30 mai 2026 |

Ecrit par le 30 mai 2026

Qui est Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME de Vaucluse ?

Denis Duchêne est le nouveau président de la CMPE de Vaucluse. Elu à l’unanimité lors de l’AG de la première organisation patronale du département qui vient de se tenir au centre des congrès du palais des papes, celui qui succède à ‘l’historique’ Bernard Vergier présente sa feuille de route et ambition d’atteindre 1 200 adhérents d’ici 3 ans.

Un entrepreneur autodidacte, né le 17 avril 1984 à la Clinique Urbain V du Pont-des-Deux-Eaux, qui a grandi avec ses deux frères et sa sœur sur l’Ile préservée de l’Oiselay à Sorgues où son papa était paysan et où sa maman a élevé la famille. Pas fan de l’école, il la quitte à 15 ans pour passer son CAP de plombier puis son CAP de chauffagiste avant de devenir salarié dès ses 18 ans. Comme il l’a dit jeudi soir au Palais des Papes, dans son discours : « J’ai commencé dans le BTP, à 20 ans et 6 mois en achetant une caisse à outils et un fourgon C 15 Citroën et en ouvrant mon entreprise à Entraigues Le bâtiment, c’est un secteur exigeant, rude parfois, mais profondément formateur. J’y ai appris la valeur du travail, le respect des équipes, l’importance de la parole donnée et surtout une chose essentielle : rien ne se construit seul. Je n’oublie pas d’où je viens » explique-t-il.

« Rapidement, je me suis fait ma place, jusqu’à compter une quarantaine de salariés et 6 ans plus tard et j’ai revendu mon affaire 7M€. Ensuite, après une courte pause professionnelle, je me suis engagé en politique à Entraigues ». Malgré un score respectable, (36,36% des suffrages) il est battu par le maire communiste sortant, Guy Moureau, lors des élections municipales de 2020.

« C’était un rêve de gosse. »

Denis Duchêne

Il cherche alors une affaire à reprendre et sur internet il est attiré par une annonce : la vente de l’Hostellerie Château des Fines Roches à Châteauneuf-du-Pape. « J’ai pris un virage important, en me lançant dans un secteur totalement différent. J’ai grandi en face, c’est le paysage de mon enfance, cette tour, cette immense terrasse au-dessus de la route. Gamin, je passais devant en vélo, je n’aurais jamais pensé avoir la capacité de l’acheter, c’était un rêve de gosse » précise Denis Duchêne.
Reprendre cet établissement 4 étoiles « En pleine crise sanitaire, alors que les avions étaient cloués au sol et que le tourisme, comme la France, étaient totalement à l’arrêt, ce n’était pas gagné » commente-t-il. D’autant que le monde de la banque était plutôt frileux en ces mois de confinement.
« Heureusement, le Crédit Agricole m’a fait confiance, j’ai prix un emprunt sur 6 ans seulement, j’ai fait faire des travaux de rénovation aux Fines Roches tout en gardant leur âme. Mais surtout j’ai voulu ouvrir cette maison à tout le monde. Ma fierté c’est qu’elle soit accessible aux plus modestes, avec un 1er menu à 28€. »

Crédit : Atelier B9

« Les chiffres sont importants, mais l’humain encore plus. »

Et il y a un an, j’ai poursuivi mon aventure dans la restauration en reprenant, en haut du village, une institution de Châteauneuf, la brasserie de la Mule du Pape. » Entre les deux entreprises, il est à la tête de 45 salariés. Il poursuit : « Ces expériences m’ont appris une chose fondamentale, les chiffres sont importants, mais l’humain encore plus. Je suis un dirigeant qui croit profondément que la rentabilité durable passe par le respect, la considération et le bien-être des femmes et des hommes qui font l’entreprise. La confiance, l’exigence et l’entraide sont des éléments fondamentaux. »
« Toute cette énergie, je la trouve auprès de ma compagne, Jennifer, de ma fille Léanne, de ma famille, de mes frères et ma sœur, de proches. Et j’ai une pensée pour mon papa agriculteur, qui n’est plus parmi nous et qui m’a tant apporté par son exigence et son fort caractère. »

« La CPME 84, c’est une force considérable. »

Denis Duchêne, président de la CPME 84 élu à l’unanimité pour un mandat de 3 ans, entouré des membres du nouveau bureau de la CPME 84. Crédit : Atelier B9

A la tribune de la Salle du Conclave pleine comme un œuf lors de la passation de présidence, Denis Duchêne, en présence notamment du président national de la CPME venu de Paris, Amir Reza-Tofighi, précise. « La CPME 84, c’est une force considérable, 800 adhérents, des TPE, des PME, des artisans, des commerçants, des industriels et même des paysans. Des femmes et des hommes qui créent de la richesse, de l’emploi, du lien social et qui font vivre nos territoire du nord au sud, de l’est à l’ouest. Elle est un pilier économique, mais aussi un acteur social, un partenaire institutionnel, un porte-voix. »
Denis Duchêne ajoute : « Nous traversons une période économique difficile, instable, nos entreprise subissent des changements règlementaires incessants, une pression fiscale et sociale forte, un climat politique mouvant, une visibilité réduite sur l’avenir. Rappelons que les TPE et PME emploient la moitié des salariés de Vaucluse. Elles forment, investissent, créent l’essentiel de la valeur ajoutée et maintiennent la vie locale. La CPME est à la fois un outil, un bouclier et un accélérateur. »

« La CPME est à la fois un outil, un bouclier et un accélérateur. »

Il a ensuite décliné la feuille de route de son équipe pour le mandat de 3 ans qui s’ouvre. D’abord, le développement territorial notamment autour d’Orange, Bollène, Vaison et le Pays d’Apt. « Nous devons créer des satellites de la CPME, proches des entrepreneurs, accessibles, visibles et actifs. Deuxième axe : la création de relations publiques pour que notre voix porte haut et fort. Les entrepreneurs doivent être consultés et respectés avec des relations apaisées et constructives. »

Troisième priorité : la relation avec les 800 adhérents vauclusiens, « C’est le cœur battant de la CPME, notre ADN, recueillir les doléances sur le terrain, les faire remonter avec une écoute bienveillante. Notre objectif et notre ambition sont clairs, atteindre 1 200 adhérents en 3 ans, grâce à une structuration solide, une présence permanente sur le terrain et une utilité concrète pour chaque entreprise. »

Passation de présidence entre Denis Duchêne et Bernard Vergier. Crédit : Atelier B9

Tous ces axes se feront avec la mise en place de vice-présidents délégués. Mais attention, « La CPME 84 n’est pas un business-club, elle n’a pas vocation à être élitiste. Au contraire, elle doit être démocratique, accessible et proche de la réalité avec, par exemple la création d’une cellule d’écoute confidentielle animée par des bénévoles formés (avocat fiscalistes, notaires, experts-comptables). Pourquoi ? Parce que des chefs d’entreprises viennent parfois nous parler de leurs difficultés, de leur détresse, mais d’autres n’osent pas par crainte ou pudeur, par peur de déranger. Nous devons les accompagner, les entendre, les orienter, les soutenir. D’ailleurs une adresse mail dédiée sera créée dans ce but. »

Plus de lien avec les élus
Le nouveau président a évoqué l’idée de dîners de l’économie, de rencontres entre entrepreneurs et décideurs, il souhaite renforcer les liens avec les institutions, les élus « Les députés et sénateurs doivent aussi venir davantage à notre contact. Ils ont une responsabilité majeure. Ils doivent entendre la voix des entrepreneurs. Nous devons échanger et construire au-delà des clivages politiques pour le bien de tous. »
Il a aussi évoqué la situation de la CCI 84, placée sous tutelle par la préfecture de région depuis le 30 janvier.
« Le délai imposé est particulièrement resserré pour préparer correctement un scrutin en vue d’une mandature restante d’environ 14 mois. Il nous appartient désormais de prendre du recul, de mener une réflexion approfondie et de déterminer en temps voulu si nous souhaitons ou pas nous positionner en faveur d’une éventuelle candidature. Quoi qu’il en soit, nous formons tous le vœu que cette élection prévue début juillet permette à la CCI de Vaucluse de retrouver la stabilité nécessaire à son bon fonctionnement au service de l’ensemble des entreprises du territoire. »
 Et il a conclu : « Je veux rester un homme accessible et disponible. Et créer une nouvelle dynamique. La CPME est unie et sereine. Ensemble, demain nous irons très loin. »


Qui est Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME de Vaucluse ?

Président de la CPME de Vaucluse depuis près de 25 ans, Bernard Vergier vient de passer la main à son successeur Denis Duchène. Un changement ‘historique’ à la tête de la première organisation patronale de Vaucluse.

Dans une salle des conclaves du palais des papes pleine à craquer, c’est la voix pleine d’émotion que Bernard Vergier a débuté son discours d’adieux à l’occasion de sa dernière assemblée générale en tant que président de la CPME de Vaucluse.
« J’adresse mes plus sincères remerciements aux adhérents du présent et du passé, à tous les mentors qui m’ont fait évoluer et qui m’ont mis sur la voix, malheureusement la plupart ne sont plus de ce monde, aux membres du conseil d’administration et du bureau d’hier et d’aujourd’hui ainsi qu’aux collaborateurs. »
Il faut dire Bernard Vergier est tombé dans la marmite du syndicalisme patronale depuis longtemps. En effet, c’est dans les années 1980 qu’il commence à militer activement au sein de l’organisation dont il vient de céder la présidence en Vaucluse. A l’époque, la CPME Confédération des petites et moyennes entreprises) s’appelait encore la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises). Elle portait d’ailleurs encore ce nom-là quand il en prend la présidence en 2002. Depuis, avec plus de 800 adhérents aujourd’hui, il en fait inlassablement la première organisation patronale du Vaucluse et l’une des places fortes de la CPME dans l’Hexagone.

Alain Gargani, président de la CPME Sud, et Amir Reza-Tofighi, président national de la CPME. Crédit : Atelier B9

« Il a construit l’une des plus belles CPME de France. »

Alain Gargani, président de la CPME Sud

« Il a donné sa vie pour ce territoire », confie Alain Gargani, président de la CPME Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur venu spécialement rendre hommage à celui qu’il considère comme son ami. « Bernard est un personnage incontournable du monde économique du Vaucluse, poursuit ce dernier. Par sa persévérance, son dynamisme et son intégrité, il a construit l’une des plus belles CPME de France. Notre organisation, qu’elle soit nationale, régionale ou locale, a grandi grâce à l’énergie qu’il a déployé. »

« Ces moments nous rappellent quelque chose d’essentiel, c’est que notre organisation tient d’abord grâce à l’engagement de femmes et d’hommes comme Bernard Vergier, insiste pour sa part Amir Reza-Tofighi, président national de la CPME venu spécialement pour l’occasion. Des chefs d’entreprise qui, après leur journée déjà bien remplie, trouvent encore l’énergie de défendre les autres entrepreneurs, de faire vivre un collectif, de porter la voix des entrepreneurs dans le débat public. Bénévolement, souvent discrètement, et toujours par conviction. C’est cela l’esprit de la CPME : un réseau vivant, un réseau enraciné dans les territoires, et un réseau qui s’inscrit dans le temps et qui sait transmettre. Bernard Vergier fait partie de ceux qui ont construit, patiemment, année après année, ce que la CPME est devenue aujourd’hui dans ce département. Une organisation respectée, enracinée, utile aux entrepreneurs du territoire. Merci Bernard ton engagement, pour ce que tu as construit et pour ce que tu transmets aujourd’hui. »

« Notre organisation tient d’abord grâce à l’engagement de femmes et d’hommes comme Bernard Vergier. »

Amir Reza-Tofighi, président national de la CPME

Et le président national de continuer : « Je veux également saluer Denis Duchêne, qui prend aujourd’hui la suite. Avec toi, c’est une nouvelle étape pour la CPME de Vaucluse. Avance avec ton énergie et ta vision, tout en sachant que l’expérience de ceux qui ont construit avant toi est toujours une richesse. Il est plus simple de bâtir l’avenir quand on a l’Histoire à ses côtés. »

« Je sais que nous pouvons compter sur Denis Duchêne », complète Alain Gargani. En s’adressant à Bernard Vergier, le président régional poursuit : « Ton successeur, que tu as accompagné depuis longtemps, sera à la hauteur du challenge. On reconnaît d’ailleurs les grands hommes au talent qu’ils ont déployé durant leurs actions, mais surtout au talent qu’ils ont pour assurer leur transmission dans l’intérêt général de leur organisation. »

« Travailler en équipe, ce n’est pas penser pareil, c’est avancer ensemble. »

Denis Duchêne, nouveau président de la CPME de Vaucluse

« Etre élu président de la CPME de Vaucluse est un moment fort pour moi, un moment de vérité, mais aussi un moment qui engage, annonce avec solennité Denis Duchêne suite à son élection à l’unanimité par le nouveau conseil d’administration (voir ci-dessous : Renouvellement du bureau).
S’adressant directement à son prédécesseur, il déclare : « Bernard, tu peux être fier du chemin parcouru. Sous ta présidence, la CPME de Vaucluse est devenue l’une des plus importantes de notre pays. Une organisation respectée, structurée, crédible et écoutée. Tu t’es engagé pendant plus de 55 ans pour défendre les intérêts des entrepreneurs auprès des décideurs. L’énergie que tu as déployée t’as permis de faire rayonner cette belle confédération. Tu as su fédérer, rassembler, professionnaliser, donner une identité forte à notre confédération. Ce que tu as construit est solide. C’est sur ces bases que nous voulons poursuivre et amplifier notre action. »

Renouvellement du bureau
Si Denis Duchêne a été élu à l’unanimité pour un mandat de 3 ans, cette assemblée générale de la CMPE 84 a été aussi l’occasion de renouveler le bureau de l’organisation patronale vauclusienne :
– Président : Denis Duchêne
– Vice-Président Artisanat : Julie Fliti
– Vice-Présidente Industrie : Mélanie Marques
– Vice-Président Services : Stéphane Gandon
– Vice-Président Commerce : Raphaël Laborie
– Trésorier : Paul Campbell
– Trésorière adjointe : Marie Beaurain
– Secrétaire : Hervé Belmontet
– Secrétaire Adjoint : Michel de Saint Auban
Crédit : Atelier B9

« Le nouveau Conseil d’administration aura un rôle essentiel : définir les orientations, veiller à leur mise en œuvre et garantir la cohérence de notre engagement collectif, enchaîne le nouveau président. Dès demain, nous allons travailler ensemble avec la plus grande rigueur dans un esprit d’exigence partagée et de bienveillance. Travailler en équipe, ce n’est pas penser pareil, c’est avancer ensemble.

« La CPME doit aller vers les chefs d’entreprise, pas l’inverse. »

Denis Duchêne souhaite donc poursuivre la dynamique engagée par le président sortant axée sur le service aux adhérents mais également moderniser l’organisation en l’ouvrant sur l’ensemble des écosystèmes économiques et institutionnels du département. Pour cela, il ambitionne de déployer une action sur l’entièreté des bassins économiques vauclusiens et apportant un service toujours plus proche et réactif pour les adhérents.

Denis Duchêne : CV express
A 41 ans, Denis Duchêne est déjà doté d’une solide expérience de dirigeant d’entreprises. Il fonde, seul, AMD Energie en 2005, à Entraigues-sur-la-Sorgue, spécialisée dans la plomberie et le génie climatique pour céder la structure et ses 40 collaborateurs en 2019. En 2020, il rachète l’Hostellerie du Château des Fines Roches à Châteauneuf-du-Pape qui deviendra un lieu emblématique de l’hôtellerie-restauration prémium, des séminaires et des évènements festifs du département, puis en 2025, il acquiert la brasserie La Mule du Pape sur la même commune.

« Aujourd’hui, nous traversons une période économique difficile, instable et incertaine, constate Denis Duchêne. Nos entreprises subissent des changements réglementaires incessants, une pression fiscale et sociale forte, un climat politique mouvant et une visibilité réduite sur le terrain. Et pourtant, ce sont toujours les mêmes qui tiennent, les TPE et les PME. Ces dernières créent l’essentiel de la valeur ajoutée, elles investissent, elles forment, elles maintiennent la vie économique locale. La CPME 84 est là pour elles » explique-t-il en présentant les principaux axes de sa feuille de route dont une plus grande présence sur le terrain : « La CPME doit aller vers les chefs d’entreprise, pas l’inverse. »

D’ici 3 ans, Denis Duchêne espère atteindre 1 200 adhérents.« Pas par opportunisme, pas par effet d’annonce, mais grâce à une structuration solide, une présence permanente sur le terrain et une utilité concrète pour chaque entreprise. Une croissance forte et structurée qui ne se fera pas au détriment d’un accompagnement rigoureux. »
« Ce que je veux, c’est créer une dynamique, conclut-il. Je suis pleinement conscient de la portée et des exigences de la responsabilité qui m’est confiée. Je veux rester un homme accessible et disponible. Suivez-moi dans ce magnifique projet car rien ne se construit seul. »

Election à la CCI : des dossiers à épurer
Evoquant les prochaines élections à la CCI de Vaucluse prévues pour juillet prochain suite à sa mise sous tutelle il y a quelques semaines, Bernard Vergier regrette le délais très court pour déposer une liste alors qu’il ne reste que 12 à 14 mois de mandature.
« Cela ne nous semble pas réaliste tenant compte du désordre et des dossiers très délicats à épurer à ce jour, insiste-t-il. Il semblerait plus cohérent de garder ce temps et notre énergie pour le futur. »
L’ancien président de la CPME poursuit cependant : « la CPME 84 souhaite depuis de nombreuses années une CCI constituée d’élus, travaillant dans l’intérêt général au service des entreprises vauclusiennes comme nous le faisons dans notre confédération. C’est pour cela que nous prendrons notre décision prochainement de créer, ou pas, une liste en s’associant, ou pas, à d’autres organisations patronales. »
Même son de cloche pour Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME : « Le délai imposé est particulièrement resserré pour préparer correctement un scrutin intermédiaire en vue d’une mandature restante d’environ 14 mois. Il nous appartient désormais de prendre du recul, de mener une réflexion approfondie et de déterminer en temps voulu si nous souhaitons ou pas nous positionner en faveur d’une éventuelle candidature. Quoi qu’il en soit, nous formons tous le vœu que cette élection prévue début juillet permette à la CCI de Vaucluse de retrouver la stabilité nécessaire à son bon fonctionnement au service de l’ensemble des entreprises du territoire. »

« N’oubliez pas le monde économique. »

Bernard Vergier

« Grâce à vous tous, j’ai pu apprendre, grandir, évoluer et m’enrichir de vos savoirs, rappelle pour sa part Bernard Vergier avant de passer définitivement la main à son successeur. Oui chers adhérents, chers amis, je resterai jusqu’à la fin de ma vie, admiratif de votre capacité à vous relever, à vous adapter face à une règlementation toujours plus lourde et une fiscalité toujours plus instable.  Des hommes et femmes remplis d’audace, qui ont décidé un jour d’entreprendre, de prendre tous les risques pour faire fonctionner leurs entreprises, recruter, investir et avec toutes les tempêtes que nous avons traversées. »

Municipales : appel aux futurs maires de Vaucluse
Lors de l’AG de la CPME 84, Bernard Vergier, le président sortant a souhaité sensibiliser les candidats aux élections municipales et les futurs conseils communautaires sur la nécessité de « de prioriser les sujets en lien avec l’entreprise, l’emploi et l’attractivité du territoire. C’est un moment stratégique car ce sont des décideurs économiques locaux pesant sur l’urbanisme, la fiscalité, la commande publique, mais aussi sur les mobilités, la sécurité et les règlementations locales. Ne l’oublions pas… Nous voulons sensibiliser nos adhérents chefs d’entreprise pour qu’ils aillent voter et ne fassent pas d’erreur dans leur choix définitif.

« Je suis honoré de la confiance que vous m’avez accordé durant toutes ces années et depuis 2002 à la présidence de notre CPME départementale, répète-til. Et avant de passer le flambeau dignement, avec le sentiment du devoir accompli, je souhaite adresser un message à l’ensemble de la classe politique d’aujourd’hui et du futur : placez durablement l’entreprise au cœur de votre action ! N’oubliez pas le monde économique, les TPE, les PME, les artisans, les commerçants. Sans entreprise, pas d’emploi, pas d’investissement, pas d’impôt, pas d’Etat fort tout simplement ! »

Laurent Garcia

« La CPME 84, ce sont aussi des femmes et des hommes qui travaille dans l’ombre et sans qui rien ne fonctionne », assure Denis Duchêne, le nouveau président. Notamment, Olivier Pieri, l’infatigable secrétaire général de l’organisation patronale en Vaucluse. Crédit : Atelier B9

Activité : une année bien chargée et une 2e édition de ‘Made in PME’
Avec ce changement de présidence historique, on en oublierait presque que l’événement comprenait également une assemblée générale statutaire. Une AG où Hervé Belmontet, le secrétaire, a rappelé les nombreuses actions de la CPME 84 durant la période 2025-2026 : Les Trophées des entrepreneurs positifs où les Vaucluse s’est encore distingué après les succès de 2024, l’essor du pôle Femmes chefs d’entreprise, les rencontres réseau, les visites d’entreprises, le développement du pôle jeune, les rencontres thématiques, les cessions de formations juridiques, les formations prud’homales, la journée Carsat, les conventions avec de nombreux partenaires (France travail, Apec, Urssaf, Ordre des avocats du barreau Avignon, SG SMC, EDF, Groupama, Orange, groupe VYV- armonie Mutuelle, CPAM 84, Défense Mobilité, préfecture de vaucluse, gendarmerie nationale, police nationale, l’armée, GSC…)

Autre événement à venir : la 2e édition du salon Made in PME qui se tiendra les 8 et 9 avril prochain au parc Chanot à Marseille. « On a capitalisé et la prochaine édition sera encore mieux, annonce Alain Gargani, président de la CPME Sud. On se sera là pour faire du business. Il y aura 200 stands, des rencontres avec des chefs d’entreprise, 2 speed business en B2B… Il y aura aussi les principaux acheteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi que tous les acheteurs des prochain JO d’hiver dans notre région. Quatre ministres seront également là. »

Crédit : Atelier B9

Qui est Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME de Vaucluse ?

« C’est un choix qui a été très difficile à faire. J’ai longuement pesé le pour et le contre. Au terme de six mois de réflexion, d’interrogation, j’ai pensé que je ne pouvais pas tout faire, être présent partout », confie Denis Duchêne d’une voix grave empreinte d’émotion.

Celui qui avait mené la liste ‘Nouvelle dynamique pour Entraigues’ en 2020 et avait obtenu 36,37% des suffrages face au maire sortant, le communiste Guy Moureau réélu (57,08% des voix) pour un 7ᵉ mandat, ne se représentera pas aux Municipales, les 15 et 22 mars prochains.

« Pendant ces cinq années, avec mon équipe, nous avons défendu avec force la voix de celles et ceux qui nous ont fait confiance. Nous avons représenté une opposition constructive, en menant des débats parfois vifs, mais toujours respectueux. Nous avons également dénoncé certaines dépenses inutiles financées par nos impôts », écrit Denis Duchêne dans une lettre ouverte adressée aux Entraiguois.

« Je ne serai pas candidat aux prochaines élections municipales de 2026. »

Et il en vient au fait, sans détours. « Aujourd’hui, c’est avec beaucoup d’émotion, et une pointe de tristesse aussi, que je vous écris. Mais ce n’est pas pour vous parler de projets, d’échéances ou de futurs engagements. C’est pour vous confier une décision profondément réfléchie ; je ne serai pas candidat aux prochaines élections municipales de 2026. »

« Cette décision n’a pas été facile à prendre, croyez-le bien. Elle ne s’est pas prise sur un coup de tête, car je mesure l’honneur d’avoir gagné votre confiance, votre écoute et vos espoirs. Et même dans la défaite, en pleine pandémie, je me suis senti porté par ce lien fort qui nous unit : l’amour d’Entraigues. Depuis ce scrutin, nous n’avons jamais déserté le terrain, nous avons poursuivi notre engagement dans les commissions, les conseils municipaux, avec les associations, les échanges privés et publics, mais la vie, vous le savez, suit des chemins inattendus. »

« En 2020, je me suis lancé dans un nouveau défi professionnel en rachetant l’Hostellerie des Fines Roches à Châteauneuf-du-Pape. En 2025, j’ai poursuivi cette aventure avec l’acquisition de la brasserie La Mule du Pape en m’associant avec deux amis, cela m’amène à gérer plus de 45 salariés au quotidien. Depuis quelques années, un autre engagement occupe aussi une part importante de mes activités, la CPME (Confédération des Petites et Moyennes Entreprises) de Vaucluse dont je suis le 1ᵉʳ Vice-Président. Un poste important pour accompagner les entrepreneurs et les commerçants, pour soutenir le tissu économique local, promouvoir l’emploi de proximité. C’est un autre combat, mais il est, lui aussi, profondément tourné vers l’humain. Ces responsabilités m’obligent à reconnaître qu’il me serait impossible de concilier ces engagements professionnels avec un nouveau mandat municipal avec la rigueur et le dévouement que cela impose. »

« Entraigues, c’est une partie de moi et de mon histoire. »

Il poursuit « J’ai choisi de vous en parler maintenant avec franchise, je ne veux pas tricher avec vous. C’est avec conviction que j’ai dénoncé le cumul des mandats et les indemnités du maire en place. Malgré le discours de façade et le bien d’Entraigues, cet homme doit cesser de ‘commander’  cette mairie en 2026, car il est dépassé. Je n’efface rien de mon engagement d’hier, ni de mon amour pour cette commune. Entraigues, c’est une partie de moi et de mon histoire et cela le restera quelles que soient mes nouvelles fonctions. »

Denis Duchêne continue à expliquer sa décision de ne pas se représenter aux municipales. « Je vois tous les enjeux qui s’annoncent pour notre ville, il y a tant à faire encore, je ne peux m’empêcher de regretter de ne pas être parmi ceux qui, demain, auront à y répondre en 1ère ligne. J’adresse aussi un mot à tous ceux qui m’ont accompagné, soutenu, conseillé, parfois critiqué avec justesse : merci. Tout cela fait vivre la démocratie locale, mon engagement pour Entraigues ne s’éteint pas, il prend une autre forme, moins visible, peut-être moins politique officiellement, mais tout aussi sincère. Je resterai un citoyen vigilant, disponible, soucieux de l’avenir de notre territoire. Je resterai à votre écoute et qui sait ? La vie réserve parfois des surprises… »

Il conclut : « Je mesure la chance que j’ai eue de pouvoir vous représenter, même depuis l’opposition. Je vous ai écrit cette lettre avec sincérité, avec toute ma gratitude, mon respect et mon affection. »

Denis Duchêne, qui a un double engagement professionnel (ce qui est déjà très chronophage puisqu’il emploie 45 salariés) et un 3ᵉ patronal à la CPME où des élections auront lieu, précisément en mars prochain, et il pourrait s’y impliquer davantage. Sans parler de sa vie d’homme, de papa d’une jeune lycéenne de 15 ans. Il a aussi « envie de vivre une belle aventure » avec toutes ses facettes, toutes ses responsabilités.


Qui est Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME de Vaucluse ?

De Bollène et du Tricastin jusqu’aux Alpilles ainsi que du Pont du Gard jusqu’au Luberon en passant par Vaison-la-Romaine, le Grand Avignon, le Comtat Venaissin ou bien encore le Pays des Sorgues plus d’une quarantaine de réseaux économiques locaux ainsi qu’une vingtaine de partenaires* ont participé à la première édition de La Grande soirée des réseaux organisée par La Maison de la Com’ et l’Hostellerie du Château des Fines Roches.

L’événement, dont la jauge avait été limitée volontairement, a fait le plein en accueillant plus de 700 personnes. Un succès pour cette première inédite où les participants on pu ‘réseauter’ en découvrant le village des réseaux dans une ambiance particulièrement conviviale.

« Un catalyseur de liens. »

Armand Cointin & Denis Duchêne

« Nous avons imaginé cette soirée comme un catalyseur de liens : entre entrepreneur, artisans, commerçants, professions libérales et bien sur les réseaux qui constituent une vraie force vive dans la région », expliquent en chœur Denis Duchêne, patron de l’Hostellerie du château des fines roches, et Armand Cointin, co-fondateur de La Maison de la Com’ située aux Paluds-de-Noves Parce qu’un bon réseau, ce n’est pas qu’un carnet d’adresses : c’est une communauté qui se soutient, se recommande, se développe ensemble. »

*dont l’Echo du Mardi


Qui est Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME de Vaucluse ?

Appelant à davantage de stabilité et de simplification, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) de Vaucluse profite de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée pour demander à ce que l’on encourage ceux qui font tourner l’économie. Avec en point de mire, les prochaines élections municipales où la confédération patronal présidée par Bernard Vergier entend bien porter la voix des entrepreneurs vauclusiens dans les principales villes du département.

« Nous traversons une période difficile et incertaine, observe avec inquiétude Bernard Vergier, président de la CPME de Vaucluse. Notre économie est particulièrement en souffrance et paye aujourd’hui les conséquences de plusieurs années de tumulte. L’instabilité politique qui s’installe vient accentuer ces épreuves. »
Pour le président de la première organisation patronale du département et ses 900 adhérents directs, la priorité est de « retrouver rapidement de la stabilité et de la visibilité pour que nos entreprises puissent faire face à l’inquiétude grandissante de nos chefs d’entreprise, à des carnets de commande en baisse, aux investissements suspendus, aux défaillances d’entreprise en hausse ainsi qu’au dérapage incontrôlé des finances publiques. »
Un constat sans appel pour celui qui veut redonner envie aux Français de travailler plus : « il nous faut encore plus de productivité, il est impératif que nous encouragions ceux qui font tourner notre économie. »

Urgence à traiter de nombreux dossiers
Pour cela, la CPME 84 estime que les sujets à traiter sont nombreux : loi de finance prévoyant une fiscalité pour les entreprises stable et compétitive, politique durable d’aide à l’apprentissage, aide à l’embauche incitative pour les entreprises, éclaircissement pérenne du dispositif ‘Ma prime renov’ pour le secteur du bâtiment, stabilité dans les modalités de la certification Qualiopi (9 versions en 3 ans) dans le cadre de la formation professionnelle, cohérence de la réforme des règlementations thermiques très contraignantes pour les petits propriétaires, amélioration rapide du guichet unique piloté par l’INPI, véritable réforme de l’assurance chômage et une incitation plus forte à la reprise d’activité afin de lutter contre le chômage de complaisance, simplification administrative et fiscale…

Nos décideurs politiques ont donc du pain sur la planche, car pour la Confédération des petites et moyennes entreprises, les dossiers urgents ne manquent pas. « Nos PME sont de véritables moteurs de croissance et d’emploi, ne n’oublions pas », insiste Bernard Vergier.

Petit-déjeuner sur la réforme de la facture électronique
Chaque année, la CPME 84 propose près de 70 rendez-vous à ses adhérents. Dans ce cadre, la Confédération vauclusienne organise un nouveau petit-déjeuner sur le thème : ‘La réforme de la facture électronique : une opportunité de compétitivité pour les entreprises’.
Une matinée sur les nouvelles modalités de la facture électronique qui doivent être en mise en place pour septembre 2026 animée par Valérie Schneider, directrice commerciale régionale – SG SMC Avignon, Laure Ousset, responsable du marché des professionnels – SG SMC Avignon, Vanessa Bisson, chef de marché au sein de la direction des marchés – SG et Roxane Guétal, directrice territoriale et expert-comptable chez Rydge Conseil (ex KPMG).
‘La réforme de la facture électronique : une opportunité de compétitivité pour les entreprises’. Jeudi 9 ocotbre. De 8h30 à 10h30. Mercure Avignon-TGV. 2, rue Mère Térésa. Avignon. Inscription et renseignement : 04 90 14 90 90 ou contact@cpme84.org

Les CPME 84 entend faire entendre la voix des entrepreneurs lors des élections
Municipales, présidentielle, législatives, départementales, les élections vont se multiplier à partir de l’année prochaine. Dans cette optique, la CPME de Vaucluse entend plus que jamais porter la voix des entrepreneurs locaux, notamment celles de 8 000 entreprises vauclusiennes qu’elle fédère avec ses branches professionnelles) lors de ces différents scrutins. A commencer par celui des municipales de mars 2026 qui entrainera ensuite la mise en place des conseils communautaires « si importants pour le développement économique local ».

« Indépendamment de leurs sensibilités politiques, nos futurs élus doivent comprendre qu’il est impératif de positionner durablement les entreprises, en particulier nos TPE et PME, qui représentent dans notre département 99% des entreprises, ainsi que l’ensemble de notre économie au cœur des décisions. »

« Je voudrais qu’Avignon redevienne une vraie locomotive économique. »

Bernard Vergier, président de la CPME 84

L’occasion pour Bernard Vergier ‘d’égratigner’ le bilan de l’actuelle municipalité : « Notre chef-lieu doit retrouver un développement positif et s’attacher aux problématiques structurelles de propreté, de circulation et stationnement, de sécurité et d’attractivité des commerces. Je voudrais qu’Avignon redevienne une vraie locomotive économique afin de tirer tout le Vaucluse qui figure parmi les départements les plus pauvres de France. »

« Il faut nous écouter car nous sommes proches du terrain, poursuit le président de la CPME 84. Ce que nous voulons c’est le bon sens et la raison. Les élus doivent impérativement tenir compte des problématiques en tout genre de nos entrepreneurs sur le terrain. Car sans entreprises privées, pas de recettes fiscales, pas de création de richesses, pas d’investissement, pas de redistribution ni d’aides sociales et enfin pas de financement des infrastructures publiques. »

Habiter à Villeneuve mais voter à Avignon ?
Afin de peser encore davantage sur le prochain scrutin des municipales, la CPME 84 veut inciter les chefs d’entreprise et commerçants locaux à s’inscrire sur les listes électorales de la commune où se trouvent leur entreprise ou leur commerce. « On peut très bien habiter à Villeneuve-lès-Avignon ou Les Angles et voter sur Avignon », explique Bernard Vergier.
« Pour cela, il faut avoir au moins 2 ans d’ancienneté en temps que dirigeant ainsi qu’avoir son commerce installé dans la commune depuis 2 ans », complète Olivier Pieri, secrétaire général de la CPME 84 en s’appuyant sur l’article L11 du code électoral.

« La solution c’est la LEO. »

Une allusion directe à la LEO (Liaison Est-Ouest), le contournement par le Sud de l’agglomération avignonnaise pour lequel la CPME de Vaucluse s’est particulièrement mobilisée : « Encore une fois, les tranches 2 et 3 de la Liaison Est-Ouest doivent être une priorité car il y a un vrai problème de pollution sur la rocade et ses habitants. C’est alarmant en termes de santé publique ! Il faut prendre des décisions. Mais vouloir faire passer les transporteurs par Noves ou à Orange comme c’est envisagé par certain, c’est déplacer le problème. Ne tuons pas cette profession. La solution c’est la LEO car en termes d’infrastructures nous avons 50 ans de retard. »
L’occasion pour Bernard Vergier d’appuyer ensuite sur les difficultés de déplacement et de mobilité dans l’agglomération de la cité des papes : « le plan de circulation au sein de la ville d’Avignon doit être revu et des solutions de stationnement efficaces mises en place pour sauver le commerce de proximité. »

Un constat partagé par Marie-Pierre Ghirardini, administratrice de la CPME 84 et directrice de l’Hôtel d’Europe depuis 2013 : « il y a ce problème de circulation. Il y a une vingtaine de restaurants du centre-ville en redressement alors que sur Villeneuve-lès-Avignon et Les Angles il y a plein de petits restaurants qui ont été créés et qui sont remplis. Les gens ne viennent plus car les gens car ils sont angoissés à l’idée d’y venir stationner. Ils ont peur de louper leur rendez-vous. L’intra-muros est vraiment pénalisé. C’est la même chose pour les artisans qui interviennent auprès des professionnels ou des particuliers, ils reçoivent une myriade de PV. »

Nouvelle édition des trophées des entrepreneurs positifs
La CPME 84 organise, en partenariat avec la CPME SUD, la sixième édition des trophées des entrepreneurs positifs. L’évènement se déroulera jeudi 2 octobre prochain à partir de 18h à la Factory Avignon au Pontet. Cette année, 39 dossiers de candidature ont été reçus afin de concourir dans les différentes catégories (Courage, Persévérance, Eco-responsabilité, Créativité, Solidarité et Bienveillance) afin de succéder aux précédents lauréats départementaux de l’édition 2024. Des lauréats qui s’étaient ensuite particulièrement distingués lors de la finale régionale à Gréoux-les-Bains en plaçant deux entreprises vauclusiennes parmi les six vainqueurs régionaux. Cette année, c’est à Marseille que la grande finale de la Région Sud se tiendra le 20 novembre prochain à Marseille.
Trophée des entrepreneurs positifs 2025. Jeudi 2 octobre. 18h. Factory Avignon. 107, allée de Virée Abeille. Le Pontet. Rencontre limitée aux 180 premières inscriptions sur contact@cpme84.org

« Aujourd’hui, je vois des décisions allant souvent à l’encontre de notre vie quotidienne d’artisans-commerçants. »

Denis Duchêne, vice-président de la CPME 84

De son côté, Denis Duchêne, propriétaire de l’Hostellerie du château des fines roches et vice-président de la CPME 84 regrette pour sa part « une relation entre les politiques et les syndicats représentatifs comme le nôtre qui n’existe pas alors que nous devrions pouvoir travailler ensemble. Aujourd’hui, je vois des décisions qui sont prises allant souvent à l’encontre de notre vie quotidienne d’artisans-commerçants. J’espère vraiment que cela s’améliorera. Pour cela, il faut une évolution à Avignon mais aussi autour, notamment le Grand Avignon. »
« Ce qui nous intéresse c’est l’économie vauclusienne, et son cœur c’est Avignon », martèle Bernard Vergier.

Dans cet optique, la CPME entend jouer pleinement son rôle d’aiguillon auprès des futurs maires de Vaucluse. La Confédération a ainsi déjà rencontré 3 candidats déclarés sur Avignon pour évoquer leur projet. Ensuite, comme en 2020, la CPME rassemblera en février prochain les principaux candidats des 12 plus grandes villes de Vaucluse pour les soumettre à un questionnaire économique et social afin de se déterminer sur leur programme.
En attendant, malgré « le contexte compliqué, les chefs d’entreprise de notre organisation se démènent pour garder le cap, continuer à innover, investir et recruter » insiste Bernard Vergier.

Laurent Garcia

Formation juridique avec le cabinet Barthélémy
La CPME 84 propose une formation juridique animée par Maître Hélène Quilichini, avocate associée spécialisée en droit social au cabinet Barthélémy Avocats. Ce rendez-vous aura pour thème : ‘Accident du travail, maladies professionnelles : reconnaissance et obligations du chef d’entreprise’.
L’occasion d’aborder des questions comme ‘Que recouvrent les notions d’accident du travail, d’accident de trajet, de maladie professionnelle ?’, ‘Quelles sont les obligations à la charge de l’employeur, du salarié ?’, ‘Quels sont les moyens de contestations possibles ?’, ‘Quelles sont les conséquences directes et indirectes de la reconnaissance du caractère professionnel d’un accident ou d’une maladie pour l’employeur ?’ ou bien encore ‘Quelles sont les conséquences de la réalisation du risque professionnel ?’.
Formation juridique. Mardi 30 septembre. De 8h30 à 12h. Novotel Avignon-Nord. 135, avenue Louis Pasteur. Sorgues. Inscription et renseignement : 04 90 14 90 90 ou contact@cpme84.org


Qui est Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME de Vaucluse ?

Entre récession, ralentissement, reflux et résilience…. Plutôt morose la situation économique du Vaucluse en septembre. Après la parenthèse enchantée des Jeux Olympiques, la Banque de France, la Chambre de métiers et de l’artisanat, la fédération du BTP 84, la direction départementale des Finances publiques ou bien encore la CPME 84 se sont réunis à la chapelle Saint-Praxède à Avignon, siège de la Chambre des métiers pour évoquer la rentrée économique en Vaucluse.

C’est d’abord Christine Gord, la directrice de la banque de France de Vaucluse qui a longuement pris la parole de cette réunion de rentrée placée sous le thème ‘Entre attentisme et incertitudes’ : « L’environnement économique s’éclaircit, mais des zones d’ombre persistent. Même si la croissance du PIB en France est un peu plus soutenue que prévue (+1,1%) et que l’inflation ralentit (+2,1% en juin 2024). Mais elle atteint quand même +6% pour l’énergie, +5% pour les services, +3,7% pour les produits manufacturés et +2,5% pour l’alimentation ».

« Même s’ils ont plus progressé que l’inflation, les salaires n’ont pas compensé les pertes cumulées en 2022 et 2023. »

Christine Gord, directrice de la banque de France de Vaucluse

Elle poursuit : « Les taux de la BCE (Banque centrale européenne) sont en légère diminution (3,5%) et nous devons éviter la spirale infernale taux/salaires, d’autant plus que même s’ils ont plus progressé que l’inflation, les salaires n’ont pas compensé les pertes cumulées en 2022 et 2023. »

Avec une France cumulant 3 600 milliards d’euros de dettes, les Français ont préféré l’épargne à la consommation. Elle est ainsi passée de 17,08% au premier trimestre à 17,90% en septembre. Par ailleurs, le surendettement des ménages grimpe de 20% en Vaucluse (664 dossiers déposés en août 2023, 799, un an plus tard). Résultat : le secteur de la construction est sous tension. Daniel Léonard, le Président de la Fédération du bâtiment et des travaux publics de Vaucluse y reviendra un peu plus tard, à la tribune.

Procédures de défaillances en Vaucluse.

La directrice départementale de la Banque de France, évoquera également le chiffre d’affaires de la Région Sud, 127Mds€ pour 525 702 effectifs, avec en tête le commerce (34%), puis les services (30%), l’industrie (24%) et la construction (12%). Et pour les effectifs, ce sont les services qui cumulent le plus d’emplois (58%), suivis du commerce (16%), de l’industrie (15%) et du BTP (11%). Elle a aussi précisé que c’est chez nous dans la Région Sud (+12,9 jours de retard), comme en Ile-de-France (+17,4 jours) et dans les Hauts-de-France (+12,6 jours) que la trésorerie des entreprises est la plus tendue à cause des retards de paiement de qui les pénalise. Mais elle a conclu que, « Globalement, selon un questionnaire auquel ont répondu des centaines de chefs d’entreprises, ils restent plutôt confiants en l’avenir et optimistes, avec des perspectives étonnamment encourageantes ».

Une défaillance pour 4 créations
Après elle, c’est Olivier Borel qui, représentant Tribunal de commerce d’Avignon, a pris la parole pour évoquer les chiffres du. « En gros, on recense une défaillance pour 4 créations d’entreprises. L’an dernier, en Provence-Alpes-Côte d’Azur il y a eu 25 840 sociétés nouvelles pour 5 828 radiations. Dès que des difficultés apparaissent, il faut absolument que les patrons se rapprochent de nous. Plus ils attendent, plus leur situation risque de s’aggraver. Nous sommes là pour les aider, les accompagner, les protéger, les sortir de l’impasse. C’est gratuit, on les écoute et on les oriente si possible vers des procédures amiables. »
En 2023, 23% des défaillances ont concerné le BTP, 21% le commerce et la réparation automobile et 15% l’hébergement et la restauration. Il y a eu +22% de procédures en Vaucluse (38 403) dont 43% ont débouché sur un redressement judiciaire et 17% sur une liquidation. Mais le taux de conciliation lui, a été de 81%.

Michel Laffitte, le Directeur départemental des Finances Publiques de Vaucluse est intervenu brièvement mais fermement pour déclarer : « La situation n’est pas bonne sur les 12 derniers mois. Le chiffre d’affaires a progressé de +1,3 en France, a reculé de – 2,4 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et de 0,9 en Vaucluse. » Par secteur, ce sont surtout les arts et spectacles avec les festivals (6%), qui nous sauvent, l’information et la communication (5,6%), le tourisme avec l’hébergement et la restauration (5,3%), et l’agriculture, en particulier le négoce du vin (1%). Alors que la santé et l’action sociale plongent à -5,4% et le transport et l’entreposage à -1,9%.

Le BTP veut garder l’espoir
C’est alors que Daniel Léonard, le président de la Fédération du BTP 84 a conclu la séance avec une série de chiffres en baisse : -12,9% de construction de logements neufs, -6% d’activité dans les travaux publics, – 16% d’appels d’offres. Mais « Il faut garder l’espoir, le moral. Les prêts à taux zéro ont progressé de 28%, la production de béton prêt à l’emploi a augmenté de 3% (371 740m3), le montant des appels d’offres travaux a grimpé de +6,9% (soit 690M€). Donc ne baissons pas les bras, continuons à former des jeunes, à transmettre nos métiers. Nous réhabilitons des logements anciens, nous faisons de la rénovation thermique pour que les appartements et les maisons ne soient plus des passoires, nous travaillons aussi sur les conduites et canalisations d’eau avec les grands donneurs d’ordres (Veolia, Suez) pour qu’il y ait moins de fuites. En ce moment il y a le chantier de la future prison d’Entraigues, de la déviation de la Nationale 7 à Orange, du réaménagement du carrefour de Bonpas. Que les élus des mairies, des communautés de communes et du département de Vaucluse continuent à nous faire confiance. Nos concitoyens ont besoin d’un toit, de crèches, d’écoles, de collèges, de lycées pour leurs enfants, de commerces, de lieux de culture et de loisirs, de routes. Nous n’avons pas le droit d’être pessimistes ».

La CPME martèle son appel à la confiance
Même volonté d’optimisme pour Bernard Vergier, le président de la CPME de Vaucluse qui, à l’image de la rentrée de la première confédération patronale du département, martèle son message d’appel à la confiance : « Nous souhaitons que la nomination du premier ministre puisse amener de la stabilité et de la visibilité pour nos entreprises afin de faire face à leurs inquiétudes grandissantes, à des carnets de commande en baisse, des investissements suspendus, des défaillances d’entreprise en hausse ou bien au dérapage incontrôlé des finances publiques. »
Et fort de son millier d’adhérents, Bernard Vergier appelle ainsi de ses vœux « une plus grande simplification administrative, une réforme de l’action publique et un soutien à la croissance économique. »


Qui est Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME de Vaucluse ?

Pour sa première édition, le salon régional ‘Made in PME’ de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) a accueilli plus de 6 000 visiteurs en 2 jours. Un succès pour cet événement qui pourrait en appeler d’autres.

« C’est une grande réussite au niveau régional dans l’intérêt de tous les entrepreneurs » se félicite Bernard Vergier, président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) de Vaucluse à l’issue du salon ’Made in PME’ qui s’est tenu les jeudi 18 et vendredi 19 avril derniers au parc Chanot à Marseille.
Souhaitant dupliquer le succès de l’événement organisé depuis 2022 à Lyon par la CPME Auvergne-Rhône-Alpes, c’est Alain Gargani, président de la CPME Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur qui a notamment impulsé la tenue de ce plus « grand rassemblement de PME de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur jamais organisé »,
C’est d’ailleurs, lors d’une visite du siège avignonnais de GSE en décembre dernier, que le patron de la CMPE Sud avait dévoilé ce projet où 5 000 visiteurs étaient attendus.
Au final, plus de 6 000 patrons se sont pressés dans les allées du parc Chanot afin de découvrir les 300 exposants présents.

Mobilisation de la CPME 84
Un succès auquel a grandement participé la CPME 84 qui a réussi à mobiliser une trentaine d’exposants au sein de l’espace dédié au Vaucluse. La délégation vauclusienne étant d’ailleurs la deuxième la plus représentée après celles des Bouches-du-Rhône.
« Le Vaucluse a été super-performant comme d’habitude et les exposants ont pu réaliser un grand nombre de contacts, explique Bernard Vergier. Nous avons pu aussi beaucoup échanger, participer à des ateliers mais aussi passer des moments de convivialité et développer les réseaux. »
« Par ailleurs, si beaucoup sont venus en tant que visiteurs, ils sont nombreux à être prêts à revenir en tant qu’exposant lors d’une prochaine édition », poursuit le président de la CPME 84.
Si le bilan complet de cet événement n’est pas encore complètement réalisé, la CPME Sud réfléchie déjà à l’organisation d’une seconde édition qui pourrait peut-être se tenir tous les deux ans, comme c’est déjà le cas en Auvergne-Rhône-Alpes.

Bernard Vergier, président, et Denis Duchêne, vice-président de la CPME 84, sur le plateau de BFM Marseille-Provence lors du salon ‘Made in PME Sud’.

Qui est Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME de Vaucluse ?

La 1re édition du Festival des Anges qui s’est déroulée à Châteauneuf-du-Pape et particulièrement au Château des Fines Roches ce samedi 23 septembre, a connu un franc succès avec l’arrivée de 300 personnes venues assister aux projections ainsi qu’au vote des films les plus plébiscités par le public.

Le 1er festival international du film de court métrage, Le festival des Anges, fondé par Céline Pilati a eu lieu à l’Hostellerie des Fines roches ce samedi 23 septembre à partir de 18h. L’événement était organisé par l’association Act’Heures. Le public était invité à venir y visionner 6 courts-métrages et à voter pour son film préféré.

Copyright Agence Clin d’œil, Bernard Gilhodes

Le Festival des Anges était parrainé par Giovanni Rocca comédien et professeur ; entouré de Stéphane Hénon ‘Plus belle la vie’ ; Stéphanie Paréja de ‘Plus belle la vie’ et ‘Astrid et Raphaëlle’ ; Bernard Lecoq ‘Une Famille formidable’ ; Florence Demay ‘Plus belle la vie’ et Grégory Questel ‘Un si grand soleil’ et ‘Plus belle la vie’.

Palmarès du Festival des anges 
Prix senior ‘Breton’ de Christophe Switzer ; Prix Jeunes ‘Dark Minor’ de Lilou Fogli ; Prix du Public ‘Délivre nous du mâle’ de Tony Le Bacq. Mentions spéciales pour les films : ‘Monsieur Lucien’ de Robin Barriere ; ‘L’embauche’ d’ Aliocha Itovich et Guillaume Ducreux. Coup de cœur pour le film : ‘Mon frère’ de Johannes Vorillon.

Article précédent sur ce sujet ici.

Copyright Agence Clin d’œil, Bernard Gilhodes

Qui est Denis Duchêne, le nouveau président de la CPME de Vaucluse ?

Denis Duchêne, le nouveau patron de l’Hostellerie des fines roches est dans les starting-blocks. C’est promis juré, l’ensemble de l’établissement, hôtel 4 étoiles et restaurant gastronomique rouvrira le 2 juin.

Denis Duchêne, 36 ans, est à la tête de l’Hostellerie des Fines roches à Châteauneuf-du-Pape. Cet autodidacte encore récemment patron d’une entreprise Entraiguoise du BTP avec laquelle il s’est forgé une solide réputation a fait le pari, en plein Covid, du tourisme. Et parce qu’un entrepreneur est à la fois un-risque-tout mais reste un homme avisé, il s’est associé à deux professionnels de l’hôtellerie et de la restauration. «J’ai voulu que Sébastien Gutierrez, le directeur général délégué à l’Hostellerie et que le chef du restaurant gastronomique, Hugo Loridan-Fombonne soient les associés de cette nouvelle aventure.»

Denis Duchêne a pris la tête de l’Hostellerie des Fines Roches à Châteauneuf-du-Pape

Des hommes-clés aux postes-clés

Il y a tout d’abord Sébastien Gutierrez, directeur général délégué à l’Hostellerie. Le spécialiste de l’hôtellerie et du management a officié dans les lieux trois ans auparavant. Sa mission ? Faire tourner ce beau bijou dont la silhouette se découpe déjà au loin, suscitant la surprise et la curiosité comme un aimant. Le château ? C’est un peu un melting-pot d’Avignon avec ses créneaux inspirés des remparts de la cité papale ajoutés à une façade néo médiévale conçue par Auguste Constantin à la fin du 19e siècle qui voulait, ainsi, masquer la cave du domaine viticole pas tout à fait à son goût. Alors il est question de fierté du village et d’une envie bien réelle «Que les gens d’ici se réapproprient le château, à l’occasion d’un déjeuner, d’un week-end, d’un mariage», sourit le nouvel associé de Denis Duchêne.

Restaurant gastronomique

Au piano ? Ce sera Hugo Loridan-Fombonne, bientôt trentenaire, ancien élève de l’école hôtelière, Campus de la Chambre de commerce et d’industrie d’Avignon. Il est entré aux Fines roches en 2012, il y a 9 ans, passant par tous les postes. Passionné, il travaille à ‘sortir’ des plats où seule l’empreinte gustative du produit, la juste cuisson créent l’alchimie, l’explosion de saveurs en bouche. Il ambitionne une étoile au guide Michelin. Ce qu’il a en tête ? Un menu Inspiration servi à l’aveugle issu de la production de saison de ses fournisseurs. Ses fréquentations ? Christian Têtedoie, Florent Piétravalle et Julien Allano respectivement chefs étoilés à Avignon et à Grignan. La réussite est une partition musicale qui requiert l’oreille des grands maîtres. Sa feuille de route ? Denis Duchêne lui a donné carte blanche, c’est dire sa confiance.

Le Chef Hugo Loridan-Fombonne

Le choix

«Le chef, Hugo Loridan-Fombonne a l’ambition d’aller chercher l’étoile verte Michelin du zéro déchet et d’ici à 4 ans, l’étoile du célébrissime guide ! Précise Denis Duchêne. Notre chef est un passionné, un amoureux de la cuisine raffinée, il vise l’excellence dans tout ce qu’il entreprend. Mon rôle ? Lui donner la possibilité de s’ouvrir, de se démenotter. Il est directeur délégué à la restauration et associé. Il a choisi la verrerie, la vaisselle, les couverts, a validé la nouvelle décoration du restaurant. Son crédo ? Une cuisine moderne et raffinée. Un clin d’œil ? Chacune de ses sauces est réalisée à base de Châteauneuf-de-Pape rouge ou blanc. Et pour l’anecdote ? Le potager bio s’est fait une place juste à côté de la salle de restaurant.»

Aux manettes

«L’hostellerie des Fines roches est un établissement 4 étoiles renommé, il fallait lui donner une nouvelle impulsion. C’est la raison pour laquelle j’y ai investi 1,3M€ dévolu au relooking de la totalité des parties communes du château, du restaurant, de la salle de séminaire désormais dotée d’appareils high tech ; des salons, de la salle privée. Quant aux 11 chambres ? Une, voire deux, seront entièrement rénovées chaque année.»

Côté déco

La décoration a été confiée à l’architecte d’intérieur avignonnaise Alison Lanceleur de MH Déco. Cette amoureuse de Kandinsky et de Van Gogh aime les couleurs vibrantes avec lesquelles elle s’est offert de jouer pour le projet. Mission ? Respecter l’âme du lieu en y insufflant de la modernité et tout en conservant les sols. Le bleu profond mais lumineux –faisant référence au raisin- a été travaillé en sous-bassement et sur les portes, reformulant le volume et suggérant la déambulation, tandis que le jaune solaire et le vert des parties communes apportaient le souffle d’une nature environnante ensoleillée en intérieur. La salle de restaurant s’est parée d’un classique, sobre et très chic beige pour une ambiance apaisante et feutrée. «Toutes les chambres ont été revues et conservent la version moderne et épurée du très prisé lit à baldaquin, détaille Denis Duchêne. Autre nouveauté ? Nous proposons un Spa avec sauna et avons été séduits par la marque de soins de beauté Vinésime pour prendre soin de notre clientèle. La piscine a fait peau neuve et est d’ores et déjà prête à accueillir nos invités. La clef du succès ? L’implication des 14 membres de l’équipe et le souci du détail pour un service irréprochable. Car ce sont les détails, en plus de l’ambiance du lieu, qui font toute la différence.»

Restaurant gastronomique de l’Hostellerie des Fines roches

Nouveau défi

«J’ai beaucoup voyagé, dans le monde entier, j’adore cela, relate Denis Duchêne. J’avais envie de m’embarquer dans le tourisme. Chaque endroit nourrit son ambiance et ici, il y a cette identité propre. Il manquait juste une nouvelle impulsion à ce lieu. Et celui-ci est exceptionnel. Le château se voit de loin et bénéficie d’une vue exceptionnellement dégagée à 360° sur les vignes, le paysage… Au loin ? Le Mont Ventoux et les Alpilles et, plus proches, le Palais des papes, le Fort Saint-André… L’établissement séduit, à nous demain, d’être à la hauteur de ce que les gens attendent. Nous allons développer le mariage, le séminaire entreprises, les soirées business, à thèmes en saison, gypsies, violoncelle, Saint-Valentin, Jour de l’an. Des ateliers pour enfants verront le jour sous la houlette du chef à Noël pour des cours de pâtisseries. Je suis papa, alors la famille, les enfants me parlent, peut-être l’occasion de mettre en place une chasse aux œufs de Pâques … L’hostellerie n’est pas qu’un lieu où l’on mange, où l’on dort, c’est aussi un lieu animé où l’on vit aussi des moments un peu hors du temps… Nous voulons faire vivre les Fines roches toute l’année, avec les gens du cru.»

Qui suis-je ?

«Je suis natif de Sorgues, issu d’une famille modeste, mon père travaillait dans l’agriculture. Mon cursus ? Un CAP de plombier puis un BEP en Génie climatique. J’ai fondé ma 1re entreprise à un peu plus de 20 ans, comme plombier à Entraigues-sur-la-Sorgue. J’ai commencé comme petit artisan. J’ai développé l’entreprise au fil de l’eau, grâce à la confiance des Entraiguois. Lorsque je l’ai vendue, il y a peu, elle était forte de 35 salariés. La clef de ma réussite ? Chaque année je refaisais mon business plan et l’année révolue, je le comparais à la situation réalisée, ça collait, l’entreprise a progressé… Le repreneur a été très surpris lorsque je lui ai montré tous les cahiers ‘de situation’ que j’avais rempli au fur et à mesure des années. C’est toute la progression de l’entreprise qui s’y inscrivait. Est-ce que j’aurais pu me satisfaire de cette vie de chef d’entreprise pour y dérouler ma vie professionnelle ? Oui, c’était très confortable mais ça n’était pas mon ambition. Je n’allais pas arrêter ma vie d’entrepreneur à 36 ans ! La politique et moi ? Je me suis présenté à la mairie d’Entraigues-sur-la-Sorgue aux dernières élections. Mon équipe et moi-même avons réalisé un score honorable avec 37% des voix et avons emmené pour la 1re fois depuis 40 ans, le maire Guy Moureau au second tour. Est-ce que je me représenterai ? Il est trop tôt pour en parler…»

Sacré Covid !

«Le 16 décembre, lorsque j’ai acquis l’Hostellerie des fines roches, j’étais persuadé qu’aux mois de mars ou d’avril nous serions sortis de tout cela, se remémore Denis Duchêne. Le vaccin avait été annoncé par les médias début décembre. Je pensais que la campagne de vaccination en France serait aussi efficace qu’en Israël, en Grande Bretagne ou aux Etats-Unis. Cette parenthèse dans le temps nous permettait de rafraîchir et de moderniser l’hostellerie et le restaurant. Malgré cette situation, nous devions rouvrir le 9 avril, le week-end, en room service, la semaine précédente, le président Emmanuel Macron, nous annonçait le reconfinement partiel qui ne nous permettait plus de traverser les départements. En 48h toutes nos réservations étaient annulées. Cela a été difficile, car nous avions à nouveau insufflé de la dynamique sur les week-ends, nous allions ouvrir notre nouveau Spa.  Nous avions même vendu des petits circuits vélo-œnotouristiques en partenariat avec les vignerons… Et maintenant ? Pour réinviter les habitants au château nous proposerons une carte accessible, notamment pour des déjeuners de midi orientés ‘marché’ avec des menus à partir de 19 jusqu’à 75€. Nous travaillons les points d’attractivité connexes comme le yoga, le réveil musculaire, la marche à pied, le vélo, l’aquagym en saison…»

Une des 11 chambres de l’Hostellerie des Fines Roches

Mon pari

«Hier, hors situation Covid, les Fines roches réalisaient 1,5M€ de chiffre d’affaires annuel, aujourd’hui nous avons tous les trois -Sébastien Gutierrez, Hugo Loridan-Fombonne et moi-même, l’ambition de mener cet outil, à partir de 2022, à un minimum 2M€. La dynamique emporte le chiffre d’affaires. Et pour y parvenir ? Nous avons embauché une commerciale pour développer la partie mariage, tandis que j’activerai mes réseaux pour la partie séminaire d’entreprise. Le tourisme international, grâce à la vaccination, reprendra très vite et notre clientèle anglaise, américaine, a déjà réservé le mois d’août. C’était d’ailleurs à 80% la clientèle de mon prédécesseur. A partir du moment où nous reprendrons une vie normale, où la clientèle étrangère reviendra et où la clientèle locale répondra à notre invitation en plus du développement du mariage, des baptêmes, des séminaires, nous ferons plus de 2M€ de chiffre d’affaires.»

Ce sera le 2 juin

«Il n’est pas facile de gouverner ni de prendre des décisions dans ce contexte de pandémie, en revanche on se pose la question du respect que l’on accorde aux entreprises. On ne peut pas annoncer une réouverture trois jours avant car il y a des stocks à faire, les chambres froides sont vides, il y a un travail de titan à faire pour rouvrir. C’est la raison pour laquelle restaurateurs et hôteliers sont irrités. La reprise, pour nous, se fera le 2 juin afin que fonctionne l’ensemble de l’établissement.» 

Comment j’envisage la reprise ?

«Nous avons tout imaginé, préparé pour qu’elle se fasse de la meilleure façon possible, Nous avons recruté des personnes de qualité aux postes clefs comme la personne à la réception, le responsable de salle, le sommelier, le second de cuisine. En tout, nous serons 14 personnels, en haute saison, à œuvrer au cœur du château. J’attendais ce moment depuis le 16 décembre 2020, jour de mon arrivée, ici.»

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