27 octobre 2026 |

Ecrit par le 27 octobre 2026

Les Passagers du Zinc aiment les Mots

L’association Des Deux mains, ayant pour nom de scène Les Passagers du Zinc (PDZ), fait « taper du pied et bouger la tête » depuis 1999 ! 

Scène de musique actuelle (SMAC), les PDZ ont un cahier des charges bien précis : production, diffusion, formation, répétition, accompagnement des activités artistiques professionnelles, accompagnement des pratiques en amateur. Pourtant, chaque semaine, le  public ne voit que la face émergée du projet artistique : les concerts.

Dans la saison, les PDZ programment souvent plus d’une fois par semaine des concerts de musiques actuelles dans leur acception la plus large et dans toute leur diversité : rap, musiques électroniques, pop, rock, jazz, musiques traditionnelles, musiques du monde etc. En 2026, la chanson française (élargie à la chanson francophone) est à l’honneur et occupe près de 20% de la programmation si on enlève le rap, très présent aussi, mais qui est désormais une esthétique à part entière. Forts de 70 bénévoles dont un tiers habitant à Châteaurenard (lieux de leurs deux salles de spectacles l’Etoile et la Rotonde) et d’une équipe de sept salariés la programmation se fait dans la recherche perpétuelle des nouveaux talents, des nouveaux projets et en concertation avec l’équipe.

La chanson française, c’est toute une histoire

On peut dire que depuis le XIXe siècle, la chanson française allie à la fois un divertissement populaire et une recherche esthétique. A ce titre, elle reflète les transformations sociales du pays : résistance, amour, nostalgie, bluettes et revendique l’importance du texte, de la mélodie expressive et l’authenticité émotionnelle. Depuis plus de vingt ans, les PDZ nous embarquent dans cet univers poétique, populaire et exigeant et recréent à leur manière que ce soit dans la salle de l’Etoile ou celle de la Rotonde une  convivialité inter-générationnelle qui n’a rien à envier aux zéniths et consorts. Nouvelles voix, nouveaux styles, nouveaux sons, nouveaux thèmes,  rien ne leur échappe pour construire une programmation qui touchera au coeur le public.

Stephan Eicher, FFF, La Maison Tellier, Didier Super, Mathieu Boogaerts, Alexis HK… Une programmation populaire et exigeante

Quand on demande à un de ses responsables, François Mouffaki, qu’est-ce qui guide sa programmation de chansons françaises et francophones,  il répond sans hésiter : les Mots, le Verbe, la Plume…. Etonnant non pour une salle de spectacle ?  Et il ajoute aussitôt , la fidélité…qui fonctionne dans les deux sens. Fidélité aux PDZ de la part d’artistes qui viennent volontiers « s’essayer » avant une tournée. C’est le cas d’Alexis HK, Didier Super ou Mathieu Boogaerts qui n’hésitent pas à se produire en solo un dimanche après-midi à Aubignan ou Beaumes-de-Venise dans le cadre des Soirées d’Automne de la CoVe. Fidélité aux têtes d’affiche depuis bientôt 20 ans mais qui ne cessent pour autant de se renouveler  et qui nécessitent un partenariat permettant une jauge plus grande. Ça sera l’Opéra Grand Avignon pour Stephan Eicher en octobre, et la chanteuse Camille en mars. La saison a bien débuté avec le limogeois Gauvain Sers suivi des Wampas dignes représentants du rock alternatif. FFF, un des meilleurs groupes live français sera présent pour Halloween suivi des fidèles de la Maison Tellier et c’est la jeunesse rafraîchissante de  Pakalo qui conclura ce dernier trimestre. En 2027, Bénébar et Charlély Couture seront également du prochain embarquement. 

Les Soirées d’Automne de la Communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin (CoVe)

Pendant 5 jours, du mardi 10 au dimanche 15 novembre, spectacles et concerts vont faire étape à Venasque, La Roque-sur-Pernes, Beaumes-de-Venise, Mazan et Aubignan. La direction artistique est assurée par les PDZ en étroite collaboration avec le service culture de la COVE. Cette programmation automnale se veut pour tous à un tarif unique de 6€.

Au programme : Walid Ben Selim à Vénasque, Didier Super à Beaumes-de-Venise, Java et Winston McAnuff à Mazan, Alexis HK et Mathieu Boogaerts à Aubignon et un concert jeune public à La Roque sur Pernes. 

Association des Deux Mains. Les Passagers du Zinc. 6 avenue Léon Vachet. Châteaurenard. Salle de l’Etoile et La Rotonde à Châteaurenard. 04 90 90 27 79 / contact@lespassagersduzinc.com    


Château de Lourmarin : plusieurs récitals de piano vont rythmer le mois d’août

Dans le cadre de la 28e édition du Festival des Musiques d’Été du Château de Lourmarin, qui a débuté le 11 juillet et qui s’achèvera le 10 octobre prochain, de nombreux spectacles sont prévus au mois d’août.

Après une soirée jazz traditionnel sur la terrasse du Château avec les Happy Six Warmers le 1er août dernier, le mois se poursuit avec de nombreux récitals de piano, mais aussi un duo violon-piano. Comme chaque année, c’est un été bien rempli que propose la Fondation Laurent-Vibert, en charge de l’entretien et de la gestion du Château et de ses collections depuis maintenant 100 ans, avec la 28e édition du Festival des Musiques d’Été.

Le programme du mois d’août

Les grands compositeurs et musiciens, comme Bach, Chopin, Ravel, ou encore Mozart, seront à l’honneur tout le mois avec de nombreux récitals de piano, à commencer par ce jeudi 6 août avec le pianiste tchèque Matouš Zukal. Place ensuite à Célia Oneto Bensaid le lundi 10 et à Gaspard Tomas le jeudi 13. Le lundi 17, ce dernier sera accompagné d’Elise Bertrand pour un duo piano-violon qui rendra hommage aux compositeurs. Deux autres récitals de piano clôtureront le mois : Karen Kuronuma le jeudi 20 et Ingmar Lazar le lundi 24.

Et ensuite ?

Le festival se poursuivra jusqu’en octobre avec quatre dates en septembre. Une projection des films d’Albert Kahn mis en musique par Laurent Garnier le vendredi 4, un récital de piano proposé par Duru Erdoğan le samedi 12, un duo violoncelle-piano composé de Duru Erdoğan et de Shicong Li le samedi 19, et d’un nouveau récital de piano de John Gade le samedi 26. Le Festival des Musiques d’Été s’achèvera le samedi 10 octobre avec un concert du trio Clara, musiciennes en résidence au Château de Lourmarin.

Informations pratiques

Tous les spectacles débutent à 21h, sauf celui du 26 septembre qui est fixé à 18h. L’ouverture des portes se fait une heure avant. Le tarif est de 30€, sauf pour les adhérents qui ne payent que 23€ et les -25ans pour qui la place est à 12€.
Pour accéder au programme détaillé et à la billetterie, cliquer ici.


Le jazz dans tous ses états du 28 juillet au 2 août par Jazz Avignon Musics

Pendant quatre jours on va parler jazz, entendre du jazz, lire du jazz et voir du jazz.

Avignon n’en finit pas de vibrer : après le théâtre, place à la musique. En devenant Jazz Avignon Musics (JAM), l’association Avignon Jazz Festival avait souhaité faire vivre le jazz toute l’année : pari tenu avec le très beau concert d’Henri Texier dans les vignes de Tavel en juillet, la reconduction du tremplin jazz européen, la programmation de quatre jours autour du jazz cette semaine et plein de surprises à la rentrée. Avec cette édition, Jazz Avignon Musics affirme plus que jamais son ambition de proposer une expérience culturelle complète, un véritable parcours artistique qui se poursuivra toute l’année. 

Un rendez-vous attendu par les Avignonnais and co

Du 28 juillet au 2 août 2026, Jazz Avignon Musics (JAM) investit le Cloître des Carmes et plusieurs lieux emblématiques d’Avignon pour une édition où le jazz dialogue avec la photographie, la peinture et la littérature Une programmation éclectique, ouverte à tous les publics et fidèle aux valeurs du festival : découverte, partage et excellence artistique. Des têtes d’affiche certes, mais aussi des invitations à la découverte de talents émergents. 

Quatre concerts en soirée 

Le festival s’ouvre sur le traditionnel concert gratuit au square Perdiguier. C’est le groupe Naft (quatre cuivres, deux batteurs) , phénomène belge de tech house instrumentale, qui fait le pari de rassembler tous les amoureux et curieux d’une musique sans frontière, entre acoustique et électronique, à l’énergie irrésistible. Puis viendra le Tremplin jazz européen qui aura lieu sur une seule soirée mais qui présentera trois groupes émergents, représentant  les nouvelles générations du jazz européen. Ce rendez-vous est très attendu par le public qui décerne le prix du public tandis que le jury professionnel choisira le groupe qui se produira en première partie l’année prochaine Le public retrouvera ensuite Célia Kameni, dont le premier EP Meduse, salué par la critique, révèle un univers singulier à la croisée de la soul, de la folk et de la pop. Une artiste dont les chansons explorent avec sensibilité les émotions et les récits qui façonnent notre humanité. La dernière soirée recevra Kareen Guiock Thuram qui rendra hommage à l’immense Nina Simone dans un concert à la fois intime, élégant et puissant. Accompagnée de ses musiciens, elle revisite les plus grands classiques de cette artiste légendaire en y apportant sa propre sensibilité. 

Deux expositions au Cloître des Carmes

Durant toute la durée du festival, le Cloître des Carmes présentera une sélection de clichés du photographe Patrick Martineau — bien connu des Avignonnais et de toutes les scènes jazz du Sud — mettant en lumière la force du spectacle vivant et la magie de l’instant. La peintre Sorriso exposera également plusieurs de ses œuvres, dont une création originale réalisée spécialement pour Jazz Avignon Musics, témoignant du dialogue entre les arts plastiques et la musique.

« Littérature et musiques actuelles : rencontres et croisements », une conférence de Pascal Bussy

Cette rencontre explorera les liens étroits entre littérature et musique, en s’interrogeant sur la possibilité d’une écriture, capable de traduire le swing, le groove ou encore l’énergie du rock.

‘Plus de trente ans de jazz en images’ à Ceccano jusqu’au 11 septembre

La Bibliothèque Ceccano accueille également, depuis le 2 juillet et jusqu’au 11 septembre, l’exposition photographique ‘Plus de 30 ans de jazz en images’. Réalisée par les photographes  bénévoles de Jazz Avignon Musics, cette rétrospective retrace plus de trois décennies d’histoire du festival à travers une sélection de clichés emblématiques. Un hommage à celles et ceux qui, année après année, font vivre le jazz à Avignon.

Les rendez-vous de la semaine

Mardi 28 juillet. 21h. Concert gratuit de NAFT. Square Agricol Perdiguier.

Jeudi 30 juillet. 11h. Conférence de Pascal Bussy.Littérature et musiques actuelles : rencontres et croisements. Bibliothèque Ceccano.

Vendredi 31 juillet. Finale du Tremplin Jazz Européen. Cloître des Carmes.

Samedi 1er août. 20h30.Concert de Célia Kameni. En première partie les gagnants du Tremplin Jazz Européen 2025.

Dimanche 2 août. 20h30. Concert de Kareen Guiock Thuram. Hommage à Nina Simone. En première partie les gagnants du Concours Jazz 70 2025.

Jazz Avignon Musics. Concerts des 31, 1er et 2 Août. 27 à 32€. Du 28 juillet au 2 août. Cloître des Carmes. Place des Carmes. Avignon.


Le Positiv Festival figure parmi les festivals les plus appréciés au monde

Chaque année, DJ Magazine, spécialisé dans la musique électronique, dévoile son Top 100 des festivals les plus plébiscités par ses lecteurs dans le monde. Le Positiv Festival, qui se tient chaque été à Orange, figure dans le classement 2026.

Macklemore, Fatal Bazooka, ou encore Kool and the Gang sont programmés par l’équipe du Positiv cet été au Théâtre antique d’Orange. Ces dernières années, la marque Positiv a pris beaucoup d’ampleur, notamment grâce à la venue d’artistes de renom comme Will Smith qui n’avait pas fait de scène depuis plus de 20 ans, les légendes du métal Dream Theater, Sting, Deep Purple, et bien d’autres.

« On souhaite proposer d’autres styles de musique, en plus de la programmation électronique d’août, pour toucher un public plus large », avait dévoilé Julien Gaona, directeur du Positif Festival, à L’Echo du Mardi en 2023. Pari réussi puisque c’est grâce à cette programmation pointue et éclectique que le festival s’est hissé une fois de plus au Top 100 Festivals 2026 du DJ Mag. Cette année, il figure à la 44e place, gagnant 21 places par rapport à l’année dernière, et s’affichant parmi les plus grands : Tomorrowland, Lollapalooza, Coachella et bien d’autres. « Une belle reconnaissance pour notre structure qui ne cesse de se réinventer et de proposer toujours plus d’immersion à notre public à travers notre territoire et bientôt à l’international », affirme Julien Gaona.

Le Positiv en 2026

Cette année, tout le mois d’août sera rythmé par des concerts proposés par Positiv. Le groupe Kool & The Gang lancera les hostilités le samedi 1er août devant la célèbre statue d’Auguste, suivi d’une soirée qui n’était initialement pas prévue le vendredi 7 août réunissant Fatal Bazooka, K. Maro, PZK, Big Ali et Téo Lavabo. Le samedi 22 août, ce sera au tour d’Apashe, Mosimann, Perceval, et Mr Tout le Monde d’investir la scène du Théâtre antique. Enfin, le mois terminera en beauté à Orange le samedi 29 août avec Macklemore, artiste majeur de la scène hip-hop internationale.

Ce mois d’août sera aussi marqué par le Positiv Electronic Festival qui se tiendra les vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16. De nombreux artistes se succèderont sur scène comme le créateur du festive Nicolas Cuer, Boris Brejcha, Charlotte de Witte, Biianco, Fisher, ou encore Marten Lou. En clair, c’est un bel été qui attend les fans de musique à Orange !

Positiv Festival. Billetterie en ligne. Théâtre antique d’Orange. Rue Madeleine Roch. Orange.


Jazz Avignon Musics, ex-Tremplin Jazz, prend son envol dès le 31 juillet

Nouveau nom, nouveau logo, nouveaux partenariats, ancré toute l’année sur le territoire, le désormais JAM, Jazz Avignon Musics, a présenté ses nouveaux projets, sa très prochaine programmation et surtout son envie de conquérir de nouveaux publics.

En devenant Jazz Avignon Musics (JAM), l’association Avignon Jazz Festival souhaite faire vivre le jazz toute l’année, développer de nouveaux partenariats et proposer des formes de rencontre élargies avec les publics. C’est une évolution importante qui est marquée par un projet associatif dynamique, fidèle à l’esprit de partage et de créativité. 

Des partenariats et des lieux variés 

De nombreux partenariats ont marqué cette saison : avec le club de jazz avignonnais (AJMI) en produisant l’Antillaise Sélène Saint-Aimé, dans le cadre du Printemps des poètes en invitant  la pianiste Perrine Mansuy pour un projet autour de Patty Smith puis la grande chanteuse China Moses à la salle Benoit XII.

Les prochains rendez-vous hors les murs

Fort du succès de 2025, le Domaine Dauvergne Ranvier nous ouvre encore ses portes à Tavel, le 17 juillet en soirée pour accueillir le quintet du contrebassiste Henri Texier. Le 25 juillet, c’est dans le square Perdiguier d’Avignon que nous retrouverons Naft, une formation belge explosive, 2 saxophones basse et baryton pour un électro jazz en entrée libre. La bibliothèque Ceccano recevra dès le 2 juillet une exposition retraçant l’histoire d’Avignon Jazz Festival désormais JAM et une conférence le 30 juillet de Pascal Bussy, ‘littérature et musiques actuelles’, montrant les relations entre d’une part, la poésie, le roman et le théâtre, et d’autre part le jazz, le rock et les musiques urbaines. On peut déjà annoncer un midi sandwich toujours à la Bibliothèque Ceccano le 11 septembre avec le contrebassiste Pierre-François Maurin et l’accordéoniste Guylaine Léori. En octobre un partenariat avec l’AJMI et la Scierie est déjà prévu avec le saxophoniste américian James Brandon Lewis.

Le désormais Jazz Avignon Musics (ex-Tremplin Jazz) aura lieu du 31 juillet au 2 Août

Le Tremplin Jazz Européen ouvrira le festival le vendredi 31 juillet avec trois groupes dans le lieu mythique du Cloître des Carmes : le sextet français Who parked the car, le quintet italien du pianiste Federico Nutti et le quartet espagnol du trompettiste Gregori Hollis. Ils ont été retenus parmi 120 candidatures. Traditionnellement, le gagnant obtenait un enregistrement au fameux studio La Buissone. Désormais les musiciens émergents sont plus en quête de visibilité sur les scènes et souhaitent être plus souvent programmés. Le gagnant fera donc la première partie du Nîmes Métropole Jazz Festival et le prochain JAM 2027. La soirée du samedi soir recevra le groupe de la saxophoniste Ornelle Noulet, lauréat du Tremplin 2025 puis la chanteuse Celia Kemani, lauréate de la Victoire du Jazz 2025. Le dimanche soir, le trio singulier électro jazz – clavier, vibraphone et batterie – Odeza, lauréat du Nîmes Jazz Festival 2025 ouvrira la soirée avant la chanteuse Kareen Guiock-Thuram, reconnue dès son premier album qui était un hommage à Nina Simone. 

Jazz Avignon Musics. Siège social. 20 avenue Monclar. Avignon. jazzavignon@gmail.com


Musicales du Luberon : 2026 sera l’année d’un ‘Nouveau Monde’ et d’un horizon et d’un public toujours plus larges

C’est ce qu’a dit en introduction l’un des deux coprésidents des Musicales du Luberon, Patrick Canac, l’autre Laure Kaltenbach étant retenue à Paris. « Nous espérons que l’espoir revive et invente un monde entre rêve et renaissance. Plus qu’une destination, un ailleurs imaginaire, mystérieux et onirique. Ce festival s’étirera du 24 mai au 27 juillet mais n’oublions pas que les Musicales se déroulent tout au long de l’année, sur quatre saisons et que le nombre de sites concernés est désormais de sept : Apt, Lacoste, Les Taillades, Ménerbes, Bonnieux, Beaumes-de-Venise et Bédoin. »

Coup d’envoi ce dimanche 24 mai, avec ‘Abracadabra, le piano magique’ de Béatrice Berrut, un concerto de Liszt et le fameux ‘Adagietto’ de la 5e Symphonie de Mahler, devenu un tube depuis ‘Mort à Venise’ porté à l’écran par Luchino Visconti. Mais aussi ‘La danse macabre’ de ‘L’apprenti sorcier’ de Paul Dukas. 18h Eglise Saint-Luc à Ménerbes.

Le 6 juin, au SCAD de Lacoste, un duo Marina Viotti – Théo Oul. Une mezzo-soprano et un accordéoniste qui mêleront des partitions de Francis Poulenc, Reynaldo Hahn, mais aussi des chansons de Barbara, Brel, Nougaro et Ferré. Elle est franco-suisse et Victoire de la Musqiue Classique en 2023, lui a grandi à Marseille et fréquenté le Conservatoire Pierre Barbizet et prouve que l’accordéon n’est pas réservé aux bals musette. Le 27 juin, au Domaine de Coyeux, pour changer de ‘Vissi d’arte’, ‘Je veux vivre d’amour’ avec les grands airs d’opéras de Bellini, Mozart, Gounod et Smetana avec le duo Lada Bockova (soprano) et Daniel Kfelir (baryton) à 20h 30.

Le 11 juillet, hommage à Debora Waldman, fidèle depuis 6 ans aux Musicales, aux Taillades à 21h 30, avec la Symphonie ‘Ecossaise’ de Mendelssohn et l’un des concerti pour violon de Brahms interprété par Eva Zavaro. Selon le grand interprète Ivry Gitlis, « elle joue avec le cœur. »

Un concert novateur ‘Musiques en bleu’, le 17 juillet au Théâtre de la Fondation Blachère à Bonnieux à quatre mains, avec les pianistes Maha Zahid et Bruno Fontaine. Des improvisations sur ‘Rapsody in blue’ de Gerschwin bien sûr, mais aussi des partitions de Debussy Fauré, Smetana. Et comme Jean-Paul Blachère était viscéralement attaché à l’Afrique, des musiques de compositeurs nés sur ce continent seront jouées, celles d’Aya Bankole, Nabil Benabdeljalli et Fred Onovwerosuoke.

A Bédoin le 18 juillet, place aux ‘Grands quintettes pour piano et cordes’ avec le Trio Karenine, renfrocé par la violoniste Alexandra Soumm et l’altiste Manuel Vioque-Judde pour deux oeuvre, une de Dvorak l’autre de Franck.

‘Un vent d’est’ soufflera sur le Domaine de la Citadelle à Ménerbes le lendemain avec le même Trio Karenine qui interprètera des oeuvres de Rimsky-Korsakov, Tchaikovsky, Dvorak et du pianiste Jean-Claude Pennetier.

Changement de climat le 22 juillet, ‘Viva les suds, viva Espana’ avec tous les standards de Falla, Granados, Ravel, Fauré, Sarasat à Ménerbes (19h) avec la pianiste Laura Cholé et la pianiste Elise Bertrand qui proposera l’une de ses compositions. Elle a aussi été distinguée comme Révélation soliste lors des Victoires de la Musique 2024.

Le 27 juillet, les Musicales du Luberon vous invitent à ‘Une soirée chez les Schumann’, aux Taillades avec Julie Depardieu qui liera des journaux intimes de Clara et Robert Schumann, la mezzo Delphine Haidan et le pianiste Jean-Frédéric Neuburger qui interprèteront leurs oeuvres.

Dès septembre débutera le Festival d’Automne avec tour à tour, le pianiste Geoffroy Couteau le 11 septembre à Bonnieux, ‘Un humour de Prouste’ avec Denis Podalydès et Jen-Philippe Collard le 3 octobre à Apt, ‘Le voyage d’hiver’ de Schubert le 10 octobre.

Des conférences et causeries sont également prévues le 12 juin avec Raymond Duffaud et le 3 octobre avec la cheffe de l’Orchestre National Avignon-Provence, Debora Waldmann sur ‘Aïda’.

La cheffe d’orchestre Debora Waldmann entourée de Victorine et Patrick Canac. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Depuis 1989 qu’existent Les Musicales du Luberon, ont été invités notamment James Bowman, Philippe Jaroussky, Patricia Petibon, Didier Lockwood, Dame Felicity Lott, Laurence Equilbey, Jean-Claude Malgoire, Nicolas Angelich, Cyprien Katsaris, Jean-François Zygel et Cyril Diederich qui était là au début de l’aventure humaine et artistique de ces Musicales. 


Plus de 140 dates pour Orange en fête cet été, entre les Chorégies, Véronique Sanson, Kendji Girac et Julien Doré

La Ville d’Orange dévoile sa programmation pour la belle saison, qui commencera le 1er mai. Festivals, concerts et gastronomie sont prévus.

La saison 2026 débutera dès le 1er mai avec L’Odyssée sonore, expérience immersive multi-sensorielle sur l’histoire deux fois millénaire du Théâtre Antique, une douzaine de soirées sont prévues. Candlelight, entre le 15 mai et le 13 juin, moments éclairés par des milliers de bougies avec les musiques du compositeur Hans Zimmer (Dune, Wonder Woman, Gladiator).

Suivront la Fête de la Famille (9 mai), le Conservatoire en Fête (29 mai), la Java du cochon (fin-mai-1er juin). Vincent Fuchs et les 2 000 choristes de Spectacul’Art seront les 5 et 6 juin au Théâtre Antique pour chanter les tubes de Michel Berger. Le concert de la Musique de l’Air et de l’Espace de la Base Aérienne 115 est programmé le 12 juin. Le 21 juin, la Fête de la Musique avec une soirée spéciale retransmise en direct du Théâtre antique sur France-TV qui attire entre 2,5 et 3 millions de téléspectateurs chaque année.

Entre le 25 et le 28 juin, Jazz Orange Festival sur la Place Clémenceau où viendront chanter le 3 juillet la Vauclusienne Michèle Torr et le 10 François Valéry. Le 27 juin au Théâtre Antique, Black Legend avec le Harlem Gospel Choir qui interprètera les chansons légendaires du label Motown créé par Quincey Jones et rejoint par Stevie Wonder, Diana Ross et les Supremes ou Marvin Gaye.

Samedi 4 juillet, ouverture des Chorégies avec La Traviata de Verdi mais en mise en espace — économies obligent — dirigée par Paolo Arrivabeni et avec dans le rôle-titre Nadine Sierra. Suivra l’iconoclaste Philippe Katerine le 7 juillet, puis le ballet Cendrillon le 13, le concert cinéma du violoniste Renaud Capuçon le 18 juillet avec les partitions mythiques du Parrain, Rabbi Jacob, Out of Africa, Cinema Paradiso, Les choses de la vie.

À l’affiche du Théâtre Antique aussi le 23 juillet, Génération Céline en hommage à l’icône canadienne, le lendemain, le gitan Kendji Girac, le dimanche 26, Véronique Sanson et enfin, la tournée de la Star Academy le 28 juillet. 

Août commencera fort avec Kool & the Gang, le groupe pop-rock-disco, le 1er, puis combats de MMA retransmis dans plus de 150 pays (les 7 et 8 août), Rock Fest (les 8 et 9), le Positiv Festival (14-16), le rappeur américain Macklemore (le 29) et enfin le Gardois Julien Doré le 5 septembre.

L’été dernier, Orange, son Théâtre Antique, ses places et ses jardins publics avaient accueilli 270 000 spectateurs. En 2026, on en escompte 300 000 avec cette programmation riche, éclectique, pour tous les âges et tous les publics.


L’année 2026 démarre fort au Pôle Culturel de Sauveterre avec une exposition et deux concerts

L’exposition Déclic-image

Dès le 7 janvier, les amateurs-photographes de Déclic-Image vont accrocher leurs « coups de cœur. » Il s’agit d’apporter du rêve et susciter des émotions. L’exposition se poursuivra jusqu’au 17 janvier. Vernissage le jeudi 8 janvier à 18h30.

Une sortie de résidence de la chanteuse et comédienne Elsa Gelly

L’artiste Elsa Gelly (chanteuse, interprète et comédienne) crée depuis une vingtaine d’années des spectacles originaux. Elle joue en solo « La Femme à Voix Nue », en duo « Traversée » et avec le groupe vocal Les Grandes Gueules. L’artiste Elsa Gelly peaufine lors de cette résidence artistique qui se déroulera du 5 au 9 janvier son dernier spectacle

Sortie de résidence en entrée libre. Vendredi 9 janvier. 19h. 

Trio Swing Brassens en concert

Le trio Le bon maître (nous le pardonne) explore la richesse musicale des chansons de Brassens avec des interprétations aux sonorités jazz, swing, blues, country, etc., en allant des titres les plus connus jusqu’aux rares et inédits. Le groupe se compose de Denis Ruelland (chant et guitare), Jaco (guitare) et Gérard Vial (contrebasse).

Dimanche 11 janvier. 17h. 12 à 22€. Durée 2h. Pôle Culturel Jean Ferrat.157 rue des écoles et du stade. Sauveterre. 04 66 33 20 12.


Comment le Sonograf au Thor est devenu une institution du blues et du rock 

En 2026, le Sonograf, la scène dédiée au blues, au rock et aux musiques du monde, installée au Thor, fêtera ses 20 ans d’existence. Fidèle à ses ambitions initiales, cette salle s’est imposée comme une scène incontournable dont la renommée dépasse largement aujourd’hui le cadre régional. Retour sur l’histoire atypique de cette salle vauclusienne.

Le Grenier à Sons, Les Passagers du Zinc, l’AJMI, la Gare de Coustellet, l’Akwaba… les salles culturelles et alternatives sont nombreuses sur le territoire, et chacune porte fièrement sa personnalité et ses spécificités. Quant au Sonograf, la petite dernière, née en 2006, elle tire son origine d’une association culturelle, « Pose ton art », et à un concours de circonstance peu banal.  

L’idée d’en faire aussi un espace de diffusion et de représentation s’imposa rapidement

Ladite association était à l’époque à la recherche d’un lieu pour y regrouper sur un même toit toutes ses activités. Elle tombe alors un peu par hasard sur un local à louer dans la zone artisanale de la Cigalière au Thor. L’affaire fut vite conclue. Ce lieu offrait de nombreuses possibilités et l’idée d’en faire aussi un espace de diffusion et de représentation s’imposa rapidement. Un lieu inspirant en quelque sorte. C’est ainsi que naquit en 2006 le Sonograf (un nom choisi après une consultation des bénévoles et des membres du CA de l’association).

Ne voulant pas empiéter sur la programmation des « salles amies », le jeune Sonograf fait alors le pari de se la jouer jazz. Mais jazz standard, entendez par là le genre Duke Ellington et Louis Armstrong, laissant à l’AJMI d’Avignon les autres formes de jazz. Mais la partition choisie ne fût pas la bonne. Le succès n’était pas au rendez-vous. Le pari était osé et risqué, en particulier en zone rurale, reconnaît Selim Chkelit, le président de l’association de l’époque et aujourd’hui à la tête de celle du Sonograf. Il fallut attendre 2009, pour que cette salle trouve sa vraie vocation musicale. Et cela de manière un peu fortuite. À cette époque, le blues et le rock avaient sur Avignon et ses alentours deux têtes de pont : une salle, le Rouge Gorge (place de la Mirande) qui programmait du blues deux fois par mois, et une émission de radio hebdomadaire sur France Bleu (aujourd’hui ICI). Les amateurs étaient aux anges.  

Le Sonograf se retrouve ainsi le seul en scène

Animée par Jeff, l’émission de radio fût remise en question avec l’arrivée d’une nouvelle directrice. Refusant de voir disparaître son émission, l’animateur mobilisa de nombreux musiciens pour organiser un concert de soutien avec signature d’une pétition à la clé. Si les artistes répondirent présents, trouver une salle s’avéra beaucoup plus compliqué. Les responsables des endroits pressentis ne voulaient pas prendre le risque de se fâcher avec la radio qui fait de la promotion des évènements du territoire un crédo. N’ayant pas grand-chose à perdre, le Sonograf accepta d’accueillir le concert et ses centaines de spectateurs.  La salle avait trouvé sa vocation et son public.  Autre tourment de l’histoire, quelques mois plus tard, Le Rouge Gorge tire sa révérence.  Plus de salle et plus d’émission, le blues était orphelin ou presque. Le Sonograf se retrouve ainsi le seul en scène. 20 ans ont passé, la salle du Thor est restée fidèle à ses valeurs et en particulier sa mission d’éducation populaire. En 20 ans, elle a organisé plus de 900 concerts et 600 soirées récréatives et accueilli 154 000 spectateurs. Une belle performance pour une salle dont la capacité n’est que de 200 places.

« Oui, on est aujourd’hui un peu un lieu de résistance, mais on reste dans le mouvement contemporain. »

Selim Chkelit

Face aux déferlantes musicales actuelles boostées à coup d’auto-tune et d’IA, le Sonograf fait un peu figure de lieu de résistance. « Oui, on est aujourd’hui un peu un lieu de résistance mais on reste dans le mouvement contemporain », ajoute Selim Chkelit, le président et programmateur de la salle. « Il est difficile aujourd’hui de rester dans des cases et ne pas voir les évolutions musicales en cours et ne pas en tenir compte » ajoute-t-il. Le Sonograf reçoit de nombreux artistes qui sont à la croisée de différents genres musicaux. Un exemple : le 17 janvier prochain, la scène du Thor recevra Lord Bishop, un groupe qui se revendique du genre « Métal Blues. » Fallait oser. « On n’est pas dans une frange grand public, j’en ai conscience, mais nous avons toute notre place et notre public », ajoute Selim.   

En 20 ans d’existence, les souvenirs sont évidemment nombreux et pour quelque uns très forts : comme la venue de la chanteuse américaine Sista Monica Parker, le guitariste Titi Robin, le bluesman Otis Taylor ou dans un autre genre le chanteur Dick Annegarn, un ami proche de Selim Chkelit. Sans oublier les chouchous comme Dr Feelgood, qui en 20 ans sont venus 11 fois au Sonograf. Indémodable. Les amateurs de blues pourront également se souvenir de la venue de la chanteuse américaine Sari Schorr, dont une partie du cachet a été réglée par un des bénévoles de l’association. Sans cet apport, le public du Sonograf n’aurait pas pu voir cette célébrité de la scène mondiale du blues.  

Un modèle économique atypique 

Le Sonograf est une association loi 1901, qui fonctionne uniquement avec des bénévoles (une cinquantaine) et trois contrats en alternance. C’est ce modèle économique qui permet à cette salle de proposer autant de concerts pour un budget annuel assez limité (250 K€) et un niveau de subventions publiques relativement modeste (25%). Si la vente de billets constitue l’essentiel des revenus, la salle escompte aussi sur les dons de particuliers ou d’entreprises. La salle vient d’ailleurs de lancer, comme chaque année à pareille date, sa campagne de don.

Une programmation spéciale pour les 20 ans de la salle

Pour ses 20 ans, Selim et son équipe ont préparé une programmation qui devrait faire date. S’il nous faut encore attendre quelques semaines pour en savoir plus, on peut d’ores-et-déjà noter que le 25 avril un hommage sera rendu à Prince avec un concert exceptionnel où plusieurs de ces musiciens seront présents sur la scène du Sonograf. On sait également qu’entre le 15 octobre et le 15 novembre, chaque semaine, un style musical sera à l’honneur : blues, rock, musique latino et musique africaine. Avec à chaque fois des rendez-vous exceptionnels nous promet Selim. On se surprend à attendre l’automne avec une certaine impatience.   

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