30 juin 2026 |

Ecrit par le 30 juin 2026

Un moment de grâce à Montfavet : 3 heures avec Boris Cyrulnik, son humour et sa voix rassurante

« Je suis venu à Avignon pour me rafraîchir, on m’a dit qu’il y neigeait ! ». C’est ainsi que le médecin-neuropsychiatre s’est adressé à une salle comble, surchauffée par la canicule, où 800 admirateurs ou plutôt admiratrices, puisque seulement une cinquantaine d’hommes étaient présents, ont écouté celui qui inlassablement parle du concept de « résilience. »

« En fait, ce mot vient de l’horticulture, a-t-il expliqué. Après un incendie, la plante repousse, la vie reprend. » Lui qui vit dans le Var depuis depuis plus de 50 ans, l’a expérimenté. « En 1974, le Cap Sicié était en feu, une montagne rouge, flamboyante sous les flammes, un ciel noir des panaches de fumée et une Méditerranée grise de cendres, pendant 3 jours et 3 nuits. Un spectacle tragiquement beau. Des squelettes de chênes, de pins, de cystes, de gibier. Et quelques années plus tard, la vie avait repris mais pas comme avant. Avec le feu et la sècheresse, tout s’était ratatiné, les plantes étaient l’ombre d’elles-mêmes, rabougries, puis la nature a repris le dessus, des plantes ont refleuri, des pétales ont réapparu. »

Il continue : « C’est cela la résilience, la reprise d’un nouveau développement après un traumatisme. Mais seul on n’y arrive pas, il faut un élan pour avancer, un soutien. Retrouver un sens pour se remettre à vivre, mais autrement. Et mon métier c’est justement d’aider les gens à trouver ce chemin. »

La salle polyvalente de Montfavet était comble pour l’occasion. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Invité par la Maison Départementale des Personnes Handicapées de Vaucluse, l’auteur d’une quarantaine de livres qu’on s’arrache à chaque publication, évoque alors la 1ère Guerre Mondiale. « Il y a eu 9 millions de morts dont 1,5 million en France, encore plus en Allemagne, dans les tranchées. Des mutilés physiques et psychiques On a connu 3 génocides au XXe siècle, arménien, juif et rwandais et la notion de résilience s’est imposée. René Spitz, (1887-1974), psychiatre d’origine hongroise a étudié le développement de l’enfant de 0 à 2 ans, en relation avec la mère et observé les carences des nourrissons qui en sont séparés sur leur développement psycho-affectif. »

Boris Cyrulnik dont les parents ont été enlevés lors d’une rafle et sont morts en déportation, a survécu en se cachant dans les toilettes de la synagogue de Bordeaux où il était né, 7 ans plus tôt. Une expérience traumatisante qui l’a amené à devenir psychiatre et à vulgariser ce fameux concept de résilience.

Il évoque alors la façon dont chacun réagit face aux accidents de la vie. Les uns relèvent la tête, les autres sont fracassés par la mort de leur petit chat. « Les enfants qui sont entourés reprennent leur développement, ceux qui sont privés d’affection, non. » Et de citer les travaux d’un autre médecin, John Bowlby (1907-1990) qui s’est intéressé à l’origine des troubles comportementaux des enfants londoniens avant, pendant et après le Seconde Guerre Mondiale qui a fait 65 millions de victimes. Il découvre que les troubles infantiles proviennent surtout de la rupture prolongée de la relation mère-enfant. Une méthode systémique sur « La théorie de l’attachement » qui, avec Anna Freud, révolutionne la psychanalyse des enfants. « La carence affective altère le développement de l’enfant. Mais la présence d’une grand-mère, la voix d’un oncle ou  l’affection d’un voisin le sécurise », poursuit Boris Cyrulnik.

Il évoque les orphelinats, ou plus exactement les mouroirs où on entassait les enfants de Roumanie sous les Ceaucescu, les ados qui ont survécu au séisme en Haïti qui en 2010 avait fait 280 000morts, 300 000blessés et plus d’un million de sans-abri. « Ils étaient livrés à eux-mêmes. violents. Il faut un raisonnement global, un processus à la fois politique, culturel, éducatif pour prendre en charge tous ces drames individuels. »

Le neuro-pychiatre en arrive au XXIe siècle et évoque les femmes, Le fameux 2ème Sexe selon Simone de Beauvoir. « Aujourd’hui, elles sont plus diplômées que les hommes, elles vivent souvent seules. 60% des PMA (procréation médicalement assistée) sont engagées sans la présence d’un homme. Elles veulent tout mener tambour battant seules, carrière et vie privée, maison, courses et elles sont de plus en plus anxieuses, victimes de burn-out, de dépression et suicidaires, regrette-t-il. Pour éviter cette situation, il faut qu’elles soient entourées, comme dans un village africain où tout le monde aide tout le monde sans être le papa ou la maman. D’ailleurs Claude Lévi-Strauss disait qu’il existe 5 000 formes de famille traditionnelle, on a le choix ! »

Il a regretté le rythme effréné de notre civilisation. « Tout va trop vite, l’insécurité devient la règle. Il faut revenir à un rythme lent. L’affectivité sculpte le cerveau, les émotions le rendent plus fort. Accordons plus de temps à la poésie, à la musique, au beau. L’historien Georges Duby prônait l’amour courtois, ce serait un remède aux pulsions des violeurs, à la violence sexuelle qui fait tant de ravages aujourd’hui. »

Après deux heures de conférence plus un heure d’échanges avec un public conquis, Boris Cyrulnik a été raccompagné chez lui en Twingo du Conseil Départemental. Il a retrouvé sa femme et sa maison à La Seyne-sur-Mer vers 21h. Belle résistance, belle résilience pour un homme qui fêtera ses 89 ans le 26 juillet prochain. Chapeau, Monsieur Cyrulnik !


Un moment de grâce à Montfavet : 3 heures avec Boris Cyrulnik, son humour et sa voix rassurante

‘Quelle place pour la joie dans un monde difficile ?’ C’était le thème de cette 5e édition des Causeries animée par Franck Ferrand au Domaine de la Nerthe ce samedi 30 mai. L’historien et le philosophe, ont rendu hommage à Edgar Morin, sociologue qui aurait eu 105 ans le 8 juillet prochain et qui vient de disparaître.

« J’ai été un de ses disciples, a reconnu Frédéric Lenoir. Il avait opposé la ‘raison close’, logique, scientifique, mathématique à la raison ‘ouverte’, émotionnelle, intuitive, qui fait la part belle à l’astrologie comme au paranormal, qui est une ouverture d’esprit et un autre paradigme. »

Franck Ferrand, l’historien que l’on écoute avec bonheur tous les jours sur Radio Classique à 9h et 14h, a alors évoqué un homme au fond du trou, en pleine dépression, au bord du suicide, qui, à la vue d’un oiseau, avait retrouvé le goût et la joie de vivre.

Les nuances entre joie, plaisir, satisfaction et bonheur

Vient alors le moment de préciser les choses, les nuances entre joie, plaisir, satisfaction et bonheur. Ce à quoi Frédéric Lenoir répond : « D’après Bergson, le plaisir est une ruse pour survivre. On a envie de boire, c’est passager. La joie, c’est un octave au-dessus durable, intense, où corps et âme sont liés. D’ailleurs on saute de joie comme on pleure de joie, c’est à la fois un mouvement corporel et intérieur décuplé. »

Le sociologue-philosophe ajoute : « La joie n’est pas exubérante, c’est un doux murmure. Elle ne se décrète pas, elle nous tombe dessus, on ne peut pas la programmer. En revanche on peut la cultiver, on peut favoriser son émergence ».

Le bonheur, une réaction chimique

Le bonheur ? « Ce n’est pas une émotion, c’est un état d’être. C’est la conscience d’un état global de satisfaction de l’existence. ‘J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait quand il est parti’, avait écrit Henri Radiguet, poète mort à 20 ans en 1923, ajoute Frédéric Lenoir. Il faudrait qu’on vive comme si c’était notre dernier jour sur la terre. Carpe diem. Appeler un ami, lire un poème, écouter une musique, boire la meilleure bouteille de sa cave, bref aller à l’essentiel, se souvenir des bons moments du passé, ne pas ressasser le quotidien, jouir du présent comme le conseillait Epicure, le philosophe grec qui a donné son nom à un plaisir ‘épicurien’, une forme de plaisir partagé, simple et heureux. »

Il précise : « On parle de neurosciences, de substances chimiques libérées par le cerveau comme la dopamine qui est présente quand on jardine, on bricole ou on cuisine. C’est une sensation corporelle de bien-être. On parle depuis plus de 40 ans des bienfaits de la méditation dans la lutte contre le stress, l’anxiété, l’angoisse. On ferme les yeux, on respire, on ne se laisse pas envahir par des pensées négatives. On fait silence en interne et on sent la joie paisible nous immerger. La meilleure amie de la joie, c’est la bienveillance, on se réjouit du bonheur d’autrui, on vibre avec ce qui est vivant, on a de l’empathie pour les autres. Comme le disait Aristote, ‘on peut développer la tempérance, le courage, la tolérance, la prudence.’ Quand on trouve une araignée dans sa baignoire, au lieu de l’écraser, on va chercher une feuille de papier, on la recueille et on la dépose dans le jardin. C’est un petite chose, un détail mais ça rend heureux d’être vertueux comme disait Spinoza. L’appétit vient en mangeant. »

Il est ensuite question des Français, ces « Gaulois réfractaires qui ne cessent de râler. » Frédéric Lenoir raconte : « En Inde, en Afrique j’ai vu des populations extrêmement pauvres sourire. Ici, dans le Luberon, ils sirotent leur pastis au bord de la piscine et quand vous leur demandez comment ça va, ils répondent que c’est l’horreur… »  Pourtant, quelle chance on a de vivre ici, avec ces paysages, ce climat, cette qualité de vie. Alors chaque soir, avant de vous coucher réfléchissez à ce qui vous est arrivé de positif dans la journée et vous verrez, vous dormirez mieux. »

Lâcher prise pour trouver la joie

C’est Bergson qui est évoqué ensuite, ici au Domaine de la Nerthe à Châteauneuf-du-Pape. « La joie, c’est une victoire de la vie qui gagne, sur la souffrance, la tristesse », précise Franck Ferrand. Intervient ensuite la notion de ‘lâcher prise’. « ‘Plutôt que de lutter contre des courants contraires, faire la planche en attendant le bon moment’, conseillait un maître-nageur. Montaigne ne disait pas autre chose quand il préconisait au cavalier d’épouser le rythme de la monture, pas, trot ou galop et de s’adapter avec souplesse. » 

Frédéric Lenoir précise alors que la joie n’est pas un concept philosophique mais une question de sensibilité, de tempérament, de biologie. On naît anxieux ou joyeux, c’est génétique… « Les chants désespérés sont les chants les plus beaux », avait écrit Musset, chanté plus tard par Nougaro.

Vient alors le moment de parler longuement de Spinoza, philosophe du XVIIe siècle qui s’est émancipé de la religion, « le premier psychologue de l’histoire, trois siècles avant Freud, précise Frédéric Lenoir. Selon lui, nous sommes mus par des causes qui nous échappent (l’inconscient) et nous devons quitter la servitude pour nous orienter vers nos désirs, vers la liberté, voir ce qui est bon et juste pour nous. Le désir est l’essence de l’homme, il nous aide à nous en sortir. Que ce soit par la rencontre de l’art ou d’un animal, d’une personne qui nous fait grandir. »

Ne pas confondre joie passive et active, préconise le philosophe. « On peut se tromper sur l’autre, du coup il nous déçoit et tôt on tard notre amour déçu mute en haine. Alors que quand on aime quelqu’un de vrai, cela procure une joie éternelle, gravée à jamais dans notre cœur. Du coup, quoi qu’il arrive, on ne souhaite qu’une chose que l’autre soit heureux, même si la vie nous a séparés. »

Après la pluie, le beau temps ?

Quelle que soit notre vie, les épisodes qui la rythment, une chose est sûre, après la pluie vient le beau temps. On change, on évolue au fil des ans, la résilience existe. Ce n’est pas Boris Cyrulnik qui nous dira le contraire, lui qui a mis en lumière ce concept. On constate que face à une même situation de crise, l’un s’effondre, l’autre se relève et ce qui ne tue pas rend plus fort. « Chez les taoïstes, ajoute Frédéric Lenoir, la crise n’est pas un danger mais une opportunité. A nous de nous faufiler dans la brèche, aussi étroite soit-elle, pour rester vivants, pour laisser toute la place à la joie, pas à la tristesse, pour dire oui à la vie comme un rayon de soleil qui perce les nuages noirs d’un ciel tourmenté peint par Turner. » Ce à quoi Franck Ferrand ajoute : « L’élan vital nous porte à faire face aux imprévus comme aux obstacles avec légèreté et joie de vivre. »

Frédéric Lenoir, à son tour, cite un autre philosophe grec, Epictète, un stoïcien. « Il faut accepter ce qu’on ne peut pas changer, le destin. » Il conclut, au bout d’une heure et demi d’échanges intenses avec un auditoire conquis, avec une métaphore sur la musique : « Elle représente la variété de la vie, avec l’alternance de sons et de silences, de notes graves et aigües, ses rythmes maestoso, pianissimo ou allegro. Cette gamme exceptionnelle par l’amplitude d’émotions qu’elle provoque, c’est ça la symphonie de la vie, ce qui en fait la beauté, avec ses hauts et ses bas. »


Un moment de grâce à Montfavet : 3 heures avec Boris Cyrulnik, son humour et sa voix rassurante

Surnommée « Pythie des VIP » par les uns, « Madame Irma » par les autres, Yaguel Didier se définit elle-même comme « conseillère. » Depuis plus de cinquante ans, elle s’est retrouvée face aux plus grandes personnalités de la planète, aux papes, aux chefs d’état, à François Mitterrand comme à Françoise Sagan, aux patrons du CAC 40, aux chanteurs, acteurs, réalisateurs, sportifs de haut niveau.

Elle a grandi à Toulon avant de suivre sa bonne étoile à Paris. Et après des études de design, elle se lance avec succès dans l’univers de la mode. Puis à 24 ans, grâce à une astrologue, elle découvre son don pour la voyance. « Ce n’est pas un pouvoir mais une main tendue. J’aide les autres, je leur dis croyez en vous, faites-vous confiance ! »

Dans sa biographie, elle ajoute : « La voyance est un don, l’interprétation un art et la consultation, un acte d’amour ». Elle cultive la bienveillance et l’empathie. Un parcours hors du commun, une expérience entre intuition et inspiration nourrie par tous ses voyages tous ses face à face.

Elle sera dans le Luberon le samedi 9 mai à 19h à l’Hôtel 5* Les Bories & Spa de Gordes pour une rencontre avec ses lecteurs, suivie d’une séance de dédicaces de son dernier ouvrage Les clés de votre destin qui est assorti d’un jeu de 24 cartes dessinées par Alain le Foll (Édition Albin Michel).

Contact & réservation : www.hotellesbories.com


Un moment de grâce à Montfavet : 3 heures avec Boris Cyrulnik, son humour et sa voix rassurante

Hubert Védrine donnera une conférence dans le cadre des Vendredis de Gordes. L’ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement Jospin, de 1997 à 2002, sous la présidence de Jacques Chirac interviendra sur le thème : ‘Russie, Iran, Chine… Les relations internationales à l’ère de Trump’.

L.G.

Vendredi 1er mai. 18h30. Espace Simiane. 1 place du Château. Gordes. Entrée libre.

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Un moment de grâce à Montfavet : 3 heures avec Boris Cyrulnik, son humour et sa voix rassurante

Face à l’érosion silencieuse de la biodiversité, une conférence ouverte au public éclaire, le 27 avril à Entraigues-sur-la-Sorgue, les liens essentiels entre apiculture, paysages et sécurité alimentaire.

À bas bruit, mais avec des conséquences vertigineuses, le déclin des pollinisateurs s’impose comme l’un des signaux les plus préoccupants de la crise écologique contemporaine. Abeilles domestiques, bourdons, papillons ou encore syrphes assurent, à eux seuls, la reproduction de près de 75% des cultures alimentaires mondiales. Leur disparition progressive ne relève plus de l’hypothèse mais d’un constat documenté par de nombreuses études scientifiques : fragmentation des habitats, intensification agricole, usage de pesticides et prolifération d’espèces invasives composent un faisceau de pressions désormais bien identifié.

Quelles propositions et actions ?
C’est dans ce contexte que s’inscrit la conférence organisée par Petra Patrimonia et Volubilis, dans le cadre du projet européen EcoHoney. Il est ici question de dépasser le seul constat alarmiste pour proposer une lecture fine et accessible des dynamiques à l’œuvre, tout en esquissant des pistes d’action concrètes. Au cœur des échanges, la question de la diversité des pollinisateurs. Loin de se limiter à l’abeille domestique, souvent érigée en symbole, la pollinisation repose sur une pluralité d’espèces aux rôles complémentaires. Cette diversité, comme le rappellera l’intervenant Elie Dunan, constitue une forme d’assurance écologique face aux perturbations. Sa fragilisation accroît mécaniquement la vulnérabilité des écosystèmes et, par ricochet, celle de notre système alimentaire.

Autre enjeu majeur ?
L’expansion du frelon asiatique, prédateur redoutable introduit accidentellement en Europe au début des années 2000. Sa progression rapide et son impact sur les colonies d’abeilles font désormais l’objet d’une vigilance accrue. L’intervention de Christian Boivin permettra d’en mesurer les effets concrets sur le terrain et d’évoquer les stratégies de régulation envisagées à l’échelle régionale. Mais la conférence ne se limite pas à dresser un état des lieux. Elle s’attache également à explorer les leviers d’action, notamment à travers la restauration de la diversité florale. Réintroduire des haies, diversifier les cultures, préserver les prairies naturelles : autant de pratiques qui participent à recréer des habitats favorables aux pollinisateurs. Ces solutions, déjà expérimentées dans plusieurs territoires européens, démontrent qu’une cohabitation équilibrée entre production agricole et préservation du vivant reste possible.

Que se joue-t-il aujourd’hui ?
Au fil des interventions, une conviction se dessine : la question des pollinisateurs dépasse largement le seul champ de l’apiculture. Elle engage une réflexion globale sur nos paysages, nos modes de production et notre rapport au vivant. En ouvrant le dialogue avec le public, les organisateurs entendent faire de ce rendez-vous un moment d’échange et de transmission, à la fois rigoureux et accessible.

Les infos pratiques
Conférence ‘Apiculture, biodiversité et paysages’ projet EcoHoney. Lundi 27 avril 2026. de 16h à 20h. Salle des fêtes, 44 rue du 8 mai 1945, à Entraigues-sur-la-Sorgue.
Mireille Hurlin


Un moment de grâce à Montfavet : 3 heures avec Boris Cyrulnik, son humour et sa voix rassurante

À l’occasion de la 3e édition de ‘L’Université, lieu de création’, organisée par Avignon Université, une conférence sera donnée ce vendredi 10 avril avec l’artiste Macha Makeïeff comme invitée d’honneur.

‘L’Université, lieu de création’ est un événement rythmé par des rencontres culturelles qui ont pour objectif de faire dialoguer artistes, chercheurs et acteurs du territoire. Organisée par Avignon Université, la 3e édition de ce rendez-vous se tiendra ce vendredi et accueillera Macha Makeïeff, figure majeure de la scène artistique contemporaine.

Cette conférence, présentée par Émilie Pamart, enseignante-chercheure à Avignon Université, reviendra sur le parcours de Macha Makeïeff qui est auteure, metteuse en scène, scénographe et plasticienne. Elle est aussi fondatrice de la compagnie Mademoiselle, ancienne directrice du Théâtre de Nîmes puis du Théâtre de la Criée à Marseille. Elle présentera son rapport à la création et son actualité artistique.

Avec ‘L’Université, lieu de création’, Avignon Université affirme sa volonté de placer la culture au cœur de ses missions de formation et de recherche, en lien étroit avec les acteurs culturels du territoire, et souhaite interroger les liens entre création artistique, transmission des savoirs et grands enjeux contemporains.

Inscription gratuite et obligatoire. Pour s’inscrire, cliquer ici.
Vendredi 10 avril. De 16h à 18h. 33 bis Rue Louis Pasteur. Avignon.


Un moment de grâce à Montfavet : 3 heures avec Boris Cyrulnik, son humour et sa voix rassurante

Dimanche 12 avril à 15h30, à la Casa Bronzini, place de l’horloge à Avignon, Catherine Bugeon proposera une immersion singulière dans l’univers du tarot de Marseille. Entre symboles, tirages guidés et exploration intuitive, cette conférence promet bien plus qu’une initiation : une expérience vivante, à la lisière du visible et de l’invisible. La conférence sera suivie de tirages collectifs, chacun apportant son propre tarot de Marseille. Réservation obligatoire au 04 90 82 40 98.

Il y a, dans le tarot de Marseille, quelque chose d’intriguant. Un silence chargé de sens. Une impression diffuse que les images, pourtant figées, nous observent autant que nous les regardons. C’est à cette rencontre presque intime que vous convie Catherine Bugeon. Dimanche, à 15h30, elle ouvrira un espace où les cartes cessent d’être de simples figures anciennes pour devenir des clés. Des clés pour lire le moment présent, comprendre ses élans, éclairer ses hésitations.

Et si les cartes vous attendaient déjà ?
Le printemps est le thème retenu pour cette conférence, non pas comme une saison mais somme un passage. Une bascule discrète entre ce qui s’efface et ce qui insiste pour naître. Dans cette conférence, le tarot devient le compagnon de ce seuil. Il accompagne ce moment fragile où quelque chose en nous cherche à émerger sans encore trouver sa forme. Catherine Bugeon s’appuie sur les arcanes majeurs pour traduire ces mouvements intérieurs.

Quelques arcanes pour commencer
Le Bateleur, debout derrière sa table, regard vif, une main levée vers le ciel et l’autre posée sur ses outils, relie déjà l’intention à l’action : il est ce moment où l’idée cherche son incarnation. L’Impératrice, couronnée, tenant son sceptre avec assurance, incarne une parole féconde, une intelligence en éveil, tournée vers l’extérieur et prête à structurer le monde. L’Étoile, agenouillée entre ciel et terre, verse l’eau dans un geste double, vers la rivière et vers le sol, comme pour nourrir à la fois l’invisible et le tangible.

Lire au-delà des images
Car le tarot de Marseille ne se “lit” pas, il se déchiffre. Chaque couleur, chaque geste, chaque orientation raconte une dynamique. Le jaune solaire, omniprésent, n’est pas qu’une couleur : il éclaire ce qui devient conscient, ce qui sort de l’ombre. Le bleu, plus discret, évoque l’intériorité, la pensée, la profondeur silencieuse. Le rouge, lui, traverse les cartes comme un fil de vie : énergie, désir, incarnation.

Des postures qui en disent long
Les postures elles-mêmes ne sont jamais anodines. Les personnages avancent souvent de profil, comme saisis dans un mouvement. Certains regardent à gauche, vers le passé, la mémoire, d’autres à droite, vers l’élan, l’avenir. Les pieds, parfois décalés, suggèrent l’hésitation ou la transition. Les mains, elles, disent presque tout : ouvertes, fermées, actives ou suspendues.

Les détails laissent poindre d’autres messages
Même les détails apparemment mineurs comme une fleur, un oiseau, une montagne stylisée participent à une narration subtile. Dans Le Soleil, deux figures se tiennent sous une lumière franche, protégées par un mur bas : image d’une relation claire, d’un espace sécurisé où quelque chose peut grandir. Dans La Roue de Fortune, le mouvement circulaire rappelle que rien n’est figé, que toute situation est appelée à évoluer pour peu que l’on se saissise de la manivelle

Une expérience à vivre
Plus qu’une conférence, la rencontre sera vivante : Des tirages guidés permettront à chacun d’expérimenter ce dialogue avec les cartes. Un moment suspendu, où les questions prennent forme autrement, où les réponses ne s’imposent pas mais se dévoilent. Le tarot offre ici une autre voie : celle de l’attention, du symbole, du temps long. Une manière d’habiter autrement ses choix.

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Une porte entrouverte
Ce dimanche, il ne s’agira pas de ‘croire’ au tarot mais de l’essayer, de regarder, de décrypter et de comprendre ce qui, peut-être, affleure entre les images. Et parfois, cela suffit pour que quelque chose commence.

Catherine Bugeon
Coach et consultante installée à Avignon, Catherine Bugeon s’inscrit dans une longue trajectoire tournée vers l’humain. Infirmière puis cadre de santé, engagée dans les sphères publique et institutionnelle, elle a construit son parcours au contact des autres, dans l’écoute, la médiation et l’accompagnement des transformations individuelles et collectives. Formée au coaching, aux sciences humaines et au langage symbolique, elle associe aujourd’hui ces approches au tarot de Marseille, qu’elle utilise non comme un outil de prédiction mais comme un véritable support de réflexion et de dialogue. 

Une approche différente
Sa démarche, nourrie par plus de 30 années d’expérience et par des influences allant de la psychologie de Jung à l’étude des symboles, vise à aider chacun à mieux se comprendre, à décrypter ses mécanismes intérieurs et à mobiliser ses propres ressources. À la croisée du sensible et du concret, Catherine Bugeon revendique une approche exigeante et profondément humaine : non pas dire à la place de l’autre, mais lui permettre de voir plus clair en lui-même, et, peut-être, de choisir autrement.

Les Infos pratiques
Vivre le printemps avec le tarot de Marseille. Une conférence et un atelier de Catherine Bugeon. Dimanche 12 avril 2026 à 15h30. Casa Bronzini, place de l’Horloge à Avignon. À prévoir : venir avec son propre tarot de Marseille. Quelques jeux pourront être prêtés. Réservation obligatoire au 04 90 82 40 98.
Mireille Hurlin


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Le Grand Avignon, en partenariat avec l’établissement d’enseignement Académie Vaucluse Provence, organise, du lundi 16 au samedi 21 mars, une semaine de sensibilisation à des usages du numérique plus responsables. Un vaste programme (au propre comme au figuré) avec des collectes, des ateliers, des conférences, des tables rondes…

Véritable révolution industrielle et sociétale, le numérique est aujourd’hui présent partout dans notre vie. Si son développement crée de nouvelles opportunités sa généralisation n’est pas sans impact sur notre environnement. On estime ainsi qu’en 2026, le numérique sera responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Une part qui va grandissante avec le développement de l’IA, la multiplication des data center et  le renouvellement constant de nos équipements numériques. Ainsi, en France, un smartphone est remplacé tous les 2,5 ans en moyenne. Face à ce constat à l’initiative du Grand Avignon, avec le soutien actif de nombreux partenaires privés et publics, une série d’actions et d’événements de sensibilisation sont organisés pendant la semaine mondiale du « Digital Clean ». Un moyen d’aller plus loin. 

Parmi les différents événements proposés (voir encadré) deux manifestations sont à noter :

Lundi 16 mars – 18h30 | Ciné-Conférence « Cohabiter avec l’IA de façon éclairée » au Cinéma Pathé Cap Sud, Avignon
Projection du film Her, film d’anticipation de Spike Jonze (2013) sur la relation entre un écrivain public et une IA, suivie d’une conférence de Laurence Vanin, Philosophe de l’Ethique au Centre de Recherche de la Gendarmerie Nationale (CRGN).
Gratuit, ouvert à tous, places limitées, inscription obligatoire : Ciné-Conférence Pathé Cap Sud

Jeudi 19 mars – 18h | Table ronde organisations : « Numérique Responsable : le territoire se mobilise »
État des lieux sur le Numérique et son impact, retours d’expérience concrets d’organisations engagées dans une Transition.Avec les interventions de Sébastien Touquet, fondateur Shakpa, animateur de Fresques, ambassadeur Pro MyCO2 de Carbone 4, de Pierre-Hubert Martin, délégué territorial La Poste en Vaucluse et délégué au développement du numérique sur la région Sud Paca, de Lionel Jarmasson, directeur & designer conseil, agence Canopée, expert Accompagnateur Cèdre et Praticien FSSD  et de Rafael Torres, ingénieur & ambassadeur IA du plan national « Osez l’IA », Cogérant et pilote des activités IA au LICA – Laboratoire d’Intelligence Collective et Artificielle.  Places limitées, inscription obligatoire : Table-Ronde Agroparc.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Des collectes :
– Téléphones portables et chargeurs dans les GSM Box installées sur plusieurs sites : campus CCI, l’Éveilleur, établissement du Grand Avignon (siège, Opéra, conservatoire, pépinière Créativa), Insercall, université d’Avignon.
– Matériel informatiques d’entreprises , EVA : village des métiers, 25 rue des joncs des bois, cellule 35 à Avignon. Dépôt volontaire sur RDV 09 70 66 94 38

Des ateliers :
– Nettoyage de ses données numériques. Pour les acteurs de l’économie sociale, le lundi 16 mars de 8h45 à 12h15 à Insercall, 10 rue Léon Honoré à Avignon. Pour les entreprises et acteurs publics, le mercredi 18 mars, de 8h45 à 12h15, à l’espace Créativa, 81-85 rue du traité de Rome à Avignon
– Atelier éco-geste à destination des adolescents le samedi 21 mars de 15 à 16h00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Inscription equipe@leveilleur-scop.fr ou 06 31 80 80 70 

Des conférences / tables rondes : 
– « Numérique responsable, mobilisons-nous », le jeudi 19 mars, à partir de 18h00 amphithéâtre de la CCI, allée des fenaisons à Avignon. Réservé aux entreprises et acteurs publics
– « Dépollution et souveraineté numérique : nettoyer vos données et passez à l’Open Source », le samedi 21 mars de 14 à 19H00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Ouvert à tous


Un moment de grâce à Montfavet : 3 heures avec Boris Cyrulnik, son humour et sa voix rassurante

En cette période électorale, le café-librairie Youpi !, le Café Citoyen et le Fenouil à Vapeur proposent d’explorer les idées « municipalistes » ou « communalistes » — sujets en lien avec la campagne des élections municipales à Avignon — en invitant le Maître conférencier en science politique Guillaume Gourgues.

Le municipalisme ? Kesako ? L’approche des élections municipales de mars 2026, en France, pose une question simple qui agite les forces politiques de gauche dans de nombreux pays du monde : en quoi la conquête du pouvoir municipal peut être le point de départ d’une bascule politique plus large ? Longtemps marginalisées dans les stratégies politiques de gauche, les idées « municipalistes » ou « communalistes » connaissent aujourd’hui un regain d’intérêtévident, incarné par de nombreuses expériences, des mairies indignées espagnoles aux communalismes du Chiapas et du Rojava. En France, la forme même de la décentralisation et l’histoire des stratégies « locales » de la gauche française posent des dilemmes spécifiques : jusqu’où assumer une radicalité politique locale, notamment en matière de démocratie ? 

Un débat citoyen

Conquérir le pouvoir municipal pour changer le monde ? Actualités et débats du « municipalisme ». Que faire des institutions intercommunales ? Risque-t-on de lâcher la proie du pouvoir national pour l’ombre du pouvoir municipal ? Le but de cette soirée est d’ouvrir une discussion sur ces sujets en lien avec la campagne des élections municipales à Avignon. Les candidats qui s’intéressent à la question seront également les bienvenus !

Mercredi 25 février. De 19h30 à 21h. Entrée libre et gratuite ouverte à tous. Accueil soupe dès 19h30. Fenouil à vapeur. 145 Rue Carreterie. Avignon.

https://www.echodumardi.com/tag/conference/   1/1