Après Casse-Noisette l’an dernier, le Grand Ballet de Kiev revient
Après Casse-Noisette l’an dernier, le Grand Ballet de Kiev revient pour présenter et magnifier Le Lac des cygnes. Ce chef-d’œuvre intemporel raconte l’amour du prince Siegfried pour Odette. Prisonnière d’un mauvais sort, elle se métamorphose en cygne le jour. Seul un amour éternel la sauverait de ce sortilège, mais le funeste stratagème d’un sorcier va empêcher que la passion triomphe.
Chorégraphie de Marius Petipa, musique de Tchaïkoski
À sa création en 1877, Le Lac des Cygnes n’avait pas convaincu le public et il fallut attendre la chorégraphie de Marius Petipa en 1895 pour que ce ballet en quatre actes, sur une musique de Tchaïkovski, devienne un succès planétaire. C’est cette même chorégraphie que reprend ici le Grand Ballet de Kiev.
Hommage du Vaucluse au peuple ukrainien
Issus des meilleures écoles de théâtre, d’opéras et de ballets d’Ukraine, ces artistes proposent un spectacle féerique tout public. Leur programmation au Thor est également à vivre comme un hommage du Vaucluse au peuple ukrainien.
Ballet féerique rythmé par la musique de Tchaïkovski
Chorégraphie : Marius Petipa Étoiles : Kateryna Kukhar et Aleksandr Stoyanov
Jeudi 9 janvier 2025. 20h30. 15 à 42€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / www.vaucluse.fr
Lors de la conférence de presse présentant Martin Harriague et sa nouvelle création America, le directeur de l’Opéra Grand Avignon Frédéric Roels n’a pas caché sa joie d’annoncer la nomination d’un chorégraphe dont il avait pu apprécier le travail en le programmant en 2021 avec Pitch, spectacle inspiré de la personnalité de Tchaïkovsky. « Le travail de son prédécesseur Emilio Calcagno a permis d’inscrire le Ballet comme une vraie compagnie sur la scène contemporaine, une compagnie qui compte dans le paysage de la danse nationale et internationale avec des créations, des tournées, pour preuve près de 30 dates en 2024 », a-t-il précisé. Et de rajouter : « Je me réjouis du choix de Martin Harriague retenu parmi plus de 40 candidats par les membres du jury, mais aussi par les danseurs et danseuses qui ont eu un temps de travail avec lui. Sa vision résolument engagée de la danse, en lien avec les personnes, les pratiques et le territoire, correspond à la vision que je défends moi-même d’un projet qui se frotte au monde actuel et interroge notre époque. »
Le nouveau directeur de la danse du Grand Avignon ? Un passionné qui n’a pas froid aux yeux et qui assume sa fascination pour les États-Unis en présentant America pour sa première soirée de création. Mais attention, America est loin d’être un hommage à Donald Trump !
Pour cette première – qui s’inscrit cependant dans une continuité créative sur l’Amérique – il n’hésite pas à créer une chorégraphie autour du personnage de Donald Trump ! Mais attention la pièce a été créée bien avant l’élection de Donald Trump et participe à une démarche originale et singulière : il nous restitue toutes les questions inquiétantes que l’on peut se poser face à l’émergence d’une politique spectacle, face à un personnage certes haut en couleur, mais glaçant.
Quelles que soient nos opinions sur Donald Trump ou plus largement sur les États-Unis, cette pièce ne laissera personne indifférent et le débat pourra se poursuivre, les questions soulevées pendant 1heure de spectacle auront peut-être une réponse, sur la piste de danse aménagée dans le Grand Foyer de l’Opéra.
Rencontre avecMartin Harriague, nouveau directeur du Ballet de l’Opéra Grand Avignon
« J’aimerais amener le Ballet vers d’autres écritures plus sophistiquées, engagées, vers « une danse qui danse », virtuose, physique qui n’a pas peur d’être musicale et pourquoi pas narrative parfois. Je pense qu’on peut avoir une pièce contemporaine qui raconte une histoire, amener un public à rêver, mais aussi à s’interroger. J’ai choisi une Nation comme figure féminine pour m’inscrire dans la programmation ‘Femmes !’ de l’Opéra. Et le directeur Frédéric Roels m’a donné carte blanche, m’a fait confiance pour ainsi proposer America et en mai 2025 United Dances of America où je présente trois chorégraphes américains.
Donald Trump, ce n’est pas de l’admiration, c’est une sorte d’obsession
« Je suis basque, mais depuis toujours, je suis fasciné par les États-Unis. On peut dire que c’est Michael Jackson qui m’a donné envie d’être sur scène. America s’inscrit dans un cycle et devient non pas un best of, mais plutôt le contraire, un « worst of » de mon travail sur Donald Trump. J’ai en effet créé une douzaine de pièces sur Donald Trump. Ce n’est pas de l’admiration, c’est une sorte d’obsession. J’ai démarré en 2016 un travail autour de sa voix, j’ai étudié sa manière de s’exprimer, sa rhétorique simpliste, les mots utilisés, la manipulation du langage. Tout cela devient la bande son du spectacle.
America, une pièce explosive résolument engagée
« Je ne donne pas mon opinion, je veux poser des interrogations en dansant sur des fragments sonores de discours présidentiels. C’est triste à dire, mais la voix de Donald Trump est riche, la musicalité de son langage enrobe la grossièreté de ses mots. Le personnage est glaçant, ses discours délirants, mais il y a aussi une autre Amérique à montrer.
Et en projet ? Peut-être une tournée aux États-Unis avec le Ballet de l’Opéra ?
Et la fête continuera en dansant
À l’occasion de la Première du spectacle America, la soirée se poursuivra au Grand Foyer de l’Opéra transformé pour l’occasion en dancefloor aux couleurs des USA. Le DJ Arthur Richard sera aux platines pour nous faire danser sur des musiques disco et funk américaines ! Arthur Richard est un DJ avignonnais qui a fait ses débuts avec Cédric Benoit, il y a 4 ans. Passionné de musique, il alterne musique électronique et house des années 90. Depuis 2 ans maintenant, il est l’unique DJ à se produire place Crillon à Avignon devant 2500 personnes, à l’occasion de la fête de la musique. L’accès à cet after America est gratuit et réservé aux détenteurs du billet du spectacle du samedi 30 novembre 2024. Le Bar de l’Opéra Grand Avignon sera ouvert jusqu’à minuit.
Samedi 30 novembre. 20h. Dimanche 1er décembre. 16h. 5 à 30€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.
Le Lac des cygnes à l’auditorium du Thor
La Scène Nationale de la Garance, à Cavaillon, enchaîne les événements. Après le succès du festival ‘C’est pas du luxe’, la dernière création du chorégraphe britanique Hofesh Shechter affiche complet pour les trois représentations.
La création du chorégraphe israélien Hofesh Shechter a été prise d’assaut au point d’ajouter encore une séance le mercredi 9 octobre. Avec From England with Love, Hofesh Shechter rend hommage à son pays d’adoption, l’Angleterre, dans une chorégraphie incisive et rythmée, où se mêlent les identités complexes du territoire et de ses traditions.
La Compagnie Shechter II va nous révéler une autre face de l’Angleterre
Dans cette dernière création, il faut s’attendre à une danse décomplexée, où la jeunesse, la vitalité et la finesse des jeunes danseurs révèlent les contradictions d’un pays à la réputation lisse et polie.
Mardi 8 octobre à 20h. Mercredi 9 octobre à 14h et 19h. Scène Nationale La Garance. Rue du Languedoc. Cavaillon. 04 90 78 64 64.
Le Lac des cygnes à l’auditorium du Thor
Trois jours pour réaffirmer que la culture est un droit et non pas un luxe
Ce festival hébergé au cœur de la cité des Papes, initié par la Fondation Abbé Pierre, La Garance Scène Nationale de Cavaillon et l’association Le Village, a lieu tous les 2 ans. Ce festival hors norme, qui aura lieu du vendredi 27 au dimanche 29 septembre, réaffirme que la culture est un droit et non pas un luxe. Il conjugue l’art sous toutes ses formes et place au cœur de son projet les personnes en grande précarité.
Ce temps de rencontres unique en son genre est le résultat de plusieurs mois d’ateliers sur tout le territoire de l’Hexagone avec des amateurs en situation de grande précarité et des artistes professionnels. Parmi eux, cette année, de grandes figures de la culture comme le chorégraphe Christian Rizzo, Didier Ruiz, Christophe Loiseau ou encore le jeune artiste Massimo Fusco, qui se joignent à plus de 600 participants pour offrir au public des spectacles de danse, de théâtre, des films et proposer encore plein d’ateliers !
Un foisonnement de propositions avec quelques temps forts
Pendant 3 jours, il s’agit de se laisser surprendre, au fil d’une libre déambulation dans plus de 30 lieux avignonnais. L’équipe d’organisation le souligne dans son édito « …Une couronne sur l’affiche 2024 de C’est pas du luxe !, comme un clin d’œil à la richesse et à la profusion des propositions artistiques réalisées pour ces 3 jours de rencontres, de fête, de découvertes et de partage. » Il y aura de la danse, du cirque, du théâtre, de la musique, des arts visuels, des ateliers… Il y aura surtout un autre regard sur la précarité tant la qualité des prestations d’amateurs impressionne.
L’exposition ‘Le grand tour’ à la Collection Lambert
Comment habiter et s’emparer véritablement de nos lieux de culture ? Accompagnés de trois chorégraphes dont le chorégraphe Christian Rizzo, ces commissaires d’exposition se sont aventurés dans trois capitales européennes. Vernissage de l’exposition de 18h30 à 21h. Vendredi 27 septembre. Samedi de 11h à 18h. Dimanche de 11h à 17h. Cette exposition collaborative se poursuivra jusqu’au 29 janvier 2025. Collection Lambert.
Un projet participatif ‘Le grand bazar des savoirs’
Une expérience un peu folle : réunir 80 passionnés pour un speed-dating des savoirs sous la houlette du metteur en scène Didier Ruiz. Des journées placées sous le signe de la curiosité. Samedi 28 septembre. 14 à 18h. Dimanche 29 septembre. 10h à 13h30. Église des Célestins.
Une grande fête ‘The Big Party’
Un karaoké géant, des défilés, des DJ set, un concours de construction de marionnettes, des tirages de cartes et bien d’autres surprises. Paillettes et marionnettes ! Samedi 28 septembre. 18h30. La FabricA.
Un spectacle ‘Un beau jour’
À travers la transmission de leurs danses et leurs portés acrobatiques, les artistes de la Compagnie Le Doux Supplice interrogent le déséquilibre et la singularité des corps pour créer de nouveaux espaces d’attention et de soin de l’autre. Dimanche 29 septembre. 17h. Place St-Didier.
Le festival côté pratique
Restauration et buvette sur place. Le festival est accessible sur présentation du bracelet-pass à prix libre. Accueil général au Square Agricol Perdiguier, Avignon. C’est pas du luxe ! Jeudi 26 septembre de 14h à 19h. Vendredi 27 septembre de 10h à 20h30. Samedi 28 septembre de 10h à 19h. Dimanche 29 septembre de 10h à 17h. contact@cestpasduluxe.fr / 04 90 78 64 64
Le Lac des cygnes à l’auditorium du Thor
Les Jeux Olympiques de Paris 2024 vont s’achever ce dimanche 11 août et les athlètes donnent tout lors des différentes épreuves. C’est le cas de plusieurs Vauclusiens comme Carlota Dudek, pour qui l’aventure olympique s’achève lors de la phase préliminaire.
Native de Pertuis, celle qu’on surnomme B-Girl Señorita Carlota, 22 ans, a rencontré le breakdance à l’âge de 6 ans. Coup de foudre, la jeune Vauclusienne n’a jamais cessé de danser depuis et a remporté de nombreux titres.
Championne de France dans la catégorie des moins de 15 ans en 2015 et championne de France en 2019, Carlota a su prouver son talent à de nombreuses reprises, jusqu’à être sélectionnée pour participer aux Jeux Olympiques de Paris 2024.
Si la Pertuisienne s’est inclinée face à ses concurrentes ce vendredi 9 août lors des battles de la phase préliminaire de breaking, nouvelle discipline olympique, elle a tout de même rendu la France fière, et plus particulièrement le Vaucluse. Ce n’est que partie remise pour Carlota, qui n’a pas démérité, et qui aura bien d’autres occasions pour conquérir d’autres jurys lors de futures compétitions.
Il reste tout de même un espoir de médaille française parmi les breakdanceuses. Sya Dembélé, alias B-Girl Syssy, poursuit quant à elle la compétition. Les quarts de finale auront lieu dès 20h et seront suivis des demi-finales et les finales.
Le Lac des cygnes à l’auditorium du Thor
Le Centre de développement chorégraphique national (CDCN) Les Hivernales à Avignon vient d’être victime d’une attaque informatique. Un piratage qui a entrainé une perte des données confidentielles des utilisateurs du compte client de la structure culturelle vauclusienne ainsi qu’un signalement auprès de la CNIL.
« A date du 28 juin 2024, notre prestataire éditeur d’une solution logicielle de billetterie nous a informé avoir subi un incident de sécurité informatique, expliquent Les Hivernales dans un communiqué destiné à son public. Notre prestataire a subi une attaque informatique ayant permis de subtiliser des identifiants d’accès à un serveur de production, et ayant pour conséquence une perte de confidentialité des données présentes sur le serveur concerné. »
Si cet incident de sécurité est désormais clos, certaines des données à caractère personnel ont potentiellement été impactées par cet acte malveillant.
Les données personnelles concernées sont les suivantes : • Nom • Prénom • Adresse email • Numéro de téléphone • Adresse postale
« En outre, et uniquement si vous avez créé un compte client sur l’espace de vente en ligne de billets, votre mot de passe utilisé pour la connexion a également pu être compromis, insistent la structure culturelle dédié à la danse qui a vu le jour dans la cité des papes en 1978. A l’heure actuelle, un attaquant ne peut plus utiliser votre mot de passe puisqu’une réinitialisation de sécurité a été réalisée suite à la découverte de l’incident. Dans un premier temps, nous tenons à vous présenter nos excuses pour ce désagrément : nous sommes actuellement en train de déployer les mesures techniques et juridiques nécessaires. »
« Vos données à caractère personnel sont susceptibles d’être potentiellement utilisées à des fins malveillantes. »
La CNIL alertée Par ailleurs, Les Hivernales a procédé à une notification de cet incident auprès de la Commission nationale de l’informatique des libertés (CNIL) conformément aux dispositions réglementaires applicables. « Concernant les conséquences probables de la violation, vos données à caractère personnel sont susceptibles d’être potentiellement utilisées à des fins malveillantes, et notamment afin de réaliser des tentatives d’attaques de type ‘phishing’ ou ‘credential stuffing’ : vous pouvez en savoir plus sur ces types d’attaques en consultant le site de la CNIL : https://www.cnil.fr/fr/definition/credential-stuffing-attaque-informatique ,» poursuit l’équipe des Hivernales.
En conséquence, Les Hivernales recommandent fortement d’appliquer les recommandations de sécurité suivantes :
• Soyez particulièrement vigilants si vous recevez des emails et/ou SMS dont vous ne connaissez pas l’identité de l’émetteur : ne cliquez sur aucun lien et ne répondez pas à ces messages suspects.
• Ne cliquez pas sur des liens hypertextes contenus dans des messages semblant suspicieux.
• Ne renseignez jamais de coordonnées, et notamment de coordonnées bancaires, même si le message semble émaner de votre Banque. En cas de doute, contactez directement votre organisme bancaire.
• Si vous avez reçu un spam sur votre messagerie électronique, ou si le message paraît être une tentative de ‘phishing’, ne répondez pas et n’ouvrez pas les pièces jointes, les images ou les liens contenus dans le message. Signalez-le gratuitement à la plateforme www.signal-spam.fr.
• Si vous avez préalablement créé un compte sur l’espace de vente en ligne de billets, Les Hivernales recommandent aussi très fortement de :
o Changer tous les mots de passe identiques ou similaires utilisés sur vos autres comptes personnels (réseaux sociaux, espace bancaire, etc…) par un mot de passe différent.
o Vérifier l’intégrité de vos données sur chaque compte en ligne concerné et surveillez toute activité suspecte sur tous les comptes où vous utilisiez le mot de passe que votre espace de vente en ligne de billets.
D’une façon générale, Les Hivernales invitent à une très grande vigilance concernant tout particulièrement les activités suspectes identifiées sur les données à caractère personnel. « Nous nous tenons bien naturellement à votre entière disposition pour toute information complémentaire sur cet incident : vous pouvez nous contacter sur ce sujet à l’adresse suivante : billetterie@hivernales-avignon.com », conclut le Centre de développement chorégraphique national.
L.G.
Le Lac des cygnes à l’auditorium du Thor
Dans le cadre du spectacle de fin d’année, l’école intercommunale de danse de Vaison-la-Romaine organise un événement qui aura lieu le samedi 22 juin.Tous les élèves âgés de 4 à 18 ans seront présents sur la scène du théâtre antique et présenteront leur travail de toute une année. Débutant à 22h, la soirée mélangera la danse classique et contemporaine dans des tableaux consécutifs.
L’accès est gratuit au public sous réserve de retrait des billets à l’Office de tourisme de la ville.
Le Lac des cygnes à l’auditorium du Thor
Pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, de nouvelles disciplines olympiques vont faire leur apparition comme l’escalade, le skateboard, le surf ou encore le breaking. À quelques jours du passage de la flamme olympique à Sorgues, la Ville a décidé de mettre le breaking à l’honneur en invitant le groupe de hip-hop Pockemon Crew ce samedi 15 juin.
Collectif précurseur, innovant et engagé, le Pockemon Crew est né il y a une vingtaine d’années et a contribué à faire entrer la danse hip-hop dans les théâtres. La première compagnie de breakdance la plus titrée au monde fait étape à Sorgues pour présenter sa dernière création tout public : Nineteen.
Connu pour ses valeurs de respect, persévérance, dépassement de soi et ouverture d’esprit à travers ses œuvres, le Pockemon Crew ne dérogera pas à la règle avec Nineteen, qui est une fable écologique qui invite le spectateur à se questionner sur l’état du Monde et à envisager un avenir meilleur à travers la danse hip-hop.
Direction artistique : Riyad Fghani Écriture, mise en scène et chorégraphie : Kévin Berriche Danseurs : Karim Beddaoudia, Kévin Berriche, Karim Felouki, Zackarie Hnawang Kaune, Naomi Ikomb, Lionel Kapamba, Antoine Lebigre, Étienne Lebigre, Jules Lebigre, Gérard Xozame, Pascal Wadriako
Samedi 15 juin. 21h. De 16€ à 30€ (billetterie au pôle culturel Camille Claudel ou en ligne). Salle des fêtes. 231 Avenue Pablo Picasso. Sorgues.
Le Lac des cygnes à l’auditorium du Thor
Dans le cadre d’une collaboration entre l’Opéra Grand Avignon, le Centre Pénitentiaire du Pontet, le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation 84 et l’Orchestre national Avignon-Provence, la compagnie Mood/RV6K a conçu Douze Cordes, un spectacle qui fusionne boxe, danse, musique, et théâtre avec la participation exceptionnelle de détenus de la prison du Pontet.
Il y a le dedans, il y a le dehors
Le dedans, ce sont les détenus du Centre pénitentiaire du Pontet qui ont accepté de participer à ce projet qui a nécessité à peu près 300 heures de préparation, l’équivalent d’un temps d’une formation professionnelle comme aime à le rappeler le directeur Alexandre Bouquet. Ces artistes non professionnels ont ainsi côtoyé – quelquefois pour la première fois de leur vie – la danse, l’écriture, le théâtre, le chant et la boxe.
Le dehors, ce sont tous les intervenants professionnels associés au projet : en premier bien sûr le chorégraphe Hervé Sika qui a souhaité renouvelé l’expérience réussie en 2019 avec le Centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin, mais aussi le DJ et plasticien Junkaz Lou, le Danseur circassien et compositeur Mawu’nyo, la danseuse et chorégraphe Marina Gomes , l’entraineur de boxeCareem Ameerally, la soprano Aurélie Jarjaye et un quatuor à cordes issu de l’Orchestre National Avignon Provence.
Ce que l’on voit, ce que l’on pressent
Un spectacle de boxe théâtralisé ? C’est ainsi que le spectacle se présente , « opéra boxé en trois actes avec et pour des personnes détenues. » La boxe comme métaphore de la vie avec la sueur de l’entraînement, la peur de la confrontation et la délivrance de la tension accumulée – pour ne pas dire résilience – dans un show final. Cordes vocales, cordes du ring et cordes du quatuor tissent l’ histoire universelle d’une humanité qui se crée sous nos yeux. Ce que l’on pressent ? Un spectacle qui dépasse le geste artistique pour devenir un véritable vecteur de réinsertion, d’estime de soi, de fierté et de rédemption.
Dans le gymnase du Centre de détention du Pontet ou sur la grande salle de l’Autre Scène à Vedène, c’était une confrontation plus qu’un combat où chacun – détenu, artiste, public – est ressorti gagnant, grandi et réconcilié.