8 juillet 2026 |

Ecrit par le 8 juillet 2026

CCI de Vaucluse : le patronat vauclusien veut tourner la page

Après l’épisode rocambolesque ‘des Tuche, la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse va se doter d’une nouvelle gouvernance suite à sa mise sous tutelle par les services de l’Etat en début d’année. Conscient des enjeux existentiels de cette élection pour l’avenir de la CCI 84, le patronat vauclusien entend afficher son unité lors de ce scrutin où une seule liste sera en lice : celle d’Anne Benedetti qui portera les couleurs du Medef, soutenu par l’U2P, afin de devenir la première femme à la tête de l’établissement consulaire départemental. Le tout avec le soutien de la CPME 84, pour l’instant…

« Je veux mener une liste d’union et rassembler l’ensemble des entreprises pour redonner à la CCI de Vaucluse la place qui doit être la sienne. C’est pourquoi, je suis fière d’être tête de liste du Medef Vaucluse, soutenue par l’U2P 84, » insiste Anne Benedetti qui conduira une liste unique lors de ce scrutin consulaire qui débute ce lundi 29 juin jusqu’au vendredi 10 juillet prochain.

« Ma liste est composée de 34 chefs d’entreprise, de petites, moyennes et ETI, de grandes entreprises, qui sont implantées sur tout le territoire de Vaucluse, poursuit celle qui est à la tête de l’entreprise avignonnaise éponyme. Des personnes engagées et intergénérationnelles. Des chefs d’entreprise formidables : compétents et experts qui connaissent le terrain » (retrouvez ici le détail de la liste d’Anne Benedetti).

De gauche à droite : Nordine Saihi, président de l’U2P 84, Anne Benedetti, tête de liste, et Roland Paul, président du Medef 84. Crédit : Echo du mardi

« Il faut fédérer. »

Anne Benedetti

Les raisons d’une candidature
« C’est surtout pour défendre l’intérêt collectif du tissu économique vauclusien », précise la tête de liste pour justifier sa candidature avant de marteler : « Il faut fédérer. Il faut être entouré de toutes les entreprises du Vaucluse pour agir au bénéfice de la CCI 84. Car la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse est un acteur stratégique solide et incontournable au développement économique et social local. »

« Je crois que l’enjeu pour le Vaucluse est à l’image d’une entreprise, complète Roland Paul, président du Medef 84 également présent sur la liste. Pour qu’une entreprise fonctionne bien, pour qu’un écosystème économique fonctionne bien, il faut que tout le monde travaille dans le même sens. C’est pour cela que nous avons travaillé avec toutes les organisations patronales à la constitution de cette liste d’union. »

Une unité patronale inédite
Sur la ligne de départ de cette élection consulaire, le Medef de Vaucluse (ndlr : qui a entamé son renouveau sous la présidence de Roland Paul, président de GSE, une des pépites de l’économie du département basée à Avignon) s’est positionné très tôt sur sa volonté de briguer la présidence de la CCI 84. Conscient des enjeux d’apaisements indispensables à un retour de la bonne marche dans la gouvernance de la chambre vauclusienne, le choix de la très consensuelle mais affirmée Anne Benedetti, ancienne présidente du Medef en 2018 (voir encadré ‘Portrait : Qui est Anne Bendetti ?’) est apparu comme une évidence. Suffisamment en tout cas pour que l’U2P 84 (Union des entreprises de proximité) rejoigne la dynamique avec une petite dizaine de candidats sur les 34 membres de la liste d’Anne Benedetti.

La première présidente de la CCI de Vaucluse depuis près de 130 ans !
Si Anne Benedetti est élue, elle sera la première femme à exercer la fonction de présidente de la CCI de Vaucluse depuis la création des chambres en 1898. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle sera la seconde à occuper ce siège après Nicole Peloux dans les Alpes de Haute-Provence entre 2010 et 2016. Anne Benedetti devrait être la 15e présidente d’une CCI en France.

De son côté, la CPME de Vaucluse n’a pas souhaité présenter de candidat sur cette liste. En effet, la première organisation patronale du département était dans une phase de transition lors de la constitution de la liste après le départ de Bernard Vergier, son président historique, et l’arrivée de son successeur, Denis Duchêne. De plus, l’organisation patronale qui vient de changer de nom au niveau national en devenant ‘Les entrepreneurs’ n’a pas forcément vu l’intérêt de participer à une mandature d’une durée aussi courte. Pour autant, la CPME 84 a décidé de jouer collectif et, même si elle n’est pas ‘dedans’, la confédération vauclusienne a annoncé soutenir la candidature d’Anne Benedetti.

« La garantie : c’est l’honnêteté. »

Nordine Saihi, président de l’U2P 84

« C’est historique qu’en Vaucluse les organisations professionnelles officialisent leur union, se félicite Nordine Saihi, président de l’U2P 84. A terme, il faut espérer que la CPME nous rejoigne car nous avons tous à y gagner », insiste celui qui, avec William Baud, fait figure de rescapé de la précédente mandature.
« Aujourd’hui, nous n’avons plus d’étiquette. Nous sommes là pour l’intérêt général », poursuit le président de l’U2P de Vaucluse.

Interrogé sur le fait que ses représentants ont auparavant démissionné deux fois, entraînant chaque fois la mise sous tutelle de la CCI84, suite à des décisions pourtant votées en assemblée générale, Nordine Saihi se justifie lorsqu’on lui demande s’il y aura une troisième fois : « La garantie : c’est l’honnêteté. Si je n’étais pas sorti, cela voulu dire que je serais resté malgré moi, malgré mes convictions, malgré mon intégrité. Et à partir de là, j’aurais été dans de l’hypocrisie. Je reste persuadé qu’en ayant agi de la sorte je suis honnête avec moi-même et honnête avec les personnes qui nous ont donné mandat et qui, effectivement, se sont retrouvées dans une histoire qui n’était pas digne d’être une histoire commune. »

Une élection, mais pour quoi faire ?
« Cette mandature sera très courte rappelle Roland Paul. Cela devrait durer environ un an avant qu’il y ait de nouvelles élections générales (ndlr : prévue officieusement à ce jour pour l’automne 2027). Nous serons donc essentiellement là pour gérer les affaires courantes, apprendre à se connaître, et puis travailler sur la feuille de route de la mandature suivante avec la CPME si elle le souhaite. »
Plusieurs dossiers nécessiteront cependant d’être traités prioritairement, à commencer par le restaurant bistronomique le Quai des saveurs placé en redressement judiciaire le 7 mai dernier et fermé depuis le début du mois.
« Actuellement, il y a une commission d’administration provisoire qui a décidé d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire, précise Anne Benedetti. Une nouvelle audience aura lieu en juillet pour savoir s’il y a d’éventuels repreneurs sur les rangs. »

Quid de Nextech et de la DSP de l’aéroport ?
Si le sujet du Quai des saveurs semble en cours de règlement, d’autres dossiers qui avaient cristallisés les désaccords lors de la précédente mandature de Gilbert Marcelli sont toujours sur la table : la reprise de l’école Nextech et la DSP (Délégation de service publique) de l’aéroport d’Avignon.
Pour Nextech, l’établissement de formation industrielle de la CCI basé dans la zone d’Agroparc, Anne Benedetti est catégorique : « La mission d’une CCI, c’est aussi former nos jeunes. Après l’éducation nationale, les CCI sont le deuxième formateur en France. Nous avons plus de 1 000 apprenants actuellement. Donc Nextech, cela fait partie de notre rôle. »

« Concernant la DSP de l’aéroport, il y aura un choix, mais ça ne sera pas la CCI Vaucluse. »

Roland Paul, président du Medef 84

« Concernant la DSP de l’aéroport, j’aurais bien aimé que ça reste ici, regrette le patron du Medef local. Les dés sont un petit peu jetés avant que l’on arrive puisqu’il y a eu un appel d’offres où la CCI Vaucluse n’est pas en première ligne. »
« Elle aurait pu, mais elle n’y sera pas, insiste Roland Paul. Il y a deux structures qui ont répondu. Il y aura un choix, mais ça ne sera pas la CCI Vaucluse. »
Pas si sûr cependant, car la Région Sud, propriétaire de l’aéroport de la cité des papes qui en délègue la gestion, a retiré quelques jours avant son terme l’accès à la consultation de cette DSP sur Sud Marchés publics, sa plateforme d’appels d’offre. Une irrégularité (volontaire ?) qui offre cependant la possibilité d’entraîner la nullité de la procédure en cas de recours.

Portrait : Qui est Anne Benedetti ?
« Les gens me connaissent, ils savent que je suis très attachée au Vaucluse », rappelle Anne Benedetti, dirigeante de la société avignonnaise familiale de BTP Benedetti SA spécialisée dans les façades. En effet, faute de liste concurrente, celle qui devrait être sans coup férir la future présidente de la CCI de Vaucluse est très impliquée dans la vie locale. Anne Benedetti est, entre autres, administratrice de la Fédération du bâtiment de Vaucluse depuis 2010, marraine de la fondation ‘Un avenir ensemble’ de la grande chancellerie de la légion d’honneur en Vaucluse, administratrice de la zone d’activité de Fontcouverte à Avignon depuis 2014, administratrice et trésorière du Geiq BTP 84 depuis 2013, membre du CESER Paca depuis 2023… En décembre dernier, elle a reçu le prix de dirigeante de l’année pour les actions RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) menées dans le cadre du club des entreprises qui s’engagent en partenariat avec Face Vaucluse et les services de la préfecture de Vaucluse.
Au niveau national, Anne Benedetti est aussi administratrice à la SMABTP-vie depuis 2018 ainsi qu’à l’assurance l’Auxiliaire depuis 2019.

Le défi de la transmission d’entreprise à relever
Durant ce court mandat, la future présidente entend aussi mettre immédiatement l’accent sur la problématique de la transmission des entreprises.
« A l’heure actuelle, 56% des chefs d’entreprises de la région ont plus de 60 ans alors que la moyenne nationale est de seulement 41%, indique Anne Benedetti. Dans les 10 ans cela va devenir un sujet majeur, particulièrement dans le Vaucluse. Il y a des personnes formidables au sein des services de la CCI qui ont le rôle d’appuyer et d’accompagner les entreprises dans ces démarches de transmission. Encore faut-il que les entrepreneurs aient conscience qu’ils arrivent à un âge où ils doivent se préparer à passer la main. »

« Les problèmes, je les règle les uns après les autres. »

Anne Benedetti

Des problèmes internes à régler également
Au-delà de cette actualité, la nouvelle gouvernance devra gérer quelques autres sujets épineux concernant le fonctionnement interne propre à la CCI de Vaucluse. Des accusations de harcèlement et même de racisme, des dénonciations anonymes auprès du Comité social et économique de la CCI Paca, des procédures disciplinaires pour fautes lourdes en suspens…
« La justice fera ce qu’elle a à faire et nous prendrons acte de ce qui sera indiqué », précise sobrement Anne Benedetti.

Peu favorable à un audit externe, Roland Paul prône plutôt un bilan interne de la situation.
« C’est certain qu’il faut savoir où nous en sommes avant de pouvoir définir le cap que nous voulons suivre, explique-t-il. Je m’attends surtout à rencontrer une équipe qui a d’énormes capacités pour aider les entreprises. Des gens qui actuellement ont été montrée du doigt en raison de la mise sous tutelle. Je pense qu’il y a la possibilité de remettre en route un système qui a tout pour fonctionner. Je n’ai pas de doute là-dessus. »
« Je suis une chef d’entreprise avant tout, complète Anne Benedetti. Donc les problèmes, je les règle les uns après les autres. Et puis, je suis très bien entourée. J’ai cette chance-là. »

« Il n’y a pas que la CCI qui va mal, il y a aussi des entreprises qui vont mal. »

Nordine Saihi, président de l’U2P 84

« Il n’y a pas que la CCI qui va mal, il y a aussi des entreprises qui vont mal, rappelle pour sa part Nordine Saihi. On a un territoire pauvre. Aujourd’hui, nous avons une CCI qui a de nombreux outils d’accompagnement et d’aide aux chefs d’entreprise. Nous sommes là pour l’intérêt général. On essaie vraiment de faire au mieux et d’avancer dans ce sens-là.

L’enjeu ? reconnecter les entrepreneurs avec la CCI
« L’histoire a fait que les chefs d’entreprise sont malheureusement assez loin des CCI, regrette Roland Paul. Pourtant, il y a vraiment une capacité de fonctionnement et d’accompagnement. Nous serons donc là avant tout pour prendre en compte les demandes des entreprises et répondre à leurs besoins. »

« Il faut aussi savoir qu’en Vaucluse nous avons un écosystème particulier. Plus de 70% des entreprises du département ne dispose d’aucun salarié. Ce sont des gens qui travaillent très seuls alors l’on sait tous que pour bien fonctionner, il faut travailler ensemble. Il va donc falloir résoudre cette équation qui n’est pas simple. »

« Nous allons tout faire pour faire avancer le département. »

Anne Benedetti

« Dans les cas, poursuit Anne Benedetti, nous serons là pour apaiser la gouvernance et rétablir la confiance. Nous allons recentrer la CCI sur ses missions essentielles : appui aux entreprises, formation, équipements ainsi que de renforcer son influence auprès des collectivités et du réseau consulaire. Nous allons tout faire pour faire avancer le département. »

Laurent Garcia

La future présidente compte sur le soutien des maires de Vaucluse
« Dans un contexte exceptionnel marqué par la mise sous tutelle préfectorale de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, des élections doivent être organisées dans des délais particulièrement contraints », rappelle Anne Benedetti dans un courrier adressé aux 151 maires de Vaucluse.

« Dans ces circonstances, il aurait sans doute été plus simple de ne rien faire, poursuit-elle. D’attendre. D’observer. De laisser passer le temps jusqu’au renouvellement général de 2027. Mais nous avons fait un autre choix, celui de prendre nos responsabilités, celui d’agir, malgré les contraintes, celui de nous engager pleinement pour la CCI et, au-delà, pour les entreprises et les entrepreneurs de Vaucluse. Car nous sommes convaincus que c’est dans les moments difficiles que se révèlent les véritables engagements et les capacités à agir. Ne rien faire, attendre un contexte plus favorable, ce n’est pas la conception que nous avons de la responsabilité économique territoriale. »

Toujours en s’adressant aux élus locaux, elle conclut : « Dans cette période clé pour l’avenir économique de notre département, je souhaite pouvoir compter sur votre soutien. Votre relais, votre écoute et lorsque vous le jugerez opportun, votre appui auprès des acteurs économiques de votre commune seront déterminants pour donner à cette démarche l’élan et la légitimité nécessaires. Nous serons pleinement mobilisés pour travailler en lien étroit avec les élus locaux, partenaires indispensables de la vitalité économique de nos territoires. Nous serons donc à leurs côtés pour les accompagner et pour œuvrer dans la même direction. »


CCI de Vaucluse : le patronat vauclusien veut tourner la page

La CPME 84 (Confédération des petites et moyennes entreprises du Vaucluse) organise une rencontre sur le thème : « Et si l’export devenait votre prochain levier de croissance ? »

Ce petite déjeuner, qui se tiendra à l’hôtel Ibis Styles Avignon-Sud le 1er juillet prochain, sera animée par plusieurs spécialistes du sujet : Bénédicte de Peretti (vice-présidente du réseau d’exportateurs Procamex), Isabelle Dumonteil (chargée d’affaires au sein de BNP Paribas), Stéphanie Cornet-Ferec (la conseillère international chez CCI International/Provence-Alpes Côte d’Azur), Alexandra Paris et Christelle Franceschi (de la cellule entreprise de la direction régionale des douanes) ainsi que Luc Prevost (délégué international de BPI France pour la région Sud).

Mathieu Barrois (stagiaire de 2nd)

« Et si l’export devenait votre prochain levier de croissance ? ». Mercredi 1er juillet.De 8h30 à 10h30. Hôtel Ibis Styles Avignon-Sud. 2968, avenue de l’Amandier. Parking gratuit. Rencontre limitée à 70 personnes. Inscription obligatoire auprès de contact@cpme84.org ou 04 90 14 90 90


CCI de Vaucluse : le patronat vauclusien veut tourner la page

La CPME 84 (Confédération des petites et moyennes entreprises du Vaucluse) propose petit-déjeuner d’information afin de mieux comprendre la réforme de la facturation électronique. Cette réunion se déroulera le mercredi 8 juillet de 8h30 à 10h30 au Crédit agricole Alpes Provence situé cours Aristide Briand à Orange.

A cette occasion, Amel Lacchab, responsable confiance numérique au Crédit agricole, abordera notamment les thèmes suivants :

– Contexte, Calendrier, les impacts et les enjeux d’organisation de la réforme de la facturation électronique
– Les principales interrogations remontées par les dirigeants
– Les points de vigilance observées sur le terrain
– Les démarches à engager pour préparer sereinement la transition
– Démonstration de l’outil Kolecto (filiale du Crédit Agricole)

Clément Maltas (stagiaire de 2nd)

Informations et renseignements : ‘Comprendre la réforme de la facturation électronique’. Mercredi 8 juillet 2026. De 8h30 à 10h30. Agence du Crédit Agricole Alpes Provence Orange – Briand. 54, cours Aristide Briand. Orange. Inscription obligatoire auprès de contact@cpme84.org ou 04 90 14 90 90


CCI de Vaucluse : le patronat vauclusien veut tourner la page

Interrogé par l’élue vauclusienne Anne-Sophie Rigault, Renaud Muselier, président de la Région Sud, a évoqué l’avenir de l’aéroport d’Avignon alors que la DSP de l’infrastructure aéroportuaire actuellement géré par une filiale de la CCI 84 est en cours.

Lors de la séance plénière du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui vient de se dérouler le 10 avril dernier à Marseille, Renaud Muselier, le président de la Région, a tenu à éclaircir l’avenir de l’aéroport d’Avignon-Provence.
Il a tout particulièrement réagi à une intervention d’Anne-Sophie Rigault, élue avignonnaise RN de la Région Sud, qui rappelait « que l’aéroport d’Avignon faisait l’objet d’une attention toute particulière cette année de la part de ceux qui sont attachés à cette infrastructure importante de notre région. »

« Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ? »

Anne Sophie Rigault, conseillère régionale

« Alors que la Délégation de services publics (DSP) arrive à échéance au 31 décembre prochain, poursuit celle qui est aussi conseillère municipale d’opposition à la ville d’Avignon, nous constatons que les recettes de fonctionnement sont en baisse de 43% et que nous empruntons près de 200 000€, ce qui peut se traduire par une grosse dépendance au financement public. »

Dans le même temps, l’élue vauclusienne observe que « la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse, chargée d’exploiter l’aéroport pour le compte de la région, est inopérante depuis sa mise sous tutelle de la CCI de région. D’ailleurs, depuis 2022 il semble, malgré nos sollicitations, qu’aucun travail véritable de fond n’ait été fait sur cet aéroport qu’on ne développe pas et qui finit par végéter tout doucement. Certains se demandent même s’il y a encore un pilote dans l’avion ? »

Quel avenir pour l’aéroport ?
« À presque huit mois d’une nouvelle DSP, nous aimerions savoir quelle ambition la région a pour cet aéroport, puisque la question des exigences de diversification des recettes se pose sérieusement, s’inquiète Anne-Sophie Rigault. Que compte faire la région afin de garantir un avenir à l’aéroport d’Avignon ? Quelles sont, dans les grandes lignes, les orientations que vous souhaitez lui faire prendre ? Il en va de la survie de cet outil de développement économique autant que de transport au cœur du cinquième département le plus pauvre de France. »

Renaud Muselier lors de la dernière séance plénière de la Région Sud.

« Il faut traiter le problème de gouvernance avant le problème de vision. »

Renaud Muselier, président de la Région Sud

En réponse, Renaud Muselier a tenu à rappeler : « Nous sommes propriétaires de l’aéroport, nous le soutenons depuis le début. »
Evoquant ensuite la DSP actuelle assurée jusqu’alors par la CCI de Vaucluse (voir aussi encadré en fin d’article : ‘La DSP de l’aéroport d’Avignon en détail’) , le patron de la Région Sud constate aussi : « Il y a une délégation de services publics autour de la CCI et de la CCIR. On voit bien qu’il y a des problèmes. Donc déjà, il faut traiter le problème de gouvernance avant le problème de vision. »
« Pour autant, les moyens financiers sont là », insiste-t-il. Avant d’assurer qu’il ne ferait rien avant de consulter Olivier Galzi, nouveau maire d’Avignon et nouveau président de la communauté d’agglomération du Grand Avignon : « Je ne manquerai pas, compte tenu des élections qui viennent d’avoir lieu, de me rapprocher de monsieur Galzi de façon à ce que l’on puisse tracer ensemble l’avenir de ce territoire. »
Une attention tout particulière à laquelle semble sensible le premier magistrat de la cité des papes : « cela m’apparaît évidemment important puisque l’aéroport est un outil extrêmement structurant pour le territoire ».

« Il est inenvisageable que les acteurs économiques de notre territoire ne soient pas en mesure de répondre dans des conditions acceptables à cet appel d’offres. . »

Olivier Galzi, maire d’Avignon

Un mauvais ‘timing’ ?
Une volonté d’entente cordiale qui pourrait cependant être mise à mal par le calendrier de la DSP de l’aéroport. En effet, publié le 20 février dernier alors que la CCI de Vaucluse qui assure la gestion de l’équipement pour le compte de la Région venait ‘très fortuitement’ d’être placée sous tutelle, la remise des offres de candidature est arrivée à échéance ce lundi à partir de 16h.
« Le calendrier de cet appel d’offres rend en l’état impossible toute possibilité pour moi de donner mon avis, constate avec regret Olivier Galzi. Par ailleurs, il intervient alors que CCI de Vaucluse a été mise sous tutelle et donc ne peut pas répondre dans des bonnes conditions à cet avis de concession. Il m’apparaît extrêmement important que la CCI de Vaucluse, qui gère les forces et les énergies de notre territoire, puisse avoir son mot à dire sur cet outil qu’elle gère actuellement et qui constitue un levier potentiel de notre avenir économique. »

Accessible sur Sud Marchés publics, la plateforme d’appels d’offre de la Région, la Convention de délégation de service public de type affermage n’était plus accessible depuis plusieurs jours, bien avant sa clôture.

Une inquiétude largement partagée par la CPME 84 et le Medef Vaucluse, les principales organisations patronales du département, qui affichent leur farouche volonté de voir la CCI de Vaucluse garder la main sur l’infrastructure aéroportuaire avignonnaise dont la mission d’intérêt général a été confortée l’an dernier par le ministère des transports.
Et à la question ‘Serait-ce une bonne idée de sursoir au délai de dépôt des candidatures, en attendant l’élection très prochaine d’une nouvelle gouvernance à la CCI de Vaucluse ?’, le maire d’Avignon est particulièrement clair : « Cela me paraît très cohérent car, encore une fois, il est inenvisageable que les acteurs économiques de notre territoire ne soient pas en mesure de répondre dans des conditions acceptables à cet appel d’offres. »

Message reçu 5 sur 5
Le message aurait-il été entendu du côté du Conseil régional ? « La procédure de délégation de service public relative à l’aéroport d’Avignon est aujourd’hui en cours, nous a répondu officiellement la Région Sud. À ce titre, et comme pour toute procédure de mise en concurrence, la Région ne commente pas son déroulement, ni les candidatures en cours. Le calendrier de cette procédure a été défini en toute transparence. Il doit permettre un renouvellement du contrat de délégation de service public avant son échéance. La Région travaille en lien étroit avec les élus du territoire. Le maire d’Avignon, comme l’ensemble des partenaires concernés, sera pleinement associé aux échanges sur l’avenir de l’aéroport. »

Toujours est-il que l’accès à la procédure de candidature à cette convention de délégation de service public n’était étrangement plus accessible depuis plusieurs jours sur Sud Marchés publics, la plateforme d’appels d’offre de la Région.
A ce stade une prorogation de la DSP d’un an, le délai maximum, semble donc être parfaitement envisageable si un motif d’intérêt général est avancé. De quoi laisser le temps à la CCI de Vaucluse de se doter en juillet prochain d’une gouvernance enfin stable ?

La situation financière de l’aéroport
« La région est propriétaire depuis 2007 de l’aéroport d’Avignon, dont elle a confié l’exploitation dans le cadre d’une convention de Délégation de services publics (DSP) à la société Aéroports Avignon-Provence », a rappelé Jean-Pierre Serrus, vice-président en charge des transports et de la mobilité durable du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur lors du vote du budget primitif qui s’est déroulé durant la dernière séance plénière de la Région.
« Son exploitation, est un service industriel et commercial qui impose un budget annexe, poursuit celui qui est aussi maire de La Roque d’Anthéron. Dans le cadre de cette délégation de services publics, la région conserve à sa charge l’ensemble des opérations d’investissement et de grosses réparations, tandis que le délégataire assure la gestion déléguée de cet équipement et l’ensemble des opérations de maintenance. Mes chers collègues, le budget primitif 2026 du budget annexe Aéroports d’Avignon s’équilibre en recettes et en dépenses à 4,6M€. Les recettes réelles d’exploitation s’élèvent, elles, à 1,8M€, et sont constituées notamment de la subvention en provenance du budget principal pour 1,2M€ et de la dotation générale de décentralisation versée par l’État pour 300 000€. »
« La recette d’investissement est constituée par un emprunt de 247 834€ permettant de financer les frais d’études et les travaux concernant la réfection de chaussées, la requalification de bâtiments. Ce sont des opérations nécessaires au maintien du certificat européen de sécurité aéroportuaire. Enfin, les autorisations de programmes ouverts au budget primitif 2026 s’élèvent à 2,3M€ afin notamment d’engager les travaux de création d’un nouveau parking pour les aéronefs et le programme de réhabilitation des bâtiments prévu par le plan d’investissement de la délégation de services publics. »

Vol au-dessus d’un nid de coucou ?
En attendant, même mise sous tutelle, la CCI de Vaucluse devrait répondre à cette DSP à laquelle devrait aussi postuler 2, voire 3, autres candidats. Pour cela, elle s’appuiera sur l’une de ses filiales : la SAAP (Société Aéroport Avignon Provence). Détenue à 100% par la CCI 84, c’est cette société de droit privé qui, depuis 2018, gère la plateforme aéroportuaire de la cité des papes pour le compte de la région.
Une configuration avec un actionnaire unique que Gilbert Marcelli, l’ancien président de la CCI de Vaucluse, souhaitait conserver coûte que coûte lors du renouvellement de la DSP.
L’empêcheur de tourner en rond ayant été ‘exfiltré’ suite à un putsch d’une majorité des élus consulaires dont une partie n’avait pas forcément mesuré les conséquences de leur démission en cascade, la CCI de Vaucluse a donc vu la CCI de région rentrée provisoirement au sein de sa gouvernance le temps de sa mise sous tutelle.

Et la CCI régionale verrait d’un bon œil l’arrivée de Sealar (Société d’exploitation et d’action locale pour les aéroports régionaux) gérant actuellement sept plateformes aéroportuaires régionales (Poitiers, Vannes, Le Havre, Rouen, Deauville, Caen et Morlaix) et qui aimerait bien rajouter celui d’Avignon dans son escarcelle. Et ce d’autant plus que depuis novembre dernier, CCI France est devenu le premier actionnaire de Sealar dont le président est Jean-Luc Chauvin qui n’est autre que le président de la CCI Aix-Marseille-Provence. Cette dernière ayant fondé en 2019 avec la CCI du Finistère cette société ayant réalisé un chiffre d’affaires de 13 M€ en 2025.

«  Nous nous appuierons vraisemblablement sur une candidature conjointe entre CCI France et la CCI de Vaucluse. »

Daniel Margot, président de la CCI Paca et aussi membre de la tutelle de la CCI 84

Normal dans ces conditions qu’avant même la mise sous tutelle effective de la CCI de Vaucluse Daniel Margot, président de la CCI Paca et aussi membre de la tutelle de la CCI 84 évoque déjà fin janvier chez nos confrères de La Provence l’avenir de l’aéroport d’Avignon : « Nous nous appuierons vraisemblablement sur une candidature conjointe entre CCI France et la CCI 84 afin que le Vaucluse garde la DSP de cet aéroport ».

Une volonté confirmée depuis par Daniel Margot lors d’un entretien il y a un peu plus d’un mois à nos confrères des Nouvelles Publications : « Pour les DSP, nous devons répondre de façon plus cohérente, parfois en consortium ou via la société Sealar pour gérer des aéroports intermédiaires. De cette façon, nous pourrions répondre à de nouveaux appels d’offre afin de gérer des équipements publics de taille plus petite. Pas seulement des ports ou des aéroports, mais des salles d’événementiels par exemple. Ou alors gérer du foncier à vocation économique. »

C’est surtout cette mainmise ‘marseillaise’ sur le foncier économique du territoire* qui semble susciter les plus grandes craintes localement à commencer par le Département et le Grand Avignon. Surtout que Sealar a été ‘épinglé’ dans un rapport publié en 2022 par la Chambre régionale des comptes sur la CCI d’Aix-Marseille. Ce document estimait alors que les activités de Sealar « ne répondent pas en priorité à l’intérêt des entreprises métropolitaines ».

Est-ce pour cette raison que Sealar a revu ses prétentions à la baisse alors qu’elle souhaitait devenir actionnaire majoritaire au sein de la SAAP dont le capital était jusqu’alors détenu à 100% par la CCI 84 ? Au final, il semblerait qu’un équilibre (50% chacun) ait été trouvé afin de ménager la Chambre consulaire de Vaucluse. Une manière de laisser encore une certaine marge de manœuvre à la future gouvernance de la CCI de Vaucluse ?

Laurent Garcia

*L’aéroport d’Avignon gère une zone d’activité de 15 ha accueillant déjà une soixantaine d’entreprises regroupant plus de 400 emplois.

La DSP de l’aéroport d’Avignon en détail
C’est le 20 février dernier que la Région Sud a lancé officiellement la DPS de l’aéroport d’Avignon. Elle a pour objet : « Convention de délégation de service public de type affermage, ayant pour objet de confier au délégataire, à ses risques et périls, l’exploitation, l’entretien, la maintenance, la promotion et le développement de l’aéroport d’Avignon-Provence, de ses terrains, ouvrages, bâtiments, infrastructures, matériels, réseaux et services ».

Les missions confiées au délégataire sont les suivantes :
– La gestion, l’exploitation, le développement et la promotion de l’aéroport dans le respect des réglementations, notamment en matière de sécurité aérienne ;
– La réalisation des travaux d’entretien et de maintenance courante des ouvrages, installations et équipements de l’aérodrome ;
– Les missions liées à la sécurité et la sûreté de l’aéroport ;
– L’exploitation et l’entretien de l’ensemble des aires de trafic et de manœuvre de l’aérodrome et des équipements associés (balisage lumineux et par marques, panneaux…) ;
– L’exploitation et l’entretien des installations d’accueil des usagers aériens de l’aérodrome et de ses visiteurs ;
– La fourniture de l’énergie électrique normale et secourue de l’aéroport ;
– Le balisage de jour et de nuit des ouvrages, installations et matériels de la Délégation pour satisfaire aux conditions réglementaires de sécurité de la navigation aérienne et de l’exploitation de l’aérodrome ;
– La prestation de distribution de carburant et de gestion des stocks de carburant et des produits associés ;
– L’accueil du public, la surveillance des usagers et leur sécurité ;
– Le maintien de la conformité aux règles européennes en matière de gestion aéroportuaire (EU-ADR) ;
– La promotion de l’aérodrome auprès des usagers actuels et potentiels, des professionnels de l’aviation et du public ;
– La gestion et la valorisation du domaine public aéroportuaire ;
– Le renforcement de la trajectoire de réduction de l’impact environnemental et climatique de l’aéroport ;
– La gestion des relations avec les usagers, les riverains, les communes, les entreprises et les associations.

Le délégataire se rémunère sur le produit des redevances aéronautiques, commerciales et domaniales perçues sur les usagers et occupants de la plateforme aéroportuaire. Il supporte un risque réel d’exploitation lié à la variabilité des recettes et des charges du service délégué. Une compensation financière de l’autorité délégante est prévue afin de contribuer à l’équilibre économique du service public délégué, au regard des obligations de service public mises à la charge du délégataire, sans avoir pour effet de neutraliser le risque d’exploitation ni, a fortiori, de générer une surcompensation.
Les offres doivent être remises le lundi 20 avril 2026 à 16h au plus tard. La concession est attribuée du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2036.


CCI de Vaucluse : le patronat vauclusien veut tourner la page

Denis Duchêne est le nouveau président de la CMPE de Vaucluse. Elu à l’unanimité lors de l’AG de la première organisation patronale du département qui vient de se tenir au centre des congrès du palais des papes, celui qui succède à ‘l’historique’ Bernard Vergier présente sa feuille de route et ambition d’atteindre 1 200 adhérents d’ici 3 ans.

Un entrepreneur autodidacte, né le 17 avril 1984 à la Clinique Urbain V du Pont-des-Deux-Eaux, qui a grandi avec ses deux frères et sa sœur sur l’Ile préservée de l’Oiselay à Sorgues où son papa était paysan et où sa maman a élevé la famille. Pas fan de l’école, il la quitte à 15 ans pour passer son CAP de plombier puis son CAP de chauffagiste avant de devenir salarié dès ses 18 ans. Comme il l’a dit jeudi soir au Palais des Papes, dans son discours : « J’ai commencé dans le BTP, à 20 ans et 6 mois en achetant une caisse à outils et un fourgon C 15 Citroën et en ouvrant mon entreprise à Entraigues Le bâtiment, c’est un secteur exigeant, rude parfois, mais profondément formateur. J’y ai appris la valeur du travail, le respect des équipes, l’importance de la parole donnée et surtout une chose essentielle : rien ne se construit seul. Je n’oublie pas d’où je viens » explique-t-il.

« Rapidement, je me suis fait ma place, jusqu’à compter une quarantaine de salariés et 6 ans plus tard et j’ai revendu mon affaire 7M€. Ensuite, après une courte pause professionnelle, je me suis engagé en politique à Entraigues ». Malgré un score respectable, (36,36% des suffrages) il est battu par le maire communiste sortant, Guy Moureau, lors des élections municipales de 2020.

« C’était un rêve de gosse. »

Denis Duchêne

Il cherche alors une affaire à reprendre et sur internet il est attiré par une annonce : la vente de l’Hostellerie Château des Fines Roches à Châteauneuf-du-Pape. « J’ai pris un virage important, en me lançant dans un secteur totalement différent. J’ai grandi en face, c’est le paysage de mon enfance, cette tour, cette immense terrasse au-dessus de la route. Gamin, je passais devant en vélo, je n’aurais jamais pensé avoir la capacité de l’acheter, c’était un rêve de gosse » précise Denis Duchêne.
Reprendre cet établissement 4 étoiles « En pleine crise sanitaire, alors que les avions étaient cloués au sol et que le tourisme, comme la France, étaient totalement à l’arrêt, ce n’était pas gagné » commente-t-il. D’autant que le monde de la banque était plutôt frileux en ces mois de confinement.
« Heureusement, le Crédit Agricole m’a fait confiance, j’ai prix un emprunt sur 6 ans seulement, j’ai fait faire des travaux de rénovation aux Fines Roches tout en gardant leur âme. Mais surtout j’ai voulu ouvrir cette maison à tout le monde. Ma fierté c’est qu’elle soit accessible aux plus modestes, avec un 1er menu à 28€. »

Crédit : Atelier B9

« Les chiffres sont importants, mais l’humain encore plus. »

Et il y a un an, j’ai poursuivi mon aventure dans la restauration en reprenant, en haut du village, une institution de Châteauneuf, la brasserie de la Mule du Pape. » Entre les deux entreprises, il est à la tête de 45 salariés. Il poursuit : « Ces expériences m’ont appris une chose fondamentale, les chiffres sont importants, mais l’humain encore plus. Je suis un dirigeant qui croit profondément que la rentabilité durable passe par le respect, la considération et le bien-être des femmes et des hommes qui font l’entreprise. La confiance, l’exigence et l’entraide sont des éléments fondamentaux. »
« Toute cette énergie, je la trouve auprès de ma compagne, Jennifer, de ma fille Léanne, de ma famille, de mes frères et ma sœur, de proches. Et j’ai une pensée pour mon papa agriculteur, qui n’est plus parmi nous et qui m’a tant apporté par son exigence et son fort caractère. »

« La CPME 84, c’est une force considérable. »

Denis Duchêne, président de la CPME 84 élu à l’unanimité pour un mandat de 3 ans, entouré des membres du nouveau bureau de la CPME 84. Crédit : Atelier B9

A la tribune de la Salle du Conclave pleine comme un œuf lors de la passation de présidence, Denis Duchêne, en présence notamment du président national de la CPME venu de Paris, Amir Reza-Tofighi, précise. « La CPME 84, c’est une force considérable, 800 adhérents, des TPE, des PME, des artisans, des commerçants, des industriels et même des paysans. Des femmes et des hommes qui créent de la richesse, de l’emploi, du lien social et qui font vivre nos territoire du nord au sud, de l’est à l’ouest. Elle est un pilier économique, mais aussi un acteur social, un partenaire institutionnel, un porte-voix. »
Denis Duchêne ajoute : « Nous traversons une période économique difficile, instable, nos entreprise subissent des changements règlementaires incessants, une pression fiscale et sociale forte, un climat politique mouvant, une visibilité réduite sur l’avenir. Rappelons que les TPE et PME emploient la moitié des salariés de Vaucluse. Elles forment, investissent, créent l’essentiel de la valeur ajoutée et maintiennent la vie locale. La CPME est à la fois un outil, un bouclier et un accélérateur. »

« La CPME est à la fois un outil, un bouclier et un accélérateur. »

Il a ensuite décliné la feuille de route de son équipe pour le mandat de 3 ans qui s’ouvre. D’abord, le développement territorial notamment autour d’Orange, Bollène, Vaison et le Pays d’Apt. « Nous devons créer des satellites de la CPME, proches des entrepreneurs, accessibles, visibles et actifs. Deuxième axe : la création de relations publiques pour que notre voix porte haut et fort. Les entrepreneurs doivent être consultés et respectés avec des relations apaisées et constructives. »

Troisième priorité : la relation avec les 800 adhérents vauclusiens, « C’est le cœur battant de la CPME, notre ADN, recueillir les doléances sur le terrain, les faire remonter avec une écoute bienveillante. Notre objectif et notre ambition sont clairs, atteindre 1 200 adhérents en 3 ans, grâce à une structuration solide, une présence permanente sur le terrain et une utilité concrète pour chaque entreprise. »

Passation de présidence entre Denis Duchêne et Bernard Vergier. Crédit : Atelier B9

Tous ces axes se feront avec la mise en place de vice-présidents délégués. Mais attention, « La CPME 84 n’est pas un business-club, elle n’a pas vocation à être élitiste. Au contraire, elle doit être démocratique, accessible et proche de la réalité avec, par exemple la création d’une cellule d’écoute confidentielle animée par des bénévoles formés (avocat fiscalistes, notaires, experts-comptables). Pourquoi ? Parce que des chefs d’entreprises viennent parfois nous parler de leurs difficultés, de leur détresse, mais d’autres n’osent pas par crainte ou pudeur, par peur de déranger. Nous devons les accompagner, les entendre, les orienter, les soutenir. D’ailleurs une adresse mail dédiée sera créée dans ce but. »

Plus de lien avec les élus
Le nouveau président a évoqué l’idée de dîners de l’économie, de rencontres entre entrepreneurs et décideurs, il souhaite renforcer les liens avec les institutions, les élus « Les députés et sénateurs doivent aussi venir davantage à notre contact. Ils ont une responsabilité majeure. Ils doivent entendre la voix des entrepreneurs. Nous devons échanger et construire au-delà des clivages politiques pour le bien de tous. »
Il a aussi évoqué la situation de la CCI 84, placée sous tutelle par la préfecture de région depuis le 30 janvier.
« Le délai imposé est particulièrement resserré pour préparer correctement un scrutin en vue d’une mandature restante d’environ 14 mois. Il nous appartient désormais de prendre du recul, de mener une réflexion approfondie et de déterminer en temps voulu si nous souhaitons ou pas nous positionner en faveur d’une éventuelle candidature. Quoi qu’il en soit, nous formons tous le vœu que cette élection prévue début juillet permette à la CCI de Vaucluse de retrouver la stabilité nécessaire à son bon fonctionnement au service de l’ensemble des entreprises du territoire. »
 Et il a conclu : « Je veux rester un homme accessible et disponible. Et créer une nouvelle dynamique. La CPME est unie et sereine. Ensemble, demain nous irons très loin. »


CCI de Vaucluse : le patronat vauclusien veut tourner la page

Président de la CPME de Vaucluse depuis près de 25 ans, Bernard Vergier vient de passer la main à son successeur Denis Duchène. Un changement ‘historique’ à la tête de la première organisation patronale de Vaucluse.

Dans une salle des conclaves du palais des papes pleine à craquer, c’est la voix pleine d’émotion que Bernard Vergier a débuté son discours d’adieux à l’occasion de sa dernière assemblée générale en tant que président de la CPME de Vaucluse.
« J’adresse mes plus sincères remerciements aux adhérents du présent et du passé, à tous les mentors qui m’ont fait évoluer et qui m’ont mis sur la voix, malheureusement la plupart ne sont plus de ce monde, aux membres du conseil d’administration et du bureau d’hier et d’aujourd’hui ainsi qu’aux collaborateurs. »
Il faut dire Bernard Vergier est tombé dans la marmite du syndicalisme patronale depuis longtemps. En effet, c’est dans les années 1980 qu’il commence à militer activement au sein de l’organisation dont il vient de céder la présidence en Vaucluse. A l’époque, la CPME Confédération des petites et moyennes entreprises) s’appelait encore la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises). Elle portait d’ailleurs encore ce nom-là quand il en prend la présidence en 2002. Depuis, avec plus de 800 adhérents aujourd’hui, il en fait inlassablement la première organisation patronale du Vaucluse et l’une des places fortes de la CPME dans l’Hexagone.

Alain Gargani, président de la CPME Sud, et Amir Reza-Tofighi, président national de la CPME. Crédit : Atelier B9

« Il a construit l’une des plus belles CPME de France. »

Alain Gargani, président de la CPME Sud

« Il a donné sa vie pour ce territoire », confie Alain Gargani, président de la CPME Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur venu spécialement rendre hommage à celui qu’il considère comme son ami. « Bernard est un personnage incontournable du monde économique du Vaucluse, poursuit ce dernier. Par sa persévérance, son dynamisme et son intégrité, il a construit l’une des plus belles CPME de France. Notre organisation, qu’elle soit nationale, régionale ou locale, a grandi grâce à l’énergie qu’il a déployé. »

« Ces moments nous rappellent quelque chose d’essentiel, c’est que notre organisation tient d’abord grâce à l’engagement de femmes et d’hommes comme Bernard Vergier, insiste pour sa part Amir Reza-Tofighi, président national de la CPME venu spécialement pour l’occasion. Des chefs d’entreprise qui, après leur journée déjà bien remplie, trouvent encore l’énergie de défendre les autres entrepreneurs, de faire vivre un collectif, de porter la voix des entrepreneurs dans le débat public. Bénévolement, souvent discrètement, et toujours par conviction. C’est cela l’esprit de la CPME : un réseau vivant, un réseau enraciné dans les territoires, et un réseau qui s’inscrit dans le temps et qui sait transmettre. Bernard Vergier fait partie de ceux qui ont construit, patiemment, année après année, ce que la CPME est devenue aujourd’hui dans ce département. Une organisation respectée, enracinée, utile aux entrepreneurs du territoire. Merci Bernard ton engagement, pour ce que tu as construit et pour ce que tu transmets aujourd’hui. »

« Notre organisation tient d’abord grâce à l’engagement de femmes et d’hommes comme Bernard Vergier. »

Amir Reza-Tofighi, président national de la CPME

Et le président national de continuer : « Je veux également saluer Denis Duchêne, qui prend aujourd’hui la suite. Avec toi, c’est une nouvelle étape pour la CPME de Vaucluse. Avance avec ton énergie et ta vision, tout en sachant que l’expérience de ceux qui ont construit avant toi est toujours une richesse. Il est plus simple de bâtir l’avenir quand on a l’Histoire à ses côtés. »

« Je sais que nous pouvons compter sur Denis Duchêne », complète Alain Gargani. En s’adressant à Bernard Vergier, le président régional poursuit : « Ton successeur, que tu as accompagné depuis longtemps, sera à la hauteur du challenge. On reconnaît d’ailleurs les grands hommes au talent qu’ils ont déployé durant leurs actions, mais surtout au talent qu’ils ont pour assurer leur transmission dans l’intérêt général de leur organisation. »

« Travailler en équipe, ce n’est pas penser pareil, c’est avancer ensemble. »

Denis Duchêne, nouveau président de la CPME de Vaucluse

« Etre élu président de la CPME de Vaucluse est un moment fort pour moi, un moment de vérité, mais aussi un moment qui engage, annonce avec solennité Denis Duchêne suite à son élection à l’unanimité par le nouveau conseil d’administration (voir ci-dessous : Renouvellement du bureau).
S’adressant directement à son prédécesseur, il déclare : « Bernard, tu peux être fier du chemin parcouru. Sous ta présidence, la CPME de Vaucluse est devenue l’une des plus importantes de notre pays. Une organisation respectée, structurée, crédible et écoutée. Tu t’es engagé pendant plus de 55 ans pour défendre les intérêts des entrepreneurs auprès des décideurs. L’énergie que tu as déployée t’as permis de faire rayonner cette belle confédération. Tu as su fédérer, rassembler, professionnaliser, donner une identité forte à notre confédération. Ce que tu as construit est solide. C’est sur ces bases que nous voulons poursuivre et amplifier notre action. »

Renouvellement du bureau
Si Denis Duchêne a été élu à l’unanimité pour un mandat de 3 ans, cette assemblée générale de la CMPE 84 a été aussi l’occasion de renouveler le bureau de l’organisation patronale vauclusienne :
– Président : Denis Duchêne
– Vice-Président Artisanat : Julie Fliti
– Vice-Présidente Industrie : Mélanie Marques
– Vice-Président Services : Stéphane Gandon
– Vice-Président Commerce : Raphaël Laborie
– Trésorier : Paul Campbell
– Trésorière adjointe : Marie Beaurain
– Secrétaire : Hervé Belmontet
– Secrétaire Adjoint : Michel de Saint Auban
Crédit : Atelier B9

« Le nouveau Conseil d’administration aura un rôle essentiel : définir les orientations, veiller à leur mise en œuvre et garantir la cohérence de notre engagement collectif, enchaîne le nouveau président. Dès demain, nous allons travailler ensemble avec la plus grande rigueur dans un esprit d’exigence partagée et de bienveillance. Travailler en équipe, ce n’est pas penser pareil, c’est avancer ensemble.

« La CPME doit aller vers les chefs d’entreprise, pas l’inverse. »

Denis Duchêne souhaite donc poursuivre la dynamique engagée par le président sortant axée sur le service aux adhérents mais également moderniser l’organisation en l’ouvrant sur l’ensemble des écosystèmes économiques et institutionnels du département. Pour cela, il ambitionne de déployer une action sur l’entièreté des bassins économiques vauclusiens et apportant un service toujours plus proche et réactif pour les adhérents.

Denis Duchêne : CV express
A 41 ans, Denis Duchêne est déjà doté d’une solide expérience de dirigeant d’entreprises. Il fonde, seul, AMD Energie en 2005, à Entraigues-sur-la-Sorgue, spécialisée dans la plomberie et le génie climatique pour céder la structure et ses 40 collaborateurs en 2019. En 2020, il rachète l’Hostellerie du Château des Fines Roches à Châteauneuf-du-Pape qui deviendra un lieu emblématique de l’hôtellerie-restauration prémium, des séminaires et des évènements festifs du département, puis en 2025, il acquiert la brasserie La Mule du Pape sur la même commune.

« Aujourd’hui, nous traversons une période économique difficile, instable et incertaine, constate Denis Duchêne. Nos entreprises subissent des changements réglementaires incessants, une pression fiscale et sociale forte, un climat politique mouvant et une visibilité réduite sur le terrain. Et pourtant, ce sont toujours les mêmes qui tiennent, les TPE et les PME. Ces dernières créent l’essentiel de la valeur ajoutée, elles investissent, elles forment, elles maintiennent la vie économique locale. La CPME 84 est là pour elles » explique-t-il en présentant les principaux axes de sa feuille de route dont une plus grande présence sur le terrain : « La CPME doit aller vers les chefs d’entreprise, pas l’inverse. »

D’ici 3 ans, Denis Duchêne espère atteindre 1 200 adhérents.« Pas par opportunisme, pas par effet d’annonce, mais grâce à une structuration solide, une présence permanente sur le terrain et une utilité concrète pour chaque entreprise. Une croissance forte et structurée qui ne se fera pas au détriment d’un accompagnement rigoureux. »
« Ce que je veux, c’est créer une dynamique, conclut-il. Je suis pleinement conscient de la portée et des exigences de la responsabilité qui m’est confiée. Je veux rester un homme accessible et disponible. Suivez-moi dans ce magnifique projet car rien ne se construit seul. »

Election à la CCI : des dossiers à épurer
Evoquant les prochaines élections à la CCI de Vaucluse prévues pour juillet prochain suite à sa mise sous tutelle il y a quelques semaines, Bernard Vergier regrette le délais très court pour déposer une liste alors qu’il ne reste que 12 à 14 mois de mandature.
« Cela ne nous semble pas réaliste tenant compte du désordre et des dossiers très délicats à épurer à ce jour, insiste-t-il. Il semblerait plus cohérent de garder ce temps et notre énergie pour le futur. »
L’ancien président de la CPME poursuit cependant : « la CPME 84 souhaite depuis de nombreuses années une CCI constituée d’élus, travaillant dans l’intérêt général au service des entreprises vauclusiennes comme nous le faisons dans notre confédération. C’est pour cela que nous prendrons notre décision prochainement de créer, ou pas, une liste en s’associant, ou pas, à d’autres organisations patronales. »
Même son de cloche pour Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME : « Le délai imposé est particulièrement resserré pour préparer correctement un scrutin intermédiaire en vue d’une mandature restante d’environ 14 mois. Il nous appartient désormais de prendre du recul, de mener une réflexion approfondie et de déterminer en temps voulu si nous souhaitons ou pas nous positionner en faveur d’une éventuelle candidature. Quoi qu’il en soit, nous formons tous le vœu que cette élection prévue début juillet permette à la CCI de Vaucluse de retrouver la stabilité nécessaire à son bon fonctionnement au service de l’ensemble des entreprises du territoire. »

« N’oubliez pas le monde économique. »

Bernard Vergier

« Grâce à vous tous, j’ai pu apprendre, grandir, évoluer et m’enrichir de vos savoirs, rappelle pour sa part Bernard Vergier avant de passer définitivement la main à son successeur. Oui chers adhérents, chers amis, je resterai jusqu’à la fin de ma vie, admiratif de votre capacité à vous relever, à vous adapter face à une règlementation toujours plus lourde et une fiscalité toujours plus instable.  Des hommes et femmes remplis d’audace, qui ont décidé un jour d’entreprendre, de prendre tous les risques pour faire fonctionner leurs entreprises, recruter, investir et avec toutes les tempêtes que nous avons traversées. »

Municipales : appel aux futurs maires de Vaucluse
Lors de l’AG de la CPME 84, Bernard Vergier, le président sortant a souhaité sensibiliser les candidats aux élections municipales et les futurs conseils communautaires sur la nécessité de « de prioriser les sujets en lien avec l’entreprise, l’emploi et l’attractivité du territoire. C’est un moment stratégique car ce sont des décideurs économiques locaux pesant sur l’urbanisme, la fiscalité, la commande publique, mais aussi sur les mobilités, la sécurité et les règlementations locales. Ne l’oublions pas… Nous voulons sensibiliser nos adhérents chefs d’entreprise pour qu’ils aillent voter et ne fassent pas d’erreur dans leur choix définitif.

« Je suis honoré de la confiance que vous m’avez accordé durant toutes ces années et depuis 2002 à la présidence de notre CPME départementale, répète-til. Et avant de passer le flambeau dignement, avec le sentiment du devoir accompli, je souhaite adresser un message à l’ensemble de la classe politique d’aujourd’hui et du futur : placez durablement l’entreprise au cœur de votre action ! N’oubliez pas le monde économique, les TPE, les PME, les artisans, les commerçants. Sans entreprise, pas d’emploi, pas d’investissement, pas d’impôt, pas d’Etat fort tout simplement ! »

Laurent Garcia

« La CPME 84, ce sont aussi des femmes et des hommes qui travaille dans l’ombre et sans qui rien ne fonctionne », assure Denis Duchêne, le nouveau président. Notamment, Olivier Pieri, l’infatigable secrétaire général de l’organisation patronale en Vaucluse. Crédit : Atelier B9

Activité : une année bien chargée et une 2e édition de ‘Made in PME’
Avec ce changement de présidence historique, on en oublierait presque que l’événement comprenait également une assemblée générale statutaire. Une AG où Hervé Belmontet, le secrétaire, a rappelé les nombreuses actions de la CPME 84 durant la période 2025-2026 : Les Trophées des entrepreneurs positifs où les Vaucluse s’est encore distingué après les succès de 2024, l’essor du pôle Femmes chefs d’entreprise, les rencontres réseau, les visites d’entreprises, le développement du pôle jeune, les rencontres thématiques, les cessions de formations juridiques, les formations prud’homales, la journée Carsat, les conventions avec de nombreux partenaires (France travail, Apec, Urssaf, Ordre des avocats du barreau Avignon, SG SMC, EDF, Groupama, Orange, groupe VYV- armonie Mutuelle, CPAM 84, Défense Mobilité, préfecture de vaucluse, gendarmerie nationale, police nationale, l’armée, GSC…)

Autre événement à venir : la 2e édition du salon Made in PME qui se tiendra les 8 et 9 avril prochain au parc Chanot à Marseille. « On a capitalisé et la prochaine édition sera encore mieux, annonce Alain Gargani, président de la CPME Sud. On se sera là pour faire du business. Il y aura 200 stands, des rencontres avec des chefs d’entreprise, 2 speed business en B2B… Il y aura aussi les principaux acheteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi que tous les acheteurs des prochain JO d’hiver dans notre région. Quatre ministres seront également là. »

Crédit : Atelier B9

CCI de Vaucluse : le patronat vauclusien veut tourner la page

La CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) de Vaucluse propose un petit-déjeuner dinformation sur le thème : Inaptitude : Comment identifier les situations à risque et quelles aides possibles ?’

La CPME 84 et l’AIST 84 (Association interprofessionnelle de santé au travail) proposent une nouvelle rencontre thématique autour d’un petit déjeuner sur le thème ‘Inaptitude : Comment identifier les situations à risque et quelles aides possibles ?’ .

Animée par Clémence Nguyen, responsable de la cellule PDP (Prévention de la désintertion professionnelle) et maintien en emploi, et Benjamin Galloux (médecin du travail AIST 84), cette rencontre thématique aura lieu dans les locaux de l’AIST 84 à Avignon.
Au programme de cette matinée d’information : définition du maintiens dans l’emploi, zoom sur la réglementation, impacts de l’inaptitude pour l’entreprise, dispositifs d’aide (financières, techniques, outils…), et les bonnes pratiques à retenir.

Charlotte Rouger (Stagiaire)

Petit-déjeuner CPME : ‘Inaptitude : Comment identifier les situations à risque et quelles aides possibles ?’. Jeudi 6 novembre. De 8h30 à 10h30. Siège de l’AIST 84. 40, rue François 1er.  Avignon. Parking gratuit / co-voiturage possible. Renseignements et inscription obligatoire : 04 90 14 90 90 et contact@cpme84.org


CCI de Vaucluse : le patronat vauclusien veut tourner la page

La CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) de Vaucluse vient de dévoiler le palmarès de la 6e édition des Trophées des entrepreneurs positifs. Après les 6 lauréats de l’an dernier, dont l’Echo du mardi, cette cuvée 2025 a été dévoilée au Factory au Pontet lors d’une soirée ayant réunis près de 250 personnes.
L’occasion pour Bernard Vergier, président de la CPME 84, et Alain Gargani, président de la CPME Sud qui avait fait spécialement fait le déplacement, de présenter les 6 nouveaux gagnants, parmi les 39 candidats, ainsi qu’un Prix Coup de cœur inédit cette année.

« Pour entreprendre, il faut croire en l’avenir. »

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse

Faisant référence au nom de cet événement, Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse a tenu à rappeler que « ce ne sont pas les entrepreneurs qui ne sont pas positifs, c’est le climat qui est morose. Entrepreneur positif c’est un pléonasme car pour entreprendre, il faut être dynamique, il faut avoir de la capacité d’innovation, il faut croire en l’avenir, surtout quand le contexte est morose ».
Saluant la forte présence de la CPME 84 sur le terrain, le préfet a aussi précisé « qu’il était très important de partager les informations en portant la voie des entrepreneurs locaux. C’est pour cela que la CPME, et son président Bernard Vergier, me font parvenir tous les deux mois un rapport sur la situation économique départementale. Ces synthèses me permettent de faire remonter l’information et de nourrir mon dialogue avec les ministères. »

De gauche à droite : Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, Bernard Vergier, président de la CPME84, Bénédicte Martin, conseillère régionale de la Région Sud, et Alain Gargani, président de la CPME Sud.

« J’apprends avec vous à faire la différence entre ce qui ressort du contexte, ce qui pose des problèmes, où se dressent les obstacles et surtout voir ce que l’on peut améliorer ensemble, poursuit Thierry Suquet. C’est dans cet esprit que je demande à mes services d’être aussi positifs que vous. Nous devons être à vos côtés pour continuer à vous accompagner. »

« La simplification administrative passera par le terrain et par les exemples concrets. »

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse

« Vous êtes des porteurs de projets qui nous intéressent parce qu’ils portent du développement économique. Ils portent de l’emploi, insiste le premier représentant de l’Etat en Vaucluse. Une fois que nous sommes d’accord sur les objectifs que nous voulons atteindre, il faut que nos services vous accompagnent dans la mise en place des solutions pour obtenir les autorisations administratives nécessaires à la réalisation de ces projets. Et pas simplement être dans des logiques où nous exposons la réglementation pour ensuite vous laisser la surmonter. »

Autre cap donné par le préfet à l’occasion de cette remise de prix : la simplification administrative tant espérée par les entrepreneurs. « Nous sommes parfois confrontés à des réglementations ou à des législations qui s’opposent entre elles. Pour arbitrer ces contradictions, il existe désormais France Simplification que l’on peut saisir par l’intermédiaire du préfet. Dans ce cadre, nous avons notamment porté deux dossiers : l’un a permis à une entreprise d’installer un bâtiment, l’autre à une société de pouvoir utiliser un coproduit. La simplification passera par le terrain et par les exemples concrets », insiste le préfet de Vaucluse.

Crédit : DR/CPME 84

Après cette intervention de Thierry Suquet, les remises des différentes distinctions 2025 ont pu débuter lors de cette soirée événement. Le Prix de la Persévérance a été ainsi remis à Magali Maurin et Didier Limongi dirigeant de la SAS Maurin.
« La SAS Maurin, c’est une entreprise qui a été créée sur Avignon il y a 75 ans cette année, rappelle Didier Limongi, gendre du fondateur. Aujourd’hui, nous avons une nouvelle génération avec ma fille Magali. Nous avons donc bien l’intention de déboucher vos canalisations et vidanger vos fosses septiques pendant encore très longtemps. »

Le prix de l’Eco-responsabilité/ Crédit : DR/CPME84

Le Prix de l’Eco-responsabilité a ensuite été attribué à Isabel Ferrando du Domaine Saint Préfert à Châteauneuf-du-Pape.
« La viticulture en Vaucluse c’est une très longue relation historique, mais c’est aussi une relation économique très puissante, explique cette dernière. C’est pour cela que j’affirme que la viticulture à toute sa part dans l’univers des PME. »
« J’exerce ce métier depuis 28 ans. Je suis issu d’une reconversion professionnelle, puisque je n’étais pas vigneronne auparavant. Je le suis devenue par passion, poursuit Isabel Ferrando. Nous sommes une toute petite entreprise de 14 collaborateurs, mais nous vendons nos vins dans 55 pays. Je dédie ce prix à mes collaborateurs, parce qu’ils font vraiment un travail très difficile. Je suis désormais accompagnée par ma fille, Guillemette Giraud Ferrando, qui est une merveilleuse jeune femme de 28 ans, à qui je peux confier la reine de l’entreprise dès qu’elle est prête, c’est-à-dire le plus tôt possible. Ensemble, nous préparons l’avenir, et ensemble nous préparons la sortie de crise. C’est pour cela que je suis positive. Je considère que la crise aura une fin, et qu’elle est imminente. Je la vois d’ici, j’espère, 12 à 18 mois. Nous travaillons pour préparer cette sortie de crise et nous la préparons de façon éco-responsable, puisque nous produisons un produit alimentaire qui est issu de notre environnement. L’éco-responsabilité c’est une évidence. »

Pour terminer, Isabel Ferrando a aussi tenu à saluer le travail de la Confédération patronale vauclusienne : « je remercie la CPME 84 , que je viens de rejoindre avec beaucoup de plaisir, et vous dire combien j’admire votre engagement auprès des entreprises. Nous avons besoin de vous. »

Le prix de la Créativité. Crédit :DR/CPME84

La soirée s’est poursuivie avec la remise du Prix de la Créativité à Sophie Kirnidis pour Théus Industries.
« Nous fabriquons entre autres, des cheminées d’exception de la marque iconique Focus, explique la directrice du site de Cavaillon. La créativité est au cœur de notre ADN. Le fondateur de cette entreprise l’avait mis vraiment au centre de toute son activité et nous perpétuons cet esprit-là. Pas seulement dans nos produits, mais aussi dans notre façon d’entreprendre. Car aujourd’hui, il faut beaucoup de créativité pour entreprendre et se réinventer tous les jours. »

« C’est donc une grande fierté que la créativité de Théus soit reconnue et permette de contribuer au rayonnement de notre territoire », insiste Sophie Kirnidis dont la société a été labellisée EPV (Entreprise du patrimoine vivant) depuis presque deux ans maintenant.

Le prix du courage/ Crédit : DR/CPME84

Le Prix du Courage est ensuite allé à Tony Mathis de la société Ruckfield.
« Je n’étais pas trop au courant que nous étions inscrits, reconnaît en toute franchise le DGA de la marque de prêt-à-porter conçu autour de l’ancien rugbyman international Sébastien Chabal. Ce sont mes équipes qui m’ont inscrit. Merci à elles. Nous étions 5 personnes il y 5 ans, aujourd’hui nous sommes 60. Nous n’avons pas de problème pour embaucher parce nous essayons d’être une entreprise hyper bienveillante avec nos salariés. Ruckfield, c’est 1000 points de vente, 10 millions de marques, 30 boutiques ainsi qu’une grosse partie de notre activité en e-commerce qui représente près 50% de notre chiffre d’affaires. »

Le prix de la bienveillance. Crédit : DR/CPME 84

Le palmarès s’est poursuivi avec l’attribution du Prix de la Bienveillance à Catherine Esquer du réseau de praticiens en orientation Avenir Factory basé à Sorgues.
« Nous accueillons les jeunes et nous les accompagnons de la quatrième jusqu’au post-bac sur leur chemin de l’orientation, précise Catherine Esquer. Du coup, pour les familles, on leur apporte du souffle. Nous sommes huit sur la France entière et nous accueillons des élèves en présentiel et en distanciel depuis le monde entier. Nous avons des clients à Singapour, en Allemagne, d’un peu partout. »

Le prix de la solidarité. Crédit DR/CPME84

Enfin, le Prix de la Solidarité a été décerné à Jantien Rault et Antoine Stamati, de la société avignonnaise POWERiti.
« Là-aussi, cette candidature n’est pas à l’initiative du chef d’entreprise, ce sont les salariés qui en sont à l’initiative », tient à souligner Bernard Vergier, le président de la CPME.
« Effectivement, comme le dirigeant de Ruckfield le disait auparavant ne nous attendions vraiment pas à être là, confesse Jantien Rault qui poursuit : « nous sommes une très jeune entreprise qui a 4 ans et demi d’existence. Nous intervenons dans le domaine de l’informatique en accompagnant les professionnels dans la gestion de leur parc informatique. Nous sommes 12 personnes aujourd’hui et nous avons une croissance assez dynamique depuis 24 mois maintenant.
Le fondateur de POWERiti souligne également l’événement de la CPME « cela fait vraiment chaud au cœur de voir qu’il y a une forme de célébration pour toute la dynamique qu’on peut engager lorsque l’on est entrepreneur. »

Le prix coup de coeur. Crédit : DR/CPME84

Bonus de cette soirée, le jury de la CPME de Vaucluse a également attribué un Prix Coup de Cœur à Marion Roubaud et Jérémy Nedjar de L-XPLOIT.
« C’est vraiment un honneur pour une entreprise de cybersécurité offensive comme la nôtre remercie Marion Roubaud. Cette sécurité offensive, souvent associée à l’inconnu, la peur, les attaques, les menaces… Nous avons décidé de l’aborder d’une manière un peu plus humaine. De le simplifier un maximum, en accompagnant de manière pédagogique les entreprises dans ce monde numérique très complexe. »

De son côté, Jérémy Nedjar insiste sur « les valeurs que porte la CPME : c’est-à-dire la proximité et le partage. Quand on a besoin de Bernard Vergier ou d’Alain Gargani, ils sont toujours disponibles. C’est pour cela que nous participerons à la deuxième édition de Made in PME. »
Le dirigeant de L-XPLOIT poursuit « les gens qui font notre travail, en général, ce sont des très, très grandes entreprises. Mais cele ne sert à rien d’aller voir des très gros à Paris, alors qu’il y a des pépites ici. La réalité, c’est que chez nous, dans le Sud, on a des bons. »

« Ce coup de cœur s’appelle Bernard Vergier. »

Alain Gargani, président de la CPME Sud

En finale régionale
Les 6 lauréats vauclusiens participeront à la grande finale régionale de la CPME Sud. A l’exception cependant du Prix Coup de cœur, qui n’est pas représenté en région.
L’ensemble des candidats se retrouveront donc le 20 novembre prochain lors d’une grande soirée organisée au Mucem à Marseille.
L’an dernier, la délégation vauclusienne s’était particulièrement distinguée avec 2 prix lors de la finale qui s’était déroulée au centre des congrès de Gréoux-les-Bains.

Hommage appuyé du président régional
Pour clôturer cette 6e édition vauclusienne, Alain Gargani a tenu à rendre hommage au président de sa section locale : « j’ai un vrai coup de cœur depuis plusieurs années. Depuis que j’ai rencontré une personnalité hors norme. Quelqu’un qui, toute sa vie durant, combat pour l’entrepreneuriat. Qui, toute sa vie durant, a parlé à l’oreille des préfets. Avec bienveillance et surtout, pour défendre l’intérêt des TPE-PME. Ce coup de cœur s’appelle Bernard Vergier. »


CCI de Vaucluse : le patronat vauclusien veut tourner la page

Appelant à davantage de stabilité et de simplification, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) de Vaucluse profite de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée pour demander à ce que l’on encourage ceux qui font tourner l’économie. Avec en point de mire, les prochaines élections municipales où la confédération patronal présidée par Bernard Vergier entend bien porter la voix des entrepreneurs vauclusiens dans les principales villes du département.

« Nous traversons une période difficile et incertaine, observe avec inquiétude Bernard Vergier, président de la CPME de Vaucluse. Notre économie est particulièrement en souffrance et paye aujourd’hui les conséquences de plusieurs années de tumulte. L’instabilité politique qui s’installe vient accentuer ces épreuves. »
Pour le président de la première organisation patronale du département et ses 900 adhérents directs, la priorité est de « retrouver rapidement de la stabilité et de la visibilité pour que nos entreprises puissent faire face à l’inquiétude grandissante de nos chefs d’entreprise, à des carnets de commande en baisse, aux investissements suspendus, aux défaillances d’entreprise en hausse ainsi qu’au dérapage incontrôlé des finances publiques. »
Un constat sans appel pour celui qui veut redonner envie aux Français de travailler plus : « il nous faut encore plus de productivité, il est impératif que nous encouragions ceux qui font tourner notre économie. »

Urgence à traiter de nombreux dossiers
Pour cela, la CPME 84 estime que les sujets à traiter sont nombreux : loi de finance prévoyant une fiscalité pour les entreprises stable et compétitive, politique durable d’aide à l’apprentissage, aide à l’embauche incitative pour les entreprises, éclaircissement pérenne du dispositif ‘Ma prime renov’ pour le secteur du bâtiment, stabilité dans les modalités de la certification Qualiopi (9 versions en 3 ans) dans le cadre de la formation professionnelle, cohérence de la réforme des règlementations thermiques très contraignantes pour les petits propriétaires, amélioration rapide du guichet unique piloté par l’INPI, véritable réforme de l’assurance chômage et une incitation plus forte à la reprise d’activité afin de lutter contre le chômage de complaisance, simplification administrative et fiscale…

Nos décideurs politiques ont donc du pain sur la planche, car pour la Confédération des petites et moyennes entreprises, les dossiers urgents ne manquent pas. « Nos PME sont de véritables moteurs de croissance et d’emploi, ne n’oublions pas », insiste Bernard Vergier.

Petit-déjeuner sur la réforme de la facture électronique
Chaque année, la CPME 84 propose près de 70 rendez-vous à ses adhérents. Dans ce cadre, la Confédération vauclusienne organise un nouveau petit-déjeuner sur le thème : ‘La réforme de la facture électronique : une opportunité de compétitivité pour les entreprises’.
Une matinée sur les nouvelles modalités de la facture électronique qui doivent être en mise en place pour septembre 2026 animée par Valérie Schneider, directrice commerciale régionale – SG SMC Avignon, Laure Ousset, responsable du marché des professionnels – SG SMC Avignon, Vanessa Bisson, chef de marché au sein de la direction des marchés – SG et Roxane Guétal, directrice territoriale et expert-comptable chez Rydge Conseil (ex KPMG).
‘La réforme de la facture électronique : une opportunité de compétitivité pour les entreprises’. Jeudi 9 ocotbre. De 8h30 à 10h30. Mercure Avignon-TGV. 2, rue Mère Térésa. Avignon. Inscription et renseignement : 04 90 14 90 90 ou contact@cpme84.org

Les CPME 84 entend faire entendre la voix des entrepreneurs lors des élections
Municipales, présidentielle, législatives, départementales, les élections vont se multiplier à partir de l’année prochaine. Dans cette optique, la CPME de Vaucluse entend plus que jamais porter la voix des entrepreneurs locaux, notamment celles de 8 000 entreprises vauclusiennes qu’elle fédère avec ses branches professionnelles) lors de ces différents scrutins. A commencer par celui des municipales de mars 2026 qui entrainera ensuite la mise en place des conseils communautaires « si importants pour le développement économique local ».

« Indépendamment de leurs sensibilités politiques, nos futurs élus doivent comprendre qu’il est impératif de positionner durablement les entreprises, en particulier nos TPE et PME, qui représentent dans notre département 99% des entreprises, ainsi que l’ensemble de notre économie au cœur des décisions. »

« Je voudrais qu’Avignon redevienne une vraie locomotive économique. »

Bernard Vergier, président de la CPME 84

L’occasion pour Bernard Vergier ‘d’égratigner’ le bilan de l’actuelle municipalité : « Notre chef-lieu doit retrouver un développement positif et s’attacher aux problématiques structurelles de propreté, de circulation et stationnement, de sécurité et d’attractivité des commerces. Je voudrais qu’Avignon redevienne une vraie locomotive économique afin de tirer tout le Vaucluse qui figure parmi les départements les plus pauvres de France. »

« Il faut nous écouter car nous sommes proches du terrain, poursuit le président de la CPME 84. Ce que nous voulons c’est le bon sens et la raison. Les élus doivent impérativement tenir compte des problématiques en tout genre de nos entrepreneurs sur le terrain. Car sans entreprises privées, pas de recettes fiscales, pas de création de richesses, pas d’investissement, pas de redistribution ni d’aides sociales et enfin pas de financement des infrastructures publiques. »

Habiter à Villeneuve mais voter à Avignon ?
Afin de peser encore davantage sur le prochain scrutin des municipales, la CPME 84 veut inciter les chefs d’entreprise et commerçants locaux à s’inscrire sur les listes électorales de la commune où se trouvent leur entreprise ou leur commerce. « On peut très bien habiter à Villeneuve-lès-Avignon ou Les Angles et voter sur Avignon », explique Bernard Vergier.
« Pour cela, il faut avoir au moins 2 ans d’ancienneté en temps que dirigeant ainsi qu’avoir son commerce installé dans la commune depuis 2 ans », complète Olivier Pieri, secrétaire général de la CPME 84 en s’appuyant sur l’article L11 du code électoral.

« La solution c’est la LEO. »

Une allusion directe à la LEO (Liaison Est-Ouest), le contournement par le Sud de l’agglomération avignonnaise pour lequel la CPME de Vaucluse s’est particulièrement mobilisée : « Encore une fois, les tranches 2 et 3 de la Liaison Est-Ouest doivent être une priorité car il y a un vrai problème de pollution sur la rocade et ses habitants. C’est alarmant en termes de santé publique ! Il faut prendre des décisions. Mais vouloir faire passer les transporteurs par Noves ou à Orange comme c’est envisagé par certain, c’est déplacer le problème. Ne tuons pas cette profession. La solution c’est la LEO car en termes d’infrastructures nous avons 50 ans de retard. »
L’occasion pour Bernard Vergier d’appuyer ensuite sur les difficultés de déplacement et de mobilité dans l’agglomération de la cité des papes : « le plan de circulation au sein de la ville d’Avignon doit être revu et des solutions de stationnement efficaces mises en place pour sauver le commerce de proximité. »

Un constat partagé par Marie-Pierre Ghirardini, administratrice de la CPME 84 et directrice de l’Hôtel d’Europe depuis 2013 : « il y a ce problème de circulation. Il y a une vingtaine de restaurants du centre-ville en redressement alors que sur Villeneuve-lès-Avignon et Les Angles il y a plein de petits restaurants qui ont été créés et qui sont remplis. Les gens ne viennent plus car les gens car ils sont angoissés à l’idée d’y venir stationner. Ils ont peur de louper leur rendez-vous. L’intra-muros est vraiment pénalisé. C’est la même chose pour les artisans qui interviennent auprès des professionnels ou des particuliers, ils reçoivent une myriade de PV. »

Nouvelle édition des trophées des entrepreneurs positifs
La CPME 84 organise, en partenariat avec la CPME SUD, la sixième édition des trophées des entrepreneurs positifs. L’évènement se déroulera jeudi 2 octobre prochain à partir de 18h à la Factory Avignon au Pontet. Cette année, 39 dossiers de candidature ont été reçus afin de concourir dans les différentes catégories (Courage, Persévérance, Eco-responsabilité, Créativité, Solidarité et Bienveillance) afin de succéder aux précédents lauréats départementaux de l’édition 2024. Des lauréats qui s’étaient ensuite particulièrement distingués lors de la finale régionale à Gréoux-les-Bains en plaçant deux entreprises vauclusiennes parmi les six vainqueurs régionaux. Cette année, c’est à Marseille que la grande finale de la Région Sud se tiendra le 20 novembre prochain à Marseille.
Trophée des entrepreneurs positifs 2025. Jeudi 2 octobre. 18h. Factory Avignon. 107, allée de Virée Abeille. Le Pontet. Rencontre limitée aux 180 premières inscriptions sur contact@cpme84.org

« Aujourd’hui, je vois des décisions allant souvent à l’encontre de notre vie quotidienne d’artisans-commerçants. »

Denis Duchêne, vice-président de la CPME 84

De son côté, Denis Duchêne, propriétaire de l’Hostellerie du château des fines roches et vice-président de la CPME 84 regrette pour sa part « une relation entre les politiques et les syndicats représentatifs comme le nôtre qui n’existe pas alors que nous devrions pouvoir travailler ensemble. Aujourd’hui, je vois des décisions qui sont prises allant souvent à l’encontre de notre vie quotidienne d’artisans-commerçants. J’espère vraiment que cela s’améliorera. Pour cela, il faut une évolution à Avignon mais aussi autour, notamment le Grand Avignon. »
« Ce qui nous intéresse c’est l’économie vauclusienne, et son cœur c’est Avignon », martèle Bernard Vergier.

Dans cet optique, la CPME entend jouer pleinement son rôle d’aiguillon auprès des futurs maires de Vaucluse. La Confédération a ainsi déjà rencontré 3 candidats déclarés sur Avignon pour évoquer leur projet. Ensuite, comme en 2020, la CPME rassemblera en février prochain les principaux candidats des 12 plus grandes villes de Vaucluse pour les soumettre à un questionnaire économique et social afin de se déterminer sur leur programme.
En attendant, malgré « le contexte compliqué, les chefs d’entreprise de notre organisation se démènent pour garder le cap, continuer à innover, investir et recruter » insiste Bernard Vergier.

Laurent Garcia

Formation juridique avec le cabinet Barthélémy
La CPME 84 propose une formation juridique animée par Maître Hélène Quilichini, avocate associée spécialisée en droit social au cabinet Barthélémy Avocats. Ce rendez-vous aura pour thème : ‘Accident du travail, maladies professionnelles : reconnaissance et obligations du chef d’entreprise’.
L’occasion d’aborder des questions comme ‘Que recouvrent les notions d’accident du travail, d’accident de trajet, de maladie professionnelle ?’, ‘Quelles sont les obligations à la charge de l’employeur, du salarié ?’, ‘Quels sont les moyens de contestations possibles ?’, ‘Quelles sont les conséquences directes et indirectes de la reconnaissance du caractère professionnel d’un accident ou d’une maladie pour l’employeur ?’ ou bien encore ‘Quelles sont les conséquences de la réalisation du risque professionnel ?’.
Formation juridique. Mardi 30 septembre. De 8h30 à 12h. Novotel Avignon-Nord. 135, avenue Louis Pasteur. Sorgues. Inscription et renseignement : 04 90 14 90 90 ou contact@cpme84.org

https://www.echodumardi.com/tag/cpme/   1/1