale. L’ouvrage est édité en anglais et en français et ce sont les éditions les plus recherchées pour leur qualité d’exécution, notamment pour le rendu parfait des dessins.

Copyright Vincent Pinson

Ces grands rêveurs qui font des hommes lucides
L’année suivante, le 31 juillet 1944, il s’abîme au-dessus de la mer Méditerranée, à seulement quelques encablures de Marseille, face à l’île de Riou, alors qu’il a décollé de l’aéroport Bastia Poretta. Son bimoteur P-38 Lightning retrouvé en 2000 ainsi que sa gourmette en argent, remontée des eaux par un pêcheur en 1998 seront formellement identifiés. Encore aujourd’hui, on ne connait pas les raisons du violent piqué de l’avion dans la mer méditerranée.

Un voyage dans l’œuvre poétique de Saint Exupéry
Pour l’heure, cette exposition immersive nous convie à (re) découvrir ‘Le Petit Prince’ : les aquarelles et les mots de Saint Exupéry s’épanouissant et volant depuis le sol jusqu’aux faits des murs. Des voix-off françaises nous bercent, donnant vie aux personnages, nous absorbant un peu plus dans ce conte enchanté aux mystérieuses strates d’une conscience qui, finalement, doutait de la nature de l’homme.

Un crash pour un conte
Un conte tiré d’un épisode de l’aviateur lorsqu’il s’était crashé dans le désert de Lybie, le 29 décembre 1935, avec son mécanicien et qu’ils furent secourus quatre jours plus tard, errant en direction de l’Est, retrouvés complètement déshydratés par deux bédouins avant de rallier le Caire. Un récit illustré qu’il confiera également à Silvia Hamilton, journaliste, dont il était amoureux en 1941-42. Il se battait alors pour que les Etats-Unis entrent en guerre.

Copyright Vincent Pinson

Une rose, un renard et un serpent incarnés
La rose capricieuse –Consuelo Suncin Sandoval l’épouse artiste de Saint Exupéry- symbole l’amour, la fragilité, l’envie de vivre même dans les difficultés ; Le renard symbolise le rapport aux autres le besoin de compter sur des appuis solides et sincères ; et l’énigmatique serpent –le rapport à la solitude, même lorsque l’on est très entouré- parlent, nous entraînant de désert en prairie, de planète en planète comme un souffle d’où sont absentes les chaînes du temps et de l’espace. Nous renouons avec notre enfant intérieur passant du chagrin au bonheur, de l’amitié à l’amour, du visible et de l’invisible, de la curiosité à la compassion…

Les carrières de lumières
C’est au cœur de ce monde brut, dans le lieu dit Le Val d’enfer, au creux de ces cavités d’anciennes carrières, fruits de milliers d’années de sédiments compactés aux milles nuances de craie que l’on voyage au frais dans la torpeur de cet été caniculaire.

Le ventre résonnant de la terre
Dans cette excavation, ventre de la terre, sons et images résonnent en nous comme des parois géantes sur des êtres encore lilliputiens. Nimbés de la pensée d’artistes de grand renom qui firent sécession, travaillèrent à la marge, nous contemplons ce qu’ils ont mis au jour, dans de violents et oppressants soubresauts, l’aube d’une société bon gré, mal gré transmutée.

Un endroit magique
La formation de la pierre des Baux atteste de la présence de la mer avec ses nombreux fossiles marins. La Carrière des grands fonds a commencé à être exploitée en 1800, notamment pour la construction de la ville de Fontvieille, et a été fermée en 1935, à l’arrivée sur le marché de la construction du béton et de l’acier plus économiques que l’extraction de la pierre. En 1821 les carriers mettent au jour un minéral rouge à forte teneur en aluminium et permettant l’extraction du gallium: le bauxite du nom des Baux de Provence. Dante y aurait séjourné donnant naissance à sa Divine comédie et Gounod y créa son opéra Mireille. En 1959, Jean Cocteau y tourne son drame expérimental : ‘Le testament d’Orphée’ avec son compagnon Jean Marais, Maria Casarès, François Périer et Edouard Dermit. La transformation des carrières se confirme en 1977 pour y faire la projection de sons et lumières. Culturespaces gère le lieu depuis 2012, dans le cadre d’une délégation de service public.

Donner à voir un autre monde
Les Carrières des Lumières. Les Baux-de-Provence. Une co-production Culturespaces Studio® / Succession Antoine de Saint Exupéry. Direction artistique : Nicolas Charlin / Conception et animation : Spectre Lab / Bande-son : Start-Rec.

Les infos pratiques
Le Petit prince, l’odyssée immersive. Les vendredis soirs et samedis en journée. Monet et le Douanier Rousseau. Les intégrales : La Provence avec Cézanne, L’Europe du Nord avec les peintres hollandais comme de Vermeer à Van Gogh, les orientalistes et les intégrales avec dîner : les 28 août, 13 septembre, 4 et 11 octobre et 27 décembre. Monet et les sortilèges de Ravel avec Julien Libeer les 25 et 26 août, à partir de 19h30. Jours, horaires, tarifs ici. Les carrières de lumières. Route de Maillane aux Baux-de-Provence.


L’année 2026 démarre fort au Pôle Culturel de Sauveterre avec une exposition et deux concerts

Le Green Festival revient pour une 10e édition ces vendredi 4 et samedi 5 juillet au lac de Monteux. Des grands noms de la scène électro seront présents ainsi que des artistes émergents et locaux.

Vous avez sûrement déjà entendu sa chanson Sunset Lover au moins une fois, le DJ et producteur Petit Biscuit sera présent ce week-end en Vaucluse pour fêter les 10 ans du Green Festival. À ses côtés, d’autres grands noms de la scène électro française comme Etienne De Crécy, Joachim Garraud, Fakear, Møme, ou encore Julian Jeweil. Le public retrouvera également les artistes Kiko, Lucye, et Citizen Kain le samedi 5 juillet.

Cette année, ls festivaliers pourront profiter de deux jours de musique. Pour ceux qui ont pris leur place pour le samedi, ils pourront assister gratuitement aux différents sets du vendredi 4 juillet qui regrouperont les artistes émergents Nico Reno & Dvmbo, Laugix, Jos & Yohann, et Daww, lauréat du tremplin Green Festival 2025.

Le Green Festival, un événement ‘green’

Si le festival porte ce nom, ce n’est pas anodin. L’événement se veut en accord avec la nature et prône des valeurs environnementales fortes. Situé au bord du lac de Monteux, le Green Festival veut mêler musique et nature tout en proposant une expérience sensorielle inédite avec des jeux de lumières et des installations visuelles innovantes.

En partenariat avec la Communauté d’Agglomération Les Sorgues du Comtat, AREMACS et Ventoux Compost, le festival souhaite valoriser 100% des déchets. Ainsi, un tri sélectif et un traitement des biodéchets seront assurés sur le site. L’événement encourage aussi la pratique de mobilité douce avec un accès facilité aux transports en commun et l’installation d’un parking vélo sécurisé.

Il est encore temps de réserver sa place sur la billetterie en ligne.
4 et 5 juillet. Lac de Monteux. Monteux.

https://www.echodumardi.com/tag/concerts/   1/1