Rencontre avec le conférencier Guillaume Gourgues au Fenouil à Vapeur
En cette période électorale, le café-librairie Youpi !, le Café Citoyen et le Fenouil à Vapeur proposent d’explorer les idées « municipalistes » ou « communalistes » — sujets en lien avec la campagne des élections municipales à Avignon — en invitant le Maître conférencier en science politique Guillaume Gourgues.
Le municipalisme ? Kesako ? L’approche des élections municipales de mars 2026, en France, pose une question simple qui agite les forces politiques de gauche dans de nombreux pays du monde : en quoi la conquête du pouvoir municipal peut être le point de départ d’une bascule politique plus large ? Longtemps marginalisées dans les stratégies politiques de gauche, les idées « municipalistes » ou « communalistes » connaissent aujourd’hui un regain d’intérêtévident, incarné par de nombreuses expériences, des mairies indignées espagnoles aux communalismes du Chiapas et du Rojava. En France, la forme même de la décentralisation et l’histoire des stratégies « locales » de la gauche française posent des dilemmes spécifiques : jusqu’où assumer une radicalité politique locale, notamment en matière de démocratie ?
Un débat citoyen
Conquérir le pouvoir municipal pour changer le monde ? Actualités et débats du « municipalisme ». Que faire des institutions intercommunales ? Risque-t-on de lâcher la proie du pouvoir national pour l’ombre du pouvoir municipal ? Le but de cette soirée est d’ouvrir une discussion sur ces sujets en lien avec la campagne des élections municipales à Avignon. Les candidats qui s’intéressent à la question seront également les bienvenus !
Mercredi 25 février. De 19h30 à 21h. Entrée libre et gratuite ouverte à tous. Accueil soupe dès 19h30. Fenouil à vapeur. 145 Rue Carreterie. Avignon.
Rencontre avec le conférencier Guillaume Gourgues au Fenouil à Vapeur
Longtemps réduit à une pratique divinatoire, le Tarot de Marseille retrouve aujourd’hui sa vocation première : celle d’un langage symbolique puissant, au service de la connaissance de soi et de la prise de décision. C’est cette approche résolument introspective et responsable que propose Catherine Bugeon, ce dimanche à la Maison Bronzini à Villeneuve-lès-Avignon, lors d’une conférence ouverte à tous, enrichie de tirages collectifs et individuels conçus comme des outils d’éclairage et d’action.
Né en Europe à la Renaissance, le Tarot de Marseille n’est ni un oracle ni un art divinatoire au sens strict. Conçu à l’origine comme un jeu de cartes illustré, il s’est peu à peu imposé comme un véritable ‘livre d’images’, composé de 78 cartes, où se mêlent symboles médiévaux, allégories philosophiques et représentations universelles de l’expérience humaine.
Le Tarot de Marseille, un héritage culturel avant tout Les 22 arcanes majeurs, arcane signifiant ‘secret’, dessinent un parcours de vie : celui des choix, des crises, des transformations et des élans créateurs qui jalonnent toute existence. Bien loin de prédire l’avenir, le Tarot agit comme un miroir : il aide à lire le présent, à comprendre ses mécanismes internes et à poser des décisions plus justes, en conscience de soi et des autres.
Un outil d’introspection et de responsabilité C’est précisément cette dimension que met en lumière la conférence proposée par Catherine Bugeon. Coach et consultante, elle utilise le Tarot de Marseille non comme un instrument de voyance, mais comme un support de réflexion et de dialogue. Les cartes deviennent alors des révélateurs : elles ouvrent des pistes, questionnent les blocages, mettent en évidence les ressources souvent inexploitées.
Des tirages collectifs et individuels Les tirages proposés, collectifs ou individuels, s’inscrivent dans cette logique : il ne s’agit pas de ‘recevoir une réponse’, mais d’évaluer une situation, de clarifier un enjeu et d’identifier des leviers d’action concrets et rapides. Une démarche qui conjugue intuition et lucidité, créativité et ancrage dans le réel.
Un parcours au service de la relation humaine Le chemin de Catherine Bugeon éclaire cette approche singulière. Issue d’un univers professionnel tourné vers l’humain, infirmière, puis cadre de santé, engagée ensuite dans la sphère publique et politique, elle a exercé au contact de profils variés, des plus fragiles aux plus exposés. Médiation, management, accompagnement du changement : autant de expériences qui ont nourri sa capacité à écouter, analyser et apaiser.
Catherine Bugeon Formée au coaching, aux sciences humaines et au langage symbolique, elle revendique une pratique où l’on ne donne pas de conseils tout faits, mais où l’on aide chacun à décoder ce qui se joue dans l’instant présent. Le Tarot devient alors un outil parmi d’autres pour accéder à l’intuition, dépasser le mental et renouer avec une créativité souvent étouffée par les contraintes du quotidien.
Une conférence pour éclairer, expérimenter et repartir avec des clés La rencontre de ce dimanche se veut accessible, vivante et participative. Après une mise en perspective historique et symbolique du Tarot de Marseille, place à l’expérience : tirages guidés, échanges, lectures partagées. L’objectif est clair : permettre à chacun de repartir avec une meilleure compréhension de sa situation et des pistes concrètes pour avancer, dans une démarche d’autonomie et de responsabilité.
Infos pratiques Conférence & initiation au Tarot de Marseille. Avec : Catherine Bugeon, coach et consultante. Dimanche 18 janvier.16h. Maison Bronzini. 74, rue de la République, Villeneuve-lès-Avignon. Tarif : 8 € (café inclus). Places limitées. Réservation obligatoire : 04 90 25 45 69. À prévoir : un carnet, un stylo et, si possible, un jeu ancien de Tarot de Marseille, le plus disponible et fidèle à l’original (image ci-dessous). Une invitation à explorer autrement un patrimoine symbolique ancien, pour mieux se comprendre et avancer, ici et maintenant. Mireille Hurlin
Véritable Tarot de Marseille Copyright MMH
Rencontre avec le conférencier Guillaume Gourgues au Fenouil à Vapeur
Avec près de 60 000 nouveaux cas chaque année, le cancer de la prostate demeure le plus fréquent chez les hommes en France, pourtant, détecté tôt, il offre un pronostic très favorable : un taux de survie à cinq ans de 93 %. L’institut du cancer Sainte-Catherine à Avignon proposait, justement sur ce sujet, une conférence ouverte à tous. Près de 80 personnes y ont assisté dans son amphithéâtre.Face à eux, des chirurgiens-urologues, des oncologues-radiothérapeutes, un oncologue médical, une infirmière sexologue, venus de la clinique Synergia de Carpentras, de la clinique Rhône-Durance d’Avignon, de l’Institut Sainte-Catherine et du Centre hospitalier d‘Avignon. Tous les sujets ont été abordés sans tabou : une surveillance active du cancer et moins de chirurgie ; La panoplie de traitements ; Vers une sexualité active ; Tous les moyens pour conserver une érection de qualité ; Le sport outil du bien vieillir.
Dans le Vaucluse comme ailleurs, mieux connaître la maladie, ses enjeux et les recommandations de dépistage peut faire la différence. Le cancer de la prostate représente le cancer le plus courant chez l’homme en France, environ 59 885 cas recensés en 2018. Il constitue près de 24 à 25% des cancers masculins. L’âge médian au moment du diagnostic se situe autour de 64 ans. Ces chiffres impressionnent, mais le sillage est contrasté : la mortalité a tendance à diminuer avec environ 9 200 décès enregistrés en 2022. Et surtout, la survie nette standardisée à 5 ans pour les cas diagnostiqués entre 2010 et 2015 s’élève à 93%, stabilisée depuis plusieurs années.
Pour une prise en charge précoce Ces données attestent qu’avec un suivi adapté et une prise en charge précoce, le cancer de la prostate, souvent perçu comme effrayant, peut devenir une maladie dont l’issue est, dans la majorité des cas, favorable.
Copyright Conférence Cancer de la Prostate MMH
Dépister intelligemment : l’enjeu d’un diagnostic précoce L’un des principaux défis du cancer de la prostate réside dans sa discrétion. Très souvent, il ne provoque aucun symptôme perceptible au début, ce qui rend le dépistage essentiel. Deux examens permettent cependant d’orienter un diagnostic : Le dosage sanguin du marqueur PSA (antigène spécifique de la prostate) et le toucher rectal, qui peut mettre en évidence des anomalies palpables.
Dialoguer avec son médecin et son urologue Cependant, les recommandations rappellent la nécessité d’une décision partagée entre le médecin et le patient avant de recourir systématiquement à ces examens : le dépistage n’est pas officiellement généralisé. Pour les personnes à risque ayant des antécédents familiaux : origine à risque afro-caraïbéenne, âge – un suivi peut être envisagé à partir de 45–50 ans.
Nécessaires prise de sang et ausculation Aujourd’hui, en cas de PSA élevé ou de suspicion clinique, le protocole peut comporter une imagerie (IRM), puis – si un nodule suspect apparaît – une biopsie pour confirmer la présence d’un cancer. Cette approche plus nuancée que le dépistage systématique vise à éviter les surdiagnostics et les traitements inutilement agressifs, tout en repérant les formes dangereuses.
Les conférenciers et derrière eux, le public, Copyright MMH
Vers des traitements plus adaptés et moins invasifs Lorsque le cancer est localisé, le pronostic est généralement très bon, la survie à cinq ans avoisinant les 93%. Selon les recommandations actualisées, la prise en charge prend en compte la gravité, le risque d’évolution, l’âge et l’état général du patient. Pour les cancers à faible agressivité : peu évolutifs, faible taux de PSA, lésion limitée, le recours à la surveillance active (surveillance régulière plutôt que traitement immédiat) est adoptée de plus en plus souvent. Ceci permet d’éviter, lorsque c’est possible, les effets secondaires importants liés à la chirurgie ou à la radiothérapie, notamment les risques d’incontinence urinaire, de troubles érectiles ou d’altération de la qualité de vie.
Une meilleure prise en charge Grâce à ces progrès dans la prise en charge, combinés à un dépistage adapté, le cancer de la prostate s’apparente de plus en plus à une maladie chronique maîtrisée, plutôt qu’à une sentence irréversible.
Quelle situation en Paca et Vaucluse ? Dans la région, L’Ars (Agence régionale de santé) estime à 4 109 les cas de cancer de la prostate. Des centaines d’hommes, chaque année, pourraient être concernés, ce qui rend d’autant plus crucial la sensibilisation locale, l’accès au dépistage, et l’information sur les options thérapeutiques. En France métropolitaine, le nombre de décès liés au cancer de la prostate en 2022 était d’environ 9 228 cas.
Le docteur Ludovic Bastide, oncologue médical, Centre hospitalier d’Avignon, Copyright MMH
Pour une meilleure qualité de vie Les associations locales, les médecins généralistes et urologues doivent donc être vigilants, et inciter les habitants, surtout ceux de plus de 50 ans ou ayant des facteurs de risque, à discuter ouvertement du dépistage. Dans un contexte où les traitements et le suivi se sont considérablement améliorés, une détection précoce peut changer le cours d’une vie.
Un enjeu majeur de santé publique Le cancer de la prostate demeure un enjeu majeur de santé publique en France, avec un nombre élevé de cas diagnostiqués chaque année. Mais la réalité a changé : grâce aux progrès médicaux, à une meilleure compréhension de la maladie, à des pratiques de dépistage plus raisonnées et à une prise en charge adaptée, ce cancer peut, dans la très grande majorité des cas, être dépisté tôt et traité avec succès.
Information, réflexion et action Ce qui signifie, pour chaque homme, et pour les territoires comme le Vaucluse, qu’un simple dialogue avec un médecin, un dosage de PSA ou un toucher rectal ne sont pas à redouter, mais potentiellement déterminants. Dans la lutte contre le cancer de la prostate, l’heure est à la vigilance, à l’information et à l’action.
Philippe Schmit rédacteur en chef de mprovence.com
Une heureuse initiative de MProvence Une heureuse initiative du magazine de la transition, dont notamment le N°3 de novembre 2025 du groupe de La Marseillaise, à ouvert ses colonnes au docteur Christophe Clément, urologue à la clinique Rhône Durance à Avignon. Ces conférences grand public initiées à Saint-Raphaël, Nice et Avignon, organisées et animées par Philippe Schmit, journaliste, ont connu un réel succès de fréquentation. L’article détaillé de Philippe Schmit sur mprovence ici. Mireille Hurlin
Rencontre avec le conférencier Guillaume Gourgues au Fenouil à Vapeur
Le service de prévention et de santé au travail AIST 84 organise la conférence ‘Donner du sens au travail, comment trouver les clés d’engagement pour vos collaborateurs ?’ ce jeudi 23 octobre à Avignon.
Ce jeudi, Catherine Testa, experte reconnue sur le sujet des enjeux de qualité de vie au travail et d’engagement des collaborateurs, donnera une conférence pour les adhérents de l’AIST84 qui, pour la première fois, ont choisi le thème de l’événement. Une façon pour le service vauclusien de prévention et de santé au travail d’affirmer son ambition d’être plus qu’un partenaire de santé au travail, et son engagement auprès des entreprises et de leurs collaborateurs pour les accompagner face aux enjeux humains d’aujourd’hui et de demain.
Dans un contexte où, selon Gallup, 92% des salariés ne se sentent pas pleinement engagés et où l’absentéisme, les arrêts maladie prolongés ou le burn-out augmentent, Catherine Testa partagera son expertise, ses analyses et des pistes d’action concrètes pour aider les entreprises à trouver un nouvel équilibre entre performance, bien-être et valeurs.
Pour plus d’informations, cliquez ici. Jeudi 23 octobre. 18h30. Espace Jeanne Laurent. Montée Jean XXII. Avignon.
Rencontre avec le conférencier Guillaume Gourgues au Fenouil à Vapeur
Les participants pourront en apprendre plus sur ces panneaux qui produisent de l’énergie à partir du rayonnement solaire. La conférence permettra de répondre à plusieurs questions telles que : à quoi ça sert ? Comment installer ? Quel matériel ? Quelles obligations ? Comment stocker l’énergie ? L’autoconsommation est-elle possible ? Avec quel matériel ? Existe-t-il des aides ? Comment trouver le bon installateur ?
Plus d’informations au 04 90 36 39 16. Jeudi 16 octobre. 18h30. Salle des fêtes. Violès.
Rencontre avec le conférencier Guillaume Gourgues au Fenouil à Vapeur
Dans le cadre de la Fête de la science, un spectacle antillais sur l’environnement ‘Joséphine 2B’ et une conférence ‘Les pesticides, des poisons nécessaires ?’ ce mercredi 8 octobre.
Le spectacle ‘Joséphine 2B’ évoque l’histoire des afro-descendants, à travers les figures de Joséphine de Beauharnais et Joséphine Baker, pour mieux porter un regard sur les ravages contemporains du chlordécone (ndlr : pesticide massivement utilisé dans les plantations bananières aux Antilles), et plus largement sur l’environnement.
La conférence intitulée ‘Les pesticides, des poisons nécessaires ?‘, animée par Céline Pelosi, directrice de recherche à l’INRAE, revient sur les effets des pesticides sur l’environnement et la santé humaine, avec deux questions centrales : pourquoi en est-on arrivés là, et surtout, peut-on s’en passer ?
Mercredi 8 octobre. 18h et 19h30. Entrée libre. Le Grenier à Sel. 2 Rue des Remparts Saint-Lazare. Avignon. 04 32 74 05 31
Rencontre avec le conférencier Guillaume Gourgues au Fenouil à Vapeur
Isabelle Le Bourgeois propose une conférence autour de son livre ‘Vivre avec l’irréparé’ récompensé par le Prix Littéraire de la Liberté Intérieure 2024. Une précieuse occasion de découvrir son parcours et sa réflexion sur la manière de vivre avec l’irréparé qui est la trace laissée par l’irréparable dans nos vies.Jeudi 9 octobre. 19h. Cinéma Le Capitole Mycinewest au Pontet.
Au tout début.Isabelle Le Bourgeois est une ancienne femme d’affaires devenue religieuse, psychanalyste et aumônier de prison. Durant 14 ans, elle a accompagné des détenus dans la maison d’arrêt de Fleury Mérogis et formé des aumôniers de prison avant de rejoindre le Contrôle général des lieux de privation de liberté. Elle a publié Derrière les barreaux, des hommes (Desclée de Brouwer, 2002), Dieu sous les verrous (Presses de la Renaissance, 2006) et Espérer encore (Desclée de Brouwer, 2006).
Vivre avec l’irréparé Prix de la liberté intérieure 2024 et paru chez Albin Michel. « Nous avons tous expérimenté dans nos vies d’hommes et de femmes le surgissement de l’irréparable : la mort, l’accident, l’humiliation, l’échec… autant de situations qui disent le définitif, le non-réparable. Mais comment, face à ces souffrances pérennes, distinguer l’irréparable de l’irréparé, qui, lui, pourrait n’être pas définitif ? L’irréparé dit ce qui n’est pas encore réparé et, par-là, indique que cela pourrait l’être, laissant ouvert un champ de possibles. Telle est l’exploration d’Isabelle Le Bourgeois, qui va jusqu’à se demander s’il n’y aurait pas une part d’irréparé au sein même de Dieu, tel que nous le présente le récit biblique.
Le Dieu des abîmes « Où es-tu ? » Telle est la première parole adressée par Dieu à l’Homme dans la Bible. Question singulière (Dieu n’est-il pas omniscient ?)…Mais très vite, en donnant la parole à des patients de son cabinet et à des personnes détenues qu’elle vient écouter en prison, elle retourne la même question vers Dieu : où est-il pour le prêtre Loïc qui se rend compte de l’inanité de sa vie, pour Marie-Josèphe la moniale en rupture de ban, pour Humberto le transsexuel, pour Marie-Thérèse la bourgeoise en détresse, pour Titouan le syndicaliste dont la vie s‘est fracassée un jour d’ivresse sur les morts qu’il a provoqués en voiture, pour Damien qui a assassiné sa femme par jalousie… ? Du fond de ces abîmes de remords, colère, désespoir, culpabilité, des âmes brisées appellent un Dieu qui semble absent, avec des accents de vérité qui touchent à l’universel.
‘Au-delà des barreaux, la vie’ Laurence Monroe lui a consacré un documentaire « Au-delà des barreaux, la vie », diffusé sur France 2 ainsi que Jean-Pierre Bertrand et François Labaté, « L’aumônière, quand l’aumônier est une femme », diffusée sur France 5 le 19 mai 2003.
Espérer, encore Violence, angoisses, souffrance… Pourquoi se battre, puisque le combat semble perdu d’avance. Au nom de quoi, de qui, persister, durer, avancer ? Serions-nous des déçus de l’espérance, de la confiance et des promesses ? Si le mal est une énigme intarissable, Isabelle le Bourgeois affirme pourtant que l’amour l’est tout autant. Peut-être même davantage. Quel mystère que sa présence ! L’espérance n’est pas autre chose que cet amour qui ne baisse pas les bras, qui ne se laisse pas déborder par ce qui n’est pas lui. L’espérance est l’audace de l’amour, reçu et donné. Aumônier à la prison de Fleury-Mérogis, Isabelle le Bourgeois côtoie au jour le jour la désespérance la plus profonde. Enfances meurtries, familles brisées, vie gâchées… Avec un sens rare du portrait, elle rejoint le cœur d’une humanité blessée. Au fil de l’écoute, des rencontres multiples, à travers une parole inattendue, un geste ou un sourire, jaillissent patiemment tissées, toutes les raisons d’espérer encore.
Les infos pratiques Conférence de Louise Le Bourgeois. Jeudi 9 octobre. 19h. Débat autour de son livre ‘Vivre avec l’irréparé’. Tout Public. 5€. Une initiative de la radio RCF Vaucluse. 118, avenue de Saint-Tronquet. Cinéma Le Capitole Mycinewest. Le Pontet.
Rencontre avec le conférencier Guillaume Gourgues au Fenouil à Vapeur
Hommage à Samia Sandri, dans le cadre de la semaine libanaise
Le Pays du Cèdre est à l’honneur à Avignon dans le cadre de la semaine libanaise — Avignon Terre de Culture 2025. Jusqu’au dimanche 14 septembre, c’est un véritable voyage sensoriel et artistique qui est proposé, sans quitter la Cité des Papes. En partenariat avec la Ville d’Avignon, l’Opéra Grand Avignon accueille une rencontre autour de la cantatrice Samia Sandri (1934-2025) figure emblématique du chant lyrique au Liban.
Qui est Samia Sandri ?
Samia Sandri est une cantatrice libanaise. Elle voulait initier ses compatriotes à cet art difficile et exigeant qu’est l’opéra, par une action pédagogique intense : des cours, des conférences mais aussi des émissions de radio et de télévision sur l’art lyrique à des heures de grande écoute. Elle a également fait traduire certains grands opéras du répertoire occidental en langue arabe pour pouvoir les mettre à la disposition du plus grand nombre.
Une rencontre-conférence
À travers des extraits sonores, des images d’archives et des témoignages, cet hommage porté par sa fille Sylviane Moukheiber retrace le parcours d’une artiste engagée, qui a oeuvré pour rendre l’art lyrique accessible à tous.
Samedi 13 septembre. 11h. Entrée libre. Grand foyer de l’Opéra. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.
Rencontre avec le conférencier Guillaume Gourgues au Fenouil à Vapeur
Force Cadres vient d’organiser une grande soirée sur le thème ‘L’IA au service de l’humain’. L’événement de l’association présidée par Pierre Jacquier s’est tenu au multiplexe du Pathé Cap-Sud en présence d’une centaine de cadres et entrepreneurs du Grand Avignon. Au programme, une conférence suivie d’une table-ronde et d’un débat animés par Marie-Cécile Drécourt. Le tout axé sur les nouvelles méthodes de management s’appuyant sur l’Intelligence artificielle dans les entreprises.
Crédit : DR/Force Cadres
Préserver son esprit critique et son esprit de synthèse Cécile Déjoux, directrice de l’observatoire Future of Work, professeure des universités au Cnam, autrice de plusieurs essais sur le sujet, a évoqué les transformations managériales déjà en œuvre et à venir. Si l’IA permet de gagner du temps sur certaines tâches, notamment répétitives, si elle est une force dans le domaine de la médecine et dans celui de la créativité, « II faut la prendre comme un exécutant intelligent », a-t-elle souligné. Sans tomber dans le catastrophisme, elle a démontré comment préserver son esprit critique, son esprit de synthèse, ainsi que « l’intuition humaine qui apporte de la valeur ajoutée ». Le management peut être parfois toxique aussi a-t-elle rappelé l’importance de l’aborder par le ‘care’ (la santé), une approche managériale qui vise à prendre soin de soi et des autres.
Quel impact de l’IA sur le marché du travail ? « Attention à protéger notre humanité » a-t-elle conclu avant la table-ronde, qui a réuni plusieurs représentants des sociétés Vocaza, JustaxX, LHH Recruitment solutions et SAB84. Ces derniers appliquent déjà leurs propres solutions face à ce nouveau défi et ont ainsi pu témoigner et répondre aux nombreuses questions de la salle : l’impact de l’IA sur le marché du travail ou encore sur le travail des jeunes.