30 août 2025 |

Ecrit par le 30 août 2025

Courtine : enfin les 3 coups pour Confluence ?

Avec la pose de la première pierre d’un nouveau bâtiment de la Caf de Vaucluse prévu ce vendredi matin, la zone de Courtine à Avignon va enfin se doter d’un bâtiment ‘signal’, quasiment en face de la gare TGV. A l’heure de l’ouverture du Festival, ce chantier va-t-il marquer les 3 coups de l’aménagement de cette zone si essentiel au développement du bassin de vie de la cité des papes.

Avec plus de 4,1millions de passagers en 2019 (+11,5%), la gare TGV d’Avignon a battu son record de fréquentation. Un seuil des 4 millions de passagers que la SNCF ne s’était donné pour objectif d’atteindre qu’à l’horizon 2030. Pour autant, ‘la gare préférée des Français’ pendant plus de 10 ans, qui offre le plus important parc de stationnement (5 000 places) pour une gare TGV en France, reste désespérément seule au milieu des cyprès depuis son inauguration en 2001.
Certes, il a fleuri quelques bâtiments aux alentours mais rien de particulièrement marquant architecturalement. La faute à un PPRI (Plan de prévention des risques d’inondations) appliqué de manière draconienne par les services de l’Etat et qui bloque inexorablement l’aménagement de cette zone de Courtine-Confluence.

Succession de désillusions
Les intentions étaient pourtant là. Début 2006, Marie-Josée Roig, alors maire d’Avignon, avait assuré que l’urbanisation allait débuter dès l’année suivante… Depuis, ce n’est qu’une succession de rendez-vous manqués et de désillusions.
Ainsi, oubliés les 50 000 m2 de bureaux et de commerce du programme City Sud porté en 2006 par le promoteur Pitch promotion et devant être inauguré en 2012. Porté disparu également le transfert du multiplexe Pathé Cap Sud qui a été définitivement enterré en 2011. Aux oubliettes aussi la reconversion du domaine Gagon, au confluent du Rhône et de la Durance en résidence de tourisme 4 étoiles avec centre de balnéothérapie et golf prévu pour 2009.

Le déménagement du multiplexe Pathé de Cap-Sud vers Courtine a été définitivement abandonné en 2011.

On ne parlera pas non plus du port de plaisance de 150, puis 400 anneaux, évoqués il y a plus de 20 ans, du centre de séminaire de 1 500 places, de la cité de la formation présentée en grande pompe au salon international de l’aménagement et de l’immobilier du Mipim à Cannes en 2004, de la pédagothèque destinées à la formation des entreprises ou même des projets des parcs d’attractions ‘Spyland’ puis du ‘Tivoli’ porté par des investisseurs Danois en 1997 !

Un cap pour les 25 prochaines années
Plus près de nous, en 2014, Cécile Helle, maire d’Avignon, et Jean-Marc Roubaud, alors président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon, avait organisé en 2014 un atelier territorial sur le thème « Avignon Courtine-confluence : construire ensemble la ville de demain ». Objectif : concevoir la ville demain en relançant l’aménagement de cette zone de 600 hectares où l’agglomération dispose de la maîtrise de 50 hectares, juste autour de la gare, sur les 180 hectares disponibles à urbaniser.
« Il s’agit en quelques sorte d’un électrochoc pour cette zone », expliquait alors Jean-Marc Roubaud alors que Cécile Helle mettait en avant sa volonté de faire de cette zone « un lieu d’innovation en matière de construction en zone sensible en y intégrant la vulnérabilité inondabilité dans les critères d’urbanismes ».
A défaut d’électrochoc, on se contentera alors plutôt d’un court-circuit puisqu’il faudra attendre 2017 pour que le duo d’élus retienne l’urbaniste catalan Joan Busquets, celui a notamment participé à la transformation de Barcelone pour l’accueil des jeux olympiques de de 1992, afin qu’il donne le cap de l’aménagement de Courtine pour les 25 prochaines années. Et les ambitions sont là : pôle d’activités créatif, développement de la filière logistique avec le port multimodal de la CNR (Compagnie nationale du Rhône), évolution du centre commercial, accueil de 6 000 habitants, anticipation des besoins des millions de voyageurs transitant par la gare TGV, intégration des 300 entreprises déjà présentes sur le parc d’activités de Courtine, ouverture d’un axe Nord-Sud jusqu’aux remparts via une trouée verte…

L’urbaniste catalan Joan Busquets envisage la construction de 17 ‘macro-îlots’ d’environ 30 000 m2 chacun durant les 25 prochaines années.

Un an plus tard, c’est l’architecte en personne, aussi professeur à Harvard, qui viendra à l’université d’Avignon présenter sa vision de l’aménagement de ce futur quartier rythmé par la construction de 17 ‘macro-îlots’ d’environ 30 000 m2 chacun. L’urbaniste ibérique, le président du Grand Avignon et la maire d’Avignon espéraient alors voir « les premiers chantiers d’ici 2 ans afin de donner un signe fort aux potentiels investisseurs. » Manqué… Trois ans plus tard, c’est toujours le dessert des Tartares que seul un opéra éphémère, qui ne sera bientôt qu’un lointain souvenir, est venu perturber.
Un immobilisme « qui peut s’expliquer à la fois par la multiplicité des acteurs et des partenaires ainsi que par une certaine complexité à faire sortir les projets dans ce pays » regrette Cécile Helle. « Pour m’y frotter depuis plus de 6 ans maintenant, je vois la difficulté pour aménager le territoire et la ville », poursuit l’élue qui souhaiterait « que l’on introduise un peu de souplesse et de simplification » pour avancer.

Un peu d’espoir avec la LEO
Pourtant, on a pu reprendre un peu espoir en octobre 2010 avec la mise en service de la première tranche de la LEO (Liaison Est-Ouest) devant relier les autoroutes A7 et A9. Nous aurions dû cependant nous méfier car le calendrier de la réalisation de ce contournement d’Avignon par le Sud de l’agglomération était déjà à l’image de ce qui passe actuellement. « Dernière ligne droite pour la LEO » titrait-on en 2003 tout en se félicitant de l’avancée de ce dossier qui allait permettre d’accélérer le développement de Courtine grâce à une meilleure desserte. Il a fallu attendre finalement 7 ans pour voir les premiers véhicules franchir la Durance… Quant à la seconde tranche, on se déchire encore pour savoir où la faire passer alors que les hypothétiques premiers coups de pioche doivent être donnés avant la fin de l’année.
La troisième tranche, le franchissement du Rhône pour rejoindre le Gard, devrait pour sa part pouvoir être envisagé quand la région Occitanie découvrira que le Gard rhodanien (ou le Gard avignonnais, c’est selon) fait partie de son territoire : c’est-à-dire d’ici 2 à 3 siècles en étant optimiste.

La Caf pour impulser un vrai départ
En attendant, les 350 entreprises et leurs 5 000 salariés du parc d’activités de Courtine qui a vu le jour en 1972 vont peut-être reprendre espoir car c’est la Caf (Caisse d’allocation familiale) de Vaucluse qui pourrait réaliser ce fameux bâtiment ‘signal’, à l’angle du boulevard Pierre-Boulle et de l’avenue de la gare, qui marquerait le véritable départ des aménagements en Courtine.
En effet, l’organisme chargé de verser aux particuliers des prestations financières à caractère familial vient de lancer la construction de son nouveau siège en Vaucluse. Le bâtiment de 7 333m2 accueillera à la rentrée 2022 les 280 agents de la CAF 84 des agences d’Avignon-siège, Cavaillon et Carpentras. Ces derniers seront répartis dans un espace de 6 182m2 qui s’étendra sur 3 étages dont 400m2 en rez-de-chaussée destinés à l’accueil des 250 allocataires reçus chaque jour.
Baptisé ‘Confluence Park’ ce nouvel édifice en R+3 comprendra également une offre de 1 100m2 de bureaux modulables, une terrasse privative de 140 m2, 129 places de stationnement pour la Caf et 47 places de parking supplémentaires pour les utilisateurs des bureaux. Labellisé HQE (Haute qualité environnementale) bâtiment durable afin de répondre aux normes environnementales en matière d’économie d’énergie et de performances thermiques, le bâtiment orienté est-ouest disposera en son centre d’un îlot verdoyant entouré de larges terrasses.
« L’emplacement privilégié au sein d’Avignon-Confluence, la qualité de la visibilité et des accès comme la qualité fonctionnelle et architecturale de Confluence Park, ont été des atouts décisifs dans le choix d’implantation du nouveau siège de la Caf de Vaucluse » explique Christian Delafosse, directeur de la Caf de Vaucluse.
« Quand on va sortir de la gare, on va découvrir ce nouveau bâtiment qui sera un peu un édifice ‘totem’ qui marquera, je l’espère, le développement de ce quartier », se félicite Cécile Helle qui envisageait, un temps, d’édifier un nouvel hôtel de ville dans ce secteur afin de poursuivre cette dynamique.

Le futur bâtiment de la Caf 84 devrait être opérationnel pour la rentrée 2022.

Courtine : enfin les 3 coups pour Confluence ?

Vous en rêviez ? Game academy l’a fait. Véritable tremplin vers les meilleurs studios de développement de jeux vidéo, l’école supérieure située en Courtine, forme des futurs génies venus des quatre coins de France. 1 000m² sont dédiés à l’un des secteurs les plus lucratifs au monde. A sa tête, Kevin Vivier, 28 ans, passionné de jeux vidéo et entrepreneur dans l’âme.

La renommée de l’école n’est plus à faire, les coupures presses s’accumulent, les partenaires se bousculent, les projets d’agrandissement voient rapidement le jour. Les résultats dépassent les attentes du directeur : un succès admirable pour une jeune école. Inaugurée en 2017, l’école propose une formation en infographie 2D/3D pour apprendre à modéliser les décors et les personnages numériquement et une formation en programmation, formant les professionnels qui écrivent les codes pour créer une cohérence dans un jeu vidéo. Un havre pour les concepteurs en herbe, soutenu par MSI gaming, leader mondial du ‘Pc gamer’.

Au cours des deux dernières décennies, les jeux vidéo se sont imposés comme le marché le plus lucratif de l’industrie du divertissement. Déjà en 2019, les jeux vidéo généraient deux fois plus de revenus que l’industrie du cinéma et de la musique enregistrée réunies, comme le révèlent les données publiées respectivement par Newzoo, Billboard et l’IFPI. Ce marché ayant profité d’un bond de plus de 20% de son chiffre d’affaires à près de 175 milliards de dollars, là où, à l’inverse, l’industrie du cinéma a subi un effondrement historique de plus de 70% de ses revenus. Des statistiques que Kevin Vivier corrobore avec enthousiasme : « il faut savoir que le métier de programmeur ou développeur est le deuxième métier le plus recherché en France. »

« Je créerai l’école de mes rêves »

Le projet naît d’un éclair de conscience, une fulgurance, assis sur les bancs de l’école. « On nous vendait un beau rêve qui coûtait très cher à l’année. On s’est rapidement rendu compte que la formation était totalement creuse, réalise le fondateur. On avait l’impression d’être pris pour des vaches à traire et rien d’autre. » Ni une, ni deux, armé de son bâton de pèlerin, le futur directeur décide de frapper aux portes afin de mobiliser les partenaires et créer sa propre école : moins onéreuse mais tout aussi exigeante en matière d’expertise. « Les formations de Game academy sont conçues de manière à répondre pleinement aux besoins du marché. Nos premiers apprenants sortiront diplômés en juin prochain », explique Kevin Vivier. Aujourd’hui, l’école s’illustre comme un pivot central de la conception vidéo dans la région.

1,7M d’investissement

Le vif succès de l’établissement ne laisse rien transparaitre du long parcours semé d’embuches qu’il a occasionné. « Nous n’avions décroché aucune subvention, aucune aide, c’était une période difficile. Je me suis heurté à une multitude de réponses négatives à mes sollicitations. Je me suis monté tout seul », se remémore le jeune fondateur. Quelques années plus tard, l’école conquit quelques 80 étudiants et 8 formateurs répartis en 8 classes. Une belle évolution pour l’établissement qui forment les concepteurs du futurs. Les formateurs partagent la même passion, transmettre leur science à un auditoire qui a soif d’apprendre.

Les cours sont pratiques et projettent les apprenants dans une mise en situation réelle donnant lieu à de jolis projets qui voient le jour. Les formateurs ont une entreprise en parallèle, certains sont des designers ou artiste peintre reconnus. Ils sont employés de Game academy à plein temps et se dédient à leur entreprise durant leur vacance par exemple. Game academy en chiffres, c’est 1,7M€ d’investissement, 1 000m² en intérieur dédiés à la formation, une salle de conférence, des salles de cours, des bureaux et un terrain de 3 700m² en Courtine. Difficile de s’y sentir à l’étroit.

Des formations au plus proche du terrain

‍Game academy forme aux métiers techniques et créatifs de la conception de jeu vidéo en proposant deux formations de 3 ans : programmeur et infographiste 2D/3D. Le programmeur est chargé d’écrire les lignes de code constituant l’ensemble des fonctionnalités du jeu. Il va donc être chargé de coder les menus, actions, outils, ainsi que toute autre fonctionnalité que contient le jeu vidéo. À la Game academy, le programmeur sera formé pour faire aussi bien du gameplay que de l’interface ou du moteur. Cette formation sera également composée de cours de réseaux et logiciel. Ainsi, il sera polyvalent, apte à s’adapter à n’importe quel métier lié à la programmation.

L’infographiste a pour rôle de créer l’aspect graphique d’un jeu. Cet artiste va concevoir, imaginer et produire les éléments graphiques nécessaires. Il va donc être chargé de travailler sur les menus, interfaces, personnages, cinématiques, animations, conception de l’environnement, ainsi que tout autre élément que contient le jeu vidéo. À la Game academy, l’infographiste sera formé pour faire aussi bien du modelage 3D que du dessin ou de l’animation.  

Profonde concentration pour les concepteurs en herbe… Photo: Game academy.

La classe préparatoire est une formation d’une année afin d’obtenir les compétences nécessaires à l’intégration des formations longues de programmeur ou d’infographiste au sein de Game academy, ainsi qu’aux personnes hésitant entre ces deux corps de métier. Durant le 1er trimestre, le programme sera constitué de programmation et d’infographie afin que chacun puisse découvrir ses compétences et affinités. À l’issue de celui-ci, chaque étudiant pourra choisir son orientation en fonction de ses résultats mais surtout de son choix personnel. Autre dispositif pour les plus jeunes : la ‘Game camp’ a été mise en place il y a deux ans. « C’est une session ouverte à des collégiens, leur permettant de découvrir le métier de concepteur vidéo sur 5 jours. Ils créent leur propre jeu vidéo, découvrent le métier et s’orientent ainsi correctement pour le lycée », explique Kevin Vivier.

Le diplôme d’Etat : loin d’être le graal !

« On est les vilains petits canards, le fait de ne pas proposer un diplôme reconnu d’Etat implique que nous ne sommes pas suffisamment mis en avant dans les collèges et lycées par exemple », déplore Kevin qui en est pourtant persuadé, le diplôme d’Etat, « tout le monde s’en moque ». Le chef d’entreprise regrette une mythologie profondément ancrée autour de la valeur de ce diplôme. Une idée reçue selon laquelle les diplômés non reconnus ne trouveront pas de travail. « C’est complétement faux. Ce qui importe, ce sont les compétences de l’individu, ce qu’il est capable de montrer sur les machines. Certains autodidactes développent des compétences énormes », assure-t-il.

L’école n’ayant pas la certification de diplôme d’Etat, les subventions sont impossibles et le coût moyen pour une admission s’élève à 5 000€. Un investissement que Kevin entend alléger pour permettre aux talents de s’épanouir. « Nous avons le projet de fonder pour cet été une association afin d’aider les candidats à financer leur entrée au sein de l’école par le biais des bourses », annonce le fondateur. Les entreprises pourraient ainsi bénéficier d’une défiscalisation. Par ailleurs, le centre de formation dispose d’un partenariat avec l’Imca, ancienne école d’Avignon ainsi qu’avec le lycée de Vedène, dont les étudiants d’art peuvent envisager l’école dans la continuité de leur cursus.

Ce qui fait la différence

L’école se différencie aisément par son coût d’admission, inferieur aux prix pratiqués sur le marché. Deuxième atout du centre : les critères d’admission. « Nous sommes les seuls à offrir une porte d’entrée à ceux n’ayant aucun diplôme, ni baccalauréat », vante Kevin Vivier. Game academy joue sur son esprit « start-up », jeune, innovant et dynamique. En témoigne son directeur tout juste âgé de 28 ans. La réputation de l’école est telle qu’elle franchit les frontières de Paca, les étudiants viennent de Paris, Lille ou même d’Italie pour parfaire leur apprentissage.

Les étudiants peuvent s’illustrer à travers la réalisation de vrais projets de conception diffusés gratuitement sur le marché. « Chaque étudiant est crédité, l’objectif est de développer la notoriété, de faire parler, nous ne souhaitons pas commercialiser. Pour les apprenants, ils peuvent montrer leur jeu disponible, c’est une formidable vitrine et un atout en matière de visibilité », souligne-t-il. Concernant les débouchés, ils sont divers, « un étudiant a été pris dans une société qui conçoit des applications mobiles dédiées à la culture française, exportées à l’étranger. Un autre doit partir dans une société de jeux vidéo à Lyon. »

Quand les étudiants créent un logiciel pour l’armée

La diversité des projets est telle que l’école supérieure a signé une convention de partenariat inédite avec la base aérienne 115 d’Orange. « C’est une belle opportunité qui s’est présentée à nous », se réjouissent les étudiants. Le fondateur est heureux de « cette belle reconnaissance ».‍ Ils n’avaient pas imaginé, en septembre 2017, quand ils ont intégré cette école de concepteurs, travailler un jour pour l’armée !

Grâce à la convention de partenariat, deux programmeurs et deux infographistes 3D vont pouvoir effectuer un stage de six mois, à compter du 1er juillet, aux côtés de militaires. « Ils vont concevoir un simulateur de pilotage d’hélicoptères militaires en réalité virtuelle. Une façon d’apprendre le pilotage pour les nouvelles recrues, sans utiliser un hélicoptère. C’est une solution pratique, écologique et économique de faire piloter sur un ordinateur », explique Kevin Vivier.

Le partenariat avec la base militaire d’Orange permettra une simulation de conduite d’hélicoptère sur ordinateur. Photo: Game academy.
Les grandes marques se bousculent

« Dès le départ, j’ai été sollicité par de grandes marques qui accordaient une pleine confiance au projet et souhaitaient devenir partenaire, explique-t-il. Cela permet de bénéficier de prix attractifs tout en équipant avec du matériel haut de gamme. Les pc sont suffisamment puissants pour faire des formations performantes. » Plus que l’aspect financier, l’appui des marques contribue à la reconnaissance de l’école, formidable levier de réputation. Un solide partenariat avec MSI Gaming et Wacom a permis un équipement de pointe à la disposition des élèves (Pc et tablette graphique).

Comment rejoindre l’école ?

‍Pour rentrer à la Game academy, il faut auparavant passer des tests et un entretien. Pour cela, vous trouverez le dossier à télécharger ici. « Trois heures de tests pour les admissions, ça prépare au reste de la formation. La spécificité de notre école est qu’elle admet des profils variés, issus quelques fois de reconversion professionnelle. Nous avons eu un profil sans aucune compétence en dessin ni programmation, qui est devenu l’un des meilleurs programmeurs et a signé son stage au sein de l’armée », cite Kevin Vivier. L’école rentrera dans sa 5e année d’existence en septembre prochain et entend bien rester aux manettes du jeu du futur.

135 rue Claude André Paquelin, Avignon. 04 84 51 06 22, contact@gameacademy.fr

Bienvenue à la Game academy !

Courtine : enfin les 3 coups pour Confluence ?

Dirigé en France par son directeur général Jean-François Petit (58 ans – ESTACA, HEC Paris) depuis 2018, le groupe britannique RES (Renewable energy systems Ltd) est la plus grande entreprise indépendante d’énergies renouvelables au monde spécialisée dans l’éolien terrestre et offshore, le solaire, le stockage et la transmission et distribution d’électricité (plus de 20 GW de projets à travers le monde pour un portefeuille d’actifs opérationnels de 7 GW). Présent sur le marché français depuis 1999, la division hexagonale est issue de la co-entreprise française Eole-Technologie et de RES. Implantée dans la zone de Courtine à Avignon, la société s’est longtemps appelée Eole-Res avant de devenir définitivement RES en 2015.

Au sein de son siège social (modèle d’environnement durable avec ses ombrières photovoltaïques, ses terrasses végétalisées, ses nombreux dispositifs de recyclage et même son potager !), le directeur général peut notamment s’appuyer sur son directeur financier & IT, Yann Bardet (37 ans – DSCG, ESARC Montpellier), son directeur des affaires publiques, Pascal Craplet (59 ans – ENA, INHES) ainsi que sa directrice juridique, Clémentine Huber (40 ans – HEC/ESCP-EAP, Barreau de Paris).

L’équipe de direction de cette entreprise ayant développé plus de 1,5 GW de projets éoliens et solaires depuis plus de 20 ans France (soit les besoins annuels en électricité de près de 2 million de personnes évitant l’émission de 1,7 million de tonnes de CO2), compte également dans ses rangs Martin Lemaistre (49 ans – Diplôme d’Etude Supérieures Comptables et Financières, DESS IAE d’Aix en Provence), en charge de la direction ‘Gestion d’actifs’, Jean-Luc Lopez (46 ans – Ecole nationale supérieur d’Arts et Métiers Paris tech) à la tête de la direction ‘Ingénierie & construction’ et Sébastien Mellinger (44 ans – Ecole d’ingénieurs du CESI Nantes, Master Spécialisé Management QSE) responsable HSE.

Julie Moreau (43 ans – Maîtrise LEA & commerce international Nantes, Master RH Avignon, Master Coaching professionnel Aix), directrice ‘RH, amélioration continue et innovation’, Céline Spitzhorn (46 ans – DESS, Université de Toulouse), directrice ‘Solaire’ et Francisco Varela (41 ans – Instituto tecnológico Buenos Aires, EUREC), directeur ‘Eolien & stockage’ et Ludovic Ferrer (39 ans – Mines Nancy/IFP School, IEP de Paris), nouveau responsable commercial complètent cette équipe de direction comptant 240 collaborateurs en France pour un chiffre d’affaires 2019 de 74,63M€.


Courtine : enfin les 3 coups pour Confluence ?

Avec sa société AMC Conseil, Patrick Moulard a très vite saisi la nécessité, pour les entreprises, de retrouver tous les documents dont ont besoin leurs collaborateurs au sein d’un seul et même espace. En misant sur une GED (Gestion électronique des documents) collaborative, la société s’implante aujourd’hui dans le Vaucluse.

Comment gagner en productivité et en agilité dans le domaine de la gestion documentaire ? C’est la question que se posent de plus en plus d’entreprises aujourd’hui. A l’heure du tout dématérialisé, la GED apparaît comme ‘la’ solution logicielle pour gérer le cycle de vie d’un document électronique, permettant à l’entreprise de constituer une réelle organisation documentaire en recourant à la numérisation des documents. C’est justement le cœur de métier de la société AMC Conseil qui propose d’accompagner les entreprises et les collectivités dans l’optimisation de leur gestion documentaire afin de leur faire gagner un temps précieux. « Je travaille avec Ezged, un logiciel Français évolutif qui garantit un très haut niveau de sécurité, de confidentialité et de disponibilité des données, explique Patrick Moulard, gérant d’AMC Conseil. 80 % des chefs d’entreprises n’ont pas encore pris conscience des gains de productivité réalisables avec leur gestion documentaire. »

« Le document, véritable patrimoine de l’entreprise »
Factures clients, bulletins de salaires, gestion des messages… Tous les services de l’entreprise sont couverts, permettant ainsi une plus grande flexibilité entre les collaborateurs. « Nous ne sommes pas revendeurs mais intégrateurs de solutions, précise Patrick Moulard. Considérant que le document représente le véritable patrimoine de l’entreprise, nous proposons une collaboration personnalisée, propre à chaque structure et basée sur une confiance mutuelle, qui débute toujours par un diagnostic sur la façon dont est géré le flux documentaire au sein de l’entreprise. Au terme du diagnostic, nous définissons ensemble les actions prioritaires à mener pour optimiser l’efficacité, la productivité et les économies directes qui peuvent être réalisées. » Les entreprises peuvent ainsi choisir les applications qui les intéressent (gestion intelligente des documents, gestion des flux de travail, comptes de dépenses, etc.). Une méthode qui s’accompagne d’un volet formation pour l’ensemble des collaborateurs dans l’appropriation des solutions mises en place par AMC Conseil.

Cap sur le Vaucluse
Avec des clients aussi importants que l’Université Aix-Marseille, Erudis Formation et Marie Blachère, la société prend aujourd’hui ses quartiers à Avignon afin de se développer dans le Vaucluse. « Il y a un réel potentiel dans le département qui regorge de TPE et PME, souligne Anthony Collard, responsable commercial sur le Vaucluse. L’enjeu va être de faire prendre conscience aux entrepreneurs du territoire toutes les économies qui peuvent être réalisées en supprimant des tâches sans valeur ajoutée. » Une prise de conscience qui va de pair avec l’arrivée du Coronavirus en France et les deux confinements qui ont bouleversé les habitudes de travail de bon nombre d’entreprises et accéléré le processus de numérisation des données et des documents. En attendant, AMC Conseil compte doubler ses effectifs pour 2022 et vise les 1 M€ de chiffre d’affaires d’ici 2023.

AMC Conseil. 27 rue du Petit Gigognan – ZI de Courtine. Avignon. 09 72 54 50 29. www.amcconseil.fr


Courtine : enfin les 3 coups pour Confluence ?

Société prestataire de services informatiques en direction des petites et moyennes entreprises, Xefi fait de l’hébergement des données l’une de ses priorités. L’entreprise avignonnaise, qui vient d’acquérir 400 m² de bureaux en Courtine, connaît un chiffre d’affaires en hausse de 34 % en seulement un an.

A l’heure du reconfinement et du développement du télétravail, la question du flux et de la gestion des données informatiques n’a jamais semblé si importante. Un domaine que maitrise bien la société Xefi. Tournée à l’origine vers la vente de matériel bureautique et informatique, la société s’est spécialisée ces dernières années dans l’hébergement et la protection des données informatiques. « Aujourd’hui, il faut savoir que 80 % des entreprises qui perdent leurs données informatiques font faillite dans l’année, souligne Patrice Corso, dirigeant de Xefi à Avignon. Aujourd’hui, toutes les TPE et PME sont concernées par des bugs, pannes ou actes de malveillance, mais ces dernières n’accordent malheureusement pas assez d’importance ni de temps à la protection de leurs données malgré la mise en place du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données N.D.L.R.). »

Des data centers pour sécuriser les données
Faisant partie intégrante d’un réseau fondé en 1997 qui compte aujourd’hui 1 000 collaborateurs et une centaine d’agences réparties dans l’Hexagone, Xefi offre des services intégrés à 100 %, jusqu’à l’hébergement et la sauvegarde sur ‘cloud’. « La valeur d’une entreprise étant fortement liée à la conservation de son système d’informations, nous avons mis en place des sauvegardes sécurisées à distance via nos data centers, des bâtiments haute sécurité où chaque donnée est vérifiée quotidiennement et humainement ce qui permet de garantir une restauration et un accès sécurisé aux données », précise le dirigeant qui accompagne à ce jour 200 entreprises dans le Vaucluse, les Nord Bouches-du-Rhône et le Gard Rhodanien.

2 M€ de chiffre d’affaires en vue d’ici 2 ans
Comptant dans ses rangs 4 techniciens informatique, une assistante commerciale et un commercial, Xefi Avignon affiche un chiffre d’affaires en hausse qui lui permet notamment d’investir de nouveaux locaux en Courtine cette année. « Nous avons clôturé l’exercice de l’année 2019 autour de 600 000 €, on se dirige sur les 800 000 € cette année et dans les 2 ans on espère atteindre les 2 M€, » détaille Patrice Corso. Une belle croissance que n’aura pas freiné l’arrivée de la Covid-19 cette année. « Lors des deux premières semaines de confinement en mars dernier, nous avons été surchargés de demandes et de questions liées notamment à la mise en place du télétravail qui complexifie davantage le contrôle des bonnes pratiques en matière de sécurité numérique dans les entreprises. »

Une nouvelle pratique qui, crise sanitaire oblige, tend à perdurer et pour laquelle Xefi entend sensibiliser et accompagner les TPE et PME du territoire dans la mise en œuvre de solutions adaptées destinées à pérenniser leurs données, si essentielles à la survie de leur entreprise.


Courtine : enfin les 3 coups pour Confluence ?

Fermée depuis janvier 2019, le parking ‘tarif réduit P7’ de la gare TGV d’Avignon en Courtine devrait rouvrir ses portes début 2021. Ce dernier, réalisé par la Grand Avignon pour un montant de 1,9 M€ et dont la gestion a été confiée à Effia, avait vu plusieurs modules de toiture en tôle supportant des panneaux photovoltaïques être emportés par le Mistral (lors de cette épisode des rafales avaient été enregistré jusqu’à 162 km/heure au sommet du mont Ventoux et le département de Vaucluse avait alors été classé en ‘vigilance jaune vent violent’). Cet effondrement avait menacé une douzaine de voiture et le parking avait été alors fermé jusqu’à nouvel ordre.

Lutter contre le stationnement anarchique

D’une capacité de 835, cet espace de stationnement inauguré en mars 2016 avait pris le relais du parking provisoire du Clos des Crillones situé juste devant la gare. Destiné à lutter contre le stationnement anarchique autour de la cette gare accueillant 3,6 millions de voyageurs par an, le parking P7 était le moins cher de la zone puisque les tarifs avaient été aligné sur ceux du Clos des Crillones. Si les abonnés ont pu être à nouveau accueillis provisoirement sur l’ancien parking d’une capacité de 300 places, la fermeture du P7, idéalement situé au droit de l’échangeur de la LEO (Liaison Est-Ouest), a cependant engendré des difficultés pour les usagers ainsi que le retour du stationnement anarchique.

Plus grande offre de stationnement pour une gare en France

Bloqué durant tout ce temps par la sécurisation des installations existantes et les nombreuses expertises à réaliser suite au sinistre, le Grand Avignon va donc pouvoir enfin rouvrir le parking d’ici moins de 3 mois. Pour l’occasion, l’agglomération en a profité pour augmenter sa capacité de 365 places supplémentaires. De quoi renforcer la capacité totale de stationnement de la gare TGV d’Avignon, qui avec près de 5 000 places, dispose du plus important parc de stationnement pour une gare TGV en France.

https://www.echodumardi.com/tag/courtine/page/4/   1/1