23 mai 2026 |

Ecrit par le 23 mai 2026

Danse contemporaine au cœur des Baux-de-Provence

Au cœur des Baux-de-Provence, le festival Danse(s) célèbre la création contemporaine en hommage au premier festival de danse contemporaine initié par Françoise et Dominique Dupuy en 1962. Les artistes investissent l’univers minéral du cour de Porcelet et l’esplanade du Château pour y faire dialoguer le corps avec la pierre lors « d’une expérience sensible, immersive » et gratuite.

A la découverture du répertoire d’Angelin Preljocaj
Premier acte le samedi 23 mai avec le Groupe Urbain d’Intervention Dansée (G.U.I.D.) – Ballet Preljocaj à 15h cour de Porcelet et à 19h à l’esplanade Charles de Gaulle.
Créé en 1998, le G.U.I.D. propose des extraits du répertoire d’Angelin Preljocaj, de 1985 à aujourd’hui. Pensé pour aller à la rencontre de tous les publics, ce spectacle d’une durée de 50 minutes (30 min de danse + 20 min d’échange avec les artistes) fait découvrir la danse contemporaine dans l’espace public, avec exigence et générosité.

Crédit : Ballet Preljocaj/DR

Création de Sulian Rios
Le lendemain, dimanche 24 mai, c’est à 19h au Cour de Porcelet que le festival propose ‘Mue’, une création de Sulian Rios d’une durée de 50 min.
« Danseur au parcours riche, passé notamment par les créations de Kader Attou et les collectifs Les Autres et La Marche Bleue, Sulian Rios développe une écriture du mouvement instinctive et sensible, précisent les organisateurs de l’événement. Entre maîtrise et spontanéité, sa danse transforme l’accident en poésie et fait naître chaque geste dans l’instant. Une performance immersive, en résonance avec les paysages des Baux-de-Provence. »

Crédit : sulianrios.com/DR

Danse(s). Samedi 23 et dimanche 24 mai. Toutes les représentations sont gratuites.
Détail du programme sur ce lien. Renseignements : 04 9054 34 39 ou tourisme@lesbauxdeprovence.com

Zélie Bienaimé (stagiaire info com Avignon université)


Danse contemporaine au cœur des Baux-de-Provence

Les bonnes nouvelles sont aujourd’hui trop rares pour les passer sous silence, même si elles ne sont pas très importantes. Ainsi, l’ouverture d’une nouvelle librairie dans la ville de Carpentras est une vraie information. Parce que la création d’un nouveau point de vente de livres est toujours une occasion de se réjouir. Mais en plus si ce nouvel accès à la culture et à la connaissance se double d’une volonté de le faire à prix réduit, c’est presque un scoop.

Crée à l’initiative de Florian Collet, un ancien agent territorial, cette nouvelle librairie, est baptisée le « Maquis ». De toute évidence Il faut y voir d’avantage la référence à la résistance qu’à la végétation méditerranéenne. En effet, ce Maquis s’est fixée pour mission de permettre au plus grand nombre et en particulier aux populations les moins favorisées d’acheter des livres à petits prix. Mais pas que, cette librairie propose également des bandes-dessinées et des vinyles de seconde main. On peut y trouver des livres à partir d’1 € et le plus cher ne dépasse pas les 15.

Librairie et solidaire, voilà deux jolis mots qui vont tellement bien ensemble

Installée en centre-ville à Carpentras (2 rue Galonne), le Maquis pourrait être qualifiée de librairie solidaire. Librairie et solidaire, voilà deux jolis mots qui vont tellement bien ensemble. Rendre le livre plus accessible surtout en ces périodes économiquement difficiles pour nombre de ménages, c’est une mesure sociale plus que louable. Ne pas avoir à arbitrer en défaveur de la culture c’est précieux. Un projet qui pourrait donner aux plus pessimistes de bonnes raisons d’espérer.

Il est toujours bon d’avoir ses amis à porter de main

Bien sûr, il existe les bibliothèques et les boites à livres un peu partout, mais pouvoir conserver auprès de soi les livres que l’on a lu c’est se constituer quelque part son propre patrimoine culturel, sa propre mémoire. Il est toujours bon d’avoir ses amis à porter de main. Ils rassurent et réconfortent. Ce projet de bibliothèque solidaire c’est aussi un nouveau commerce de proximité qui vient renforcer l’attractivité du centre-ville de Carpentras. Pour toutes ces bonnes raisons l’ouverture du Maquis est une excellente nouvelle. Qu’on se le dise !

www.facebook.com/lemaquis


Danse contemporaine au cœur des Baux-de-Provence

Rencontre avec deux auteurs « échappés » de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, Loup Balthazar et Médessé Gbedjanhoungbo 

Le temps d’une soirée, deux auteurs échappés de l’enceinte de la Chartreuse de Villeneuve -les- Avignon viennent partager un moment d’exception dans leur parcours d’artistes avec le public.

L’occasion d’entrer dans la « cuisine » de l’écriture et les entendre lire leurs textes. Une heure pour plonger dans la découverte joyeuse des affres et engagements des artistes en résidence. Une soirée d’échange unique et privilégiée à partager ! 

Mardi 17 mars. 19h. Rencontre gratuite suivie d’un verre de l’amitié. 

7e édition du festival de Théâtre amateur du 20 au 29 mars

Ce festival,  porté par les membres de l’Office Municipal de la Culture et du Patrimoine de Sauveterre sous la houlette de Christiane Cheruel aura cette année comme président et invité d’honneur, Gérard Gélas. Tous les jours, des spectacles, des rencontres, des animations, des Food trucks et de la convivialité ! Onze  pièces sont en compétition.

Programme complet : polecultureljeanferrat.com / Tarif unique 8€ (hors Pass’)

Gérard Gélas, parrain d’Honneur et Président du Jury, du  festival de théâtre amateur

Gérard Gelas, directeur du Chêne Noir, a fondé ce lieu emblématique d’Avignon en 1967. Sociétaire de la Société des Auteurs, son parcours, jusqu’à ce jour, compte une soixantaine de créations dont grand nombre de ses propres textes. Pour cette 7e édition il est Parrain d’honneur et Président du jury. 

Cérémonie d’ouverture le 22 mars 

La cérémonie d’ouverture la lieu le 22 mars à 16h suivie de La Femme du Boulanger et Cérémonie de clôture le 29 mars à 16h suivie de la pièce Les filles aux mains jaunes.

Entrée libre

Pôle Culturel Jean Ferrat.157 rue des écoles et du stade. Sauveterre. 04 66 33 20 12.


Danse contemporaine au cœur des Baux-de-Provence

Ce mercredi 4 mars, La FabricA, théâtre du Festival d’Avignon, accueillera la 5e Rencontre pour l’emploi des personnes en situation de handicap dans la culture.

Organisée par Audiens et le Festival d’Avignon, avec le soutien du ministère de la Culture, France Travail, Cap emploi 84, l’AFDAS, l’Agefiph et Thalie Santé, cette Rencontre permettra aux demandeurs d’emploi en situation de handicap de rencontrer les entreprises et organismes culturels du territoire et de postuler auprès d’eux.

À cette occasion, neuf organismes seront présents : le Festival d’Avignon, Avignon Festival & Cie, le Centre de gestion de la fonction publique territoriale de Vaucluse (CDG 84), La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, la Collection Lambert, la Commission du Film Luberon Vaucluse, la SCOP L’Éveilleur, l’Opéra Grand Avignon, ainsi que le théâtre Le Totem. Plusieurs postes seront proposés comme agent d’accueil, technicien, agent de billetterie, serveur polyvalent, comédien, et bien d’autres.

Plus de 100 demandeurs d’emploi sont attendus pour une journée qui sera rythmée par des entretiens d’embauche, mais aussi rencontre thématiques sur le changement de regard, la valorisation des talents ou encore la mobilité professionnelle.

Inscription obligatoire en ligne.
Mercredi 4 mars. La FabricA. 11 Rue Paul Achard. Avignon.


Danse contemporaine au cœur des Baux-de-Provence

Nombre d’expositions historiques ont marqué la ville d’Avignon depuis un demi-siècle et attiré les foules.

‘Picasso’ en 1970, une sélection des oeuvres de la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence en 1985, ‘Botero’ en 1993,  ‘La Beauté’ inaugurée en 2000 par Jacques Chirac et Elisabeth Guigou quand la Cité des Papes était Capitale Européenne de la Culture. Également très fréquentées l’installation de sculptures africaines ‘Les Eclaireurs’ collectionnées par le regretté Jean-Paul Blachère en 2017, ‘Mirabilis’ mis en scène par Christian Lacroix en 2018, ‘Ecce Homo’ d’Ernest Pignon-Ernest en 2019, ‘Amazonia’ (350 000 visiteurs) du photographe brésilien Sebastiao Salgado qui était présent à Avignon lors de l’inauguration et qui, lui aussi, nous a quittés l’an dernier. N’oublions pas non plus en 2023 ‘Palazzo’ d’Eva Jospin, en présence de son père, ancien Premier ministre. Ses grottes, dentelles et palais imposants ont fait « un carton » au sens propre avec 468 000 visiteurs, suivis en 2024 de ‘À la vie à l’amour’, les pochoirs de la révoltée Miss Tic.

Décidément, les choix de Cécile Helle ont fait mouche et battu tous les records en particulier, entre juin et janvier derniers, l’exposotion ‘Cosmos ou les Fantômes de l’Amour’ du plasticien Jean-Michel Othoniel, une déambulation onirique à travers une dizaine de sites à Avignon.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, dans les musées municipaux dont l’entrée est gratuite : +146% pour le Musée Lapidaire (avec 105 900 entrées), +81,64% pour Le Petit Palais (70 164), +28,18% pour le Musée Calvet (55 415).En revanche, Le Palais du Roure qui lui n’a accueilli aucune œuvre de perles de crystal de Murano, a vu son attractivité reculer de près de 30% par rapport à 2024. Quant aux Bains Pommer restaurés qui ont rouvert le 20 juin, ils ont reçu la visite de plus de 60 000 amateurs. Au total, cela représente 346 135 Vauclusiens et touristes qui ont été attirés par la remise en état de ces anciens bains publics classés aux Monuments Historiques en 1992 et par la créativité de Jean-Michel Othoniel. À périmètre constant, hors Bains Pommer, la fréquentation dans les musées de la ville a grimpé de +60,20% avec 285 864 visiteurs.

De son côté, Avignon Tourisme a recensé 400 000 entrées pour le Palais des Papes et 375 000 pour le Pont Saint-Bénézet, soit 775 000 billets en tout, même si on ne peut pas distinguer entre ceux qui concernaient les sites historiques d’un côté et les expositions de l’autre. Mais c’est surtout la preuve qu’Avignon, Terre de Culture, rayonne bien au-delà de ses 64 km² entre Rhône et Durance. Un confetti sur la mappemonde et pourtant… Small is beautiful !


Danse contemporaine au cœur des Baux-de-Provence

Clémentine Aubry sera la prochaine directrice déléguée du Festival d’Avignon. Elle vient d’être désignée par la direction et le conseil d’administration du ‘In’ afin d’épauler Tiago Rodrigues, directeur du festival dont la mission a été reconduite pour 4 ans en septembre dernier. Clémentine Aubry prendra ses fonctions dans le courant du printemps 2026.

20 ans d’expérience
« Forte de plus de vingt années d’expérience dans la direction et l’administration de structures culturelles, Clémentine Aubry a accompagné et développé les projets d’institutions pluridisciplinaires de premier plan, animées par la même idée du service public de la culture, ayant en commun l’accompagnement des artistes et la relation aux publics et au territoire », explique le Festival de théâtre.

Des Bouffes du Nord aux Rencontre d’Arles en passant par le Louvre
Directrice adjointe et secrétaire générale du Centquatre-Paris depuis 2021, elle exerçait auparavant des fonctions de direction au Théâtre des Bouffes du Nord (administratrice), au Musée du Louvre (direction adjointe de l’auditorium et du spectacle vivant) et aux Rencontres d’Arles (direction de production et partenariats).

Titulaire d’un master d’Histoire de l’art et diplômée d’HEC, elle s’implique également dans la gouvernance d’institutions artistiques (Ecole supérieure d’art et de design – Le Havre-Rouen, Théâtre de la Cité Internationale).


Danse contemporaine au cœur des Baux-de-Provence

Promouvoir tous les jazz
Promouvoir tous les jazz, c’est ce qui a guidé la programmation de ce second semestre conçue par le directeur du club de jazz avignonnais ( AJMI), Antoine de la Roncière. Il n’hésite pas d’ailleurs à nous dévoiler les secrets de sa démarche : «  faire la place à du jazz contemporain, à du jazz métissé souvent appelé musiques du monde et à de la musique improvisée et de création. Nous pourrons jouer à classer les 10 concerts programmés dans ces trois catégories , même si certaines esthétiques demeurent inclassables.

De beaux projets en partenariats quelquefois hors les murs
C’est ainsi qu un partenariat avec Avignon Jazz Festival ( Ex Tremplin Jazz) va nous permettre d’entendre un jazz résolument métissé avec le quintet de la contrebassiste martiniquaise Sélène Saint-Aimé. Le projet Potomitan, poétique mais cependant rythmé, évoque la femme qui tient le foyer aux Antilles. Le Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon vient en renfort de l’Ensemble LikEN sous la direction du jeune chef Léo Margue pour nous présenter un projet où l’ingénieur du son Paul Alkhallaf à sa place à part entière tant son travail autour d’une formation bois et vents va sublimer un jazz contemporain très visuel.

A l’occasion du festival pour public jeune Festo Pitcho, le duo toulousain Sébastien Cirotteau et Benjamin Glibert (trompette/Guitare) va nous interpréter un folk intimiste tout public. Il fallait la salle du Théâtre de l’Oulle de la Factory pour permettre un assis/debout avec un quartet d’Amérique du Sud qui mélange les traditions orales , chantées et dansées avec un jazz résolument contemporain. Grâce au partenariat avec France Amérique-latine 84 , on mangera même des empanadas dans la soirée !La Discrete Music (collectif dédié à la diffusion et la promotion de musique indépendante) et Multiprises records ont choisi cette année la Collection Lambert pour nous surprendre encore plus lors d’un après-midi de juin. Les deux midi sandwich du semestre accueilleront pour une carte blanche le clarinettiste Xavier Charles et le pianiste Arnaud Becaus en fin de saison à la Bibliothèque Ceccano.

Des musiciens d’exception
Dans la plus pure tradition jazzy, le quartet new-yorkais du saxophoniste Jon Irabagon va nous faire voyager à travers toute l’histoire du jazz. Plus classique mais autant passionnant, les Frères Moutin ( batterie, contrebasse) accompagneront la saxophoniste Géraldine Laurent dans des reprises de standards des années 20, un fil rouge qui réservera cependant de belles envolées improvisées.

A l heure du thé
Le deuxième tea-jazz de la saison invite un trio féminin atypique, découvert au festival Parfum de jazz 2025 dans la Drôme : la contrebassiste Leila Soldevila, la harpiste Félicité Delalande et Célia Forester pour la voix. Dans un univers métissé plutôt pop, nous intégrerons un univers sonore allant du grand froid aux terres chaudes et arides.

Un concert en sortie de résidence

C’est aussi une des missions de l’AJMI, que de contribuer au développement de projets artistiques en proposant des résidences de création et un accompagnement pour les artistes . C’est ainsi que la clarinettiste Hélène Duret proposera une masterclass réservée aux élèves du Conservatoire mais aussi un concert en fin de résidence «  Brut ensemble » : un jazz très contemporain -sans basse avec 5 soufflants et une batterie – qui convoquera un voyage en Colombie et en République Dominicaine.

Retour en Norvège
La saison s’était ouverte sur du jazz norvégien, le focus continue avec le contrebassiste Arild Andersen pour un solo ouaté, « Landloper ».

Afterwork ? Découvrir en fin de journée des projets musicaux locaux
Ce nouveau concept qui a lieu ce vendredi permet de venir à l’AJMI, à 18h pour 1h de concert en toute intimité. C’est le saxophoniste Olivier Piot qui inaugure ce format : 1h de musique, 1h d’apéro. En mai le guitariste Gilles Coronado improvisera sur 12 espaces, les 12 tons de la gamme chromatique.

Jazz story et jam session : des espaces conviviaux qui définissent aussi l’AJMI
Les 4 Jazz Stories à venir présentées par Jean-Paul Ricard et Bruno Levée continueront à à explorer les sources du piano Jazz : Jacques Ponzio, Bill Evans, Christian Pouget seront mis à l’honneur et conformément à la soirée, sur vinyles originaux après un apéritif partagé.
Deux jam sessions permettront aux plus audacieux de s’emparer du plateau de l’AJMI pour une soirée de partage.

M.P.

Prochainement le premier Afterwork : Belvefer 4tet

Olivier Piot : saxophone
Pierre-François Maurin : contrebasse
Josh Baldwin : batterie
Philippe Canovas : guitare électrique

Vendredi 30 janvier.18h00.5 et 10€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne.
04 13 39 07 85. www.ajmi.fr


Danse contemporaine au cœur des Baux-de-Provence

Le travail du peintre belge Karel Liefooghe mérite attention. D’un côté, il peint à partir d’anciennes photos, qui ne sont pas les siennes, des tableaux de souvenirs qu’il n’a pas vécu, mais qu’il aurait aimé vivre… Et de l’autre côté, Karel Liefooghe se fait graveur et nous propose toute une série d’œuvres radicalement différentes associant l’exigence du travail au trait et l’explosion colorée des comics. Une exposition en deux séquences qu’on peut découvrir à la galerie Heckel de Cavaillon jusqu’au 28 février 2026.

La jeunesse de Karel Liefooghe aura été déterminante dans son travail artistique. Son enfance et son adolescence n’ont pas été très heureuses reconnaît-il. « Une jeunesse tourmentée » avoue-t-il. Après avoir fait ses premières armes à l’académie royale des beaux-arts de Gand, Karel devient photographe dans la pub avant d’être tireur photo. Un métier aujourd’hui presque disparu qui consiste à transformer les négatifs des pellicules argentiques en tirage papier. Aujourd’hui on imprime…

©Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

Karel Liefooghe qualifie sa peinture ‘ d’expressive, brute et naïve

Karel passe ensuite de l’autre côté de l’appareil en devenant photographe de presse, pour des journaux belges. Toutes ces expériences dans le monde de la photo ont nourrit son parcours artistique. Mais les photos utilisées par Karel comme modèle ne sont pas les siennes, elles sont empruntées à d’autres. « Je vole l’image, je vole le souvenir » dit-il avec malice. Ces instantanés sont des situations de vie qu’il aurait aimé vivre, des souvenirs heureux qu’il n’a pas connu étant jeune. Cette réinterprétation des réalités des autres « libre et sensée » devient ainsi la sienne. Karel Liefooghe qualifie lui-même sa peinture « d’expressive, brute et naïve». « Ma peinture me donne de la liberté », sans doute celle qui n’a pas eu.

Quant à son travail en linogravure, c’est un chantier perpétuel. Il s’enrichit au fil du temps. Il est conçu comme une histoire où chaque linogravure en est une étape. Elles se découvrent d’ailleurs une-à-une comme les planches d’une bande dessinée. L’idée sera ensuite d’en faire un ouvrage. Au fond le travail de Karel Liefooghe n’est pas sans rappeler celui de la photo où il y a d’abord un négatif pour devenir ensuite un positif.

Galerie Heckel
97 rue de la République
84300 Cavaillon
07 56 91 30 19

www.galerie-heckel.fr 
galerieheckel@gmail.com

Karel Liefooghe
https://karel-liefooghe.com


Danse contemporaine au cœur des Baux-de-Provence

A peine remises de la crise du Covid, les salles de spectacles sont aujourd’hui confrontées à de nouvelles difficultés. Contractions des dépenses des ménages, restrictions des financements publics, questions sur leurs devenirs en cas de changement politique majeur… les raisons d’être inquiet pourraient être nombreuses. Malgré cela, ces lieux culturels affichent leur optimisme et tentent de se réinventer.

« C’est extrêmement important de garder une posture d’engagement, de joie, de projets et aussi de réussite vis-à-vis des équipes » affirme Chloé Tournier, directrice de la scène nationale de Cavaillon. Pour elle le plus gros risque, dans le contexte actuel, c’est la désillusion et le désengagement. « C’est contre cela qu’il faut lutter et c’est notre responsabilité en tant qu’institution culturelle » ajoute-t-elle. Si la posture professionnelle de ces acteurs de culture les conduit à ne pas se montrer dans la morosité, ils doivent également se battre contre « le travail de critique du secteur culturel qui vise à développer l’acceptabilité des coupes budgétaires » explique-t-elle. Y croire plus que tout et continuer la mission. « Si toute cette activité n’est pas portée par une vision, par un souffle, la charge de travail devient alors trop lourde » complète-t-elle.

« Il faut se préparer aux chocs futurs »

Sébastien Cornu (la Gare de Coustellet)

Equipe de la Gare de Coustellet

Cet engagement on le retrouve également du côté de la Gare de Coustellet qui fait de la culture et du social des missions essentielles. « Il faut se préparer aux chocs futurs » clame Sébastien Cornu, un des fondateurs de l’association A.V.E.C. qui gère la Gare de Coustellet. Cette structure qui a vu s’élargir sa mission à l’action sociale fête, cette année, ses 30 ans. Elle souhaite à cette occasion, et le contexte l’y oblige aussi, à conduire une vraie réflexion sur son devenir. Réflexions que l’association entend mener avec les habitants et les citoyens précise Stéphane Soler, le directeur. Si on veut que la démarche culturelle continue à être celle de l’expérimentation et de l’ouverture il faut être vigilent explique Sébastien Cornu. Pouvoir continuer « d’habiter la marge » est pour lui essentiel.

A Cavaillon, Chloé Tournier met en avant la nécessité de coopérer avec d’autres acteurs culturels et pas uniquement pour des raisons économiques

Plusieurs lieux culturels ont d’ores et déjà entamés des réflexions et commencer à faire évoluer leurs pratiques et leurs organisations. A Cavaillon, Chloé Tournier met en avant la nécessité de coopérer avec d’autres acteurs culturels et pas uniquement pour des raisons économiques. Ces coopérations peuvent être de plusieurs natures, partages de coûts sur des spectacles, coréalisations avec d’autres salles de la région ou encore coproductions sur des projets plus ambitieux, comme ceux partagés avec le réseau Traverses qui regroupe 25 salles de la région Sud. Elle insiste à également sur la nécessité d’aider les plus petites structures et en particulier celles qui ne bénéficient pas d’une labellisation. Une devoir de solidarité.

« Il y a des risques assez effrayant notamment avec la montée de l’extrême droite en France, qui inquiète beaucoup de citoyens et aussi les milieux culturels »

Chloé Tournier (La Garance)

Chloé Tournier

Le rapport aux politiques et en particulier à l’approche des prochaines échéances électorales, qui pourrait voir la montée en charge de l’extrême droite inquiète les milieux culturels. « En tant que structure de la culture commune on ne peut qu’être une chambre d’écho et de vibrations de ces incertitudes, qui sont partagés par beaucoup de nos concitoyens » affirme Chloé Tournier. « Il y a des risques assez effrayant notamment avec la montée de l’extrême droite en France, qui inquiète beaucoup de gens et aussi les milieux culturels que nous sommes, et pas de manière fantasmée, nous avons des exemples concrets ici dans la plaine de Cavaillon » poursuit-elle. « La montée des extrêmes est une vraie menace pour nous » surenchérît de son côté Stéphane Soler, le directeur de la Gare de Coustellet. « C’est un vrai enjeu de démocratie » complète Sébastien Cornu. « C’est une ombre qui plane sur le tableau » conclue Cholé Tournier.

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