5 février 2026 |

Ecrit par le 5 février 2026

Les profits de l’industrie pharma à l’heure du Covid-19

Alors que l’inégalité d’accès à la vaccination contre le Covid-19 se creuse entre pays riches et pauvres, les États-Unis ont récemment créé la surprise en annonçant qu’ils étaient favorables à la levée des brevets sur les vaccins pour aider les nations en difficulté. De leur côté, les dirigeants européens sont divisés sur cette question. Actuellement, les brevets sont principalement détenus par des laboratoires américains qui s’opposent à la levée de la propriété intellectuelle. Ces derniers évoquent notamment la nécessité d’investir massivement dans la R&D pour justifier leur souhait de conserver leur brevet et la manne financière qui en découle.

Comme le montrent leurs derniers résultats, les fabricants de vaccins contre le coronavirus ont tous vu leurs profits augmenter depuis la commercialisation des vaccins, parfois de façon importante. Les géants de l’industrie pharma comme Johnson & Johnson et Pfizer tirent déjà des milliards de dollars de revenus de sources diverses et c’est notamment pourquoi la hausse des bénéfices liée aux vaccins est moins élevée pour eux. Dans le cas de Pfizer, qui a produit plus de vaccins que Johnson & Johnson à ce jour, l’augmentation des bénéfices entre le premier trimestre 2020 et 2021 a tout de même été de 45 %.

Pour AstraZeneca, plus petit que les premiers cités, l’impact du Covid-19 est beaucoup plus visible, avec des bénéfices qui ont plus que doublé d’une année sur l’autre. Quant à Moderna, la vente de son vaccin lui a permis d’atteindre la rentabilité en 2021, avec un bénéfice net de plus d’un milliard de dollars de janvier à mars, contre une perte de plus de 100 millions l’année dernière. Le cas est similaire pour la société allemande BioNTech, qui a collaboré avec Pfizer. Le laboratoire européen est passé d’un bilan négatif au premier trimestre 2020 à un profit de plus d’un milliard de dollars cette année.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les profits de l’industrie pharma à l’heure du Covid-19

Alors que le taux d’incidence en Vaucluse est actuellement en forte baisse, la préfecture de Vaucluse rappelle que cet indice reste toutefois l’un des plus élevés en région Provence Alpes Côte d’Azur.
« La situation sanitaire demeure fragile dans le département, explique le préfet Bertrand Gaume. Aussi et plus que jamais, l’allègement des mesures de restrictions sanitaires au niveau départemental doit impérativement respecter les trois principes de progressivité, de prudence et de vigilance rappelés par le Président de la République et le Premier ministre. Ainsi, les mesures locales complémentaires suivantes sont prolongées afin de lutter contre l’épidémie. »
Dans ce cadre, le port du masque reste donc obligatoire dans toutes les communes du département, pour toutes les personnes de 11 ans et plus, sur la voie publique et dans les espaces ouverts au public jusqu’au 8 juin inclus.

Les autres mesures prolongées jusqu’au 8 juin :
• Les buvettes et points de restauration debout sont fermés dans les établissements recevant du public, ainsi que dans l’espace public couvert ou de plein air.
• Les activités et soirées dansantes, dans tous les établissements recevant du public dont l’ouverture n’est pas interdite, ainsi que dans l’espace public couvert ou non, demeurent interdites.

Ce qui est à nouveau autorisé :
• la consommation d’alcool sur la voie publique et dans les espaces ouverts au public
• la diffusion de musique amplifiée sur la voie publique
• la livraison à domicile après 22h
• les braderies, vides-greniers, brocantes, ventes au déballage et foires
• l’ouverture des centres commerciaux et galeries marchandes attenantes de plus de 10 000m².


Les profits de l’industrie pharma à l’heure du Covid-19

Après avoir atteint des niveaux de taux d’incidence de plus de 400 cas pour 100 000 habitants il y a moins d’un mois, le Vaucluse vient d’enregistrer un taux moyen de 110 en semaine 19 (du 10 au 16 mai 2021). Il s’agit du plus faible taux mesuré dans le département depuis plus de 6 mois.
Cette décrue affiche cependant des niveaux différents selon les territoires. Rhône-Lez-Provence (146), Pertuis (145) et la Cove (144) sont les secteurs les plus impactés, loin devant Vaison-Ventoux (20).
Aujourd’hui, 238 personnes sont hospitalisées pour Covid en Vaucluse dont 23 en réanimation et soins intensifs, 116 en hospitalisation conventionnelle et 99 en soins de suite et réadaptation. Cela reste toutefois bien loin du pic enregistré le 17 novembre, avec 526 personnes hospitalisées.

Depuis le déploiement de la campagne vaccinale, 163 822 personnes ont reçu, en date du lundi 17 mai, au moins une dose de vaccin dans le département, soit près de 29,2 % de la population. Dans le même temps, 78 691 personnes ont reçu deux doses de vaccin.
Par ailleurs, 1 047 décès liés au Covid ont été recensé en Vaucluse depuis le début de l’épidémie : 862 décès au total à l’hôpital (dont 16 la semaine 17) et 185 en Ehpad. Enfin, depuis le début de l’année le nombre de décès, toutes causes confondues, a augmenté de 11,7% par rapport à 2020 et de 7,8% par rapport à 2019, année hors Covid. On note une stabilisation depuis le 1 mars : +3,63% par rapport à 2020 et +2,63% par rapport à 2019.


Les profits de l’industrie pharma à l’heure du Covid-19

En se basant sur les données compilées par Our World in Data, ce graphique donne un aperçu de la part de la population qui a déjà reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 dans une sélection de pays. Sachant que la plupart des vaccins utilisés dans le monde nécessitent deux doses, les chiffres indiqués ne correspondent pas à la part des citoyens entièrement vaccinés.

En Israël, près de deux habitants sur trois a reçu au moins une injection, alors que le taux de vaccination complète s’élève à près de 59 %. Le 12 mai, seuls deux autres pays avaient administré au moins une dose à plus de la moitié de leur population, le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis, tandis que d’autres, comme les États-Unis ou la Hongrie, se rapprochent de ce seuil. Après avoir ouvert la vaccination à sa population générale fin avril, le nombre d’injections a décollé au Canada et plus de 40 % des habitants ont reçu au moins une dose à ce jour. Toutefois, le taux de vaccination complète restait inférieur à 4 % dans ce pays. En France, plus de 27 % de la population est actuellement vaccinée et environ 12 % l’est complètement.

Un aperçu de la part de la population entièrement vaccinée est également consultable ici.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les profits de l’industrie pharma à l’heure du Covid-19

En se basant sur les données des autorités sanitaires compilées par Our World in Data, notre graphique fait le point sur la course à la vaccination complète contre le Covid-19 dans le monde. Il indique la part de la population intégralement vaccinée par pays, c’est à dire les personnes ayant reçu l’intégralité des doses prévues dans les protocoles de vaccination (par exemple : deux avec Pfizer-BioNTech).

Avec près de 60 % de ses citoyens complètement vaccinés, Israël semble être en voie de reléguer la pandémie dans le carton à mauvais souvenirs. Les indicateurs épidémiologiques ont fortement chuté dans le pays depuis janvier et la vie des Israéliens a commencé à retrouver un cours normal, avec la réouverture des restaurants et la fin de l’obligation de porter le masque en avril. Parmi les plus avancés en matière de vaccination, on retrouve ensuite les Émirats arabes unis, le Chili, Bahreïn et les États-Unis, où plus du tiers de la population a reçu la totalité des doses prévues. En Europe, c’est le Royaume-Uni et la Hongrie qui figurent en tête de ces statistiques, avec une proportion de plus de 25 %, tandis que le taux de vaccination complète se situe entre 11 et 12 % en France.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les profits de l’industrie pharma à l’heure du Covid-19

La France a entamé la première phase de son déconfinement lundi 3 mai, après six mois de restrictions visant à garder l’épidémie de Covid-19 sous contrôle. Cette réouverture progressive est basée sur un calendrier en quatre étapes s’échelonnant jusqu’au 30 juin, avec, dans un premier temps, la fin des attestations en journée et des restrictions de déplacements interrégionaux depuis lundi, puis la réouverture des terrasses et des musées prévue le 19 mai. Le timing de ce déconfinement « à la française » a entraîné plusieurs réactions chez nos voisins, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne, où certains avancent qu’il est trop précoce, évoquant notamment le retard dans les vaccinations et un taux d’incidence encore trop élevé dans l’Hexagone.

La France fait en effet toujours partie des pays d’Europe où la circulation du virus est la plus active, avec environ 320 cas détectés par jour par million d’habitants au début du mois de mai (moyenne mobile sur 7 jours). La moyenne de l’UE-27 se situait quant à elle autour de 220 cas par million. Malgré la valeur encore relativement élevée de cet indicateur, la dynamique de l’épidémie suit pour le moment une courbe encourageante dans l’Hexagone, le nombre d’infections ayant notamment été divisé par deux par rapport au pic enregistré mi-avril.

Outre le Royaume-Uni, qui a déjà entamé sa réouverture le mois dernier après une campagne de vaccination réussie, l’Italie, qui, comme la France, connaît une baisse du nombre de cas, a également décidé d’alléger ses restrictions. Depuis cette semaine, les restaurants sont de nouveau autorisés à servir en terrasse en soirée dans les trois quarts du pays et les lieux culturels ont rouvert à 50 % de leur capacité, tandis que le couvre-feu reste maintenu à 22 heures. De leur côté, l’Espagne et l’Allemagne enregistrent actuellement une stagnation du nombre d’infections. Alors que l’Allemagne reste prudente et n’a pas encore annoncé de stratégie globale de réouverture après une tentative ratée début mars, l’Espagne a présenté une feuille de route pour un déconfinement progressif jusqu’à fin juin, mais qui sera mis en œuvre différemment selon les régions et leur situation. À l’instar du plan italien, mais contrairement à la France, les écoles espagnoles resteront pour la plupart fermées jusqu’en septembre.

Graphique mis à jour avec les données du 2 mai 2021. Si le texte et l’infographie venaient à ne pas correspondre, nous conseillons de vider la mémoire cache du navigateur.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les profits de l’industrie pharma à l’heure du Covid-19

Voici une nouveauté qui marque un premier pas vers le ‘pass sanitaire‘ ou ‘certificat vert numérique’ européen, effectif dès le 9 juin sur le territoire. Depuis le 3 mai 2021, toute personne vaccinée contre la Covid-19 peut demander au professionnel de santé de lui remettre une attestation de vaccination certifiée au format papier, au moment où elle se fait administrer le vaccin. Cette attestation comporte un ‘QR code’ qui permet d’enregistrer sa vaccination dans le carnet de ‘Tous anti-Covid’.

Que comporte cette attestation ?

L’attestation de vaccination contient les données suivantes : identification de la personne vaccinée, nom du vaccin pour la dernière injection, date de la dernière injection et statut vaccinal. Elle comporte également deux cachets électroniques : le ‘datamatrix’, une sorte de ‘QR code’ authentifiant le document par l’administration française ainsi que le ‘QR code’ que l’on peut scanner avec son téléphone portable pour enregistrer l’attestation dans le carnet de l’application mobile. D’ici fin mai, un accès direct à un téléservice de l’Assurance maladie permettra de récupérer les certificats de vaccination délivrés avant le 3 mai 2021. Un message signalant la disponibilité de ce nouveau service sera envoyé à tous les détenteurs d’un compte ameli.

Comment importer son attestation ?

Pour stocker son attestation de vaccination dans l’application, il suffit de scanner le ‘QR code’ situé à droite de l’attestation papier remise par le professionnel de santé lors de la vaccination. Pour bénéficier d’une aide, une rubrique question-réponse est disponible via la rubrique ‘à propos – nous contacter ‘. Un centre d’assistance téléphonique est joignable au 0 800 08 71 48 (tous les jours, de 9h à 20h).

Quelle utilité ?

Cette attestation est appelée à évoluer pour s’adapter aux normes européennes, afin de faciliter dans un premier temps la circulation des citoyens européens sur le territoire de l’Union, puis la circulation internationale. Elle constitue une première étape vers le ‘pass sanitaire’ ou passeport vert voté le 28 avril 2021 par le Parlement européen, à la suite de la proposition de la commission européenne. Cette outil couvrira trois types de certificats : le certificat de test négatif, le certificat de rétablissement de la Covid-19 et le certificat de vaccination contre la Covid-19.


Les profits de l’industrie pharma à l’heure du Covid-19

La vaccination contre le Covid-19 laisse espérer un retour progressif à une vie normale – et a créé un marché mondial qui représente des dizaines de milliards d’euros de ventes pour certaines sociétés pharmaceutiques. Parmi les grands gagnants figurent notamment Pfizer et Moderna, deux laboratoires américains ayant développé des vaccins qui sont aujourd’hui parmi les plus utilisés, et qui facturent en moyenne plus de 30 € pour la protection offerte par une double dose.

Selon des prévisions publiées par The Guardian, Moderna devrait être l’entreprise qui réalisera le plus gros chiffre d’affaires grâce à son vaccin contre le Covid-19, soit plus de 35 milliards d’euros entre 2021 et 2023 (environ 43 milliards de dollars). Le montant des ventes de Pfizer sur cette période est quant à lui estimé à près de 20 milliards d’euros. Comme le montre notre graphique, qui donne un aperçu du prix moyen dans le monde, les sociétés pharmaceutiques ont opté pour des stratégies de commercialisation très différentes pour leurs vaccins. Avec un prix moyen inférieur à 10 € par personne pour une vaccination complète, AstraZeneca et Johnson & Johnson ont de leur côté assuré ne pas faire de profit à court terme avec la pandémie. Les deux groupes ont déclaré qu’ils produisaient actuellement leurs doses « à prix coûtant ».

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les profits de l’industrie pharma à l’heure du Covid-19

Malgré la première phase du déconfinement entamée aujourd’hui (retour partiel des collégiens et lycéens en classe, levée des restrictions de déplacement…) les centres commerciaux et galeries marchandes attenantes de plus de 10 000 m² restent fermés en Vaucluse jusqu’au 18 mai prochain. Dans le département, cette décision concerne ainsi les magasins suivants :

  • – le centre commercial Cap sud à Avignon
  • – Castorama Avignon
  • – Ikea Vedène
  • – Leroy Merlin Le Pontet
  • – Alinéa Le Pontet
  • – la galerie marchande Mistral 7 à Avignon
  • – la galerie marchande Avignon-nord
  • – la galerie marchande Carrefour-Courtine Avignon
  • – la galerie marchande Leclerc Apt
  • – la galerie marchande Auchan Cavaillon
  • – la galerie marchande Hyper U Pertuis
  • – la galerie marchande Carrefour Orange
  • – la galerie marchande Leclerc Carpentras
  • – la galerie marchande Leclerc Bollène
  • – la galerie marchande Leclerc Valréas

Port du masque obligatoire, vente à emporter et limitation de la vente d’alcool
Par ailleurs, Le port du masque reste obligatoire, jusqu’au 8 juin inclus, dans toutes les communes du département, pour toutes les personnes de 11 ans et plus, sur la voie publique et dans les espaces ouverts au public.
A noter que la livraison à domicile n’est autorisée que jusqu’à 22h.
La vente à emporter de boissons alcoolisées sur la voie publique ainsi que dans les bars, restaurants et hôtels, lorsqu’elle n’est pas accompagnée de la vente de repas (article 3-1 du décret du 29 octobre 2020) reste interdite. La consommation d’alcool sur la voie publique et dans les espaces ouverts au public est également interdite par arrêté préfectoral. Les buvettes et points de restauration debout sont fermés dans les établissements recevant du public debout et/ou itinérant dont l’ouverture n’est pas interdite par le décret du 29 octobre 2020 modifié ainsi que dans l’espace public couvert ou de plein air.
La diffusion de musique amplifiée sur la voie publique n’est toujours pas autorisée. Les activités dansantes, dans tous les établissements recevant du public dont l’ouverture n’est pas interdite, ainsi que dans l’espace public couvert ou non, demeurent interdites.
Les braderies, vides-greniers, brocantes, ventes au déballage et foires sont également interdits.

https://www.echodumardi.com/tag/covid-19/page/8/   1/1