6 avril 2026 |

Ecrit par le 6 avril 2026

Olivier Galzi est officiellement le nouveau maire d’Avignon

Après sa victoire au second tour des dernières élections municipales, Olivier Galzi vient d’être officiellement élu maire d’Avignon lors de la séance d’installation du conseil municipal qui vient de se tenir ce samedi 28 mars. Il est le premier homme à s’assoir dans le fauteuil de maire depuis le socialiste Guy Ravier en 1995.

Une heure avant le Conseil Municipal, à 10h, ils étaient déjà des centaines d’Avignonnais à faire la queue Place de l’ Horloge, en plein mistral, puis au chaud dans la salle du Péristyle pour ne pas rater une minute de cette cérémonie d’installation du nouveau maire. Celle d’Olivier Galzi qui succède à la socialiste Cécile Helle qui la veille, après deux mandats consécutifs, avait fait des adieux émouvants au personnel municipal.

Des têtes connues au sein de la majorité
Dès l’appel des 53 élus, du côté de la majorité on a reconnu quelques têtes, celles de Corinne Chatriot, Isabelle Altayrac, Christian Paly, Valérie Wagner, mais aussi l’ancien chauffeur de Marie-Josée Roig, ‘Marco’ Gonzalez. Sont également là des nouveaux, comme le colonel des pompiers, Jean-Luc Qyeyla, le directeur de théâtre Laurent Rochut, deux anciennes journalistes Simone Vidal et Violeta Lukic. Font aussi partie de l’équipe du nouveau maire, le musicien Vincent Fuchs, créateur de ‘Spectacul’Art’, l’ancienne magistrate du tribunal judiciaire d’Avignon, Michèle Nesme, un jeune chef d’entreprise Mattéo Boso et la benjamine de 18 ans, Cyrine Blanc, élève du lycée Mistral. Présence remarquée également de Florian Borba Da Costa, qui était dans la majorité de Cécile Helle lors de son premier mandat.
C’est le doyen des élus, Claude Le Roy, 78 ans, qui présidait la séance. Et qui en faisant l’appel a ‘oublié’ une des élus RN, ce que lui a fait remarquer vertement Anne-Sophie Rigault la tête de la liste ‘Avignon, en avant !’ : « Nous sommes cinq élus et vous en oubliez une, Charline Savreux ».

Crédit : Facebook Ville d’Avignon

Premières escarmouches avec l’opposition
Quand il énumère la liste ‘Ensemble et Solidaires’ emmenée par le socialiste David Fournier, le doyen bute sur le nom de Zinèbe Haddaoui. Ce qui fera dire à l’écologiste Mouloud Rezouali : « J’’espère que quand vous étiez sélectionneur des équipes de foot en Afrique, vous n’écorchiez pas le nom des joueurs ».
Réponse de Claude Le Roy, qui a été entraîneur au Cameroun, au Sénégal et au Togo  : « Olivier m’a demandé de le rejoindre. Je souhaite que cette mandature soit la plus sereine possible. Ecoute, tolérance, addition d’intelligences et de compétences, voilà ce que nous sommes et nous ferons tout pour le bien-être des Avignonnais. D’ailleurs, aux Antilles, un jour, le poète et homme politique Aimé Cézaire m’avait conseillé : ‘Restez poreux aux souffles du monde’ ».
Autre citation, celle d’Edgar Faure, ancien premier ministre et président de l’Assemblée nationale : « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent », un aphorisme que certains ont rappelé en ricanant, hier en marge de la cérémonie, en parlant du doyen qui, en 2001 était 5e sur la liste PS d’Elisabeth Guigou face à Marie-Josée Roig.

« Cécile Helle a eu une attitude exemplaire, républicaine. »

Olivier Galzi

Le nouveau maire prend la parole
Ensuite s’est déroulé le vote pour la tête de l’exécutif municipal. Face à Anne-Sophie Rigault, c’est Olivier Galzi qui a été élu avec 36 votes sur 53. Ceint de son écharpe, applaudi à tout rompre dans la Salle des Fêtes, tout sourire, il a embrassé sa fille et ses parents assis au premier rang, puis Romain Lautier, un des artisans de la victoire finale. Il a alors pris la parole en s’asseyant dans le fauteuil rouge. « C’est avec beaucoup d’émotion et d’humilité que je m’adresse à vous. Je suis là pour répondre à vos attentes, toutes vos attentes, mêmes celles de ceux qui n’ont pas voté pour moi, l’intention est la même. L’avenir d’Avignon ne peut pas passer par la division. Nous devons additionner les forces et les talents et créer des ponts entre les 9 quartiers, au-delà des remparts, de Montfavet à l’Ile de la Barthelasse. Nous sommes une communauté de destins. Avignon ce n’est pas qu’un nom, c’est une histoire millénaire, un héritage, une culture, un patrimoine. »

« Les Avignonnais n’ont pas voté pour un rêve mais pour la promesse du bons sens, la sécurité, la propreté et la mobilité, poursuit le nouveau maire de la cité des papes. Il faut savoir faire marche arrière dans le plan de circulation Faubourgs. Avignon doit rayonner loin, comme un phare. Certes, je n’ai pas de baguette magique mais dès aujourd’hui, la campagne est terminée. Le bruit et la fureur ont été rejetés par les citoyens. Place à la ville. Cécile Helle a eu une attitude exemplaire, républicaine, lors de notre rencontre. Je tends la main à l’opposition pour confirmer que je souhaite la sérénité et le bien-être de chacun. Je les défendrai ‘Bec et ongles’, selon la devise d’Avignon. »

Crédit : Facebook David Fournier

« Nous défendrons les valeurs de service public, de justice sociale. »

David Fournier

David Fournier, le leader de l’opposition municipale dont la liste a obtenu 11 077 voix, soit 760 de moins qu’Olivier Galzi, lui a succédé au micro. « Les urnes ont parlé. Félicitations pour votre élection. Mais nous aussi, nous sommes légitimes après une campagne rude, inélégante voire diffamante. » Immédiatement hué par une majorité d’Avignonnais présents dans la salle, il ajoute « J’ai été traité d’antisémite alors que je milite à la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) depuis des décennies, j’ai été accusé de complicité avec des gens qui ont du sang sur les mains, ma maison a été dégradée, j’ai déposé plainte. Le Préfet est sorti de son devoir de réserve en classant notre liste ‘Extrême gauche’ alors que dans d’autres communes, elles étaient qualifiées d’Union de la gauche. Dans l’opposition, nous serons humbles et garderons l’esprit républicain. Nous voterons les mesures qui vont dans le bon sens, nous défendrons les valeurs de service public, de justice sociale. »
Le nouveau maire lui répond : « Moi aussi j’ai essuyé des attaques, on m’a traité d’islamophobe, de nazi, on a sali ma famille. Ce n’est pas rien ! Pourtant, j’ai décidé de ne pas déposer plainte. Le temps de la ville est venu ».

« Nous représentons le peuple. »

Mathilde Louvain

Mouloud Rezouli pour les écologistes, à son tour s’est exprimé : « Ici, on n’a pas besoin de ‘com’ mais de courage. La première injustice sociale c’est l’insécurité, les Avignonnais n’osent plus sortir, ils sont enfermés chez eux. Vous devez renforcer l’ilotage, favoriser la gratuité dans les cantines scolaires, le bien-être animal. » Réponse nette du maire : « Beaucoup d’électeurs de gauche n’ont pas voté pour vous mais pour moi. Mon métier c’est la ‘com’ et je m’en servirai dans l’intérêt d’Avignon. Nous aussi, nous avons un cœur, nous respirons le même air que vous et que ceux qui souffrent. Et à votre place, moi j’aurais annulé le salon du chiot à Châteaublanc. »
L’élue LFI Mathilde Louvain, qui a fait liste commune au second tour avec le PS, a salué le résultat des élections mais avertit : « Nous représentons le peuple, à ce titre nous serons vigilants dans la défense des droits et des valeurs pour le bien commun ».

« Il faut annuler l’abominable plan faubourgs. »

Anne-Sophie Rigault

Place alors à Anne-Sophie Rigault pour le RN : « La gauche a été sanctionnée dans une ville en ruines. 60% des Avignonnais souhaitent un changement de paradigme, absolument pas une alliance de la honte PS-LFI. La sécurité est la première des libertés, il faut annuler l’abominable plan faubourgs, renforcer le réseau de caméras de vidéoprotection, le nombre d’ilotiers, avoir une vraie politique d’attractivité pour Avignon, en finir avec tous ces rideaux baissés dans le centre-ville. Les Avignonnais ont préféré voter utile. Ils sont notre boussole, nous serons donc une opposition constructive ».

Après ces longues prises de position, second vote pour l’élection des adjoints (voir détail des adjoints, des conseillers municipaux ainsi que des conseillers municipaux d’opposition en fin d’article) et c’est Corinne Chatriot, commerçante de l’intra-muros, qui se retrouve première adjointe. Le maire a ensuite lu ‘La charte de l’élu local’, ses droits et devoirs. « Exercer sa fonction avec impartialité, diligence, probité et intégrité. Il veille à prévenir tout conflit d’intérêts, il déclare les dons et avantages qu’il estime d’une valeur supérieure à 150€ dont il a bénéficié en raison de son mandat. »

Corinne Chatriot, commerçante en centre-ville est la nouvelle première adjointe de la ville d’Avignon et d’Olivier Galzi, nouveau maire de la cité des papes. Crédit : Facebook Ville d’Avignon

Hausse des indemnités des élus et baisse de celle du maire
L’article L 111-14 du code général des collectivités territoriales qui fixe le montant des indemnités a été l’occasion d’une passe d’armes avec Fabrice Tocabens quand le nouveau maire a annoncé qu’il allait augmenter celles des élus de 35%, même s’il abaissait la sienne de 14%. « C’est un message cinglant pour ceux qui ont du mal à boucler leur fin de mois. Avec cet argent, 1M€ en 7 ans de mandat, vous auriez pu engager deux nouveaux policiers municipaux. Nous allons nous y opposer. » Applaudissements des électeurs de gauche dans l’assistance.
« Nous respectons les taux autorisés, nous ne dépassons pas l’enveloppe globale, explique Olivier Galzi. Nous sommes une équipe, un collectif qui va tout donner. Or, nombre de nouveaux élus proviennent de la société civile et ils vont travailler davantage à la mairie dans l’intérêt général des Avignonnais, il est donc normal qu’ils soient rétribués à la juste hauteur de leur engagement ».

Andrée Brunetti

Crédit : Facebook Ville d’Avignon

Olivier Galzi est officiellement le nouveau maire d’Avignon

Qui pour succéder à Joël Guin, le président sortant ? Si le résultat d’Avignon sera déterminant afin de désigner le futur ‘patron’ de l’agglomération de la cité des papes, on y voit plus clair depuis le 1er tour de ces municipales 2026. En effet, on connaît déjà le nombre de représentants pour 14 des 16 communes membres de l’intercommunalité.

Président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon , Joël Guin, maire de Vedène, avait déjà annoncé depuis quelques mois qu’il ne briguerait pas un nouveau mandant à la tête de l’intercommunalité. Réélu dimanche dernier dès le 1er tour avec 52,36% des suffrages exprimés, il se consacrera donc principalement à sa commune comme il l’avait promis. Sa succession est donc ouverte.

14 communes sur 16
S’il est encore trop tôt pour connaître l’identité du futur président ou présidente de cette agglomération de près de 200 000 habitants, les résultats du premier tour des élections municipales de mars 2026 permettent déjà toutefois de dresser les profils potentiels du futur patron de l’agglo. En effet, on connaît déjà la répartition des conseillers communautaires dans 14 des 16 communes membres constituant le territoire du Grand Avignon. Seules manquent à l’appel les villes d’Avignon et Saint-Saturnin-lès-Avignon qui revoteront dimanche prochain pour élire leur maire, mais surtout leurs représentants au sein du Grand Avignon.

37 conseillers communautaires déjà élus
A ce jour donc, 37 conseillers, sur les 73 que comptent le futur conseil communautaire du Grand Avignon, ont déjà été désignés. Cela représente plus de la majorité des élus de l’agglomération : 6 pour Le Pontet, 4 pour Villeneuve-lès-Avignon et Vedène, 3 pour Entraigues-sur-la-Sorgue, Les Angles, Morières-lès-Avignon et Rochefort-du-Gard, 2 pour Caumont-sur-Durance, Pujaut, Roquemaure et Velleron ainsi que 1 pour Jonquerettes, Sauveterre et Saze.
Par ailleurs, dans les communes où plusieurs listes se sont présentées, le quota des conseillers communautaires intègre les élus d’opposition ayant réalisé les meilleures scores. C’est le cas au Pontet où la majorité RN du maire sortant Joris Hébrard recueille 5 des 6 sièges, le dernier siège étant attribué à la liste de Jean-Firmin Bardisa (DIV).
Même cas de figure à Morières-lès-Avignon (2 sièges pour la liste RN de Grégoire Souque et 1 pour son opposante la DVG Annick Dubois) et Vedène avec 3 sièges pour la majorité de Joël Guin (DVD) et 1 pour la liste RN. Pour les autres villes, la liste arrivée en tête rafle la totalité des sièges attribués à la commune.

Quels clefs de répartition pour l’agglomération ?
A l’instant ‘T’ (voir tableau ci-dessous), si l’on se réfère à la couleur politique des élus de l’agglomération, l’assemblée communautaire est constituée de 13 représentants divers droite (DVD), 8 RN (Rassemblement national), 6 divers gauche (DVG), 5 divers (DIV) ainsi que 5 sans étiquette (SE).
Si l’on prend en compte les frontières administratives, le Grand Avignon dispose déjà de 17 élus provenant de communes vauclusiennes et 15 issus des villes gardoises. Pour ces dernières, ce nombre n’augmentera plus puisque les deux seules communes ‘manquantes’ sont vauclusiennes.

A Saint-Saturnin-lès-Avignon, le retrait de Josiane Coste (DIV) et son ralliement à la liste de Sylvain Penalva (DIV) arrivée en tête au 1er tour avec 40,63% des voix, décante cette triangulaire. Quoi qu’il arrive de toute façon dans ce duel avec Chantal Bonnefoux (45,60% des suffrages dimanche dernier), la commune de plus de 5 200 habitants ne disposera que 2 sièges à l’agglomération. Cela pourrait toutefois être déterminant si le scrutin pour la présidence du Grand Avignon s’avérait particulièrement serré.
Sans faire injure à ‘Saint-Sat’ cependant, c’est plutôt du côté d’Avignon que se jouera le sort de cette élection intercommunale que l’on qualifie souvent de ‘3e tour des municipales’. Et ce d’autant plus que les 3 candidats encore en lice dans la cité des papes avaient confirmé lors du débat de 1er tour de nos confrères de La Provence, qu’ils ambitionnaient tous de briguer la présidence de l’agglomération.

Combien d’élus communautaires pour les oppositions ?
Dans la cité des papes plusieurs scénarii sont envisageables concernant la répartition des futurs conseillers communautaires. En effet, celui qui remportera la triangulaire de dimanche prochain se verra automatiquement attribuer 17 des 34 sièges de la ville au sein du Grand Avignon.
Ensuite, selon l’article L262 du code des collectivités territoriales, « les autres sièges sont répartis entre toutes les listes à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne ».
Par exemple, si l’on prend pour base les résultats du sondage Ifop pour La Provence en partenariat avec Ici Vaucluse et L’Echo du mardi que nous avions publié dans nos colonnes le 20 février dernier pour calculer cette répartition, avec 39% la liste Fournier-Louvain obtiendrait 7 sièges supplémentaires, celle d’Olivier Galzi (créditée de 35%) aurait 5 ou 6 sièges et celle de la RN Anne-Sophie-Rigault 4 ou 5 sièges.

La cité des papes isolée ou faiseur de roi ?
Dans tous les cas, la future majorité municipale pourrait tabler sur 24 sièges au sein du Grand Avignon alors que ses opposants compteraient 5 élus environ chacun. Une répartition qui pourrait légèrement fluctuer dans un sens ou dans l’autre si les résultats sont plus ou moins serrés.

Premier cas de figure : si Anne-Sophie-Rigault est élu, le RN pourrait potentiellement mobiliser ses 24 élus avignonnais ainsi que les 8 conseillers Rassemblement national déjà élus. Avec 32 élus, cela ne serait pas suffisant pour prendre la présidence mais le parti de Marine Le Pen constituerait tout de même la première force politique de l’agglomération.

Deuxième cas de figure : le duo du Socialiste David Fournier et de la LFI Mathilde Louvain l’emporte. Même si le contingent des 24 conseillers communautaires avignonnais représentera un tiers de l’assemblée intercommunale, la majorité de gauche devrait avoir du mal à rallier la totalité des 6 élus divers gauche ainsi qu’une frange de la dizaine de maires et d’élus sans étiquette ou divers.
Comme en 2020, où le ‘tout sauf Cécile Helle’ l’avait emporté, prouvant que cette élection se joue davantage dans l’opposition ‘ville centre vs ruralité’ que sur les étiquettes politiques, le rejet de la conflictualisation permanente voulue par LFI devrait renforcer encore se fossé avec les communes périphériques.

Troisième cas de figure : victoire du divers droite Olivier Galzi. Avec 24 élus au Grand Avignon, c’est certainement lui qui disposerait du plus grand potentiel concernant un éventuel soutien avec les 13 élus DVD déjà désigné. Ni extrême droite, ni extrême gauche, il pourrait également séduire d’autres élus sans étiquette ou divers. Dans tous les cas, c’est assurément lui qui a le plus de chance de remettre Avignon au centre l’agglomération.

Pas sûr que cela soit néanmoins suffisant. En effet, comme nous l’écrivions plus haut cette élection intercommunale échappe bien souvent au logique politique. Pour preuve, c’est d’un DVD qu’est venu l’une des attaques les plus virulentes contre l’ancien journaliste-candidat. Comme le relate Jean-François Garcin dans les colonnes de Vaucluse Matin, Joël Guin venu soutenir David Fournier la semaine dernière lors du meeting du candidat socialiste, aurait fait part de sa volonté de s’opposer à Olivier Galzi s’il devenait maire d’Avignon. Suffisamment pour revenir sur sa parole et tenter reprendre les rênes de l’agglomération ? L’idée ne semble pas exclue confirme également notre confrère Florent de Corbier du quotidien La Marseillaise dans son édition du 12 mars.

Qui pour succéder à Joël Guin à la présidente de l’agglomération ? Crédit : Grand Avignon

Les outsiders
Parmi 14 maires déjà élus, personne ne s’est encore ouvertement positionné : c’est ‘wait and see’ en attendant la fumée blanche qui s’élèvera de l’hôtel de ville d’Avignon dès dimanche soir prochain pour savoir qu’elles sont les chances que la cité des papes reprenne le Grand Avignon.
Ce n’est qu’à ce moment-là que saurons si Joël Guin repartira pour un tour. Le tour de trop ? Peut-être qu’après Jean-Marc Roubaud, c’est du côté du Gard qu’il faudra se tourner à nouveau pour désigner le nouveau patron de l’agglo, ou plutôt une patronne ? Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon et présidente du Scot du bassin de vie, est évoquée mais là-encore, pas sûr qu’elle fasse le plein de voix y compris côté gardois.
A moins que ce ne soit un maire consensuel, tout aussi efficace que discret, qui sans faire campagne s’impose pour prendre les rênes de ce territoire où se joue notamment notre avenir en termes de mobilité (avec Tecelys dont la gestion est actuellement passée au crible par la chambre régionale des comptes), de développement économique et d’emploi, de gestion et de ramassage des déchets, d’environnement ou bien encore de politique de la ville et de logement.
Pour beaucoup, un tel profil existerait dans le Grand Avignon. Philippe Armengol, le très apprécié maire de Velleron ?


Olivier Galzi est officiellement le nouveau maire d’Avignon

Cette exercice démocratique a malheureusement tendance à disparaître avec le temps, surtout localement. Nos confrères de La Provence ont pourtant décidé de relever le défi : proposer plusieurs débats entre les candidats à l’occasion des prochaines élections municipales des 15 et 22 mars prochains.
En tout, le quotidien régional a prévu d’organiser une trentaine de débat sur son territoire dont 6 en Vaucluse. Après l’Isle-sur-la-Sorgue, Cavaillon, Orange, Carpentras et bientôt Pertuis (le lundi 9 mars), c’est ce mercredi 4 mars à Avignon que La Provence a réuni les 6 prétendants à la succession de Cécile Helle, la maire de la cité des papes qui ne se représente pas.

Crédit : Jérome Rey/La Provence

Plus de 3 heures de débat
Réunis dans la salle de Confluence située en Courtine, Stéphan Fiori (DVD), David, Fournier (PS), Olivier Galzi (DVD), Stéphane Geslin (EXG), Mathilde Louvain (LFI) et Anne-Sophie Rigault (RN) ont débattu pendant près de 3 heures (à retrouver en intégralité en vidéo en fin d’article). Dans ce cadre, les candidats avignonnais ont répondu aux questions d’Olivier Biscaye, directeur de la rédaction de La Provence, et Jonathan Sollier, journaliste politique de La Provence à Avignon, sur les thèmes de la mobilité, de la sécurité, de la transition écologique ainsi que de l’attractivité, le commerce et la culture. En fin de débat, les candidats ont ensuite pu répondre à une quinzaine de questions directement posées par des personnes du public.

« La démocratie a tout à gagner à créer une prise directe avec le citoyen. »

Les candidats et le public montrent l’exemple
Plus de 700 personnes s’étaient déplacées pour assister à ce rendez-vous politique, preuve de l’engouement des avignonnais pour ce moment de démocratie participative directe. Cette fréquentation valide également la stratégie de La Provence de réinvestir l’espace public médiatique en ‘créant’ aussi l’actualité.
Autre grande satisfaction de la soirée, la très bonne tenue des débats. Si les candidats ont distribué quelques ‘punchlines’ plus ou moins bien senties, l’ensemble s’est déroulé de manière particulièrement respectueuse.
Même chose dans le public qui a su parfois réagir (la politique reste une histoire de passion heureusement), tout en restant dans les limites de la modération.
Le débat de La Provence prouve en tout cas que la démocratie a tout à gagner à créer une prise directe avec le citoyen plutôt qu’à laisser le champs libre aux ‘rageux’ et autres ‘trolls’ qui hystérisent anonymement la parole politique sur les réseaux sociaux et autres blogs…

L.G.


Olivier Galzi est officiellement le nouveau maire d’Avignon

Nos confrères de La Provence, en partenariat avec L’Echo du Mardi et Ici Vaucluse, ont commandé un sondage à l’Ifop sur les intentions de vote à l’occasion des prochaines élections municipales à Avignon de mars prochain. Le scrutin s’y annonce particulièrement indécis malgré la confirmation de la percée d’Olivier Galzi entrevue lors du précédent sondage de La Provence en décembre dernier.

L’institut Ifop a réalisé un sondage pour le compte du quotidien régional La Provence, la radio Ici Vaucluse et L’Echo du mardi sur les intentions de vote des avignonnais lors des prochaines élections municipales dans la cité des papes les 15 et 22 mars prochains. Une enquête réalisée par téléphone du jeudi 12 au jeudi 19 février derniers auprès d’un échantillon de 603 personnes (voir encadré ‘Méthodologie et marge d’erreur’ en fin d’article).

Une situation plus claire qu’en décembre
Avec les retraits des candidatures de Joël Peyre et Paul-Roger Gontard au sein de la majorité municipale actuelle de gauche, celle de Julien Aubert à droite et les ralliements de Place Publique à David Fournier ainsi que du PCF, Génération.s et Zinèbe Haddaoui à la liste LFI (La France Insoumise) de Mathilde Louvain, on y voit désormais plus clair. Il n’y aura donc finalement que 5 listes sur la ligne de départ (contre plus d’une dizaine potentielles il y a encore quelques mois encore) pour succéder à Cécile Helle, maire socialiste actuelle qui avait annoncé depuis plus d’un an qu’elle ne briguerait pas un 3e mandat. Il s’agit des listes du socialiste David Fournier, du sans étiquette Stéphan Fiori, du divers droite Olivier Galzi, de la LFI Mathilde Louvain et de la RN Anne-Sophie-Rigault.



« Si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour des élections municipales ici à Avignon, pour laquelle des listes suivantes y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? », il serait 27% à voter pour Olivier Galzi selon l’Ifop. Le candidat divers droite soutenu par l’UDI et Horizons semble donc poursuivre sur sa lancée du précédent sondage de nos confrères de La Provence réalisé en décembre dernier. Crédité alors de 21%, l’ancien journaliste est désormais en tête après avoir obtenu 8% lors d’un premier sondage effectué en septembre 2025.

Derrière Olivier Galzi, le socialiste David Fournier (24%) et la RN Anne-Sophie-Rigault (23%) sont au coude-à-coude. Le premier gagne 6 points par rapport au sondage de décembre et semble bénéficier d’une partie du report des électeurs de Joël Peyre et de Paul-Roger Gontard afin de distancer la candidate LFI.
La seconde gagne 1 point, confirmant ainsi l’ancrage solide du Rassemblement national dans la cité des papes, mais ne semble cependant pas encore créer une véritable dynamique afin de ‘chercher’ des électeurs supplémentaires.
En 4e position, l’Ifop place Mathilde Louvain avec 16% des intentions de vote, contre 14% en décembre. Enfin, Stéphan Fiori resterait à 10%. De quoi se maintenir au second tour, sauf marge d’erreur de 2,4 points ? (voir encadré en fin d’article).

Un éclatement à l’image de la France
« Il y a un vrai éclatement, car il y a possiblement cinq listes qui seraient en mesure de se maintenir au second tour, constate Frédéric Dabi directeur général Opinion du groupe Ifop. C’est le cas dans de nombreuses autres villes comme à Nîmes ou à Toulouse puisque le ‘ticket d’entrée’ pour accéder au 2e tour est plutôt faible. Il faut réaliser 10% des suffrages exprimés alors que dans d’autres types d’élections la qualification second tour est indexée sur la participation. »

Frédéric Dabi directeur général Opinion du groupe Ifop. Crédit : DR

Le Jean-Michel Aulas avignonnais ?
« L’autre enseignement de ce sondage, c’est la confirmation de la percée d’Olivier Galzi alors que ce n’est pas un politique stricto sensu. C’est assez inédit puisqu’en général quelqu’un qui n’est pas un professionnel de la politique et qui se lance dans des municipales, c’est plutôt une candidature de témoignage. Est-ce que c’est le Jean-Michel Aulas d’Avignon car il a une dimension médiatique et entrepreneuriale ? s’interroge Frédéric Dabi. Ce qui est sûr c’est qu’il arrive en tête et qu’il fait ses meilleurs scores auprès de catégories qui traditionnellement vote plus que la moyenne : les personne de plus 50 ans, il est à 39% chez les personnes de plus de 65 ans, 36% chez les retraités, 33% dans les catégories supérieures.
Le directeur général Opinion du groupe Ifop observe aussi un côté ‘attrape-tout’ par rapport à l’élection municipale avignonnaise précédente : « quand on regarde son résultat en fonction des votes aux élections de 2020, Olivier Galzi prend un électeur de gauche sur cinq, 60% des LR, 23% du RN. »

David Fournier et Anne-Sophie Rigault en embuscade
« David Fournier et Anne-Sophie Rigault sont dans un mouchoir, observe par ailleurs Frédéric Dabi. Ils ne sont pas loin de pouvoir être en tête au premier tour. David Fournier fait ainsi mieux que dans notre enquête précédente, mais il reste toutefois loin des scores de Cécile Helle qui a réalisé 34,46% en 2020. »

« Rien ne dit qu’Anne-Sophie Rigaud sera 3e, poursuit-il. Elle a été créditée de 21,53% en 2020 et comme beaucoup de villes du Sud-Est elle bénéfice de la capacité du RN à maintenir des bons scores, notamment chez les retraités, ce qui est une nouveauté alors que l’électorat traditionnel du Rassemblement national est plutôt constitué d’ouvriers et de moins de 25 ans. »

« Il y a encore beaucoup d’hésitation. »

Frédéric Dabi directeur général Opinion du groupe Ifop

Les incertitudes au second tour
Ce qui caractérise cette enquête, c’est la grande incertitude sur les listes en capacité de pouvoir ou vouloir se maintenir au second tour afin de succéder à Cécile Helle.
« Autre élément d’incertitude, c’est le nombre de personnes sûres de leur choix, souligne Frédéric Dabi. Nous sommes à trois semaines du vote et 37% des électeurs d’Olivier Galzi, 50% de ceux de David Fournier ou bien encore 38% de ceux de Mathilde Louvain sont susceptibles de changer d’avis. Il y a encore beaucoup d’hésitation. »



De multiples hypothèses pour le dimanche 22 mars
Difficile dans ces conditions, d’évaluer les résultats du second tour à Avignon. Et ce tant que l’on ne saura pas combien de listes seront effectivement en mesure d’être présentes le dimanche  22 mars. L’Ifop a néanmoins tenté de répondre aux différents scénarii : une quinquangulaire (victoire d’Olivier Galzi avec 29%), une quadrangulaire (victoire d’Olivier Galzi avec 32%) et triangulaire (victoire d’une liste d’union de la gauche avec 39%).

« Olivier Galzi est gêné par Stéphan Fiori. Il peut constituer un réservoir de voix à droite s’il ne se qualifie pas au second tour, mais s’il se maintien cela peut être un problème pour la liste Galzi », explique Frédéric Dabi



Jeune garde et mort de Quentin Deranque : quel impact sur la campagne ?
Réalisé alors que le lynchage présumé de Quentin Deranque à Lyon par des proches du député vauclusien Raphaël Arnault, soutien de la liste LFI avignonnaise, a monopolisé l’actualité, il est difficile à ce jour d’évaluer l’impact de cette affaire tragique sur la dynamique de campagne de Mathilde Louvain. Et ce d’autant plus que des proches de la Jeune garde (aujourd’hui dissoute) assurait une partie de la logistique de la campagne de la candidate LFI.

« Cela a peut-être renforcé l’hésitation, reconnaît cependant le directeur général Opinion du groupe Ifop. Jean-Luc Mélenchon a fait quand même près de 37% à Avignon lors du premier tour de l’élection présidentielle en 2022 alors que la candidate LFI est à 16%. C’est vrai qu’elle n’en prend qu’une partie mais il est difficile de mesurer l’impact émotionnel de la mort de ce jeune homme. Si Mathilde Louvain est devant David Fournier, cela peut créer un vote anti-LFI. La gauche peut donc perdre comme elle peut conserver la ville. Mais vu les incertitudes, il faut plutôt tabler sur une nouvelle élection le dimanche 15 mars au soir. »



Laurent Garcia

Méthodologie et marge d’erreur
L’enquête réalisée par l’Ifop pour le compte de La Provence, Ici Vaucluse et L’Echo du mardi a été menée auprès d’un échantillon de 603personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de personnes représentatif de la population d’Avignon âgée de 18 ans et plus. La représentativité de cet échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par quartier. Les interviews ont été réalisées par téléphone du jeudi 12 au jeudi 19 février 2026. Les 603 personnes se sont exprimées, à cela s’ajoute 13% de personnes qui n’ont pas souhaiter se prononcer au 1er tour.
« L’Ifop rappelle que les résultats de cette enquête doivent être interprétés comme une indication significative de l’état des rapports de force actuels dans la perspective des prochaines élections municipales à Avignon. En aucun cas, ils ne constituent un élément prédictif des résultats le jour du vote », insiste l’institut de sondage.

En effet, la théorie statistique permet de mesurer l’incertitude à attacher à chaque résultat d’une enquête. « Cette incertitude s’exprime par un intervalle de confiance situé de part et d’autre de la valeur observée et dans lequel la vraie valeur a une probabilité déterminée de se trouver, explique l’Ifop. Cette incertitude, communément appelée ‘marge d’erreur’», varie en fonction de la taille de l’échantillon et du pourcentage observé. »
En clair, dans le cas d’un échantillon de 600 personnes, si le pourcentage mesuré est de 10%, la marge d’erreur est égale à 2,4 points. Le ‘vrai’ pourcentage est donc compris entre 7,6% et 12,4%.
Pour une mesure à 20%, cette marge s’élève à 3,3 points, soit un score pouvant être compris entre 16,7% et 23,3% . Pour 30%, l’écart est de 3,7 points soit 26,3% et 33,7%. Enfin pour 40%, il se monte à 4 points, soit entre 36% et 44%.


Olivier Galzi est officiellement le nouveau maire d’Avignon

À quelques semaines du scrutin municipal, Paul-Roger Gontard annonce qu’il renonce à conduire une liste. Une décision assumée au nom de la clarté politique et de l’intérêt général, qui intervient après l’échec de discussions avec l’union Ensemble et Solidaires. En miroir, David Fournier défend une autre lecture du rassemblement à gauche. Deux visions qui éclairent les lignes de fracture d’une campagne sous tension.

L’annonce a valeur de signal politique. Dans une lettre adressée aux Avignonnais, Paul‑Roger Gontard explique son choix de ne pas conduire de liste aux municipales. Non par retrait du débat public, mais par souci de cohérence et de responsabilité. « La politique n’est jamais une affaire personnelle », écrit-il, revendiquant éviter une dispersion des voix susceptible de favoriser les extrêmes

Un projet construit, une ligne assumée
Engagé depuis l’été dans l’élaboration d’un projet qu’il revendique social-démocrate, laïque et écologiste, l’adjoint au maire rappelle le travail mené avec une équipe et un réseau citoyen dense, au fil des rencontres de terrain. Autour de Nos Confluences Citoyennes, il a cherché à fédérer des forces progressistes, du Parti radical de gauche à la Fédération des progressistes, dans l’idée d’un rassemblement large mais lisible.

Le point de rupture des discussions
C’est précisément la question de la lisibilité qui cristallise l’échec des échanges avec Ensemble et Solidaires. Pour Paul-Roger Gontard, certaines lignes ne sont pas négociables : primauté du projet sur la distribution des rôles, refus de toute alliance conditionnelle avec l’extrême gauche, engagement explicite de stabilité fiscale sur la mandature. Des divergences qu’il juge trop structurantes pour être surmontées à ce stade de la campagne.

“Pour nous, sociaux-démocrates, républicains, progressistes, ou attachés à une gauche de responsabilité, nous ne pouvons laisser ouverte la possibilité d’une alliance avec une force d’extrême gauche selon les circonstances. “

Paul-Roger Gontard

La réponse de David Fournier
Face à ce retrait, David Fournier, pour Ensemble et Solidaires, défend une approche différente du rassemblement. Il plaide pour une union la plus large possible des gauches afin d’éviter l’émiettement et considère que la dynamique collective doit primer, quitte à assumer des compromis programmatiques. Là où Gontard invoque la clarté et l’équilibre comme conditions de la victoire, Fournier met en avant l’urgence d’un front commun face aux droites et aux radicalités.

Deux conceptions du rassemblement
Le débat révèle deux conceptions du rassemblement à gauche à Avignon. L’une, sociale-démocrate et républicaine, privilégie la stabilité et la gouvernabilité locale. L’autre mise sur l’addition des forces militantes pour créer un rapport de force électoral. Une tension classique, mais exacerbée par un calendrier serré et un contexte politique national polarisé.

Un engagement qui se poursuit
Paul-Roger Gontard le martèle : son retrait n’est pas un renoncement. Conseiller communautaire du Grand Avignon, il entend rester un acteur attentif et exigeant du débat démocratique local. À Avignon, la campagne se poursuit donc sans sa liste, mais avec une question centrale toujours ouverte : quelle gauche pour gouverner la ville, et à quelles conditions ?

Mireille Hurlin


Olivier Galzi est officiellement le nouveau maire d’Avignon

Construite en 1968, la piscine municipale Pierre Reyne, en intra-muros, entre dans une vaste phase d’importante rénovation. Fermée pour travaux depuis juin 2025 l’équipement rouvrira à l’automne 2026, modernisé, accessible à tous et nettement moins énergivore. Un chantier emblématique du Plan Avignon, ambition piscines, qui vise à remettre à niveau l’ensemble des bassins de proximité de la ville.

Située 1, rue Velouterie, en plein centre ancien d’Avignon, la piscine Pierre Reyne, surnommée ‘la piscine Mistral’ (anciennement propriété du collège-lycée avant de devenir celle de la Ville), accusait le poids des décennies. Espaces d’accueil peu lisibles, vestiaires exigus, absence de pédiluves, accessibilité insuffisante pour les personnes à mobilité réduite, installations techniques obsolètes et isolation défaillante : les limites de l’équipement étaient devenues structurelles.

Copyright Ville d’Avignon

Un équipement vieillissant devenu inadapté
Face à ce constat, la Ville a décidé de fermer temporairement l’établissement pour engager une rénovation lourde, avec un double objectif : améliorer le confort d’usage et réduire drastiquement les coûts de fonctionnement, particulièrement énergivores pour ce type d’équipement public.

Espaces repensés et accessibilité renforcée
Le projet prévoit une réorganisation complète des espaces intérieurs. L’accueil et la billetterie seront recréés, les vestiaires modernisés et les locaux techniques comme ceux du personnel agrandis. Un ascenseur permettra l’accès à l’étage pour les personnes à mobilité réduite, une évolution majeure pour cet équipement de quartier très fréquenté. À l’extérieur, un nouveau parvis sera aménagé, intégrant des places de stationnement, dans le respect des contraintes du centre ancien et sous le contrôle des Bâtiments de France.

Copyright MMH

La sobriété énergétique au cœur du projet
Sur le plan technique, la rénovation se veut exemplaire. L’isolation du bâtiment sera renforcée, la structure métallique rehaussée et consolidée, et quatre puits de lumière viendront améliorer l’apport en lumière naturelle. Les équipements seront entièrement renouvelés : chaudière, système de filtration, production d’eau chaude sanitaire, ventilation. Une pompe à chaleur sera installée et la toiture partiellement équipée de panneaux solaires, destinés à couvrir au minimum 50 % des besoins en eau chaude sanitaire.

Un bassin de proximité très utilisé
À terme, la Ville anticipe une division par quatre des volumes d’eau consommés et une baisse d’au moins 35 % des besoins en chaleur, un enjeu central alors que les charges d’exploitation des piscines pèsent lourdement sur les budgets municipaux.

Un bassin de proximité très utilisé
La piscine Pierre Reyne dispose d’un bassin de 25 mètres par 10, intégrant une fosse atteignant 4,50 mètres de profondeur. Elle accueille huit écoles, trois collèges et un lycée, et enregistre environ 18 400 entrées annuelles du grand public. Depuis la rénovation des trois autres piscines de quartier, la Ville observe une hausse sensible de la fréquentation, laissant présager un regain d’attractivité similaire pour Pierre Reyne après sa réouverture.

Nicolas Chicouras, directeur de l’entreprise Girard expose les travaux à Cécile Helle et David Fournier Copyright MMH

Un investissement soutenu par plusieurs partenaires
Le coût total de l’opération s’élève à 2 667 268€. Le financement mobilise plusieurs partenaires institutionnels : Région Sud : 444 545€ ; Grand Avignon : 679 817€ (sollicités). Département de Vaucluse : 180 000€ (sollicités) ; État, via le Fonds vert : 238 361€ (sollicités). Ce chantier s’inscrit dans le cadre du plan Avignon, ambition piscines, lancé après la réhabilitation du stade nautique en 2019. Il concerne les quatre piscines municipales de proximité – Jean Clément, Chevalier de Folard, Stuart Mill et Pierre Reyne – à travers un marché public global de performance intégrant conception, travaux et exploitation-maintenance jusqu’en 2031. Le coût global du programme est estimé à 22,64 millions d’euros TTC.

Dernière pièce d’un puzzle municipal
Dernière des quatre piscines de quartier à être rénovée, Pierre Reyne marque l’aboutissement d’un programme structurant pour la politique sportive et éducative de la Ville. Sa livraison, prévue pour octobre 2026, doit permettre de conjuguer service public de proximité, transition énergétique et maîtrise budgétaire, dans un site patrimonial particulièrement contraint mais emblématique de la vie avignonnaise.
Mireille Hurlin


Olivier Galzi est officiellement le nouveau maire d’Avignon

Crédité de 5% des intentions de vote au premier tour des élections municipales à Avignon dans le sondage de nos confrères de La Provence dévoilé le 19 décembre dernier, le candidat divers gauche Joël Peyre vient d’annoncer qu’il se retirait de la course à la mairie d’Avignon.

L’actuel conseiller municipal délégué aux finances, qui avait lancé sa campagne en avril dernier, constate « que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement. Une telle dynamique aurait permis de poursuivre et même d’amplifier les succès des deux derniers mandats, et de répondre aux nouvelles attentes durant les 6 prochaines années dans l’intérêt des Avignonnaises et des Avignonnais. »

Largement distancé par l’adjoint au maire socialiste David Fournier (18% des intentions de vote), Joël Peyre ne souhaite donc pas multiplier les candidatures à gauche alors que le sondage de la Provence place la RN Anne-Sophie Rigault en tête (22%) juste devant le journaliste Olivier Galzi (société civile-divers droite) avec 21% et que la LFI Mathilde Louvain représente la 2e force de gauche (14%) et le divers droite Stéphan Fiori affiche 10%.

« Nous ne participerons pas à une ‘course à l’échalote’ vide de sens. »

Joël Peyre

« Dans ce contexte où les extrêmes gagnent du terrain et où les discours populistes tentent de manipuler l’opinion, la multiplication des candidatures à gauche – issues ou non de la majorité municipale sortante – risque d’aboutir à une fragmentation préjudiciable qui conduira inévitablement à un gâchis inconcevable, insiste Joël Peyre. Devant ces perspectives, et pour le bien commun de notre ville et de ses habitants, afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une ‘course à l’échalote’ vide de sens. Face à cette situation, et dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat aux élections de mars 2026. »

Après le LR (Les Républicains) Julien Aubert en novembre dernier, c’est donc le deuxième candidat de poids à renoncer à la succession de Cécile Helle, la maire sortant qui avait annoncé il y a bientôt un an son choix de ne pas se représenter après deux mandats à la tête de la Cité des papes. De quoi décanter en partie cette élection des 15 et 22 mars prochainoù près d’une dizaine de candidats ont pu être potentiellement sur la ligne de départ… Notamment à gauche avec Paul-Roger Gontard (4,5% des intentions de vote), autre élu de la majorité actuelle à être officiellement sur les rangs (voir encadré), mais aussi les ‘potentiels’ autres postulants au fauteuil de maire dont la divers gauche Zinèbe Haddaoui (3,5%) et Benoît Belvalette (2%) pour Place publique.

Paul-Roger Gontard tend la main à Joël Peyre
Autre candidat issu de la majorité actuelle, Paul-Roger Gontard prend « acte de la décision de Joël Peyre de retirer sa candidature à l’élection municipale à Avignonnaise ».
Ce dernier rappelle qu’il a « engagé, de façon constante et sincère, des échanges avec Joël Peyre, dans un esprit de dialogue et de responsabilité, avec une priorité claire : éviter la dispersion des forces progressistes et construire une alternative solide pour Avignon. Cette volonté de rassemblement a toujours guidé notre démarche. » Dans ce cadre, Paul-Roger Gontard « maintient une main tendue » et rappelle que « l’heure n’est plus aux divisions, mais à l’engagement, à la clarté et à l’action au service de notre ville ».

« Chacun prendra ses responsabilités. Je prends les miennes, pleinement, quoi qu’il en coûte. »

Joël Peyre

Un retrait que Joël Peyre ne décide cependant pas de gaieté de cœur : « Je prends cette décision sans amertume, mais non sans regrets, face à l’attitude obstinée de certains, face au silence prolongé d’autres, et face à une occasion manquée de faire primer le collectif sur les ambitions individuelles. Chacun prendra ses responsabilités. Je prends les miennes, pleinement, quoi qu’il en coûte. »

Ciblant ses ‘concurrents’ de gauche, voire la maire actuelle pour ne pas avoir pris clairement position sur son éventuel successeur, il poursuit : « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis. D’autres, par leur silence tenace, ont refusé de s’engager dans la co-construction d’un projet commun. »

Défendre une gauche progressiste, humaniste et courageuse
« Toutefois, conclut-il, je reste convaincu que l’avenir d’Avignon repose sur l’engagement de chacun et j’appelle tous les citoyens à continuer de défendre nos valeurs communes, celle d’une gauche progressiste, humaniste et courageuse, d’une ville accueillante, solidaire et innovante, qui ne cède ni aux diktats de l’air du temps ni à la pression d’intérêts extérieurs à Avignon ou d’états-majors parisiens. »

L.G.

David Fournier : « continuer à rassembler la gauche »
Fort du sondage de la Provence le plaçant en troisième position, mais première force de gauche, le socialiste David Fournier « salue le travail effectué par Joël Peyre au cours des mandats passés côte à côte dans la majorité ».
« Je mesure que ce n’est pas une situation facile pour lui. Je le remercie de son implication, poursuit celui qui a déjà réussi à fédérer Génération Ecologie, Europe Ecologie les Verts, les Animalistes, l’Après (Alliance pour une République écologique et sociale). En ce qui me concerne, je continue à œuvrer pour un rassemblement le plus large à gauche. » « A gauche, on travaille d’abord sur un programme puis après, on s’entend sur la personne qui va le porter » a d’ailleurs rappelé ce matin David Fournier sur les ondes de nos confères d’Ici Vaucluse


Olivier Galzi est officiellement le nouveau maire d’Avignon

Le sondage commandé par Les Républicains et Oser la France, le micro parti de Julien Aubert, est publié sur le site de l’Ifop depuis ce mardi 29 septembre.

La présentation du sondage par Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop, et Nicola Gaddoni, chargé d’études pôle actualités et politique, donne le cadre de la demande de leur client :

“L’Ifop a interrogé les Avignonnais sur le climat électoral en vue des élections municipales de 2026.

Dans l’hypothèse où le socle commun serait divisé, la liste qui arriverait en tête au premier tour serait celle du Rassemblement national menée par Anne-Sophie Rigault (26 %), suivie par la liste divers gauche de Joël Peyre et Paul-Roger Gontard, soutenue par Cécile Helle, maire actuelle (17 %). La liste de centre-droit « Avignon Passion », conduite par Julien Aubert, soutenue par LR, arriverait à égalité avec la liste LFI-écologiste de Mathilde Louvain (13 %).

Dans l’hypothèse d’une union de la droite et du centre, la liste du Rassemblement national conduite par Anne-Sophie Rigault resterait en tête au premier tour, cette fois avec 29 % des intentions de vote. En deuxième position, à égalité (19 %), figureraient la liste d’union du centre-droit menée par Julien Aubert et la liste divers gauche de Joël Peyre et Paul-Roger Gontard. Ensuite, arriverait la liste LFI-écologiste de Mathilde Louvain (16 %) suivie par la liste PS-PCF conduite par David Fournier (15 %).“

Ce sondage s’appuie sur deux hypothèses dont une interroge les soutiens de David Fournier : que Cécile Helle apporte officiellement son soutien à l’hypothétique liste commune Joël Peyre et Paul-Roger Gontard et que les écologistes seraient alliés avec La France Insoumise.

La deuxième, que Julien Aubert fédère derrière sa personne les 8 % de la société civile portée par Olivier Galzi et les 7% (Renaissance, modem, Horizon) de Julien Paudoie. Or à ce jour, la main tendue par l’ex député de Carpentras aux deux protagonistes reste dans le vide.

En 2019, un sondage de l’Ifop commandé par Les Républicains et aux interprétations incertaines avait poussé Jean-marc Roubaud à abandonner sa course aux municipales d’Avignon.


Olivier Galzi est officiellement le nouveau maire d’Avignon

S’il avait été déjà officiellement désigné par la section du Parti socialiste d’Avignon en avril dernier, c’est véritablement maintenant que David Fournier a lancé sa campagne pour les prochaines élections municipales dans la cité des papes. Après Joël Peyre, puis plus récemment Paul-Roger Gontard, ils sont donc trois issus de la majorité actuelle à vouloir briguer la succession de Cécile Helle qui n’a pas souhaité se représenter lors du scrutin de mars 2026.

Militant socialiste depuis ses 14 ans, David Fournier a eu très largement le temps d’observer qu’une campagne électorale se mène à rythme bien particulier. Ni trop vite, ni trop lentement. Depuis 40 ans, il a eu également tout le loisir de voir combien il était important de respecter le ‘tempo’ des appareils. D’abord le temps des investitures avec le vote des militants locaux (il a été désigné par la section d’Avignon en avril dernier), puis l’adoubement par les instances nationales (c’est un proche d’Olivier Faure, premier secrétaire du PS) et, enfin, le lancement officiel de la campagne lors d’une réunion publique en présence de ses soutiens.
C’est donc le 3e étage de cette ‘fusée’ qui a été lancée lors d’un rassemblement qui vient de se tenir au parc du Clos de la Murette. Un lieu symbolique pour l’actuel adjoint au maire qui marque son enracinement dans les quartiers du Sud de la cité des papes.
« Un ilot de fraicheur à proximité de la rocade, quartier populaire à côté duquel j’ai grandi puisque j’ai été respectivement élèves à Jean Henri-Fabre, Anselme-Mathieu puis Roumanille. Il est à proximité également de quartiers résidentiels et nous sommes symboliquement à la jonction des deux. Cela défini notre volonté de faire grandir le bien être ensemble, d’où que l’on vienne. »

« En 11 ans, Avignon s’est transformée. »

Sous la bannière ‘Ensemble et Solidaires’ près de 250 personnes, dont plusieurs personnalités de la gauche vauclusienne (voir encadré en fin d’article), se sont donc réunies pour écouter le candidat socialiste qui entend s’appuyer en premier lieu sur le bilan de Cécile Helle.
« En 11 ans, Avignon s’est transformée, rappelle celui qui boucle son deuxième mandant aux côtés de la maire sortante. Nos enfants, même ceux des familles populaires peuvent partir en vacances avec ‘un été à Avignon’. La ville est largement désendettée. Les bâtiments sont rénovés. Le tramway apporte de la mobilité aux quartiers populaires notamment. Nos écoles sont rénovées et leurs cours végétalisées. L’intra-muros et le tour des remparts ont été rendus aux habitants grâce à nos aménagements de végétalisation et de piétonnisation. Je pourrais continuer longtemps avec la liste des réalisations que nous nous étions engagés à faire. A commencer par une dernière promesse tenue, celle de Cécile de ne pas briguer un troisième mandat. Ce qu’elle a réalisé est le plus difficile pour un élu : savoir dire ‘stop’ et poursuivre sa vie autrement, en faisant confiance aux siens pour continuer le combat. »

David Fournier (à droite) en compagnie d’Olivier Faure, premier secrétaire national du PS. Crédit :DR

S’il est donc élu, David Fournier veut s’inscrire dans les pas de la maire actuelle. Cependant, confronté à la réalité du terrain ainsi qu’aux contraintes nationales voire internationales, celui qui se voit comme le leader de la gauche avignonnaise souhaite aussi marquer sa différence à commencer par des thèmes où la gauche n’est pas forcément très à l’aise comme la sécurité ou le développement économique.
« Il s’agira d’abord de défendre l’intérêt général humain plutôt que l’intérêt électoral de chacun. Avignon a besoin de toutes les compétences et de toutes les volontés. D’où qu’elles viennent ! »

« La sécurité, ce n’est pas un slogan. C’est un droit. »

Sécurité et propreté
Bien que le détail du programme sera ‘co-construit’ à partir de septembre dans le cadre d’une large concertation lors de tables rondes et d’ateliers avec les militants et des représentants de la société civile, David Fournier entend déjà mettre en avant les problématiques de propreté et de sécurité dans cette campagne qui s’annonce.
« La propreté est la première vitrine de notre ville. Elle est aussi le reflet de notre respect collectif », estime t’il en annonçant déjà des moyens accrus pour la propreté urbaine ainsi qu’une tolérance zéro pour les incivilités. « Il faudra aussi agir à l’échelle du Grand Avignon sur une meilleure gestion des déchets. »
Côté sécurité, le candidat socialiste martèle : « La sécurité, ce n’est pas un slogan. C’est un droit. » Il préconise le recrutement de policiers municipaux supplémentaires : « il faut continuer le déploiement d’une police de proximité à l’instar de ce que nous avons fait à Saint-Chamand, au Pont-des-deux-eaux et sur la rocade avec la création d’un poste mixte police nationale et police municipale ».
« Aujourd’hui, Avignon doit faire face à l’emprise croissante du narcotrafic, qui engendre violence et insécurité dans nos quartiers, faisant peser la peur sur de trop nombreux habitants », constate le candidat qui souhaite aussi la mise en place, jour et nuit, de brigades de tranquillité dans les quartiers sensibles ainsi que le renforcement de la vidéoprotection dans le respect strict des libertés individuelles.
L’élu ne veut cependant pas miser sur ‘le tout sécuritaire’ : « Nous devons également faire le pari de la prévention, de l’éducation et de la présence humaine car on ne construit pas l’apaisement uniquement avec des caméras, mais avec de la confiance et du lien ».
Le déploiement de médiateurs urbains en lien avec les associations locales et les forces de l’ordre est annoncé. « Je souhaite aussi développer dans les quartiers de nouveaux services publics de proximité. »

« L’emploi, c’est la dignité. »

L’économie n’est plus un mot tabou pour la gauche
Conscient que pour pouvoir mieux partager la richesse, il faillait avant tout en créer, David Fournier rappelle que « les acteurs économiques ont un rôle essentiel à jouer et nous devons les accompagner ». Un soutien qu’il veut davantage marquer dans les secteurs des ICC (Industries culturelles et créatives), des énergies vertes, de l’installation des artisans et commerçants, de la redynamisation du commerce de proximité, de l’entrepreneuriat féminin et de l’insertion des jeunes. « L’emploi, c’est la dignité. Et la dignité doit être notre boussole. Notre ville a tout pour réussir : une histoire prestigieuse, un patrimoine d’exception, une jeunesse vivante, une position stratégique. Mais il faut libérer son potentiel. »
Et pour libérer son potentiel, David Fournier a aussi compris que l’enjeu des mobilités sera l’un des thèmes majeurs de la prochaine campagne, particulièrement le dossier de la LEO (Liaison Est-Ouest).

« Il faut relancer le débat sur la LEO. »

« Nous avons besoin de bouger mieux, de respirer mieux. Avignon mérite un plan de mobilité du XXIe siècle qui prenne en compte la situation de la cité des papes : son insularité, la totalité du périmètre de son aire urbaine, son positionnement stratégique sur l’axe PLM (Paris, Lyon, Marseille) et celui l’Espagne et de l’Italie… Bref, avoir une vision pour demain. »
Comme la compétence des transports dépend principalement de l’agglomération, il estime qu’il faut donc travailler au sein du Grand Avignon afin de développer des transports en commun et les mobilités douces, définir les extensions des réseaux de transports en commun vers les quartiers périphériques et les quartiers en construction, créer des pistes cyclables sécurisées supplémentaires ainsi que développer zones à faibles émissions.

Pour le lancement de sa campagne, David Fournier a réuni près de 250 personnes. Crédit :DR

« Pourquoi pas ne pas proposer le lancement d’un ‘Pass Mobilité Avignon’, accessible à tous, gratuit pour les moins de 18 ans, suggère-t-il ? Avec une révision des tarifs pour les familles en difficulté ou s’orienter vers la gratuité si nous en avons la possibilité financière ? »
Mais l’urgence à ses yeux c’est le trafic sur la Rocade : « Nous devrons aussi agir sur ce point aujourd’hui source de tensions avec plus de 40 000 véhicules par jour, dont 1 500 camions, qui dégradent la qualité de l’air, la sécurité et la santé de milliers de riverains. Il faudra remettre à plat ce dossier. » Les solutions existent : réaliser une liaison intra autoroute à Orange entre l’A7 et l’A9 « pour nous éviter des milliers de véhicules chaque jours », et surtout « relancer le débat sur la LEO » afin d’obtenir des mesures de restriction pour les poids lourds de transit.

« Je ne promets pas des miracles, mais du travail et de l’écoute. »

« Je ne promets pas des miracles, mais du travail, de l’écoute, de la transparence, de la proximité et un engagement total, insiste-t-il pour conclure son propos devant un auditoire conquis. Je suis de ceux qui croient que la politique peut encore réconcilier. Que les élus doivent ressembler à leur ville, la porter avec tendresse mais aussi avec courage. Je suis un homme de dialogue, un homme de terrain, un homme profondément humaniste. »

Laurent Garcia

Union de la gauche : « Rien de grand ne se construit dans la division »
Alors qu’ils sont trois de la majorité actuelle sur la ligne de départ pour ces élections municipales 2026, David Fournier a pu compter sur la présence d’une dizaine d’élus lors du lancement de sa campagne. Parmi eux notamment, Eric Deshayes de Génération.s, Mouloud Rezouali et Jean-Pierre Cervantes d’EELV (Europe écologie les verts), Julien De Benito du PCF 84 mais aussi Lucien Stanzione, sénateur PS de Vaucluse, ou bien encore le conseiller départemental de Vaucluse Samir Allel.
« Notre mouvement ‘Ensemble et Solidaires’, incarne un espoir concret : celui d’un projet humaniste, audacieux, ancré dans les valeurs de gauche, et porté par le sens du collectif. Car nous le savons : rien de grand ne se construit dans la division. L’union de la gauche et des écologistes est une condition à notre réussite. Je salue d’ailleurs la volonté des partis politiques de gauche d’entamer des discussions sincères et unitaires. Cette conduite est tout à leur honneur. J’en serai à la hauteur et je l’affirme : nous sommes prêts et disponibles pour discuter », assure le candidat socialiste.
Et quand on lui pose la question des divisions qui pourraient naître des rivalités avec ses Joël Peyre et Paul-Roger Gontard, ses ‘collègues’ de la majorité municipale, il répond : « contrairement à ce que peuvent dire les médias nous échangeons, nous nous rencontrons et nous avons tous le sens des responsabilités. »

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