3 juillet 2026 |

Ecrit par le 3 juillet 2026

Une 1re en Vaucluse : ‘Terres de demain’, les Assises de l’Agriculture au Château de Beaucastel

Organisées par La Provence et Le Crédit Agricole chez la Famille Perrin, ces rencontres-débats sur les enjeux de l’agriculture et la viticulture de demain ont été l’occasion de faire le point sur le changement climatique, les attentes des consommateurs et la transition environnementale avec des paysans, des élus et des représentants de l’INRAE et du Canal de Carpentras

« L’eau et les agriculteurs » ou encore « Économie agricole et viticole face aux nouveaux défis » ont été les sujets abordés notamment par Franck Alexandre, Président du Conseil d’Administration de la Caisse d’Épargne, d’Isabel Ferrando, propriétaire du Domaine réputé de Saint-Préfert à Châteauneuf-du-Pape, de Nicolas Paget, le maire de Courthézon, de Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud, en charge de l’agriculture, la viticulture, de la ruralité et du terroir et de Christian Mounier, vice-président du Conseil Départemental de Vaucluse et fils de paysans.

Au cours des échanges animés par le directeur de la rédaction de La Provence, Olivier Biscaye, venu de Marseille et en présence de la directrice départementale du journal, Mélanie Ferhallad, Nicolas Paget a insisté sur « le lieu emblématique où nous nous trouvons, le Château Beaucastel, une propriété d’exception connue dans le monde entier pour sa production de Châteauneuf-du-Pape. Ici, l’eau et sa raréfaction est un sujet majeur, comme l’innovation, la pression foncière. Nous devons éviter une urbanisation excessive pour préserver les mètres carrés agricoles. » Il a aussi parlé de remembrement. « Depuis la construction de la ligne TGV Med en 2000 qui a redessiné les paysages de la Vallée du Rhône, nos parcelles sont trop petites, entre 2 000 et 3 000m², il faut au minimum 3 à 5 hectares pour que passent les engins agricoles d’aujourd’hui  Donc nous devons tous travailler ensemble pour avancer. »

L’agriculture, 1re économie de Vaucluse

En l’absence des présidentes régionale et départementale de la Chambre d’Agriculture, c’est Christian Mounier qui a rappelé que l’activité agricole au sens large (fruits, légumes et vignes) est la 1re économie de Vaucluse (1 106M€ de chiffre d’affaires et 12 700 emplois). Il a aussi mis en évidence le rôle incontournable du Barrage de Serre-Ponçon, non seulement comme producteur hydroélectrique, comme infrastructure touristique mais aussi dans l’irrigation avec une retenue d’eau de 1,272 km3 (milliards de m3) et un débit de la Durance de 80m3/seconde, sans oublier le projet HPR (Hauts de Provence Rhodanienne) dans le Nord Vaucluse.

« Nous devons nous adapter au marché. »

Franck Alexandre

Franck Alexandre, le vigneron-banquier a lui aussi parlé de la nécessité de remembrer les terres dans le Vaucluse où la surface moyenne des parcelles est de 23 hectares. Il a évoqué le besoin de cultiver d’autres espèces comme les pistaches et les grenades, économes en eau. Et parlé des vins qu’attend le consommateur. « Nous devons nous adapter au marché. Aux rouges trop lourds, trop alcooleux, les jeunes préfèrent des vins plus légers, plus frais. » Il a aussi évoqué une structure qui entre 1963 et 2014 a façonné le territoire, la DATAR (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale), à l’époque d’Olivier Guichard, Jérôme Monod, Philippe Lamour, Edgar Pisani. « Il suffisait d’un ou deux coups de fil à Paris pour peser sur les décisions qui nous concernaient ici, dans le Sud. Maintenant on a perdu un peu de notre influence dans les ministères de la capitale, même si on est toujours en relation avec la préfecture qui fait remonter les dossiers. »

Au Château de Beaucastel, ‘Terres de Demain’, les 1res Assises Agricoles. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Réduire la consommation d’eau

De son côté, André Bernard, ancien président de la Chambre Régionale d’Agriculture et actuel président du Canal de Carpentras, a évidemment, parlé de l’énorme projet HPR à 480M€ pour irriguer 22 000 hectares sur 81 communes du Nord Vaucluse et du Sud Drôme. « Nous avons absolument besoin d’irrigation tout en divisant par deux la consommation d’eau. Nous avons déjà montré notre adaptation avec le goutte à goutte puisque nous avons déjà fait baisser la consommation par 10. »

André Chanzy qui est directeur de recherche à l’INRAE d’Avignon, a évoqué la « plasticité » des plantes. « Depuis le 1er épisode de sècheresse en France qui remonte à 1976 — à l’époque on ne parlait pas encore de canicule comme aujourd’hui 50 ans après — on avait remarqué que la croissance des arbres avait ralenti. Depuis, on a évolué, grâce effectivement au goutte à goutte qui renforce le système racinaire. Par capillarité, l’humidité se maintient, on sait la piloter, la contrôler, mesurer le taux d’hygronomie à la goutte près. Mais paradoxalement en enterrant les tuyaux et les canalisations en profondeur, les oiseaux comme les insectes, les plantes et la biodiversité ont du mal à profiter de l’eau pour survivre. Il faut neutraliser cet effet pervers pour maintenir l’écosystème. »

…tout en résistant à la sécheresse

De son côté Bénédicte Martin, la conseillère régionale a, elle aussi, évoqué le rôle d’accompagnement que joue la région Provence-Alpes-Côte d’Azur auprès des paysans, « pour une agriculture durable, viable, de qualité et compétitive. » Elle a évidemment parlé du rôle crucial de l’eau, « C’est une question de survie qui conditionne tout, la production agricole et viticole comme les paysages qui attirent des touristes du monde entier. C’est pourquoi nous participons à toutes les expériences, par exemple au vignoble de Piolenc, avec des espèces résistantes à la sècheresse comme aux maladies et des panneaux photovoltaïques orientables pour protéger les feuilles de vigne des rayons intenses du soleil. Et d’insister sur la nécessité de programmer un calendrier d’investissements année après année pour le lourd, très lourd financement du projet HPR, en ces périodes d’endettement maximum de la France.

« L’eau, c’est une question de survie. »

Bénédicte Martin

En marge des débats, Isabel Ferrando a alerté sur l’impact de la canicule sur les prochaines vendanges. « La maturité des vignes avance à la vitesse grand V, sur notre vignoble, on va devoir entamer la récolte dès le 10 août. Le problème, c’est de recruter du personnel aussi tôt. Or, la MSA (Mutualité sociale agricole) couvre tous les paysans, salariés ou pas, pour l’ensemble des branches de la Sécurité Sociale : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail, maladies professionnelles, insertion, sécurité au travail et embauche. Justement, c’est là que le bât blesse. Ici, dans le Vaucluse, c’est le seul département du Sud qui fonctionne ainsi, elle considère que la prestations de service est une forme de concurrence à l’interim. Elle doit se limiter à des tâches extrêmement qualifiées sinon c’est de l’interim caché, du travail dissimulé. Moi, je supervise les saisonniers quand ils arrivent à Saint-Préfert, je leur explique ce qu’ils doivent faire et je leur fournis le matériel nécessaire. C’est à nous de faire les contrats à la place de la MSA, de vérifier leur identité, de les déclarer, c’est kafkaïen face à l’avancement de la date des vendanges et surtout face à la pénurie de main d’oeuvre. J’en ai parlé à France Travail et à Monsieur le Préfet, j’espère que tout va rentrer dans l’ordre rapidement. »

Le Château de Beaucastel a accueilli ces 1res Assises de l’Agriculture

Ces 1res Assises de l’Agriculture ont été l’occasion de rencontrer « l’âme de ce lieu », Jean-Pierre Perrin, qui, avec son frère François, représente la 4e génération de propriétaires de ce domaine d’exception, le Château de Beaucastel qui date de 1549 et qui a fait l’objet de travaux qui ont duré 7 ans. « Je suis un paysan, j’ai les pieds sur terre. Notre but n’était pas de faire flamboyer, briller cette propriété, d’impressionner. Au contraire, on a pensé à ce que vivraient nos petits-enfants quand le climat aura encore changé. Du coup, on a pensé à une climatisation naturelle, avec une cave de vinification adaptée au climat à venir. On a fait tous ces travaux pour être en phase avec le futur. Le beau, on s’en fout. Nous on a voulu faire mieux avec moins. Ici, pas de béton, pas de ferrailles pour l’armer, de la terre et de la pierre. » Les argiles ont été utilisées pour le pisé.

Quand Jean-Pierre Perrin, son frère François et leurs enfants ont décidé d’entamer des travaux, ils ont demandé à une agence de lancer le concours international d’architectes. Parmi les 1 360 propositions, une a émergé du lot, celle de l’architecte indien Bijoy Jain qui travaille sur des maquettes, pas des dessins et qui prend en compte les techniques de construction locales comme les matériaux, en une relation terre – forme – histoire. Il a été choisi avec un autre architecte, Louis-Antoine Grégo, dont le cabinet est installé à Avignon.

Jean-Pierre Perrin, poursuit : « On est parti d’une feuille blanche. C’était en plein Covid. Avec les garanties décennales, les assureurs ont mis deux ans pour accepter le contrat. Le risque supplémentaire, c’est qu’en période de confinement, de France au ralenti, les entreprises choisies ne savaient pas combien de temps cela allait durer, finalement tout le monde a signé. Et les taux d’intérêt étaient ridiculement bas, du coup ça a coûté (un peu) moins cher. L’architecte indien qui a été choisi n’avait jamais fait de cave, mais il est diplômé de l’Université Saint-Louis de Washington et donne des cours à Zurich, à New-York. »

« Je suis paysan et à 82 ans, j’entend le rester, j’ai horreur du superficiel, du clinquant. » Dans cette famille où on fait du vin bio et biodynamie sur une centaine d’hectares dans une démarche naturelle, les 6 000m² de bâtiments beiges et ocres ont été préservés, 4 000m3 de cave ont été creusés, la terre, le sable et les galets conservés pour être réemployés.  « Du coup on a évité une noria de camions, de pollution sonore, visuelle, de poussières et de vibrations au milieu du vignoble », ajoute le patriarche. À 9m sous terre, se trouve un bassin de 2 000m3 où les eaux de pluie sont filtrées et où le mistral s’engouffre et refroidit le chai. Entre vignes, oliviers, chênes-truffiers, pins, cyprès, essences méditerranéennes se sont fait leur place.

L’un des fils de Jean-Pierre Perrin, Marc, qui a rencontré un ami commun de Brad Pitt et Angelina Jolie, a été chargé par le couple-star en 2011 de s’occuper du Château de Miraval dans le Var où ils sont associés. Un partenariat qui a permis de voir l’acteur en chair et en os sur l’AOC Châteauneuf-du-Pape. Mais Jean-Pierre Perrin reste humble et discret. « Ici, pas de cars de touristes. Pas de caveau de vente. On reçoit les visiteurs uniquement sur rendez-vous pour leur parler de notre savoir-faire. On souhaite simplement leur inoculer notre passion du vin. » Sur les 13 cépages utilisés par Beaucastel pour ses assemblages, le rouge compte un pourcentage de 30% de Mourvèdre, sans doute ce qui le rend unique. Chaque année 600 000 bouteilles sont produites à Courthézon.

Le Château de Beaucastel a reçu en 2025 le Prix AMO de l’Association Architectes et Maîtres d’Ouvrage pour cette réalisation « exemplaire » par son innovation, sa qualité et son engagement environnemental.

Le Château de Beaucastel. ©Famille Perrin

Une 1re en Vaucluse : ‘Terres de demain’, les Assises de l’Agriculture au Château de Beaucastel

« Au départ, il y a plus de 30 ans, Dubernet, dont le siège est implanté en Occitanie dans les Corbières, a créé un site à Orange dans l’ancien laboratoire d’Inter Rhône », explique Nicolas Constantin, actuel directeur délégué de l’entreprise en Vaucluse.

« Mais en 2023, un incendie d’origine électrique a réduit en cendres les installations, on a d’abord déménagé près de la caserne des pompiers mais l’accès n’était pas idéal. Finalement, on a investi dans la zone de la Grange Blanche à Courthézon où on a de la place et où on peut accueillir nos clients, majoritairement des vignerons. » Et ce site a été inauguré il y a quelques jours par le président Matthieu Dubernet, ingénieur agronome et 3e génération du groupe familial éponyme.

Son but ? Rendre visible la richesse de la terre, du sous-sol pour la transformer en valeur économique. Ces analyses servent à comprendre la nature des sols, sa capacité à nourrir la vigne voire à retenir l’eau malgré le changement climatique et la hausse  régulière des températures, chaque été. « La vigne est une caisse de résonance climatique extraordinaire. En quelques années on a vu le degré alcoolique grimper de 11° à 14° », prédisait Matthieu Dubernet au début des années 2020. 

Un laboratoire à la pointe de l’innovation

De son côté, Nicolas Constantin poursuit : « Ce laboratoire leader en Europe fait des prélèvements de la terre, la tamise et analyse les micro-organismes, champignons, bactéries, taux de carbone, de pollution, de calcium, de potassium, de fertilité de la parcelle de vignes. Nos clients sont installés en Vaucluse, mais aussi dans le Gard et le sud de la Drôme et de l’Ardèche. Grâce à la cytométrie 3D, exclusive et labellisée, un rayon laser effectue un tri de l’échantillon de terre, de ses organismes vivants, de ses cellules, par fluorescence colorée en temps réel. Du coup nous maillons les résultats aux vignerons dans la journée, alors qu’avant, dans les labos on utilisait les ‘boîtes de Petri’ pour faire la culture des cellules et ça prenait des jours et des jours pour constater leur évolution, leur croissance. »

Le Laboratoire Dubernet Rhône Sud analyse et conseille du cep à la mise en bouteille. Sélection des variétés de cépages, contrôle de maturité des grains de raisin, élevage des vins en cuves ou barriques, fermentation, stabilisation, analyses certifiantes, utilisation de gomme arabique en œnologie, conditionnement, étiquetage, choix des bouchons.

Lors de l’inauguration en présence du maire de Courthézon Nicolas Paget, qui préside désormais aux destinées du Pays d’Orange en Provence, le président Matthieu Dubernet a mis en valeur la compétence de ses collaborateurs et leur expertise ainsi que la qualité des équipements de pointe du laboratoire. Et l’innovation avec la Cyto3D son laser et ses rayons ultra-violets, le piégeage d’atmosphère avec le système Dynamic Air Diagnostic. Il a confirmé son « engagement durable et sa volonté de contribuer activement au dynamisme économique local. »


Une 1re en Vaucluse : ‘Terres de demain’, les Assises de l’Agriculture au Château de Beaucastel

Du vendredi 5 au dimanche 7 décembre, le marché de Noël ‘Les Hivernales’ prend place à Courthézon. Au programme : feu d’artifice, patinoire, chants de Noël et bien d’autres animations.

Dès demain, 34 chalets en bois s’installeront au Parc Val Seille à Courthézon à l’occasion du marché de Noël de la Ville. Le marché ouvrira ses portes ce vendredi 5 décembre à 17h et sera ouvert toute la journée les samedi 6 et dimanche 7.

Le feu d’artifice qui devait inaugurer le marché ce vendredi, est finalement reporté à dimanche à 19h.

Sur les trois jours, en plus de découvrir les produits des artisans et producteurs sur place, le public pourra profiter d’une patinoire, d’une exposition sur les traditions provençales, et de diverses animations musicales. Le Père Noël fera une apparition le dimanche après-midi pour une séance photo.


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« L’accès aux soins pour tous est une priorité, 127 établissements de santé ont vu le jour en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis 2021 que nous sommes aux commandes » affirme Renaud Muselier, président de la Région Sud, et médecin de formation.

Sur 640 m2, au coeur du bassin de vie Courthézon-Châteauneuf-du-Pape, dès 2026, cette nouvelle Maison de Santé accueillera 38 professionnels de santé : sages-femmes, dentiste, infirmiers, orthophoniste, médecins généralistes, biologiste, pharmacien, diététicien, masseur-kinésithérapeute, ostéopathe, psychiatre.

« Les Bac+20 parisiens nous ont fait perdre plus de 2 000Mds€, le pays est en grande difficulté, mais moi je regarde les initiatives concrètes sur le terrain et je vais de l’avant. Depuis 2021, nous avons soutenu l’installation de jeunes médecins et accompagné des internes pour un stage sur le terrain, auprès des Provençaux, Alpins et Azuréens pour réduire les inégalités et les distances. Ici, nous avons un territoire régional où chacun peut se faire soigner près de chez lui, rapidement et dignement. »

Il a rappelé que, malgré les restrictions budgétaires imposées aux collectivités locales pour combler partiellement le déficit abyssal de l’État, la Région Sud a voté un budget conséquent pour la santé : 2,5M€ pour la restructuration des urgences de Carpentras, 2M€ pour l’extension-rénovation de la réanimation et des urgences d’Avignon. De plus, une ‘Mammobile’ va bientôt sillonner l’ensemble du territoire pour prévenir le cancer dont 30 000 cas sont dépistés chaque année. « Nous voulons absolument sauver des vies », a martelé le président Muselier.

Lors de cette manifestation, il était entouré du préfet de Vaucluse Thierry Suquet, de la présidente du Conseil Départemental Dominique Santoni, d’Olivier Brahic, directeur général-adjoint de l’ARS (Agence Régionale de Santé) et de Nicolas Paget, maire de Courthézon. Le dispositif ‘Anti déserts-médicaux’ en Vaucluse, ce sont 4M€ pour 25 maisons de santé, 208 000€ l’installation de 6 médecins généralistes et un cofinancement de l’ARS et du Fonds Social Européen pour 46 bourses de santé d’un montant de 123 000€.


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C’est dans les années 1900 que le couple Emmanuel et Félicie Mille a créé cette entreprise familiale de chaussures. Pendant la Première Guerre mondiale, elle fait tourner la maison pendant que son mari est au front. Suivront Gaston, Charles, Hugues et aujourd’hui Nicolas et sa soeur Estelle qui sont aux commandes de la société familiale et représentent la 5e génération.

Implantée d’abord au cœur d’Orange, près de la Poste, elle a migré vers Courthézon en 1995 pour s’agrandir au cœur de l’une de ses zones d’activités, la Grange Blanche, qui recense une trentaine d’entreprises et 500 emplois. Centenaire mais innovante, cette PME de 50 salariés a  lancé dès 1946 la 1e chaussure de sécurité avec embout acier en fer forgé. Et en 1964, en collaboration avec le fameux Dr Martens, a été créée la semelle à coussin d’air ‘Arausio’ et à grosses surpiqûres jaunes qu’on trouve encore aujourd’hui dans les boutiques branchées et que s’arrachent les ados.

Le président de la Région Sud à Courthézon

Ce mardi 29 avril, Estelle et Nicolas Mille ont reçu la visite du président du Conseil Régional Renaud Muselier et de la présidente du Conseil Départemental de Vaucluse Dominique Santoni. « En 2020, avec le Covid nous avons traversé une période difficile, nos ventes se sont effondrées et la Région Sud nous a accordé une subvention de 185 000€ ce qui nous a permis de sortir la tête de l’eau et d’investir ensuite près de 2M€ dans une machine bien plus productive, explique le PDG. Aujourd’hui, nous sortons 400 000 paires par an et ça va aller crescendo et nous exportons dans le monde entier, en Arabie Saoudite, en Australie, en Europe, aux USA, 40% de notre production. Dans toutes les tailles, du 35 au 46, et dans toutes les matières, buffle, vache, nubuk, polyuréthane, avec des finitions lisses ou travaillées. »

Après avoir fait le tour de l’usine, Nicolas Mille a évoqué les difficultés des patrons français face à la paperasse d’une administration tatillonne qui ajoute des normes aux règlementations européennes, face à la difficulté de recruter notamment des jeunes, face aux droits de douanes et pas seulement ceux des USA et face à la fiscalité.

Renaud Muselier lui a répondu : « La Région Sud investit 6Mds€ dans l’économie, elle a rajouté 1Md€ lors de la crise sanitaire et financé 13 millions de masques, ce que l’État a été incapable de faire. Tout le monde râle sur la conjoncture, mais vous, vous avez aussi su rebondir et vous êtes la 5ème génération de la famille Mille, bravo ! »

Pour conclure, le Président a pris deux exemples récents de résilience qui tordent le cou aux idées reçues et qui prouvent que le génie français existe bel et bien. D’abord l’organisation des Jeux Olympiques puis la reconstruction à l’identique de la Cathédrale de Notre-Dame de Paris. « Malgré le carcan de l’administration, la crise de l’énergie, le coût des matières premières, on a fait face, on a avancé, on a su trouver les moyens matériels et les ressources en nous, on a innové et on a gagné le pari. Tout le monde le reconnaît. Donc, ne baissons jamais les bras, fonçons ! »


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Pour sa 5e exposition majeure annuelle du vendredi 18 avril au samedi 31 mai, la ville de Courthézon se pare des œuvres du sculpteur eygaliérois Francis Guerrier. 

Un parcours d’une douzaine de sculptures sera aménagé durant un mois et demi dans les lieux publics de Courthézon. Quant à la chapelle Saint-Georges, elle bénéficiera également d’un luminaire. Intitulée « Éclosion », l’exposition majeure de cette année s’inscrit dans une programmation culturelle que la municipalité a mise en place depuis 2021, en invitant des artistes dont les installations profitent aux locaux et touristes. 

Artiste contemporain de la région, Francis Guerrier a d’abord travaillé dans le domaine du spectacle vivant en tant que comédien, metteur en scène puis décorateur et scénographe. Le goût de la matière et l’envie de lui donner vie l’incitent à expérimenter la glaise, le plâtre et enfin le métal avec lequel il poursuit son œuvre. Identifiables par leurs lignes courbées poétiques, fuyantes et froides, enveloppantes et chaleureuses, les sculptures de Francis Guerrier offrent aux spectateurs une invitation à la rêverie et à la réflexion. 

Exposition artistique ‘Éclosion’. Parcours dans Courthézon. Du 18 avril au 31 mai. Horaires du château Val Seille du lundi au vendredi 8h30-12h / 13h30-17h. Vernissage vendredi 18 avril à 18h30 au château Val Seille. Visite guidée samedi 26 avril à 14h30 au parc Val Seille. 

©Ville de Courthézon

A.R.C


Une 1re en Vaucluse : ‘Terres de demain’, les Assises de l’Agriculture au Château de Beaucastel

Gaston Mille est une entreprise familiale créée en 1912 à Courthézon. Nicolas Mille, son président actuel, représente la cinquième génération, avec sa sœur Estelle qui s’occupe de la partie administrative et RH. Il vient de faire réaliser un virage stratégique important à l’entreprise avec l’acquisition d’une machine ultramoderne ayant des conséquences très importantes.

Gaston Mille modernise sa production avec la Desma Amir. Il s’agit d’une machine ultramoderne acquise d’occasion à la société Adidas pour un budget de 2M€, la valeur neuve étant de 4M€. « Cette dernière acquise en 2024 va avoir des effets très positifs sur la vie de notre entreprise. Elle va ainsi doubler la capacité de production et permettre également de décaler les horaires des employés. »

Des meilleures conditions de travail
« Il n’y aura plus désormais qu’un seul poste de travail de 8 heures à 16 heures contre deux précédemment dont un commençait à 5 heures du matin. Ceci permettra des horaires plus confortables pour nos salariés » explique Nicolas Mille.
Cette opportunité d’achat à la société Desma situé en Allemagne va positionner l’usine de Courthézon, comme un site unique en France en production de chaussures et parmi les cinq usines les plus modernes en Europe.
L’acquisition de cet outil de technologie qui fonctionne notamment grâce à un robot va aussi  faciliter le travail des salariés pour l’en-formage qui est une opération pénible. Certaines tâches laborieuses seront aussi automatisées. Toute l’ergonomie du poste de travail a été repensée autour de cette nouvelle machine.

La machine en détail
– Étapes de travail plus précises et qualitatives grâce aux zones de cooling
– Machine ultra-technique équipé de convoyeurs et de 6 robots autonomes
– Travail sur chaine avec convoyeur automatique
– Puce RFID sur chaque modèle de chaussure afin d’avoir une meilleure traçabilité et suivie de la production
– Capacité de stockage augmenté grâce au système Amir (travail sur chaîne)
– Robots autonomes qui interviennent désormais dans les étapes les plus exigeantes, telles que le pré-ébavurage des chaussures et l’en-formage sur ligne.
– Efficacité de production : 800 paires/poste de 7h (contre 400 sur l’ancienne machine)

« L’automatisation avancée, combinée à l’utilisation de robots, garantit une précision optimale et une meilleure qualité des produits. »

Nicolas Mille, président de Gaston Mille

Une meilleure qualité
Avec une capacité accrue de 1 600 paires par jour, cette ligne de production permet une meilleure réactivité, une réduction significative des stocks et une optimisation des coûts de production. « L’automatisation avancée, combinée à l’utilisation de robots, garantit une précision optimale et une meilleure qualité des produits. Cette modernisation s’inscrit dans une stratégie de développement durable de la société avec une réduction des rebuts, des économies d’énergie et une limitation des transports. La machine nouvellement acquise permet ainsi de recycler les déchets de 15% qui sont réinjectés pour la production des semelles. »

Gaston Mille en chiffres :
Chiffre d’affaires 2024 : 10,4M€ avec une forte croissance depuis 2021 qui avaient vu les ventes chuter fortement en raison du Covid
– Salariés : 50

Des perspectives de développement
« Gaston Mille prévoit également d’ouvrir de nouveaux marchés grâce à cette flexibilité accrue, notamment auprès de l’armée et des services de secours. Depuis sa création en 1912, Gaston Mille conçoit et fabrique des chaussures de sécurité en France. Acteur historique du secteur, l’entreprise se distingue par son engagement envers la qualité et la sécurité, en répondant aux besoins des professionnels de l’industrie, du BTP et de la logistique » explique Nicolas Mille. Les nouveaux prototypes sortis de la machine au nom de Frenchgrip s’inspirent de la basket urbaine, avec un look attractif. Ceci devrait donner un élan de développement à l’entreprise et lui assurer ainsi des bons relais de croissance.

Olivier Muselet

Une démarche RSE
La société Gaston Mille pratique une démarche RSE depuis de nombreuses années. L’acquisition de cette machine qui permet du recyclage va dans ce sens. Quelques items travaillés :
– Achats responsables avec l’utilisation de plus de matières premières françaises et européennes avec un objectif 2028 de réduction de 20% des achats de matières premières hors Europe
– Économies d’énergie : équipement d’ampoules LED – Consommation réduite de 7% en 2023 avec un objectif 2028 de réduction de la consommation électrique de 15%
– Limitation et optimisation des transports avec la diminution de moitié des allers-retours vers les usines de sous-traitance en Tunisie et en Inde avec un objectif 2028 de diminution de 30% supplémentaire
– Éco-conception produit, durabilité des modèles et recherche de matières recyclables avec un objectif 2028 de mise à disposition d’un forfait de réparation des chaussures de sécurité de la gamme
– Bien-être humain avec 100 % des contrats en CDI, la recherche d’une parité (en 2024 la répartition est de 51 % d’hommes et 49 % de femmes) et des conditions de travail agréables
– Gestion des déchets avec la diminution des rebuts et le recyclage de 100% de la ferraille et des cartons  et 41% des bidons.


Une 1re en Vaucluse : ‘Terres de demain’, les Assises de l’Agriculture au Château de Beaucastel

Nicolas Paget, maire de Courthézon se bat pour soustraire les habitants au bruit de l’autoroute. Pourtant, avant son mandat, un mur antibruit avait été édifié en 2017. Cependant sa réalisation, en protégeant un quartier amplifiera le bruit sur le quartier voisin. Le maire demande alors que le mur soit prolongé ainsi qu’une diminution de la vitesse des voitures pour en minorer le bruit. Aidé du sénateur Jean-Baptiste Blanc, le maire de Courthézon continue de se battre pour offrir à ses administrés une meilleure qualité de vie et fait connaître ses actions.

«Réalisé sur l’A7 en 2017 à l’Est ainsi qu’à l’Ouest de la commune, le mur antibruit est venu apporter un confort complémentaire à l’ensemble des zones depuis protégées par ce dernier tant il diminue considérablement l’impact du bruit autoroutier, expose Nicolas Paget, maire de Courthézon, mais cette démarche vertueuse s’est transformée en véritable inégalité. Car l’ouvrage, bâti plus long à l’Est qu’à l’Ouest, a impacté un quartier résidentiel au Nord-Ouest sur près d’un kilomètre en proie aux réverbérations des bruits de la structure, ajoutant des désagréments à l’ensemble des riverains concernés.»

La Mairie a fait réaliser, en 2022 et sur ses propres deniers, une étude de bruit sur zone afin de s’appuyer sur des éléments d’informations précis qui révèlera que les nuisances peuvent être considérées comme nocives pour la santé, et relevant de la santé publique, causant des troubles extra-auditifs avec des valeurs de 40 dba –décibels- la nuit passés à 55 le jour. Nicolas Paget a également demandé à ce que le préfet autorise une réduction de la vitesse de 20km/h, soit 110 Km/h au lieu de 130, lors de la traversée de Courthézon par l’autoroute, demande qui avait déjà été refusée par l’ancienne préfète Violaine Démaret, en octobre 2023.

En août 2022 Vinci Autoroutes a demandé au service de la Direction des mobilités routières d’intégrer la réalisation du mur anti-bruit restant sur le Nord-Ouest de la commune dans le contrat de plan qui les lient. En septembre, Jean-Baptiste Blanc et Nicolas Paget rencontraient le ministre des transports, Philippe Tabarot pour défendre le dossier du mur anti-bruit.

Enfin, le préfet, Thierry Suquet, confirme la saisie du Cerema –Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement- afin de mener une étude de bruits sur le site et d’en informer Vinci autoroutes. Le maire de Courthézon espère ainsi que le ministre des Transports, Philippe Tabarot, se saisira du dossier demandant au concessionnaire Vinci de compléter le mur anti-bruits d’ici la fin de la concession.

Jean-Baptiste Blanc sénateur de Vaucluse, Nicolas Paget maire de Courthézon et Philippe Tabarot ministre des Transports

Une 1re en Vaucluse : ‘Terres de demain’, les Assises de l’Agriculture au Château de Beaucastel

Le maire de Courthézon, Nicolas Paget l’avait promis, la ville demeurera sereine et sécure. «Même si Courthézon est loin de se placer en tête de classement des méfaits et délits, qu’elle est accueillante et vivante, l’on doit s’y sentir bien.»

Des actions concrètes qui passent par l’accroissement des effectifs de la Police municipale de 4 à 7 effectifs, sur une amplitude horaires de 8h à minuit ainsi que le week-end. « La présence des policiers municipaux est importante et adaptée aux besoins, à vélo, à pied, afin que les policiers puissent être vus et échanger avec la population. Le dispositif est établi à titres préventif et dissuasif pour lutter contre le sentiment d’insécurité.», précise le 1er magistrat de la Ville.

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Des moyens humains et matériels
Pour cela, le Conseil municipal s’est engagé dans la modernisation du réseau de vidéo protection comprenant l’enregistrement des images captées et l’extension de ce dispositif dans de nombreux quartiers de la ville, dont celui de la Barrade. Enfin, un nouveau véhicule a été acquis, une Renault Scénic électrique pour un montant de presque 43 700€, auquel la Région Sud a participé à hauteur de 43%, dans le cadre du dispositif ‘Région Sud, Région sûre’.

Entourant la nouvelle Renault Scénic, Nicolas Paget, maire de Courthézon et Cyril Flouret, adjoint à la sécurité, avec les policiers municipaux. Copyright Ville de Courthézon

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